- il y a 2 mois
Regardez "On refait le monde" avec David Rigoulet-Roze, spécialiste de l'Iran et chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, Patrick Martin-Genier, vice-amiral, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions européennes, Michel Olhagaray, ancien directeur du Centre des hautes études militaires, et Emilie Baujard, spécialiste des questions de défense à RTL.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 07 mai 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 07 mai 2026.
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00:01Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:07En route pour Hormuz, le porte-avions Charles Legault a quitté la Méditerranée hier pour rejoindre la zone la plus
00:13scrutée du monde.
00:14Celle où des centaines de cargos sont paralysés depuis deux mois, mis en joue par l'Iran.
00:19Que peut faire la marine française ? Est-elle prête à sécuriser la zone ? Avec qui ? Comment ?
00:23On va le demander à nos invités, Patrick Martin-Jeunier, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions européennes.
00:29Bonsoir.
00:30Vice-amiral Michel Olagaraï, ancien directeur du Centre des Hautes Études Militaires.
00:36Bonsoir.
00:36Bonsoir.
00:37Émilie Beaujard, spécialiste des questions de défense RTL.
00:40Bonsoir.
00:41Bonsoir.
00:41Et d'ici peu, David Rigolero, spécialiste de l'Iran et chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, nous
00:47rejoindra sur ce plateau.
00:49On refait le monde sur RTL.
00:53Face à cette situation instable, aux incertitudes des jours à venir, j'ai donné ordre que le porte-avions Charles
01:01de Gaulle, ses moyens aériens, son escorte de frégates, fassent route vers la Méditerranée.
01:07Voilà, ça c'était en mars, c'était Emmanuel Macron, donc c'était vers la Méditerranée, et bien maintenant c
01:12'est plutôt vers le détroit d'Hormuz.
01:14D'abord, vice-amiral Olagaraï, on a appris donc hier que le porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouvait
01:19en Méditerranée depuis le début de la guerre, avait passé le canal de Suez.
01:24C'est quand même un très gros navire, c'est une grosse manœuvre de passer le canal de Suez pour
01:28le porte-avions Charles de Gaulle.
01:29Oui, d'autant qu'il venait de l'Arctique également.
01:32Donc ça prouve que les moyens militaires français que chacun entretient, et donc quelquefois l'utilité remise en cause, et
01:39bien elles sont disponibles.
01:41Et franchi ce canal de Suez, tout le monde franchit le canal de Suez, j'ai franchi le canal de
01:46Suez, ça se fait, ça se fait très bien.
01:47La seule chose qui est beaucoup plus importante que le tonnage, c'est la sécurité.
01:52D'ailleurs on a vu qu'un porte-avions américain, le George Bush, au lieu de passer par la Méditerranée
01:56pour renforcer l'Arbada américaine, a fait le tour par le cap de Bonne Espérance.
02:03Donc ça montre que ça n'est pas si facile que ça, parce que c'est effectivement un endroit resserré,
02:08cible, alors bien sûr des mesures de sécurité extraordinaires sont prises,
02:11mais enfin, toujours est-il que les porte-avions américains repassent par là, le porte-avions français y est passé
02:17sans coup faire rire dès qu'on lui a donné l'ordre.
02:20Donc tout ça se passe d'une façon, non pas rapide, parce que ça se prépare longtemps à l'avance,
02:25il faut des contacts diplomatiques,
02:26il ne faut pas passer un porte-avions en Égypte sans qu'il y ait quand même quelques précautions de
02:31prise longtemps à l'avance.
02:33Donc voilà, ça se passe bien, c'est planifié, et je dois dire que ça donne une certaine fierté.
02:39Et d'ailleurs on l'a su après, une fois que c'était fait, peut-être que c'est aussi
02:42pour des raisons de sécurité.
02:43Alors si, chers auditeurs, si vous n'avez pas la carte en tête, donc il faut expliquer qu'à présent,
02:48le Charles de Gaulle descend la mer rouge,
02:52avec d'un côté l'Afrique et de l'autre l'Arabie Saoudite, et après quand il arrive en bas,
02:56il tourne à gauche, c'est ça ?
02:59Oui, il va tourner à gauche, si on veut.
03:01Pas forcément.
03:02En tout cas, il va se rapprocher le détroit d'Hormuz, même si pour l'instant tout le monde se
03:08refuse à dire précisément où il va aller, c'est normal.
03:11Il y a aussi cette volonté de ne pas non plus trop se rapprocher de là où sont stationnés d
03:15'autres navires américains.
03:17Parce que l'idée, ce n'est pas, comme le disait une source militaire, de ne pas brouiller le message.
03:21C'est-à-dire que le porte-avions, il ne vient pas en complément des Américains, il ne fait pas
03:28partie des hostilités.
03:29Donc il y a vraiment cette position de dire, on arrive, on va se positionner, on sera dans le secteur,
03:35et quand on pourra, on lancera une mission de réassurance.
03:39Alors c'est le fleuron de la marine française, il transporte des rafales, c'est une gigantesque base navale.
03:45Une base volante gigantesque, tout à l'heure, juste avant que l'émission commence, le vice-amiral nous dit, ça
03:52va, c'est pas non plus...
03:53Si, c'est quand même, c'est important comme dispositif.
03:55Oui, oui, tout à fait, enfin vous disiez Armada, c'est pour ça. Armada, ça fait nombre de bâtiments.
03:59Non, non, c'est un groupe aéronaval constitué, qui est à peu près, constitué comme les groupes aéronavales américains, avec
04:07des frégates bien sûr, du bâtiment logistique,
04:09et puis, éventuellement, mais ça, on n'en sait rien, mais le plus souvent, un sous-marin nucléaire qui sert
04:15d'éclairage, de renseignement, etc.,
04:17et qui sert aussi à faire peser une menace sur d'éventuels agresseurs.
04:21David Rigoulerose nous a rejoint, bonsoir.
04:23Alors, selon vous, le Charles de Gaulle, il l'a symboliquement, pour peser, pour mettre de la pression, ou pour
04:29entrer en action ?
04:31Ah non, c'est pas que symbolique, c'est une projection de puissance, un porte-avions.
04:35Donc, c'est ce qu'on appelle, généralement, un signalement stratégique, qui est destiné, effectivement, à marquer quelque chose,
04:43même si la posture qui n'est pas modifiée fondamentalement, c'est une posture défensive, mais qui est plus proactive
04:49dans le déploiement.
04:50Donc, il ne s'agit pas de s'engager militairement dans une opération, surtout pas aux côtés des Américains,
04:56parce qu'on a toujours pris soin, justement, de dissocier l'agenda militaire américain,
05:02dont Donald Trump a sollicité les Européens, justement, et il a eu une fin de nos recevoir.
05:09Donc, il y a du côté des Européens, l'idée, avec une forme de leadership français,
05:13parce que la France est le seul pays à disposer d'un porte-avions nucléaire, ce qui n'est pas
05:18le cas des autres,
05:19mais enfin, en collaboration avec les Britanniques et les autres pays,
05:23faire entendre la voix de la France, qui a des intérêts à préserver, justement,
05:28et intérêts qui sont lésés avec la fermeture du Golfe.
05:31Donc, c'est un message à toutes les parties, autant américaines qu'iraniennes aussi,
05:35puisque, en plus, on parle de réassurance, on a des alliés dans la région,
05:40et donc, notamment, on a une base très importante d'interarmes aux Émirats, Arabes Unis.
05:46Donc, c'est montré que l'Europe n'a pas disparu du champ de vision géopolitique,
05:51même si, évidemment, on n'est pas en situation de peser sur l'évolution directe de la situation.
05:59Alors, on n'a pas disparu, et puis, on n'est pas seul, Patrick Martin-Jeunier,
06:03c'est une opération européenne dont la France est en train de prendre le lead ?
06:08Oui, ce qui est intéressant, en effet, que la France ait le leadership ou pas, je ne sais pas,
06:13en tout cas, ce qui est important, c'est qu'Emmanuel Macron a dépensé beaucoup d'énergie
06:17pour mettre sur place, en place, en quelque sorte, une coalition,
06:21non pas des volontaires, comme en Ukraine, mais une coalition des non-belligérants.
06:25Le président de la République a prononcé l'expression « déconfliction »,
06:29c'est-à-dire, il ne veut pas de conflit, il veut que ce soit quelque chose qui puisse servir
06:33à la paix,
06:34et bien évidemment, la France a pris le leadership de cette initiative,
06:38avec Keir Starmer, le Premier ministre britannique.
06:40Je rappellerai quand même que la France et le Royaume-Uni, deux puissances nucléaires,
06:44membres permanents du Conseil de sécurité,
06:46donc c'est quand même très important que ces deux pays puissent s'entendre,
06:49pour dire qu'ils sont prêts, à tout moment, lorsque le cessez-le-feu sera durable,
06:54lorsqu'une paix peut être envisageable, à assurer le service après-vente,
06:57à savoir la sécurité de la liberté de circulation maritime.
07:01Donc je crois que ça, c'est important, même si Donald Trump, aujourd'hui, ne veut pas l'entendre,
07:05mais on sent bien que le président américain est dans une impasse,
07:08et que donc, les deux pays, la France, le Royaume-Uni, plus tous les autres pays de l'Union Européenne,
07:13sont prêts à contribuer à ce processus.
07:15Alors justement, jusqu'ici, on avait bien compris qu'il fallait qu'il y ait un cessez-le-feu,
07:19qu'il y ait vraiment des conditions pacifiques pour pouvoir mener cette opération.
07:23On a l'impression que c'est un petit peu moins le cas,
07:26qu'on est moins exigeants sur ce cessez-le-feu, sur sa viabilité.
07:31Non, pas du tout.
07:32Non ?
07:32Je ne pense pas, mais je reprendrai ce qu'a dit Martin Jenny.
07:36sur le fait que c'est les Européens qui participeraient.
07:40Non, c'est le monde entier.
07:42Ce qu'il y avait de particulièrement intéressant dans la réunion du vendredi,
07:45le fameux vendredi à l'Elysée,
07:47à l'initiative du président de la République et de M. Kerstheimer,
07:51c'est qu'il y a eu 49 pays qui étaient représentés.
07:54Il y avait même un ministre chinois qui était en visio.
07:57Donc, d'accord.
07:58Mais quand même, il était là.
08:00Il poursuit ses propres intérêts.
08:02Oui, bien sûr.
08:03Il n'empêche que c'était les représentants du grand commerce mondial.
08:06Oui.
08:06Et que cela est beaucoup plus important.
08:08Ça dépasse les Européens.
08:10Ça dépasse, heureusement, l'OTAN également.
08:12Ce qui fait que, si Trump nous dit, oui, mais c'est l'OTAN,
08:15non, ça n'est pas l'OTAN.
08:16Et c'est pour ça que cette force multinationale,
08:19cette initiative, je préfère l'initiative à l'hiderarchie,
08:21parce que l'initiative multinationale peut peser,
08:24parce qu'elle va s'insérer d'une façon assez étonnante
08:27à la face du monde par le nombre des pays qui sont impliqués.
08:30Amérique du Sud, Asie, les Indonésies...
08:33Il y en a une cinquantaine, c'est ça ?
08:34Comment ?
08:35Il y en a une cinquantaine, normalement.
08:37Bien sûr, c'est 49 politiques.
08:39Maintenant, dans la planification militaire qui s'est tenue à Londres,
08:42ensuite, on a mis un peu de l'ordre là-dedans.
08:45Qui va faire quoi ?
08:46Qui va fournir des moyens ?
08:49Parce que, moi, je pense que Charles de Gaulle
08:52et le groupe Aéronaval est mis à disposition
08:54de cette initiative par la France,
08:56qui a tout intérêt à faire un peu profil bas
08:59pour ne pas vexer ses petits camarades
09:02qui sont quelquefois en grande difficulté de ce point de vue-là.
09:05Je citerai les Britanniques,
09:06mais nous ne pouvons pas nous en réjouir.
09:08Absolument pas.
09:09Il ne s'agit pas de concurrence mal vue et mal venue, en tout cas.
09:13Donc, initiative mondiale,
09:16moyens militaires, ça va être très intéressant.
09:18Qui va participer ?
09:19Ça, c'est intéressant.
09:20Parce qu'on va voir venir des alliés des Américains,
09:23des gens que les Américains ont un peu giflés,
09:26comme l'Afrique du Sud, par exemple,
09:28dont les Américains ont besoin
09:29parce qu'ils ont les seules bases logistiques importantes
09:31pour réparer les bâtiments.
09:33Or, les États-Unis ont une quantité de bâtiments là
09:36qui ont besoin de soutien, d'urbans fermés.
09:38Donc, si vous voulez, il y a grande initiative mondiale
09:43pour une vision de rétablir le commerce mondial.
09:46Et la France tient toute sa part.
09:48Et peut-on pour une fois dire
09:50que la France existe un peu davantage
09:53sur la carte du monde ?
09:55Pas simplement à corde du porte-avions,
09:57mais parce que lorsqu'on est riche,
09:58il faut être puissant.
09:59Et si on n'est pas puissant, ça ne marche pas.
10:01Et on va revenir sur ce que peut faire la France
10:03juste après la pause
10:05et le rappel des titres d'Alban Leprince.
10:14Toute la journée, RTL vous accompagne.
10:25Anne-Sophie Lapix.
10:27On refait le monde sur RTL.
10:28Il est 19h30, l'essentiel de l'info avec Alban Leprince.
10:31Un Français placé à l'isolement,
10:33il présente des symptômes bénins
10:35et a voyagé en avion avec un cas confirmé d'antavirus.
10:38C'est ce qu'annonce ce soir le ministère de la Santé
10:40qui attend les résultats des tests diagnostiques.
10:43L'Organisation mondiale de la Santé a prévenu tout à l'heure
10:46d'autres cas de la maladie sont possibles,
10:48en plus des cinq détectés à bord du navire de croisière
10:51qui fait route vers les Canaries.
10:53Il nie avoir voulu la tuer,
10:54mais reconnaît l'avoir attaqué avec un couteau.
10:57Le jeune homme de 23 ans accusé d'avoir tué,
11:00Chloé, collégienne de 14 ans,
11:02hier dans le département de l'Aisne, est passé aux aveux.
11:04Fait savoir le parquet de Soissons.
11:06Durant sa garde à vue, il a expliqué avoir eu une relation amoureuse
11:09avec l'adolescente qui s'était récemment terminée.
11:121500 navires et leurs équipages restent piégés dans le golfe.
11:16C'est ce qu'indique ce soir un responsable
11:17de l'Organisation maritime internationale,
11:19alors que le porte-avions Charles de Gaulle
11:21navigue en ce moment en mer rouge.
11:24Et puis après la qualification du PSG
11:26pour la finale de la Ligue des champions hier soir,
11:29Strasbourg espère aussi accéder à la première finale européenne
11:32de son histoire, celle de la Ligue conférence.
11:35Pour ça, il faudra battre ce soir en demi-finale
11:37le Rayo Vallecano avec deux buts d'écart.
11:40S'ils ne veulent pas aller au tir au but,
11:41coup d'envoi 21h.
11:42Merci Alba, dans vos retours à 20h.
11:45Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
11:50La France envoie le joyau de son armée vers le détroit d'Ormouz,
11:54le porte-avions Charles de Gaulle.
11:55Quel est le rôle que veut et que peut jouer la France
11:58dans le règlement de cette crise ?
11:59On en débat avec nos invités.
12:01David Rigolero, spécialiste de l'Iran et chercheur à l'IFAS.
12:05Patrick Martin-Jeunier, enseignant à Sciences Po
12:07et spécialiste des questions européennes.
12:09Émilie Beaujard, spécialiste des questions de défense à RTL
12:12et le vice-amiral Michel Olagaraï,
12:14ancien directeur du Centre des Hautes Études Militaires.
12:17Vous me disiez, hors antenne, qu'il fallait bien préciser
12:20qu'on n'envoyait pas le Charles de Gaulle
12:23dans le détroit d'Ormouz,
12:25mais bien, bien en amont.
12:26Vous avez tout à fait raison et très bien entendu ce que je dis.
12:29Car effectivement, le blocus américain
12:31se situe quand même à 450 km d'Ormouz
12:33et ce ne sont pas les porte-avions américains
12:36qui font ce blocus-là.
12:37Ils sont encore en arrière de la main.
12:39Ce qui fait qu'un porte-avions est quand même
12:41un outil puissant,
12:43mais c'est un tel symbole
12:45qu'il ne faudrait pas le mettre dans une situation
12:47où sa vulnérabilité serait affectée.
12:50Alors, comment serait-il utile alors
12:51si on devait sécuriser le transport ?
12:52Ce qu'il a, c'est qu'il a un bras très long.
12:54C'est que ces avions lui permettent justement
12:56de donner cette allonge.
12:56C'est à cela que ça sert.
12:58C'est une base aérienne flottante
13:02et donc qui peut...
13:03et mobile, bien sûr.
13:05Et c'est là tout son intérêt.
13:06C'est quand même difficile à entretenir,
13:08c'est complexe,
13:09ne nous cachons pas, bien sûr.
13:10Mais donc, il sera en arrière de la main
13:12et surtout, il ne sera pas intégré,
13:13il ne voudra surtout pas être intégré,
13:14comme cela a déjà été dit,
13:15dans le dispositif américain.
13:17Avec lequel, cependant,
13:18il est totalement compatible.
13:20car, respectant toutes les normes de l'OTAN,
13:23faisant des exercices,
13:24mais très fréquents avec l'amérine américaine
13:27avec lesquelles on s'entend merveilleusement bien d'ailleurs,
13:30c'est tout à fait faisable.
13:32Mais c'est nécessaire.
13:32Parce qu'il y a beaucoup d'avions qui volent
13:34dans cette région-là.
13:36Donc, mettre les nôtres en vol,
13:37il faudra bien sûr qu'il y ait des contacts
13:39avec Sainte-Com,
13:41qui sont déjà largement établis
13:43entre Al-Indiens,
13:43c'est l'amiral commandant les forces françaises
13:45à l'Océan Indien,
13:46qui d'habitude est basé à Abu Dhabi,
13:48dans le golfe arabo-persique,
13:50qui bien sûr n'y est pas maintenant,
13:52parce que, c'est un peu dommage,
13:53il n'y a pas de bâtiment français non plus
13:55dans cette base d'Abu Dhabi,
13:56on les a fait sortir à temps, bien évidemment.
13:58Donc, non pas une intégration,
14:01mais une possibilité de travailler ensemble
14:03dans le même espace géographique restreint,
14:05car il ne vous a peut-être pas échappé
14:07qu'actuellement, dans la guerre Iran-États-Unis,
14:10les deux belligérants se sont entendus
14:13pour se faire la guerre
14:13dans un espace tout à fait restreint.
14:15Il ne se passe normalement rien ailleurs.
14:17Ce qui est intéressant.
14:19Ça signifie qu'ils veulent quand même
14:21maintenir cette similipée
14:24pour voir ce que les discussions premières
14:26vont donner avant qu'elles aboutissent
14:28éventuellement à des négociations.
14:30Patrick Martin-Jeunier ?
14:31Oui, ce que l'amiral a tout à fait raison,
14:33mais vous savez,
14:34le militaire est au service du politique,
14:36la diplomatie.
14:36Totalement.
14:37Moi, j'ai été assez impressionné
14:38lorsque le président de la République,
14:40Emmanuel Macron, a dit
14:40« J'ai donné ordre de... »
14:42Donc, c'est normal,
14:43c'est le président de la République,
14:44c'est le chef de l'État,
14:44chef des armées.
14:45Donc, on a l'impression que c'était le début
14:47d'une intervention militaire,
14:48ce qui n'est pas du tout le cas,
14:50parce que le président de la République
14:51a eu l'occasion de réitérer le fait
14:53que, de toute façon,
14:54toute cette installation,
14:56tous ces instruments militaires
14:58n'étaient là que s'il y avait la paix.
15:00Donc, il est hors de question
15:01de participer à une offensive purement militaire.
15:04Il est là pour, éventuellement,
15:06lorsque le cessez-le-feu sera intervenu,
15:09participer à une opération de sécurisation
15:11de la circulation maritime.
15:13Ça, c'est très important,
15:14qu'on montre qu'on en a des moyens,
15:15mais évidemment,
15:17que le président de la République
15:17a appelé qui ?
15:18Il a appris M. Erdogan en Turquie,
15:20il a appelé M. Ben Salman,
15:21le prince héritier d'Arabie Saoudite,
15:23il essaye d'être un intermédiaire
15:25dans cette opération,
15:26et c'est très important
15:27de pouvoir dire que la France
15:29peut, effectivement,
15:30faire des propositions,
15:31mais en tout état de cause,
15:32tout se passe entre le Pakistan,
15:34l'Iran et les États-Unis,
15:35et donc, nous ne deviendrons qu'ensuite
15:37qu'en second cas,
15:39dans seconde place.
15:40En second rideau,
15:41nous arriverons.
15:42Alors, il faut dire qu'il y a quand même
15:44peut-être 1500 bateaux
15:45qui sont coincés
15:48dans cette région,
15:49et puis, il y a eu un incendie
15:51sur un bateau
15:53de CMA-CGM,
15:54donc c'est une compagnie française.
15:55Qu'est-ce qui s'est passé exactement ?
15:56C'était au début de la semaine,
15:57Émilie Beaujard ?
15:58Oui, de ce qu'on sait,
15:59alors c'est plus qu'un incendie,
16:00puisqu'effectivement,
16:01ils ont été touchés par un projectile.
16:02Alors, on ne sait pas
16:03si c'est un missile ou un drone,
16:04d'ailleurs,
16:05mais en tout cas,
16:05ce qui ressort là
16:06des dernières informations,
16:07c'est qu'en fait,
16:10CGM et d'autres
16:11ont tenté de passer
16:12par la voie américaine
16:15donnée par Donald Trump
16:16sous escorte américaine.
16:18Et en fait,
16:19ce qui ressort là
16:20ces dernières heures,
16:21c'est qu'en fait,
16:21l'escorte américaine,
16:23qui était des destroyers américains,
16:24ont été visées
16:25par des projectiles iraniens
16:27qui ont fini par toucher
16:28ce navire commercial
16:30qui a dû donc rebrousser chemin
16:31avec, on pense,
16:33à peu près huit blessés à bord,
16:34un équipage philippin.
16:37Et quelques heures après,
16:39effectivement,
16:39Donald Trump a annoncé
16:40que finalement,
16:41son opération liberté
16:43s'arrêtait.
16:44Est-ce que c'est lié ?
16:45Ça, on ne sait pas exactement,
16:46mais en tout cas,
16:47le calendrier...
16:48C'était l'opération
16:50Project Freedom,
16:50Project Freedom,
16:51Project Liberté.
16:53En fait,
16:53il s'est rendu compte
16:54que c'était beaucoup plus compliqué
16:55que ça, finalement,
16:56de mener une opération pareille
16:58dans le détroit d'Hormuz.
16:59Oui,
17:00et puis il y a eu des,
17:00on va dire,
17:01des bugs.
17:01C'est-à-dire qu'il a mis
17:03les partenaires régionaux
17:05un peu devant le fait accompli,
17:06et notamment,
17:07les Saoudiens n'ont pas été contents
17:10et ils ont fait valoir
17:11qu'ils limitaient l'accès
17:13aux bases américaines,
17:14justement,
17:14qui sont nécessaires
17:15pour la surveillance
17:16d'une opération de ce type.
17:18Ils n'ont pas eu les moyens
17:19de mener cette opération
17:20à cause des Saoudiens ?
17:21Ça a été démenti par la suite,
17:22mais c'est vraisemblable
17:23qu'effectivement,
17:24ça hypothéquait,
17:25on va dire,
17:26un suivi précis
17:28de l'opération
17:29pour éviter,
17:30justement,
17:30des problèmes
17:32pour les bateaux
17:33qui passeraient.
17:34Concernant le bateau
17:35CMACGM,
17:36ce n'est pas la première fois
17:37que l'armateur est visé.
17:39Alors,
17:40les éléments de langage
17:41du gouvernement,
17:42c'est de dire
17:43que ce n'est pas la France
17:43qui a été visée
17:44en tant que telle.
17:46C'est l'armateur ?
17:47Pardon ?
17:47C'est l'armateur,
17:48ce n'est pas la France,
17:49mais c'est l'armateur ?
17:49Non,
17:50c'est un pavillon maltais.
17:52Il aurait été touché
17:53vers 20h30
17:54le mardi soir.
17:55Donc,
17:56ça coïncide quand même
17:57avec le déploiement
17:59du porte-avions.
18:00Ce n'est jamais accidentel.
18:04Et c'est la première fois
18:05surtout qu'il y a des blessés.
18:06Donc,
18:08voilà,
18:08tout ça s'articule
18:10quand même
18:10de manière
18:11non accidentelle.
18:13Il y a des coïncidences
18:14temporelles,
18:14etc.
18:15Donc,
18:15c'est pour ça
18:16que j'évoquais le fait
18:16qu'il y avait
18:17un signalement stratégique
18:18aussi
18:18en termes de dissuasion
18:19aussi.
18:20Ce n'est pas l'idée
18:21de participer
18:22à une opération militaire.
18:24Absolument pas.
18:24Mais c'est l'idée
18:25de réassurer aussi
18:28ceux qui pourraient
18:29se sentir
18:30en difficulté.
18:32Parce que
18:32les bateaux qui sortent
18:33éteignent leur
18:34transpondeur
18:35normalement.
18:35Ça a été le cas
18:36d'ailleurs du bateau
18:37de l'armateur français.
18:39Il était au large
18:39de Fujaira.
18:40On ne sait pas exactement
18:41ce qui s'est passé,
18:42mais il y a
18:42une certaine confusion.
18:44Enfin,
18:44tout ça rentre dans
18:45un ensemble
18:46qui n'est pas accidentel.
18:48Oui,
18:49mais je rebondis
18:50sur ce que vient de dire
18:50David Rigolerouz,
18:51mais il y a une constante
18:53dans tout cela,
18:53c'est que l'Iran veut montrer
18:54qu'elle maîtrise complètement
18:55la police du détroit d'Hormuz,
18:57la souveraineté territoriale
18:58et maritime iranienne,
19:00que ça touche l'armateur,
19:01que ça touche la France.
19:02Il y a eu aussi
19:03cet incident
19:04du navire sud-coréen.
19:06Oui.
19:06Et ils veulent absolument
19:07montrer ce régime
19:08qu'il tient,
19:09parce que Trump voulait
19:10la chute du régime.
19:11Il est toujours là.
19:12Pourtant, l'Iran a dit
19:13qu'il n'était pas responsable
19:14de l'incendie et des tirs.
19:17Parce que, rappelez-vous,
19:18Trump avait dit
19:19« Moi, en fin de compte,
19:20j'aimerais aussi prélever
19:21des droits de douane
19:22lors de passage. »
19:23Non, il y en a hors de question.
19:24Et d'ailleurs,
19:24c'est sur ce point
19:26que les négociations
19:27ont achoppé à Islamabad,
19:29c'est que les Américains
19:31souhaitaient partager
19:31cette responsabilité
19:33du détroit d'Hormuz,
19:34ce que ne veulent absolument
19:35pas les Iraniens.
19:36Alors que les Iraniens
19:37ont quand même démontré
19:38une certaine progression
19:38dans leur volonté
19:39d'aboutir à un cessez-le-feu.
19:41Mais il y a une position
19:43maximaliste d'un côté.
19:44Il y a les Iraniens
19:45qui ne veulent pas céder
19:46quoi que ce soit
19:47sur leur souveraineté territoriale.
19:48C'est pour ça que ça coince
19:49pour l'instant.
19:50Et que les Iraniens
19:51veulent montrer que c'est eux,
19:52finalement,
19:53les maîtres du jeu.
19:54Et la France ne veut pas
19:55non plus qu'il y ait
19:56un droit de passage
19:57dans ce détroit d'Hormuz.
19:58La France qui se présente
20:00comme la défenseur
20:02de la liberté de navigation,
20:05du droit de la mer.
20:07Mais pas seule.
20:08Pas seule.
20:09Madame Trump, maintenant,
20:09est un fervent défenseur
20:11de cette liberté.
20:12Après avoir essayé
20:13de prélever sa dîme
20:14parce qu'après tout,
20:15pourquoi pas faire
20:16un peu d'affaires en famille ?
20:17Oui, au passage.
20:18J'étais tout à fait envisage.
20:19Il construira des tours
20:20à Téhéran, bien sûr, un jour.
20:22Ce qu'à Dieu ne plaise.
20:24Non.
20:26Concernant la frappe
20:28sur CMA-CGM,
20:29c'est arrivé
20:30à un moment
20:31d'incertitude.
20:32Il y avait en principe
20:34une protection
20:35des Américains
20:37qui étaient censés
20:37guider
20:39les bâtiments
20:40qui allaient sortir.
20:41Le bâtiment
20:42de CMA-CGM
20:43appartient à une filiale
20:44de CMA-CGM.
20:46Une filiale...
20:47Donc, c'est pour ça
20:48qu'en particulier,
20:48elle a un pavillon maltais.
20:52Huit blessés,
20:53un tiers de l'équipage
20:54dont un grave
20:55évacuait très rapidement.
20:56Bâtiment dont on ne sait
20:57pas ce qu'il devient
20:57mais il est désemparé.
20:59Car c'est vraisemblablement
21:00un drone
21:01qui est arrivé
21:03et qui a frappé
21:03dans la salle des machines.
21:04Donc, il est arrivé
21:05vraiment horizontalement.
21:06Ainsi, c'est ce qu'il meurt.
21:08Donc, là,
21:09il y a quelque chose.
21:10C'était, à mon avis,
21:11une affaire un peu branneuse.
21:13Et je ne suis pas sûr
21:14que l'armateur
21:15n'ait pas une quelconque responsabilité.
21:17Parce que,
21:18jusqu'à présent,
21:19les armateurs,
21:20surtout les amateurs
21:21de ce niveau-là,
21:22troisième armateur mondial,
21:23font très attention,
21:25ne font pas risquer
21:25la vie de leurs équipages.
21:27Et, bien sûr,
21:28l'état de leurs bâtiments.
21:30Donc, il y a quelque chose
21:31qui m'échappe un peu là-dedans.
21:33Ont-ils voulu forcer le passage
21:35alors que le premier passage
21:36d'un porte-conteneur
21:38de CMACGM
21:39s'est fait
21:40d'après ce que j'ai compris
21:41avec paiement
21:43d'un petit quelque chose,
21:44un petit bac chiche au passage.
21:461 million, 2 millions,
21:47je ne sais pas.
21:48On parle de 2 millions.
21:49Ce qui n'est pas grand-chose,
21:50d'ailleurs,
21:50pour les quantités
21:51qu'ils transportent.
21:52Donc, il y a eu peut-être
21:53un changement de portage
21:54qui n'a peut-être pas plu
21:55aux Iraniens.
21:56Peut-être que les Iraniens
21:57n'ont-ils pas du tout
21:58vu ce que c'est
21:59parce que ce n'est pas facile
22:00de savoir
22:01quel bâtiment
22:01à qui il appartient.
22:03Vous avez un cabinet spécialisé
22:04qui s'appelle Kepler,
22:05auquel on fait souvent appel,
22:07qui est capable
22:07de remonter
22:08toute la filiation,
22:09la généalogie
22:10de ce bâtiment
22:11où il est construit
22:12parce qu'il change
22:15d'équipage,
22:16il change de propriétaire.
22:18La cargaison elle-même
22:19peut changer de propriétaire,
22:21mais plusieurs fois,
22:22en particulier pour le pétrole,
22:23plusieurs fois le long
22:24d'un trajet
22:24et à la fin,
22:25il faut dérouter le pétrolier.
22:28Donc, tout ça,
22:29ça n'est pas très clair
22:30et c'est vrai qu'en ce moment,
22:32je pense que les armateurs
22:33vont peut-être calmer le jeu
22:34et attendre que ça se passe.
22:35Il y a 1500 bâtiments,
22:37900 à l'intérieur
22:37et 600 à l'extérieur.
22:39Tout cela attend.
22:39Les Américains ont tapé
22:41sur un pétrolier iranien
22:42qui rentrait à vide
22:43dans des toits d'Hormuz
22:44pour servir soit
22:46pour exporter du pétrole
22:48soit de réservoirs
22:49puisqu'il manque cruellement
22:51de capacité de réserve
22:52dans l'île de Cargue.
22:53Donc, ce qui est
22:54un véritable problème économique.
22:56Le garg qui sert de départ
22:57à toutes les exportations
22:58On dit même qu'actuellement,
22:59les Iraniens brûlent
23:00leur pétrole à Cargue
23:01pour une raison très simple,
23:02c'est que s'ils ferment
23:03les puits de pétrole,
23:05non seulement il est très difficile
23:06de les remettre
23:07en activité et en production,
23:09mais aussi,
23:09on perd également
23:11de la réserve
23:12dans les poches.
23:13Alors, je ne suis pas un spécialiste
23:14de la géologie pétrolière.
23:16Le temps ne joue pas pour eux
23:17non plus.
23:17Voilà, pas du tout.
23:19Chacun a son agenda.
23:20Il semble cependant
23:21que Trump
23:22se soit donné
23:23un peu de marge
23:24et un peu de temps.
23:25Il était tellement pressé
23:26par la déclaration
23:27qu'il devait faire au Congrès.
23:28Pitex-7,
23:29ça n'est occupé.
23:31à sa façon, bien sûr,
23:32tout à fait admirable,
23:34bien sûr.
23:35Et puis,
23:35donc là,
23:36le Congrès s'est fait,
23:37le président Trump a dit
23:38c'est la fin des utilités.
23:40Puisqu'il le dit,
23:41on le croit.
23:42Maintenant,
23:42il y a les mid-terms.
23:43Il est fort possible
23:44que, étant donné
23:45l'état des sondages,
23:47il ait déjà fait un peu
23:47une croix sur les mid-terms
23:48parce que s'il continue
23:49comme ça,
23:50en se dépêchant
23:51et en se mettant
23:51sous la pression,
23:52il ne pourra rien obtenir.
23:53Alors que là,
23:55s'il arrive à signer
23:56quelque chose,
23:56il peut éventuellement
23:57se targuer
23:58d'une petite victoire
23:59ou d'un chiffon de papier
24:00qu'il pourra agiter.
24:01Donc, au fond,
24:02il me semble qu'il ait fait
24:03peut-être un pari
24:04plutôt gagnant-perdant
24:06alors que le précédent
24:07était perdant-perdant.
24:08On va voir
24:08où sont les négociations
24:10et les espoirs de paix.
24:12Ce sera juste après la pause.
24:18Gardez RTL
24:19toujours avec vous.
24:20Plus d'infos,
24:21plus de musique.
24:22Téléchargez l'appli RTL.
24:26RTL,
24:27on refait le monde.
24:28Anne-Sophie Lapix.
24:32Les prix des carburants
24:33ont atteint des records
24:34en France.
24:35L'économie est au ralenti.
24:36Paris s'impatiente
24:37et envoie son porte-avions
24:38pour tenter de régler
24:39la question d'Ormouz.
24:41Mais les négociations
24:42se font ailleurs,
24:43au Pakistan.
24:44À quel accord
24:45peuvent-elles mener ?
24:46On en débat avec nos invités.
24:47David Rigolero,
24:49spécialiste de l'Iran
24:49et chercheur à l'IPAS.
24:51Patrick Martin-Jeunier,
24:52enseignant à Sciences Po
24:53et spécialiste
24:54des questions européennes.
24:55Et le vice-amiral,
24:56Michel Olagaraï,
24:57ancien directeur
24:58du Centre des Hautes Études Militaires.
25:01On refait le monde
25:02sur RTL.
25:04Vous savez que,
25:05en tout cas,
25:05le régime iranien
25:06sollicite,
25:07de la part
25:09des Etats-Unis notamment,
25:10qu'en contrepartie
25:12de gestes
25:12sur le programme nucléaire
25:13qui doit être encadré
25:14sous le programme
25:15de missiles,
25:16que des levées de sanctions
25:18puissent être décidées
25:20puisque nous avons pris,
25:21j'ai moi-même pris,
25:22des sanctions importantes
25:23contre l'Iran.
25:23Mais il est hors de question
25:25que la moindre sanction
25:27puisse être levée
25:28tant qu'un détroit
25:30comme celui de Dormuz
25:31sera bloqué.
25:33Hors de question,
25:34dit le ministre des Affaires étrangères
25:36Jean-Noël Barraud
25:36ce matin
25:37au micro de Thomas Soto.
25:40Patrick Martin-Jeunier,
25:41on a le sentiment
25:41que la France veut isoler
25:42le sujet du détroit d'Hormuz
25:44du reste des points
25:45de la négociation.
25:47Oui, alors quand il dit
25:48qu'il est hors de question,
25:49c'est peut-être pas
25:50M. Barraud qui va décider,
25:51il y a aussi le président
25:52de la République
25:52et les Etats-Unis
25:53surtout M. Trump
25:55parce que la France
25:56a quand même été
25:56relativement fragilisée.
25:57On parlait tout à l'heure
25:58de leadership.
25:59La France, malheureusement,
26:00est un peu neutralisée
26:01dans la région.
26:02Mais ce qui est important,
26:03vous l'avez dit,
26:03c'est l'augmentation
26:04du prix du pétrole
26:05et du baril du pétrole
26:07notamment en France
26:08et aux Etats-Unis
26:08puisque je rappellerai
26:09qu'il a dépassé largement
26:11la barre des 4 dollars
26:12le baril de pétrole
26:13et enfin, effectivement,
26:14il y a toutes ces séries.
26:16Alors, on n'appellera pas ça
26:17négociation
26:17mais de rencontres,
26:18de discussions,
26:19comme disait
26:19Levis Amiral O'Lagara
26:20tout à l'heure,
26:21de discussions
26:22qui ont lieu
26:22via le Pakistan
26:23qui sont très importantes
26:25mais qui achoppent
26:25sur plusieurs points.
26:26Il y avait effectivement
26:28cette question essentielle
26:29de l'uranium enrichi.
26:31L'uranium enrichi,
26:32eh bien,
26:32Trump avait exigé
26:33le rapatriement
26:34de cet uranium,
26:35environ 400-450 kilos
26:37d'uranium
26:38aux Etats-Unis,
26:39évidemment,
26:40que l'Iran
26:41ne peut pas accepter cela.
26:42Il était prêt
26:43à diluer un peu,
26:44à diminuer
26:45cet enrichissement
26:45d'uranium
26:46et je remarquerai
26:48parce qu'on n'a pas parlé
26:49de Poutine,
26:50de la Russie,
26:50que M. Arachik
26:52qui est le ministre
26:52des Affaires étrangères
26:53iraniens
26:53s'est rendu à Moscou
26:55et que Poutine
26:56a finalement dit
26:57qu'il accepterait
26:58éventuellement
26:58de rapatrier
26:59une partie
26:59de cet uranium enrichi.
27:01Il y avait
27:01le stock de missiles
27:02qui devait être illimité
27:03et le stock de missiles
27:04est toujours là
27:05et enfin,
27:05le régime iranien
27:06est toujours là.
27:07Donc, on voit bien
27:07que les positions maximalistes
27:09à l'Iran.
27:10L'Iran est un régime,
27:11on est bien d'accord,
27:11criminel.
27:12Il pense à jeunesse
27:13tous les jours.
27:14C'est affreux.
27:15C'est un régime criminel,
27:16ce régime des Molas
27:17mais il n'en demeure pas moins
27:18qu'il est là
27:19et que finalement
27:20la stratégie de Trump
27:21a échoué
27:22et que le but
27:23de ces négociations
27:24entre guillemets
27:24via le Pakistan
27:26c'est d'essayer
27:26d'en sortir par le haut
27:27par les deux pays
27:29de façon à ce qu'on aboutisse
27:30en effet
27:31à un début
27:32de cesser le feu durable.
27:33Alors, effectivement
27:34sur les négociations
27:35au Pakistan
27:36David Rigoleros
27:37un site américain
27:38d'information, Axios
27:39évoque un protocole d'accord
27:40d'une page
27:42visant à mettre fin
27:43à la guerre
27:43et à établir un cadre
27:44pour des négociations
27:45nucléaires plus détaillées.
27:47Ça, ça signifie en fait
27:48que ce serait un accord
27:49qui évoquerait le nucléaire
27:51mais qui ne réglerait
27:52en rien la question
27:53du nucléaire iranien.
27:55C'est ce qu'on appelle
27:57un memorandum
27:57of understanding
27:58c'est-à-dire
27:58c'est une page
28:00qui donne les grands paramètres
28:01effectivement
28:01donc c'est assez flou
28:02en tant que tel
28:03mais le noyau dur
28:05est quand même là.
28:06Le noyau dur
28:07je me nuancerai
28:09quand même
28:09sur la question
28:10de l'accord
28:12c'est pour ça
28:13d'ailleurs
28:13que sa bute
28:13aujourd'hui
28:14c'est que
28:15Donald Trump
28:16ne cédera pas
28:16sur les 440 kilos.
28:18Ça, on en est sûr
28:19parce que ça serait
28:19une défaite
28:20en fait totale ?
28:22Alors, c'est assez paradoxal
28:24Alors, on rappelle
28:24parce qu'on dit
28:25les 440 kilos
28:27d'uranium enrichi
28:28à 60%
28:29Le problème
28:31c'est que
28:31les américains
28:32ne peuvent pas
28:32aller le chercher
28:33donc ça veut dire
28:33qu'il faut que
28:34les iraniens
28:35acceptent
28:35et pour eux
28:36c'est une ligne rouge
28:37et donc là
28:38c'est là
28:38oui mais justement
28:39c'est là
28:40où il est piégé
28:41mais
28:43même s'il est pressé
28:45les iraniens
28:45aussi sont pressés
28:46justement
28:46pour le stockage
28:47qui devient insoluble
28:50et concernant
28:51Donald Trump
28:51il a eu une formule
28:52il y a en mars
28:53où il disait
28:54le prix du baril
28:55est moins important
28:56que la question
28:57du problème nucléaire iranien
28:58ce qui est assez paradoxal
29:00dans sa bouche
29:00Sachant que le prix du baril
29:02il atteint par
29:02125 dollars
29:03ce qui veut dire
29:04que
29:05autant il y a eu
29:05une stratégie
29:06très confuse
29:07très erratique
29:08on parlait tout à l'heure
29:09quand on disait 4 dollars
29:10on parlait du galon
29:11le galon c'est
29:125,90 en Californie
29:14voilà
29:14c'est l'unité
29:15de mesure
29:16de licence
29:17aux Etats-Unis
29:18il est intégré
29:19l'idée
29:19qui perdrait
29:20de toute façon
29:21les militares
29:23il a redit
29:24il redit
29:24de manière systématique
29:26sur cette question nucléaire
29:27et je pense
29:28que c'est probablement
29:29le seul point
29:30de constance
29:31dans sa stratégie
29:32erratique
29:33chaotique
29:35par ailleurs
29:35donc je pense
29:37qu'il faut dissocier
29:38la stratégie
29:38qui était confuse
29:39et le but des guerres
29:40qui ne l'est pas
29:42mais qui pose
29:43un problème majeur
29:43parce que
29:44ce sont des positions
29:45qui sont inconciliables
29:46pour l'instant
29:47sauf si l'une des deux parties
29:48cède
29:49parce que justement
29:51Trump a dit
29:52qu'il aimerait
29:53rapatrier
29:53enfin
29:54récupérer
29:55cet uranium
29:55aux Etats-Unis
29:56alors vous avez
29:57ceux qui ne veulent pas
29:59il a refusé aussi
30:00que ça aille en Russie
30:01enfin Trump l'a dit
30:02également
30:02alors nous avons
30:03la solution
30:04puisque la Russie
30:04c'est gentiment proposé
30:05oui mais nous avons
30:06la solution
30:06chère madame
30:07la France
30:08c'est que la France
30:08est une grande puissance
30:09nucléaire
30:09avec des capacités
30:11de fabrication
30:11de combustible
30:13de retraitement
30:14de combustible
30:14que nous faisons d'ailleurs
30:15pour la Russie
30:15et pour de nombreux
30:16autres pays
30:17et au fond
30:18pourquoi ne pas chercher
30:19une tierce partie
30:20neutre
30:21qui se présente
30:22comme neutre
30:22avec cette assurance
30:25multinationale
30:25voyez ce serait
30:26le monde entier
30:27qui en définitive
30:29tirerait une épine
30:29du pied de Trump
30:30puisqu'il a toujours besoin
30:31qu'on lui tire une épine
30:32du pied
30:33regardez pour le Groenland
30:34il a été bien content
30:35que monsieur Root
30:36secrétaire général
30:37de l'OTAN
30:37qui est un peu son affidé
30:38lui trouve une formule
30:40improbable
30:41pour qu'il lâche un peu
30:43les baskets des Danois
30:44qui pouvaient venir
30:45comme ils voulaient
30:45sans avoir
30:46alors si vous voulez
30:47pour cette espèce
30:48vous avez raison de dire
30:49que c'est fondamental
30:50le nucléaire
30:51le traitement du problème
30:52nucléaire
30:52encore que les missiles
30:54balistiques ne soient pas
30:55dans le même rang
30:55ce qui est quand même
30:56un très gros problème aussi
30:57en particulier pour Israël
30:58voilà
30:59donc il y a quand même
31:01une solution
31:01c'est de dire
31:02c'est un pays neutre
31:04dans cette
31:05cette belligérance
31:06dans ce conflit
31:08et qui a de très bonnes
31:10capacités nucléaires
31:11reconnues par tout le monde
31:12mais est-ce que la France
31:13est à égale distance
31:14entre les Etats-Unis
31:15et l'Iran
31:16je ne sais pas
31:16elle cherche à l'être
31:17non
31:18elle n'est pas quand même
31:19non
31:19elle n'est pas quand même
31:20comme l'est-ce qu'une
31:20n'est-ce qu'un ingénie
31:21c'est un régime terroriste
31:22quand même
31:23donc il est difficile
31:24de dire que nous soyons
31:24à égale distance
31:25mais le président Trump
31:27nous a suffisamment bâchés
31:28pour qu'on ait envie
31:29en définitive
31:30dans notre grande magnanimité
31:32de lui rendre service
31:33non
31:34Patrick Vantinjeunier
31:35oui je suis d'accord
31:35avec ce qui vient d'être dit
31:37simplement
31:37la France a égale distance
31:39je ne crois pas
31:39la France a clairement condamné
31:40les frappes iraniennes
31:42sur les pays du Golfe
31:43la France a dit
31:44que le régime iranien
31:45était un régime terroriste
31:46un danger pour Israël
31:47notamment
31:48mais
31:50comme l'a dit David
31:51Rigoleroz
31:52c'est de la ligne rouge
31:53en fait
31:53l'uranium enrichi
31:55iranien
31:56c'est la véritable
31:57ligne rouge du régime
31:58c'est l'ADN du régime
32:00d'Emola
32:01depuis plus de 40 ans
32:02c'est ce qui fait sa force
32:03c'est ce qui fait sa crainte
32:05et je n'imagine pas
32:06un seul instant
32:07que l'Iran
32:08accepterait
32:09de se départir
32:10de ses 450 kilos
32:11il y aura sans doute
32:13une solution intermédiaire
32:14de diminuer l'enrichissement
32:15de mettre un moratoire
32:17sur l'enrichissement
32:18de
32:19alors 5, 10, 15 ou 20 ans
32:21c'est là aussi
32:22où ça achope
32:23et figurez-vous
32:24que Trump voulait récupérer
32:25quand même
32:26450 kilos d'uranium enrichi
32:27sans payer un dollar
32:28au régime iranien
32:30donc évidemment
32:31que là aussi
32:32c'est assez déséquilibré
32:34parce qu'il faut savoir
32:35que chez Trump
32:36il y a toujours cette volonté
32:36de faire du business
32:37et donc on est toujours
32:39dans la transaction
32:39à la fois politique
32:41et financière
32:42donc oui
32:42ça va être extrêmement difficile
32:43mais il y a une porte diplomatique
32:46une fenêtre d'opportunité
32:47qui permettrait
32:49d'en sortir par le haut
32:50la difficulté
32:51c'est d'abord
32:52le régime iranien
32:53est très affaibli
32:54donc il a intérêt
32:54à conclure
32:55mais c'est aussi
32:56l'imprévisibilité de Trump
32:58qui un jour
32:59va dire quelque chose
32:59le lendemain le contraire
33:00on ne sait jamais
33:01quel est véritablement
33:02son opinion
33:03tantôt il veut négocier
33:04en disant
33:05ça va être formidable
33:05et le lendemain
33:06il va dire
33:07je vais faire disparaître
33:08l'Iran
33:08de la surface de la terre
33:10donc tout le monde
33:10a du mal
33:11à s'y retrouver
33:12et pour revenir
33:13au détroit d'Hormuz
33:14est-ce que honnêtement
33:15on peut imaginer
33:16que Téhéran
33:17abandonne
33:18l'atout majeur
33:20qui est devenu
33:20la maîtrise
33:22du détroit d'Hormuz
33:23on a l'impression
33:23que l'Iran
33:24tient le monde
33:25l'économie
33:26dans sa main
33:27avec ce détroit d'Hormuz
33:29David Rigolet-Rose
33:30oui d'ailleurs
33:31il y a un député
33:31du Majlis
33:33iranien
33:33c'est le parlement
33:34qui a dit
33:34que c'était
33:34leur bombe atomique
33:36entre guillemets
33:37ce qui est
33:38métaphoriquement
33:40ce qui n'est pas faux
33:40puisque effectivement
33:41ça a une hypothèque
33:42sur l'ensemble
33:43de l'économie mondiale
33:45et c'était inespéré
33:46pour eux
33:47d'ailleurs
33:47c'est finalement
33:48le lancement
33:48des opérations militaires
33:49qui leur a donné
33:50un outil
33:51qui n'était pas préexistant
33:52puisque
33:53effectivement
33:54il n'y avait pas
33:54le blocage initialement
33:55simplement
33:56là aussi
33:56ça va être très compliqué
33:57de revenir dessus
33:58parce que
33:58hélas
33:58c'est important
33:59que la communauté internationale
34:00puisqu'on évoquait
34:01l'initiative franco-britannique
34:03mais qui va au-delà
34:03d'ailleurs
34:04de la seule Europe
34:04c'est que
34:05c'est de faire comprendre
34:06aux Iraniens
34:07que c'est irrecevable
34:08c'est-à-dire que
34:09le fait d'instaurer
34:10un péage
34:11est en contradiction
34:12avec le droit international
34:12auquel il se réfère
34:13constamment d'ailleurs
34:15justement pour stigmatiser
34:16la partie adverse
34:18parce que
34:18ça ferait précédent
34:20Détroit
34:20Détroit de Malacca
34:22et je doute
34:24que les Chinois
34:24soient favorables
34:25à cette option iranienne
34:27d'ailleurs
34:27il y a eu la visite
34:29de Abbas Arachie
34:31à Pékin
34:32et la conversation
34:34a été assez froide
34:37les Chinois
34:38leur auraient fait comprendre
34:39qu'il fallait
34:40que ça s'arrête
34:40donc là
34:41on est dans du bluff
34:42en fait
34:42de la part des Iraniens
34:43ils montrent les muscles
34:44attendez
34:45on vous tient
34:46d'abord on garde
34:47notre uranium
34:49et en plus
34:49on garde la maîtrise
34:50du Détroit d'Hormuz
34:51c'est du bluff
34:52c'est une deuxième négociation
34:54vous avez la négociation
34:55sur le nucléaire
34:56qui est une chose
34:57mais à part entière
34:58et vous avez la négociation
34:59économique
35:00car on parle
35:01du Détroit d'Hormuz
35:02ça a une influence économique
35:03sur le monde entier
35:04mais on parle aussi
35:05des sanctions
35:06auxquelles l'Iran
35:07est soumis
35:07depuis très longtemps
35:08donc il pourrait y avoir
35:09un deal
35:10entre lever des sanctions
35:12contre liberté
35:13dans le Détroit d'Hormuz
35:14dans lesquelles
35:15on doit dire
35:16que le ministre
35:17des Affaires étrangères
35:17M. Barraud
35:18a dit clairement
35:19que tant que
35:20la circulation
35:21ne serait pas
35:22rendue fluide
35:24dans l'Etre d'Hormuz
35:25et bien les sanctions
35:26de la part des Européens
35:27ne seraient pas levées
35:28c'est-à-dire qu'on voit
35:29apparaître
35:29déjà deux camps
35:30les sanctions américaines
35:32qui entraînaient tout le monde
35:33et qui ont l'habitude
35:34d'entraîner tout le monde
35:35y compris dans leurs
35:37aventures militaires
35:38et dans leur diplomatie
35:39erratique
35:40et puis nous avons maintenant
35:41une diplomatie
35:43posée
35:44qui dit
35:44écoutez oui d'accord
35:45nous après la guerre
35:47ou si vous rendez
35:48le Détroit ouvert
35:49et bien nous lèverions
35:51aussi nos sanctions
35:52il n'y a pas que
35:52les sanctions américaines
35:53donc là
35:54il y a un deal économique
35:56qui est très différent
35:58du deal nucléaire
36:00ils peuvent se rencontrer
36:01à un certain moment
36:02parce que lorsque les deals
36:03ne paraissent pas
36:03absolument équilibrés
36:05je te donne
36:07un peu plus de l'âge
36:08je te lève telle sanction
36:09peut-être en moratoire
36:11un peu plus long
36:11ou un peu moins long
36:12vous voyez
36:13mais au départ
36:14il y a quand même
36:14ces deux sortes de deals
36:15qui sont de nature différente
36:16oui mais tout est lié
36:18parce qu'on n'a pas parlé
36:19du Liban non plus
36:19mais le Liban
36:21on est très focalisé
36:22sur un rouge
36:23on est resté simple
36:25tout est lié finalement
36:26tout est connecté
36:27et effectivement
36:28je crois qu'aujourd'hui
36:29le régime de Téhéran
36:30est très affaibli
36:31sur le plan économique
36:31et qu'il a intérêt
36:33également lui
36:33à transiger
36:35même si les dernières
36:36négociations d'Islamabad
36:37ont abouti à un échec
36:38ça s'est très mal passé
36:39les Etats-Unis
36:40veulent en sortir par le haut
36:41donc j'ai l'impression qu'aujourd'hui
36:43il y a une concordance
36:44des planètes en quelque sorte
36:45entre l'Europe
36:46les Etats-Unis
36:47et l'Iran
36:48pour tenter d'en sortir
36:49par le haut
36:49d'autant qu'on ne pourra pas
36:50se permettre
36:51d'avoir ces prix de carburant
36:52à la hausse
36:53comme ça jusqu'à l'été
36:55Merci beaucoup
36:56à vous d'être venu
36:57débattre dans ce studio
36:59Demain Thomas Soto
37:00recevra Raphaël Glucksmann
37:02député européen
37:03et coprésident
37:04de Place Publique
37:05Quant à Marc-Olivier Fogel
37:06il accueillera
37:07Daniel Siad
37:08le recruteur de mannequins
37:09mis en cause
37:10dans l'affaire Epstein
37:10et visé par
37:115 plaintes de femmes
37:13pour viol
37:13et traite d'êtres humains
37:15Il est l'heure
37:16de retrouver
37:16André Dusselier
37:17Bonsoir André
37:18Quelle histoire
37:18allez-vous nous raconter
37:19ce soir ?
37:20Bonsoir Anne-Sophie
37:21Alors ce soir
37:22je vais vous raconter
37:23l'élection de François Mitterrand
37:24en 1981
37:25un événement
37:27qui a bouleversé
37:27l'histoire politique
37:28de la France
37:29A tout de suite
37:30sur RTL
37:31Merci André
37:31A tout de suite
37:32Moi je souris
37:34sous les étoiles
37:35Bonne soirée
37:36sur RTL
37:37Elle est à moi
37:39la lune
37:40RTL
37:41Votre radio
37:42Mais une mère
37:43on en a qu'une
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