- il y a 23 heures
Regardez « On refait le monde » avec Jean-Claude Beaujour, avocat et spécialiste du droit international et des Etats-Unis, Richard Werly, correspondant France/Europe du média suisse Blick, auteur de cette Amérique qui nous déteste (aux éditions Nevicata), Éric Stemmelen, ancien commissaire à la police judiciaire de Versailles, diplômé du FBI et Arnaud Tousch, correspondant de RTL aux Etats Unis, et membre de l'association des correspondants de la Maison blanche
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 27 avril 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 27 avril 2026.
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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:07Comment un homme armé de deux pistolets et de couteaux a-t-il pu entrer aussi facilement sur le lieu
00:12où se trouvait Donald Trump, avec l'intention sans doute de le tuer ?
00:16Cette question, elle est posée au service de sécurité du président américain, car c'est quand même la troisième fois
00:21que Trump échappe à une tentative d'assassinat.
00:24Même aux Etats-Unis, c'est beaucoup. Y a-t-il une faille dans le système ? Et qui veut
00:29la peau du président ? On en débat avec nos invités.
00:32Jean-Claude Beaugour, avocat et spécialiste du droit international et des Etats-Unis. Bonsoir.
00:36Bonsoir.
00:37Richard Verly, correspondant France-Europe du média suisse Blick, auteur de « Cet Amérique qui nous déteste » aux éditions
00:44Nevicata, et il va arriver dans un instant dans notre studio.
00:47Eric Stemlin, ancien commissaire à la police judiciaire de Versailles, diplômé du FBI, qui était chargé de la sécurité du
00:57président de la République lors des déplacements officiels à l'étranger.
01:00Bonsoir, vous êtes au téléphone ?
01:02Oui, bonsoir, je suis au téléphone.
01:03Bonsoir.
01:04Et Arnaud Touche, chef du bureau de RTL aux Etats-Unis et membre de l'association des correspondants de la
01:10Maison Blanche. Bonsoir Arnaud.
01:12Bonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous.
01:14On refait le monde sur RTL.
01:18L'homme a forcé un point de contrôle de sécurité.
01:23Armé de plusieurs armes, il a été neutralisé par des agents très courageux des secrets de service.
01:28Ils ont agi très rapidement et viennent de diffuser l'information par souci de transparence.
01:33J'ai donné l'ordre de la ronde publique, vous l'avez probablement déjà reçu.
01:40Vous reconnaissez la voix de Donald Trump qui, quelques minutes après l'attaque arrêtée, l'attaque stoppée par les services
01:49de sécurité, prenait la parole et expliquait donc ce qu'il s'était passé.
01:54Arnaud Touche, vous êtes notre correspondant. Revenons sur ce qui s'est passé donc samedi soir. Comment le suspect a
02:00-t-il pu entrer armé dans l'hôtel ?
02:03Il y avait un portique de sécurité mais pas devant l'hôtel, c'est ça ?
02:07Oui et surtout il faut préciser qu'en fait il était client. C'est-à-dire qu'il a pris
02:12une chambre et qu'il est arrivé la veille.
02:14Cet hôtel je le connais bien aussi puisque j'y ai séjourné notamment lors d'un grand événement et qui
02:19était d'ailleurs sur M6.
02:21C'était le tirage de la Coupe du Monde et la plupart des journalistes séjournaient à cet hôtel puisque c
02:25'était l'un des hôtels accrédités.
02:27Et en fait effectivement il y a énormément de monde dans cet hôtel. Il faut imaginer, il y a plusieurs
02:31centaines de chambres et on ne contrôle pas les bagages parce que ça reste un hôtel comme un autre.
02:35C'est-à-dire que vous venez avec vos bagages directement à l'intérieur, vous faites le check-in et
02:39ensuite vous allez dans votre chambre.
02:41Et en fait aux Etats-Unis comme beaucoup d'hôtels, il y a également des salles de convention, des salles
02:48de balles.
02:48Et en fait généralement les clients de l'hôtel peuvent aller directement dans les salles de balles.
02:52Et en fait l'hôtel n'était pas totalement sécurisé.
02:54C'est-à-dire que si vous Anne-Sophie, vous vouliez dormir cette nuit-là à l'hôtel, vous pouviez
02:58le faire parce que l'hôtel était parfaitement ouvert.
03:00Et en fait ce qu'a fait Cole Thomas Allen, c'est réserver une chambre tout simplement, arriver la veille.
03:05Il a d'ailleurs traversé tout le pays en train pour éviter d'ailleurs de prendre l'avion, pour éviter
03:09la vidéosurveillance.
03:10Il est arrivé, il a checké donc à l'hôtel la veille et ensuite effectivement il a forcé le lendemain,
03:17le soir, il a forcé le dispositif de sécurité.
03:20Il y avait effectivement des détecteurs de métaux et le secret service autour de cette salle de balles.
03:25Mais effectivement il y avait aussi bien sûr des policiers qui étaient autour de l'hôtel.
03:29Mais à partir du moment où vous aviez une clé, une carte pour accéder à l'hôtel, en tant que
03:33client vous pouvez y aller.
03:34Et il n'y avait pas forcément de contrôle à ce niveau-là.
03:36Et c'est d'ailleurs là la première interrogation, comment on peut laisser un accès aussi facile à des clients
03:42alors que le président se trouve dans les locaux ?
03:46Oui mais ça c'est une question je crois pour les services de sécurité parce qu'on a beaucoup dit,
03:51est-ce qu'il n'y aurait pas eu de défaillance de la part de l'hôtel ?
03:54L'hôtel est là pour pouvoir fournir une prestation hôtelière, elle loue ses locaux.
03:59Après s'il y a une personnalité de premier plan, la sécurité doit être organisée en conséquence.
04:04Mais comme vient de le dire votre correspondant à Washington, c'est effectivement un hôtel qu'on connaît bien, qui
04:09est vaste, 1200 chambres.
04:12Et probablement qu'il aurait fallu, mais je dis probablement qu'il aurait fallu, arrêter les inscriptions, en tout cas
04:17le checking de cet hôtel 48 heures ou 3 jours avant
04:22qui auraient permis vraisemblablement aux services de sécurité de rescruiner l'ensemble des personnes qui étaient présentes à l'hôtel.
04:29C'est une piste comme une autre, mais c'est vrai que ce n'est pas un endroit facile à
04:33sécuriser sauf à privatiser tout l'hôtel.
04:36Ce qu'il faut préciser, Arnaud Touche, c'est que l'événement que vous connaissez bien, puisque c'est le
04:43gala des correspondants accrédités à la Maison Blanche,
04:46a été annoncé depuis longtemps. Les services de sécurité ont eu le temps de préparer justement leur dispositif.
04:53Et le call Allen a eu le temps aussi d'y manager, de fomenter son plan.
04:59Oui, absolument. En fait, la date est connue de tous. Ce n'est pas quelque chose qui est effectivement caché.
05:04La date de ce dîner est connue effectivement des mois à l'avance.
05:09Nous, par exemple, pour prendre des tickets, il faut réserver pour cette soirée, qui est évidemment très sélecte,
05:15même s'il y a presque 2200 invités. Il faut bien comprendre qu'il y a à la fois la
05:20presse nationale, la presse américaine,
05:22la presse internationale, les membres du gouvernement, ainsi que les invités du gouvernement et de l'association.
05:26Tout cela fait évidemment beaucoup de monde. Mais effectivement, c'est public, d'autant plus que cet événement a généralement
05:32lieu
05:32la plupart du temps dans cet hôtel depuis des années. Donc il n'y avait absolument aucune surprise.
05:37Mais je reviens effectivement sur ce que disait l'intervenant juste avant moi.
05:41C'est vrai que stopper le checking 2 à 3 jours avant, ça paraît en fait totalement inenvisageable.
05:45Il faut bien imaginer qu'ici aux Etats-Unis, vous avez, comme je l'ai dit, des grands hôtels, des
05:49grands complexes.
05:50Là, on est à l'hôtel Hilton. Mais par exemple, j'étais il y a quelques semaines à la CIPAC,
05:54c'est la convention des conservateurs.
05:55Et bien là aussi, vous avez un hôtel avec des milliers de chambres et vous avez cette salle de convention.
06:00Il faut bien comprendre aussi qu'on est aux Etats-Unis. On a une grosse idée du business ici aussi.
06:04Ça paraît totalement inenvisageable de demander à un hôtelier de stopper toutes ces activités
06:09parce qu'il y a un président qui va venir.
06:11C'est vrai qu'on peut se poser des questions là-dessus.
06:13Mais il y a aussi un vrai respect du business aussi aux Etats-Unis.
06:17Oui, on est complètement d'accord sur le respect du business.
06:20C'est pour cela que l'alternative, c'était tout privatiser.
06:23C'était ça un peu, c'était par rapport à la sécurité.
06:25C'est de dire à un moment donné, si on veut prendre un maximum de précautions,
06:29ça peut être l'option, mais une option qui financièrement a un coût.
06:33Absolument.
06:34Je vais m'adresser à notre spécialiste de sécurité, un diplômé du FBI, Eric Stemlen.
06:39On a vu, alors, on a entendu les coups de feu, on a vu ces images
06:42où tout d'un coup la conversation du président a été interrompue ou il était évacué.
06:48Mais on a vu que d'abord, c'est le vice-président J.D. Vance
06:51qui a été sorti quasi manu militari de la scène qu'il partageait avec Donald Trump.
06:56Pourquoi lui d'abord ?
06:58Alors, il faut bien savoir une chose, c'est que chaque personnalité, président,
07:02l'épouse du président, le vice-président ou un ministre,
07:07a son propre système de sécurité, même qu'ils appartiennent tous au secret de service.
07:11Donc, c'est l'évacuateur de Vance qui a pris la bonne décision,
07:14qui consiste à l'évacuer tout de suite et sans lui demander son avis.
07:18Or, pour le président Trump, on voit que les agents qui sont chargés d'évacuation
07:23sont en train de discuter avec le président pour le convaincre de partir.
07:27Il n'a pas l'image non plus, il a 80 ans, Vance, il a une quarantaine d'années,
07:30donc ce n'est pas la même chose.
07:32Ce que je veux dire aussi, c'est que la menace n'est pas immédiate,
07:35contrairement à ce que tout le monde dit.
07:37Mais on entend des coups de feu sur les images.
07:38Oui, on entend des coups de feu à l'extérieur, mais pas à l'intérieur.
07:42C'est-à-dire qu'on ne sait pas, en fait, à l'heure où on parle,
07:46si l'individu voulait assassiner le président ou faire une tuerie de masse.
07:51Et en plus, il a vu un fusil de chasse, d'après ce que j'ai compris, et une arme,
07:55donc ce n'est pas une menace qu'on appelle immédiate.
07:58Bon, il faut évacuer le président, c'est un peu plus long.
08:02J'ai tendance à dire que celui qui a évacué le président Vance, le vice-président, il a bien agi.
08:07Vous disiez que chacun avait son dispositif, son service de sécurité propre.
08:12C'est quoi le service qui protège le président ?
08:16Combien de personnes ? Quels hommes ? Quelles formations ?
08:18Le service qui protège le président, c'est le secret de service,
08:22dont la fonction essentielle, au départ, après la guerre de sécession,
08:25c'était la protection du dollar américain, donc la fausse monnaie.
08:28Et il a fallu trois attentats, Lincoln, Garfield et McKinley,
08:33donc dans l'audition du 10e siècle, en 1901 pour McKinley,
08:36pour que le secret de service soit en charge de la protection du président des Etats-Unis.
08:41C'est lui qui les choisit, ses proches, ceux qui sont à son contact ?
08:46Non, pas du tout.
08:47Pardon, non, non, c'est un service de police, le secret de service.
08:51Ils sont 4 500, à peu près,
08:54dont 2 500 pour la protection du président,
08:57la Maison-Blanche, et à la fois en uniforme et en civil.
09:00Moi, quand je faisais la sécurité du président Bush au plus ordinaire de la Révolution française,
09:06il y avait 300 agents du secret de service qui protégeaient le président,
09:10et nous, on était 30.
09:11Jean-Claude Beaujour, est-ce qu'on peut dire que Donald Trump est mal protégé ?
09:17Non, ça, je ne peux pas le dire à la fois, parce que ce sont les experts qui peuvent le
09:21dire.
09:23Ensuite, si vous voulez, moi, je regarde un peu l'histoire politique,
09:27il y a toujours eu des attentats, il y a des chefs d'Etat,
09:30il y a des présidents américains qui sont décédés,
09:32il y a eu des attentats contre des chefs d'Etat américains.
09:36Souvenez-vous que le Premier ministre, Isaac Rabin, je fais une comparaison,
09:39lui-même a été assassiné, alors même que le Premier ministre israélien
09:43est probablement la personnalité au monde la plus protégée.
09:48J'imagine que la protection absolue ne l'est pas.
09:50Après, il y a, je vais vous dire, il y a aussi énormément de circonstances
09:56qui peuvent justifier, vous voyez, tout à l'heure, on disait
09:58est-ce qu'il fallait ou pas privatiser complètement l'hôtel,
10:01ce sont des options à la fois politiques, financières, de circonstances.
10:05Une chose qui est certaine, c'est que la vie politique américaine
10:08s'est considérablement polarisée, bien plus qu'avant, première chose,
10:13et alors qu'avant, on pouvait être républicain, démocrate,
10:16se contredire, vraiment s'opposer,
10:20mais on restait américain, aujourd'hui, la partie adverse est un ennemi.
10:24Et vous savez inconsciemment, l'ennemi, c'est celui qu'on doit abattre.
10:27Ça, c'est la première chose.
10:28Ensuite, il y a élassablement la question de la circulation des armes
10:31qui se pose toujours.
10:31Bien sûr. Alors, on va parler de tout ça,
10:33mais là, on va faire une petite pause
10:35pour le rappel des titres de Nathalie Michel.
10:43Toute la journée, RTL vous accompagne.
10:48RTL, votre radio.
10:52Anne-Sophie Lapix, on refait le monde sur RTL.
10:55Il est 19h30. L'essentiel de l'info avec vous, Nathalie Michel.
10:59Une seule voix a fait la différence à l'Assemblée.
11:01Les députés de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
11:04ont finalement voté pour la publication du rapport très controversé
11:08du siotiste Charles Aloncle.
11:10Les élus de gauche qui ont voté contre
11:12dénoncent un rapport truffé de mensonges et d'attaques personnelles.
11:162026 pourrait être une année de combat sur tous les fronts.
11:19Les mots du chef de l'armée israélienne ce soir dans un communiqué
11:22alors que la trêve avec le Liban est violée quotidiennement
11:26à la fois par Israël et par le Hezbollah.
11:28De l'espoir pour les 700 salariés de fibre excellence
11:31dans le sud, l'entreprise de pâte à papier
11:33est placée en redressement judiciaire.
11:35Elle a donc six mois pour trouver un repreneur.
11:38Les deux usines concernées se situent dans les Bouches-du-Rhône
11:40et en Haute-Garonne.
11:41La folie Michael dans les salles de cinéma,
11:44le film consacré à Michael Jackson
11:46affiche plus d'un million d'entrées en cinq jours d'exploitation.
11:49Jamais un biopic n'avait connu un tel démarrage en France.
11:52Merci Nathalie, on vous retrouve à 20h.
11:55Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
12:00Il s'appelle Cole Allen, il a 31 ans.
12:03L'homme qui a ouvert le feu dans cet hôtel Hilton de Washington
12:06où se trouvait Donald Trump doit comparaître ce soir devant la justice.
12:10Pourquoi a-t-il voulu s'en prendre au minimum
12:13à l'administration Trump ?
12:14Qui sont les ennemis de Trump ?
12:16On va en débattre avec nos invités.
12:17Jean-Claude Beaujour, avocat et spécialiste du droit international et des Etats-Unis.
12:21Richard Verly, correspondant France-Europe du Média Suisse-Blick
12:24et auteur de Cette Amérique qui nous déteste aux éditions de Vicata.
12:27Bonsoir.
12:27Bonsoir.
12:28Ça y est, vous vous êtes rejoint.
12:30Eric Stemlen, ancien commissaire à la police judiciaire de Versailles,
12:33diplômé du FBI.
12:34et Arnaud Touche, chef du bureau de RTL aux Etats-Unis,
12:37membre de l'association des correspondants de la Maison-Blanche.
12:41On refait le monde sur RTL.
12:44J'ai lu un manifeste.
12:47Il s'est radicalisé.
12:48C'était un chrétien, un croyant.
12:50Puis il est devenu anti-chrétien et a beaucoup changé.
12:53À en juger ce qu'il a écrit, il a traversé des moments difficiles.
12:56C'était sans doute un type assez dérangé.
12:59Donald Trump, donc, qui nous dresse le portrait du principal suspect.
13:06Arnaud Touche, quel est le profil de Cole Allen ?
13:09Le suspect a été samedi soir.
13:11Alors, disons déjà qu'il est américain.
13:13C'est important de le dire parce qu'en fait,
13:15les trois personnes qui ont voulu attenter à la vie de Donald Trump
13:18étaient des américains.
13:19Pourquoi ? J'insiste sur cet aspect-là.
13:21Parce qu'en réalité, Donald Trump est effrayé,
13:24mais tout comme le secret service d'une attaque,
13:26notamment des Iraniens.
13:27Cela fait plusieurs années qu'on le sait menacer.
13:29Mais effectivement, les trois personnes qui ont aujourd'hui fait
13:31une tentative d'assassinat sur Donald Trump sont des américains.
13:35Le président a d'ailleurs parlé, là, on vient de diffuser
13:38un extrait de l'interview dans 60 minutes.
13:41C'était une émission sur CBS hier soir.
13:42Il a parlé à la fois du profil de la personne
13:46qui a voulu lui tirer dessus ce week-end,
13:48mais il a également parlé du tireur de Butler.
13:50Et il a dit, ce sont tous les deux des cinglés,
13:52mais ils sont très intelligents.
13:54Et c'est vrai que c'est un trait commun entre ces deux personnes-là.
13:57C'est que, par exemple, pour Cole Thomas Allen,
14:00il a fait des études d'ingénieur dans une très, très bonne école en Californie.
14:05Il était tout à fait inséré.
14:07La plupart de ses professeurs et de ses collègues disent
14:10que c'est quelqu'un de très investi, très poli, très courtois
14:12et également très intelligent.
14:14Et ça, Donald Trump l'a relevé également.
14:17Et effectivement, par exemple, il a menti, typiquement, à ses collègues.
14:21Il a dit qu'il avait un entretien d'embauche à faire en allant à Washington.
14:24Et il a menti à ses parents également.
14:27Évidemment, il n'a pas dit par avance qu'il allait à Washington pour faire cela.
14:31En revanche, il a envoyé ce manifeste 10 minutes avant,
14:33avant d'essayer, effectivement, de pénétrer dans cette salle de balle.
14:38Donc, c'est quelqu'un de très inséré dans la société,
14:40de très, très intelligent.
14:41Alors, vous avez évoqué Butler.
14:43Il faut expliquer que Butler, en Pennsylvanie,
14:46c'est le lieu où il y a eu cette première tentative d'assassinat.
14:51On se souvient, c'est en juillet 2024, pendant la campagne,
14:54on se souvient de cette balle qui a touché l'oreille de Donald Trump.
15:00Ça, c'était la première tentative.
15:02Et puis, il y en a eu une seconde en Floride, sur un parcours de golf, c'est ça ?
15:06Oui, c'est ça.
15:06Alors, c'était une tentative d'attentat quand même assez bizarre,
15:09puisque c'est un tireur qui s'était mis en embuscade le long du golfe de Donald Trump à Mar
15:16-a-Lago,
15:16mais Donald Trump n'était pas là.
15:17Donc, au moment donné, au moment où le tireur a interpellé,
15:20Donald Trump n'était pas sur le golfe en question.
15:23Donc, on peut parler, effectivement, de tentative d'attentat,
15:26mais le président n'avait jamais été en danger.
15:28Et d'ailleurs, dans ce cas de figure au Washington Hilton,
15:31donc ce qui s'est passé samedi, il faut le redire,
15:34le président n'a jamais été en danger direct,
15:36ni n'a même été visé directement par ce tireur forcené.
15:41Et il n'est pas tout à fait clair, on aura des éclaircissements dans la journée
15:44avec son inculpation par le département de la justice,
15:47mais si c'est lui qui a tiré,
15:49ou si les coups de feu qu'on entend sont en fait les coups de feu des policiers
15:53qui tentent de le stopper quand il franchit en courant le barrage.
15:56Ce qui est sûr, en revanche, c'est qu'il était armé
15:58et qu'il avait l'intention de tuer.
16:00En tout cas, c'est ce qu'il a dit dans ce manifeste.
16:02Tout à l'heure, on commençait à voir avec Jean-Claude Beaujour
16:06qu'on ne peut pas totalement mettre sous cloche les présidents,
16:11qu'il y a toujours un risque.
16:13Mais Eric Stemlen, est-ce que là, le risque n'est pas excessif ?
16:18Est-ce qu'on peut vraiment laisser un tel accès au public
16:23à un lieu comme ça où se trouve le président ?
16:26C'est-à-dire qu'on peut laisser l'accès dans un hôtel.
16:28De toute façon, il y a des clients.
16:29Non, le problème, c'est que quand on regarde les images,
16:32on voit qu'il n'y a personne devant les portiques de sécurité.
16:35Ils sont après les portiques de sécurité.
16:37Donc l'individu, il arrive en courant.
16:39Et après, il est stoppé.
16:42Le problème, non, on peut faire...
16:45On a déjà eu plein de réunions dans des hôtels avec des clients.
16:48Le problème, c'est qu'il faut sécuriser l'hôtel.
16:51Donc c'est tout ce que l'on fait en évaluation de la menace.
16:54C'est-à-dire, le secret de service, ils ont évalué la menace en disant qu'il n'y avait
16:57pas de menace
16:58puisque l'individu n'est pas connu spécialement.
17:01Donc on se dit quand même trois tentatives d'assassinat et on se dit qu'il n'y a pas
17:04de problème ?
17:05Il y a trois tentatives d'assassinat, mais encore une fois,
17:08dans toute l'histoire des assassinats ou des tentatives, c'est aux Etats-Unis.
17:14Ce n'est pas à l'étranger.
17:16Et c'est toujours, dans 99% des cas, un individu seul, connu ou pas connu.
17:21Donc c'est un problème.
17:24Encore une fois, je ne pense pas que l'accusation judiciaire sera sur l'assassinat du président,
17:31tentative d'assassinat, parce que ça s'est passé avant.
17:33Je crois qu'il faut relativiser quand même beaucoup de choses.
17:38L'erreur qui est faite, c'est avant, ce n'est pas pendant.
17:42C'est plutôt ça.
17:43Jean-Claude Beaujour, pourquoi on tire sur un président ?
17:46Ce n'est pas le premier président américain qui est visé.
17:50C'est le quatrième qui est...
17:51Non, il y a eu quatre présidents assassinés, mais il y en a 16 qui ont été visés, je crois,
17:55par des tirs.
17:56Pourquoi aux Etats-Unis, on tire sur le président de la République ?
17:58Alors, aux Etats-Unis, on tire sur le président parce qu'aux Etats-Unis, on tire sur beaucoup de gens.
18:04D'accord.
18:05Non, non, mais vous savez, on semble oublier ça comme c'est le président des Etats-Unis, on se focalise.
18:10Alors, deux choses, s'agissant de la personnalité politique en tant que telle, c'est vrai qu'aux Etats-Unis,
18:15il y a une histoire plutôt violente.
18:17Ce pays s'est construit aussi sur la violence.
18:19Vous avez toute cette histoire, cette histoire entre groupes religieux, cette histoire de l'esclavage, cette histoire de friction.
18:28Et puis, voilà, c'est une société qui est violente, c'est une société qui autorise le port d'armes,
18:33c'est une société qui, finalement, a toujours eu ce rapport politique difficile.
18:39On a des présidents assassinés, mais on a aussi des leaders d'opinions assassinées.
18:45Il y avait Kirk récemment, cet activiste d'extrême droite.
18:53Et puis, vous oubliez le mari de Mme Pelosi, vous oubliez l'élu démocrate qui a été aussi assassiné.
19:04Donc, c'est vrai qu'on assassine les politiques, un peu comme s'il fallait mettre un terme.
19:08Il y a cette vision qui est extrêmement apocalyptique dans le rapport aux politiciens.
19:14Ça, c'est une première chose.
19:15On a dit qu'il y a le port d'armes.
19:17Et puis, cette société, c'est une société qui, effectivement, règle beaucoup les comptes par cette forme de violence.
19:24Et tout à l'heure, lorsque je vous disais qu'on assassine beaucoup de gens,
19:27c'est parce que l'actualité que vous portez très bien aujourd'hui,
19:29mais elle oublie que tous les jours, il y a ce qu'on appelle les « mash shootings » aux
19:33Etats-Unis.
19:34Les mash shootings, ça pose aussi, vous venez de dire,
19:38et on a entendu que la personne en question était une personne intelligente,
19:42une personne qui avait un niveau d'éducation, un travail qui...
19:45Voilà, ce n'était pas un « déséquilibré » entre guillemets.
19:48Et on n'en sait rien pour l'instant.
19:50Mais ça veut dire qu'il y a peut-être aussi des politiques de santé mentale,
19:54de contexte, qui fait qu'à un moment donné, les gens explosent.
19:59Éric Stemmelen, vous vouliez intervenir ?
20:02Non, c'est Arnaud Touche.
20:03Je suis tout à fait d'accord avec cette année.
20:06Excusez-moi, c'est Arnaud Touche qui voulait prendre la parole. Pardon.
20:09Oui, je voulais vous dire qu'il faut avoir à l'esprit deux chiffres
20:12quand on est aux Etats-Unis, quand on vit aux Etats-Unis.
20:14C'est un pays de 340 millions d'habitants.
20:17Et ici, aux Etats-Unis, il y a entre 390 et 400 millions d'armes à feu civiles en circulation.
20:22Ça fait plus d'une arme par personne.
20:24Il faut bien avoir ça à l'esprit.
20:25Et effectivement, la personne qui vient de s'exprimer juste avant moi
20:29le dit clairement, il y a des mass shootings quasiment tous les mois ici aux Etats-Unis.
20:34Et par exemple, concernant le suspect Cole Thomas Allen,
20:37il avait acheté légalement, je le redis, légalement en 2023 une arme et une autre en 2025.
20:42Ici, vous pouvez acheter des armes en supermarché.
20:45Ça dépend des Etats évidemment, mais la loi est assez simple.
20:49Il y a certaines personnes qui offrent des armes aux adolescents, notamment, pour leur anniversaire.
20:54Donc on est quand même dans une autre culture.
20:55Il faut bien avoir ça à l'esprit.
20:57Richard Lerby.
20:57Oui, dans ce cas de figure, ce qui sera vraiment très intéressant,
21:00c'est l'examen de la personnalité, effectivement,
21:02de ce forcené tireur qui a franchi le barrage de sécurité
21:07et qui n'a pas été tué.
21:08Parce que la grande différence avec Butler en Pennsylvanie,
21:11c'est que le tireur a été immédiatement tué par les forces de l'ordre.
21:15Ce sera intéressant parce qu'effectivement, sur le papier,
21:18il n'a pas du tout le profil d'un désaccès ou de quelqu'un de marginal.
21:22Il était intégré, on l'a dit, il était diplômé.
21:25Si vous faites la comparaison avec 1981,
21:28l'attentat contre Ronald Reagan au même endroit,
21:30mais à l'extérieur de l'hôtel,
21:33l'individu qui, à l'époque, tire sur Reagan
21:35est quand même un type très particulier,
21:37obsédé par Jodie Foster, l'actrice.
21:40C'est vraiment quelqu'un qu'on peut qualifier de désaccès.
21:43Là, en l'occurrence, on a affaire à quelqu'un
21:45qui semble très cohérent
21:47et qui a organisé ça de manière cohérente,
21:49mais aussi relativement nonchalante.
21:52Il a fait sa réservation d'hôtel,
21:55il s'est installé dans la chambre, etc.
21:57Donc, ça sera très intéressant.
21:58Je dis ça pourquoi ?
21:59Parce que, au fond, dans le narratif
22:02qui va être celui, peut-être de Donald Trump,
22:04mais surtout de sa base,
22:06si cette personne, si ce call en question,
22:09a été et est quelqu'un
22:11qui incarne un peu l'élite californienne,
22:13de la tech, etc.,
22:15ça correspondra tout à fait
22:17à l'image qu'ont beaucoup de militants magas,
22:19à savoir qu'il y a une Amérique
22:21qui les déteste, qui ne les supporte pas
22:22et qui veut en finir avec Trump.
22:24Donc, attendons d'en savoir plus,
22:26ce sera vraiment intéressant.
22:27Justement, on va voir si Donald Trump
22:29peut capitaliser, d'une certaine manière,
22:32sur ce qu'il vient de subir,
22:34juste après la pause.
22:40Cette émission vous plaît ?
22:42Abonnez-vous au podcast sur l'appli RTL.
22:47RTL, on refait le monde.
22:49Anne-Sophie Lapix.
22:51Est-ce que cet attentat raté
22:53peut changer la donne
22:54et surtout remobiliser
22:56les soutiens de Donald Trump ?
22:57L'intervention militaire
22:58et l'enlisement actuel au Moyen-Orient
23:00ont rendu perplexe
23:01une partie de l'électorat républicain.
23:03Le président américain
23:04peut-il parier sur un réflexe patriotique
23:07autour de lui ?
23:08On en débat avec nos invités.
23:09Jean-Claude Beaujour,
23:10avocat et spécialiste
23:11du droit international et des Etats-Unis.
23:13Richard Verly,
23:14correspondant France-Europe
23:15du média suisse Blic
23:16et auteur de
23:16Cette Amérique qui nous déteste.
23:18et Arnaud Touche,
23:19chef du bureau de RTL aux Etats-Unis
23:21et membre de l'association
23:22des correspondants de la Maison-Blanche.
23:23On refait le monde sur RTL.
23:27Dans l'immédiat,
23:28je pense qu'il va avoir
23:29un regain de popularité
23:30parce que quand son chef d'État,
23:32même si on ne l'aime pas,
23:33est visé,
23:33on est de son côté.
23:34Bon, et ensuite,
23:36Trump restera Trump
23:38donc il sera un homme
23:41qui provoque les querelles
23:42plus qu'il ne les apaise.
23:44C'était Alain Duhamel
23:45ce matin sur notre antenne.
23:48Trump restera Trump.
23:49Est-ce qu'il suscite
23:51cette violence,
23:52Richard Verly ?
23:53Ce qui est sûr,
23:54c'est qu'il est
23:55un président violent
23:56et il a toujours été
23:57un dirigeant violent
23:59y compris dans les affaires.
24:00Alors, on ne parle pas
24:00de violence physique
24:01mais c'est à la limite
24:03tout de même.
24:03Il a toujours théorisé
24:05dans les affaires Donald Trump
24:06si vous lisez ses livres
24:06que la seule manière
24:08d'arriver pour lui
24:08a été de brutaliser.
24:09Il a brutalisé ses adversaires.
24:11J'entends juridiquement,
24:12vous en savez quelque chose.
24:13Il a brutalisé
24:14les institutions.
24:16Il a vraiment théorisé cela.
24:17Et puis, vous vous souvenez
24:18quand même de ces images ?
24:20Quand il est,
24:21c'est une image
24:22faite d'animation
24:23mais quand il est
24:24dans le cockpit d'un avion
24:25qu'il jette des déjections
24:26sur les manifestants
24:27knocking,
24:28vous vous souvenez
24:28de cette image ?
24:29C'est quand même une image,
24:30c'est plus que de la vulgarité,
24:31c'est de la violence.
24:32Donc oui, c'est un président
24:34qui est violent
24:35et qui théorise cela.
24:37Alors, qu'il en récolte les fruits,
24:39c'est un peu facile à dire
24:40parce que bien évidemment,
24:41ça n'excuse rien
24:42mais ce qui est certain,
24:44c'est que Donald Trump
24:44fait partie de ces gens
24:46qui ne vivent bien,
24:48qui n'exercent leur fonction
24:49que dans une forme de chaos.
24:51Pourquoi ?
24:52Parce qu'il a l'instinct
24:53d'en profiter à chaque fois.
24:55Et puis, n'oublions pas une chose
24:56qui pour l'instant s'avéra,
24:57c'est vrai,
24:57c'est qu'il a de la chance.
24:58Et puis, quand vous avez
24:59de la chance
25:00plus de l'instinct,
25:02ça vous permet quand même
25:03d'exploiter éventuellement
25:04les événements.
25:06Arnaud Touchon,
25:07Richard Verlis,
25:08il lui disait
25:08que Trump suscite ça
25:09et vit dans cette ambiance
25:12de violence.
25:13Et là, il a parlé
25:15de paix, d'unité,
25:17unité des Américains.
25:19Est-ce que ce genre d'attentat
25:20peut les souder ?
25:22Alors, il a parlé d'unité,
25:23il a parlé d'unité
25:24notamment après sa conférence de presse
25:26alors qu'il était encore en smoking
25:27devant les journalistes
25:29et c'était plutôt bienvenu
25:30à ce moment-là.
25:31En revanche,
25:31il y a à peine quelques minutes,
25:33la porte-parole de la Maison-Blanche,
25:35Caroline Levitt,
25:36elle, a tenu une conférence de presse
25:37et là, ça y est,
25:38on entre dans la phase
25:39beaucoup plus politique
25:40parce qu'entre temps,
25:41évidemment,
25:41entre ce qui s'est passé ce week-end
25:43et maintenant,
25:43on a eu un manifeste
25:44qu'on a pu lire,
25:45qu'on a pu détailler
25:46sur RTL notamment.
25:47Et là,
25:49la porte-parole de la Maison-Blanche
25:50dit clairement que,
25:51eh bien,
25:52dans le manifeste,
25:53cela ressemblait en fait
25:53aux critiques
25:54qui sont faites bien souvent
25:55par les démocrates
25:56et notamment la violence.
25:57Donc, elle,
25:58elle dit que le président
25:59dénonce la violence
26:00notamment de ses opposants
26:02mais l'intervenant juste avant moi
26:03le disait bien aussi,
26:04c'est que Donald Trump,
26:05lui aussi,
26:06a souvent des mots violents
26:07à la fois envers la presse
26:08mais de manière générale,
26:09il est assez violent,
26:11il est très loquace bien sûr
26:12mais il est effectivement,
26:14comment dire,
26:15je repense à cette phrase
26:16qu'il a dit à Butler,
26:17vous savez,
26:17c'était fight, fight, fight,
26:19il était encore sur scène,
26:20on est encore là-dessus.
26:22Donc, l'unité,
26:23oui,
26:23le soir-là
26:23mais je peux vous dire
26:24que là,
26:24en début de semaine,
26:25ici aux Etats-Unis,
26:27on est, ça y est,
26:28on est reparti dans le combat politique
26:29quelque part.
26:30Chasser le naturel,
26:32Donald Trump.
26:33Voilà,
26:33il va régler ses comptes,
26:35d'ailleurs,
26:35il a été très agacé
26:36lors de sa conférence de presse
26:38par une question
26:38d'une journaliste
26:39qui rappelait
26:40que dans le manifeste,
26:42le suspect
26:43avait qualifié sa cible
26:45de violeur et de pédophile,
26:47sans citer Trump,
26:48ça l'a agacé
26:50au plus haut point.
26:51Ben,
26:51qui,
26:52je pense qu'il a très bien compris
26:54le sens
26:55de la question
26:56et évidemment
26:57qu'il est très gêné
26:58par l'affaire
27:00Epstein,
27:01on sait bien
27:02que l'Amérique,
27:03sa base
27:03à laquelle
27:04acquis,
27:05il avait promis
27:05de faire toute la lumière
27:07a dû,
27:09elle a vu son bras tordu
27:11parce qu'il n'a pas voulu
27:14faire délivrer
27:15l'ensemble des documents
27:15qu'il fallait,
27:16etc.
27:16On sait très bien
27:17que toute cette affaire gêne,
27:18il sait bien
27:19qu'il est gêné
27:19aux entournures
27:20et donc,
27:21il faut faire oublier,
27:22il faut surtout dire
27:22qu'il est anti-chrétien.
27:24Moi,
27:24j'ai envie de dire
27:25que c'est vrai
27:25que cette violence,
27:27je dirais plutôt
27:28cette brutalité,
27:30c'est dans le naturel
27:32de Donald Trump.
27:33Il faisait des affaires
27:34comme cela
27:34à très jeune,
27:36il arrivait à tenir tête
27:37au maire de New York,
27:38donc c'est pas n'importe qui,
27:40le maire de New York,
27:41son émission médiatique
27:42où il virait les gens,
27:44virés,
27:45vous voyez,
27:46un peu,
27:47psychologiquement,
27:48ça a du sens.
27:49Et puis,
27:50je pense qu'il a,
27:50Richard disait
27:51qu'il a de la chance,
27:54je pense qu'il comprend
27:56dans quel sens va le vent.
27:57Il a bien compris
27:58comment va cette opinion
27:59qui désormais
28:01est plus dans l'émotion
28:02que dans la réflexion.
28:04Donc,
28:04il a su toucher,
28:07être dans un rapport émotionnel
28:09avec des Américains
28:09à un moment donné
28:10où ceux-ci avaient des problèmes
28:11parce que n'oublions pas
28:12qu'il a été élu
28:13une première fois,
28:14mais la deuxième fois,
28:15il y a énormément
28:16d'Américains originaires
28:18de minorités
28:19qui ont voté pour lui.
28:20Pourquoi ?
28:20Parce qu'il touchait
28:21à l'émotion américaine
28:23en disant
28:23moi je vais lutter,
28:24vous êtes noirs,
28:25mais je vais lutter pour vous
28:25parce que je veux chasser
28:26tous ces immigrés clandestins,
28:28etc.
28:29C'est Donald Trump.
28:30Alors,
28:31va-t-il pouvoir,
28:32avec son instinct,
28:33avec cette chance,
28:35retourner un petit peu
28:36la tendance actuelle
28:37puisqu'il va y avoir
28:38des élections
28:39au mois de novembre
28:40et pour l'instant,
28:41dans les sondages,
28:41on ne peut pas dire
28:42qu'il était au plus haut,
28:43Richard Guerrero ?
28:43Je pense qu'il y a
28:44un sentiment ambivalent.
28:46Évidemment,
28:47sa base va se regrouper,
28:48surtout si la biographie
28:51de ce forcené
28:52apparaît,
28:52je dirais,
28:53être la biographie
28:54d'un militant démocrate,
28:55entre guillemets,
28:56woke.
28:57Alors là,
28:57ce sera parfait
28:58pour cette base
28:58de dire,
28:59elle dira,
29:00vous voyez,
29:00on est attaqué,
29:01Donald Trump a été attaqué
29:02par un d'entre eux,
29:03ceux contre lesquels
29:04on lutte.
29:05mais il y a aussi
29:06aux Etats-Unis,
29:07moi je le sens
29:08quand je parle
29:09à mes interlocuteurs là-bas,
29:10un ras-le-bol.
29:11Beaucoup d'Américains
29:12en ont ras-le-bol
29:13de ce chaos permanent
29:15qu'il a institutionnalisé
29:17parce que profiter
29:18de la violence,
29:19y compris dans les affaires,
29:20c'est une chose,
29:21mais ça épuise
29:22tout le monde
29:23autour de vous.
29:24Tout le monde
29:24en a marre
29:25et ça,
29:26je crois qu'on sent ça
29:28aujourd'hui aux Etats-Unis
29:29et tout le monde
29:30en a d'autant plus marre
29:31que les Américains
29:32ne sont pas fous,
29:33ils savent qu'il y a
29:33une guerre qui a lieu,
29:34ils savent qu'il est
29:35enlisé dans cette guerre.
29:36Donc si vous ajoutez
29:37le ras-le-bol
29:38et quand même
29:39une forme de clairvoyance
29:40parce que les gens
29:41voient bien
29:42qu'il n'y arrive pas
29:43et qu'il ne livre pas
29:44les promesses
29:45qu'il a faites,
29:47je pense que ça peut
29:47quand même,
29:49la tendance
29:49est plutôt négative.
29:51C'est exactement ça,
29:52c'est-à-dire que
29:52quand vous êtes en campagne,
29:53vous pouvez faire des promesses
29:55et être dans l'actualité,
29:56il n'y a pas de problème.
29:57Mais à partir du moment,
29:58et votre correspondant
29:59à Washington
29:59le disait à juste titre,
30:01quand vous vivez sur place,
30:03que vous avez du mal
30:04à payer votre loyer,
30:05que vous êtes à San Francisco
30:06et qu'à 4 000 euros,
30:074 000 dollars le mois,
30:09la vie est quand même difficile,
30:10quand vous n'arrivez pas
30:11à payer,
30:12quand le galon est augmenté,
30:14quand votre quotidien
30:15est augmenté,
30:15alors c'est très bien.
30:16À un moment donné,
30:17on est rattrapé,
30:18il risque d'être rattrapé
30:19par la réalité.
30:20Cette réalité-là,
30:21elle lui a servi
30:22pendant la campagne
30:23en 2024,
30:25mais cette réalité-là
30:26peut le rattraper
30:28négativement
30:29parce que les gens
30:30vont se dire
30:30nous,
30:31on n'avait pas voté
30:32pour cela
30:32et je vais vous dire,
30:33la crise en Iran
30:35est un élément majeur
30:36parce que
30:37on risque de...
30:38Nous sommes dans un...
30:39Les Etats-Unis
30:40ont emmené
30:41aussi l'Occident
30:42dans un corner
30:43et nous sommes
30:44dans un corner.
30:45Arnaud Touche,
30:46est-ce que
30:46depuis ce qui s'est passé
30:48samedi,
30:49on note
30:49une opinion
30:51qui se retourne
30:51vers Donald Trump,
30:53qu'il y a
30:54un effet de rappeux ?
30:55On n'a pas encore
30:57de sondage,
30:58mais ils ne vont pas
30:58tarder à tomber,
30:59j'en suis quasiment certain.
31:00C'est terrible
31:01ce que je vais dire,
31:02mais en réalité,
31:02on est déjà
31:03à la troisième
31:03tentative d'assassinat
31:05et à Butler,
31:06en fait,
31:06on avait déjà observé,
31:07par exemple,
31:08à Butler,
31:08il avait 36%
31:09d'opinion favorable,
31:10il a fait plus 4 points
31:12après Butler,
31:12c'était 40%
31:13et ensuite,
31:14effectivement,
31:14ça s'est tassé,
31:15donc l'effet était
31:16assez rapide,
31:16mais effectivement,
31:17il y a un regain
31:18de confiance
31:18de la part des Américains.
31:19La deuxième tentative
31:20d'assassinat,
31:21alors évidemment,
31:22ce n'était pas en public,
31:23on l'a rappelé,
31:24c'était sur son terrain
31:24de golf,
31:25etc.,
31:25il y a eu un petit effet,
31:27là,
31:27le troisième effet,
31:28je n'en suis pas
31:28tout à fait certain,
31:29bien sûr,
31:30bien sûr,
31:30les Américains
31:31vont toujours dénoncer
31:32et on le dénonce,
31:33évidemment,
31:33on ne s'attaque pas
31:34à un président
31:34ni à qui que ce soit,
31:35de manière générale,
31:36on doit pouvoir échanger
31:37des idées
31:38sans les armes.
31:39Néanmoins,
31:39je pense que cette fois-ci,
31:41il y aura un petit effet,
31:42bien sûr,
31:43où les gens seront compatissants,
31:45mais cette fois,
31:46et vos interlocuteurs l'ont dit,
31:48c'est-à-dire qu'on vit quand même
31:49depuis presque deux ans maintenant
31:51dans un chaos permanent,
31:53c'est vrai,
31:53avec des risques sécuritaires majeurs,
31:56à chaque meeting,
31:56on peut se poser clairement
31:57des questions aussi
31:58sur sa sécurité,
31:59la situation en Iran
32:00ne fait qu'augmenter,
32:02effectivement,
32:02la sécurité de Donald Trump
32:03et évidemment,
32:04les incertitudes
32:05autour de sa sécurité,
32:08c'est vrai que le quotidien
32:09des Américains,
32:09il faut toujours l'avoir en tête,
32:10est de plus en plus compliqué,
32:12c'est vrai,
32:12et les promesses qu'il a faites
32:13ne sont pas forcément
32:15au rendez-vous
32:15et ça,
32:16ça va jouer dans les prochains jours
32:17et dans les prochaines semaines,
32:18oui.
32:19Merci beaucoup,
32:20et on n'a pas fini d'en parler,
32:21merci à vous d'être venu débattre
32:23dans ce studio,
32:24demain Thomas Soto recevra
32:25Aurore Berger,
32:26ministre de l'égalité
32:27entre les femmes et les hommes
32:28et de la lutte
32:29contre les discriminations,
32:30quant à Céline Landreau,
32:32elle accueillera
32:32Gilles Kepel,
32:33professeure des universités
32:34spécialistes du Moyen-Orient,
32:36on va retrouver dans un instant
32:38André Dusselier
32:39qui nous parlera
32:40de Boris Vian,
32:42ce sera juste après la pause,
32:43à tout de suite.
32:47Toute la journée,
32:49RTL vous accompagne.
32:52C'est juste un déjeuner
32:54à tout de suite.
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