- il y a 10 mois
Ce mardi 23 décembre, Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste quantitatif chez Natixis Investment Managers, et Sylvain Goyon, gérant actions chez Montpensier Arbevel, se sont penchés sur les bons résultats du secteur de la santé, en particulier la forte hausse du cours de l'action Novo Nordisk en Bourse, sur la remontée des taux longs, et sur l'allocation idéale pour 2026, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Comme chaque jour, c'est l'heure du face-à-face aux alentours des 9h40.
00:05Et ce matin, c'est Romain Aumont qui est avec nous, macroéconomiste et stratégie chez Natix ICM.
00:10Bonjour Romain, merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Sylvain Goyon,
00:14gérant action chez Montpensier Arbevel.
00:16Bonjour Sylvain, merci de nous accompagner ce matin.
00:18Bon, commençons peut-être par, en effet, ce secteur de la santé qui ne prend pas de vacances.
00:24Sylvain, on se souvient que dimanche soir, Sanofi et plusieurs autres labos ont annoncé un accord avec l'administration Trump.
00:30Là, ce matin, c'est Novo qui prend plus de 5%.
00:32Ils étaient déjà présents, bien sûr, Novo Nordisk avec le WeGoV, c'était par injection.
00:37Désormais, ça sera par voie orale.
00:38Absolument. Alors, c'est intéressant.
00:40Cette nouvelle, en fait, tombe à prenommer pour Novo Nordisk, qui a eu un destin boursier, on va dire, chahuté.
00:46Star de la bourse, première capitalisation européenne il y a de ça à peine deux ans.
00:50On a été jusqu'à 1000 couronnes, en fait, il n'y a pas si longtemps.
00:53C'était au cœur de l'été 2024.
00:54Aujourd'hui, même avec ce rebond, on est à 320 couronnes.
00:57Entre-temps, effectivement, une chute très importante.
00:59Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:00Concurrence de l'américain Elilili sur la même classe, en fait, de médicaments anti-obésités et amégrissants.
01:07Et aujourd'hui, cette nouvelle, pourquoi elle tombe à point nommé ?
01:09Toujours la même molécule, en fait.
01:10Cette pilule orale, le WegoV, c'est toujours le semaglutide.
01:13Mais praticité et, effectivement, possibilité pour Novo de regagner des parts de marché.
01:18Donc, les investisseurs sont contents.
01:20En tout cas, c'est intéressant de voir qu'en ce moment, on est vraiment dans une séquence très forte pour le secteur de la pharma,
01:26qui a été un petit peu malmenée néanmoins cette année.
01:28Alors, ça dépend pour qui.
01:29Si on parle de l'Ailili, c'est quand même une année extraordinaire.
01:32Mais les rumeurs autour d'Abivax, le fait que dimanche soir, des laboratoires annoncent un deal avec l'administration Trump.
01:40Certains traitements également qui sont positifs pour des biotech.
01:44Donc, ça y est, enfin, une bonne année, enfin, une fin d'année, en tout cas, plutôt dynamique.
01:49Alors, j'apprécie le « enfin », parce que c'est tout à fait vrai, Etienne.
01:52On a eu une année vraiment en deux parties, très inégale, jusqu'au 30 septembre, catastrophe pour le secteur de la santé.
01:57Sous-performance massive, 15% de sous-performance par rapport au reste du marché.
02:01Qu'est-ce qui s'était passé ?
02:02Vous avez cité Trump.
02:03Eh bien, c'est quelque part de sa faute.
02:05On avait des grosses craintes, en fait, sur le niveau de fixation des prix pharmaceutiques aux États-Unis,
02:09avec potentiellement une baisse massive.
02:11Or, les États-Unis, c'est le cœur du réacteur, c'est le cœur de la profitabilité pour les laboratoires pharmaceutiques.
02:16Pour faire simple, le 30 septembre, on initie une nouvelle vague, finalement, une nouvelle phase, plus exactement,
02:23avec la signature d'un accord entre Pfizer et l'administration américaine,
02:27pour faire des concessions sur un certain nombre de médicaments, en échange de l'absence de droits de douane.
02:32Et ça, ça donne un signal d'espoir, en fait, aux investisseurs, sur le fait que ce secteur, à nouveau,
02:38offre des caractéristiques de visibilité et d'investibilité.
02:41Et on a, à côté de ça, une croissance bénéficiaire qui est tout à fait solide.
02:45Au rebond du secteur, plus 17%, en fait, en l'espace d'un mois et demi.
02:49Et tout le secteur est entraîné, effectivement, dans la foulée.
02:52Plus de nouvelles sur du côté de la biotech.
02:54Vous avez cité Abivax, avec des bons résultats cliniques.
02:56Et tout le secteur, non seulement la pharmacie, redevient investissable.
02:59Et comment, aujourd'hui, vous, en tant qu'analyste, en tant que gérant,
03:02vous pouvez prévoir les croissances futures, les profits futurs d'un secteur
03:07qui est un petit peu en trompe-l'œil sur ses droits de douane,
03:10dans le sens où, pendant un temps, on a cru que ça allait peser sur les résultats.
03:13Et aujourd'hui, vous avez ces laboratoires qui disent
03:15« Non, non, mais en fait, on va baisser le prix de nos médicaments aux États-Unis,
03:17mais ça n'aura pas d'impact sur les marges. »
03:18Comment vous percevez ce message ?
03:20Alors, effectivement, ça peut paraître extrêmement étrange,
03:22puisque quand on dit « on va baisser des prix »,
03:24comment peut-on penser que c'est une bonne nouvelle ?
03:26Il y a un truc très particulier aux États-Unis qui s'appelle finalement le « gross tout net ».
03:29Alors, je suis désolé de faire rentrer un petit peu dans la technicité,
03:31mais quelque part, c'est la différence entre les prix affichés et les prix réels.
03:35Les prix affichés aux États-Unis sont très nettement supérieurs
03:37à l'ensemble du reste du monde,
03:39et les prix négociés, soit avec les acheteurs privés,
03:41soit avec les acheteurs publics, comme Medicaid ou Medicare,
03:43sont très différents et très nettement inférieurs à cela.
03:46Et en réalité, les concessions qui sont offertes
03:48sont quelque part un peu cosmétiques
03:50et finalement permettent de se rapprocher des prix nets.
03:52Donc, en fait, l'effet net sur la profitabilité est mineur.
03:58Et d'ailleurs, c'est ce que nous a dit Sanofi hier
03:59en signant cet accord avec l'administration américaine,
04:01on n'aura pas d'impact négatif sur notre PNL.
04:04Avec notamment des marges brutes qui sont très fortes
04:06dans le secteur de la santé,
04:08donc forcément, ça offre des coussins,
04:10ça offre bien sûr des marges d'ajustement.
04:13En tout cas, le titre Novo Nordisk
04:15prend désormais plus de 6,7%, 323 couronnes,
04:18après ce feu vert de la FDA pour un traitement,
04:22une pilule amégrissante par voie orale désormais
04:25pour le Ouïgovine.
04:26Voilà pour cette réaction à chaud
04:28sur Novo Nordisk qui fait l'actualité aujourd'hui.
04:31Des réactions à chaud, on peut en faire beaucoup, Romain Haumont,
04:34dans le sens où on a l'once d'or ce matin
04:36qui touche les 3 500 dollars.
04:38On a également les taux longs qui poussent.
04:40Ça également, c'est quand même aujourd'hui
04:42un phénomène marquant,
04:43même si ça fait une petite pause là
04:45du côté du disant japonais, français ou encore allemand,
04:49on reste quand même sur des progressions spectaculaires.
04:52Absolument.
04:52Alors, bien évidemment, la poussée des taux longs
04:55est avant tout attribuable à un manque de visibilité du marché
04:58concernant la consolidation fiscale
05:01qu'on attendait en France,
05:02qu'on attendait peut-être ailleurs en Europe,
05:05qu'on trouve parfois en Espagne, en Italie.
05:07Mais disons que le Japon, les États-Unis, l'Allemagne,
05:11en tête, ça va être des grands émetteurs de dettes en 2026.
05:17On a énormément de stocks de dettes à refinancer aussi.
05:19Il y a 30% du stock de dettes total américain
05:22à refinancer en 2026.
05:24C'est habituel, mais disons que ça fait beaucoup d'offres de titres.
05:29Et donc, on a des investisseurs qui demandent
05:31ou qui regardent, qui commencent à analyser
05:33qu'est-ce qui, ou du moins trier le bon grain de livret,
05:38en quelque sorte, et demander des primes de risque
05:40concernant la signature souveraine,
05:43concernant potentiellement une prime de risque inflationniste.
05:46C'est ce qu'on observe au Japon.
05:48Mais globalement, c'est surtout les taux réels qui poussent.
05:50Et derrière, qu'est-ce que c'est le taux réel ?
05:51Eh bien, c'est une posture de politique monétaire.
05:53C'est une posture de politique monétaire
05:54qui, en Europe, semble finalement actée.
05:57On a terminé le cycle d'accommodation.
06:02Aux États-Unis, tout est pricé.
06:03On a encore deux baisses de taux qui sont prévues pour 2026,
06:07mais visiblement, on ne s'attend pas à une plus grande accommodation.
06:11Et derrière, en fait, on se retrouve avec des investisseurs
06:14qui essaient encore une fois d'émettre des petits signaux d'alarme
06:19pour expliquer aux dirigeants qu'il faut peut-être consolider fiscalement.
06:24Le boom de Froll, les 3 %, on est à 2,88.
06:27On est sur un plus haut de 2023.
06:29La prochaine étape, c'est 2011 quand même.
06:31Est-ce que ce seuil psychologique des 3 %
06:32pourrait avoir un impact sur les marchés ?
06:35Alors, si on regarde le 3 % dans l'absolu,
06:38fondamentalement, si on a une croissance qui est de l'ordre de 1 %,
06:41une croissance réelle et 2 % d'inflation,
06:44eh bien, on n'a absolument aucun problème.
06:45Un boom à 3 % ne pose strictement aucun souci.
06:48La question, c'est de savoir, est-ce qu'on est en train de valoriser
06:51une prime d'inflation dans ce boom
06:52ou est-ce qu'on est en train de valoriser une croissance potentielle
06:56qui serait peut-être stimulée par le plan massif
07:01dans les infrastructures et dans l'armement
07:02que le gouvernement allemand compte mettre en place ?
07:06Et pour nous, on considère que le niveau, à l'heure actuelle,
07:09n'est pas vraiment très important
07:11dans la mesure où il y aura de la croissance réelle,
07:13il y aura visiblement un petit peu plus d'inflation qu'escomptée
07:16et donc, à l'heure actuelle, pas de panique en la demeure.
07:20Un spread, un écart de taux entre la France et l'Allemagne
07:22qui se stabilise à 70 points de base.
07:24Là aussi, ça se dégonfle un petit peu.
07:25On était à près de 80 à 90 points de base à la rentrée.
07:29Du côté de Montpensier-Arbevel,
07:30Sylvain Gouillon, quand on est gérant action,
07:32il faut regarder quand même ces taux,
07:34que ce soit en termes d'allocations pour le marché obligataire,
07:37mais également sur certaines sociétés
07:38qui vont prendre de plein fouet
07:40cette remontée des taux dans leur refinancement.
07:42Alors, c'est tout à fait vrai.
07:44Nous, ce qui nous frappe aujourd'hui,
07:47c'est deux phénomènes qui sont concomitants.
07:50Un, c'est la baisse de la prime de risque-action
07:51et puis, comme vient de le dire Romain,
07:53c'est plutôt la constitution d'une prime
07:55sur la partie longue de la courbe au niveau des taux longs.
07:58Et donc, évidemment, cet élément-là,
08:01on le retrouve dans le taux d'actualisation
08:03qui va nous permettre d'actualiser les profits futurs
08:04et donc de déterminer les potentiels des différentes actions.
08:08Donc, ce qui compte par rapport à ça,
08:09c'est l'autre partie du coût du capital,
08:11c'est ce qu'on appelle la prime de risque sur les actions.
08:13Et comme je l'ai dit, elle était plus faible.
08:14Donc, nous, notre intérêt,
08:15ça va être de chercher des thématiques
08:17sur lesquelles on pense, justement,
08:19que la prime de risque n'aura pas vocation à regonfler.
08:22Et comment peut-on trouver ça ?
08:24En cherchant, finalement, des thématiques
08:25et des secteurs sur lesquels la visibilité est plus forte.
08:28De ce fait, on pense qu'on arrive à mettre la main
08:30sur des secteurs avec un coût du capital relativement faible
08:33et donc une bonne visibilité sur les profits futurs
08:36et donc des espoirs de gains en termes de valorisation.
08:38C'est parfois ce qui est appelé la qualité.
08:41Alors, ça ne veut pas dire que les valeurs qui ne sont pas de qualité
08:43sont des valeurs mauvaises, des valeurs de mauvaise qualité.
08:48Mais aujourd'hui, typiquement,
08:49c'est une entreprise qui affiche une croissance visible,
08:52un bilan sain, peut-être un dividende stable ou en progression.
08:57C'est ça, typiquement, la phototype ?
08:58Oui, c'est un bon portrait robot, en fait, d'une valeur de qualité.
09:03Et en fait, nous, en France et en Europe d'une façon générale,
09:05mais en France en particulier, on avait plutôt un indice
09:08qui est riche en valeurs de qualité.
09:10C'est typiquement, par exemple, les valeurs du luxe.
09:13C'est typiquement les valeurs de la santé dont on a parlé également.
09:17Et en fait, c'est une classe qui a plutôt eu tendance à être délaissée
09:20sur les deux dernières années et notamment sur la dernière année.
09:23Alors, pour des raisons qui sont à la fois, en fait,
09:25je dirais presque géopolitiques, géostratégiques.
09:27Le luxe avec la Chine, ça a été compliqué.
09:30La santé, finalement, qui s'est fait un peu confisquer son rôle
09:32de valeur refuge et de visibilité par toutes les grandes thématiques
09:36de la tech avec une croissance rapide et solide.
09:39Et on pense, en fait, que 2026 pourrait justement,
09:41et c'est d'ailleurs un de nos axes, consacrer le retour, en fait,
09:44vers des valeurs de qualité dont la valorisation, aujourd'hui,
09:47est particulièrement attractive.
09:49L'IA, au milieu de tout cela, Romain Aumont,
09:51valeurs de qualité, là, c'est sûr qu'on est sur des bilans
09:54qui sont sains, malgré les endettements qu'on a pu voir
09:56au mois d'octobre, on est sur des situations
09:58qui sont parfaitement gérables.
09:59Bon, le tout, maintenant, c'est de délivrer,
10:01c'est de réussir à afficher la croissance anticipée
10:04par les analystes.
10:06Absolument.
10:07Donc, on a beaucoup parlé de cet endettement public,
10:10maintenant, de certaines entreprises de l'IA,
10:13notamment les hyperscalers,
10:14qui n'ont plus suffisamment de cash
10:16pour financer tous les investissements nécessaires
10:18à leur croissance.
10:21Sur la thématique de l'IA,
10:22nous, on considère toujours qu'on est face
10:23à un choc de productivité,
10:24on est au début de ce choc de productivité,
10:26qu'on n'est sans doute pas arrivé à la fin de ce choc,
10:29qu'on n'est pas arrivé sur une maturité des applicatifs,
10:32mais que, finalement, on va avoir une diffusion progressive
10:34de ces capacités de calcul
10:36qui vont percoler, en quelque sorte,
10:39sur l'optimisation de la gestion énergétique,
10:42sur la robotique,
10:43sur des thématiques qui vont être beaucoup plus larges
10:46et qui vont commencer à s'aimer,
10:48on va dire, dans les indices actions mondiaux,
10:52par des gains de productivité,
10:53et donc, globalement,
10:54on va avoir des gains d'échelle
10:55qui, pour nous, vont être valorisés,
10:58finalement, dans ces entreprises d'IA.
10:59On cherche à avoir,
11:01dans les bénéfices de ces entreprises,
11:04on va dire, des profits,
11:05une croissance bénéficiaire
11:06qui sera au rendez-vous,
11:07mais ce qu'on a tendance encore à oublier
11:10et ce qu'on voit, nous, en 2026,
11:12en 2027 et à moyen terme,
11:13c'est de se dire qu'en fait,
11:15il y a de plus en plus d'entreprises
11:16qui utilisent ces outils
11:17et ces entreprises vont faire
11:19des gains de productivité
11:19et pour nous, ça va être quelque chose
11:21qui va relancer encore
11:22et réaccélérer la croissance bénéficiaire
11:24de ces indices.
11:25Et l'IA, c'est à la fois une opportunité,
11:27mais aussi un risque.
11:28Et vous, vous le percevez tel quel
11:30chez Natix 6e,
11:31c'est à la fois,
11:32bah oui, le marché américain,
11:34c'est là-bas que ça se passe
11:34pour l'intelligence artificielle,
11:36il y a des opportunités
11:37et puis à la fois,
11:38c'est un risque aussi
11:39d'avoir une surexposition
11:40au marché américain
11:41dans le sens où si demain ça coince,
11:43c'est toute la cote
11:43qui sera emportée.
11:44Absolument.
11:45Donc, il y a le risque
11:46de concentration.
11:47Malheureusement,
11:47et c'est toujours le même cas
11:49depuis maintenant 4-5 ans,
11:50on a un coût d'opportunité
11:51à ne pas être exposé
11:52sur le marché américain.
11:54Donc, on doit accepter
11:55d'être rémunéré pour ce risque.
11:56Et pour le moment,
11:57ce que l'on observe,
11:57c'est qu'on est rémunéré
11:59pour ce risque.
11:59On n'a pas de bulle devant nous.
12:01Quand on regarde finalement
12:02les croissances bénéficiaires
12:05anticipées à 12 mois,
12:06on est sur quelque chose
12:08qui est tout à fait correct.
12:09Les forward PE à 12 mois,
12:13quand on regarde le Nasdaq
12:15pris dans son entièreté,
12:16on est bien loin
12:17des forward PE
12:18qu'on avait observés
12:19durant la crise
12:20de la bulle Internet.
12:22C'est des attentes bénéficiaires ?
12:24Ce sont des attentes
12:25et généralement,
12:25on n'est pas déçu.
12:26Et il faut tout à fait avouer
12:28qu'on va sans doute
12:29ne pas être déçu
12:30par les bénéfices
12:31de ces entreprises.
12:32Ça, c'est notre conviction.
12:33Parce qu'il y a une demande.
12:34Parce que finalement,
12:35il y a toujours finalement
12:38une innovation
12:38qui vient de ces marchés.
12:41Il faut accepter
12:42de prendre le risque,
12:43peut-être de la volatilité,
12:44un sentiment dégradé
12:45qui va sans doute en 2026,
12:47on en parlera peut-être,
12:48par des contraintes politiques
12:51aux États-Unis,
12:52va créer encore
12:53un sentiment
12:53un petit peu détérioré
12:55sur ces marchés.
12:56En revanche,
12:57si on regarde la tendance
12:58et qu'on extrait
12:58la tendance du bruit politique,
13:01du bruit trumpien,
13:02finalement,
13:02qui nous attend encore
13:03en 2026,
13:04il y a de grandes chances
13:04que finalement,
13:05les performances
13:06soient orientées
13:07par la croissance bénéficiaire.
13:10Et donc,
13:10c'est ce qu'on va chercher,
13:11nous,
13:11au sein de Natix ICM,
13:12s'exposer à la croissance bénéficiaire.
13:14Et les sept magnifiques
13:15qui ont une fois
13:15tiré la cote.
13:16Si vous regardez
13:17le S&P 500
13:18et le S&P 500
13:19et qui pondéré,
13:19ça se voit très clairement
13:20une nouvelle fois cette année.
13:22L'intelligence artificielle,
13:24bien sûr,
13:24on peut la jouer à travers
13:25cette magnifique
13:26Sylvain Goyon,
13:28mais il y a également
13:28des proxys.
13:30Oui,
13:30alors,
13:30c'est tout à fait vrai.
13:32Je rejoins parfaitement
13:33ce qui a été dit.
13:35Alors,
13:36deux choses,
13:36juste peut-être en préambule.
13:38Pour ce qui est,
13:38effectivement,
13:39de tout ce qui est IA,
13:41il y a la possibilité,
13:42effectivement,
13:43déjà,
13:43d'écarter
13:44le vrai risque de bulles.
13:46En revanche,
13:46nous,
13:46ce que l'on pense,
13:47c'est qu'il faut jouer
13:47la réduction du différentiel
13:49de croissance
13:49qu'il y a entre ces valeurs,
13:50qui existent vraiment,
13:51elles ont vraiment
13:51une très belle croissance bénéficiaire,
13:54justement,
13:55en relatif,
13:55fait de mieux en mieux
13:56par rapport à ces dernières.
13:57Donc,
13:57nous,
13:58on a plutôt envie
13:58de jouer de cette diversification.
14:00Donc,
14:00d'où les proxys.
14:01Alors,
14:01je vais commencer par la santé.
14:03Vous allez me dire
14:03que je suis un peu obsédé,
14:04mais effectivement,
14:05là,
14:05on a véritablement,
14:07dans les effets de diffusion,
14:09un secteur
14:09qui bénéficie,
14:11justement,
14:12de tout cet essor
14:13de la puissance de calcul
14:13et de ces différents modèles.
14:15Juste une anecdote,
14:162024,
14:17le prix Nobel de chimie,
14:20Demis Hassabis,
14:21c'est le développeur
14:23de DeepMind,
14:24qui avait développé,
14:25en fait,
14:25le système
14:26qui avait permis
14:27de battre le champion
14:27du monde
14:28du jeu de go,
14:29Lee Sedol,
14:30en 2016.
14:31Et en fait,
14:32juste pour illustrer cela,
14:34ce système est par exemple
14:35capable de décrire
14:36200 000 protéines.
14:38La description d'une protéine,
14:40c'est normalement
14:40l'objet d'une thèse.
14:41Pour un PhD,
14:41ça dure à peu près un an.
14:42La description d'une seule protéine.
14:44Donc,
14:44quelque part,
14:44on arrive avec l'IA
14:46à faire le travail
14:47de 200 000 chercheurs,
14:49200 000 années chercheurs.
14:50Donc,
14:50c'est quand même
14:50complètement dingue
14:51et on commence à arriver
14:52à voir,
14:53en fait,
14:53les effets sur la productivité
14:55de l'industrie pharmaceutique
14:56en termes de réduction,
14:57par exemple,
14:58de temps
14:59pour trouver
14:59des futurs candidats médicaments.
15:01Et ça,
15:01ça va être un des premiers points.
15:03Un deuxième proxy,
15:04mais qui est peut-être,
15:05en fait,
15:06je dirais,
15:06pas un proxy en tant que tel,
15:08c'est toute la révolution
15:09autour de la grille énergétique
15:10et des besoins énergétiques.
15:12L'IA,
15:13c'est monstrueusement
15:14consommateur d'énergie.
15:16On a parlé des hyperscalers,
15:17de leurs investissements massifs
15:19dans les data centers.
15:20Et ce qu'on constate
15:21dans les data centers,
15:21c'est que la part,
15:22effectivement,
15:23d'usage qui est lié à l'IA
15:24croît de façon exponentielle.
15:26Et donc,
15:26avec des besoins d'énergie
15:27qui sont extrêmement importants
15:29et qui nécessitent,
15:30en fait,
15:30des investissements
15:31qu'on appelle,
15:31effectivement,
15:32off the grid,
15:33c'est-à-dire qu'il faut fournir
15:33de l'énergie à sa data center.
15:35Donc là,
15:35on a des valeurs
15:36qui sont très intéressantes
15:37à jouer là-dessus.
15:38Donc,
15:38c'est un des points,
15:40en fait,
15:40que l'on suit
15:40avec grand intérêt
15:41chez Montpensier Arbevel.
15:43Donc,
15:43la santé,
15:44le secteur de l'énergie,
15:45est-ce qu'il y a d'autres secteurs
15:46aujourd'hui
15:47qui pourraient bénéficier de l'IA ?
15:50Oui.
15:50Le secteur bancaire,
15:51peut-être,
15:52on entend beaucoup de choses.
15:52Même vous,
15:53vous êtes des acteurs de la finance,
15:54vous le voyez bien,
15:54l'intelligence artificielle,
15:55ça change beaucoup de choses.
15:57Alors,
15:57absolument.
15:58Tout ce qui est,
15:58effectivement,
15:59financier,
16:01blockchain,
16:03sécurisation des transactions,
16:04on est là aussi,
16:05complètement dans le cœur
16:05du réacteur.
16:06Alors,
16:06on n'est peut-être plus
16:07à proprement parler
16:08sur de l'intelligence artificielle,
16:10mais on est sur des cas d'usage
16:11qui sont,
16:11effectivement,
16:12tous en train de se transformer.
16:13Mais je dirais que même
16:14l'industrie du luxe,
16:16pour le suivi,
16:17effectivement,
16:17des produits qui ont été vendus,
16:19intègre,
16:20aujourd'hui,
16:20des solutions d'IA
16:21qui sont tout à fait novatrices.
16:23Donc,
16:23ces effets de diffusion,
16:24ils sont absolument multiples.
16:26Nous,
16:26ce que l'on dit,
16:26c'est qu'effectivement,
16:27justement,
16:28la diffusion arrive
16:29et il faut diversifier le portefeuille
16:32pour,
16:32justement,
16:33sortir un peu
16:33de ces sept magnifiques
16:34et peut-être regarder le SNP 493
16:37et évidemment aussi
16:39en dehors des États-Unis.
16:40Romain Aumont,
16:40chez Natix CCM,
16:41comment vous regardez
16:42cette thématique de l'IA ?
16:43Ça change votre métier,
16:44vous,
16:44aujourd'hui ?
16:45Alors,
16:46on commence,
16:48le groupe BPCE
16:49a mis en place
16:50une politique
16:51d'intégration
16:52d'outils maison
16:53et je dois avouer
16:55qu'étant moi-même PhD,
16:58parfois,
16:58dans mes recherches,
16:59j'ai tendance
17:00à débuguer du code
17:01avec l'IA.
17:02On l'utilise déjà
17:04dans nos métiers
17:05et c'est des gains
17:07de productivité
17:08qui sont absolument fondamentaux.
17:10Donc,
17:10pour une unité de travail
17:11utilisée,
17:12on a une valeur ajoutée
17:13qui est décuplée.
17:15Du côté,
17:16aujourd'hui,
17:16des risques également identifiés,
17:18il y a également
17:19la Fed,
17:20la Banque Centrale Américaine.
17:21C'est vrai que
17:22Donald Trump a dit,
17:23j'hésite entre deux Kevin,
17:25Kevin Asset
17:26et Kevin...
17:27Warsh.
17:28Warsh.
17:29Est-ce qu'aujourd'hui,
17:30vous tentez plutôt
17:30pour un Kevin
17:31que pour l'autre ?
17:32C'est vrai que Donald Trump
17:33essaie de brouiller les pistes
17:34et aujourd'hui,
17:35ce sujet a été relégué
17:36mais apparemment,
17:37c'est imminent,
17:37c'est pour le mois de janvier.
17:38C'est censé être
17:39pour le mois de janvier.
17:40Alors nous,
17:40on n'a pas de préférence
17:41sur le Kevin.
17:42Ce qu'on voudrait
17:42et surtout,
17:43ce que le marché voudrait,
17:44c'est avoir de la visibilité,
17:45savoir quel est le futur président
17:48de la Réserve fédérale,
17:49si finalement,
17:50il a une posture
17:50qui est lisible
17:51en tant que futur président,
17:53s'il n'est pas trop soumis
17:54au pouvoir politique
17:55de Donald Trump
17:56et c'est finalement
17:57les signaux
17:57qui seront émis
17:58par ce nouveau président
18:00qui seront absolument capitaux
18:01pour comprendre
18:02la fonction de réaction future
18:04de la Réserve fédérale
18:05qui sera absolument critique
18:06pour l'année 2026.
18:08Et aujourd'hui,
18:09en termes de baisse de taux,
18:10quels sont vos scénarios ?
18:11On voit que le marché
18:12a du mal également
18:12à trouver un consensus
18:13sur ce sujet.
18:15Alors nous,
18:16on est assez conservateur
18:17sur le nombre
18:17de baisses de taux
18:18qui sont encore nécessaires
18:19à l'économie américaine.
18:20Donc on table encore
18:21sur deux baisses de taux
18:22dans la mesure où on a quand même
18:23finalement des faisceaux
18:24et ça c'était rappelé
18:25par Williams,
18:26le président de la Réserve fédérale
18:27de New York
18:27la semaine dernière.
18:28On a finalement
18:29un rythme de croisière
18:31de désinflation
18:31et finalement
18:33une détérioration
18:34tout à fait graduelle
18:35du marché de l'emploi.
18:36Et dans ce cadre,
18:38les règles de décision
18:39les plus classiques
18:39du type règles de Taylor
18:41nous indiquent
18:41qu'il faut encore
18:42baisser au moins
18:43deux reprises
18:44pour trouver le seuil
18:45de neutralité
18:46et assurer à l'économie américaine
18:48d'atterrir finalement
18:48sur son potentiel de croissance
18:50en 2026
18:51sans créer de tensions
18:52inflationnistes supplémentaires.
18:53Et ça c'est un scénario
18:54qui est intégré
18:54quand on voyait
18:55un disant américain
18:56à 414,
18:57il a déjà anticipé
18:58ce scénario
18:59de baisse de taux
19:00ou de non-baisse de taux
19:01pour l'an prochain ?
19:02Absolument.
19:02Et donc comme je disais
19:03tout à l'heure,
19:04finalement dans le 414
19:06que l'on a à l'heure actuelle,
19:07cette petite augmentation
19:08qu'on a observée
19:09depuis un mois,
19:09elle n'est pas du tout
19:10attribuable
19:11à des anticipations
19:12d'inflation
19:12qui se seraient
19:14consolidées.
19:16C'est simplement
19:16le taux réel
19:18et derrière le taux réel,
19:19qu'est-ce qu'on a ?
19:19On a finalement une croissance
19:20et dans les mots
19:21de Jérôme Powell,
19:22cette croissance
19:23en fait,
19:23elle commence à percoler
19:24également dans la partie
19:26longue de la courbe américaine
19:27dans la mesure où
19:28les gains de productivité
19:29dont on parlait
19:29grâce à l'IA
19:30vont finalement
19:31se matérialiser
19:32dans la croissance potentielle
19:33et donc la croissance
19:34de long terme américaine.
19:35Et on se suivra ça
19:35bien sûr l'an prochain
19:37avec donc un président
19:38de la Fed
19:38qui doit être annoncé
19:39au mois de janvier.
19:40En tout cas,
19:40c'est ce qu'avait dit
19:41Donald Trump
19:41il y a une dizaine de jours.
19:42Merci à tous les deux
19:43de nous avoir accompagnés.
19:44Romain Aumont,
19:44donc pour Natixissier,
19:45macroéconomiste et stratégiste,
19:47accompagné de Sylvain Gouillon,
19:49gérant actions
19:49chez Montpensier.
19:51Arbevel,
19:51le CAC 40,
19:52c'est 0,2%.
19:53Désormais,
19:54remet en danger
19:54cette zone des 8100 points,
19:568103 points
19:57quand l'Eurostock 50
19:59est parfaitement stable
20:00à 5740 points.