- il y a 2 mois
Ce vendredi 12 décembre, Stéphane Houri, analyste tech chez Oddo BHF, Louis de Montalembert, gérant chez Sunny Asset Management, et Valentin Nicaud, membre de la cellule infos d'expert de Bourse Direct, se sont penchés sur le rallye de fin d'année à 100 milliards de dollars pour OpenAI, la pesée du dégonflement d'Oracle sur le Nasdaq, le dépassement de toutes les attentes chez Micron, la question sur le vibe coding en tant que créateur ou destructeur de l'emploi, l'explosion des prix pour la mémoire DRAM, l'exposition du titre Comet au cycle de la mémoire, la société Rubrik en tant que pépite de la cybersécurité, ainsi que les seuils techniques à surveiller sur les marchés et les valeurs, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, Tech Stoxx.
00:04Tout un stock d'actions pour investir dans la tech. Pendant 27 minutes, on va maintenant vous
00:11apporter des idées de pépites et on tentera de faire de vous des insiders.
00:14Nos GOAT de la tech cette semaine, Stéphane Houry, il est analyste tech pour Odo BHF. Bonjour Stéphane.
00:23Bonjour. Bienvenue. Et Louis de Montalembert, bonjour Louis. Bonjour. Ravi aussi de vous
00:27retrouver gérant pour Sony Asset Management. Chaque vendredi, Astor Seaway, BFM Bourse prend
00:31l'avance sur la tech boursière grâce, messieurs, à votre expertise. Dans un instant, vos pépites
00:36méconnues de la tech. D'abord, dans l'actualité. Ça, c'est pour ceux qui ont raté la semaine qui
00:43vient de s'écouler. Qu'est-ce qui vous a, messieurs, le plus bluffé dans l'actualité de la tech ? Avec
00:46Antoine aussi qui est à nos côtés. Qui se jette à l'eau le premier ? Louis, qu'est-ce qui vous a le
00:50plus bluffé cette semaine ? Moi, c'est le retournement sur Broadcom et un petit peu
00:55alphabet. En fait, il y a eu toute une espèce de combat depuis la sortie de Gemini 3 qui a
01:01surpassé considérablement OpenAI. Et on se souvient du code red, du code rouge qu'avait lancé Sam Altman
01:09sur les croissances futures de son entreprise. Et donc, on avait une espèce de dichotomie en
01:13bourse dans lequel le team alphabet, dans lequel il y avait Broadcom, était fortement monté. À l'inverse,
01:19on avait le team OpenAI, dans lequel on avait plutôt Nvidia, qui avait moins bien performé. Et
01:26en fait, là, avec les nouvelles d'Oracle, on a eu un espèce de retournement collectif,
01:31une sorte de dégonflement. Alors moi, je ne parle pas de bulles, donc je ne veux pas, mais de la
01:36thématique IA et dans son acception plutôt hardware, même si en réalité ça emmène un petit peu toute la
01:43tech. Et on a un Broadcom qui a quand même annoncé une série d'excellentes nouvelles qui a
01:50baissé de 20% en quelques jours. Alors Alphabet, c'était peut-être un peu moins brutal, c'était
01:569-10% ou quelque chose comme ça. Puis ça avait énormément monté sur Broadcom. C'était un peu
02:01plus brutal et inattendu. Puis on a vu que ça emmenait aussi le data layer dans le seul logiciel qui
02:09avait à peu près fonctionné, parce que c'était une année absolument catastrophique pour le logiciel,
02:13ça ne vous a pas échappé. Le data layer, les snowflakes, les MongoDB, etc. Tout ça a été
02:19emporté par un dégonflement de la thématique IA, car il n'y a pas de bulles IA, comme je vous l'ai
02:26démontré la dernière fois que je suis venue. Il fait le teasing de ses précédents passages en plus.
02:31Voilà, exactement. Il faut aller regarder les épisodes d'avant. Donc voilà, je trouve que c'est un
02:36événement assez intéressant en fin d'année, au moment où on pensait qu'avec la Banque Centrale
02:40qui baissait les taux, on aurait le rallye de fin d'année. Bam, Oracle qui nous sort deux nouvelles
02:47coups sur coups qui sont extrêmement décevantes. Est-ce que c'est le cadavre dans le placard Oracle ?
02:51Est-ce que c'est le maillon faible qui pourrait briser la chaîne ? Non, en fait, le problème,
02:55c'est que c'est le petit, c'est la grenouille qui s'est crue être à boeuf, c'est ça. Et donc,
03:00en fait, on parle d'Oracle comme étant l'exemple même de l'IA, mais c'est un peu de la flûte.
03:06Alors, je dirais qu'il y a deux grenouilles qui se prennent pour des boeufs dans l'affaire. Il y en a
03:10une qui va probablement peut-être réussir, c'est OpenAI, et l'autre, c'est Oracle, The Jury Still Out. Mais
03:16la réalité, c'est qu' l'IA repose sur des infrastructures financées par des gens qui ont des
03:23cachets opérationnels tellement pléthoriques que ça ne fera pas une différence gigantesque. Et donc,
03:29il n'y a pas de risque sur cette infrastructure. Après, il y a deux acteurs qui se haussent du col,
03:35et vont-ils trouver les financements nécessaires ? Il y en a un. Alors, à ma grande surprise,
03:40parce que quand OpenAI dit je ne veux faire que 5% de croissance alors qu'il fait 20 milliards de
03:48chiffre d'affaires et que c'est valorisé 500 milliards, je me suis dit mais comment est-ce
03:51qu'ils vont encore réussir à lever de l'argent dans une valorisation voisine ? Là, on a 750 milliards
03:57annoncés il y a quelques jours. Aujourd'hui, c'est 830 milliards. Parce qu'ils tentent de lever auprès
04:02le fonds souverain, 100 milliards. Alors là, je pense que c'est Trump qui tord le bras des
04:06fonds souverains, parce que 830 milliards pour une boîte qui s'est faite dépasser technologiquement
04:10par Gemini et qui aura probablement des difficultés à reprendre le leadership.
04:16Comment vous regardez là ce qui est en train de nous expliquer ? Et puis vous nous livrerez
04:18vous votre semaine, ce qui vous a le plus bluffé cette semaine. Mais voilà, effectivement,
04:21cette course-poursuite dans l'univers de la tech, de l'IA, et puis ce changement de leadership
04:26qui semble être en cours, mais qui n'empêche pas pour autant, OpenAI peut être un trou noir,
04:30mais de capter de plus en plus d'argent quand même dans ces levées de fonds. Comment vous
04:34dressez, vous nettoyez, vous assainissez la vision des choses là-dessus ?
04:38C'est un peu le même type de vision. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a des acteurs
04:44qui investissent des sommes phénoménales. Certains, peut-être un peu trop par rapport
04:50à leur cashflow opérationnel, mais ils font le pari de la monétisation. Et cette monétisation
04:55auprès des consommateurs, cette monétisation auprès des entreprises, en fait, on n'aura
05:02pas la réponse à cette question avant probablement 2027, peut-être 2028. Donc ça va générer
05:08beaucoup de volatilité. Oracle, effectivement, c'est peut-être le maillon faible, mais en tout
05:17cas, ils ont des ambitions assez fortes dans le secteur.
05:21On va continuer d'en parler. Bien sûr, vous l'avez vécu comment cette nouvelle semaine,
05:25la dernière vraie semaine importante de l'année sur les marchés, y compris sans doute
05:28dans la tech ? Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ou bluffé, Stéphane ?
05:31Moi, c'est Micron, c'est les résultats de Micron. Micron qui est un fabricant de mémoire
05:36américain. Ils font beaucoup de DRAM, qui est cette mémoire qui est très utilisée
05:42dans les PC, qui est très utilisée dans les smartphones et qui maintenant, sous son format
05:46HBM, High Bandwidth Memory, donc c'est de la mémoire à haute fréquence, est très
05:51utilisée dans les data centers. Et si vous regardez le prix de la mémoire, je crois
05:54qu'on en reparlera tout à l'heure, le prix de la mémoire a explosé au mois de septembre
05:59parce que c'était la conséquence de trois ans de non-investissement chez les fabricants
06:04de mémoire, avec un marché du PC qui se réveille, un marché du smartphone qui n'est
06:09pas si mauvais, non pas en volume, mais par le contenu des smartphones. L'iPhone continue
06:14d'augmenter son contenu en mémoire à chaque génération. Et c'est à ce moment-là
06:18que montent en puissance les projets type Stargate aux Etats-Unis. Et donc, il y a un
06:22squeeze sur le marché. Et c'est une des premières publications, celle-là, où on
06:26voit vraiment l'effet. Et l'effet, il est que, par exemple, quand il parle de guidance
06:30pour le prochain trimestre, il guide sur un BPA qui est le double du consensus. D'où
06:35la réaction boursière qu'on a eue.
06:37D'autant que ce n'était pas très cher Micron.
06:39Ce n'était pas très cher. Mais ça ne tue pas le débat sur est-ce qu'il y a une
06:43bulle, pas une bulle ? Est-ce qu'on investit trop ? Est-ce qu'on n'investit pas trop ?
06:46Mais c'est quand même des choses qu'on va voir arriver et avec des impacts aussi
06:51très forts en termes d'investissement parce qu'ils vont devoir faire monter
06:54leur capacité de production.
06:55Et ce qu'a annoncé Micron, de votre point de vue, c'est bon aussi pour nous
06:58Européens, pour nos acteurs européens de la tech ?
07:00Oui. Alors, en Europe, on a un écosystème parmi les équipementiers qui est très
07:05fort, notamment aux Pays-Bas. ASML, très clairement, va en profiter.
07:09Le WaferFab Equipment Market, donc le marché des CAPEX, des semi-conducteurs, va
07:15croître de plus de 10% l'année prochaine. Et le segment exposé à la mémoire va
07:20croître de plus de 30% l'année prochaine parce que Micron relève son budget de CAPEX.
07:25Samsung va le faire également. SKINX, le coréen, va le faire également.
07:30Donc, il y a une course qui est en train de s'engager. Ce qui est intéressant, c'est
07:32que d'habitude, c'est un peu un cycle boom and bust. D'ailleurs, il y a un boom de CAPEX
07:37et derrière, ça retombe. Là, nous, on pense que ça va continuer pendant quelque
07:41temps parce que les besoins en high bandwidth memory, justement, dont je vous ai parlé,
07:45sont majeurs et on n'a pas la capacité aujourd'hui.
07:47Je la sens bien cette année 2026 sur la tech. Oui, il y aura de la volatilité, il
07:52y aura encore des mauvaises surprises, mais le tapis roulant, la marée continuera
07:56de monter manifestement. C'est comme ça que vous voyez, que vous imaginez 2026, Louis ?
08:00Oui, parce qu'en fait, on s'aperçoit que les contraintes, elles ne sont pas du côté
08:04de la demande, elles sont du côté de l'offre. Oui. Et les limites physiques, énergétiques
08:08aussi. Voilà, ça, ça change tout. Ça veut dire qu'on a une demande qui est extrêmement
08:13forte. Et puis, moi, je pense que, évidemment, que l'IA générative poursuit sa course pour
08:20être de plus en plus performante. On a, à partir de 2026, deux fois plus de puissance
08:24de calcul. Donc, je pense qu'on va avoir des améliorations massives. Mais en plus de ça,
08:28je dirais que l'IA générative, telle qu'elle est aujourd'hui, dans l'état de
08:32l'art, elle est monétisable. Moi, ma thèse, c'est à travers le logiciel, mais ma thèse
08:37s'est trouvée bien contredite pendant toute l'année. Mais elle est, à mon sens, monétisable.
08:42Donc, ça peut être une très bonne année.
08:44Oui. Et à l'issue de cette semaine, vous achetez quoi ? Enfin, dans quoi est-ce que vous
08:48auriez envie de renforcer vos positions sur les grandes techs américaines, en l'occurrence ?
08:52Ou européennes, d'ailleurs. Pourquoi je dis américaines ? C'est quoi ce biais, toujours,
08:55aux Etats-Unis ? Oui. Alors, je suis désolé, je vais être dans le biais.
08:58J'espérais que vous m'en libéreriez. Non, ce n'est pas mon boulot. Sans donner de conseils
09:05d'achat ou de vente, puisque ce n'est pas notre métier. Mais c'est vrai que moi, je conserve
09:10une faveur pour Broadcom, parce qu'en fait, c'est vraiment une alternative extrêmement
09:17intéressante. C'est les ASICS. Donc, c'est des puces très spécifiques pour un besoin particulier.
09:24Et donc, ils sont moins chers à fabriquer qu'une GPU et évidemment moins versatiles,
09:30mais moins chers à utiliser aussi en termes de consommation d'énergie. C'est ce qui donne
09:34le gros avantage aujourd'hui à Gemini. Mais en réalité, ils sont en train de signer
09:39plusieurs entreprises. C'est vraiment l'acteur montant qui peut être le concurrent solide
09:44de Nvidia. Donc, ça reste pour moi une société très intéressante.
09:47Vous nous direz quoi suivre précisément dans l'univers tech début 2026. Mais d'abord,
09:51ce dont on vient de parler est presque encore un peu trop mainstream. Stéphane, Louis,
09:56Techstock, c'est aussi le moment où on échange dans le secret de la tech. Vous nous livrez
09:59vos indiscrets.
10:03Pouvez-vous, s'il vous plaît, faire de nous des insiders ? Livrez-nous des secrets.
10:06Sous les radars, que tout le monde a une annonce dans la tech passée inaperçue, une conversation
10:13que vous avez pu avoir ces derniers jours, un chiffre que vous avez vu passer, qui vous a
10:17ou contrarié ou encore plus encouragé dans vos convictions ? Louis.
10:23Alors, l'un des grands sujets de l'IA dans lequel on dit que c'est le cas d'usage le plus répandu,
10:30c'est le codage automatique. Et donc, toute la question est de se dire, bon, alors il y a une grande
10:34question autour du logiciel, même si, une fois de plus, le logiciel n'est pas juste
10:37des lignes de code, mais est-ce qu'on va encore avoir besoin de codeurs ? Et en fait, c'est
10:41une conversation à laquelle j'ai assisté du patron de Jeffrock, qui est un dépositaire
10:46de logiciel dépositaire de code, qui disait qu'à l'inverse, en 2026, il y aurait encore
10:53plus de recrutement de développeurs. Parce qu'en fait, le sujet de ce qu'on appelle
10:59du vibe coding, donc c'est tous ces assistants de codage, c'est qu'en réalité, on produit
11:05de plus en plus de codes. Voilà. Des quantités qui deviennent astronomiques de codes et finalement,
11:10les développeurs, de plus en plus, doivent vérifier ce code, doivent valider ce code.
11:15Et donc, comme on a une espèce d'incontinence, ça crée un goulot d'étranglement,
11:19une incontinence de création de codes, ça crée un goulot d'étranglement que pour
11:23l'instant, que les hommes, uniquement les hommes, peuvent résoudre.
11:26Et puis, si on va un chouïa plus loin de cette discussion, c'est le fameux paradoxe
11:31de Jevons qu'on a tous découvert au moment de DeepSync, c'est effectivement, ça coûte
11:38de moins en moins cher de développer grâce au vibe coding. Et donc, on a besoin de plus
11:43en plus de développeurs parce qu'on va, par conséquent, développer de plus en plus
11:46de produits. Et effectivement, la diffusion de l'IA se fait par du code, par du logiciel
11:53à un endroit. Là, je ne parle pas des sociétés de logiciels, mais à un moment ou l'autre,
11:57il faut coder son utilisation. Et donc, de manière contre-intuitive, on pourrait avoir
12:02besoin de plus en plus de développeurs.
12:05Oui. Stéphane, quand vous entendez ça, vous vous dites, on n'est pas au bout des
12:08interrogations ou on commence à avoir des réponses ? On pensait effectivement que l'IA
12:11allait remplacer les codeurs, qu'il n'y aurait plus besoin de codeurs. Et puis là, on apprend
12:15qu'en fait, si, peut-être qu'il y aurait encore plus besoin de codeurs.
12:17Je ne suis pas très étonné. C'est-à-dire qu'on est dans une phase où, nous, on le
12:22voit aussi dans l'analyse financière, on en parlait juste avant, mais ça va nous
12:27aider à aller plus vite. Ça va nous ouvrir peut-être d'autres perspectives et nous
12:31permettre de nous focaliser sur des tâches à un peu plus forte valeur ajoutée. Mais
12:35je ne crois pas que ça puisse supprimer complètement le besoin d'un analyse financière.
12:39Et un codeur, c'est la même chose. En fait, il y a besoin d'un contrôle humain,
12:42d'une réflexion humaine.
12:43Vous voyez ce biais humain qui tente à essayer de s'auto-rassurer, là. Ils en sont la
12:48preuve vivante. Mais oui, vous serez encore là avec nous dans quelques années. On sera
12:52ensemble.
12:52Moi, je vais me faire effacer, moi.
12:55Et les journalistes seront-ils remplacés ?
12:57Ça commence dans certains pays. On voit en Chine, il y a quelques trucs, des vidéos
13:02qui passent comme ça, de médias locaux chinois incarnés par des IA, un truc qui
13:06sont bien pré-programmés, on imagine, en amont. Assez impressionnant là-bas.
13:10Stéphane, qu'est-ce qui, dans vos conversations récentes, tous les chiffres que vous
13:13voyez passer jour après jour, là, cette semaine ou ces derniers temps, vous a le plus
13:17contrarié, parce qu'il est peut-être contrarié, là, Louis, avec ce qu'il nous a apporté,
13:20ou au contraire, encouragé dans vos convictions ?
13:22Non, encouragé dans mes convictions, effectivement, un chiffre plus 400%. C'est la variation
13:29du prix de la DRAM depuis mi-septembre. Je parlais de la mémoire juste avant, donc
13:33je continue sur ma lancée.
13:35C'est un type de mémoire, la DRAM.
13:37Oui, la DRAM, c'est de la mémoire, c'est la mémoire que vous mettez dans les PC qui va retenir
13:41l'information tant que le PC est allumé, et contrairement à la flash, qui va conserver
13:47les infos dans le téléphone, même quand il n'y a plus de batterie. Et donc cette mémoire,
13:53elle est utilisée pour faire tourner les applications autour des microprocesseurs, et c'est ce que je vous
14:00ai expliqué tout à l'heure, il y a un vrai pincement sur le prix de la mémoire, parce
14:04que pas d'investissement pendant trois ans, chez les grands fabricants, il y a trois
14:08grands fabricants, c'est Micron, INX et Samsung qui ont 90% de part de marché, ils ont
14:14loqué le marché et ils n'ont pas investi pendant trois ans, et on se retrouve avec
14:18le data center qui explose, le PC qui reprend, et le smartphone, l'iPhone qui consomme
14:23toujours plus de mémoire.
14:24Et du coup, c'est le prix de la mémoire des RAM qui vous impressionne, là, sur trois
14:27mois, la hausse des prix est absolument dingue ?
14:28Ah bah c'est, enfin je crois que c'est, j'ai du jamais vu en fait.
14:31Plus 400% sur trois mois ?
14:33Oui, c'est du jamais vu, et la question que tout le monde se pose, c'est, donc c'est
14:38ce qui va rendre d'ailleurs les PC plus chers l'année prochaine, parce que beaucoup
14:43d'acteurs vont se focaliser sur la mémoire pour les data centers, donc la HBM, et il va
14:48y avoir un peu moins de mémoire pour les PC.
14:50Donc ça, c'est très impressionnant, la question c'est de savoir si ça va rester à
14:54ce niveau-là ou si ça va retomber.
14:55Nous, on pense que ça va continuer parce qu'il y a un sous-investissement chronique
15:01et ça va mettre un petit peu de temps pour installer des capacités.
15:03Donc les ordis qu'on sera amenés à acheter seront toujours de plus en plus chers ?
15:06En tout cas, l'année prochaine, probablement.
15:08Alors on va essayer de passer à l'action, justement, traduire tout cela en idée d'investissement.
15:11On est au cœur de culture bourse, tech, stocks, pour passer à l'action dès lundi,
15:14dès la semaine prochaine.
15:15Il faut agir quand on investit en bourse.
15:17Ceux qui agissent aujourd'hui feront les standards de demain.
15:18Louis Stéphane.
15:19Alors on passe à l'action.
15:23Antoine.
15:24Alors vos pépites, on sent que la mémoire, c'est vraiment une thématique qui vous a
15:29intéressé cette semaine et votre pépite n'y échappe pas.
15:32C'est plutôt du côté de la mémoire qu'on se dirige, j'ai l'impression.
15:34Oui.
15:34Alors effectivement, je voulais parler de Comet, qui est une société suisse qui fait à peu
15:40près 1,6 milliard de capi, et qui est exactement dans cette thématique.
15:45En fait, ils font des modules dans le domaine de l'inspection et du test des semi-conducteurs,
15:52des waifers.
15:53En fait, ils vendent des modules à des grands équipementiers comme LAM Research.
15:58Ils sont exposés à hauteur de 60% au marché du semi-conducteur.
16:02Le reste, c'est des marchés industriels, des marchés partout où il y a besoin de tester
16:07et d'inspecter, et ils sont très exposés, quand on essaye de reconstruire un peu leur
16:13exposition marché final, ils sont très exposés au marché de la mémoire.
16:17Et en fait, ce marché de la mémoire, on a vu déjà dans les commandes d'ASML au
16:22Q3 que ça commençait à repartir, et c'est normal que ça reparte d'abord chez ASML
16:26parce qu'il y a des lead time, donc des temps de livraison de 12 à 18 mois.
16:32Chez des acteurs comme ça, c'est des temps de livraison beaucoup plus courts.
16:34Donc on n'a pas encore vu les commandes reprendre.
16:36On pense que ça va reprendre, et compte tenu de là où est le titre, on pense que c'est
16:40une excellente opportunité.
16:41Société suisse, alors ça, société suisse dans la tech, on ne savait pas.
16:45Il y a une société de mémoire, il y a une société japonaise qui s'appelait
16:48Advantest, je crois qu'il est un petit peu sur le même segment, mais qui date d'il
16:52y a bien plus longtemps.
16:53Mais on est sur le test des capacités des semi-conducteurs.
16:57On est sur le test et l'inspection des waifers, donc c'est des modules qui sont
17:00intégrés à des machines beaucoup plus grosses.
17:02Parce que les équipementiers comme ASML ou LAM, en fait, ne fabriquent pas de
17:06machines, ils assemblent des modules.
17:08Comet, donc c'est côté azurique, on l'imagine.
17:10Comet, c'est O-M-E-T, pour ceux qui voudraient découvrir cette valeur.
17:13Ils viennent de progresser, cette valeur a progressé de 20% récemment, mais depuis
17:16début de l'année, on est encore en...
17:17Oui, il y a encore du potentiel, elle est encore à moins 10 et on a 50% d'upside
17:21sur notre objectif de cours.
17:2350% d'upside, ça repart d'un coup, oui.
17:26Oui, on pense que c'est une de celles qui est le plus exposée, clairement, au marché
17:30de la mémoire et c'est là où, normalement, ça va le plus vite.
17:34Louis, vous connaissiez O-M-E-T ou vous découvrez O-M-E-T ?
17:36Non, je découvre, c'est pas intéressant.
17:38C'est la vertu de cette rubrique, on découvre des trucs.
17:43Vous, c'est la donnée, c'est la data qui est le sujet de votre pépite.
17:46Tout à fait, rubrique, en fait, c'est une IPO de cette année, donc c'est quelque
17:52chose de frais.
17:53C'est une entreprise très intéressante parce qu'en fait, la sauvegarde de données,
17:56historiquement, c'était un truc d'architecture informatique, c'est-à-dire, vous avez vos
18:02données, votre immeuble flambe, il se passe quelque chose sur votre infrastructure
18:06informatique, il fallait pouvoir récupérer les données pour être opérationnel le plus
18:09rapidement possible.
18:11Maintenant, c'est devenu un sujet de cybersécurité et qui requiert beaucoup plus de flexibilité
18:16et de puissance.
18:17C'est un sujet de cybersécurité parce que l'essentiel des attaques cybersécurité
18:21vise justement à ne plus donner accès aux données.
18:24Donc, ça veut dire que si on vous attaque votre système informatique mais qu'on laisse
18:29votre dépositaire de données sauvegardées, dans ces cas-là, vous pourrez relancer vos
18:34systèmes extrêmement vite.
18:36Et donc, Rubrik est vraiment dans le zéro trust, c'est vraiment une méthodologie qui
18:42permet de sauvegarder de manière beaucoup plus efficace les données.
18:47Et comme on est sur de la donnée, elle bouge de plus en plus vers… Alors, on a plus d'attaques
18:52en IA, mais en plus, on a besoin d'avoir un accès aux données qui soit plus performant
18:57et qui soit à l'écart de l'ouverture du net.
19:03Et par conséquent, on peut avoir une logique de data lake chez Rubrik, c'est-à-dire pouvoir
19:10entraîner des small models plutôt que des larges language models, donc des small language
19:15models avec les données d'une entreprise sans mettre à risque les données.
19:19Donc, c'est à la fois de la cybersécurité.
19:20C'est de la cybersécurité qui prémunit contre des attaques d'intelligence artificielle.
19:27Mais en plus de ça, c'est une possibilité de sauvegarder ces données dans le cadre
19:30d'entraînement de modèles locaux.
19:32Donc, rubrique R-U-B-R-I-K.
19:34Voilà.
19:35Et c'est une boîte qui fait 14 milliards de capitalisation, 14 milliards de dollars.
19:39C'est 1,3 milliard de chiffre d'affaires.
19:43On est sur une croissance proche de 40%.
19:45Donc, c'est quand même…
19:46Intéressant.
19:47Et donc, pour se prémunir des cyberattaques liées, renforcées par l'IA.
19:51Et c'est très…
19:52Le ministère de l'Intérieur pourrait pourquoi pas utiliser leur logiciel ?
19:55Parce que le ministère de l'Intérieur, c'est incroyable.
19:57Et on est franchement dans un domaine qui est très legacy, la sauvegarde de données.
20:03Donc, c'est vraiment l'acteur montant de la sauvegarde de données.
20:06Il travaille avec Microsoft, ils sont interfacés avec Falcon de CrowdStrike.
20:10Enfin, c'est vraiment…
20:10Une question que je me pose, c'est…
20:12Par exemple, la Banque Centrale Européenne plaide pour un euro numérique.
20:14Ça veut dire qu'elle va se centraliser, on va avoir un lien direct comme ça avec la BCE pour son argent.
20:19On ne passera plus par la Banque de Détail pour accéder à son argent.
20:21Ce sera la Banque Centrale Européenne directement, qui va collecter, centraliser un nombre de données de citoyens hallucinantes.
20:26Pourquoi pas ?
20:26Je n'en sais rien.
20:27Mais vu que les acteurs publics ont du mal à véritablement protéger les données,
20:31on l'a vu avec le ministère de l'Intérieur cette semaine,
20:32me dit, est-ce que ce n'est pas un peu dangereux ?
20:34C'est une question qu'il peut se poser.
20:36On espère qu'ils ont peut-être une blockchain, justement.
20:37C'est-à-dire un truc décentralisé.
20:39Parce que si c'est centralisé, on perd tout l'intérêt de la chose.
20:43Oui, d'accord.
20:44Et parce qu'il y a une blockchain, c'est forcément décentralisé.
20:46Les blockchains, c'est vraiment, vous avez des ledgers dans une myriade de différents serveurs.
20:52Bon.
20:53Techstocks, chaque vendredi, parlez-en autour de vous.
20:55Et donc, c'est cette société rubrique cotée à New York.
20:57À New York.
20:58R.U.B.R.I.K.
20:59C'est la diversification, on le dit aussi, bien évidemment.
21:01Et rien ne garantit les performances à venir.
21:03On va regarder le potentiel, justement, de tout ça.
21:05En bourse, si on investit dans la bonne valeur au mauvais moment, c'est pas bien.
21:08Le timing et l'analyse graphique, ça compte.
21:12Le trade tech, notre trader, chaque vendredi.
21:15Valentin Nicot pour Bourse Direct.
21:16Bonjour, Valentin.
21:17Bonjour, Guillaume.
21:17Bonjour, Antoine.
21:18Vous nous dites ce qui relève de la tech tonique, la tech qui a de l'avenir,
21:21et puis la tech en toque, la tech qui risque de s'essouffler.
21:23Est-ce que vous êtes prêts ?
21:25On y va.
21:25Eh bien, écoutez.
21:26Je sens chaud, là, Valentin.
21:27Le Nasdaq, déjà.
21:28L'indice phare de la tech américaine.
21:30Le Nasdaq, pour vous, c'est de la tech en toque ou de la tech tonique pour l'avenir ?
21:33Écoutez, là, pour faire clair, on latéralise.
21:37Donc, le marché, il est indécis depuis un mois et demi.
21:39On avait eu une petite euphorie, une euphorie intelligence artificielle, etc.
21:43Et on sent que le marché a du mal à retrouver de l'envie d'aller plus haut.
21:49Et donc, pour nous, le marché est assez simple, techniquement.
21:54C'est-à-dire qu'on est dans un canal haussier de long terme.
21:57Et on a une alerte en cas de baisse à 23 900.
22:02Tant qu'on ne dépasse pas ces 23 900, qu'on se rapproche des 24 000, 24 500,
22:07nous, on aura plutôt tendance à payer les replis.
22:10C'est-à-dire qu'en fait, on paierait à chaque repli sur la borne basse du canal en question.
22:14Et donc, voilà, c'est notre plan, c'est notre stratégie, en tout cas, sur l'indice tech.
22:20Valentin, alors, du côté de la tech tonique, des titres qui sont bien orientés,
22:25le boulot est compliqué parce qu'il y en a pas mal qui ont commencé à corriger.
22:28Est-ce qu'il y en a un qui échappe un petit peu à cette logique, là, ces derniers jours, ces dernières semaines ?
22:32En tout cas, sur les gros dossiers, il a fait un peu de bruit ces derniers jours.
22:37C'était Tesla, qui est maintenant plus associé à l'IA, d'ailleurs, et la robotique qu'autre chose qu'à l'automobile.
22:43Et donc là, techniquement, c'est un gros signal parce qu'on passe la résistance historique à 480 dollars.
22:49Donc on est autour de 484, là, apparemment.
22:54Donc si on clôture au-dessus de cette résistance, pour nous, c'est un gros signal.
22:59Et on pourrait voir un peu d'euphorie sur le titre et 10-15% de potentiel, techniquement, en tout cas,
23:07ne nous paraît pas compliqué à atteindre sur le moyen terme, si ça s'affirme.
23:12Tesla, vous êtes positif, tech tonique à vos yeux.
23:14Vous restez avec nous, Valentin, on va parler de la tech en tant que dans un instant.
23:16Mais oui, Tesla, vous aimez bien Tesla ou pas ?
23:19Finalement, Tesla qui a battu, c'est un record.
23:22C'est l'un des autres faits majeurs de la semaine.
23:23On ne l'avait pas vu arriver, ce record.
23:25Moi, c'est ce type d'entreprise qui met mal à l'aise parce que c'est des entreprises à optionnalité.
23:30C'est-à-dire qu'on ne peut pas valoriser une entreprise comme Tesla.
23:34Aujourd'hui, le gros de son chiffre d'affaires, c'est de l'automobile.
23:36Mais on comprend bien qu'elle est sur des secteurs comme la robotique humanoïde,
23:41qui est potentiellement massif.
23:43Mais on ne sait pas si les Chinois sont plus avancés.
23:45Donc, c'est des titres à optionnalité.
23:47Donc, moi, c'est des trucs qui ne me mettent pas très à l'aise.
23:49Même si je reconnais le talent incroyable d'Ion Musk,
23:52mais c'est des trucs qui ne me mettent pas très à l'aise.
23:53Et quand même, Tesla, ça réunit de l'IA, peut-être des robots humanoïdes, du véhicule.
23:57C'est les seuls à intégrer ces trois trucs à la fois.
24:00Ce sont peut-être une avance irratrapable en la matière.
24:02Donc, telle convergence, c'est les seuls à la proposer.
24:05Normalement, c'est X et A, et ce n'est pas dans Tesla.
24:07C'est une autre société.
24:08C'est vrai.
24:08Stéphane.
24:10Tesla, c'est non.
24:11Tesla, non, non, mais les thématiques sont intéressantes.
24:15C'est vrai que les thématiques sont intéressantes,
24:17mais vous parlez de la robotique.
24:19Clairement, ça peut être un des sujets des prochaines années.
24:24Les estimations, par exemple, c'est que dans un robot humanoïde,
24:27il y aura autant de puces, de semi-conducteurs que dans une voiture.
24:32Donc, est-ce qu'on aura tous des robots humanoïdes, en fait ?
24:35Et le marché automobile, c'est 90 millions d'unités par an.
24:38Donc, si le marché de la robotique se développe,
24:41ça peut aller beaucoup plus vite, en fait.
24:43Donc, ça peut être un très gros driver.
24:45Valentin, on revient à vous avec la Tech en Tock de la semaine.
24:48Alors, c'est une des plus vieilles signatures de la high-tech américaine.
24:52On est contemporain d'IBM, peut-être de Microsoft aussi.
24:57C'est ADP, Automatique Data Processing.
25:01C'est ça.
25:01Donc, société de projet ICL de gestion d'entreprise,
25:05sur les petites capitalisations en moyenne.
25:10Donc, nous, on regarde ça juste techniquement.
25:12C'est une valeur qui perd 20% depuis ses plus hauts.
25:15Et on sent vraiment qu'il y a peu de supports
25:17sur lesquels il y a beaucoup d'acheteurs qui reprennent la main.
25:20Donc, à notre avis, elle a encore un potentiel de baisse un peu important.
25:28On dirait 8 à 10% avant qu'on voit véritablement du volume à l'achat sur le titre.
25:34On sent que, pour l'instant, il y a de l'hésitation pour prendre sur le rachat de ce titre.
25:40Donc, voilà, méfiance.
25:41Méfiance et sur un pari à la baisse, ça nous paraît intéressant.
25:44Sur Automatique Data Processing, merci beaucoup, Valentin,
25:47de nous avoir accompagné depuis Bourse Directe.
25:49Tiens, dans un peu moins d'une demi-heure, le commerce mondial.
25:52Comment il se porte, le commerce mondial, avec les droits de douane ?
25:55Il se porte très, très bien.
25:56Merci pour lui.
25:56Il devrait atteindre cette année même un record en valeur, le commerce mondial.
25:59On en parlera dans la Data Room avec François Dossou à suivre tout à l'heure,
26:02juste avant la clôture.
26:03Une bonne raison supplémentaire de rester avec nous.
26:06FedEx, d'ailleurs, a publié ses résultats, un des baromètres de l'économie mondiale.
26:08Et les résultats sont plutôt positifs.
26:11Voilà, c'est TechStocks.
26:12Alors, on est au cœur de TechStocks.
26:13Et dans TechStocks, la tech prend le pouvoir et, messieurs, vous pose la question.
26:19L'IA vous pose une question.
26:21Elle en a marre, qu'on parle d'elle tout le temps, à sa place,
26:23et elle prend le micro régulièrement ici.
26:25On inverse les rôles, quoi.
26:26On lui demande de vous poser une question.
26:27Est-ce que vous êtes prêts, Stéphane ?
26:28Tout à fait.
26:29Oui, ils sont prêts.
26:31Voici la question de l'IA.
26:32C'est Grock qu'on a interrogé.
26:34On lui a demandé de vous poser sa question.
26:35Alors, là, voilà la question.
26:36Quel secteur, qui ne soit pas un secteur tech,
26:38quel secteur non tech, sera le premier à adopter l'IA
26:40au point d'améliorer ses marges dès l'an prochain, dès 2026 ?
26:44Stéphane.
26:45Je ne vais pas être très original,
26:47mais je pense que je vais parler des services financiers,
26:51de la banque,
26:51où on voit un mouvement très fort pour intégrer l'IA
26:56avec un objectif très clair de faire des gains de productivité.
27:01Donc, je pense que ça va se voir assez vite.
27:03Oui.
27:03Premier secteur non tech, à vos yeux,
27:05à montrer les bienfaits de l'IA en l'adoptant
27:07et en en montrant que ça améliore les résultats.
27:09Est-ce que pour vous aussi, c'est le secteur bancaire
27:10ou vous voyez d'autres secteurs pour 2026 ?
27:11Non, mais je voudrais donner, en fait,
27:13de manière intéressante, je voudrais donner une illustration.
27:15Moi, j'ai un analyste qui s'en va vers d'autres cieux
27:18et donc j'ai décidé de ne pas le remplacer
27:19parce que je travaille maintenant avec l'IA,
27:24mais littéralement pas par contraction budgétaire,
27:27mais simplement parce que j'arrive à avoir assez d'informations
27:30à travers une IA.
27:32Quand vous êtes dans Gemini,
27:33vous pouvez faire un gem que vous appelez analyse financier.
27:37auquel vous donnez des documents
27:39pour qu'ils gardent du contexte.
27:41Et je travaille toute la journée aujourd'hui avec cet outil.
27:44Et donc, pour moi, c'est un changement de paradigme
27:47sur ma manière de...
27:48Alors, j'utilise des analyses celles-ci,
27:49on en parlait tout à l'heure,
27:51que je rentre dans mon gem,
27:53qui me donne du contexte additionnel,
27:55qui me permet de résumer
27:56et d'avoir une analyse plus poussée sur des secteurs.
28:02Mais je trouve que dans le secteur financier,
28:04alors évidemment, là, je donne un petit exemple,
28:05mais pour moi, c'est l'exemple qui m'a le plus marqué ce mois-ci,
28:09c'est ma manière de travailler
28:10depuis que je sais que j'ai un analyste en moins
28:12et le fait qu'effectivement, avec l'IA, je vais m'en sortir.
28:15Mais si on...
28:17C'est pas très sympa, quoi.
28:19Non, mais c'est une vérité.
28:20En fait, on en discutait.
28:21Il y a plein de secteurs dans lesquels les gens disent
28:22qu'on ne va plus recruter de jeunes.
28:24Chez les codeurs, on a peut-être besoin de plus de codeurs,
28:26mais surtout des seniors, chez les avocats, etc.
28:28Mais dans la banque, je pense qu'en plus,
28:31on a tous une frustration de voir la quantité de gens
28:34et une qualité de service qui est assez médiocre.
28:36Il y a énormément de choses qui vont devoir être automatisées,
28:40notamment avec les stable coins,
28:44qui proposent une concurrence assez massive
28:46et donc va pousser ce secteur à s'automatiser,
28:50à se granver.
28:52Mais vous assumez, vous assumez, Louis.
28:53Vous assumez ce que vous venez de dire.
28:55Je l'assume.
28:55Il n'embauche plus.
28:57Il embauche moins.
28:59Moins que s'il n'y avait pas l'IA, voilà.
29:00Non, mais moi, c'est dans ma petite équipe.
29:02J'ai noté cette possibilité qui était incroyable.
29:05Bon, qu'est-ce que vous suivrez ?
29:06Alors, je ne vais pas vous demander la semaine prochaine
29:08dans la tech, parce que voilà, on entre dans la période d'effet.
29:10Enfin, peut-être la semaine prochaine, au début de 2026.
29:12Qu'est-ce que vous allez suivre particulièrement ?
29:1420 secondes, vraiment, chacun, Stéphane.
29:15Non, mais effectivement, la semaine prochaine,
29:17je pense que tout va s'arrêter.
29:19Donc, ça, c'est déjà une bonne nouvelle.
29:21On va regarder un peu ce qu'on pourra faire en 2026.
29:24Et nous, on a un peu poussé pour début 2026,
29:27Stémicro.
29:28On cherche des stocks un peu décotés,
29:31avec peut-être des points d'inflexion
29:33qui arrivent assez rapidement.
29:35Encore quelques petites questions sur leur niveau de marge.
29:37Mais on pense qu'il y a une année
29:38qui peut être une bien meilleure année
29:41que les deux dernières années qui se sont passées.
29:42Un titre Stémicroélectronique,
29:44ce qui gagne 1,3% aujourd'hui.
29:45C'est une plus forte hausse du cas qu'avec Safran.
29:47Donc, STM à suivre au début de l'année prochaine.
29:49Et vous, Louis, qu'est-ce que vous allez suivre ?
29:50Moi, c'est un peu une logique qui est similaire.
29:52C'est-à-dire qu'on a une obsession, il y a,
29:54sur le hardware.
29:56Et finalement, cette année,
29:57encore plus brutalement que début 2024,
30:00on a le logiciel qui est totalement délaissé,
30:02avec notamment un narratif
30:04qui est poussé par Sam Altman.
30:06Et donc là, on commence à voir
30:07un petit frémissement dans ces derniers jours.
30:09On voit des applicatifs
30:10totalement délaissés à des valorisations.
30:14Enfin, pour moi, c'est données,
30:15c'est des prix d'amis.
30:16On commence à avoir un frémissement.
30:19Et donc, ça ne m'étonnerait pas
30:20qu'on puisse avoir une forme de rotation,
30:23au moins tactique,
30:24sur le logiciel applicatif
30:27vers le début d'année.
30:28Merci à tous.
30:30On est prêts, voilà.
30:31Pareil pour l'année 2026.
30:33On est presque en retard en plus.
30:34Pas complètement.
30:35Vos propos, ce rendez-vous Techstocks,
30:38nos échanges, nos débats
30:39sont à retrouver tout au long de cette fin d'année,
30:41tout au long des vacances,
30:42ce week-end, bien sûr,
30:43sur l'application BFM Business
30:44en podcast et replay.
30:45Merci à tous les deux
30:46de nous avoir préparés
30:46à cette année qui arrive.
30:47Louis de Montalembert pour Sonny M
30:49et Stéphane Houry pour Odo BHF.
30:51Merci beaucoup.
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