- il y a 7 semaines
Il se revendique gaulliste et ses prises de positions sur les questions internationales sont saluées par une partie de la gauche. Il se prépare pour 2027 après avoir fondé son propre parti, La France humaniste : l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 17 décembre 2025.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 17 décembre 2025.
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00:007h40
00:00Thomas Soto
00:01RTL Matin
00:03Il a été le premier ministre de Jacques Chirac, c'était il y a 20 ans.
00:06Il a créé il y a 6 mois son mouvement politique, la France humaniste.
00:08On lui prête une ambition sans limite.
00:10Dominique de Villepin est donc l'invité d'RTL Matin.
00:12Bonjour et bienvenue sur RTL, Dominique de Villepin.
00:13Bonjour.
00:14J'aimerais bien savoir à qui je parle ce matin.
00:16Qui les auditeurs de RTL écoutent-ils ?
00:19Devinez.
00:20Vous êtes un homme d'imagination.
00:22Oui mais l'imagination ça ne fait pas d'effet politique.
00:23Je vous ai connu, vous étiez donc premier ministre de Jacques Chirac.
00:26Homme de droite assumé, droit dans vos bottes au moment du CPE.
00:29Projet de loi qu'avait mis la jeunesse dans la rue.
00:31Droit dans vos bottes aussi au moment de résister aux Etats-Unis,
00:33devant l'ONU lors de la guerre en Irak en 2003.
00:36Il paraît qu'aujourd'hui vous êtes de gauche.
00:37Donc je manque d'imagination pour savoir vous s'éteindre sur l'échelle politique.
00:40Eh bien, toute cette expérience, tous ces voyages,
00:45je veux les mettre au service des Françaises et des Français
00:48et au service de la France.
00:49Mon ambition c'est de servir.
00:51Vous connaissez l'histoire du loup de l'intermarché ?
00:53Oui.
00:53Bon, il a pris beaucoup de coups.
00:55Il est devenu végétarien le loup de l'intermarché.
00:57Absolument.
00:58Il m'a l'aimé.
00:58Et il est amené à changer, à se métamorphoser.
01:01Moi, j'ai subi beaucoup d'accusations.
01:04Claire Stream, la Chine, le Qatar,
01:07sans que je comprenne très bien de quoi il s'agissait.
01:10Et à la fin, tout ça se dissipe.
01:13Et il devient l'ami du village à force.
01:15Donc vous êtes l'ami du village ?
01:16À force de servir.
01:18Convaincre.
01:19Convaincre qu'il n'y a pas aujourd'hui d'autre objet.
01:22Est-ce que vous êtes toujours un homme de droite ?
01:23Je n'ai jamais été un homme de droite.
01:27Je suis gaulliste.
01:29C'est-à-dire la volonté de rassembler.
01:32Alors je sais qu'en politique, parler de rassemblement, parler d'intérêt général,
01:36ça paraît anachronique, ça paraît même vieux.
01:38Et pourtant, c'est une nécessité.
01:39Pourquoi ?
01:40Monsieur Soto, les dangers auxquels notre pays fait face,
01:43auxquels l'Europe fait face,
01:45sont d'une telle nature
01:46que vous n'avez pas le temps aujourd'hui de décliner votre identité.
01:50La seule chose qu'il faut décliner,
01:52c'est sa capacité à monter aux avant-postes
01:55pour défendre notre pays.
01:56Sauf que, pardon, mais dire aujourd'hui être gaulliste,
01:59c'est devenu une tarte à la crème.
02:00Tout le monde se dit gaulliste.
02:01Vous, Jordan Bardet, Laurent Wauquiez, Bruno Reteil.
02:03Monsieur Soto, on n'est pas très nombreux
02:05à avoir des états de service dans ce domaine.
02:09Je me rappelle qu'en 1995,
02:11pendant la campagne du Jacques Chirac,
02:12on pouvait se compter sur les doigts d'une main.
02:15Donc moi, c'est...
02:15Ça, c'est quand vous étiez de droite, ça c'était avant.
02:17J'étais sur le champ de bataille,
02:19vous savez, chercher à cataloguer Jacques Chirac,
02:21vous aurez autant de difficultés qu'à me cataloguer moi.
02:24Nous faisons partie de ceux qui,
02:27ayant l'expérience de la vie politique,
02:30finissent par se convaincre
02:31que l'essentiel, c'est de se rassembler
02:34et de servir dans un moment
02:35où nous n'avons pas le choix de nous viser.
02:37Je reviens sur le général de Gaulle.
02:38C'est pas un peu surrané comme référence ?
02:40De Gaulle, il est mort il y a 55 ans.
02:41Il a géré une France
02:42qui n'avait rien à voir avec celle d'aujourd'hui.
02:44Et tout cet héritage,
02:46toutes ces filiations n'auraient plus de sens.
02:48Nous serions aujourd'hui amnésiques,
02:50nous aurions perdu le souvenir
02:52de tout ce qui a fait notre histoire.
02:54Moi, je suis comptable de l'histoire de France
02:57depuis Jeanne d'Arc,
02:58les fêtes de la Révolution,
02:59jusqu'à aujourd'hui.
03:00C'est tout cela qu'il faut défendre.
03:02Et c'est au nom de cet héritage
03:04qu'il faut mener le combat aujourd'hui.
03:06Parce que le risque pour la France,
03:08c'est de se dissoudre
03:09dans un monde où les menaces se multiplient.
03:12Il paraît que vous avez trouvé des locaux
03:13de votre partie, de votre QG
03:14dans le 16e arrondissement de Paris.
03:15Quand est-ce que vous allez l'inaugurer,
03:17Dominique de Villepin ?
03:17Eh bien, ces jours-ci, nous sommes...
03:19Avant Noël ?
03:20Avant Noël.
03:21Pour tout vous dire,
03:22je quitte votre studio
03:24pour me rendre dans ces locaux
03:26et tenir ma première réunion.
03:27Ah, donc c'est pour aujourd'hui ?
03:29Pour aujourd'hui,
03:29la première réunion avec ceux
03:31qui dirigent aujourd'hui
03:32la France humaniste.
03:34Quand on inaugure un QG de campagne,
03:37c'est qu'on est candidat à la présidentielle, non ?
03:39C'est qu'on est déterminé à avancer,
03:41déterminé à rassembler.
03:43Et c'est un long chemin.
03:44Les Français ont suffisamment
03:45de préoccupations en ce moment.
03:48mais viendra le moment
03:50où il faudra choisir.
03:51Vous ne l'excluez pas, en tout cas.
03:52Je ne manquerai pas de vous le dire.
03:53Mais bien sûr que non.
03:54Bien sûr que non.
03:54Toutes les énergies, aujourd'hui,
03:56sont tendues vers cet objectif.
03:58Pourquoi ?
03:58Parce que 2027,
04:00c'est un combat essentiel,
04:02stratégique pour la France.
04:03Et ce qui se passera en France
04:04déterminera ce qui se passera en Europe.
04:05Mais il y a qui derrière vous ?
04:06Parce que le loup de la pub Intermarché,
04:08il est un peu seul dans la forêt.
04:09Si nous perdons la bataille identitaire,
04:11si nous perdons la capacité à nous rassembler,
04:14eh bien, ce sera pour notre pays
04:16un triste destin pour les prochaines années.
04:18Est-ce que vous êtes un homme seul ?
04:20Il y a qui derrière vous ?
04:21Qui sont vos troupes ?
04:21Je parle à tout le monde.
04:23Surtout l'échiquier politique.
04:24Je ne vais pas vous dresser une liste de noms,
04:26j'ai horreur des listes.
04:27Mais je parle à tout le monde
04:29et je sens une volonté aujourd'hui
04:31de faire différemment.
04:32Moi, je crois qu'en politique,
04:34il faut tirer les leçons.
04:35Un des drames de ce double quinquennat
04:36qui se termine,
04:38c'est qu'à aucun moment,
04:39les leçons des échecs ont été tirées.
04:41Aujourd'hui, il faut s'avancer en politique
04:43avec gravité et avec humilité.
04:45Et je pense que ce sont des idées neuves,
04:47des sentiments neufs en politique.
04:49Vous avez vu que parmi celles et ceux
04:50qui pourraient vous soutenir,
04:51il y a Ségolène Royal
04:52qui se verrait bien en ticket avec vous.
04:53Elle a dit pourquoi pas ?
04:54Et beaucoup d'autres,
04:56beaucoup d'autres qui aujourd'hui
04:57ont compris que la question n'était pas
04:59de choisir un homme ou une femme providentielle.
05:02La question...
05:02Mais un ticket Villepin Royal,
05:03ça pourrait avoir du sens ou pas ?
05:04Mais vous voyez,
05:05vous êtes là en train de rechercher
05:07les têtes d'affiches.
05:07Ce n'est pas ça qui compte.
05:08C'est important.
05:09J'étais à Bordeaux le week-end dernier
05:11et en Lotte-et-Garonne.
05:12Nous avons fait un banquet républicain
05:13avec 250 maires.
05:15Et croyez-moi,
05:17les préoccupations des Français aujourd'hui,
05:18ce ne sont pas celles que nous évoquons
05:20en ce moment dans le studio.
05:21C'est important les hommes et les femmes
05:22qui sont derrière.
05:22Parce qu'en 2022,
05:23leur dernière présidentielle,
05:24il y a des électeurs qui disaient
05:25je me laisserais bien tenter
05:26par Marine Le Pen,
05:27mais qui s'inquiétaient
05:28de savoir qui il y avait derrière,
05:29qui étaient les hommes et les femmes
05:30et qui trouvaient qu'à l'époque,
05:31ce n'était pas ça.
05:32Donc ça compte.
05:33Avec qui vous ?
05:33Je vais vous répondre.
05:35Nous avons en quelques mois
05:36réuni près de 50 000 adhérents.
05:38Et ces 50 000 adhérents,
05:40ils viennent de partout dans notre pays.
05:42Beaucoup de la jeunesse.
05:43Parce qu'il y a un appétit
05:44de renouvellement des idées politiques.
05:47Et tout commence par la capacité
05:49à proposer aux Français des idées.
05:51C'est ce que je fais
05:51semaine après semaine
05:52à travers le site de la France humaniste.
05:55Une volonté donc
05:56de repenser l'avenir de la France.
05:58Et croyez-moi,
05:58partout en France où je vais,
06:00il y a une capacité d'optimisme,
06:03une capacité à regarder la vie.
06:05Vous sentez une envie de Villepin ?
06:06Je sens surtout une envie de France.
06:08Et moi, je suis là pour la France.
06:10Je ne suis pas là pour moi.
06:12Moi, je ne compte pas.
06:13Je suis un serviteur
06:14de l'intérêt national français.
06:16Lors de votre week-end en Gironde
06:18et en Haute-Garonne,
06:18vous avez dit que les Français
06:19veulent qu'on sorte des ambiguïtés
06:20de 2017 et 2022
06:21avec une grande clarté
06:22sur les propositions
06:23et sur la vision qu'on a de la France.
06:25Alors, on va sortir des ambiguïtés.
06:26Dans trois mois,
06:26il y aura les élections municipales.
06:27Entre une liste LFI et une liste RN,
06:29vous votez pour qui ?
06:30Une fois de plus,
06:31M. Soto,
06:32vous ne m'enfermerez pas ce matin
06:33dans la politique politicienne.
06:35Je suis contre toute forme de radicalité,
06:40toute forme d'extrémisme.
06:42Je crois que l'avenir de la France
06:44se décide au contraire
06:45dans le rassemblement.
06:46Donc, ne cherchez pas
06:48à me mettre dans un coin.
06:50Jacques Chirac l'a très bien dit.
06:51On ne met pas un chat dans le coin.
06:52Jacques Chirac avait un front républicain
06:54anti-FN à l'époque
06:55qui était clair, net et précis.
06:56Eh bien, je suis resté fidèle
06:57à cette règle.
06:59Je suis convaincu
07:01qu'aujourd'hui,
07:02la menace,
07:02c'est une menace identitaire
07:04que représente
07:04le Rassemblement national.
07:06Tout simplement
07:07parce qu'elle change
07:08le régime,
07:10le système politique
07:11dans lequel nous entrerions
07:12parce que c'est un régime
07:14qui différencie
07:14selon les Français.
07:15Et ça, je ne l'accepte pas.
07:16Aujourd'hui, il y a 35%
07:17le Rassemblement national
07:18dans les intentions de vote.
07:19Ça vous inquiète ?
07:19Est-ce que vous pensez
07:20que la France va basculer
07:21du côté du RN ?
07:21Ça m'inquiète d'autant plus
07:23que cela justifie
07:24mon engagement politique
07:26et mon souci
07:26de me battre.
07:28Je pense que c'est une réalité
07:29auxquelles nous sommes confrontés.
07:31Beaucoup parce que
07:32la politique a failli
07:33tout au long des dernières années.
07:35Nous ne faisons plus
07:35de politique.
07:36Et le RN également.
07:38Le fait de seriner
07:39un certain nombre
07:40de mots d'ordre,
07:41le fait de faire
07:42de la politique de communication,
07:44cela ne fait pas une politique.
07:45Regardez ce qui est en train
07:46de se passer dans notre pays.
07:47La crise viticole,
07:48la crise agricole,
07:50nos éleveurs
07:50confrontés à des drames,
07:52la décision de la commission
07:53de revenir en arrière
07:54sur les pesticides,
07:55de revenir en arrière
07:56sur toute une série de sujets,
07:58sur la voiture thermique.
07:59Nous allons,
08:00nous avançons...
08:01C'est une faute ça ?
08:02Mais se renier,
08:03c'est toujours une faute.
08:04Renoncer à des objectifs importants
08:06comme l'objectif écologique,
08:08c'est une faute.
08:09Nous ne sommes pas capables
08:10d'anticiper
08:10et de nous donner les moyens
08:12des promesses
08:12que nous faisons.
08:14C'est un manque d'ambition
08:14et il en va de même
08:15des éleveurs.
08:16Regardez la crise d'autorité
08:17de l'État qui est derrière.
08:19Il ne faut pas leur céder
08:20aux éleveurs là ?
08:20Mais pas du tout.
08:21Ce que je dis,
08:22c'est qu'il y a une douleur
08:23devant la situation
08:25d'abattage des troupeaux
08:26qui n'est pas prise en compte.
08:28Depuis le mois de juin
08:29en Savoie et Haute-Savoie,
08:31nous savons que cette crise
08:32est latente.
08:32On aurait pu mettre en place
08:33des dispositifs.
08:34Mais qu'est-ce que nous sommes
08:35aujourd'hui ?
08:35Aujourd'hui,
08:36nous sommes enfermés
08:36dans un choix
08:37qui est celui de l'abattage
08:38et celui de la vaccination.
08:42Expliquons à nos éleveurs
08:43et expliquons aux Français
08:44les raisons qui nous conduisent
08:46à faire ça.
08:46Les raisons sont assez simples.
08:48Raisons scientifiques
08:49qui conduisent
08:49parce que l'on veut
08:50préserver notre certificat
08:52de pays indemne
08:53pour pouvoir exporter.
08:54Et c'est là où on constate
08:55que derrière cette crise
08:57de l'élevage,
08:58il y a eu deux crises majeures.
08:59La première,
09:00c'est une crise
09:01à l'intérieur
09:02des milieux professionnels.
09:04On voit la division syndicale,
09:05on voit qu'il y a une différence
09:06majeure entre les grandes
09:07et petites exploitations familiales
09:09qui n'ont pas
09:09les mêmes objectifs.
09:11Eh bien,
09:11changeons notre modèle agricole.
09:14Reconnaissons le statut
09:14des exploitations familiales.
09:16Faisons en sorte que,
09:18en particulier
09:19sur le plan économique
09:20et financier,
09:20cette reconnaissance
09:21permette d'honorer le travail
09:23que font ceux
09:24qui sont les gardiens
09:25aujourd'hui de la ruralité
09:26et de nos territoires.
09:27Vous l'avez évoqué
09:28tout seul au début
09:28de cette interview,
09:29il y a un sparadrap
09:29qui vous colle au basque.
09:30Ce sont vos conférences.
09:32Il y a quelques jours,
09:32une enquête de nos confrères
09:33de Radio France
09:34pointait le business
09:34présumé douteux
09:35que vous auriez fait
09:36qu'on vous a aussi reproché
09:37de faire des conférences.
09:38M. Soto, je vous arrête
09:39tout de suite.
09:40Faire une conférence,
09:40je ne vois pas ce qu'il y a
09:41douteux dans le fait
09:42de faire une conférence.
09:43Ça dépend qui paye
09:44la conférence.
09:44Eh bien, justement.
09:45Est-ce que vous avez
09:46des choses à vous reprocher ?
09:47Rien du tout.
09:48Et d'autant plus,
09:48M. Soto,
09:49que si on m'avait interrogé
09:51sur cet aspect spécifique
09:52et en particulier
09:53une conférence faite en 2008,
09:55c'est une association
09:56Asie-Pacifique
09:57à l'invitation
09:58d'un général,
09:59ancien chef
10:00d'état-major particulier
10:01de M. François Mitterrand,
10:02vice-président
10:03de cette association
10:04qui m'écrit en me disant
10:05qui m'écrit en me disant
10:06l'Europe, la France
10:08sont complètement absents
10:09aujourd'hui de la Chine.
10:102008,
10:11il est important
10:11que notre pays
10:12se réengage.
10:13On ne va pas refaire
10:13toute cette enquête.
10:14Mais si, justement.
10:14Non, non, non.
10:15Moi, j'ai une question
10:16à vous poser.
10:17Vous ne m'avez pas
10:17laissé finir ma question.
10:18Et donc, si cette association
10:19qui m'a rémunéré
10:22l'a fait,
10:24eh bien,
10:25c'est en toute transparence
10:26et en toute transparence.
10:26Donc, est-ce qu'en toute
10:27transparence,
10:28vous êtes prêts à dire
10:29combien il y a eu
10:29de conférences,
10:30combien elle vous a rapporté
10:31et qui vous a payé ?
10:33Mais tout est sur la table.
10:35Il n'y a aucun souci.
10:37Et d'ailleurs,
10:37chacun le voit bien,
10:38personne n'est capable
10:39de me dire
10:40ce qui est à reprocher
10:42dans tout cela.
10:42Vous.
10:43Qu'est-ce qu'on me reproche,
10:44M. Soto ?
10:44Faire une conférence.
10:45Je ne suis pas juge.
10:46Je vous pose une question
10:47politique.
10:49M. Deng Xiaoping,
10:51M. Zhuang Lai,
10:53ancien Premier ministre chinois,
10:54haut dignitaire chinois,
10:55sont venus travailler en France
10:57au XXe siècle
10:58à Montargis.
11:00Oui.
11:00Est-ce qu'on leur a reproché
11:01à leur retour
11:02d'avoir travaillé en France ?
11:04Quand on allait en Chine,
11:05on reprochait assez peu
11:06de choses aux dignitaires chinois.
11:07M. Soto,
11:08l'expérience,
11:09c'est justement
11:10ce qui nous manque
11:10pour aujourd'hui être capable,
11:12être capable
11:13de faire face
11:13à ce que M. Langlais a dit,
11:15être capable
11:16de faire face
11:17à la menace chinoise,
11:19c'est aujourd'hui
11:19notre responsabilité
11:20quand on voit Chine.
11:21La question que je vous pose
11:22et rapidement pour finir,
11:23si demain vous devenez
11:24président de la République,
11:25ce qui est votre ambition,
11:26ce qui est légitime,
11:27est-ce qu'au premier désaccord
11:28venu avec Xi Jinping,
11:30avec Mohamed Ben Salman
11:31ou avec Vladimir Poutine,
11:33ils ne vont pas vous dire
11:33que tu es gentil Dominique,
11:34mais tu avais moins de pudeur
11:35et moins de scrupule
11:35quand tu prenais l'argent
11:36des conférences ?
11:36Ça ne leur traversera l'esprit
11:38et je n'aurai aucun complexe
11:40à dire ce que je dois dire
11:41à la Chine.
11:42Vous savez,
11:42j'ai été l'un des premiers
11:43à alerter
11:44sur l'importance
11:45qu'allait revêtir
11:46les nouvelles routes
11:47de la soie
11:47et la fameuse stratégie
11:50de la ceinture
11:51et de la route.
11:51La lucidité,
11:54la connaissance,
11:54l'expérience,
11:55aujourd'hui,
11:56dans un monde
11:57où on se bat
11:57contre la science,
11:58contre les universités,
12:00eh bien,
12:00on voit bien,
12:00ce sont les mouvements populistes.
12:03Je crois qu'il faut
12:04être capable
12:05d'apprécier justement
12:06encore ce que peut apporter
12:08la paix.
12:08Dominique de Villemin
12:08d'être venu sur RTL.
12:09Merci, monsieur.
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