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  • il y a 5 heures
La ministre de la Culture et candidate Les Républicains à la mairie de Paris était interrogée par Olivier Bost (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Claire Conruyt (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 01 février 2026.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury, nous sommes en direct sur RTL et en direct sur Public Sénat.
00:20Bonjour Rachida Dati, vous êtes ministre de la Culture et candidate pour la mairie de Paris.
00:25Le désir d'alternance est-il plus fort que tout après 25 ans de gouvernance socialiste ?
00:32Que proposez-vous pour Paris ? Avec vous, tout semble simple pour régler les problèmes dans la ville.
00:38Nous passerons donc dans les détails vos propositions.
00:41Nous parlerons aussi de deux obstacles pour votre élection et pour votre mandat.
00:47Vos adversaires d'abord macronistes et zémouristes et puis votre rendez-vous au tribunal au mois de septembre pour corruption et trafic d'influence.
00:54Nous parlerons également du Louvre et de vos deux ans au ministère de la Culture.
01:00Bienvenue dans ce Grand Jury, Rachida Dati.
01:02A mes côtés pour vous interroger, Perrine Tarnot de Public Sénat et Claire Conruythe du Figaro.
01:08Bonjour.
01:08Dans ce Grand Jury, Rachida Dati, nous évoquerons aussi votre famille politique, les Républicains et une autre échéance électorale importante.
01:162027, vous répondrez aussi à nos questions express.
01:20Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:22Alors, Rachida Dati, vous dites que vous rêvez d'être maire de Paris.
01:28C'est votre objectif depuis des années.
01:30Et pourtant, à un mois et demi du premier tour, vous êtes au coude à coude avec votre principal adversaire, le socialiste Emmanuel Grégoire.
01:37Comment se fait-il avec l'envie d'alternance que vous décrivez très bien, que vous ne soyez pas largement en tête des intentions de vote ?
01:44Aujourd'hui, toutes les études, tous les sondages démontrent que les Parisiennes et les Parisiens souhaitent cette alternance à Paris après 25 ans de gauche.
01:51C'est assez sain d'ailleurs, démocratiquement, qu'il y ait aussi une alternance dans une ville comme Paris, parce que les équipes s'usent, parce qu'on ne se renouvelle pas.
01:59Et il y a aussi moins d'innovation, en tous les cas moins d'énergie.
02:03Et donc, je vous le redis, les études, les sondages, les uns après les autres, démontrent que la majorité des Parisiens veulent que ça change.
02:10Aujourd'hui, vous l'avez dit, la gauche, en ayant, j'allais dire, raclé tous les fonds de tiroirs, sont évidemment au coude à coude avec moi, évidemment sur mon seul nom.
02:22Pour autant, il y a des candidatures qui ne sont pas des candidatures, j'allais dire, qui ont pour objectif l'intérêt des Parisiens ou ce mandat municipal.
02:32Et donc, aujourd'hui, moi, j'en appelle aux Parisiennes, aux Parisiens, de dire, effectivement, s'ils souhaitent le changement.
02:38Aujourd'hui, je suis évidemment en tête de tous les sondages pour pouvoir incarner et réaliser ce changement et cette alternance.
02:45Donc, j'en appelle à la responsabilité des Parisiennes et des Parisiens, des commerçants également, puisqu'ils peuvent également voter.
02:51Et donc, c'est en responsabilité que je lance un appel aujourd'hui pour que le changement se réalise et le changement se réalisera dès le premier tour par une mobilisation forte.
03:02Pourquoi ? Parce que ça n'est pas une élection présidentielle, ça n'est pas une élection législative, ce ne sont pas les deux premiers qui sont qualifiés.
03:08C'est que dès lors où vous faites plus de dix, vous pouvez vous maintenir et donc vous pouvez empêcher, évidemment, cette alternance et ce changement.
03:15On reviendra sur cette équation politique, mais tout d'abord, vous dites à Paris, c'est le chaos, c'est une ville qui se meurt.
03:21Alors, est-ce que les mots ne sont pas un peu excessifs ?
03:24Une ville où vous avez plus de 136 000 Parisiens qui ont quitté la ville, uniquement sur cette dernière mandature,
03:32que 40 000 enfants ont quitté les écoles de Paris, que vous avez une baisse de démographie et de naissance de 70%.
03:38Une ville qui se vide de ses forces vives, c'est une ville qui se meurt, c'est un constat que je fais.
03:44S'agissant de l'espace public, il est très anxiogène, il est évidemment, il y a le chaos dans l'espace public,
03:51d'abord le conflit d'usage sur les mobilités, mais également dans l'insécurité.
03:55Si je prends trois qualifications importantes pour Paris, qui sont le trafic de produits stupéfiants,
04:00les agressions sexuelles, les atteintes aux personnes, le trafic de produits stupéfiants entre 2019 et aujourd'hui,
04:06le trafic a augmenté de plus de 218%.
04:09Les agressions sexuelles, près de 60%.
04:12Les atteintes aux personnes, près de 25%.
04:15Et ça, ça n'est pas une fatalité.
04:17Moi, je considère que la politique change la vie des gens, ça change le destin.
04:20Moi, je dis toujours que Paris a changé mon destin, et moi, je crois à l'engagement politique et à la volonté politique pour changer les choses.
04:27Et donc, c'est un projet qui est très clair, qui est très crédible,
04:31et moi, ce n'est pas un projet que je fais avec ChatGPT ou avec Delia, ce sont des rencontres.
04:36C'est pour ça qu'on y reviendra.
04:37Non, je veux dire, c'est en général.
04:41Une candidature comme Paris, vous ne vous préparez pas, ce n'est pas d'un claquement de doigts.
04:45Je m'y prépare depuis des années.
04:47C'est un chemin long.
04:48Et par exemple, tous les projets que je présente, c'est suite à des rencontres avec des gardiennes qui me parlent du isolement,
04:54suite à des riverains de la Place de la République qui souffrent de l'îlot de chaleur avec la Place de la République.
05:00Ce sont évidemment les piétons qui sont les grands oubliés de la circulation.
05:04On va s'y intéresser dans le détail, Rachida Dati.
05:06Oui, effectivement, on va détailler tout votre programme, secteur par secteur.
05:10Mais avant ça, je voudrais vous poser une question.
05:12Quelle est la mesure emblématique de votre programme que vous voudriez que les Parisiens retiennent et qui fassent de votre candidature la plus intéressante pour eux ?
05:20Une seule mesure.
05:21La mesure, c'est d'abord de réancrer les gens à Paris.
05:24Donc, ça va être le logement.
05:25Mais j'allais dire, une mesure, il y a un effet de conséquence.
05:30Pardon, ce n'est pas pour être un peu longue.
05:32Mais par exemple, si vous mettez de la sécurité, la propreté va avec.
05:35Une ville propre, c'est une ville sécure.
05:36Si vous mettez de la sécurité et de la propreté, vous améliorez le cadre de vie.
05:40Si vous améliorez le cadre de vie, les Parisiens veulent rester.
05:43Vous savez, par rapport à des grandes métropoles, je prends Londres, je prends New York.
05:47Justement, à telle ville européenne, vous aimeriez que Paris ressemble ?
05:49Justement, Paris est incomparable.
05:51Pourquoi ?
05:52Quand je dis que Paris change le destin des gens, je dis de changer évidemment mon destin, sinon je ne serais pas devant vous aujourd'hui.
05:58Mais c'est une ville dans laquelle on s'ancre.
06:00Vous connaissez évidemment Londres, vous connaissez New York.
06:03Vous connaissez ces grandes métropoles qui souvent font rêver les jeunes.
06:07Mais ce ne sont pas des villes où on s'ancre.
06:09Ce n'est pas des villes où on se projette à long terme.
06:12Paris, vous savez, quand on dit on est monté à Paris.
06:15Et donc, c'est une ville où on s'ancre et on se projette.
06:17Aujourd'hui, c'est une vie qui fait fuir.
06:20Une ville qu'on fuit, évidemment, ce n'est pas Paris et ce n'est pas une capitale.
06:25Moi, je souhaite ancrer les Parisiennes et les Parisiens.
06:28Je souhaite garder les familles, garder les enfants.
06:30Je veux que cette vie revive de ce point de vue-là.
06:33Pierre Convite.
06:34Rachid Haddadi, cette semaine, un reportage sur le périscolaire à Paris.
06:38Un de plus a choqué et marqué les esprits.
06:41Et c'est bien normal.
06:42Comment vous feriez pour éviter ce scandale d'enfants violentés ou agressés sexuellement ?
06:48Et surtout pour que les alertes soient enfin prises en compte ?
06:51Tout d'abord, il faut aussi que ce soit très clair pour les familles parisiennes.
06:56Le périscolaire, donc ce qui est en dehors du cadre pédagogique pur, le périscolaire relève de la responsabilité exclusive de la maire de Paris et de son premier adjoint par délégation.
07:08Ce qu'a été Emmanuel Grégoire.
07:10Il y a des scandales dans le périscolaire depuis des années.
07:13Nous, ça fait cinq ans que nous alertons.
07:15Il y a un an encore, nous avons demandé une enquête globale.
07:17Nous avons demandé un plan d'urgence dans le périscolaire, notamment dans les arrondissements les plus touchés, onzième et douzième arrondissements,
07:24qui sont les arrondissements où étaient élus Mme Hidalgo et M. Grégoire.
07:28Un premier constat, ils n'ont jamais reçu ni les familles, ni vérifié...
07:32Est-ce qu'ils auraient dû démissionner ?
07:34Vérifié que les enfants...
07:36Enfin, on ne parle pas de n'importe quoi, Mme Corruite, vous avez raison.
07:40Sur la seule année 2025, près d'une cinquantaine d'animateurs ont été suspendus pour quel type de fait, majoritairement ?
07:47Agression sexuelle et viol sur des enfants d'école maternelle.
07:51Voilà de quoi on parle.
07:52Donc c'est pour ça que quand M. Grégoire dit...
07:54Une cinquantaine de suspensions, 20 seulement, ont été suspendus pour des faits d'agression sexuelle.
07:57Oui, mais sur la globalité des animateurs, c'est majoritairement, parce que ça ne date pas uniquement de cette année, ça fait cinq ans qu'on alerte.
08:04Vous pouvez voir toutes nos prises d'opposition, notamment au Conseil de Paris.
08:08Je vais vous donner sur les dernières évolutions.
08:11Pardonnez-moi, je vais juste, pour retracer, parce que c'est important aussi d'éclairer les familles.
08:15Parce qu'aujourd'hui, les familles parisiennes, moi je reçois les parents, je les ai reçues, ce que n'a jamais fait la mairie de Paris.
08:21Je les ai reçues, je reçois les enfants, j'essaye de trouver les avocats.
08:25C'est moi qui leur ai pris le rendez-vous à la chancellerie.
08:27J'ai deux élus, Inès de Ragnel et Nelly Garnier, qui les ont accompagnés.
08:31Nous avons saisi la justice.
08:32Aujourd'hui, une enquête est ouverte.
08:34M. Grégoire sera entendu dans le cadre de cette enquête pénale,
08:37parce qu'il y a une responsabilité de la collectivité.
08:40Donc, que faut-il faire pour le périscolaire ?
08:43Pourquoi ? Les deux causes, quelles sont-elles ?
08:45Elles sont parce que le périscolaire est morcelé aujourd'hui.
08:47Quand vous avez quelques heures par-ci, par-là,
08:49vous ne pouvez pas avoir des animateurs formés et qualifiés.
08:52Ça, c'est le premier point.
08:54Et le deuxième point, c'est qu'il n'y a aucun contrôle sur le recrutement.
08:57Attendez, sur votre premier point, ça veut dire que vous voulez les embaucher à plein temps ?
09:01C'est un métier, animateur scolaire.
09:05Vous confiez ce que vous avez de plus précieux au périscolaire.
09:08Ce sont vos enfants.
09:08Si vous les embauchez à plein temps, qu'est-ce qu'ils font ?
09:10Parce que c'est quelques heures à peine, le périscolaire.
09:12J'ai reçu les animateurs, leurs représentants.
09:15J'ai discuté avec eux, c'est un métier.
09:17Donc, il faut les professionnaliser et les recruter avec un brevet d'État.
09:21Ça n'est pas le cas aujourd'hui.
09:22Il faut les passer au fichier.
09:24Ça n'est pas le cas aujourd'hui.
09:25Aujourd'hui, le recrutement est à la va-vite.
09:27L'organisation est sans contrôle et il n'y a pas de suivi.
09:30Donc, moi, je suis très au clair là-dessus.
09:33C'est d'abord de réorganiser.
09:35Je ferai une journée pleine de périscolaire.
09:37Ça sera le mercredi.
09:38Et donc, comme ça, on ne bouge pas sur la semaine de 4 jours et demi.
09:42Mais on aura un périscolaire de qualité.
09:43Avec des animateurs professionnels qui auront été contrôlés.
09:47Et ensuite, c'est la question des responsabilités.
09:49Ça doit être coordonné avec l'éducation nationale
09:50pour décider que c'est uniquement le mercredi le périscolaire ?
09:53C'est l'érité scolaire.
09:54Le périscolaire dépend de la collectivité.
09:57Comme d'ailleurs, dans 90% des villes de France.
10:01C'est comme ça que ça se passe.
10:03Vous ne pouvez pas avoir des professionnels quand vous leur dites
10:04vous allez faire 30 minutes ici, 10 minutes là.
10:07Vous ne pouvez pas professionnaliser.
10:08Et est-ce qu'il n'y a pas un sujet aussi de précarité ?
10:10On sait que c'est des emplois qui sont simplement rénumérés.
10:12Et qui, du coup, favorisent peut-être des profils problématiques.
10:17C'est le cas.
10:18Quand M. Grégoire dit que c'est un sujet systémique.
10:22Mais si c'est le système qui dysfonctionne sur des faits graves,
10:26il fait partie du système.
10:28Donc, soit il est complice, soit il est incompétent.
10:31Comment pouvez-vous dire qu'Emmanuel Grégoire serait complice ?
10:34Il a lui-même révélé avoir été victime d'agressions sexuelles
10:38quand il était enfant.
10:39Vous pensez qu'il est donc insensible à cette question ?
10:42Je ne dis pas ça.
10:43Mais vous savez, madame, je vais vous dire.
10:44Moi, j'ai une vie, vous connaissez à peu près les grandes lignes de ma vie.
10:47Quand on se présente à une élection,
10:49on ne vous élit pas en fonction de votre vécu,
10:53de vos souffrances et de vos douleurs que je respecte.
10:56Vous savez, moi, la protection de l'enfance, c'est un combat d'une vie.
10:58Et vous le savez bien, on se connaît depuis très longtemps.
11:00C'est un combat que j'ai porté comme garde des Sceaux,
11:02que j'ai porté comme magistrat.
11:03La protection de l'enfance, qui est un scandale à Paris.
11:06Il faut le savoir qu'il y a des foyers de protection de l'enfance à Paris
11:09dans lesquels il y a de la prostitution de mineurs
11:11et de la maltraitance des mineurs.
11:13Est-ce que vous avez vu un plan ?
11:14C'est le cas partout en France, mais pour l'occurrence.
11:17À Paris, en particulier, moi, je suis candidate à l'élection à Paris,
11:20et nous avons alerté, nous avons signalé.
11:23Est-ce que vous avez entendu les élus de Paris,
11:25qui sont aujourd'hui aux manettes,
11:27prendre en charge à bras-le-corps ce sujet ?
11:29Jamais.
11:30Et ce scandale-là, j'y mets très fin,
11:32fin par, évidemment, une organisation claire,
11:35une procédure claire.
11:37Et évidemment...
11:38Il y a déjà une obligation de formation qui se met en place
11:40depuis la rentrée de janvier 2026.
11:42C'est une formation très précaire.
11:45On vous a donné les modules,
11:47combien de temps ?
11:48Sur quel temps ?
11:49Il faut un diplôme d'État.
11:50Il faut les passer au fichier.
11:52Les enfants, c'est sérieux.
11:53La vie des enfants, c'est sérieux.
11:55La vie des familles, c'est grave.
11:57Et donc, moi, avec beaucoup...
11:57Vous pensez que vous pouvez recruter, Rachida Dati,
11:59plusieurs milliers de personnes,
12:00tous les ans, pour effectuer ses tâches,
12:03avec des dix comme d'État ?
12:04Vous avez raison de soulever cette question.
12:06Le budget de la ville de Paris,
12:08on va arriver dans une situation un peu difficile.
12:10Pourquoi ?
12:11Le budget de la ville de Paris, c'est 10 milliards d'euros.
12:13Ma question n'était pas budgétaire.
12:15Elle est aussi budgétaire.
12:1710 milliards de budget, 12 milliards de dettes.
12:20Moi, je vais réorienter les priorités.
12:22Je vais dégager, évidemment, des économies sur ces priorités,
12:26mais pas pour moins de services publics.
12:28Pour un meilleur service public au service des Parisiens.
12:31Donc, c'est pour mieux payer ceux qui interviennent dans le périscolaire.
12:33Moi, j'ai une priorité, c'est que les enfants parisiens soient en sécurité.
12:38Qu'ils soient placés dans des foyers de protection de l'enfance,
12:40ou qu'ils soient scolarisés dans nos écoles.
12:43Quand vous confiez votre enfant à l'école,
12:45vous les confiez à une institution dans laquelle vous avez confiance.
12:48Et donc, notre responsabilité comme élu,
12:50c'est que cette confiance, elle puisse se traduire dans les faits.
12:53Mais pour résumer, dans le périscolaire,
12:54vous voulez donc embaucher des gens qui fassent davantage d'heures ?
13:01Et qui soient mieux payés.
13:02Aujourd'hui, c'est morcellé.
13:03Ils font 10 minutes par-ci, 30 minutes par-ci.
13:06Si vous avez un projet, par exemple, de visite de musée
13:08ou d'un déplacement dans un lieu,
13:11ne serait-ce que d'aller un petit peu en dehors de Paris,
13:14visiter un site archéologique ou autre, culturel,
13:17si vous avez 10 minutes par-ci, 30 minutes par-là,
13:19vous n'avez pas de projet ni artistique, ni culturel, ni pédagogique.
13:24Et donc, il faut être responsable.
13:25Et moi, je proposerai des activités de périscolaire,
13:28de qualité, avec les familles que je vois.
13:31Je vois toutes les organisations représentatives des familles.
13:33Et nous, nous recevons...
13:35Moi, je ne me suis pas réveillée un matin en disant
13:37j'ai envie d'être maire de Paris et je vais m'occuper du périscolaire.
13:41D'abord, c'est quelque chose qui m'a préoccupée pendant des années.
13:44Moi, j'ai été magistrat, mais avant d'être magistrat,
13:46je me suis préoccupée des enfants notamment placés.
13:48C'est un scandale que la France a souvent mis sous le tapis
13:53s'agissant de la protection de l'enfance.
13:54Quand j'étais garde des Sceaux, j'ai réformé et j'ai mis en place,
13:58et malheureusement, qui a été un petit peu entravé par la gauche qui a succédé,
14:01j'ai fait un code de la justice des mineurs.
14:04Quand on pense code de la justice des mineurs,
14:06on pense souvent délinquance des mineurs.
14:08Mais, en fait, l'essentiel du contentieux des mineurs,
14:11en France, c'est la protection des mineurs.
14:13C'est de la maltraitance.
14:14Il est là, l'essentiel du contentieux.
14:17Et donc, s'agissant de la protection des mineurs,
14:19j'ai une vision très claire, j'ai une ambition très forte,
14:22et j'ai une volonté, j'ai une détermination sans faille
14:25s'agissant de la protection des enfants.
14:26Rachida Dati, je disais qu'il y avait beaucoup de dossiers à évoquer.
14:29Est-ce que vous voulez revenir sur la politique menée depuis des années
14:33qui consiste à réduire la place de la voiture à Paris ?
14:36Ce n'est pas de faire des retours en arrière, ça n'a pas de sens.
14:39Moi, je reconnais Ami Dalgo.
14:41D'ailleurs, il y a eu des avancées, mais ce n'est pas pour un retour en arrière.
14:44D'ailleurs, elle a été prise plutôt en otage
14:46avec une majorité qui n'était pas une majorité pour elle.
14:49Si je prends le seul exemple,
14:50la police municipale à Paris,
14:52rappelez-vous, la gauche n'en voulait pas.
14:54Elle a pu être adoptée et mise en place à Paris
14:56grâce à mon groupe politique.
14:57On va reparler de la sécurité, mais sur les...
14:58Non, non, ça je vous donne l'exemple.
15:00D'accord, oui.
15:00C'est qu'à un moment donné,
15:01quand vous n'avez pas les moyens de votre politique,
15:02vous faites des choses par défaut.
15:04Alors, quelle est votre politique en matière de déplacement ?
15:06En termes de mobilité.
15:07Tout le monde a constaté
15:08qu'il y a quand même un peu le chaos dans l'espace public.
15:11C'est très anxiogène
15:12et ça n'est pas du tout fluide.
15:13Moi, je voudrais apaiser l'espace public
15:15et le fluidifier.
15:16De quelle manière ?
15:17Nous sommes la seule ville de France
15:18dans laquelle il n'y a pas de plan de circulation.
15:20Donc, je vais apaiser et fluidifier.
15:22D'abord, je vais faire adopter un plan de circulation
15:25avec les services de la voirie.
15:27C'est les meilleures connaissances.
15:27Est-ce que ça veut dire que vous revenez, par exemple,
15:29à des grands axes très roulants
15:31comme l'avait fait Jacques Chirac à son époque ?
15:33Je vais terminer.
15:33Parce que vous parlez de plan de circulation.
15:35Oui, mais le plan de circulation,
15:36il n'y a pas les vélos dedans ?
15:37Donc, c'est pour ça que je voudrais terminer.
15:39Et donc, ce plan de circulation,
15:41il permettra d'avoir une cohabitation
15:42de tous les usages.
15:44Donc, si vous l'adoptez avec des datas,
15:46il y a des endroits qui sont plus denses que d'autres,
15:48des endroits où il y a peut-être plus besoin de vélos.
15:51Par exemple, l'axe nord-sud,
15:53il est beaucoup moins doté que l'axe est-ouest
15:56en termes de pistes cyclables.
15:57C'est une réalité.
15:58Donc, il faudra peut-être revoir cette mobilité
16:01sur cet axe-là.
16:02Attendez.
16:02Et donc, si je fais adopter ce plan de circulation,
16:05chacun trouvera sa place.
16:06Avec des voies piétons.
16:08Le grand oublié de la circulation à Paris,
16:10c'est le piéton.
16:11Il y aura des voies dédiées aux piétons,
16:13comme sur les voies sur berge.
16:14Justement, par exemple, si vous voulez...
16:16Élargissement de trottoirs,
16:18comme je l'ai proposé à Rue de Riveau.
16:20Si vous voulez élargir les trottoirs,
16:22il faut prendre de la place sur quelque chose.
16:24Bien sûr.
16:24C'est une toute organisation.
16:25Donc, est-ce que vous supprimez une piste cyclable ?
16:27Je ne supprime pas, je réorganise.
16:28Quand vous avez une rue
16:29qui a été interdite à toute forme de circulation,
16:34vous parlez de la rue de Riveau.
16:35Sans aucune étude d'impact,
16:37c'est mépriser les commerçants qui sont aux abords,
16:39c'est mépriser les habitants qui y vivent.
16:41La grande majorité des rues à Paris
16:42sont des petites rues.
16:43Donc, il faut choisir entre les places de stationnement...
16:46Justement, vous dites une chose.
16:48C'est des petites rues.
16:49Parce que Paris, c'est tout petit.
16:51C'est 102 km².
16:52C'est très dense.
16:54Et 20 000 habitants au km².
16:55Exactement, c'est très dense.
16:56Donc, vous ne faites pas des fermetures de rues comme ça,
16:58dans un bureau, vous levez un matin,
17:00dans votre bureau de l'hôtel de ville,
17:01vous dites, tiens, j'ai fermé ça.
17:02Non, vous intégrez quand même la rue de Riveau-Li
17:05et les commerçantes.
17:06Est-ce qu'ils ont été consultés ?
17:07Ils le disent eux-mêmes.
17:08Non, je les ai tous rencontrés.
17:09C'est pour ça que j'ai fait une charte patrimoniale
17:11pour respecter l'esthétique de cette rue.
17:14Je réduis, évidemment, sur la voie vélo un peu.
17:17J'ai élargi le trottoir pour le piéton
17:19et les personnes à mobilité réduite.
17:21Je fais un plan de circulation
17:22qui intègre, évidemment,
17:24les commerces, les habitants.
17:27Ce sont des études d'impact en concertation.
17:29C'est avec les habitants,
17:31les commerces,
17:31avec les activités économiques
17:33que vous faites un plan de circulation.
17:35Mais pour fluidifier,
17:35Non, mais je vous repose ma première question.
17:37Juste pour terminer,
17:37pour fluidifier,
17:38si vous voulez fluidifier,
17:40il faut aussi revoir la politique de stationnement.
17:42Et la politique de stationnement,
17:43aujourd'hui à Paris,
17:44elle n'existe pas.
17:45C'est une politique de raquette.
17:47C'est une politique fiscale.
17:48Vous faites exploser les prix de stationnement,
17:50voire les verbalisations,
17:51pour remplir les caisses.
17:53La politique de stationnement,
17:54c'est aussi une politique de fluidité,
17:56de fluidification.
17:57Et donc, ce qu'il faudra faire,
17:59c'est effectivement,
17:59le tarif de stationnement sera unique
18:02pour tout Paris.
18:03C'est-à-dire pour les parisiens
18:04comme pour les non-parisiens ?
18:05Pour les parisiens
18:05et les entreprises qui sont à Paris.
18:07Pour l'activité économique et les parisiens,
18:09ce tarif sera unique pour tout Paris.
18:10Et pour ceux qui viennent de l'extérieur,
18:11vous les faites payer au même tarif aussi ?
18:13Moi, je ferai un tarif résidentiel unique pour Paris.
18:17Les parisiens et les entreprises qui sont à Paris.
18:19Et est-ce que vous dites aujourd'hui
18:20aux cyclistes parisiens,
18:21qui sont de plus en plus nombreux,
18:22on continue la politique de développement des voies cyclables
18:25pour que ça soit fluide, etc.
18:26Ou est-ce que vous l'arrêtez ici ?
18:27Non, il faut que chacun respecte son couloir.
18:30C'est dans tous les sens du terme.
18:31Donc moi, je vais sécuriser aussi des pistes cyclables
18:34parce qu'on a un taux d'accidentologie
18:35extrêmement élevé à Paris.
18:37Donc il faut sécuriser les pistes cyclables,
18:39mais que chacun reste dans son couloir.
18:41Sur les voies sur berge,
18:42on a entendu la proposition de Sarah Knafo
18:43de les rouvrir à la circulation.
18:45Vous êtes pour, vous êtes contre ?
18:46Moi, j'ai présenté mon projet en octobre dernier.
18:49Ces voies sur berge,
18:50vous savez pourquoi ça n'a pas été aménagé ?
18:52En fait, c'est une route
18:52qui a été interdite à la circulation.
18:53On voit d'ailleurs encore les anciens passages piétons.
18:57Vous avez des pissotières, pardon du terme.
18:59Vous avez des aménagements éphémères.
19:00Vous avez des palettes.
19:01Vous avez des campements sous le pont Alexandre III.
19:04Je suis allée partout.
19:05Vous savez, moi, je sillonne Paris.
19:07Et donc moi, je vais faire un grand parc patrimonial urbain.
19:10Il y a des bandes qui sont aux abords de certains murs.
19:13Je vais tout revégétaliser.
19:15Je vais faire une voie piéton.
19:16Et d'ailleurs, même pour ceux qui veulent se promener
19:19avec leurs animaux domestiques,
19:21nous allons faire respecter et faire cohabiter les usages.
19:24Mais il faut que ces voies sur berge
19:26soient à nouveau végétalisées
19:28dans le cadre d'un grand parc urbain patrimonial
19:30avec, évidemment, du pavé enherbé,
19:34de la dalle calcaire,
19:35qui sont des matériaux historiques de Paris.
19:37Deux petites questions simples.
19:38Le retour au camp de l'arbre, c'est une forte demande des parisiens.
19:41Ou par nom, Rachida Dati.
19:42Est-ce qu'il faut supprimer les zones à faible émission,
19:44les fameuses ZFE ?
19:45Le gouvernement a repoussé le sujet après les municipales.
19:48D'abord, je vais vous dire,
19:49sur l'écologie,
19:50le premier geste écologique dans une ville,
19:52c'est la propreté.
19:53Donc, si la ville est propre...
19:54Oui, mais pour respirer,
19:55il vaut mieux avoir moins de voitures.
19:56Oui, mais attendez.
19:57C'est le premier geste écologique.
19:59Comme je vous disais, Paris est tout petit.
20:01L'écologie, si vous voulez résumer
20:03le bilan écologique de cette mandature,
20:07c'est quoi ?
20:07C'est la place de la République.
20:09Pour leur écologie, c'était...
20:11C'est la baisse de la pollution aussi.
20:12C'était de lutter contre les voitures.
20:14Donc, ils ont bitumé cette place de la République.
20:16C'est un résultat, c'est la baisse de la pollution.
20:18Au crédit d'Anne Nidalgo,
20:19c'est la baisse de la pollution de l'air à Paris.
20:21Non, parce que...
20:21Non, parce que...
20:21Non, ça a quand même diminué de moitié.
20:22Non, ça n'est pas...
20:23C'est sur l'île de France.
20:25Je vous invite à regarder les études.
20:26Oui, bien sûr.
20:27Non, mais bien sûr...
20:27La circulation de l'air, ça n'arrête pas au périph' sensé.
20:29Mais c'est quand même à l'intérieur de Paris
20:31que ça a aussi beaucoup diminué.
20:32Ça a été sur l'île de France
20:33et ce ne sont pas les mesures liées
20:35à une fermeture de rue
20:37où il faisait des feux,
20:38puisque d'ailleurs, regardez,
20:40elle n'est même pas respectée.
20:41Vous le savez très bien.
20:42Et donc, ça n'est pas ça.
20:43C'est simplement, à un moment donné,
20:45il faut avoir des comportements plus écologiques.
20:47Vous savez ce que risque Paris ?
20:49Les deux risques écologiques pour Paris.
20:50Ce sont les inondations
20:51et les canicules.
20:53Et vous ne pouvez pas avoir une place de la République.
20:54le projet que j'ai présenté,
20:57je l'ai présenté avec les collectifs
20:58du 3e arrondissement,
20:59du 11e et du 10e
21:00qui sont mobilisés pour changer cette place.
21:03Elle est.
21:04C'est une grande dalle de béton.
21:05On a enlevé les deux fontaines patrimoniales
21:08et on a enlevé les quatre bandes végétalisées
21:10qui existaient et qui étaient en pleine terre.
21:12Ils ont bitumé.
21:13Il y a des malfaçons.
21:15Il y a des infiltrations,
21:16y compris sur le métro.
21:17Tout est à refaire.
21:18Ça a coûté 30 millions d'euros
21:19aux Parisiens et aux Parisiennes.
21:21Et donc, aujourd'hui,
21:22il faut tout refaire,
21:23quoi qu'il arrive.
21:23Donc, moi, je vais remettre les deux fontaines.
21:26Je vais remettre la végétalisation.
21:28Je vais remettre, évidemment,
21:29les platanes en pleine terre.
21:31Aujourd'hui, tous les arbres
21:32qui sont sur la place de la République
21:34sont morts.
21:35Ils ont cramé.
21:36Et en été,
21:37on mesure 60 degrés.
21:40C'est un îlot de chaleur.
21:42Je veux le transformer
21:43en îlot de fraîcheur.
21:44Rachida Dati,
21:45une dernière question sur la circulation.
21:46Il y a 300 rues piétonnes
21:48autour des entrées des écoles
21:50à Paris.
21:51Ça fait partie du programme d'Anne Hidalgo.
21:52Il n'y en a que deux
21:53dans le septième arrondissement.
21:55Pourquoi ?
21:55Parce que, d'abord,
21:56je n'ai pas autant d'écoles qu'ailleurs.
21:58Et puis, ça se concerte.
21:59Et donc, effectivement, on le fait.
22:01Et moi, je vais vous dire,
22:01je vous invite si...
22:02Sur le principe,
22:03vous étiez contre ou pas ?
22:04Mais arrêtez de dire pour ou contre.
22:06Non, parce que vous savez,
22:07Paris,
22:08c'est des choix.
22:09On peut être pour des choses
22:10et contre des choses.
22:10Non, ce n'est pas un QCM Paris.
22:12Moi, je discute avec des gens,
22:14avec des parents,
22:14avec des familles.
22:15Nous avons végétalisé
22:16à notre charge
22:17sur les crédits
22:18de la mairie d'arrondissement.
22:20Parce que quand ils piétonnissent,
22:21je vous invite à aller
22:22dans le huitième arrondissement.
22:23Attendez,
22:24il y a des rues,
22:24il y a des rues,
22:26mais ce qui m'intéresse,
22:27c'est vos grands choix.
22:28Non,
22:28sur la rue aux écoles,
22:30ils ferment
22:31et ça devient aussi des zones
22:32aussi parfois d'insécurité.
22:34L'éclairage n'est pas adapté.
22:36Donc, moi,
22:36j'ai fait le choix
22:36de faire de la végétalisation
22:38de qualité.
22:39Quand je fais une rue aux écoles,
22:41je végétalise de qualité
22:42et c'est maintenu.
22:45C'est-à-dire qu'on a une surveillance,
22:46c'est entretenu,
22:47ce qui n'est pas le cas
22:47dans la majorité des cas.
22:49Rachida Detti,
22:50vous l'avez dit déjà,
22:51140 000 habitants
22:52perdus
22:53sur la dernière mandature
22:54à Paris
22:55sur le logement.
22:56Et avant de parler spécifiquement
22:57du logement social,
22:58est-ce que vous avez une solution
22:59face au prix du mètre carré,
23:0110 000 euros du mètre carré
23:02en moyenne à Paris
23:03ou face au prix des loyers même,
23:05à peu près 2 000 euros
23:07pour un 35 mètres carré
23:08pour 2 ou 3 personnes ?
23:11D'abord,
23:12le bilan de M. Grégoire
23:13qui a été quand même
23:14adjoint à l'urbanisme,
23:15si je fais le bilan
23:16depuis quand il était
23:17adjoint à l'urbanisme,
23:19ils ont fait disparaître
23:21plus de 150 000 logements
23:23dans le parc locatif privé
23:25de Paris.
23:26Et qu'est-ce que ça a créé ?
23:28On est passé
23:28de 510 000 logements privés
23:30à aujourd'hui
23:31à moins de 350 000.
23:33Quelles sont les contraintes
23:34à cela ?
23:35Plusieurs contraintes.
23:36D'abord, le pastillage,
23:37le plan local d'urbanisme,
23:38on pastille des immeubles entiers
23:40en disant que la ville achètera
23:42s'il y a une vente possible.
23:43Donc vous, évidemment,
23:44ce n'est pas un signal de confiance
23:46pour quelqu'un
23:46pour mettre son appartement
23:47en location.
23:48Ça, c'est le premier point.
23:49Ensuite, vous avez
23:50l'encadrement des loyers
23:51qui a été fait un peu
23:52sans réflexion,
23:55sans vision,
23:56sans étude d'impact.
23:56Est-ce que vous avez
23:57l'encadrement des loyers ou pas ?
24:00Je vais vous expliquer,
24:00je vais vous dire, effectivement.
24:02L'explosion de la taxe foncière,
24:04plus de 62%,
24:04qui a rapporté 600 millions d'euros,
24:06je ne crois pas
24:07que les Parisiens
24:07ont vu un service
24:08s'améliorer en leur faveur.
24:10Et donc tout ça
24:11parce qu'il y a 12 milliards de dettes.
24:12Et donc,
24:13il y a beaucoup de contraintes
24:14de cette nature.
24:15Sur logements privés,
24:16il faut redonner
24:17un signal de confiance
24:18au parc locatif privé.
24:21parce qu'il faut
24:22qu'on récupère des logements.
24:24Paris,
24:24ce vide des familles,
24:25ce vide de logements...
24:26Très concrètement,
24:27ça veut dire quoi ?
24:27Ça veut dire
24:28qu'on finit par exemple
24:29avec le plafonnement des loyers.
24:30Ça veut dire
24:31que par exemple,
24:32aujourd'hui,
24:33si un logement
24:34est en vacances
24:34depuis de trop
24:36nombreuses années,
24:37vous pouvez,
24:38avec le bailleur privé,
24:40s'il remet son logement,
24:42de dire
24:42on assouplira
24:43l'encadrement des loyers
24:44en sa faveur.
24:46S'il y a
24:46une rénovation thermique,
24:47comme vous le savez,
24:48il y a beaucoup
24:49de passoires thermiques
24:50à Paris.
24:50Et d'ailleurs,
24:51dans mon programme écologique,
24:53je ferai le chantier
24:54du siècle
24:55qui sera la rénovation
24:56thermique
24:56de l'ensemble
24:57des logements parisiens.
24:58Et donc,
24:59si vous remettez
25:00un logement...
25:01C'est pas de plafonnement
25:01des loyers,
25:02enfin des plafonnements
25:02des loyers
25:02pour ceux
25:03qui font des investissements
25:05importants.
25:05Si vous remettez
25:06un logement
25:07sur le marché locatif
25:09qui a été en vacances
25:10depuis trop longtemps
25:11et si vous avez fait
25:12des grands travaux,
25:13on peut assouplir
25:14l'encadrement des loyers.
25:16Je vais vous dire
25:16pourquoi.
25:16Parce que certains disent
25:17on va faire sauter
25:17l'encadrement des loyers.
25:18Il faut être responsable.
25:19Si demain je dis
25:20alors qu'on a une offre
25:21de logement très rare
25:22et si je dis
25:23je fais sauter
25:24l'encadrement des loyers,
25:25on va avoir
25:25une explosion des loyers.
25:26Donc là,
25:27il faut être responsable.
25:28Il faut un assouplissement
25:29progressif
25:30et ramener du logement privé
25:31dans le marché locatif.
25:33Tout ça a été masqué
25:34par quoi ?
25:34Par une politique
25:35de logement social
25:36extrêmement onéreuse.
25:37Vous savez combien ça coûte
25:38aux Parisiens ?
25:39Tous les ans,
25:39la préemption,
25:40c'est entre 250
25:41et 300 millions d'euros
25:42d'argent des Parisiens
25:44pour acheter du logement
25:45pour faire du logement social.
25:47Dans quel état
25:48est le logement social ?
25:49Je les ai tous faits.
25:50Je les ai tous faits.
25:51Vous voyez les vidéos ?
25:52Le parc social à Paris
25:53est très dégradé
25:54et dans certains cas
25:55très insalubre.
25:56Vous dites
25:56que d'ailleurs
25:57ce parc social
25:58doit être réservé
25:59aux travailleurs.
26:00Est-ce que très concrètement
26:01ça veut dire
26:02que des chômeurs,
26:03par exemple des personnes
26:03au chômage
26:04vont devoir quitter
26:04leur logement ?
26:05Non, parce que
26:06madame,
26:07je suis responsable.
26:08Je suis maire d'arrondissement.
26:09J'ai une expérience.
26:09J'ai travaillé.
26:10Moi je suis allé voir
26:11les bailleurs.
26:12Je suis allé voir
26:12les locataires.
26:13Il y a des retraités.
26:14Les retraités ne travaillent plus.
26:16C'est en fonction
26:16de certaines situations.
26:17Mais il y a des critères.
26:18Par exemple,
26:19M. Béliard veut que
26:20les personnes sans papier
26:21soient éligibles
26:21au logement social.
26:22Moi je n'y suis pas favorable.
26:24Et donc je ferai travailler.
26:26Je rendrai éligible.
26:28Le critère du travail
26:29à Paris
26:30ou pour les Parisiens
26:31sera surpondéré.
26:33Et donc ça sera une priorité.
26:35Je ferai le choix du travail
26:36pour le parc social.
26:37Moi vous savez,
26:38quand a été conçu...
26:39D'ailleurs ceux qui parlent
26:40du logement social,
26:41ils ne l'ont jamais connu.
26:42Je l'ai connu.
26:43Le logement social au départ
26:44c'était pour des gens
26:45qui travaillaient.
26:46Notamment des ouvriers.
26:47Et les classes populaires
26:48aujourd'hui quittent Paris
26:49où on manque de personnel
26:52pour travailler à Paris
26:53parce qu'ils ne peuvent pas se loger.
26:55Il y a aussi du logement intermédiaire
26:56quand même dans le...
26:58Dans le parc social,
26:58il y en a très peu.
26:59C'est très mono-composition.
27:02La composition du parc social
27:03est très bas.
27:05Et donc la classe moyenne
27:06est très peu...
27:07Une toute dernière question
27:08avant la pause.
27:09Regardez,
27:09la dernière réponse.
27:11Les crèches,
27:11nous avons entre 20 à 50%
27:15des places en crèche
27:16pour lesquelles
27:17nous n'avons pas de personnel.
27:18Parce que l'assistante maternelle
27:19qui vient du fin fond
27:20de la Seine-et-Marne
27:21à laquelle vous demandez
27:22d'être à 7h30 en poste,
27:24c'est très compliqué.
27:25Et donc il faut lui donner
27:25la priorité
27:26pour justement
27:27pour rendre ce service
27:28indispensable.
27:29Ils ne sont pas prioritaires.
27:31Le travail n'est pas
27:32le critère...
27:33Ça n'est pas le premier
27:34critère de priorité.
27:35Donc il faut le surpondérer.
27:39Je donne la priorité
27:40au travail.
27:40Une dernière question
27:41avant la pause.
27:42Vous avez dit
27:42en une semaine
27:43à propos de la propreté,
27:44Paris sera propre.
27:46Quelle est votre baguette magique ?
27:47Ce n'est pas une baguette magique.
27:48Je crois à la volonté politique.
27:50Voilà.
27:50Moi, il n'y a pas de fatalité
27:52à ce que Paris reste sale.
27:53Et donc,
27:54mon programme de propreté,
27:55je l'ai dit,
27:57effectivement,
27:57il sera très vite
27:58mis en place.
27:59Pourquoi ?
27:59Parce que je le travaille
28:00avec les agents de la propreté.
28:01Je n'ai pas de mépris, moi,
28:02pour les gens
28:02qui rendent des services
28:03aux Parisiens.
28:04J'ai vu les agents
28:05de la propreté
28:05et notamment les sociétés
28:06Donc, c'est juste
28:07une question de méthode.
28:08Je réunirais...
28:09Ce n'est pas une question
28:09de moyens,
28:10ce n'est pas une question
28:11de comportement des Parisiens.
28:13Moi, j'ai été très choquée
28:14que M. Emmanuel Grégoire
28:15dise que les classes populaires
28:16sont sales
28:17et que ce sont elles
28:18qui salissent Paris.
28:19Eh bien, non.
28:19Moi, je réunirais...
28:20Je réunirais...
28:21Pour les Parisiens
28:22qui ne sont pas
28:23toujours très propres.
28:24Je réunirais
28:25les responsables
28:25de la propreté
28:27et de la voirie
28:28pour revoir
28:28tous les circuits
28:29de ramassage
28:33Parisiens.
28:34Non, parce qu'il y a...
28:35Et justement,
28:36j'ai une cartographie
28:37où on voit
28:37qu'il y a du mobilier urbain
28:39lié à la propreté
28:40soit qui ne sont pas adaptés
28:42soit qui sont manquants.
28:43Quand vous avez une zone
28:44avec un surtourisme,
28:47il faut adapter
28:47le mobilier urbain
28:49notamment lié à la propreté.
28:50Quand vous avez aussi...
28:51Quand on laisse prospérer
28:53des campements
28:53et il y en a
28:54de plus en plus à Paris,
28:56sans aucune considération
28:57d'hygiène,
28:58ça contribue à la saleté.
28:59Donc, effectivement,
29:00il faut réorganiser tout ça.
29:02On va faire une pause
29:03dans ce Grand Jury Paris propre
29:05en une semaine.
29:06On y revient dans un instant.
29:07A tout de suite.
29:18Suite du Grand Jury
29:19présenté par Olivier Bost.
29:22Rachida Detti,
29:23candidate pour la mairie de Paris,
29:24maire du 7e arrondissement
29:25et ministre de la Culture
29:27et notre invitée,
29:28Périne Tarnot
29:29de Public Sénat
29:30et Claire Conruite
29:31du Figaro
29:32sont à mes côtés
29:33pour vous interroger.
29:35Le Grand Jury,
29:36tout est politique.
29:38Rachida Detti,
29:39vous serez jugé en septembre
29:40pour l'affaire dite
29:41Renault-Nissan
29:42pour corruption
29:43et trafic d'influence.
29:45J'évoque ce rendez-vous
29:46avec la justice
29:47parce que vous pourriez
29:47devenir inéligible.
29:49Le choix de votre
29:50premier adjoint
29:51est donc important
29:52puisqu'il pourrait occuper
29:52votre siège
29:53dans quelques mois.
29:55Qui sera votre premier adjoint ?
29:56Merci de me poser
29:58cette question Madame Soleil
29:59mais moi je n'ai rien
30:01à me reprocher
30:01et donc...
30:02C'est pas Madame Soleil
30:03je n'ai rien à me reprocher
30:04ça fait partie des éventualités
30:05et il n'y a
30:07aucun événement aujourd'hui.
30:08Donc là,
30:09moi mon objectif
30:10c'est de gagner Paris.
30:10Mais vous avez quand même
30:11un rendez-vous au tribunal.
30:12Oui,
30:13personne ne connaît rien
30:15de ce dossier
30:15et vous le savez bien
30:16ce n'est pas de l'argent public
30:17et donc je n'ai rien
30:19à me reprocher
30:19donc je suis convaincue
30:21qu'il n'y aura
30:21aucune conséquence.
30:22Effectivement,
30:23la ligne de vos défenses
30:23c'est de dire
30:24ce n'est pas de l'argent public.
30:25Ce n'est pas une ligne de défense
30:26c'est une affirmation
30:27et c'est une réalité.
30:28Non mais que ce soit
30:29de l'argent public
30:29ou de l'argent privé
30:30à partir de...
30:31Oui,
30:31mais justement
30:32monsieur vous n'êtes pas
30:33ni procureur ni juge
30:34et donc vous ne connaissez pas
30:36ni la procédure
30:38ni les qualifications
30:40donc voilà
30:41donc je vous dis
30:42je suis...
30:43Vous avez une convocation au tribunal
30:44donc on a quand même
30:45un certain nombre d'informations
30:46sur votre convocation au tribunal.
30:47Je suis très sereine.
30:47Nous ne sommes pas sur septembre
30:48nous sommes sur le 15 mars.
30:49Alors je reviens à ma question
30:50qui sera votre premier adjoint ?
30:52Parce que cette question
30:52je fais de la politique
30:55depuis un moment
30:55j'ai mené des batailles
30:57très difficiles
30:58pour des victoires
31:00ne serait-ce que
31:00la victoire de la présidentielle
31:01en 2007
31:02et donc moi j'ai toujours
31:04un peu
31:05de difficulté
31:08à ce que les gens
31:09se partagent les postes
31:09avant que l'élection
31:10ait eu lieu.
31:11Donc là-dessus
31:12on verra
31:13nous sommes...
31:13Moi j'appelle...
31:14Moi aujourd'hui
31:15mon objectif
31:15c'est d'appeler les parisiens
31:16et les parisiens
31:17à se mobiliser
31:18et le changement
31:18ils peuvent l'obtenir
31:19Donc on ne connaîtra pas
31:20le nom de votre premier adjoint ?
31:21Avant l'élection ?
31:23Bien sûr
31:23c'est normal
31:24il faut respecter les électeurs
31:25ils ne se sont pas prononcés
31:27et puis les listes
31:28ne sont pas
31:28aujourd'hui
31:29totalement établies
31:30j'ai annoncé
31:31mes têtes de liste
31:32qui sont des élus
31:32professionnels
31:34ancrés
31:34compétents
31:35qui ont fait leur preuve
31:36et donc
31:37nous ne sommes pas encore
31:38dans les listes
31:38et moi je n'ai pas de mépris
31:39pour les électeurs
31:40je veux d'abord
31:41évidemment
31:41qu'on explique le projet
31:43qu'on présente l'équipe
31:44et notamment les listes
31:45dans tous les arrondissements
31:46et nous verrons à ce moment-là
31:47Mais un de vos adversaires
31:49pardon
31:49Pierre-Yves Bournazel
31:51pour le citer
31:51dit que
31:52c'est quand même
31:53un sujet démocratique
31:54parce que vous avez
31:54ce procès en septembre
31:55que vous pourriez donc
31:56être démise de votre mandat
31:57et que les parisiens
31:58je le cite
31:59pourraient avoir un maire
32:00donc ils n'auraient pas choisi
32:01en l'occurrence
32:01votre premier adjoint
32:02D'abord c'est pas le calendrier
32:04c'est pas l'ordre du jour
32:05et ceux qui se drapent
32:06dans les principes
32:07pour les autres
32:07et qui les piétinent
32:09quand ça les arrange
32:10voilà moi c'est vrai
32:11que j'ai renvoyé
32:11la dernière fois
32:12vous avez Edouard Philippe
32:13parce que c'est son candidat
32:14qui se présente au Havre
32:16et qui est mis en cause
32:17dans une affaire
32:17de détournement de fonds publics
32:18il sera également entendu
32:20est-ce que ça l'empêche
32:22d'être candidat
32:22à la mairie du Havre
32:23je ne crois pas
32:24Excusez-moi
32:24mais pour vous vous dites
32:26qu'il n'y a pas d'affaire
32:26et pour Edouard Philippe
32:27il y a une affaire
32:27Non
32:27Justement moi j'ai trop
32:29de respect pour les principes
32:30vous savez
32:30et donc j'ai du respect
32:32pour ces principes
32:33comme je respecte
32:34Edouard Philippe
32:34Voilà
32:35Une information judiciaire
32:36est également ouverte
32:37pour corruption
32:38et trafic d'influence
32:39pour avoir reçu
32:41300 000 euros
32:41de GDF Suez
32:42Je ne suis pas
32:43alors je vais vous dire
32:43on va arrêter tout de suite
32:44je ne suis pas mise en cause
32:45là-dedans
32:45est-ce que j'ai été auditionnée
32:47est-ce que j'étais placée
32:47en garde à vue
32:48est-ce que je suis mise en examen
32:49enfin au bout d'un moment
32:50moi je vais vous le dire
32:51Il y a un communiqué
32:52du parquet national financier
32:54Oui
32:54Est-ce qu'il me met en cause ?
32:55Non
32:55Est-ce qu'il me nomme ?
32:56Non
32:57Donc il faut arrêter
32:58Il y a une série de perquisitions
32:59qui sont en rapport avec ça
33:00Mais je veux vous dire
33:01Vous pouvez être un témoin
33:03et à votre logement
33:04Vous pouvez être entendu
33:05comme témoin
33:05pour d'autres
33:06je ne suis pas concernée
33:07donc là je veux vous dire
33:08moi je veux bien
33:09mais chacun son métier
33:10vous êtes journaliste
33:11vous n'êtes pas procureur
33:12et encore moins je vous l'instruction
33:13Je ne suis pas concernée
33:14Donc voilà
33:15moi j'ai une responsabilité
33:17comme contrat
33:18mon contrat d'avocat
33:19avec Renaud Nissan
33:20pour le reste
33:20ce sont des outrances
33:22et des insultes
33:23qui sont instrumentalisées
33:24par des adversaires politiques
33:25Donc moi je dis à un moment donné
33:27trop c'est trop quoi
33:28Si vous êtes des journalistes
33:29est-ce qu'il y a mon nom ?
33:30Non
33:30Est-ce que je suis mise en cause ?
33:31Non
33:31J'ai été en garde à vue ?
33:32Non
33:32Je suis mise en examen ?
33:33Non
33:33Donc maintenant stop monsieur Boss
33:35Moi je vous réponds
33:37très clairement
33:37Est-ce que la justice
33:38est instrumentalisée
33:39à des fins politiques ?
33:40Elle peut l'être
33:41J'ai été magistrat
33:42j'ai beaucoup de respect
33:43pour ce métier
33:43Je ne suis pas devenue magistrat
33:44par hasard
33:45Alors qui l'instrumentaliserait ?
33:47Certains, les opposants politiques
33:48peuvent l'instrumentaliser
33:49Donc c'est pour ça que parfois
33:50c'est vrai que les magistrats
33:52rappellent ce principe
33:54Voilà
33:54Qu'il y a une séparation des pouvoirs
33:56Qu'ils font leur travail
33:58J'ai été magistrat
33:59J'ai été magistrat
34:00en charge de criminalité organisée
34:01et d'affaires financières
34:02Je sais comment ça fonctionne
34:03Et donc moi je dis
34:04attention
34:05Parce que quand vous avez
34:06des opposants politiques
34:07qui font des signalements
34:08à la justice
34:09et que la justice ouvre
34:10aux enquêtes
34:11Il faut faire attention
34:11à la limite de cela
34:12C'est tout ce que je dis
34:13Parce que vous venez de rappeler
34:14les affaires d'Edouard Philippe
34:15Pourquoi rappeler
34:15les affaires d'Edouard Philippe ?
34:17Non pardon
34:18C'est ce que j'ai dit
34:19J'ai du respect
34:19et compris pour lui
34:20Pourquoi je le rappelle ?
34:21Parce que les mêmes
34:22qui se drapent sur des principes
34:23concernant Edouard Philippe
34:25m'attaquent
34:26en l'utilisant
34:27C'est pour ça que je dis
34:28que c'est les deux poids deux mesures
34:29Moi je n'attaque pas
34:29Edouard Philippe là-dessus
34:30Je dis simplement
34:31que son candidat
34:32qui se drape dans les principes
34:33quand il s'agit d'Edouard Philippe
34:35l'utilise contre moi
34:37quand il s'agit de moi
34:38Vous voyez bien quand même
34:38que ces affaires sont un peu
34:39un poison dans votre campagne
34:41Mais madame
34:41Est-ce que ça brouille vos messages ?
34:43Mais aujourd'hui
34:44je vais vous dire
34:45la réalité
34:45c'est qu'un jour
34:46il faudra qu'on ait un débat là-dessus
34:47La vie politique
34:49la vie politique aujourd'hui
34:50c'est totalement judiciarisé
34:52Un jour il faudra
34:53qu'on ait un débat politique
34:54y compris avec les organisations judiciaires
34:56pour savoir
34:57quelles sont les missions
34:57d'un responsable politique
34:59Je vous explique
35:00Vous avez de plus en plus
35:02de responsables politiques
35:02qui n'osent plus agir
35:03de peur d'être attrapés
35:05à un moment donné
35:06par la justice
35:06par des enquêtes
35:07parce que tout se judiciarise
35:09donc vous commencez
35:10à inhiber
35:11évidemment l'action politique
35:13C'est pour ça qu'un jour
35:14il faudra qu'on ait un débat là-dessus
35:15en disant
35:15quelle est la mission du politique
35:17dans quel cadre
35:17dans quelle mesure
35:18Vous n'avez pas
35:19hésité à accuser
35:21Anne Hidalgo
35:22par exemple
35:22sur ses notes de frais
35:24vous n'avez pas
35:25instrumentalisé
35:25Non justement
35:26je n'ai pas instrumentalisé
35:27il y a une affaire
35:28qui est ouverte
35:29sur les notes de frais
35:30à la mairie de Paris
35:30le procureur financier
35:32sur votre antenne
35:33est venu dire
35:34qu'il y a eu une enquête
35:34C'est tout à fait légal
35:35Non
35:36C'est légal de faire des notes de frais
35:38C'est légal
35:39ça dépend
35:39pourquoi vous les utilisez
35:41si vous les utilisez
35:42à titre personnel
35:43comme il a été démontré
35:44par exemple pour le maire
35:45du 18ème arrondissement
35:46où il paye le restaurant
35:47de ses enfants
35:48où il se paye le facture
35:49ses vêtements
35:50ou son coiffeur en vacances
35:51Non ça n'est pas la gagne
35:53Vous voyez ce que je veux dire
35:54Voilà c'est pour ça
35:55Mais moi je ne rentre pas là-dedans
35:57Je dis ces enquêtes sont ouvertes
35:58chacun son job
36:00Il ne faut pas
36:00à un moment donné
36:01il faut arrêter d'instrumentaliser
36:02parce que c'est comme ça
36:03qu'on écœure
36:04les français de la politique
36:06Déjà
36:06on souffre de l'abstention
36:09mais on souffre aussi
36:10de l'engagement politique
36:12et moi je le dis
36:13c'est vrai que
36:14ça inhibe
36:15et ça peut entraver
36:16l'engagement politique
36:16en disant
36:17un jour il peut me tomber dessus
36:18sur des choses
36:19où il y a des malentendus
36:21et pas forcément
36:22de l'infraction
36:23Et je rappelle que la règle numéro 1
36:24c'est la présomption d'innocence
36:26et que ça vaut pour tout le monde
36:27Dernière question quand même
36:28sur ce sujet
36:29si vous êtes élu maire de Paris
36:30Rachida Dati
36:30est-ce que vous abandonnerez
36:32vos activités d'avocate ?
36:35Là je ne suis plus avocate
36:36D'accord
36:37Moi je suis magistrat
36:38en disponibilité
36:39aujourd'hui
36:40mais aujourd'hui
36:41je ne suis pas avocate
36:42D'accord
36:42je pose la question
36:43parce que vous étiez avocate
36:43par exemple
36:44quand vous étiez députée européenne
36:45Pourquoi ?
36:46Parce qu'il n'est pas interdit
36:48de travailler
36:48à côté de son mandat
36:50c'est légal
36:51c'est tout le sujet
36:52D'ailleurs
36:54c'est tout le sujet
36:55de mon dossier
36:55Nous allons parler maintenant
36:57de vos concurrents
36:58enfin on a déjà parlé un peu
36:58mais dans cette bataille
37:00de Paris
37:00ils sont importants
37:01et l'une des épines
37:02de votre campagne
37:02c'est effectivement
37:03Pierre-Yves Bournazel
37:04le candidat Horizon
37:04qui est donc soutenu
37:06par Edouard Philippe
37:07et Gabriel Attal
37:08ils feront d'ailleurs
37:08un meeting ensemble
37:09de soutien dans 10 jours
37:10vous dites
37:12de Pierre-Yves Bournazel
37:13c'est l'incarnation
37:14de la droite
37:15la plus bête du monde
37:16est-ce que vous avez gâché
37:17toute probabilité
37:18d'alliance au second tour
37:19avec ça ?
37:19Non parce qu'à un moment donné
37:20il faut appeler les gens
37:20à leur responsabilité
37:21vous savez
37:22vous êtes des professionnels
37:23de la profession
37:24vous savez très bien
37:25ce qui se passe en coulisses
37:25parfois c'est de dire aussi
37:27en transparence
37:28aux électeurs
37:29ce qui se passe
37:30voilà
37:30il y a eu une volonté
37:31à un moment donné
37:32de présenter un candidat
37:33pour empêcher
37:35cette alternance
37:35donc moi
37:36j'appelle à la responsabilité
37:37évidemment
37:38il faudra qu'on rassemble
37:39tout le monde
37:40non mais
37:40qu'on rassemble tout le monde
37:42et je trouve que
37:43cette candidature
37:44moi les parisiens
37:44me disent
37:45mais pourquoi
37:45ils se présentent
37:46les parisiens eux-mêmes
37:47ne comprennent pas
37:48sa candidature
37:50donc moi je le dis
37:51non mais ma question
37:51c'est est-ce que ça condamne
37:52à toute alliance
37:52de second tour ?
37:54vous savez
37:54les parisiens
37:55et les parisiens
37:56j'ai du respect pour eux
37:57vous espérez encore
37:57pouvoir vous rapprocher
37:58parce que les parisiens
37:59nous le demandent
38:00en 2001
38:00la droite s'est divisée
38:02en espérant se retrouver
38:04au deuxième tour
38:04ça a donné
38:05Bertrand Delanoé
38:06et Anne Hidalgo
38:07donc c'est pour ça
38:08qu'aujourd'hui
38:08il faut faire attention
38:09à ce précédent
38:11pourquoi
38:11comment ça se fait
38:12que vous n'avez pas pu
38:12trouver d'entente
38:13avec Edouard Philippe
38:15alors que
38:15les républicains
38:17et Horizon
38:17ont trouvé une entente
38:18dans plein d'autres villes
38:19à l'occasion des municipales
38:21ils préfèrent soutenir
38:22Madame Trottmann
38:22que le candidat
38:24des républicains
38:24il y a quand même
38:25des bisbis
38:26un petit peu partout
38:27c'est pas aussi
38:27idyllique que cela
38:29pourquoi sur Paris
38:29qu'est-ce qui s'est passé ?
38:31c'est pour ça que je dis
38:31il faut que chacun
38:32prenne ses responsabilités
38:33alors certains veulent
38:35régler des comptes
38:36avec d'autres
38:36d'autres veulent faire perdre
38:37parce qu'ils ne veulent pas
38:38donner la victoire
38:39ou le point
38:39à quelqu'un
38:40moi je suis une femme libre
38:41je ne suis pas la femme
38:42d'un clan
38:43pour être clair
38:43Rachida Dati
38:43vous soupçonnez
38:44Edouard Philippe
38:45non je ne soupçonne rien
38:46arrêtez d'employer
38:46des termes comme ça
38:47monsieur Boss
38:47je ne me suis pas énervée
38:48jusqu'à maintenant
38:49donc on va continuer
38:50gentiment comme ça
38:51je ne soupçonne personne
38:52alors expliquez-nous
38:53pourquoi tant de haine
38:55avec Edouard Philippe
38:55et en transparent
38:56je dis aux parisiennes
38:57et aux parisiens
38:57il faut évidemment
38:59qu'on appelle à la responsabilité
39:03et qui d'ailleurs
39:04fera partie du bloc central
39:06de ma famille politique
39:08justement peut-être
39:09que ce sera
39:09notre candidat
39:10demain en 2027
39:12donc je le dis
39:12puisqu'il est responsable
39:14pour 2027
39:14parce qu'il souhaite
39:15le rassemblement
39:15le plus large
39:16il faut qu'aujourd'hui
39:17en responsabilité
39:18qu'il puisse
39:19l'avertissement
39:20est assez clair
39:21franchement
39:22moi je n'aime pas
39:22votre vocabulaire
39:23vous voulez aller quelque part
39:25je n'irai pas
39:26là où vous voulez m'emmener
39:26je dis simplement
39:27on fait de la politique
39:29monsieur Edouard Philippe
39:30on a travaillé ensemble
39:31est-ce que vous allez jusqu'à dire
39:32que Pierre-Yves Bournazel
39:33pourrait se rapprocher
39:34d'Emmanuel Grégoire
39:35vous savez
39:35on m'a appelé
39:36à la clarification
39:36en disant
39:37est-ce que vous allez être
39:38avec Knafou
39:38est-ce que vous allez être
39:39avec le RN
39:39j'ai été très claire
39:40mon parcours parle pour moi
39:42ma vie parle pour moi
39:43mon expérience parle pour moi
39:45monsieur Bournazel
39:46doit clarifier
39:47aussi sa position
39:49est-ce qu'il veut
39:50s'allier avec monsieur Grégoire
39:51si c'est ce qu'il veut
39:52je le dis aux parisiennes
39:53c'est que l'alternance
39:54ne sera pas possible
39:55et on partira
39:56avec la même équipe
39:57et en pire
39:58alors on avait compris
39:59que ce n'était pas fermé
39:59la porte avec
40:00Pierre-Yves Bournazel
40:01en revanche avec Sarah Knafou
40:03c'est moins clair
40:03est-ce que vous dites
40:04jamais d'alliance
40:05monsieur Bost
40:06vous faites le malin là
40:07non pas du tout
40:08je vous ai écouté
40:08dans les interviews précédentes
40:10qu'est-ce que j'ai dit
40:11dans l'interview précédente
40:12je ne sais pas si vous avez été
40:13si vous n'avez pas dit
40:14très clairement
40:15jamais d'alliance
40:16avec Sarah Knafou
40:16vous le savez très bien
40:18que j'ai été très claire
40:19donc là vous faites
40:20un peu genre
40:21donc je le redis
40:22moi quelqu'un
40:23qui a appelé
40:24à ma démission
40:25parce que j'ai appelé
40:25ma fille du prénom de maman
40:27qui considère
40:28que je grand remplace quelqu'un
40:30donc voilà
40:31ce n'est pas mes valeurs
40:31moi j'ai un projet
40:32très clair
40:33qui est imprégné de valeurs
40:35qui est imprégné
40:36justement
40:36du travail
40:38de l'expérience
40:39si je posais la question
40:39clairement c'est parce que
40:41vous évoquez Eric Zemmour
40:42et là c'est Sarah Knafou
40:44qui est
40:44et elle appartient à quel parti
40:46c'est son parti
40:47elle appartient au Corée
40:47son parti
40:48souhaite
40:49donc jamais
40:49jamais Sarah Knafou
40:50moi j'ai expliqué
40:52moi le projet
40:54vous savez les parisiens
40:55ils n'attendent pas de nous
40:56des accords d'appareil
40:57ils attendent de nous
40:58un rassemblement
40:58pour réaliser le changement
41:00il y a une équation politique
41:01qui peut amener à des alliances
41:02c'est vos équations
41:04moi je ne suis pas bonne en maths
41:05dans vos équations
41:06est-ce que vous regrettez
41:07l'application
41:07de la nouvelle loi électorale
41:09qui permet finalement
41:10d'être candidat
41:10à la mairie de Paris
41:11sans être présent
41:12dans tous les arrondissements
41:13de Paris
41:13et qui peut là
41:15peut-être bénéficier
41:15à des candidats
41:16comme Sarah Knafou
41:17est-ce que vous regrettez
41:18cette nouvelle loi électorale
41:19et qui donc
41:20pourrait vous pénaliser
41:21vous savez
41:22il ne faut jamais avoir peur
41:23de la démocratie
41:24on a corrigé
41:25une anomalie démocratique
41:26Paris
41:27comme Lyon et Marseille
41:29étaient les seules villes
41:30où les électeurs
41:31ne pouvaient pas voter
41:32directement pour leur maire
41:33on a corrigé ça
41:34il y aura une urne
41:36où les parisiens
41:37quel que soit l'arrondissement
41:38pourront voter directement
41:39pour leur maire
41:40mais ça permet
41:41des aventures
41:41un peu plus individuelles
41:42c'est pour ça
41:43que j'en appelle
41:43j'en appelle aux parisiens
41:45les parisiens
41:46ne veulent pas
41:46le changement
41:47ils ne veulent pas
41:48les aventures individuelles
41:49il y a trop de responsabilités
41:50il y a trop d'enjeux
41:51parce que
41:52si évidemment
41:52on perd
41:53c'est la même équipe
41:56en pire
41:56parce qu'ils se sont alliés
41:59avec des personnes
42:00qui ont été soutenues
42:01par des antisémites
42:02avec des personnes
42:04qui ont dit
42:05comme Laurent Sorel
42:06que la police tuait
42:07moi ça n'est pas
42:08moi je considère
42:08la police protège
42:09et l'antisémitisme
42:11c'est un délit
42:11c'est pas une idée
42:12c'est pas une opinion
42:12il n'y en a même pas
42:13à débattre
42:15Rachida Dati
42:20vous êtes
42:20ministre de la culture
42:22pour combien de jours
42:23ou combien de semaines encore
42:24vous le savez ?
42:25non mais je l'ai déjà dit
42:26je partirais avant
42:27évidemment l'élection
42:29il y avait un débat budgétaire
42:30qu'on a mené à bien
42:31et donc voilà
42:32quel est le délai raisonnable
42:34quand même
42:34pour quitter ce ministère
42:35parce que
42:36à partir de quel moment
42:37vous considérez
42:38que la campagne
42:38pendant longtemps
42:38les ministres
42:39menaient campagne
42:41sans que ça pose aucun problème
42:42nous sommes plusieurs au gouvernement
42:43ça a été une règle
42:44on a discuté avec le premier ministre
42:45et j'ai aucun problème là-dessus
42:46une question sur le Louvre
42:49vous reconnaissez
42:50qu'il y a un problème
42:50de gouvernance au Louvre
42:52le musée a été victime
42:53d'un cambriolage
42:53et connaît des grèves
42:54est-ce que vous voulez
42:55que la présidente du Louvre
42:57Laurence Descartes
42:58démissionne ?
42:59ce vol spectaculaire
43:01du 19 octobre dernier
43:02a marqué tout le monde
43:03les français
43:04et au-delà des frontières
43:05et donc il a fallu
43:06prendre des mesures d'urgence
43:07que j'ai prises
43:08des décisions
43:08qui sont en cours
43:10de mise en oeuvre
43:10à cela c'est ajouté
43:12évidemment
43:12il y a un conflit social
43:13donc nous avons
43:14des réunions très régulières
43:16je rencontre
43:17les organisations syndicales
43:18je vous ai toujours dit
43:19que leur revendication
43:20était légitime
43:21nous avançons
43:22donc il y a les mesures
43:23de sécurisation
43:24qui sont en oeuvre
43:25il y a le dialogue social
43:26sur lequel nous avons
43:27des avancées
43:27puisqu'un accord
43:28a été quasiment trouvé
43:31et il y a un problème
43:32évidemment de gouvernance
43:33et de réorganisation
43:33est-ce que Laurence Descartes
43:34a toujours votre confiance ?
43:36c'est Laurence Descartes
43:37c'est une conservatrice
43:39c'est une femme de qualité
43:40moi je la connaissais avant
43:42justement est-ce qu'il faut
43:42un conservateur
43:42à la tête d'un grand paquebot
43:44comme le Louvre
43:45qui vient de battre
43:46un record d'affluence
43:47en 2025
43:47c'est le plus grand musée
43:48du monde
43:489 millions de visiteurs
43:49est-ce qu'il faut
43:50que ça soit un conservateur
43:51c'est la règle
43:51c'est la tradition
43:52vous vous posez
43:53une très bonne question
43:53quand je suis arrivée
43:54au ministère de la culture
43:55j'avais une vision
43:56je voulais porter
43:56cette politique
43:57et la mission
43:58que m'avait assignée
43:58le président de la république
43:59c'est de démocratiser
44:01la culture
44:01c'est l'accès à la culture
44:03au plus grand nombre
44:03et les organisations syndicales
44:05m'ont fait remarquer
44:05une chose
44:06en disant
44:07mais démocratiser
44:08l'accès au métier
44:09de la culture
44:09c'est pas mal non plus
44:10c'est vrai
44:11c'est un ministère
44:12où parfois
44:13il y a des opérateurs
44:14où c'est un peu
44:14la lutte des classes
44:15et donc je me suis interrogée
44:17justement sur ce statut
44:18de conservatoire
44:19pour diriger ces grands musées
44:20parce qu'on n'a pas
44:21de corps intermédiaire
44:22et donc la question
44:23que vous posez
44:23est légitime
44:24mais on ne peut pas
44:25la faire comme ça
44:25sur une fin de mandat
44:26ou comme ça
44:27elle va vite
44:27mais la question
44:28c'était une question
44:30que j'ai posée
44:30c'est plus un genre
44:31de chef d'entreprise
44:31mais vous avez raison
44:32vous avez raison
44:33c'est pour ça que
44:34cette présidence
44:35avec un administrateur
44:36ou parfois
44:36c'est des attelages
44:38parfois ça fonctionne
44:39parfois ça se grippe un peu
44:41et c'est une réalité
44:42pour bien comprendre
44:42Rachida Haddati
44:43vous voulez régler
44:44la situation du Louvre
44:45avant votre départ
44:46du ministère
44:46pour bien comprendre
44:48je veux dire
44:48avec les organisations
44:49syndicales
44:50pour bien ce que vous voulez
44:50bien comprendre
44:52donc je vais vous réexpliquer
44:53je vous ai expliqué
44:54les mesures de sécurité
44:55ont été mises en oeuvre
44:56les décisions que j'ai prises
44:57sont en cours de mise en oeuvre
44:58le dialogue social
44:59est en train de s'apaiser
45:00nous y trouvons des solutions
45:01et l'organisation est en cours
45:03est-ce que dans les solutions
45:04il y a le départ de Laurence Descartes
45:05je vous repose la question
45:06et on ne retrouvera jamais les bijoux
45:08non
45:08l'enquête
45:09la procurée était assez confiante
45:11je l'ai entendue
45:11ah oui
45:12elle n'a pas déjà été fondue
45:14disparue
45:15elle était assez confiante
45:16vous allez être
45:17entendue par la commission d'enquête
45:19sur l'audiovisuel public
45:20la semaine prochaine
45:20est-ce que vous êtes satisfaite
45:22du travail des parlementaires
45:23jusque là
45:23moi je ne juge pas
45:24les parlementaires
45:26qui font un travail
45:26de parlementaires
45:27en toute indépendance
45:28et c'est
45:29c'est vraiment
45:30ce sont leurs prérogatives
45:32donc moi je ne vais pas porter
45:33un jugement sur le travail parlementaire
45:34je peux vous dire
45:36ce qu'on peut faire
45:36est-ce que vous avez compris
45:37les objectifs de cette commission parlementaire ?
45:39il y a des objectifs
45:40de connaître le fonctionnement
45:41de l'audiovisuel public
45:42parce que parfois
45:43pour les français
45:43ça peut paraître un peu opaque
45:45d'interroger ses dépenses
45:46mais aussi parce que
45:47il y a eu de nombreux rapports
45:48de parlementaires
45:50qui demandaient
45:51une réorganisation
45:53de l'audiovisuel public
45:53et toutes couleurs politiques
45:55confondues
45:55donc d'ailleurs
45:57beaucoup de sénateurs
45:58avaient fait des rapports
45:59sur la nécessité
46:00de réformer
46:00et de renforcer
46:02de restructurer
46:03l'audiovisuel public
46:03d'où la question
46:04est-ce que cette nouvelle commission d'enquête
46:05a une utilité
46:06s'il y a déjà plusieurs rapports ?
46:07et un rapport
46:07de la Cour des Comptes
46:08qui a aussi identifié
46:10quelques difficultés
46:11des dysfonctionnements
46:12est-ce que vous avez abandonné
46:13l'idée que votre loi audiovisuelle
46:14pourrait être un jour adoptée ?
46:15moi je veux dire
46:16c'est pas ma personne
46:17qui est en jeu
46:17c'est qu'il reste une lecture
46:18à faire
46:20il faut
46:20non seulement
46:21renforcer
46:22l'audiovisuel public
46:23s'il se réorganise
46:24et se restructure
46:25pour le pérenniser
46:28moi je considère
46:29que l'audiovisuel public
46:30participe de la démocratie
46:31c'est un pilier de la démocratie
46:33et donc il faut le préserver
46:34et d'ailleurs
46:35j'ai été la ministre
46:36grâce au sénateur Vial
46:38et au sénateur
46:39et au président Laffont
46:40nous avons pu sanctuariser
46:41son financement
46:42parce que
46:43normalement
46:44à compter du 1er janvier 25
46:45il n'y avait plus
46:45de financement dédié
46:48et sanctuarisé
46:49pour l'audiovisuel public
46:50mais de ne pas être allé au bout
46:51de cette audiovisuelle
46:52est-ce que ce n'est pas
46:53l'échec express
46:53il n'y a pas d'échec
46:55nous avons fait
46:56deux lectures
46:57qui ont fait avancer
46:58ce projet
46:58il reste une lecture
46:59et tout le monde
47:00maintenant s'accorde
47:01à dire que
47:01l'audiovisuel public
47:02doit se réorganiser
47:03vous l'avez entendu
47:04et vu
47:04nous sommes passés
47:05à la question express
47:06donc là il faut
47:06que ça soit rapide
47:07pour ou contre
47:07la transformation partielle
47:09du célèbre BHV
47:11le bazar de l'hôtel de ville
47:12en hôtel de luxe
47:14le sujet c'est la cause
47:15qu'est-ce qui a amené
47:16que ce BHV
47:17qui est un monument
47:17historique de Paris
47:18soit en
47:20soit arrivé là
47:21parce que la collectivité
47:23a une responsabilité
47:24justement quand vous faites
47:25des aménagements
47:26sans études d'impact
47:28sans considérer
47:29les commerces
47:29qui sont aux alentours
47:30le BHV
47:30qui ne connaît pas le BHV
47:32vous n'avez pas répondu
47:32à la question
47:32madame Rachida
47:34dit pour ou contre
47:35la gratuité
47:36des parkings d'hôpitaux
47:37à Paris
47:37plus spécifiquement
47:39justement
47:39ça c'est un sujet
47:41que je vais prendre en charge
47:42quand vous êtes maire de Paris
47:43vous êtes président de la PHP
47:44et on n'a jamais entendu
47:46les élus parler
47:47ni de santé
47:48ni d'organisation
47:49ça c'est un sujet
47:49que je prendrai à bras le corps
47:50parce qu'il est
47:51absolument
47:52évidemment
47:53c'est assez indigne
47:54on a tous connu des épreuves
47:56dans notre vie
47:56quand vous accompagnez
47:57quelqu'un en chimiothérapie
47:59ou qui est en soins intensifs
48:00ou en difficulté
48:01il faut bien qu'à un moment donné
48:02on puisse vous laisser
48:04vous garer tranquillement
48:06le Sénat a rejeté
48:07cette semaine
48:08l'aide à mourir
48:09est-ce qu'il faut un référendum
48:11pour trancher
48:11cette question
48:12qui divise les parlementaires
48:13et qui divise aussi
48:15les français
48:15et donc
48:16moi je pense
48:17moi j'ai toujours été
48:18justement
48:19c'est pour ça
48:20ce qui divise les français
48:22c'est soit on y va
48:23soit on n'y va pas
48:23voilà
48:24et donc à un moment donné
48:25il faudra le trancher
48:26nous sommes en fin de mandat
48:27si ce n'est pas adopté
48:28je pense que ça va être
48:29un débat essentiel
48:30un enjeu essentiel
48:31pour l'élection présidentielle
48:33de 2027
48:34le grand jury
48:362027
48:37c'est demain
48:38justement
48:39dans toutes vos récentes interviews
48:41vous avez refusé de dire
48:42que l'élection présidentielle
48:43ne vous intéressait pas
48:45je parle bien sûr
48:45d'une candidature
48:46il ne faut jamais dire jamais
48:48non mais moi j'ai un objectif
48:51j'aime cette ville
48:52parce qu'on a connu une maire de Paris
48:53qui a dit qu'elle n'ira jamais
48:54à l'élection présidentielle
48:55je suis d'accord
48:56la question peut se poser
48:57oui mais moi mon défi
48:59il est Paris
48:59voilà
48:59j'aime cette ville
49:01j'aime les parisiens
49:01ça veut dire que vous ne répondez
49:01toujours pas à la question
49:02si je vous réponds
49:03je n'ai qu'un enjeu
49:05c'est Paris
49:05voilà
49:06moi l'élection présidentielle
49:07ne m'a jamais intéressée
49:08je n'ai jamais eu de velléité
49:09je ne me suis jamais testée
49:10d'accord
49:10voilà
49:11vous avez un candidat par jour
49:12à l'élection présidentielle
49:13bon voilà c'est comme ça
49:14il y a une question
49:15qui traverse votre famille politique
49:17c'est celle d'une alliance
49:18de cette dernière ou non
49:20d'un ralliement
49:21avec le rassemblement national
49:22c'est une question
49:23qui s'est d'autant plus
49:24posée récemment
49:26quand on entend Nicolas Sarkozy
49:27qui vous a
49:28que vous avez longtemps accompagné
49:30et qui a dit que
49:31Jordan Bardella
49:31lui faisait penser
49:32à un jeune
49:33Jacques Chirac
49:34est-ce que c'est le signe
49:36comme le dit certains
49:36que le cordon sanitaire
49:38tombe ?
49:39moi je vous ai expliqué
49:40vous connaissez mon parcours
49:41vous connaissez ma vie
49:42vous connaissez mon combat
49:42je ne suis pas arrivé
49:43à la politique par hasard
49:44et donc
49:45moi je suis sur la position
49:47comme Jean-François Coppé
49:47alors vous pensez quoi
49:47à ce qu'a dit Nicolas Sarkozy ?
49:49non mais
49:49il a le droit de penser
49:52bien sûr
49:52ce qu'il veut
49:52et dire ce qu'il soit
49:53vous avez le droit
49:54d'en penser ce que vous voulez
49:54mais il a une vision
49:55il a une expérience
49:55c'est un ancien président
49:56de la république
49:56moi je vous dis
49:57à titre personnel
49:58j'ai aussi des désaccords
49:59parfois dans ma famille politique
50:00s'agissant par exemple
50:02sur la loi pénitentiaire
50:03de 2009
50:04qui permet
50:05des aménagements
50:06qui permet
50:06de réinsérer
50:08la majorité
50:09de ma famille politique
50:10qui n'est pas favorable
50:11moi c'est ma position
50:12j'ai aussi
50:12une sensibilité différente
50:14tout à l'heure
50:14vous disiez
50:15qu'Edouard Philippe
50:17pourrait être
50:18le candidat
50:18de la droite
50:19et du centre
50:20en 2027
50:21mais Edouard Philippe
50:22à titre personnel
50:23c'est vraiment
50:23votre droite ?
50:25le sujet
50:26il est qu'aujourd'hui
50:27si avec vraiment
50:29le nombre de candidats
50:31pour 2027
50:32s'ils ne trouvent pas
50:33un terrain d'entente
50:33on ne sera même pas
50:34au deuxième tour
50:35le terrain d'entente
50:36c'est une primaire ?
50:37alors moi
50:37j'ai jamais été
50:38une femme de primaire
50:39je vous le dis
50:40parce que je trouve
50:40d'abord c'est très violent
50:42et ça laisse des traces
50:43et ça affaiblit
50:44moi je pense que la gauche
50:45qui est très affaiblie
50:47dans le pays
50:47la gauche n'a jamais été aussi
50:49à un tel niveau en France
50:51je pense que la primaire
50:52a beaucoup affaibli la gauche
50:54et nous elle nous a
50:55beaucoup beaucoup fracturés
50:56donc voilà
50:56mais après
50:57on verra d'ici là
50:59mais il faudra trouver
50:59un terrain d'entente
51:01on sait que la sélection naturelle
51:02va se faire
51:02je ne sais pas
51:02mais il faudra que
51:03tout le monde s'accorde
51:05pour se mettre derrière
51:06le mieux placé
51:06c'est notre seule chance
51:08d'être au deuxième tour
51:09je ne vous parle même pas
51:10d'être élu
51:10je vous parle de notre seule chance
51:12d'être au deuxième tour
51:13il n'y a pas de candidat naturel
51:14pour vous aujourd'hui
51:15sur l'espace
51:16d'abord il n'y a pas
51:18de débat de projet
51:19on est plutôt sur les personnes
51:20chacun en disant
51:21je suis légitime
51:22chacun considère
51:24qu'il est plus légitime
51:25que l'autre
51:25après il va y avoir un débat
51:27je pense qu'après les municipales
51:28le débat de la présidentielle
51:29va s'ouvrir
51:30merci beaucoup
51:31Rachida Letty
51:32pour ce grand jury
51:33je vous souhaite un bon dimanche
51:34à tous
51:35on se retrouve la semaine prochaine
51:36non
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BFM
il y a 3 heures