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  • il y a 3 mois
Ce lundi 15 décembre, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès de Aurel BGC, et Laurent Deydier, Directeur Général Délégué et Directeur de l’Asset Management chez Banque Hottinguer, se sont penchés sur le taux prétendument "neutre" de la Fed et les revenus annuels de la NFL dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Messieurs, on entre dans la data room.
00:09C'est le seul endroit au monde que les rois, les reines, les princes et les empereurs
00:13invitent encore à la France, la data room.
00:16Ils savent que les vrais joyaux de la République sont ici.
00:19Les data que vous allez nous livrer, messieurs, sont des joyaux.
00:23Laurent, Christian, êtes-vous prêt à nous les livrer ?
00:25Oui, prêt.
00:27Vous avez chacun une minute, on va démarrer avec vous.
00:28Christian, votre chiffre, votre data ce soir, 3%.
00:31Oui, alors c'est presque une escroquerie ce chiffre de 3%.
00:34Pourquoi ? Le 3%, c'est censé être le taux neutre, le niveau du taux neutre
00:38que nous donne la Banque Centrale Américaine.
00:40C'est-à-dire qu'à ce niveau-là, la politique monétaire n'impacte pas positivement
00:44ou négativement la croissance.
00:45Alors déjà, entre eux, ils ne sont pas d'accord.
00:46Il y en a qui nous disent que c'est 2% et d'autres que c'est beaucoup plus que 3%.
00:49Mais au-delà de ça, le 3%, c'est une escroquerie aujourd'hui.
00:52Pourquoi ? Parce que vous êtes sur une croissance américaine qui est très inégale.
00:54En cas, j'en ai déjà parlé, vous avez des secteurs qui vont très bien,
00:58des ménages qui vont très bien.
01:00Et ces ménages, pour l'investissement dans l'IA,
01:03pour les ménages qui ont des revenus qui sont en forte progression,
01:06qui ont un pouvoir d'achat qui en demande de plus de 1,6%,
01:09et bien finalement, ce 3%, ce n'est pas une contrainte.
01:12Et par contre, pour les ménages qui aujourd'hui ont une hausse de salaire
01:15qui est de revenus réels à peine de 0,6%,
01:18et les secteurs qui sont en difficulté comme l'immobilier,
01:21le 3, il est trop haut.
01:22Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, le taux neutre n'a aucun sens
01:25quand vous êtes dans une économie qui est en croissance en cas.
01:28Pourquoi ? Parce que ce taux neutre voudrait dire
01:30qu'il affecte de manière uniforme l'économie,
01:33et ce n'est pas le cas.
01:34Donc, ça veut dire qu'on ne peut pas baser aujourd'hui
01:36la politique monétaire sur ce taux neutre.
01:37On verra ce que fera le successeur de Jérôme Powell.
01:39Kevin Assett ou Kevin Walsh, c'est un nouveau nom qu'on voit apparaître.
01:41Kevin Walsh, un ancien gouverneur de la Fed de 2006 à 2011,
01:44avec qui Donald Trump s'est entretenu en tête à tête
01:45pendant 45 minutes, vendredi, en 10 secondes.
01:48Ça changerait quoi si c'était lui plutôt que Kevin Assett ?
01:50Alors, c'est surtout ce qui inquiète beaucoup l'administration Trump,
01:53c'est la réaction des taux longs,
01:54qui sont montés malgré la baisse des taux.
01:56Et donc, on pense qu'il y a un problème de crédibilité
01:58sur le futur président.
01:59Et donc, l'avantage de M. Walsh,
02:01c'est qu'il a été déjà membre du board,
02:03c'est quelqu'un qui sort du serail de la Banque centrale.
02:07Il est moins inféodé à Donald Trump,
02:08donc il aurait plus la confiance des marchés en l'occurrence.
02:10On verra si c'est lui.
02:11Laurent, votre data ce soir, une minute,
02:1420 milliards de dollars.
02:1520 milliards de dollars, c'est le côté encore exceptionnel
02:19ou l'exceptionnalisme américain.
02:21Ce qui est à la mode l'année dernière, à la même époque,
02:23c'est la totalité des revenus générés par la NFL,
02:26donc le football américain,
02:28à ne pas confondre avec notre football européen,
02:30que l'on appelle de l'autre côté du continent
02:31et de l'Atlantique, le soccer.
02:34Juste pour mettre quelques éléments en illustration
02:36qui va encore démontrer, une fois encore,
02:38l'exceptionnalisme américain.
02:40La franchise la plus valorisée aux Etats-Unis,
02:42c'est les Dallas Cowboys.
02:43Ça vaut 8 milliards de valeur.
02:44En Europe, chez nous, on dira le Real de Madrid
02:46pour ne pas être trop franchouillard.
02:49C'est environ 4.
02:50Les droits télé, quand on compare la ligue anglaise,
02:52c'est 3 à 4 milliards de revenus de droits télé.
02:55C'est 20 milliards chez eux pour la NFL.
02:57C'est x 25 la ligue française de football.
03:00Donc c'est juste le côté dimension un peu exceptionnel
03:03du pouvoir sportif aussi et de la force,
03:06entre guillemets, sportive des Etats-Unis.
03:08Et je nous épargnerai sur les 125 millions de spectateurs
03:10lors de la finale du Super Bowl
03:12ou le spot publicitaire de 30 secondes
03:14qui vaut entre 7 et 8 millions de dollars
03:16au moment de l'événement le plus important
03:17pour le sport américain.
03:19Effectivement, voilà.
03:20À force de la NFL, le poids économique
03:22par rapport au sport européen
03:23et même au foot, à la ligue,
03:25enfin, les meilleurs clubs de foot européens.
03:27On est tout petit face aux champions américains de la NFL.
03:29J'aurais cru que le baseball rapportait plus,
03:32mais non, non, non.
03:3312 milliards, mais il faut dire
03:34que le prix des places de baseball
03:36est beaucoup plus modéré.
03:37La NFL, c'est des places hors de prix
03:40qui s'héritent de père en fils.
03:42C'est très, très difficile d'assister à un match
03:43quand on n'est pas initié,
03:45quand on n'est pas membre et supporter des clubs.
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