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  • il y a 2 mois
Ce vendredi 12 décembre, Michel Ruimy, partner de Levy Capital Partners, a abordé la phase de reprise de l'économie européenne selon les données, et l'enjeu de la montée de l'Euro Dollar, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.



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Transcription
00:00BFM Bourse, l'éco du monde.
00:04Et on retrouve Michel Rumi, partenaire de Lévy Capital Partners. Bonjour Michel.
00:08Bonjour Antoine, bonjour Aude.
00:10Pas mal de données européennes à décortiquer.
00:13Aujourd'hui il y avait des chiffres d'emploi, des chiffres d'inflation, des chiffres de production industrielle.
00:17Qu'est-ce qui a le plus retenu votre attention ?
00:20On voit que l'emploi reste solide mais le chômage repart légèrement à la hausse,
00:26ce qui pourrait compliquer un peu la consommation.
00:30L'inflation reste légèrement au-dessus de la cible de la BCE,
00:33ce qui renforce la nécessité d'une politique monétaire prudente.
00:37Et puis la production industrielle, elle progresse mais de façon modérée,
00:40ce qui indique qu'il y a une reprise du secteur manufacturier mais qui reste encore fragilé.
00:44Donc ces données pour moi confirment que l'économie européenne est en phase de reprise,
00:50mais elle reste marquée par des fragilités persistantes,
00:53ce qui pourrait influencer la trajectoire de la politique monétaire et budgétaire dans les mois à venir.
00:58Et dans ce contexte, la BCE n'a ni urgence à baisser, ni besoin évident d'augmenter ses taux.
01:04Et donc les marchés devront digérer des taux qui restent plus hauts et plus longtemps.
01:09Et à l'avenir, je pense que l'élément à surveiller sera l'inflation sous-jacente.
01:14Et la posture de la BCE pourrait être la prudence, même si la croissance venait à faiblir.
01:20Oui, c'est ce que j'allais vous dire. En fait, ça va devenir un souci parce qu'on a vu le rendu de décision de la Fed.
01:25On a écouté le discours d'Isabelle Schnabel en début de semaine, qui était quand même un petit peu complexe à arbitrer.
01:32On a un euro-dollar qui monte vers 1,17. On risque de terminer l'année au plus haut niveau.
01:36Quel peut être l'enjeu de tout ça, finalement, Michel ?
01:42En fait, aux États-Unis, les taux sont hauts parce qu'il y a une prime de risque politique et fiscal du fait, on va dire, des incertitudes budgétaires,
01:51d'un risque de shutdown et de gouvernance.
01:54Là, l'euro-dollar est relativement haut.
01:57Et donc, du coup, à mon sens, la BCE va jouer une posture de vigilance, mais en même temps de fermeté,
02:04parce que, pour l'instant, elle privilégie la stabilité des prix et à la compétitivité externe.
02:09Et donc, du coup, ce qui veut dire qu'en même temps, les dernières statistiques et la résilience de l'économie européenne,
02:16toutes proportions gardées, eh bien, renforcent la crédibilité de la BCE et la confiance des marchés.
02:23Et donc, elle est aussi vigilante dans la mesure où elle est prête à ajuster sa politique en cas de difficulté.
02:29Donc, je pense que, dans une certaine mesure, la BCE pourra agir en termes de communication
02:33ou en même temps en faisant de son calendrier de relèvement ou de baisse de taux pour éviter, on va dire, une déstabilisation.
02:44Et donc, on pourrait, à mon sens, avoir peut-être une fin d'année beaucoup plus, on va dire, sportive du côté des États-Unis,
02:51parce que le shutdown, à mon sens, ce n'est pas nécessairement catastrophique,
02:56mais c'est un facteur d'inquiétude à court terme, parce que les marchés ont besoin d'une clarification,
03:05de la capacité des décisionnaires à pouvoir trouver une solution ou au moins trouver un compromis.
03:12Et s'il ne l'arrive pas, il y aura, à ce moment-là, des répercussions sur la confiance ou la croissance économique.
03:18Et surtout, en même temps, ça pourrait donner un moyen, entre guillemets, à la Fédérale Réserve,
03:24de retarder ou de moduler ces coupes de taux en expliquant qu'elle n'a pas de données fiables.
03:29Donc, ce qui va encore augmenter l'incertitude sur les marchés.
03:32Merci Michel Rimi, Lévy Capital Partners.
03:34Et vous avez raison, les probabilités de shutdown qui reviennent au premier plan.
03:38JP Morgan, les chiffres jusqu'à 40%, Goldman jusqu'à 50%, Goldman Sachs.
03:43Donc, le sujet va rapidement revenir sur la table.
03:46Merci infiniment Michel Rimi.
03:48Merci.
03:49Merci.
03:50Merci.
03:51Merci.
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