- il y a 4 semaines
Avec Ségolène Royal, ancienne Ministre, ancienne candidate à la présidentielle et auteure de "Mais qui va garder les enfants?" (Fayard)
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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-12-11##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Et Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Ségolène Royal, ex-ministre, ex-candidate à la présidentielle, et auteur aussi de ce livre.
00:16Mais qui va garder les enfants aux éditions Fayard ?
00:20Bonjour Ségolène Royal.
00:22Ce titre, mais qui va garder les enfants, pourquoi exhumer aujourd'hui en l'inversant ?
00:26C'est ce que vous dites, cette formule, on peut la qualifier de machiste à l'époque ?
00:30Oui, c'est ça, c'est la disqualification d'une femme qui est mère pour lui dire, mais que fais-tu là ?
00:39Pourquoi es-tu candidate à l'élection présidentielle ? Occupe-toi donc de tes enfants.
00:43C'est une tentative de disqualification.
00:46C'était à l'époque, ça avait fait une fureur. Attribuer jadis à Laurent Fabius, qu'il avait démenti à l'époque.
00:53C'est vous qui l'avez vécu d'ailleurs, cette histoire.
00:54Oui, je ne le cite même pas, parce que je pense que ce qu'il faut, c'est aller au fond des choses et savoir qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui.
01:02Et la vérité, c'est que justement, la politique ne devrait s'occuper que des nouvelles générations.
01:09Et ce que l'on voit aujourd'hui, c'est non seulement une montée de l'anxiété des jeunes,
01:14mais aussi un désespoir finalement, une difficulté pour eux d'imaginer l'avenir,
01:22et surtout le sentiment d'un déclin.
01:24C'est-à-dire pour la première fois depuis plusieurs décennies,
01:27la nouvelle génération se dit, mais est-ce qu'on aura aussi bien que la génération précédente ?
01:32Et ça, on n'a pas le droit de transmettre ce déclin ou cette dette générationnelle.
01:40Et on est là pour...
01:41La politique, c'est d'abord rendre un pays dans un meilleur état que lorsque l'on l'a trouvé.
01:47Pourquoi dites-vous qu'elle se sent raquettée ?
01:50Ça vient très vite dans le livre.
01:51Elle se sent raquettée à la nouvelle génération,
01:53non seulement parce qu'il y a la dette, bien évidemment,
01:56mais surtout parce qu'il y a aussi une dette climatique,
01:59j'irais même aussi une dette morale, une dette sociale,
02:02une dette à l'égard de ce en quoi on peut croire,
02:06de ce que l'on peut espérer,
02:08et un monde qui est de plus en plus brutal.
02:11Et cet effondrement, ce que j'appelle l'effondrement des tendresses,
02:14il a été particulièrement douloureux au moment de la gestion de la crise Covid.
02:20Et ce qui avait été promis pendant la crise Covid,
02:23c'est une réparation de l'après-crise.
02:26C'est-à-dire de voir où avaient été commis les dégâts,
02:28notamment les dégâts sur les enfants, sur les adolescents,
02:31sur les étudiants qui ont été confrontés à la solitude.
02:34Et cette souffrance-là, elle n'a jamais été réparée.
02:36Jamais, vous dites.
02:37Et non seulement elle n'a pas été réparée,
02:38mais il y a aussi un effondrement des moyens donnés
02:42à la médecine psychiatrique, à la médecine psychologique.
02:45Et cette carence dans les soins apportés à la souffrance psychologique,
02:50se traduit par une montée, par exemple,
02:52de ce qui est le plus terrible de ce que l'on peut observer
02:55lorsqu'on est un adulte,
02:57c'est la montée du nombre de suicides,
02:59ou de tentatives de suicides sur les jeunes eux-mêmes,
03:02et en particulier chez les filles.
03:04Vous pointez la gouvernance, imagine, d'Emmanuel Macron à travers ça ?
03:08Non ? Pas forcément ?
03:08Je veux dire, c'est plus grave que ça.
03:10Vous savez, les hommes passent, c'est au-delà, c'est bien plus profond.
03:15Bien sûr, ceux qui sont en responsabilité ne sont pas à la hauteur des enjeux.
03:19Ne sont pas à la hauteur.
03:20Bien sûr, ils ne sont pas à la hauteur des enjeux par rapport à ce qui se passe.
03:23Qu'est-ce que vous dites de sa proposition, celle du Président de la République,
03:26comme en Australie, d'interdire l'accès aux réseaux sociaux des moins de 15 ou 16 ans ?
03:32Les réseaux sociaux font énormément de dégâts, c'est vrai, sur les jeunes.
03:36Je le disais à l'instant, y compris par exemple sur les tentatives de suicides,
03:41ils n'arrivent plus.
03:41C'est pour ça que je vous posais la question.
03:42Il y a un décalage entre la vie réelle et la vie telle qu'elle est projetée dans les réseaux sociaux.
03:48Il y a une violence, il y a un accès à la pornographie aussi.
03:51Donc il y a une vraie dégradation mentale des jeunes.
03:55Moi, je l'ai dit même avant qu'ils se prononcent.
03:57Oui, je suis favorable à ça.
03:59Vous êtes favorable à ça, oui.
04:00Je suis favorable parce qu'on pourrait dire, mais pourquoi l'interdit, etc.
04:04Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'un interdit a un double objectif.
04:07D'abord, c'est de poser une règle et c'est de dire aux jeunes, ça vous fait du mal.
04:13Donc c'est pour ça que le monde des adultes est en légitimité de vous l'interdire.
04:16Et lorsque les jeunes transgressent cet interdit,
04:19parce que le jeu, ça va être de comment est-ce qu'on transgresse cet interdit,
04:22même quand ils transgressent un interdit, les jeunes, ils savent qu'ils transgressent.
04:25Et donc, ils se projettent aussi dans une analyse critique des réseaux.
04:31Donc ça, c'est oui.
04:33Vous écrivez, présider, c'est aimer.
04:36Il est temps d'écouter, je vous cite, que le féminin, au-delà des genres, a à dire au monde.
04:41Donc une femme à l'Elysée, en grosso modo, on pourrait dire ça, ça serait un changement.
04:47C'est un raccourci de le dire comme ça.
04:49Ce n'est pas forcément de femmes hommes, parce qu'il y a des femmes qui sont plus brutales que les hommes.
04:54Notamment les femmes qui sont cooptées dans le monde du pouvoir par les hommes.
04:57Souvent, les hommes les choisissent parce qu'elles leur ressemblent et qu'ils continuent à pouvoir diriger.
05:02C'est un raccourci, mais ce serait un début de solution quand même.
05:04C'est le féminin.
05:05Vous voyez, il y a un déséquilibre aujourd'hui.
05:07Regardez à l'échelle de la planète, sur 180 chefs d'État, il y en a très peu.
05:11Et même à l'intérieur des équipes, moi, ce qui m'avait frappée pendant la gestion du Covid,
05:15c'est qu'il n'y avait que des hommes.
05:17Alors, parmi eux, il y a des hommes bienveillants, etc.
05:21Mais ce que j'appelle la virilité toxique,
05:25est finalement très imprègne l'exercice du pouvoir.
05:29Et d'ailleurs, on le voit, puisqu'on nous parle sans arrêt de guerre, de conflit, de...
05:37Vous voyez, le pouvoir est un lieu de prédation.
05:40Vous dites, oui.
05:41Qu'est-ce que c'est le féminin ?
05:43Qu'est-ce que c'est la pulsion féminine première ?
05:45C'est de donner à manger à son enfant.
05:47Voilà.
05:48Donc, c'est de protéger la vie.
05:49C'est de protéger les générations futures.
05:51Mère de la nation, il faut une mère.
05:53Qu'est-ce que c'est la pulsion de la testostérone première ?
05:54C'est de prendre le territoire de l'autre.
05:56Donc, quand un monde n'est pas équilibré entre le masculin et le féminin,
06:01eh bien, vous avez la domination, en effet, des pulsions de prédation,
06:04des pulsions de violence,
06:06et pas de la bienveillance, pas de bien-être,
06:08pas de don de soi.
06:11Et la politique, c'est d'abord avoir envie que les autres soient heureux.
06:14C'est pas l'exercice du pouvoir dans un égout.
06:15C'est le réglage royal.
06:16Y compris Marine Le Pen, par exemple,
06:18parce qu'elle est une femme qui veut accéder au pouvoir,
06:20qui a tenté.
06:21Mais une fois de plus, ça ne suffit pas.
06:23Je veux dire, il ne faut pas tout de suite, comment dirais-je,
06:27raccourcir la question.
06:30Oui, parce que Margaret Thatcher,
06:32c'était une femme qui a été extrêmement brutale
06:34dans la répression, par exemple, sociale.
06:36Donc, ce n'est pas le fait d'être femme ou homme,
06:38c'est le fait d'assumer sa part de féminin,
06:41au sens où la part du féminin, la part du maternel,
06:46c'est d'abord protéger, faire grandir, émanciper,
06:50faire confiance, encourager, etc.
06:52Ça ne suffit pas, mais vous avez écrit
06:55la France ne serait pas dans l'état dans lequel nous sommes
06:57si j'avais été élue présidente de la République.
07:00Ah ben, ça c'est sûr.
07:01On ne serait pas dans le même état, bien évidemment.
07:04Vous auriez fait quoi de différent ?
07:07Ah ben, tout, énormément de choses différentes, bien sûr.
07:12Je l'ai vu d'ailleurs quand j'ai géré ma région,
07:16c'est-à-dire la priorité à l'éducation,
07:18l'excellence environnementale, l'exigence environnementale.
07:23Tenez, un exemple très concret, très opérationnel.
07:26Je vois là, enfin, certains opérateurs automobiles
07:29vont s'allier, il est bien tard, 20 ans après,
07:32pour créer le véhicule électrique.
07:33Mais il y a 20 ans que j'ai fait le véhicule électrique
07:35de l'électricité dans la région à l'époque des gens ricanés.
07:38C'est-à-dire la projection sur la protection de la planète
07:40comme élément de croissance économique,
07:43de création de valeur, d'emploi pour les jeunes.
07:46Bien sûr, la France aurait été très différente, bien sûr.
07:49Parenthèse, vous avez vu celui qui vous a battu à l'époque,
07:52en 2007, Nicolas Sarkozy, vous avez le même éditeur, Fayard.
07:54C'est fou.
07:55Vous publiez en même temps, vous avez le même éditeur.
07:57J'étais déjà chez Fayard en 2018.
07:59D'accord.
08:00En 2019, quand j'ai écrit ce que je peux enfin vous dire.
08:02Vous dites quoi de la foule gigantesque
08:04qui s'est massée à sa première séance de signature ?
08:07Qu'est-ce que ça raconte aujourd'hui ?
08:08Je ne sais pas.
08:09Vous ne savez pas ?
08:10Oui, sa popularité ?
08:11Je ne sais pas.
08:12Ça raconte une nostalgie ?
08:14Oui, vous ne savez pas ?
08:16C'est un phénomène de curiosité aussi.
08:19Quand il dit qu'il se prononcera contre
08:23toute forme de front républicain,
08:25vous l'approuvez aujourd'hui ?
08:26Il y a une plaisanterie qui a été faite.
08:28Je ne sais pas si je peux me permettre de la répéter.
08:30Allez-y.
08:31Encore quelqu'un qui s'est radicalisé en prison.
08:34Vous n'avez pas vu cette blague
08:36qui circule sur les réseaux ?
08:38C'est assez drôle.
08:39Donc vous êtes contre cette...
08:41Mais ce n'est pas la tradition de sa pensée politique.
08:43Enfin bon, je n'ai pas...
08:44Radicaliser en prison, d'accord.
08:46C'est une plaisanterie.
08:46C'est assez drôle.
08:48Ségolène Royal,
08:50c'est une digue qui a cédé à vos yeux.
08:53Vous êtes de gauche quand même.
08:54Bien sûr.
08:56Bien sûr que c'est une digue qui a cédé.
08:58Bien sûr.
09:01Mais il faut que ceux qui sont en face
09:03aient suffisamment d'énergie
09:05et de force de conviction
09:08dans des idées qui entraînent positivement les gens.
09:12Il ne s'agit pas uniquement de diaboliser.
09:17Il s'agit d'être capable
09:18en face des idées toxiques
09:21qui sont avancées par l'extrême droite
09:23de pouvoir offrir un modèle de société
09:26qui fait envie.
09:27C'est ça la réalité.
09:28C'est pour ça que j'ai écrit ce livre aussi.
09:30Parce qu'il y a tellement de choses à faire
09:33pour redresser la France,
09:34pour stopper le déclin
09:35et pour redonner envie
09:36aux nouvelles générations
09:38d'entrer dans le monde,
09:40de refaire à leur tour des enfants.
09:41Parce que là,
09:42on a aussi un effondrement
09:43de la natalité
09:45qui dit beaucoup de choses
09:46sur le désespoir
09:48et sur le pessimisme.
09:50Et ça,
09:51un dirigeant d'un pays
09:52qui a envie de donner un avenir
09:54à la jeune génération
09:56ne peut pas rester inerte.
09:57Et vous dites que toutes ces questions
09:58ne sont toujours pas réglées
09:5920 ans après.
10:00C'était 2007,
10:01c'était il y a 20 ans,
10:02c'est Glenn Royal.
10:03Question sur les débats
10:04qui tournent du moment.
10:05Faut-il rouvrir les maisons closes
10:07en France
10:07comme le propose le député RN ?
10:09Pour le coup,
10:10Jean-Philippe Tanguy.
10:11Qu'en dites-vous ?
10:12Mais c'est aberrant.
10:14C'est ça que le RN a à offrir
10:16comme idéal à la société ?
10:18Ça en dit long.
10:20Quand il se lâche,
10:21on voit les horreurs
10:22que ce parti est capable de dire.
10:24Donc c'est non,
10:25cette idée d'espace coopératif.
10:27Vous savez ce que ça veut dire ?
10:29Il y a eu une idéalisation
10:31des maisons closes.
10:32C'est quand même
10:32des femmes esclaves,
10:34des femmes objets esclaves.
10:36Donc la fermeture a été
10:37l'affirmation
10:38que le corps des femmes
10:39n'est pas à jouer,
10:40n'est pas à vendre.
10:41Et puis ces femmes mouraient
10:42dans la solitude
10:43et dans la maladie,
10:45dans des conditions atroces,
10:47dans des conditions de vie
10:48épouvantables.
10:50Et parfois,
10:50les romans ont idéalisé
10:52les maisons closes.
10:54Mais c'était des maisons
10:55d'abattage, c'est tout.
10:56Donc c'est non
10:56et dix fois non.
10:57Mais c'est inadmissible
10:58qu'un responsable politique
10:59puisse proposer ça.
11:01Vous imaginez,
11:01même pour la jeune génération,
11:02quand elle entend ça,
11:04quand les filles entendent ça,
11:05ah bon, ça y est,
11:06on va remettre les femmes
11:06dans des maisons closes
11:07au service des prédateurs.
11:10Mais c'est inadmissible.
11:11Vous parlez de la condition
11:12des femmes,
11:13c'est Glenn Royal.
11:14Il y a cette controverse
11:14qui ne retombe pas.
11:16Les sales connes
11:17de Brigitte Macron,
11:18on va faire le pitch
11:19de l'histoire,
11:20vous en pensez quoi, vous ?
11:22Je pense que la vraie question,
11:23c'est de savoir pourquoi
11:24ça a soulevé autant d'émotions.
11:27Vous savez pourquoi
11:27ça a soulevé autant d'émotions ?
11:28C'est parce que c'était
11:29désigné comme une grande
11:31cause nationale,
11:32la lutte contre les violences
11:33faites aux femmes
11:33et finalement on se rend compte
11:34que la situation
11:35est de pire en pire.
11:37Et donc au-delà de la polémique,
11:39ce qui est important,
11:40c'est de savoir
11:40si cette polémique peut servir
11:42à faire en sorte
11:43qu'il y ait un peu plus
11:44de viols qui arrivent
11:47devant les tribunaux
11:48et qui soient sanctionnés
11:49parce qu'aujourd'hui
11:49plus de 90% des viols
11:52aboutissent à un non-lieu.
11:54Parce que c'est dans
11:54l'intimité de la vie privée
11:56et qu'encore la parole des femmes
11:59n'est pas suffisamment
11:59prise au sérieux,
12:01comme si c'était amusant
12:02d'aller porter plainte pour viol.
12:03Vous savez,
12:03c'est une épreuve
12:04pour une femme
12:05d'aller porter plainte pour viol.
12:08La procédure,
12:09c'est une épreuve.
12:10Il faut témoigner,
12:10il faut être confronté,
12:11etc.
12:12Et quand en plus,
12:14au bout de ce processus
12:16d'épreuve,
12:17on vous dit
12:18non, il n'y a pas de preuve,
12:19donc rentrez chez vous
12:20et puis taisez-vous,
12:21mais c'est terrible.
12:22Donc ne pas dire ça,
12:24même de façon triviale
12:26ou privée,
12:26privative,
12:27non.
12:28On ne peut pas dire ça.
12:28Mais je ne vais pas
12:30câbler
12:31des propos privés,
12:33mais ce qui m'intéresse,
12:34moi,
12:34c'est le fond des choses.
12:35Donc c'est d'avancer,
12:36à partir d'une crise,
12:37c'est d'avancer.
12:38Qu'est-ce qu'on peut faire,
12:39justement,
12:40pour que la question
12:40des violences faites aux femmes
12:41soit prise au sérieux
12:42et que ces violences reculent.
12:44Et j'ajoute que la violence
12:45sur les enfants non plus
12:46n'ont pas reculé.
12:48Donc ça,
12:48vous voyez,
12:49d'ailleurs,
12:49j'y consacre un chapitre
12:50de mon livre.
12:51Là aussi,
12:52ce sont des enjeux nationaux
12:54et ce n'est pas pris
12:55aussi au sérieux
12:57qu'un déficit budgétaire.
12:58Mais si,
12:58c'est aussi important
12:59qu'un sujet
13:00de déficit budgétaire
13:02que la violence faite aux femmes
13:03et que la violence faite aux enfants.
13:04Parce que chaque fois
13:05qu'il y a une violence faite aux femmes,
13:06notamment dans l'intimité familiale,
13:09c'est aussi une violence faite aux enfants
13:11qui assiste aux violences faites aux femmes,
13:13aux violences conjugales.
13:14Ségolène Roya,
13:15il y aura d'autres questions
13:16nombreuses avec les auditeurs
13:17dans la deuxième partie
13:18de cet entretien
13:18avec Patrick Roger.
13:20Le combat écologique
13:21qui irrigue votre livre.
13:22Moi,
13:22je vous pose une question.
13:23Vous évoquiez votre gestion
13:24de la région à l'époque.
13:26Pas très loin.
13:27Vous restiez favorable
13:28à ce projet.
13:29Vous en aviez parlé.
13:30A l'époque,
13:30vous étiez ministre de l'Environnement.
13:32Ce projet d'autoroute AS69.
13:34Il y a une décision de justice
13:35qui est attendue aujourd'hui
13:36sur la poursuite
13:37ou pas des travaux
13:38de cette autoroute.
13:39Il faut en finir ?
13:40Que dites-vous ?
13:42Ça parle d'aménagement
13:42du territoire.
13:43Je pense que ce dossier
13:44a été très mal géré
13:45depuis le début.
13:46C'est-à-dire que
13:46comme les travaux sont enclenchés,
13:48c'est très compliqué.
13:49Maintenant,
13:50le dossier est inextricable.
13:52Mais ce qui est vrai,
13:52c'est que pour avoir lu
13:53les décisions
13:54des premiers tribunaux
13:55qui ont annulé
13:56cette autoroute,
13:57c'est qu'elle ne correspond pas
13:59à ce qu'il faut faire.
14:00Pourquoi on ne met pas
14:00à deux fois deux voies
14:01les routes existantes ?
14:02Ce n'est pas plus malin
14:03de mettre à deux fois deux voies
14:04les routes existantes
14:05que de faire une autoroute ?
14:07Car ce qui est toxique
14:08dans ce dossier-là,
14:09c'est que quand il y a
14:11une autoroute est faite,
14:12elle rentre sur le marché.
14:14C'est-à-dire qu'il y a
14:14un exploitant
14:15qui va faire payer
14:16l'autoroute.
14:18Donc ça devient
14:19« rentable ».
14:20Sauf que ça se fait
14:21au dépens
14:22de la destruction
14:23de l'environnement.
14:25C'est-à-dire que vous avez
14:25un coût public
14:26et un profit privé.
14:28Alors que si vous mettez
14:29une route à deux fois deux voies,
14:31le problème est réglé.
14:32Parce que vous disiez
14:32qu'il faut désenclaver Castres.
14:35Vous étiez d'accord
14:36avec l'idée,
14:36si vous voulez.
14:37Aujourd'hui, vous pensez...
14:38Je pense qu'il faut faire confiance
14:39aux élus locaux
14:39sur la perception
14:41du enclavement.
14:43Mais vous mettez
14:43la route à deux fois deux voies.
14:45Et pour financer
14:46ces routes à deux fois deux voies
14:48ou pour financer
14:48la restauration,
14:49parce qu'il y a un autre problème
14:50sur les routes,
14:50c'est la dégradation des ponts
14:52sur la totalité
14:52des routes françaises.
14:54Il faut utiliser
14:55les profits
14:55des sociétés autoroutières
14:57qui ont bénéficié
14:58de privatisations
14:59extrêmement juteuses.
15:01Et donc,
15:01il faut discuter avec elles
15:02pour qu'elles prennent
15:03aussi en charge
15:04les routes
15:05et qui conduisent
15:06aux autoroutes.
15:07Parce que quand une voiture
15:08arrive sur l'autoroute,
15:08elle prend bien la route.
15:09Donc, pourquoi est-ce que
15:10ça serait le contribuable
15:11et des collectivités locales
15:13qui vont payer
15:14l'entretien des routes
15:15et les sociétés autoroutières
15:16qui vont faire de l'argent
15:17sur les autoroutes ?
15:19Donc, vous voyez,
15:19un modèle comme ça,
15:20il doit être remis à plat
15:22pour faire en sorte
15:23qu'il soit juste.
15:24Merci, vous restez avec nous.
15:25Vous restez avec nous
15:26jusqu'à novembre,
15:27Ségolène Royal,
15:28avec des appels
15:29qui arrivent au 0826-300-300.
15:31On parlera de la liberté
15:32d'expression,
15:34du voile,
15:34également dans la société.
15:36C'est une question
15:36qui traverse régulièrement
15:38les débats
15:39de la voiture électrique.
15:40Vous l'avez évoqué
15:41tout à l'heure
15:41avec, évidemment,
15:43Renault et Ford.
15:45Et puis,
15:45des petits patrons.
15:46Et puis,
15:46d'autres sujets.
15:47Forcément,
15:48aussi forcément,
15:492027.
15:50Présider,
15:51c'est aimer,
15:52avez-vous dit récemment ?
15:54Est-ce que ça veut dire
15:54que...
15:55Aimer les autres.
15:56Aimer les autres.
15:57Est-ce que ça veut dire
15:58que celui qui préside
16:00aujourd'hui
16:00n'aime pas les autres ?
16:01On va y revenir
16:02dans un instant.
16:03Sur Sud Radio,
16:04il est 8h30.
16:06Le Grand Matin Sud Radio,
16:087h10,
16:10Patrick Rocher.
16:11C'est Ségolène Royal
16:12qui est avec nous
16:12sur Sud Radio
16:13jusqu'à 9h.
16:14Pour répondre en direct,
16:15toujours aux questions
16:16de Jean-François Aquilly,
16:17quelques questions également
16:18de votre personne,
16:19votre serviteur.
16:20Et puis vous,
16:21surtout au 0826-300,
16:23c'est un bon exercice
16:24Ségolène Royal
16:25de répondre directement.
16:26C'est un exercice
16:27sans filet.
16:28Sans filet, absolument.
16:29C'est Linda tout d'abord
16:31qui est avec nous
16:32à Pau.
16:33Bonjour Linda.
16:34Bonjour Linda.
16:35Bonjour Madame Royal.
16:36Bonjour Jean-François et Patrick.
16:38Bonjour.
16:39Merci de répondre
16:39à nos questions.
16:41Donc j'avais une question
16:42pour vous Madame Royal
16:43ce matin.
16:44Êtes-vous pour l'interdiction
16:45du port du voile
16:46chez les mineurs ?
16:47Voilà.
16:49Vous, vous êtes franco-algérienne
16:50je crois, Linda,
16:50au passage d'ailleurs.
16:51Oui, tout à fait.
16:52Voilà, c'est ça.
16:53Alors, je pense
16:54que c'est une question délicate
16:55si vous voulez.
16:56Et ce qui est désolant
16:58sur ce sujet-là,
17:00c'est qu'il est instrumentalisé
17:01par les uns et par les autres.
17:04Il est instrumentalisé
17:05par les islamophobes.
17:07Donc il est monté en épingle
17:08pour essayer de capitaliser
17:10sur l'islamophobie.
17:12et parfois il est instrumentalisé
17:15de l'autre côté
17:16lorsque les adhérents
17:19ou les tenants d'une religion
17:20font d'une religion
17:21une religion de combat.
17:23Une religion,
17:24ce n'est pas un combat.
17:25Pas plus que même
17:26la laïcité n'est pas un combat.
17:28C'est une volonté
17:29de vivre ensemble,
17:30de respecter ensemble
17:32un certain nombre de règles
17:33et de ne pas imposer
17:34aux autres,
17:36ni en interdit,
17:38ni en imposition,
17:40les signes religieux
17:41dans l'espace public
17:43soit pour en faire
17:43un combat religieux
17:44soit pour en faire
17:45un combat contre une religion.
17:47Voilà.
17:49Donc,
17:49vous vous laissez ouvert alors ?
17:51Non.
17:52L'Igda dit interdiction.
17:54Vous nous dites...
17:54Je pense qu'il faut...
17:56Quel est l'objectif
17:58de ce voile sur les mineurs ?
18:01C'est ça.
18:02Donc si c'est utilisé
18:04comme un instrument
18:05de combat religieux,
18:08il faut expliquer aux parents
18:09que non,
18:10on ne fait pas ça.
18:11voilà.
18:13Mais il faut le faire
18:14avec bienveillance aussi.
18:18Parce que si ce n'est pas le cas,
18:19si ce n'est pas un combat religieux...
18:20Vous pensez que la pédagogie suffit ?
18:22Moi, je pense que la pédagogie suffit.
18:24Oui.
18:24J'ai eu d'ailleurs à régler ce problème
18:27quand j'étais ministre
18:27de l'enseignement scolaire,
18:28je me souviens.
18:29Il y avait des petites filles...
18:31Je me souviens,
18:31c'était des petites filles turques
18:32qui venaient à l'école en foulard.
18:34J'ai fait recevoir les parents
18:36en disant non,
18:38parce que ça troublait...
18:39Vous voyez, ça troublait,
18:40ça faisait un événement dans l'école.
18:42Maintenant, l'école,
18:43elle est faite pour transmettre des savoirs,
18:44des savoir-faire,
18:45des savoir-être,
18:46mais pas pour être l'objet de polémiques.
18:49Et puis je me dis,
18:50même en Turquie,
18:51on ne mettait pas le foulard aux petites filles.
18:52Donc pourquoi vous le faites en France ?
18:54Donc c'était effectivement des parents
18:56qui étaient dans une logique...
18:57Oui, mais il y en a certains
18:58aujourd'hui, en fait,
18:59on parle quand même d'entrisme,
19:01où il y a une volonté dans les quartiers,
19:03etc.,
19:03de faire porter le voile aussi.
19:06Et là, est-ce que ce n'est pas
19:07effectivement un danger
19:09pour notre société ?
19:10Non, ce qui est insupportable,
19:11ou quand un ancien ministre de l'Intérieur
19:12a dit « abat le voile »,
19:14c'est de réduire toute la question,
19:17toute cette question-là
19:19à la question du voile.
19:20Ça suffit.
19:21Et une fois de plus encore,
19:22c'est encore les femmes
19:23qui subissent cette poémie.
19:24Oui, c'est les femmes
19:25qui se sont battues.
19:26Ça suffit.
19:27Qui se sont battues pour la liberté
19:28pendant des années.
19:29Mais bien sûr, il y a les intégristes
19:31qui utilisent le voile
19:32pour imposer leur religion,
19:35une fois de plus,
19:36avec quelque chose
19:36qui concerne les femmes.
19:38Et inversement,
19:39ceux qui sont islamophobes
19:41utilisent la dénonciation du voile
19:43pour pouvoir relayer
19:44leurs idées déplorables.
19:47Donc ça suffit.
19:48Linda, est-ce que vous êtes satisfaite
19:50de la réponse de Ségolène Royal ?
19:52Satisfaite, j'entends.
19:54On a tous nos idées.
19:57Moi, je pars du principe
19:58que les femmes en Algérie
20:00vivaient de façon libre à l'époque.
20:03En tout cas, c'est ce qu'on m'a toujours raconté.
20:05Elles étaient en bikini.
20:06Elles n'ont pas porté le voile
20:07à l'âge de 5 ans, 8 ans ou 12 ans.
20:10Donc je pense qu'accepter
20:11que des enfants en France
20:13puissent porter ou se voir imposer le voile,
20:15je pense que...
20:15Mais combien d'enfants, madame,
20:17portent le voile ?
20:18Vous voyez que dès qu'on fait
20:19d'un sujet national
20:20un problème de quelques personnes,
20:23c'est là que ça commence
20:24à être problématique.
20:27Donc là où il y a un problème,
20:28on le règle, effectivement,
20:29il n'y a aucun enfant
20:31qui va avec son voile à l'école.
20:33Non, à l'école, c'est interdit.
20:35Donc pourquoi on en fait un problème ?
20:37D'où ça sort, ça ?
20:38Pourquoi tout d'un coup,
20:39on voit des milliers d'enfants
20:41qui en le voient, c'est faux ?
20:43Aucune petite fille aujourd'hui
20:44ne va à l'école avec un voile.
20:46Il y a de plus en plus
20:48de jeunes femmes
20:49en tous les cas qui le portent.
20:50Ah mais les jeunes femmes,
20:51ce n'est pas pareil
20:52si vous êtes majeure dans la rue.
20:54C'est d'accord,
20:54mais je pense que ça a été
20:55inculqué bien avant
20:56et je trouve aujourd'hui dommage
20:59que c'est une entrée,
21:00c'est la porte ouverte
21:01à beaucoup d'autres choses.
21:02Oui, c'est pour ça
21:02qu'il faut continuer à expliquer.
21:05Il faut être beaucoup plus vigilant
21:06et beaucoup plus dur
21:07et la pédagogie,
21:07il faut être vigilant.
21:08Aujourd'hui,
21:08elle n'est plus difficile.
21:10Allez, la liberté.
21:11Merci, Linda.
21:12Joanne de Marseille,
21:13sur la liberté d'expression
21:15et puis les réseaux sociaux.
21:16Bonjour, Joanne.
21:17Oui, bonjour.
21:18Bonjour, madame Orianne.
21:19Bonjour.
21:20Allez-y.
21:22Écoutez,
21:22j'aurais aimé avoir
21:23votre réaction
21:24suite à l'amende
21:26infligée à Elon Musk
21:27sur risque
21:28pour manque de transparence,
21:30notamment vis-à-vis
21:31de sa réaction
21:32qui consistait à dire
21:33que l'Union européenne
21:35devait être abolie
21:36pour que les États membres
21:37puissent retrouver
21:37leur souveraineté.
21:40Savoir si, d'après vous,
21:41le combat contre
21:42les dérives
21:43que peuvent avoir
21:44les réseaux sociaux
21:45doivent se mener pour vous,
21:46menées européennes
21:47ou plutôt au niveau national ?
21:49Oui, c'est une bonne question
21:50également,
21:51mais je pense
21:52que c'est une très mauvaise idée
21:53cette sanction.
21:54D'abord,
21:54elle a été assénée comme ça,
21:56personne n'a été informé.
21:57Vous êtes utilisateur
21:59du réseau X,
22:00vous avez été informé
22:00avant que cette sanction
22:01ne tombe ?
22:02Non.
22:02Donc, quand vous êtes
22:03sur le réseau X,
22:04je pense que vous êtes
22:05suffisamment adulte
22:06pour vous-même
22:08vous faire une opinion
22:09sur ce qui est lu
22:11et pourquoi ce réseau-là
22:12et pas les autres
22:13et pourquoi encore
22:13une confrontation
22:14donc vous ne croyez pas
22:15que c'est...
22:15Donc moi, je pense
22:16qu'il aurait été plus intelligent
22:17de négocier,
22:18de discuter,
22:19de mettre sur la place publique
22:21quel problème cela pose
22:23qui est au moins un débat.
22:25Là, on a entendu parler...
22:25Là, c'est très politique alors.
22:26Là, on a entendu parler de...
22:27C'est une décision très politique
22:28contre Elon Musk
22:29qui vise Elon Musk.
22:31Avant tout, non ?
22:32Je ne sais pas
22:33quelle est la motivation
22:34puisque personne
22:34ne nous l'a expliqué.
22:36Donc déjà,
22:36par définition,
22:38entrer dans une confrontation
22:40surtout avec les États-Unis,
22:43par définition,
22:44il va y avoir
22:44des mesures de rétorsion
22:45et on dira
22:46« Ah ben tiens,
22:47on n'avait pas en prévu
22:48les mesures de rétorsion ».
22:49Et donc,
22:50bien dirigé,
22:51bien gouverné,
22:51bien décidé,
22:52quand on prend une décision,
22:53d'abord c'est de l'expliquer,
22:55c'est que l'opinion publique
22:56soit informée,
22:57c'est que les utilisateurs
22:58du réseau soient informés
22:59et c'est ensuite anticiper
23:01les conséquences négatives
23:03d'une décision
23:03comme celle-ci.
23:05C'est bien plus intelligent
23:05et par ailleurs,
23:06l'Europe a été incapable
23:07de construire son réseau social.
23:09Donc, on est dominé
23:10par d'autres grandes puissances
23:12et on va leur mettre
23:13des amendes
23:14au lieu de se dire
23:16« Attendez,
23:17pourquoi est-ce qu'on ne ferait
23:17pas une dimension,
23:18même à partir de X,
23:20pourquoi pas
23:20ou d'autres réseaux,
23:21une dimension européenne
23:23de ces réseaux
23:25puisqu'on n'en a pas été
23:25capable de les faire ? »
23:26Donc, c'est ça qu'il faut faire
23:27au lieu de punir les autres.
23:28C'est construire quelque chose
23:30proprement européen.
23:31Pour répondre à Johan de Marseille,
23:34le problème, c'est quoi ?
23:35Là encore,
23:35c'est comme l'autre sujet,
23:37c'est la pédagogie,
23:38c'est-à-dire que le problème
23:38des réseaux sociaux,
23:39c'est l'algorithme.
23:40C'est-à-dire que nous sommes
23:41présionnés des algorithmes.
23:43Il faut expliquer ça
23:44à tout le monde.
23:45C'est un sujet mondial.
23:47Mais sur les autres réseaux aussi ?
23:48Sur TikTok,
23:49sur tous les réseaux.
23:50C'est pour ça que la première priorité,
23:52c'est pour les jeunes.
23:54C'est-à-dire, c'est vrai,
23:55l'interdiction d'accès au réseau,
23:57ça, je pense que c'est quelque chose...
23:58Vous pensez que c'est jouable, ça ?
24:00Techniquement,
24:00en fait, à mettre en place...
24:01Ça a été fait en Australie.
24:02Eh bien, attention,
24:03on s'est expérimenté.
24:04On ne se rend pas compte.
24:05On verra.
24:06On n'a pas de recul,
24:07pour l'instant.
24:07On n'a pas de recul,
24:08mais on sait quand même,
24:10parce que les enseignants le disent,
24:12les parents le disent,
24:13qu'il y a une dépendance
24:15extrêmement dangereuse
24:17des jeunes,
24:17et même des très jeunes,
24:19aux réseaux sociaux.
24:20Donc, la responsabilité
24:21du monde des adultes,
24:22c'est de protéger les jeunes
24:23et les enfants.
24:24Ça, c'est la première chose.
24:26Ensuite, sur le reste,
24:27sur les algorithmes
24:28qui concernent les adultes,
24:29je pense que les adultes
24:30sont assez responsables
24:32pour savoir
24:32et pour essayer de juger
24:34ce qui se passe
24:34sur les réseaux sociaux,
24:36même si des règles,
24:37bien évidemment,
24:38doivent être mises.
24:38La levée de l'anonymat,
24:40par exemple,
24:40Emmanuel Macron
24:41n'en a pas parlé.
24:42Est-ce que vous seriez,
24:43vous, toujours favorable
24:44à la levée de l'anonymat
24:46sur les réseaux ?
24:46Tous ceux qui mettent les réseaux ?
24:47Par exemple,
24:47ça, c'est une piste.
24:49Ça, c'est une piste
24:49qu'il faut discuter
24:50avec le réseau X,
24:52avec Elon Musk,
24:53c'est-à-dire ceux
24:54qui, effectivement,
24:55enfreignent la loi
24:55pour pouvoir être poursuivis.
24:57Parce que là, quand même,
24:58il y a des lois déjà
24:58qui protègent
24:59l'interdiction de propos racistes,
25:01l'interdiction de propos antisémites,
25:03etc.
25:04Donc, pour pouvoir poursuivre
25:06ceux qui tiennent
25:06ce type de propos,
25:07encore faut-il lever la levée.
25:08Bon, vous allez soutenir
25:09Emmanuel Macron
25:11qui voudrait une loi
25:13pour marquer, finalement,
25:14de son empreinte
25:15les deux quinquennats.
25:16la loi à Macron
25:17pour réduire
25:19les réseaux sociaux,
25:20l'interdire
25:21au moins 15 ans, 16 ans.
25:22Non, non, non.
25:22Il y a deux sujets.
25:23Il y a le sujet
25:24de la liberté d'expression
25:25sur les réseaux sociaux.
25:26Et heureusement
25:27que les réseaux sociaux existent
25:29par rapport
25:30aux grands médias
25:31qui, quand même,
25:33ne reflètent pas toujours
25:34la diversité des opinions.
25:36Donc, heureusement
25:36que les réseaux sociaux existent.
25:38Ah, oui.
25:38Ça a libéré, quand même,
25:39énormément.
25:40Mais ça a même rendu service
25:41aux grands médias,
25:42d'une certaine façon.
25:42parce qu'ils se s'autorisent.
25:43Vous pensez à qui ?
25:44Vous pensez qu'il y a un débat
25:45autour du service public,
25:46tiens, en ce moment ?
25:47Non, mais je ne veux pas
25:48cibler tel ou tel média.
25:51Mais c'est vrai
25:51que les réseaux sociaux
25:52ont permis
25:53une liberté d'expression
25:55extraordinaire.
25:57Donc, vouloir réduire
25:58cette liberté d'expression,
26:00c'est toujours un peu dangereux
26:01de la part de dirigeants.
26:03Allez, nous,
26:03nous suivons avec vous,
26:04Ségolène Royal,
26:05juste après une petite pause.
26:06Il y a d'autres auditeurs
26:07qui appellent au 0826 300 300.
26:10On va y aller.
26:11Il y a beaucoup encore de questions.
26:12Je vous rappelle aussi
26:13que vous avez encore
26:14un quart d'heure pour jouer.
26:14Vous envoyez sapin par SMS
26:16au 728.
26:17Si vous voulez gagner,
26:18non pas un téléphone portable,
26:19mais une fabrique à histoire l'Uni
26:21avec un abonnement l'Uni.
26:22C'est beau, évidemment,
26:23pour que les enfants choisissent
26:24tous les éléments de leur histoire
26:26pour raconter une histoire,
26:27un compte.
26:28Bien sûr,
26:28il est 9h moins le quart
26:29sur Sud Radio.
26:30Nous sommes ensemble
26:30avec Ségolène Royal.
26:32Parlons vrai jusqu'à 9h.
26:33Le Grand Matin Sud Radio,
26:387h10,
26:40Patrick Roger.
26:41Il est 8h49 sur Sud Radio,
26:43Ségolène Royal,
26:45l'ex-candidate à la présidentielle 2007,
26:47peut-être candidate à la présidentielle 2027,
26:5020 ans après,
26:51le retour,
26:51on va voir,
26:52on va en parler dans un instant.
26:54Vos questions avec Jean-François Aquili
26:56et vous au 0826 300 300.
26:57C'est Philippe d'Auverre-sur-Oise
27:00en région parisienne
27:01qui est avec nous,
27:02qui est chef d'entreprise.
27:04C'est ça.
27:04Bonjour, Philippe.
27:05Oui.
27:06Bonjour.
27:07Bonjour.
27:07Votre question, alors.
27:10Moi, j'ai une petite boîte
27:11qui fabrique des explages.
27:12Ce sont des jouets en bois de niche,
27:14100% en France.
27:15Il m'est arrivé,
27:16il y a 10 ans de ça,
27:17quand j'ai commencé,
27:18une petite histoire
27:19avec des marchands chinois.
27:21Donc, ils ont copié
27:22à peu près mon jouet
27:23et puis ils ont commencé
27:24à vendre à moins 30%
27:25sur Internet
27:25puis moins 40%,
27:26moins 50%.
27:28À moins 60%,
27:30ils étaient arrivés
27:30avant de le jouer
27:31à mon prix d'achat.
27:32Ce qui fait que moi,
27:34ça m'a mis les deux genoux à terre.
27:36Ça arrive directement
27:37par colis depuis la Chine.
27:41La TVA, il n'y en a pas.
27:42Les impôts, il n'y en a pas.
27:44Et je me retrouve
27:45dans un marché
27:46complètement
27:48difficile.
27:51Donc, votre question...
27:52En grande concurrence.
27:53Votre question, Philippe.
27:54C'est qu'est-ce qu'on peut faire
27:55pour arrêter ça ?
27:56Parce qu'on ne peut plus
27:58produire en France.
28:00Les coûts de production
28:01sont égaux
28:02au prix de vente
28:03des jouets équivalents
28:04chinois.
28:05Bien sûr.
28:05C'est quoi les normes ?
28:06Bien sûr, c'est tragique.
28:08C'est d'une injustice flagrante.
28:11Et en plus,
28:11ça s'accélère.
28:13Et en plus, maintenant,
28:14c'est dans les nouvelles technologies.
28:15C'est quoi la solution ?
28:17C'est que le prix
28:19d'un produit importé
28:21intègre
28:21le coût environnemental.
28:23Qu'est-ce que ça veut dire ?
28:24Ça veut dire que le jouet,
28:25reprendre l'exemple du jouet,
28:27qui est construit en Chine,
28:29il va être mis sur un bateau,
28:30ce jouet.
28:31Donc, il y a un bilan carbone,
28:32il y a une pollution.
28:33Ensuite, il arrive,
28:34il est mis sur un camion.
28:35Donc, il y a une pollution.
28:38L'entreprise chinoise
28:39ne paye pas cette pollution.
28:40Ensuite, le camion
28:41vient sur les routes françaises.
28:42Qui paye les routes françaises ?
28:43C'est nous.
28:44C'est le contribuable.
28:45Est-ce que le Chinois
28:46paye les routes françaises ?
28:47Non.
28:47L'utilisation des routes
28:49plus la pollution.
28:50Donc, si on intégrait
28:51le coût du transport
28:53et le coût de la pollution
28:54et le bilan carbone
28:55d'un produit
28:56qui part de Chine
28:57et qui arrive en France
28:59alors qu'il est construit
29:00effectivement
29:01avec des niveaux de salaire inférieurs
29:02et des normes inférieures
29:04et en particulier
29:05pour les jouets,
29:06il y a une alerte
29:06qui a été lancée
29:07puisqu'il y a des jouets toxiques
29:08pour les enfants
29:09et des jouets toxiques
29:10pour les bébés
29:11qui sucent des jouets
29:12qui ne sont pas aux normes,
29:13à ce moment-là,
29:14on aurait peut-être
29:14une juste égalité
29:15et puis une protection des frontières.
29:18Ça veut dire démarrer
29:18une guerre commerciale
29:20que nous n'avons peut-être
29:21pas les moyens
29:21de mener face à la Chine
29:22puisqu'on va taxer...
29:25Non, c'est pas une taxe.
29:25C'est une bonne idée.
29:26C'est pas une taxe,
29:27c'est le juste prix.
29:29La Chine a signé aussi
29:30l'accord de Paris
29:31sur le climat.
29:32Donc, normalement,
29:33toute activité
29:34doit intégrer
29:35le coût,
29:36le bilan carbone
29:38de sa production
29:39et de son transport.
29:41Et ça,
29:41ça n'est pas fait
29:42et ça a été
29:43en plus aggravé
29:44pendant le Covid.
29:46Parce que pendant le Covid,
29:47qu'est-ce qui s'est...
29:47C'est aberrant.
29:48On a fermé...
29:49Donc, l'État,
29:50le gouvernement a fermé
29:51les commerces de proximité,
29:53y compris d'ailleurs
29:53les livres.
29:55Mais il a autorisé
29:56les gens
29:57à travailler
29:58dans les ateliers
29:59de transport,
30:01de conditionnement,
30:02etc.,
30:02pour livrer
30:04des produits
30:05à l'Amazon.
30:06C'est quand même aberrant.
30:07Donc,
30:08les habitudes
30:10de consommation
30:11en plus
30:11des Français
30:12et des Européens
30:13ont changé
30:13par rapport
30:14au confinement
30:15parce qu'il y a
30:16une gestion
30:17aberrante.
30:18C'est-à-dire,
30:18on a été autorisé...
30:19Il faut des taxes
30:20qui représentent,
30:20évidemment...
30:21C'est pas des taxes.
30:21C'est quoi ?
30:22Parce que si vous dites taxes,
30:24vous déclenchez
30:25une guerre commerciale.
30:25Moi, je suis toujours
30:27contre la guerre.
30:27Je pense qu'il faut être
30:28malin.
30:29Il faut être dans un équilibre.
30:31Il faut être dans un rapport
30:32de force,
30:32mais intelligent,
30:33malin.
30:34Mais comment vous l'intégrez,
30:35ça ?
30:35Eh bien,
30:36il faut une règle internationale
30:37pour intégrer.
30:38Il faut une règle
30:38même au niveau européen.
30:40Oui, mais attendez.
30:41Le jouet part à 5 euros
30:42en fait de Chine.
30:44Il va arriver au même prix.
30:45Eh bien,
30:45si le bilan carbone,
30:46c'est de 5 euros aussi.
30:47Il y vient de 5 euros.
30:48Donc, il va arriver à 10 euros.
30:49Donc, il va arriver
30:50au prix peut-être du jour...
30:51Donc, il aura peut-être moins.
30:52La différence entre le 5
30:53et le 10 euros,
30:54c'est quoi alors ?
30:55C'est le bilan carbone.
30:56C'est le transport.
30:56C'est le bilan carbone.
30:57Mais c'est l'équivalent
30:58d'une taxe que nous allons
30:59prendre.
30:59Donc, c'est financé
31:00le bilan carbone.
31:01Non, c'est intégré
31:02au prix.
31:02C'est intégré au prix
31:05le coût du bilan carbone.
31:07C'est quoi le bilan carbone ?
31:08C'est le coût de la pollution
31:09du bateau qui transporte,
31:10du camion qui transporte,
31:12c'est le coût
31:13de l'utilisation de la route
31:14qui va être réparé.
31:16Oui, mais ça va
31:16dans la poche de qui ?
31:17Ça va dans la poche
31:18du constructeur,
31:19du fabricant en Chine
31:20ou ça va dans notre poche
31:21en fait à nous ?
31:22De quoi ?
31:23La différence entre
31:24le 5 et le 10 euros.
31:25La différence,
31:25elle doit être recyclée
31:26justement dans les...
31:28Bon, mais c'est l'équivalent
31:29d'une taxe.
31:30Vous ne voulez pas prononcer
31:31le mot « taxe »,
31:31mais bon, c'est ça.
31:33Parce que ce n'est pas
31:33une taxe au sens
31:34que c'est punitif,
31:35on protège nos frontières,
31:37etc.
31:37Parce que si vous vous lancez
31:38dans une guerre d'où...
31:40Oui, mais c'est une règle juste
31:41qui rétablit.
31:44Je l'ai dit,
31:44les choses qui rétablit.
31:45Donc, c'est le prix
31:47de la pollution
31:48et le prix de l'utilisation
31:50des infrastructures
31:52qui n'ont pas à être payées
31:53par le contribuable.
31:54Donc, on reverserait
31:55par exemple
31:55à l'entretien
31:57des infrastructures,
31:58à l'entretien des routes,
31:59à la lutte contre la pollution.
32:01Etc.
32:02Même chose pour Chine,
32:03AliExpress.
32:04En plus, vous avez vu,
32:05il y a eu une vingtaine
32:06d'hommes interpellés
32:07pour des poupées
32:07pédo-pornographiques
32:09encore en France.
32:10Oui, alors là,
32:10pourquoi ça n'a pas été fait plus tôt ?
32:11Là aussi,
32:12c'est une sacrée hypocrisie quand même.
32:14C'est au moment
32:15où il y a eu un scandale national
32:16que tout d'un coup,
32:17les gens ont réagi,
32:18mais ils le savaient avant.
32:19Donc, il faut faire attention.
32:20François, François est avec nous
32:22au 0826 300 300
32:23pour vous,
32:24Ségolène Royal,
32:25pour répondre toujours directement
32:26de Saint-Germain-Honlais.
32:27Bonjour, François.
32:28Bonjour, Patrick.
32:29Bonjour, Madame Royal.
32:30Bonjour.
32:31Bonjour à tous les idées de sœur.
32:32Oui, je vais poser une question
32:33concernant l'élection présidentielle
32:36qui s'amène à grands pas.
32:38Il y a un candidat
32:39qui pourrait penser
32:40être comme naturel
32:41qui est M. Glucksmann.
32:43Alors, je veux savoir
32:44quelle est votre opinion
32:45sur le fait que ce soit
32:47le candidat idéal de la gauche
32:49qu'on pourrait souhaiter
32:50voir rassembler.
32:52Malheureusement,
32:52on peut dire que ses débuts
32:53ont été un petit peu difficiles
32:54puisque j'avais regardé
32:56son débat face aux Français
32:57et face à Éric Zemmour
32:58où, en fait,
32:59ce qui est apparu,
33:00c'est qu'il semblait
33:00comme quelqu'un
33:01d'un peu déconnecté
33:03de la réalité,
33:03très théorique,
33:04mais peu pratique.
33:05Et ça symbolise peut-être
33:07le candidat
33:08que les Français
33:09ne veulent plus voir,
33:10surtout quand on voit
33:11les combats
33:12qui ont mené
33:12à l'effort
33:13avec un certain succès
33:15pour les débats budgétaires.
33:16Oui.
33:17Bon, est-ce que Glucksmann
33:18est un bon candidat ?
33:19Grosso modo, c'est ça.
33:20Oui, bon, c'est difficile
33:20pour moi de répondre.
33:21En plus, les candidats,
33:23il n'est toujours pas candidat.
33:24Non, je ne vais pas
33:25mettre l'avis sur...
33:29Mais quand même,
33:29bon,
33:30quand même,
33:32en 2007,
33:33il a soutenu Nicolas Sarkozy.
33:35Donc déjà,
33:36il a eu un itinéraire.
33:38Tout le monde peut changer d'avis,
33:39cela dit.
33:40Enfin bon.
33:40Et puis, moi,
33:42je pense que
33:43les postures
33:44de
33:45va-t'en-guerre,
33:47je pense que c'est...
33:49Moi, je n'adhère pas
33:50à ça.
33:52La guerre jusqu'au bout,
33:53on va aller jusqu'à Moscou,
33:54déloger la guerre,
33:55il faut aller à la guerre,
33:56il faut...
33:56Non.
33:57Vous n'allez pas
33:58avec Glucksmann ?
34:01Assez profond.
34:01Ce n'est pas ça,
34:03mais je veux dire,
34:03je n'ai pas non plus
34:04me positionné par rapport à ça,
34:05mais c'est vrai qu'il y a
34:06des prises de position,
34:08notamment sur la guerre,
34:10que je ne partage pas.
34:11Moi, je pense que la guerre,
34:12c'est la pire des choses
34:13qui soit faite à l'humanité,
34:14que la responsabilité
34:15des dirigeants politiques,
34:17c'est de faire la paix,
34:18c'est d'empêcher les guerres,
34:19déjà,
34:19donc elle aurait dû être empêchée,
34:21cette guerre terrible
34:21qui enfonce l'Europe,
34:23d'une certaine façon,
34:24parce que c'est nous
34:25qui subissons les conséquences
34:26de cette guerre,
34:27et donc c'est nous
34:28qui avons la responsabilité
34:29de la faire cesser,
34:31de pousser la négociation
34:33pour une guerre juste,
34:34bien évidemment,
34:35et pas de pousser à la guerre
34:36ou d'encourager
34:37les libérations.
34:40Jean-François,
34:40on va pouvoir refermer
34:41avec Alexandre Dumas,
34:4220 ans après,
34:43Ségolène Royal,
34:44l'idée d'une femme,
34:45je sais bien qu'il ne faut pas
34:46réduire à l'Elysée
34:47la féminisation
34:48de la vie politique,
34:49mais 20 ans après,
34:50une femme à l'Elysée,
34:51ce pourrait être vous ?
34:53Pourquoi pas ?
34:54Je ne vais pas dire non,
34:56parce que je me dis
34:56un homme ne dirait pas non,
34:58mais les femmes disent toujours
34:58je ne sais pas,
35:00est-ce que je suis au niveau,
35:02à la hauteur,
35:02le temps n'est pas venu,
35:04etc.
35:05Mais pourquoi pas une femme,
35:06alors,
35:07pourquoi pas une femme maintenant,
35:09mais avec des valeurs féminines,
35:11si vous voulez,
35:11des valeurs bienveillantes,
35:13avec des valeurs,
35:14avec des valeurs de...
35:15Voilà,
35:16présider,
35:17c'est aimer,
35:17je pense ça profondément,
35:19c'est-à-dire vouloir
35:20le bien des autres,
35:22et pas être dans un égo,
35:23et le problème,
35:24vous savez,
35:24en politique,
35:25c'est que,
35:26les critères pour accéder au pouvoir
35:30ne sont pas les mêmes
35:32que pour bien exercer le pouvoir.
35:34Il faut la hargne
35:35pour accéder au pouvoir,
35:37la hargne,
35:37écraser les autres,
35:38tricher,
35:39mentir,
35:39etc.
35:40c'est ce qu'on voit.
35:41Non mais vous avez eu la hargne en 2007 ?
35:43Non,
35:43je n'avais pas la hargne,
35:44justement,
35:45je n'ai peut-être pas assez hargneuse.
35:46Oui,
35:47oui.
35:47En tout cas,
35:49vous retenez les leçons de 2007
35:51pour pouvoir vous représenter en 2027.
35:54C'est ce que vous dites ce matin,
35:55quand même.
35:55Vous avez envie.
35:56Pourquoi pas, vous dites.
35:57Pourquoi pas ?
35:58On verra.
35:58On verra quelle est la situation.
36:01D'ailleurs,
36:02ce livre est quasiment
36:03un programme
36:05de l'avenir d'un pays
36:06et de l'avenir d'une nation,
36:08des priorités
36:08qui devraient nous guider.
36:09Ça, c'est vrai.
36:11Donc, soit quelqu'un
36:11sera en position
36:12et peut reprendre ses idées-là,
36:15soit on verra
36:15quel est le paysage politique
36:17et en effet,
36:18pourquoi pas ?
36:18Je pense que le moment
36:20du FAM est venu.
36:21Candidat potentiel.
36:22Est-ce que vous pourriez faire
36:23un ticket
36:24avec Dominique de Villepin
36:25qui représente
36:26des valeurs de gauche
36:27pour certains,
36:28en fait,
36:28aujourd'hui
36:29et qui, lui aussi,
36:30y pense sérieusement ?
36:31Je trouve qu'il parle juste.
36:34Il parle juste,
36:35notamment sur l'international.
36:37Donc,
36:38vous pourriez faire un ticket,
36:39pourquoi pas,
36:39avec Dominique de Villepin ?
36:42Pourquoi pas ?
36:44Non, mais c'est vrai.
36:45C'est Golan Royade
36:46avec Dominique de Villepin.
36:47En tout cas,
36:48vous dites qu'il faut regarder
36:49sa candidatement aussi.
36:50Je pense qu'il faut regarder
36:50tous les talents,
36:51bien évidemment,
36:52tous ceux qui ont
36:52quelque chose à apporter.
36:54Il faut surtout changer,
36:55je vais vous dire,
36:56il faut surtout changer
36:56la façon dont sont habitées
36:58les institutions
36:59de la Ve République.
37:00Parce que ce qui est
37:01assez pervers,
37:02c'est qu'il y a
37:03l'élection suffrage universel directe.
37:05Donc, après,
37:05quelqu'un est élu
37:06et pense qu'il est supérieur
37:07à tout le monde,
37:07qu'il est là
37:08parce qu'il est le plus intelligent,
37:09le plus fort,
37:10et commence à décider tout seul.
37:11Et ce n'est pas ça
37:12les institutions
37:13de la Ve République.
37:14C'est à la fois
37:15une légitimité,
37:16mais un leader,
37:17il doit aussi dire au peuple
37:18à quoi lui-même
37:20il obéit.
37:21Un leader doit continuer
37:22à obéir à des valeurs,
37:24à des principes
37:24et doit continuer
37:25à expliquer
37:26ce à quoi,
37:27qu'est-ce qu'il conduit
37:28et ce à quoi il obéit
37:29par rapport au mandat
37:30qui lui a été donné.
37:31Alors là,
37:32vous avez des dirigeants,
37:33une fois qu'ils arrivent
37:33au pouvoir,
37:35ils pensent qu'ils ont
37:36la légitimité
37:37pour faire tout
37:37et n'importe quoi.
37:39Mais non,
37:39ils ont des qualités
37:40mais ils ont aussi
37:41des défauts
37:42et parfois ils sont là
37:42par hasard,
37:43souvent parce que
37:44l'adversaire s'est écroulé,
37:45souvent parce qu'il y a
37:46un contexte,
37:47etc.
37:47Donc ils doivent garder
37:48l'humilité de se dire
37:50à chaque fois que je prends
37:51une décision,
37:52est-ce que ça va
37:53dans le bon sens,
37:54est-ce que ça améliore
37:55la vie des gens,
37:56est-ce que ça fait
37:57grandir la France,
37:58est-ce que ça nous sort
37:58du déclin ou pas.
37:59Merci Ségolène Royal
38:01d'avoir répondu
38:02à toutes nos questions,
38:03votre téléphone est en train
38:04de sonner,
38:04c'est Dominique de Villepin
38:05qui vous appelle.
38:06Merci,
38:07dans un instant,
38:08on débriefe aussi
38:08avec les auditeurs.
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