00:00Il est 7h47 sur Sud Radio, quelle drôle d'époque. Bonjour Françoise Debois.
00:04Bonjour mon cher Benjamin, bonjour à toutes et tous.
00:07Oui, drôle d'époque avec vous. Effectivement, on revient ce matin sur cette férocité de la bataille du budget aujourd'hui.
00:15Oui, alors Benjamin, c'est bien le mot féroce, férocité, tout le week-end, avec des séances qui durent jusqu'à minuit.
00:22Il suffit de regarder les échanges pendant tout le week-end sur X, entre Olivier Faure, le patron du Parti Socialiste, et Emmanuel Bompard, le patron de la France Insoumise,
00:32le vrai patron étant bien sûr Jean-Luc Mélenchon, pour comprendre la partie qui se joue à gauche dans l'hémicycle.
00:38D'un côté, vous avez les Insoumis qui veulent absolument la censure, ne l'ont pas obtenu car le PS a choisi la voie de la négociation,
00:45et désormais se déchaîne sur tout ce que les socialistes obtiennent ou veulent obtenir, à la même jusqu'à voter, on l'a vu samedi, un amendement avec les Républicains contre les socialistes.
00:56Chacun se traite de menteur, mais la réalité en fait, Benjamin, est assez simple.
01:01Soit le Parti Socialiste obtient la taxe Zuckmann sous une autre forme, et arrive à inscrire dans ce budget 12 à 15 milliards de recettes supplémentaires,
01:10pris sur les plus riches, et là, il peut éventuellement laisser passer le budget, soit il ne les obtient pas, et ce sera la censure.
01:17Le chemin de crête existe, tout le week-end, il y a eu des négociations, des discussions de la confrontation et du rapport de force
01:24entre tous les partis de gauche, hormis LFI, également avec les représentants du gouvernement, les représentants de l'Elysée,
01:30ça discute pour essayer d'atterrir. Donc on a ce Parti Socialiste, et puis la France Insoumise, qui bloque absolument tout,
01:36interpelle le PS, l'accuse de pactiser avec le diable, c'est donc très tendu à gauche, car se joue aussi, évidemment,
01:43le leadership avec cette férocité totale, que personnellement, je n'ai jamais vue.
01:47Alors ça, c'est pour la gauche, qu'en est-il du bloc central, Françoise ?
01:50On peut encore parler de bloc central, Benjamin, ce matin, il est plutôt éparpillé face au Peuse,
01:55le Gabriel Attal acceptera les compromis, car bien sûr, il a peur de la dissolution,
01:59et cette peur de la dissolution, elle emporte tout le camp présidentiel.
02:03On sait qu'il terminerait entre 40 et 45 députés au maximum, contre 96 aujourd'hui.
02:08Le modem semble jouer le jeu, mais le gros point d'interrogation, c'est Édouard Philippe,
02:12qui est partagé entre laisser réussir Sébastien Lecornu et se fabriquer un nouveau concours en sérieux
02:17pour la présidentielle, ou bien provoquer sa chute.
02:20Et donc, ça pendule, ça tangente, tout le week-end, ça a tangenté.
02:24Quant au Rassemblement National, la tour jumelle de LFI, Marine Le Pen est dans la même logique que les Insoumis,
02:28censurée, censurée, censurée, censurée.
02:30Et d'ailleurs, les bancs du Rassemblement National étaient les plus clairsemés ce week-end.
02:35Oui, alors que l'hémicycle n'a jamais été, par ailleurs, aussi rempli pour un budget.
02:39Et bien voilà, c'est d'ailleurs la première grande réussite de cette non-censure.
02:42Il y a énormément de députés dans l'hémicycle,
02:45et surtout énormément de journalistes à l'extérieur, dans la salle des 4 colonnes.
02:49Malgré l'apreté des débats, la technicité des débats,
02:52et bien tout le monde se retrouve à l'Assemblée Nationale.
02:55Des débats qui commencent tôt le matin et durent tard le soir.
02:57C'est donc la démonstration que l'abandon du 49.3 a libéré justement un espace démocratique.
03:03On arrive de toute façon, Benjamin, à la fin du suspense.
03:05Demain sera débattu la taxe Zuckmann, aménagée ou pas.
03:09Préparez les pop-corns.
03:10Je vous le dis tout de suite, si vous voulez assister à du grand spectacle,
03:13du cinéma en trois dimensions,
03:15et bien vous vous mettez devant votre télévision,
03:18parce que ça va être abrasif.
03:20Pourquoi ? Parce que ce sera la dernière station avant la censure, ou pas ?
03:23Ils ont pris quand même un peu de retard, les députés.
03:25Ils ont pris du retard, mais ça se rattrape.
03:28Vous savez, ça se rattrape assez facilement.
03:30Il y a 70 jours, on verra s'il y a les ordonnances à la fin.
03:33Mais si demain, Zuckmann passe, alors ça change absolument tout.
03:36On verra cela.
03:37Merci beaucoup, Françoise Degoua.
03:39Drôle d'époque.
03:407h50 sur Sud Radio.
03:43Invité spécial ce matin.
03:44Invité politique avec vous, Jean-François Aquili.
03:46Bonjour, Benjamin.
03:47Bonjour, Jean-François.
03:48Philippe De Villiers sera avec nous ce matin.
03:50Invité spécial.
03:50Il est entrepreneur aussi, Philippe De Villiers.
03:52Mais également homme politique, vous le savez, écrivain, lanceur d'alerte, etc.
03:57Nous allons ouvrir avec lui Populicide, son dernier livre à succès.
04:02Et nous lui poserons la question ce matin, comme il le décrit dans ses quasiment 400 pages.
04:07La France est-elle aujourd'hui en danger de mort ?
04:10Oui, c'est la question qu'il pose.
04:11Il parle de cette volonté qu'il a de refranciser le pays.
04:15C'est le terme qu'il utilise.
04:17Ça vous fait réagir.
04:18Oui, 0826 300 300.
04:20Je vous donne le numéro de Sud Radio, puisque Philippe De Villiers sera votre invité politique
04:24entre 8h15 et 8h30.
04:25Et puis, il va rester avec nous jusqu'à 9h pour répondre à vos questions, aux questions de nos auditeurs.
04:31Le numéro 0826 300 300.
04:320826 300 300, c'est Manu qui vous attend au standard que vous souhaitiez parler.
04:36Alors, il parle notamment de la question de l'union des droites.
04:39On sait que c'est un sujet qui est cher à Philippe De Villiers.
04:42Il y a tout un tas de questions.
04:43La qualité de notre personnel politique, est-ce qu'il est à la hauteur des enjeux 0826 300 300 ?
04:49Vous nous appelez, c'est Manu qui vous attend au standard.
04:52Nous, on va débuter cette journée avec un peu d'humour dans un instant.
04:55Les chevaliers du fiel, les chevaliers du matin, qu'on retrouve juste après ça.
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