00:00Oui, parce qu'on a vu, on a tous convenu de l'infinie médiocrité de ce documentaire, c'est-à-dire avec l'immensité des moyens qui sont les leurs, c'est tout ce qu'ils parviennent à trouver, c'est ce qu'ils ont trouvé, c'est que franchement, il n'y avait pas grand-chose à trouver, premier élément, et deuxièmement, le ton sentencieux, le ton tchiquiste, la médiocrité du procureur, le ton d'inquisition, tout ça, on le sait, donc on ne s'attardera pas là-dessus, ça relève des évidences.
00:26Ce qu'on va chercher à comprendre, ce que j'aimerais chercher à comprendre, c'est la philosophie, la vision de la France que dévoile ce documentaire, sans même le dire, l'arrière-fond de leur pensée, qu'est-ce qu'ils expriment sans le savoir.
00:42Donc on va avoir ça en six points d'abord et avant tout, parce que ça me semble assez intéressant.
00:46Premier point, quelle est la première scène de ce documentaire? Eh bien, on nous présente le public de CNews.
00:51Le public de CNews, on nous présente, donc globalement, ce sont deux pauvres bougres, c'est ainsi qu'on nous les présente, perdus dans la France rurale ou périphérique,
00:59qui sont petits-déjeuners, qui servent leur céréale ou peut-être un peu de pain, de mémoire, c'est du pain.
01:04Et que là, qui annulent la télévision à 7h30 et qui vont la fermer à 22h30, qui sont complètement hypnotisés par CNews à la manière d'une forme de puissance maléfique, tendance saroumane.
01:15Donc on est devant une vision, une infantilisation et une diabolisation, même pas une diabolisation dans ce cas-là,
01:21c'est une ridiculisation du public CNews comme forme de public captif illettré, un peu idiot, je ne dis pas que les gens le sont.
01:29Non, mais d'ailleurs, on les embrasse chaleureusement.
01:31Je dis qu'on nous les présente comme tels, ce n'est pas la même chose.
01:33Donc on nous les présente comme des gens qui sont un peu prisonniers de tout ça.
01:37Donc ça nous en dit beaucoup sur ce qu'on appelait, ça s'était appelé les sendants.
01:40Ça nous en dit beaucoup sur la vision qu'ont les élites du peuple qui ne vote pas ou qui ne regarde pas les choses
01:45comme les émissions de télé qui sont recommandées par le système.
01:49Donc je me permets de faire référence aussi, rappelez-vous au monde, du vote sur le Brexit.
01:53La présentation qu'on a faite des électeurs pour le Brexit, on les présentait comme une collection de débiles édentés
01:59qui sentent mauvais même à l'écran.
02:01Donc il y a ce mépris de classe, ce mépris identitaire pour une certaine France qui s'est exprimée.
02:07Point de départ.
02:07Deuxième élément, qui manipule ?
02:12Il faut bien qu'il y ait des manipulateurs, s'il y a des manipulés.
02:15Ces news apparaissent dès lors dans leur esprit comme la puissance manipulatrice
02:19qui mettrait des idées absolument toxiques dans la tête de ces pauvres gens.
02:23Donc là, nous sommes collectivement, si j'ai bien compris, dans le rôle du mage terrifiant
02:28qui envoie des slogans, qui envoie des signaux.
02:31Par exemple, on dit que la rédaction aurait dit à je ne sais quel journaliste bien connu de sa mère,
02:35personne que je n'ai jamais rencontré, mais bon, ce n'est pas très grave,
02:38qu'il se présente comme un ex de ces news comme il y avait autrefois les dissidents des pays de l'Est.
02:41J'ai connu le monstre et la bête.
02:44Et on lui a dit trois mots.
02:46Muslime, muslime, muslime.
02:48Et là, apparemment, il y aurait donc quelque part un cerveau malade qui aurait dit
02:51« Nous allons programmer, en fait, une obsession musulmane en France ».
02:56Il y aurait donc une forme de chef des conspirateurs en ces lieux qui aurait programmé.
03:01Parce que sachez-le, les Français n'auraient jamais eu l'idée qu'il y a des problèmes
03:04avec l'immigration massive, avec l'islam ou l'islamisme en ce pays,
03:07si ce n'était de ces news.
03:08Si ce n'était pas de ces news, personne n'aurait l'idée que ça ne va pas bien en ce pays.
03:12C'est simplement parce que la chaîne, dans leur esprit, pratiquerait la désinformation
03:16et cultiverait des peurs infondées que les Français s'imagineraient que l'immigration fonctionne mal.
03:22Si ce n'était pas de ces news, apparemment, tout irait bien.
03:24Donc, c'est une vision, si je peux me permettre, très conspirationniste.
03:27Ces gens-là devraient s'inquiéter. Ils sont un peu complotistes, je trouve.
03:29C'est le complotisme chic du service public.
03:32Troisième méthode, la diabolisation fixée sur un personnage dans tout ça, c'est Pascal Praud.
03:37Vous noterez que finalement, ce complément d'enquête, c'est dans les faits un moment de prodophobie.
03:41Donc, c'est la prodophobie. Pro est présenté, ce que j'appellerais dans les circonstances pro et ses insolentes audiences
03:46qui rendent fou toute une partie du système.
03:49Donc, comment s'expliquer ça? Alors, comment on va le diaboliser?
03:52En présentant toujours les mêmes images qui tournent depuis des années.
03:57Pro qui se choque un peu, pro qui parle un peu fort.
04:00Et là, on nous les présente comme si elles étaient toutes fraîches,
04:03alors qu'il s'agit d'images qui ont vieilli depuis plusieurs années déjà.
04:06Et on les sort du cartable en disant, regardez, nous avons une preuve nouvelle.
04:09Sauf que la preuve nouvelle existe depuis des années.
04:12Elle tourne en boucle, dis-je, et ça nous en dit beaucoup sur les méthodes de la gauche
04:16qui a toujours la même manière de diaboliser quelqu'un.
04:19On prend une personne, on lui colle une ou deux citations hors contexte,
04:22et on les fait tourner en boucle sans arrêt pour que, finalement,
04:26ce personnage soit réduit aux étiquettes, aux citations, aux images qu'on lui colle.
04:31Donc, ce grand moment de prodophobie, je ne peux m'empêcher de croire
04:34qu'il y avait peut-être aussi là-dedans un peu de jalousie.
04:37Il y a le moment de diabolisation de Vincent Bolloré,
04:40qui est à l'ordre des...
04:41Alors, on pourrait dire que c'est justement le saroumane des temps présents.
04:45Vincent Bolloré, c'est plutôt le Palpatine, pour passer d'un imaginaire à un autre.
04:48Donc, c'est une forme de puissance conquérante qui voudrait à lui seul évangéliser la France.
04:53Donc, on lui prête des pensées inavouables, on lui prête des passions mystiques.
04:58Cet homme a le pouvoir de pratiquer la contre-révolution à l'échelle humaine en ses temps en France.
05:04Donc, il faut un méchant.
05:06Dans tout film pour enfants, un mauvais film d'action américain, il faut un méchant.
05:11Ensuite, ça c'est un point important, cinquième point.
05:14Dans cette émission, on comprend quelle est la conception de l'objectivité du service public.
05:19L'objectivité, c'est ce qu'ils pensent eux.
05:21Donc, si on parle de sujets qui ne sont pas, par exemple,
05:23portés par la chaîne de référence du régime BFM ou France Info,
05:27qui jouent un peu le même rôle,
05:29si on parle d'autres sujets, dès lors, on est dans la subjectivité.
05:32On est dans une bulle informationnelle distincte, non fondée sur le réel.
05:36Donc, ces gens confondent en fait leur préférence idéologique ou sociologique ou journalistique
05:41avec l'objectivité éditoriale.
05:44Et si on s'en éloigne, dès lors, on est subjectif.
05:46Ils ne se posent jamais la question,
05:48mais est-ce que ça ne veut pas dire quelque chose,
05:50le fait que le système, par exemple, refuse de parler des fameuses questions
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