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  • il y a 2 minutes
Le Général Pierre de Villiers fait état des lieux de l'armée française, dans un contexte international tendu. S'il salue quelques efforts de réarmement, cela semble insuffisant pour éviter un conflit à grande échelle. «On ne va pas aller à la guerre demain matin, mais on a perdu du temps».

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Transcription
00:00Je me dis toujours comment en 1865, ils n'ont pas senti que ça allait mal finir.
00:08Comment en 1910, ils n'ont pas senti la guerre arriver.
00:12Comment dans les années 36, on n'a pas senti que ça allait recommencer.
00:15Et en fait, on est en train de vivre la même chose.
00:17C'est-à-dire que crise politique, crise économique, crise sociale, crise financière,
00:24endettement massif, impossibilité de réarmer, défaite.
00:27C'est la mécanique infernale.
00:30Et j'espère qu'on ne va pas aller jusqu'à la défaite et qu'on ne va pas aller à la guerre demain matin.
00:35Mais on a perdu du temps.
00:37Alors bien sûr, on a réarmé, je salue l'effort qui a été fait,
00:40mais qui est un peu un faux-semblant finalement.
00:42Parce que dans les matériels majeurs, il faut être concret.
00:47On avait 200 chars en 2017.
00:49On a le même chiffre aujourd'hui.
00:50On avait 200 avions de combat.
00:52C'est la même chose aujourd'hui.
00:53On avait 15 frégates de premier rang.
00:55C'est la même chose.
00:56On a bouché les trous.
00:57avec les efforts budgétaires qui ont été faits
00:59et qui sont, à mon avis, nettement insuffisants
01:02par rapport à la gravité de la situation
01:04et à l'accélération de cette gravité.
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