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  • il y a 1 semaine
Avec Cyrille Dalmont, directeur de recherche à l'Institut Thomas More, spécialiste du numérique

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2025-11-19##

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Transcription
00:007h40, donc Sud Radio vous explique. Emmanuel Macron repart à la rencontre des Français, cette fois pour taper sur les réseaux sociaux.
00:09Il était la semaine dernière à Toulouse à la dépêche du midi face à des lecteurs sur les réseaux sociaux justement qui menacent dit-il la démocratie.
00:18Il sera aujourd'hui du côté d'Arras chaque mercredi, maintenant il repart, enfin en tout cas là ça fait deux mercredis de suite.
00:24Alors sur les réseaux sociaux, nous sommes avec Cyril Dalmon qui est directeur de recherche à l'Institut Thomas More, spécialiste du numérique.
00:33Bonjour Cyril Dalmon.
00:35Bonjour.
00:36Bon, dites-nous Emmanuel Macron donc s'en prend maintenant aux réseaux sociaux.
00:41Alors on va pas revenir sur son histoire parce que lui-même s'est construit à travers les réseaux sociaux, mais qu'est-ce qu'il reproche globalement aux réseaux sociaux ?
00:48En fait Emmanuel Macron est en guerre avec les réseaux sociaux depuis maintenant un certain temps, puisque depuis sa première élection en fait il attaque les réseaux sociaux en parlant de fake news, de construction de narratifs différents, d'un narratif officiel on va dire.
01:09Et c'est un phénomène qui traverse en fait toute l'Europe. Il faut se souvenir du discours de G. Devens qui expliquait justement que le vice-président des Etats-Unis qui expliquait qu'en fait le plus gros problème en Europe, le plus grand danger en Europe, c'était l'attaque contre la liberté d'expression.
01:26Et en fait ce phénomène il traverse toute l'élite progressiste européenne. C'est-à-dire que depuis 50 ans en fait l'élite progressiste européenne s'est construit une espèce de monopole narratif, un monopole pour raconter le réel, une sorte d'intermédiation permanente avec le réel, les faits, pour l'orienter, le réexpliquer et parfois le censurer.
01:51Et aujourd'hui en fait les élites progressistes européennes se rendent compte que ce réel leur échappe, ce monopole de l'intermédiation leur échappe puisque les gens s'informent de plus en plus sur les réseaux sociaux et notamment les jeunes générations.
02:06Donc là ils sont dans un combat existentiel finalement puisque les jeunes générations en fait c'est 50% des jeunes générations qui ne consultent jamais les médias traditionnels.
02:15Oui c'est vrai. Mais est-ce que c'est vrai que tout circule sur les réseaux sociaux ? Donc est-ce qu'il y a un danger pour la démocratie comme le disent certains ? Pas tout le monde, pas d'ailleurs les progressistes. Il y en a d'autres aussi qui s'interrogent quoi.
02:28Il y a toujours un danger, on voit des choses sur les réseaux sociaux qu'on peut pas nier, qui sont extrêmement violentes, des messages agressifs, parfois de l'incitation à l'action violente.
02:44C'est quelque chose qu'on peut pas nier. Par contre c'est quelque chose qui est finalement un reflet de la réalité.
02:49Donc vouloir censurer les réseaux sociaux pour ne pas montrer la réalité, ça c'est un véritable danger pour la démocratie.
02:57Ça veut dire qu'on veut contrôler en fait le réel.
03:01Mais est-ce qu'il n'y a pas un contrôle à faire peut-être quand même des réseaux sociaux un peu comme il y a pour les médias ?
03:09Parce qu'aujourd'hui c'est vrai qu'il y a beaucoup de rumeurs, de fake news qui circulent sur ces réseaux sociaux.
03:18Donc comment les contrôler pour qu'on comprenne ce qu'est la vérité ?
03:23Alors c'est difficile de savoir d'ailleurs la vérité parfois sur certains sujets.
03:27Et puis les réseaux sociaux servent aussi pour pouvoir exprimer en fait des choses.
03:31Mais est-ce qu'il n'y a pas des contrôles tout de même à mener ?
03:35Les contrôles en fait ils existent déjà.
03:37Les lois françaises s'appliquent sur les réseaux sociaux.
03:40Quand les autorités judiciaires sont saisies ou les autorités administratives saisissent les plateformes
03:46par rapport à une violation flagrante de la loi française,
03:50en fait les pages sont suspendues, les comptes sont suspendus.
03:55C'est juste que ces actions, la France est championne du monde de demandes de censure,
04:03sur Facebook notamment, par millions d'habitants.
04:06Championne du monde.
04:08Donc ce n'est pas du tout quelque chose qui est anodin et qui est, je dirais, nouveau.
04:14Cette possibilité elle existe.
04:16Il n'y a aucun problème, aucune difficulté.
04:18Les plateformes y répondent.
04:20Là on n'est plus du tout dans cette logique-là en fait.
04:23Oui.
04:23Cyril Dalmon, c'est vrai, les plateformes y répondent,
04:26véritablement quand on fait une demande qu'il y a des problèmes ?
04:30Ou est-ce que tout coule ?
04:32Bien sûr, les plateformes y répondent.
04:35D'ailleurs vous avez le précédent de l'affaire de Samuel Paty.
04:39Lorsque l'incitation à la violence a été réalisée,
04:45toutes les personnes qui ont participé étaient sous leur véritable nom sur les réseaux sociaux.
04:50C'est juste que les autorités françaises n'ont pas agi en fait,
04:54elles n'ont pas demandé de suspension.
04:55Ce sont peut-être les autorités justement et la justice qui ne sont pas adaptées aujourd'hui
05:02à ce nouveau mode de communication à travers les réseaux sociaux.
05:06Cyril Dalmon, si je vous suis un peu aussi.
05:09Oui tout à fait.
05:09En fait, on se rend compte que c'est l'exact reflet de ce qui se passe dans la société.
05:14Tous les problèmes de délinquance que l'on connaît dans la société à l'heure actuelle,
05:18les problèmes de laxisme judiciaire, de défauts dans les chaînes de transmission,
05:24on retrouve exactement les mêmes au niveau des réseaux sociaux.
05:27C'est-à-dire des difficultés d'agents, du nombre d'agents spécialisés
05:31pour agir au niveau de la régulation en France,
05:37ça pèse énormément.
05:38Il y a très peu de fonctionnaires de police spécialisés sur cette question.
05:42Et il n'y a pas non plus de parquets spécialisés.
05:45Donc forcément, c'est l'exact reflet de la société.
05:48Et on voit les mêmes affres qui se diffusent.
05:52Oui, qui se diffusent.
05:53Un dernier mot, il y a un débat, il y a une proposition d'ailleurs qui a été déposée de loi
05:59pour interdire, en tout cas c'est la réflexion,
06:02interdire au moins de 15 ans les réseaux sociaux.
06:04Est-ce que c'est jouable ça et comment ?
06:07Alors, est-ce que c'est jouable ?
06:09Oui, c'est jouable.
06:10Il y a un précédent, vous avez le précédent sur les sites pornographiques en fait,
06:15où à l'heure actuelle, vous avez une demande d'identification biométrique
06:19pour pouvoir les consulter.
06:21Et c'est sur cette proposition de loi des députés macronistes en fait,
06:25elle repose sur la même logique.
06:27C'est-à-dire, vous identifiez de manière biométrique
06:31afin de déterminer que vous avez plus de 15 ans.
06:33Mais si on regarde bien, vous avez cette première initiative
06:36de contrôle biométrique sur les sites pornographiques,
06:41après les moins de 15 ans,
06:44après il restera plus que toute la population.
06:45Merci Cyril Dallemont.
06:48Et puis en conclusion, je le disais aussi ce matin,
06:51c'est vrai que ça fait maintenant une quinzaine d'années
06:54que les réseaux sociaux sont apparus et les GAFAM.
06:57Et à ce moment-là, on n'a pas fait grand-chose au niveau des autorités.
07:01On les a laissés déferler sans de véritable contrôle.
07:05Et Emmanuel Macron lui-même les a utilisés, bien sûr,
07:10pour communiquer ces réseaux sociaux.
07:13Et voilà qu'aujourd'hui, on se retourne contre eux.
07:15C'est peut-être un peu tard, évidemment.
07:17C'est le fameux contrôle de souveraineté numérique.
07:19Merci Cyril Dallemont, directeur de recherche à l'Institut Thomas More,
07:23d'avoir été avec nous sur Sud Radio.
07:25Et vous pouvez d'ailleurs échanger.
07:26Tiens, si vous voulez réagir sur ce sujet,
07:28tout à l'heure entre 8h30 et 9h.
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