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  • il y a 3 mois
Avec Charles Alloncle, député UDR de l'Hérault

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2025-11-25##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:06Il est 7h41, ce matin dans Sud Radio vous explique, nous allons évoquer la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:15Alors plus précisément c'est la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public
00:21qui a été créé évidemment à l'Assemblée Nationale via notamment le groupe Union des Droites pour la République
00:28qui est présidée par Éric Ciotti et nous sommes avec le rapporteur Charles Aloncle, député de l'Hérault.
00:35Bonjour Charles Aloncle.
00:37Bonjour, merci pour votre invitation.
00:39Alors c'est la première fois que l'Assemblée s'intéresse, en ces termes en tout cas, à l'audiovisuel public dans le cadre d'une commission d'enquête.
00:47Quel est votre objectif précisément ?
00:50C'est effectivement la première fois qu'il y a une commission d'enquête à l'Assemblée Nationale sur ce sujet.
00:55L'objectif au fond il est triple.
00:58Le premier c'est déjà de jeter toute la lumière sur un certain nombre d'entorses aux objectifs d'impartialité, d'honnêteté, de pluralisme, de neutralité
01:08qui sont des objectifs quasi à valeur constitutionnelle dont les Français constatent nombre d'entorses sur les chaînes du service public
01:16depuis malheureusement plusieurs mois et plusieurs années.
01:19Quel type d'entorses ? Parce que ça c'est un jugement, je pense qu'on s'expliquera du côté de l'audiovisuel public,
01:25mais Charles Aloncle, quel type d'entorses selon vous alors ?
01:29Il y a malheureusement une litanie d'entorses, la dernière qui a été lourdement médiatisée,
01:34c'est l'affaire Patrick Cohen et Thomas Legrand qui devisaient avec des cadres du Parti Socialiste
01:39pour expliquer qu'ils allaient faire ce qu'il fallait pour saper la candidature de Rachida Dati à la mairie de Paris.
01:45Et je le dis avec d'autant plus d'objectivité que je ne suis pas issu du même parti que Rachida Dati,
01:50mais que ce genre de pratiques me scandalise en tant qu'éditeur et en tant aussi que pourvoyeur de fonds pour l'audiovisuel public.
01:57Donc ça, ce sera le premier objectif de vérifier la tenue des obligations quant à la neutralité d'audiovisuel public.
02:05Le deuxième objectif aussi, ce sera de proposer des pistes d'optimisation sur la gestion des fonds publics.
02:11Il y a eu un rapport de la Cour des comptes qui a été commis il y a quelques semaines où on voit que, par exemple,
02:16France Télévisions souffre d'un très grave problème, de grave dysfonctionnement quant à la gestion financière.
02:23C'est une entreprise qui est quasiment menacée de faillite ou de dissolution.
02:27La trésorerie est quasiment nulle.
02:29Les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social,
02:32ce qui fait peser un risque sur la dissolution de l'entreprise.
02:35Et puis, il y a eu un certain nombre de gabegies qui, je pense, ont écœuré nombre de Français.
02:40Je pense, par exemple, au salaire d'une trentaine de directeurs de France Télévisions
02:44qui gagnent plus de 200 000 euros par an, soit plus que le salaire du président de la République.
02:49Je pense aux frais de suite aux majestiques de Delphine Ernot à 1 700 euros par nuit
02:55quand elle descend aux majestiques.
02:56Je pense aux frais de taxi chaque jour.
02:58Je pense à tous ces frais qui, en plus des 80 millions d'euros de déficit cumulés
03:03par Delphine Ernot à la tête de France Télévisions, ont écœuré les Français.
03:06Donc, ce sera aussi un deuxième objectif de vérifier la bonne destination
03:10des 4 milliards d'euros que les Français payent chaque année
03:14pour financer les chaînes de l'audience publique.
03:16Oui, d'accord.
03:17Donc, elle va s'expliquer, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernot,
03:22comme sa consoeur de Radio France, d'ailleurs, qui vont être auditionnées.
03:26Delphine Ernot le décembre, elle pourra répondre à ce que vous dites, bien sûr, Charles Laloncle.
03:33Vous allez interroger qui, justement, pendant cette audition qui va durer quelques semaines ?
03:41Alors, toutes les convocations n'ont pas été envoyées,
03:44parce qu'on est vraiment aux prémices de ces auditions qui dureront 13 semaines.
03:48La première, cet après-midi, concerne le président et le directeur général de l'ARCOM.
03:53Et on interrogera l'ensemble des personnes concernées qui ont une légitimité sur la vision de l'audiovisuel public.
03:59Donc, des membres du CSA de l'époque, qui ont d'ailleurs expliqué qu'ils avaient subi des pressions
04:04de la part de François Hollande, qui avait juré la main sur le cœur que lui, président de la République,
04:08ne se mêlerait pas de la désignation de la présidence de France Télévisions,
04:12aux membres de l'ARCOM d'aujourd'hui, aux dirigeants de l'audiovisuel public,
04:16de Radio France à France Télévisions, aux grandes voix et aux grands visages
04:21qui ont fondé l'audiovisuel public sur les dernières années.
04:24Je pense à Léa Salamé, je pense à Élise Lucet, je pense à Madame Roux,
04:28je pense à d'autres personnes qui ont pu être évincées par le passé pour diverses raisons.
04:32Je pense aussi aux sociétés de production, de M. Niel à M. Pigas à Nagui,
04:38qui profitent de contrats juteux, qui parfois coûtent chaque année des centaines de millions d'euros aux contribuables.
04:45Je pense aussi aux directeurs d'écoles de journalisme, qui sont un peu la fabrique de la fabrique de l'opinion,
04:50à qui je demanderais les maquettes pédagogiques, la liste des intervenants,
04:54parce que certains étudiants en journalisme disent qu'il y a une forme de monochronie,
04:58d'uniformité de la pensée des ces écoles, où il n'y a quasiment que des intervenants journalistes de rédaction de gauche.
05:08Et que le pluralisme n'est pas respecté dans cette fabrique de la fabrique de l'opinion.
05:13Donc vous voyez, le périmètre sera assez large,
05:15mais ce ne seront que des personnes légitimes pour s'exprimer sur ce thème de l'audiovisuel public.
05:19Bon, Charles Hanoncle, est-ce que, quand Gantz vous entend,
05:23et comme le disent certains, ils disent, oui, c'est une commission d'enquête
05:26contre l'audiovisuel public et pas sur l'audiovisuel public.
05:31Autrement dit, c'est une forme d'instrumentalisation politique.
05:35Qu'est-ce que vous répondez à ces accusations, Charles Hanoncle ?
05:38Je leur réponds que l'Assemblée nationale dispose d'un rôle et d'une mission
05:43qui est de contrôler la bonne affectation des impôts des contribuables français.
05:48Moi, je ne me positionne absolument pas comme représentant d'un syndicat politique
05:52ou d'un parti politique.
05:54Je me positionne comme étant le représentant du peuple
05:57qui va vérifier la bonne utilisation des fonds publics,
06:01qui va vérifier aussi des obligations légales,
06:03qui sont quasiment des principes constitutionnels,
06:06de respect, de l'honnêteté, du pluralisme,
06:08de l'indépendance de ces chaînes publiques,
06:11de la bonne allocation aussi et de la bonne gestion de ces fonds publics.
06:15Et j'ai envie de dire,
06:17quand je regarde depuis plusieurs semaines les rapports de l'ARCOM
06:20et les rapports des chaînes publiques sur le respect, par exemple,
06:23des temps de parole des intervenants politiques,
06:26eh bien, je constate, et je le dirai cet après-midi au président de l'ARCOM,
06:29je constate qu'il y a certains partis politiques
06:31qui sont sous-représentés de façon chronique
06:34sur les chaînes de l'audiovisuel public.
06:37Le Rassemblement national, ils l'ont longtemps déploré,
06:40mais je constate...
06:40Non, mais ils sont...
06:41J'ai vu les derniers décomptes,
06:44ils étaient...
06:44Le Rassemblement national était plutôt bien représenté, non ?
06:48Sur, finalement, dans les temps de parole sur le service public.
06:52Non, non, c'est pas le cas.
06:54Selon les rapports de l'ARCOM
06:56et selon les rapports des chaînes de l'audiovisuel public,
06:58on voit que, par rapport aux voix, par exemple,
07:00qui ont été faites lors des dernières élections,
07:02qu'elles soient européennes ou législatives,
07:04le Rassemblement national est sous-représenté
07:06à hauteur de plusieurs points, voire une dizaine de points.
07:09Mais c'est aussi le cas, par exemple, du Parti de la France Insoumise,
07:11qui est aussi sous-représenté de façon chronique
07:13sur certaines chaînes publiques.
07:15Donc, vous voyez, en tant que rapporteur de cette commission d'enquête,
07:18je ne serai pas le représentant d'un syndicat politique,
07:20mais je ferai toute la lumière
07:21sur d'éventuelles entorses à cet objectif d'impartialité,
07:25qu'il concerne la gauche ou qu'il concerne la droite.
07:27Le but sera vraiment de faire toute la lumière
07:29sur le respect de ces obligations.
07:30Eh bien, écoutez, on va suivre ça,
07:31puisque vous l'avez dit, c'est 13 semaines, Charles Alloncle.
07:34Donc, vous êtes...
07:363 semaines d'audition.
07:37D'audition, exactement.
07:38Cette commission, on donnera la parole à tout le monde,
07:41évidemment, pour s'expliquer et suivre ça,
07:44parce qu'en tout cas, c'est intéressant.
07:46Merci, Charles Alloncle, donc, d'avoir été avec nous,
07:48député UDR, d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
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