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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Rachel Kahn est avec nous, ça nous fait plaisir que vous soyez là le soir ?
00:03Oui, plaisir de partager.
00:04Cher Rachel Kahn, ça va un peu éclairer notre plateau de votre intelligence et de votre sensibilité.
00:12Gilles-William Goldnadel est à côté.
00:14Si vous pouviez me dire les mêmes amabilités, ça m'arrangerait, si c'est possible.
00:18Mais je les pense, mais je suis public.
00:21Donc je n'ai pas voulu...
00:23Vous avez tort, les compliments ne me viennent pas.
00:25Joseph Mazzescaron est là, André Valigny est là et Johan Ouzahi.
00:29Alors, une information qui va peut-être vous intéresser, je l'espère.
00:33Dans ce rapport annuel, l'assurance maladie plaide pour interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009.
00:41Et faire ainsi émerger une génération sans tabac.
00:44L'assurance maladie plaide donc pour interdire la vente de cigarettes.
00:48Bon, on laisse de côté, je ne sais pas comment on contrôle ça.
00:51Pas facile.
00:532009, c'est-à-dire que c'est des gens aujourd'hui qui ont 16 ans.
00:5617 ans.
00:59Et faire ainsi émerger une génération sans tabac, indique-t-elle dans son rapport annuel.
01:02Charge et produit, publié jeudi.
01:04Le Royaume-Uni a récemment voté cette mesure, devenant le deuxième pays du monde à le faire, souligne l'assurance
01:10maladie.
01:11Il n'y a pas de raison d'être plus bête que la France est capable de faire ça.
01:15Alors qu'aujourd'hui, malgré tout ce qui a été fait, affichage sur les paquets, hausse des prix.
01:20On reste mauvais par rapport à nos voisins, a dit lors d'une conférence de presse le directeur général de
01:24l'assurance maladie, Thomas Fatome.
01:29Bon, qu'en pensez-vous ?
01:30C'est une excellente idée.
01:32L'Australie l'a fait.
01:33L'Australie était le premier à le faire.
01:35Ça fonctionne extrêmement bien.
01:37Ils ont une première génération sans tabac.
01:40Il n'y a rien de pire que le tabac.
01:41Si vous fumez, vous avez une chance sur deux de mourir.
01:43Les fumeurs ont une chance sur deux de décéder.
01:45On a tous une chance sur deux de mourir.
01:47On a 100% de chance de mourir, si vous me permettez.
01:49A priori.
01:50Non mais excusez-moi, les fumeurs ont une chance sur deux de mourir d'une maladie liée au cancer.
01:55C'est un fait.
01:56Je ne crois pas que c'est une statistique.
01:58Vous pouvez contester les statistiques de la France maladie.
02:01Non, je ne crois pas que ce soit une statistique sur exacte.
02:02Mais si, un fumeur sur deux va mourir à cause du tabac.
02:05Et ça coûte en plus une fortune à la sécurité sociale.
02:08Donc on a toutes les raisons de voter et d'adopter cette mesure de bon sens.
02:12Moi, je veux bien qu'on entre là-dedans.
02:14Mais alors, on fait la même chose pour l'alcool.
02:16Et puis on fait la même chose pour beaucoup, beaucoup de choses.
02:19Pour la violence ?
02:19Ça n'est pas la même chose.
02:20L'alcool en petite quantité n'est pas néfaste.
02:22La cigarette, même en petite quantité, est extrêmement néfaste.
02:26Moi, je ne veux pas rentrer là-dedans.
02:28C'est même pas un débat, c'est un fait.
02:30Moi, je trouve que c'est intéressant, évidemment, l'interdiction.
02:33Mais ça interroge quelque chose philosophique.
02:35C'est-à-dire que, normalement, pour élever un enfant, on doit lui présenter le bien.
02:40On doit lui présenter le mal.
02:42Et c'est à lui de prendre la responsabilité.
02:45C'est-à-dire que là, une nouvelle fois, sur les questions de transmission par rapport aux parents,
02:49je trouve que d'interdire, ça empêche aux jeunes de prendre leur responsabilité.
02:54Vous voyez ce que je veux dire ?
02:56J'entends.
02:57J'entends.
02:59Moi, ça ne me choque pas.
03:01C'est vrai que le tabac est très nocif.
03:03En revanche, ça relève d'une logique prohibitionniste, comme l'alcool à Chicago dans les années 30.
03:09Et on sait que ça va provoquer un développement du marché noir.
03:12Il y aura des cigarettes de contrebande qui seront encore plus nocives, qui seront vendues partout.
03:16Beaucoup moins.
03:17D'ailleurs, on voit que les jeunes fument de moins en moins.
03:20La jeune génération, aujourd'hui, les lycéens ne fument quasiment plus, en réalité, ou très peu.
03:24Les filles fument plus que les garçons.
03:26Ça n'est plus tendance de fumer, plus du tout.
03:28Alors, donc ?
03:30J'entends.
03:31En fait, nous, on vient, c'est toujours pareil, on vient d'une société qui était assez libérale.
03:36On a vu ce que ça a donné.
03:40En termes de maladies liées au tabac, c'était catastrophique, catastrophique.
03:45Il y a aussi une forme de demi-mesure qui peut exister.
03:50Alors, moi, je ne veux pas apparaître comme vouloir défendre la cigarette ni quoi que
03:54ce soit, mais si vous pouvez, si vous fumez 3, 4, 5 cigarettes...
03:58C'est terrible.
03:59C'est terrible.
04:00Je ne veux pas rentrer là-dedans.
04:01Vous n'arrivez jamais à arrêter.
04:02Mais ce n'est pas vrai non plus, parce qu'il y a des gens qui...
04:05Non, ça, ce n'est pas vrai.
04:06Ça, je m'inscris en faux.
04:08Totalement.
04:08C'est-à-dire, vous commencez, vous ne pouvez pas vous arrêter.
04:10Bien sûr.
04:11Non, non, ça, c'est faux.
04:11C'est totalement faux.
04:12Mais simplement, moi, je le dis...
04:15Vous êtes un ancien fumeur, Johan ?
04:16Je vais prendre juste un point.
04:17Juste un point.
04:18Je ne fume pas.
04:21C'est un...
04:22Il y a quand même un principe qui est le principe du plaisir.
04:25Bon.
04:25Même si je ne fume pas, je sais que pour certains, c'est un principe du plaisir.
04:29Et puis aussi, je vais le dire, je vais là aussi, évidemment, me faire engueuler par Johan,
04:35mais il y a un principe esthétique.
04:38Parce que pour moi, la fumée qui s'élève de la cigarette, c'est lié à un certain nombre de
04:44scènes de films,
04:45c'est lié à un certain nombre de pauses.
04:48Oui, non, mais c'est lié à quelque chose.
04:50Donc, on tue également, pour moi, quelque chose qui est lié à l'esthétique.
04:55Alors, je te signale quand même qu'il est maintenant prohibé, notamment dans les films américains, de fumer.
05:00Je sais.
05:01Tes références cinématographiques d'un peu.
05:04Alors, cela étant...
05:05Juste une chose.
05:07Juste une chose.
05:07Je n'ai pas obligé d'être désagréable.
05:09Je n'ai pas aimé ce qu'il a dit.
05:11Non, mais juste un tout petit point.
05:13Ce qui est frappant.
05:15Ce qui est frappant, c'est que dans la littérature, je parle sous le contrôle des personnes,
05:22c'est qu'en fait, dans les romans, on continue de fumer.
05:26Les personnages, il y a deux choses qu'ils font.
05:28C'est qu'ils prennent du café et ils fument.
05:30Je suis désolé.
05:31Donc, l'imaginaire est lié aussi à la fumée qui s'élève.
05:35Non, mais c'est-à-dire qu'on peut tout interdire, bien sûr.
05:38Mais je disais, nous, on vient d'une société dans les années 70 où, effectivement...
05:43J'espère qu'on ne va pas mal prendre ce que je dis, mais tu n'avais pas forcément
05:47de casque sur ton Solex.
05:49Tu n'avais pas de casque, évidemment, sur...
05:50Il n'y avait pas de ceinture de sécurité.
05:52On roulait à toute allure partout.
05:53Non, on ne roulait pas.
05:54Mais si, il y avait des...
05:56Alors, je remballe tout.
05:58Je ne dis rien parce que je vois que ça va.
06:00Bon, mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on est dans un autre rapport au monde.
06:04C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de cyclistes qui mettent un casque.
06:08Tant mieux.
06:08Il faut le mettre, bien sûr, pour ce principe de précaution.
06:12Vous imaginez les films de Sautet sans la fumée dans l'instant ?
06:15Excusez-moi.
06:16Donc, voilà.
06:18Ce qui me gêne un peu.
06:19Tu peux laisser les gens faire un peu peut-être ce qu'ils veulent.
06:23Ce qui me gêne un peu.
06:24Aussi, ou ce qu'ils ont envie de faire, me semble-t-il.
06:26D'abord, moi, j'ai arrêté de fumer.
06:27Je fumais le cigare quand on me l'a interdit dans un restaurant.
06:32Il n'y a plus de plaisir, donc j'ai renoncé à ça.
06:34Vous n'êtes pas obligé de fumer.
06:35Vous pouvez fumer chez vous, le cigare.
06:37C'était agréable, pardon.
06:39De fumer le cigare au restaurant.
06:41Oui, à la suite d'être dans un dîner, dans un restaurant, de terminer par un bon cigare.
06:45C'était agréable pour votre voisin, surtout.
06:47Tout le monde était content.
06:49Bref.
06:49Ce que je veux dire par la boîte, ce qui me gêne un peu,
06:52ce qui me gêne un peu, c'est que les fumeurs,
06:55ce n'est pas des grands transgressifs.
06:56Ils fument, etc.
06:58C'est-à-dire qu'à eux, on va leur interdire.
06:59Mais par contre, le type qui veut aller se gamer ou n'importe quoi,
07:02il va au coin de la rue, il trouve tout de suite un dealer.
07:05Ça me gêne un peu, finalement, d'interdire aux gens qui n'emmerdent personne.
07:10Ce que je trouve dommage, Johan, c'est que, jadis,
07:13il pouvait y avoir une sorte de modus vivendi.
07:15C'est-à-dire qu'aujourd'hui, par exemple, je vois...
07:17Moi, je ne fume pas.
07:19Mais je vois, tu es sur une terrasse, quelqu'un fume.
07:22Et puis, à l'autre bout, il y a quelqu'un qui fait des grands signes,
07:25comme si c'était insupportable et qu'il allait mourir tout de suite.
07:29Je trouve que c'est un peu exagéré.
07:31Et puis, pareil avec les enfants.
07:32Si tu fumes près d'un enfant, tu as l'impression qu'il va attraper.
07:36C'est ça qui m'ennuie un peu dans cette société.
07:38Elle sait un peu...
07:39Là, il ne s'agit pas d'interdire à une personne qui a commencé de fumer d'arrêter.
07:43Ça n'aurait absolument aucun sens.
07:44Et je m'y opposerai tout de suite.
07:46Il s'agit de dire aux jeunes qui n'ont jamais commencé,
07:49qu'ils n'auraient pas l'opportunité de commencer.
07:51C'est quand même très différent.
07:52Mais ce qui est intéressant dans la mesure,
07:56c'est qu'ils parlent des générations, de faire une génération de non-fumeurs.
07:59Moi, j'aimerais bien que ça soit plus large.
08:01C'est-à-dire faire une génération de non-violents.
08:03Faire une génération d'un poignin.
08:04Oui, vous avez bien raison.
08:05Exactement.
08:08Vous voyez pourquoi...
08:08En tout cas, le travail a réussi.
08:09Il me semble que la violence...
08:11Non, mais vous êtes intransigeant.
08:12Souvent, c'est vrai.
08:13Votre intransigeant...
08:13Non, par exemple.
08:14Oui, mais il y a des fois, ça me plaît.
08:16Ça nous plaît.
08:17Mais là, vous êtes un peu intransigeant.
08:19Non, mais c'est pour protéger les jeunes.
08:21C'est pour ça.
08:22Ils n'ont pas commencé alors qu'ils ne commencent pas.
08:24Mais ça s'entend, ces arguments s'entendent.
08:26Bon, la clim.
08:27Ce qui est insupportable, c'est que les autres le font,
08:29mais nous, on ne le fait pas.
08:30Ça, c'est l'argument.
08:31La clim.
08:32Tout le monde fumait.
08:33Vous savez, dans les années 70, c'est assez drôle d'ailleurs.
08:35Tout le monde fumait.
08:36On entrait dans la voiture de nos parents.
08:39Ils fumaient dans la voiture.
08:41Ils fumaient dans les avions.
08:42Ils fumaient en conduisant.
08:43Dans les trains.
08:44Au cinéma.
08:44Moi, je n'ai jamais connu ça.
08:46Pas dans ma génération.
08:47Je travaille au cinéma avec mon père.
08:48Oui, mais on n'a peut-être pas le même âge.
08:50Mais on fumait dans les avions.
08:52On fumait dans les trains.
08:52Mais on fumait dans les voitures de sport, si j'ose dire.
08:57On nous emmenait au football le matin.
08:58J'ai vu tellement d'amis de mes parents décéder de la cancer du poumon.
09:02Si vous saviez.
09:03C'est invraisemblable.
09:04J'entends.
09:06Bon, la clim.
09:07Après plusieurs jours de canicule,
09:08les milieux de français se sont précipités.
09:09Je vais donner le magasin.
09:10C'est Lidl.
09:11Pour tenter d'acheter un climatiseur mobile à prix réduit.
09:15Les images sur les réseaux sociaux, elles sont effrayantes.
09:18Je ne peux pas vous dire autre chose.
09:19Des personnes piétinées, bousculées, malaises, des personnes, des femmes.
09:25On leur arrache des mains.
09:26C'est vraiment...
09:29On est un pays du tiers-monde.
09:30Alors, voyez le sujet de Valentin Rouillant.
09:358h02 précise, ouverture des portes de ce commerce du 14e arrondissement parisien.
09:42Plus d'une centaine de personnes se bousculent pour s'arracher 200 systèmes de ventilation mis en vente,
09:49dont seulement 3 climatiseurs.
09:55À l'intérieur, une foule incontrôlable,
09:58des cris contre les vendeurs,
10:00deux personnes tombent au sol.
10:02Une femme assiste à la scène.
10:04Un jeune homme, carrément par terre,
10:06ils étaient à 3 ou à 4.
10:08Il y avait d'autres personnes qui les séparaient,
10:11qui ont essayé de les séparer.
10:13Une demi-heure après l'ouverture du magasin,
10:15certains sont heureux,
10:16d'autres repartent les mains vides.
10:18Je suis concentré sur ce que je suis allé prendre.
10:21Ça, ça s'est bien passé.
10:22Il en reste encore ?
10:23Non, non, non.
10:23Ça finit depuis 8 à 5.
10:25C'est dément.
10:27Bah écoutez, tant mieux s'ils en ont eu.
10:29Je fuis les trucs comme ça.
10:33Un camion de pompiers,
10:34deux véhicules de police ont été dépêchés.
10:37Une femme d'une soixantaine d'années
10:38a été prise en charge par les secours.
10:42Bon, d'autres.
10:43On voit des femmes vraiment à terre.
10:45et elle évanouit et cramponnée à deux climatisations.
10:50Vous l'avez vu,
10:51il y a des images à Paris, à Lyon,
10:52enfin partout.
10:53Les images des réseaux sociaux sont terrifiants.
10:56Et les clims qui ont été achetés
10:58100 ou 200 euros
11:00sont revendus en ce moment même
11:01sur le bon coin,
11:02900 et 1000 euros.
11:04Oui, tout à fait.
11:05Société de l'intolérance.
11:07Heureusement que sur notre devise républicaine,
11:10il y a marqué fraternité.
11:11Parce que là, les images que l'on voit,
11:13c'est...
11:13Ça fait peur.
11:14On se déteste.
11:15On a vu la même chose sur les pots de Nutella,
11:17vous vous souvenez ?
11:17Oui, je me rappelle.
11:19Il y a une différence avec les pots de Nutella,
11:20c'est que là, pour certains habitants,
11:22c'est vital d'avoir une clim.
11:23Il y a eu probablement des milliers de morts à domicile.
11:26Donc on peut imaginer que les personnes
11:27qui se ruent sur les clim,
11:29elles vont les acheter pour leurs parents,
11:30pour leurs grands-parents
11:31qui sont confinés dans des appartements
11:34de 40 mètres carrés à 2 ou 3
11:35et qui crèvent de chaud pendant la canicule.
11:37Ils ont plus de 40 degrés dans l'appart.
11:39Donc quelque part,
11:40c'est un achat qui peut être vital.
11:42Et l'idéologie, évidemment,
11:44elle est présente toujours et tout le temps
11:45puisqu'Antoine Néomand a dit
11:46« L'enseigne bazar chez Lidl,
11:49pas de naïveté,
11:49l'enseigne organise l'accueil
11:51pour son profit,
11:52battage publicitaire en amont
11:53et stock dérisoire
11:54pour provoquer la ruée
11:55et l'intervention des pouvoirs publics,
11:57privatisation des profits,
11:59socialisation des coûts,
12:00pure méthode capitaliste. »
12:01C'est remarquablement intelligent
12:03en principe ce que fait M. Néomand.
12:05C'est toujours vraiment très acéré.
12:10C'est une grille de lecture
12:12qu'il porte sur la société.
12:14Mais bon, la canicule,
12:17a priori, elle n'est pas là ce week-end.
12:19Il va faire plus chaud.
12:20La canicule, c'est 36 degrés.
12:22La semaine prochaine.
12:23La semaine prochaine.
12:24Dans le sud, ça peut arriver
12:26au début de semaine.
12:27Dans le nord, c'est plus incertain,
12:28mais dans le sud, ça va arriver,
12:29on le sait.
12:29A priori, sur ce qui arrive
12:31à 10 jours,
12:32il va faire chaud,
12:3430 degrés, 31 degrés,
12:36mais ce ne sont pas
12:37les températures caniculaires
12:39qu'on a connues.
12:39Dans le sud, c'est tellement si.
12:41D'accord ?
12:41Oui, oui.
12:42Dans le sud.
12:43Bien sûr.
12:43Bon, on a parlé hier
12:45de Laurent Wauquiez
12:45et il y a beaucoup de réactions
12:47évidemment aujourd'hui.
12:49Je peux peut-être vous rappeler
12:51ce qu'a dit Laurent Wauquiez,
12:55qui était mis en parallèle
12:56en plus avec ce qu'il avait dit
12:57d'Édouard Philippe.
12:59Il y a quelques temps,
13:00puisqu'il avait dit d'abord
13:01qu'il ne voteraient jamais.
13:03Il y a un an.
13:03Oui, qu'il ne rallierait jamais.
13:05Et il l'avait accusé
13:07de tous les maux en plus.
13:08Être responsable
13:08des 80 km heure,
13:10être responsable
13:11de la dette,
13:14des gilets jaunes, etc.
13:16Et cette fois-ci,
13:17il a dit, par son histoire,
13:19par ses responsabilités
13:20qui ont été saines,
13:20je crois qu'Édouard Philippe
13:21peut incarner l'ordre
13:22et le sérieux
13:23permettant de redresser
13:24la France.
13:25Alors, il y a beaucoup
13:26de réactions.
13:27D'abord, celle d'Édouard Philippe.
13:28J'ai noté qu'il m'encourageait.
13:29Je ne suis pas sûr
13:30que ce soit un soutien.
13:34Donc, Édouard Philippe,
13:35je ne sais pas s'il est très content
13:36de voir arriver Laurent Wauquiez.
13:37C'est un peu M. Prescovique,
13:39vous savez,
13:40dans Le Père Noël
13:41est une ordure.
13:42Avec son gâteau.
13:43Qui vient M. Prescovique
13:45et on lui dit
13:47Eh bien, M. Prescovique,
13:49merci et à bientôt.
13:51Enfin, on peut l'interpréter comme ça.
13:53Quand vous êtes en campagne
13:54et que votre objectif
13:55c'est de rassembler
13:55le plus largement
13:56cet espace
13:57qui va de la droite
13:58jusqu'au centre,
13:58vous réjouissez des soutiens.
13:59Là, c'est quand même...
14:01Mais bon.
14:02En politique, on gagne
14:03quand on fait des additions
14:04mais pas quand on fait
14:05des divisions.
14:07A dit également Édouard Philippe.
14:08Pas mal ça.
14:09C'est une...
14:10Bon, tout ça est assez classique.
14:12Éric Ciotti a dit
14:13l'histoire nous donne
14:14définitivement raison.
14:15Laurent Wauquiez,
14:15président du groupe LR
14:16à l'Assemblée,
14:17rallie Édouard Philippe,
14:18fondateur héritier du macronisme.
14:20Face aux trahisons
14:20de leurs dirigeants,
14:21j'appelle parlementaires
14:22élus et militants LR
14:23à rejoindre l'UDR
14:24pour préparer
14:25la seule alternance
14:27à droite dans l'Union.
14:29Jordan Bardella,
14:30M. Wauquiez,
14:31est un retaillisme pressé.
14:32Julien Aubert,
14:33on l'avait cité hier.
14:34Bon.
14:36Est-ce que c'est,
14:37une nouvelle fois,
14:37le retour de la droite
14:38la plus bête du monde ?
14:39Ah oui.
14:40Ah oui.
14:41Vous avez posé la question.
14:42Il n'y a aucun doute là-dessus.
14:43Vous avez posé dans la question.
14:43Il n'y a aucun doute là-dessus.
14:45Naturellement.
14:46Mais Laurent Wauquiez
14:47fait ça uniquement
14:48parce qu'il déteste
14:51viscéralement
14:51Bruno Retailleau.
14:52C'est pourquoi ?
14:53Ça n'est que vengeance.
14:54C'est parce qu'il l'a battu
14:55à la présidence
14:56des Républicains.
14:57Il avait normalement,
14:58c'est ce qu'il dit,
14:59il avait dealé
15:00avec Bruno Retailleau
15:01que Bruno Retailleau
15:02ne soit pas candidat
15:03à la présidence des Républicains.
15:04Le ministère de l'Intérieur
15:05à Bruno Retailleau,
15:06la présidence du parti
15:07à Laurent Wauquiez.
15:08Bon.
15:09Bruno Retailleau,
15:09ayant senti
15:10qu'il commençait
15:11à avoir une certaine aura
15:12dans l'opinion,
15:13que sa cote de popularité
15:14au ministère de l'Intérieur
15:15augmentait,
15:16il s'est dit
15:16si, je vais être candidat
15:17à la présidence des Républicains.
15:19Et il a écrasé
15:21Laurent Wauquiez.
15:22Il l'a presque...
15:23C'est une humiliation.
15:24Il l'a humilié.
15:25Donc, il y a aujourd'hui
15:26une volonté de vengeance.
15:27Mais vraiment,
15:28il y a une détestation viscérale.
15:29Et donc, voilà,
15:30cette détestation explique
15:31le ralliement fait
15:32de cette manière-là
15:34à Édouard Philippe.
15:35André Valigny.
15:36Deux choses.
15:37D'abord,
15:37quand j'ai vu la nouvelle hier
15:38sur mon téléphone,
15:40j'ai cru que c'était
15:40le Gorafi.
15:42Je me suis dit
15:42ce n'est pas possible.
15:43Wauquiez ne peut pas faire ça.
15:44Et puis après,
15:45j'ai vu que c'était vrai.
15:46Et donc...
15:47Au début,
15:47ça m'a fait sourire.
15:48Au début,
15:48oui.
15:49Et dans un deuxième temps,
15:51je n'ai pas sourire.
15:52Voilà, c'est ça.
15:53Pas du tout.
15:54Je ne comprends pas
15:55pourquoi Wauquiez
15:56fait ça maintenant.
15:57Parce qu'il souffre
15:58d'une image d'insincérité.
16:00On l'accuse de trahir
16:00tout le monde,
16:01d'être faucheton,
16:02d'être hypocrite.
16:03Il lui suffisait,
16:04si j'ose dire,
16:04d'attendre octobre-novembre
16:06où, selon toute vraisemblance,
16:08Rotaillot devra se désister
16:09pour Édouard Philippe,
16:10d'après ce qu'on peut comprendre.
16:11Vous êtes extraordinaire.
16:12Vous êtes madame Irma.
16:13Qu'est-ce que vous en savez ?
16:14Madame Hussier.
16:15Vous voulez que je vous parle
16:16des dernières élections présidentielles ?
16:17Il y a toujours eu des surprises.
16:21Je termine.
16:22Il aurait pu attendre
16:24et être loyal,
16:25entre guillemets,
16:26jusqu'au bout.
16:27Puis la deuxième chose,
16:28c'est qu'aujourd'hui,
16:29je me disais quand même,
16:30entre ce que fait la gauche,
16:31hors Mélenchon,
16:32primaire ouverte,
16:33fermée,
16:34grande primaire,
16:34petite primaire,
16:35au sein du PS,
16:36avec les Verts,
16:36avec les CIS,
16:37et ce que fait la droite,
16:38on se donne vraiment
16:39beaucoup de mal
16:40pour faire gagner le RN.
16:41Si le RN ne gagne pas
16:42cette fois-ci,
16:43ils ne gagneront jamais.
16:43Parce qu'on s'en donne du mal
16:44pour les faire gagner.
16:45Et où on est votre ami,
16:46François Hollande ?
16:48François Hollande,
16:48il attend que tout ça
16:49se décante un peu
16:50d'ici la fin de l'année.
16:52Parce que vous savez,
16:53Laurent Geoffrin a fait un papier
16:54aujourd'hui dans le Libre Journal,
16:56qui est un excellent journal,
16:58pour expliquer qu'en remontant
17:00jusqu'aux années 60,
17:01la présidentielle ne commence vraiment
17:03à se décanter au niveau
17:04des candidatures
17:04qu'en décembre-janvier.
17:06Donc toute cette agitation
17:07avec l'été,
17:08ça va,
17:08tu verras.
17:10Après l'été,
17:11il y aura beaucoup moins de candidats,
17:12en novembre encore moins
17:13et en janvier...
17:14Vous venez de dire vous-même
17:15que Retailleau,
17:16il fallait attendre
17:16le mois de novembre.
17:17Oui, c'est ça, oui.
17:19Il va se retirer au mois de novembre,
17:20je pense.
17:20S'il n'arrive pas à décoller,
17:21il se retirera.
17:22Non, mais je pense...
17:23Faire des projections.
17:26Faire des projections.
17:26Ça peut être le contraire.
17:28Ça peut être le contraire.
17:29Les dernières présidentielles
17:31les dernières présidentielles
17:32toujours nous ont appris
17:34qu'ils...
17:35Quasiment toujours.
17:36En fait,
17:36il n'y a qu'une élection
17:37qui est vraiment programmée
17:39où on savait
17:40que celui qui se présentait
17:42allait gagner.
17:44C'était la présidence Sarkozy.
17:45Il était sur un souffle
17:47où il n'y a pas eu
17:48de surprise en 2007.
17:49C'était vraiment
17:50chronique d'une victoire annoncée.
17:52Il n'y a pas eu de surprise
17:53dans cette présidence-là.
17:55Mais les autres...
17:56Mais le contraire peut se produire.
17:57Rappelez-vous Emmanuel Macron
17:57en 2017.
17:59Oui, ça a décollé en février.
18:00Chirac a décollé en février.
18:02Bien sûr, en 1984.
18:03Non, mais quand je dis
18:04que Retailleau va se retirer,
18:05ça peut être le contraire.
18:05Si Retailleau décolle,
18:06c'est Édouard Philippe
18:07qui se retirera.
18:08Mais vous pensez,
18:09par exemple...
18:10Ça n'aura pas les deux.
18:11Édouard Philippe,
18:11ça va être très intéressant.
18:12L'idée que tous ceux
18:14qui ont approché
18:14de près ou de loin
18:16Emmanuel Macron
18:17soient brûlés
18:18ou radioactifs,
18:19ça peut exister.
18:20Bien sûr.
18:20Donc c'est vrai pour Gabriel Attal,
18:22c'est vrai pour Édouard Philippe.
18:24Comment va réagir le public ?
18:25Je m'aperçois, par exemple,
18:26qu'il a du mal
18:26à remplir ses meetings,
18:28M. Édouard Philippe.
18:30C'est bien cela.
18:30Oui, à priori...
18:31Il y a un meeting qui était prévu.
18:32Enfin, c'est un meeting
18:33qui est prévu dimanche.
18:34Il est dit que la jauge
18:36était de 8500 places
18:38et elle aurait été réduite
18:39à 5000 places
18:41faute de participants.
18:42Ce que dément
18:43l'équipe d'Édouard Philippe.
18:44Il faut être honnête.
18:45On va marquer une pause.
18:47Juste, ça fait rapide.
18:48Il y a une chose
18:49que je ne comprends absolument pas,
18:51c'est que Rotaillot
18:52ne vire pas Laurent Wauquiez.
18:54Mais oui, vous avez raison.
18:55Je ne comprends pas.
18:56Vous avez raison.
18:57Je connais bien les deux.
18:58Je peux dire
18:58que je connais vraiment
18:59très bien les deux.
18:59Je connais beaucoup Rotaillot
19:00pour lesquels j'ai une grande estime.
19:03Et je ne comprends pas.
19:04Il est président du groupe.
19:05Et les personnes d'ailleurs
19:06qui sont d'ailleurs
19:08même autour de Rotaillot,
19:09j'ai eu ce matin,
19:11beaucoup ne comprennent pas
19:13qu'il ne vire pas Laurent Wauquiez.
19:15Il est président du groupe
19:16à l'Assemblée.
19:17Il fasse un package.
19:18C'est-à-dire Laurent Wauquiez,
19:20Copé, Bertrand.
19:21Voilà.
19:22Et là où vous avez raison,
19:23c'est qu'il y a peut-être
19:25cette idée dans l'opinion
19:26comment un homme
19:27qui veut gouverner la France
19:28n'arrive même pas
19:29à gouverner son propre parti.
19:30Il est possible
19:31que cette idée existe.
19:32Bien sûr.
19:33Et que certains...
19:34C'est très simple.
19:34Je sais que Rotaillot,
19:36peut-être à vous,
19:37a adoré le film sur De Gaulle.
19:38S'il y a une chose
19:39qu'on apprend dans ce film
19:40sur De Gaulle,
19:41c'est qu'au moins De Gaulle,
19:43lorsqu'il a constitué,
19:44eh bien,
19:46il ne s'embarrasse pas
19:48de personnes
19:49dont il n'a rien à faire.
19:50Il les vire.
19:51Voilà.
19:51Il leur montre la porte.
19:53Et il leur dit
19:53mais voilà,
19:54allez, partez.
19:55Voilà.
19:55Donc, c'est simple.
19:56Les circonstances,
19:57ce n'est pas les mêmes.
19:58Bon.
19:59Les circonstances,
20:00franchement, le pays...
20:00Il ne faut pas tout comparer.
20:03Vous l'avez vu d'ailleurs,
20:03le film ?
20:04Oui, bien sûr.
20:04Vous avez vu les deux films ?
20:05Bien sûr.
20:05Les deux.
20:06Bien sûr.
20:07Ma femme, mon fils,
20:08on est tous gaullistes
20:09dans ma famille,
20:09vous savez.
20:10Oui.
20:10Non, mais je parle de...
20:11Le film, vous l'avez vu ?
20:13Oui.
20:13Oui.
20:13Bien sûr.
20:15Mais je n'ai pas attendu
20:16ce film pour être gaulliste.
20:17Vous êtes gaulliste ?
20:18Vous êtes gaulliste ?
20:19De gauche.
20:20De gauche.
20:21Oui, ça existe.
20:21Être gaullien,
20:22c'est un peu mieux
20:23qu'être gaulliste.
20:25Tu es allé sur la tombe
20:26du général à Colombet ?
20:27Ah oui.
20:27Moi, j'y suis allé deux fois,
20:28j'en ai mon fils.
20:30Bien sûr.
20:31J'ai tout lu sur De Gaulle.
20:32Tout.
20:32Toutes les biographies possibles
20:33et imaginables.
20:34Celle de Jean-Luc Barré,
20:35la dernière ?
20:36Bien sûr.
20:36A commencer par celle de la couture,
20:37les trois volumes.
20:38Jean-Luc Barré,
20:39il y a ses 600 pages.
20:40Oui, bien sûr.
20:41Je connais bien Jean-Luc Barré.
20:42C'est long.
20:42Et celle de Jackson ?
20:43Bien sûr.
20:46On est à l'antenne.
20:49On prendrait bien
20:50un petit peu de thé,
20:51un petit gâteau,
20:52ça va.
20:52Je vous l'en prie.
20:53Bon.
20:54A tout de suite.
20:58On termine avec
21:00la présidentielle
21:00du côté de Laurent Wauquiez,
21:01et du côté d'Édouard Philippe,
21:03du côté du centre
21:05et de la droite.
21:06Mais on va écouter
21:07Gabriel Attal
21:08qui précisément
21:09a pris la parole
21:10et on comprend
21:12qu'il a envie
21:14de se démarquer
21:14précisément
21:15d'Édouard Philippe
21:16et bien sûr
21:16de Laurent Wauquiez.
21:17Nous ne partirons pas
21:17en récense ensemble.
21:18Je dis depuis le début
21:19de cette campagne
21:20que l'enjeu de cette élection
21:22ce sera de savoir
21:22si on prolonge
21:23un système politique,
21:26économique,
21:27institutionnel
21:27qui depuis plusieurs décennies
21:29est en échec.
21:30Trouver qu'il fonctionne
21:31le système politique
21:32en France ?
21:33Trouver qu'il fonctionne
21:34le système économique
21:34en France ?
21:35Trouver qu'il fonctionne
21:36le système institutionnel
21:37en France ?
21:38Moi pas.
21:38Et donc il faut assumer
21:39de vouloir changer
21:40et rompre avec ce système.
21:41Et moi pour ça,
21:42j'ai choisi une voie
21:43qui est de porter
21:44un projet positif
21:45pour les Français,
21:47se fixer un objectif
21:48de redevenir
21:49la première puissance
21:49d'Europe en 10 ans
21:51pour que les Français
21:52se disent que leurs enfants,
21:53leurs petits-enfants
21:53pourront avoir
21:54une meilleure vie
21:55que la leur
21:55parce qu'on se battra
21:56sur l'école,
21:57sur les salaires,
21:58sur les frontières
21:59et sur l'IA.
22:00Voilà, d'autres ont
22:01d'autres projets
22:01et moi mon objectif
22:03c'est pas de collectionner
22:06autour de moi
22:06ceux qui ont été
22:07ministres depuis
22:0710 ou 20 ans,
22:09c'est plutôt de construire
22:10la France dans 10 ans
22:10et dans 20 ans.
22:12Lui il a été ministre
22:12simplement depuis
22:132 ans ou 5 ans.
22:15C'est pas 10 ans
22:16mais c'est...
22:16C'est le discours
22:17d'Emmanuel Macron
22:18en 2016.
22:19Absolument.
22:20Au moment où il se présente
22:21à la présidentielle.
22:21C'est le même discours.
22:23Je veux changer les pratiques,
22:24je veux changer les visages,
22:26je veux faire de la France
22:27la première puissance européenne.
22:28Le même discours.
22:30On a vu
22:30où ça nous a conduit.
22:32Parce que c'est
22:32notre projet.
22:36Marine Le Pen.
22:37Marine Le Pen
22:37qui a été hier soir
22:40chez LCI,
22:41sur LCI
22:41où elle a rappelé
22:43qu'elle ne fera pas compagne
22:44si elle est condamnée
22:46avec un bracelet électronique.
22:48Si je peux être candidate,
22:50je serai candidate.
22:51Pour peu
22:52que je puisse faire campagne,
22:54M. Rojba.
22:55Car s'il s'agit
22:56de m'autoriser
22:57à être candidate
22:57mais de m'empêcher
22:58en réalité
22:59de mener une campagne
23:00tout à fait librement,
23:01vous entendez bien
23:02que ce ne sera pas possible.
23:03Qu'est-ce que vous voulez dire ?
23:04Avec un bracelet ?
23:05Bien sûr.
23:05Parce que je pense
23:06que quand on est un candidat
23:07à la présidentielle,
23:07il faut être totalement libre
23:08de ses mouvements
23:10et ça n'est pas le cas
23:11si vous êtes porteur
23:12d'un bracelet électronique.
23:13Donc je pense que
23:14les magistrats sont bien conscients
23:15si vous voulez
23:16qu'on ne peut pas
23:16faire une campagne présidentielle
23:18avec un bracelet.
23:21Bon, on est le 2 juillet,
23:22c'est donc J-5,
23:23c'est mardi,
23:24c'est à 15h30.
23:26Avant sans doute,
23:26aux alentours de 14h30 même.
23:28La présidentielle va se jouer là
23:30ou elle se joue là
23:31ou elle peut se jouer là ?
23:32Une partie de la présidentielle
23:33se joue là.
23:35Une partie de la présidentielle
23:35parce que c'est la candidate
23:36favorite
23:37de l'élection présidentielle
23:39avec beaucoup d'avance
23:40aujourd'hui.
23:4035% dans les sondages
23:42alors qu'Edor Philippe
23:43dans le meilleur des cas
23:44est à 18-19%.
23:45Il n'y a évidemment
23:46aucune possibilité
23:47d'avoir des informations
23:49avant cette décision.
23:51D'ailleurs,
23:53techniquement,
23:54Gilles-Louis,
23:55combien de personnes
23:56la décision par exemple,
23:58elle est prise là ?
23:59À votre avis,
24:00elle est prise ?
24:00Oui, elle est prise.
24:01Il y a très grande chance.
24:03C'est effectivement
24:03qu'elle est prise ?
24:04Non, non.
24:06Rien n'est écrit ?
24:06C'est le secret ?
24:07Il n'est pas sûr du tout
24:08qu'elle soit encore motivée.
24:09Il ne faut pas exagérer.
24:11C'est dans cinq jours.
24:12On est jeudi.
24:12Oui, mais totalement motivée,
24:15je ne suis pas sûr.
24:16Je n'en jurerai pas.
24:17Elle est prise, oui.
24:18C'est trois juges.
24:19Les juges, oui.
24:20Mais ces trois juges
24:20se parlent entre tous.
24:21Ah bien sûr.
24:22Je croyais qu'ils se parlaient
24:23que lorsqu'ils arrivent
24:24le 7 juillet.
24:25Non, non.
24:26Ils se parlent,
24:26ils travaillent ensemble.
24:27Mais bien sûr.
24:28Ils sont déjà
24:29très probablement délibérés.
24:30Mais évidemment.
24:31Mais bien sûr.
24:32Non, mais il n'y a aucun doute
24:32là-dessus.
24:33Je vous dis que oui.
24:34Vous avez posé la question
24:35parfois sur d'autres plateaux
24:36et d'autres avocats
24:37me disent d'autres choses.
24:38Sous le contrôle
24:40de mon excellent confrère,
24:42je vous dis qu'ils se parlent.
24:43Bien sûr.
24:45Et je pense très sincèrement
24:47que leur siège est fait.
24:49Voilà.
24:50Et alors, c'est écrit quand ?
24:53C'était lui à mon avis.
24:55On est jeudi soir.
24:56Donc ça veut dire
24:56que des greffiers ont écrit ?
24:58Non, c'est pas sûr.
24:59Ils vont le prononcer.
25:01Ils vont le prononcer
25:02le jour en question,
25:04ma vie prochaine.
25:05Mais ils ne sont pas obligés
25:06de donner tout de suite
25:09les motivations.
25:10Enfin, l'ensemble
25:11de la rédaction
25:13de la décision.
25:15Jérémy Patry et Détus,
25:16le député Horizon,
25:17a pris la défense
25:17du pluralisme
25:18dans le paysage
25:19du Wiesel français
25:20en évoquant le cas
25:21de CNews.
25:22Il était ce matin
25:22sur Antenne d'Europe 1
25:23avec Christine Kelly
25:25et j'ai eu le sentiment
25:27en tout cas
25:28qu'il soutenait
25:31le pluralisme
25:33en tout cas
25:34et qu'il ne faisait pas partie
25:36de ceux
25:36qui demandent
25:37la fermeture
25:38de CNews
25:39et à ce titre,
25:40on peut le remercier
25:41parce qu'ils sont tellement
25:42nombreux à vouloir
25:43fermer CNews.
25:44Écoutons,
25:45M. Patry et Détus.
25:48On a besoin
25:49dans ce pays
25:49de pluralisme.
25:50On a besoin
25:50que toutes les voix
25:51puissent se faire entendre.
25:52CNews représente
25:53une partie
25:54de l'opinion.
25:55Elle parle au français
25:56comme le service public
25:57audiovisuel peut le faire.
25:59Donc moi,
25:59je ne souhaite pas
25:59la fermeture.
26:00Maintenant,
26:00il faut que chacun
26:00respecte les règles.
26:01Il faut que le service public
26:03respecte les règles.
26:04Parfois,
26:04il est mis en garde.
26:05Il faut que CNews
26:05les respecte
26:06parce que parfois
26:07la chaîne est mise en garde.
26:08Ce qui compte,
26:09c'est qu'il y ait ce pluralisme.
26:10Ce pluralisme,
26:10il est important.
26:11Le pluralisme,
26:12c'est la diversité
26:12des points de vue,
26:13la diversité des opinions.
26:14Je ne le dis pas
26:15parce que je suis à votre antenne.
26:16Ça fait des années
26:17que je travaille
26:17sur la question
26:18de l'audiovisuel
26:18et j'ai toujours considéré
26:19que le pluralisme
26:21était au cœur
26:21de la démocratie.
26:22Il n'y a pas de démocratie
26:23vivante dans un pays
26:24si toutes les voix
26:25ne peuvent pas se faire entendre.
26:26En revanche,
26:27et c'est important
26:27et vous l'avez fait aujourd'hui,
26:28il faut qu'il y ait un pluralisme
26:29aussi dans les invités,
26:30dans les expressions.
26:31Je vous remercie
26:31qu'on ait pu avoir
26:33grâce aussi
26:33aux chroniqueurs
26:34qui étaient présents,
26:35un débat qui a été riche.
26:36C'est vrai,
26:37c'est intéressant,
26:37mais souvent,
26:37nous,
26:38on invite les uns et les autres
26:39et ils ne viennent pas forcément.
26:40J'attire votre attention
26:41sur le fait
26:42que M. Patrier Vetus
26:44a eu,
26:45qui était le président
26:46de la commission
26:50d'enquête
26:51sur l'audiovisuel
26:52de services publics,
26:53a eu des rapports
26:56très chaotiques
26:57avec Charles Aloncle.
26:59Oui,
26:59mais là,
26:59c'est bien ce qu'il dit.
27:00Je ne vous dis pas le compte.
27:01Non,
27:01mais je rappelle.
27:02On le sait.
27:03Non,
27:03il y a peut-être
27:04deux ou trois personnes
27:05qui nous écoutent
27:05qui l'ont oublié
27:06ou qui ne l'ont jamais su.
27:07Je vous assure.
27:08Mais ce que je veux dire par là,
27:09c'est que ça n'en a que plus de prix.
27:11Parce que,
27:11alors,
27:12il n'était pas acquis.
27:13J'ai moi-même eu des problèmes
27:15avec lui
27:15puisqu'il n'avait pas voulu
27:17entendre
27:17dans un premier coup
27:18un syndicat,
27:20un syndicat de France Télévisions
27:21quand même.
27:22Mais je suis ravi
27:23de voir
27:24que sa position
27:26me fait plaisir.
27:27Moi,
27:27je ne suis pas complètement d'accord
27:28avec M. Patrier Vetus,
27:30pardon,
27:31il dit qu'il faut que CNews
27:31respecte les règles de l'ARCOM.
27:33Si les règles de l'ARCOM
27:34reviennent...
27:35Respecte la loi.
27:36Non,
27:36mais il dit
27:37qu'il faut respecter
27:38les règles de l'ARCOM.
27:39Si ça revient
27:40à faire en sorte
27:41que l'ARCOM
27:42ait un droit de regard
27:43sur la ligne éditoriale
27:44de CNews,
27:45sur les angles
27:46qui sont abordés,
27:47sur les invités
27:48qui sont présents en plateau,
27:49sur le fait qu'on critique
27:50ou non l'exécutif,
27:51moi,
27:51je ne suis pas du tout d'accord
27:52avec ce qu'il dit.
27:53Parce que la ligne éditoriale,
27:54elle n'appartient pas à l'ARCOM,
27:55elle appartient aux journalistes
27:56et à une rédaction,
27:57en l'occurrence,
27:58celle de CNews.
27:59Vous avez bien fait de le rappeler,
28:00c'est ce qu'il a expliqué
28:01remarquablement
28:01dans une tribune,
28:03Maxime Serrata,
28:04dans la tribune du Figaro
28:04la semaine dernière.
28:05Vous vouliez dire quelque chose,
28:07monsieur ?
28:07Non,
28:07moi,
28:07je trouve que Patrie et Létus
28:08a très bien parlé.
28:09Je trouve qu'il avait été
28:11un président utile
28:12face à Aloncle
28:13qui parfois avait tendance à...
28:14Oui,
28:15quelquefois,
28:16oui,
28:16enfin,
28:16dites-le vite quand même.
28:17Je dois attendre d'opinion,
28:18moi j'ai la mienne.
28:18Patrie et Létus
28:19a quand même maintenu
28:20la commission dans les clous,
28:22si j'ose dire,
28:22parce que Aloncle avait
28:23quand même tendance...
28:24Aloncle a été remarquable.
28:25...à beaucoup médiatiser,
28:26à faire des tweets sans arrêt
28:27pendant les auditions.
28:29Je le vois de temps en temps,
28:30Aloncle,
28:30il a du talent,
28:30mais il allait un peu loin.
28:32Je termine.
28:33Le président,
28:34pardon,
28:34de la commission d'enquête
28:35de C8,
28:36on ne l'empêchait pas
28:37de parler
28:38et on ne l'empêchait pas
28:39de régler ses comptes.
28:40Et pour ce qui est de l'ARCOM,
28:41il a le droit
28:42de faire des tweets
28:42et de communiquer
28:43ce qui se dit
28:43dans sa commission,
28:44franchement.
28:45Oui, enfin...
28:46On l'a appris plusieurs fois
28:48en défaut de loyauté
28:49à l'égard des membres
28:50de la commission.
28:51Il allait un peu trop vite,
28:52parfois,
28:52pour médiatiser ce qu'il faisait
28:53ou ce qu'il voulait faire.
28:55Quant au respect des règles
28:58imposées par la loi
28:59et donc par l'ARCOM,
29:00Patrie et Létus a raison,
29:02il faut que CNews
29:02respecte aussi la loi
29:03comme France Inter,
29:04comme France Info.
29:05L'ARCOM est là
29:06pour faire son travail
29:07et l'ARCOM fait son travail.
29:08Il se trouve que CNews
29:09respecte la loi
29:10parce que nous respectons
29:10le temps de parole.
29:12Donc, si vous voulez,
29:13c'est quand même
29:13la règle qui a été édictée
29:15depuis des décennies
29:16et qui n'a jamais changé.
29:18Ils veulent changer
29:19les règles aujourd'hui
29:20spécifiquement pour CNews.
29:21Moi, ça me pose un problème.
29:22Quand l'ARCOM rappelle
29:24à l'ordre
29:24le service public
29:25France Inter
29:26et France Culture
29:26et France Info,
29:27vous vous réjouissez.
29:28Mais quand l'ARCOM vous rappele...
29:30Mais si,
29:31il y a 15 jours...
29:32Donne-moi une amende.
29:34Il y a 15 jours,
29:35l'ARCOM a rappelé à l'ordre
29:36le service public
29:37de l'audiovisuel.
29:38Sans frais.
29:38Vous vous en êtes réjouis.
29:39Sans frais.
29:40Non, sans frais.
29:41Donne-moi un exemple
29:42où, effectivement,
29:44l'ARCOM a rappelé à l'ordre
29:46en donnant des amendes
29:48au service public.
29:50Jamais.
29:50Sans frais,
29:51sans menace.
29:51Sans frais,
29:52sans menace.
29:53André, vous le savez bien.
29:54D'abord, CNews
29:55est une chaîne privée.
29:56France Inter, ce matin...
29:57Non, mais une chaîne privée
29:57qui bénéficie des fréquences.
30:00Vous avez un cahier
30:01des charges à respecter.
30:02L'ARCOM est là
30:02pour le faire respecter.
30:03Mais le souci,
30:05vous le savez bien,
30:06c'est qu'il y a une décision
30:07du Conseil d'État,
30:08et d'ailleurs,
30:08ce n'est pas l'ARCOM,
30:09le Conseil d'État,
30:10qui veut entrer
30:11sur l'éditorial des chaînes
30:13et contrôler
30:15pas simplement
30:16le temps de parole,
30:17mais les avis
30:18des éditorialistes,
30:19des chroniqueurs.
30:20Et pourquoi pas,
30:21c'est ce qui a été reproché
30:22d'ailleurs dans le document
30:24et ce que soulignait
30:24très justement
30:25Maxime Saada,
30:26que par exemple,
30:27les attaques
30:27contre l'exécutif
30:29étaient trop fortes.
30:31Ça pose un problème
30:32quand même,
30:33parce que
30:34ces neuf années
30:35d'Emmanuel Macron,
30:37dans tous les domaines,
30:38on peut considérer
30:39qu'elles ne sont pas
30:41une récide,
30:41je vais le dire comme ça.
30:42Ça dépend des domaines.
30:45Écoutez,
30:45dans l'école,
30:45ce n'est pas une récide.
30:47Sur le plan financier,
30:47ce n'est pas terrible non plus.
30:49Alors,
30:49vous allez me sortir
30:50l'attractivité,
30:51vous allez me sortir.
30:52Et puis l'Europe,
30:54la cause européenne,
30:55il a fait avancer
30:55beaucoup l'Europe.
30:56En quoi,
30:56qu'est-ce que ça a changé ?
30:57Il y a tous les petits
30:58hommes gris
30:58qui décident pour nous
31:00ne parlez pas de l'Europe.
31:01Sur l'Europe de la défense,
31:03sur l'autonomie stratégique,
31:04il a fait avancer les choses.
31:05C'est vrai que Trump
31:06nous a aidés
31:07et vous n'êtes pas...
31:08André,
31:09André,
31:09l'immigration,
31:10c'est aussi...
31:10Je ne suis pas macroniste.
31:12André,
31:13il n'y a qu'une chose,
31:13mais vous n'êtes pas macroniste.
31:14Est-ce que le pays
31:15va mieux après
31:16Emmanuel Macron
31:1710 ans
31:18qu'il n'allait
31:19lorsqu'il a...
31:19Pas dans tous les domaines.
31:21Infiniment,
31:21infiniment.
31:22Pas dans tous les domaines.
31:23Est-ce que...
31:23Mais il faut bien
31:24globalement quand même.
31:25Oui,
31:26globalement positif,
31:27genre marché.
31:28Le seul mot
31:29qui me vient à l'esprit,
31:29il ne faut pas généraliser.
31:31Généraliser ?
31:32Mais vous n'arrivez même pas...
31:33C'est ça qui me sidère.
31:34Le seul mot qui me vient à l'esprit,
31:35je vous assure,
31:36en fait le pays,
31:36il est moins bien.
31:38Calamiteux.
31:38Le pays,
31:39l'état d'esprit du pays
31:40est moins bien,
31:41la sécurité est moins bien,
31:42l'hôpital marche moins bien,
31:45comment dire,
31:49le déficit,
31:49je n'en parle pas.
31:51Et vous me parlez de l'Europe
31:52et vaguement des choses
31:53un peu comme cela.
31:54Sur l'international, oui.
31:55Sur l'international,
31:56vous trouvez qu'Emmanuel Macron
31:57a été bon ?
31:58Ah si, si.
31:58Demandez,
31:59ce n'est pas l'avis de Vincent Arbouet
32:00qui connaît bien ces sujets-là.
32:01On a été viré de l'Afrique,
32:02on est fâché quasiment
32:03avec tout le monde.
32:04Vous trouvez que c'est bien ?
32:06Moi, écoutez, vraiment...
32:07Ce qui m'étonne surtout...
32:08Avec l'Algérie,
32:08en avant.
32:09Ce qui m'étonne surtout,
32:10c'est que André Valigny
32:12puisse considérer
32:13qu'après deux quinquennats
32:15d'Emmanuel Macron,
32:16on est mieux
32:16qu'à la sortie du quinquennat...
32:18Je n'ai pas dit
32:18qu'on était mieux.
32:19Mais ce n'était pas ça
32:20notre sujet.
32:21Notre sujet,
32:21c'est qu'effectivement,
32:22on critique...
32:22Je considère que,
32:24pardonnez-moi,
32:24par rapport au quinquennat
32:25de François Hollande,
32:26nous sommes dans une situation
32:27pratiquement dans tous les domaines
32:28qui est pire.
32:29Donc, tu regrettes
32:30François Hollande alors ?
32:31Ah, par rapport à Emmanuel Macron ?
32:32Ah oui.
32:33Ah oui.
32:34Alors, moi,
32:34je ne crains pas de le dire.
32:35C'est bien fait de venir alors.
32:36Mais attendez,
32:37on le sait,
32:38on en a parlé.
32:39Je te l'ai dit.
32:40Bien évidemment.
32:41Et en fait,
32:41le départ de notre discussion,
32:42c'était que l'ARCOM
32:45nous regrette,
32:46que nous critiquions
32:46l'exécutif.
32:48Travaille des journalistes,
32:49je n'y peux rien en fait.
32:51Si Macron avait fait
32:52des choses formidables,
32:53on dirait,
32:54c'est formidable ce qu'il fait.
32:55Pour être honnête,
32:55l'ARCOM n'a pas à se mêler
32:57de la ligne éditoriale.
32:58Ah bah...
33:00Tout ça pour ça.
33:02A condition que c'est Tchèm.
33:04A condition que c'est Tchèm.
33:05Tchèm respecte le pluralisme.
33:07Et j'en suis un exemple,
33:08modeste,
33:08mais un exemple vivant.
33:09Non, non, non.
33:10Parce que je viens.
33:11Elle le respecte,
33:12le pluralisme.
33:12Vous voulez bien m'accepter
33:13sur votre plateau.
33:14Elle le respecte,
33:15mais il y a beaucoup de gens
33:15qu'on invite,
33:15ils ne veulent pas venir.
33:16Ils ont peur.
33:17Et justement,
33:18moi je me rappelle
33:18d'il y a quelques années,
33:19il y a exactement 5 ans,
33:21vous m'aviez invité
33:22pour venir
33:23lorsque je présentais
33:24mon ouvrage
33:24Racé.
33:25On avait eu un échange
33:26et ensuite,
33:27je suis venue
33:29justement sur le plateau
33:30pour parler en liberté.
33:32Aujourd'hui,
33:32maintenant,
33:33on commence à comprendre
33:34que l'extrême-gauche
33:35est racialiste
33:35et a des propos
33:38je voudrais dire simplement
33:38par rapport à nos plateaux,
33:40c'est qu'ils sont pluriels.
33:41C'est qu'on a toujours
33:42cette liberté d'expression.
33:43Moi, je ne suis pas forcément
33:44d'accord sur tout
33:45avec William,
33:45par exemple.
33:47Ce que je déplore profondément.
33:49Bah oui,
33:49mais lorsque vous parlez
33:50par exemple
33:51du racisme anti-blanc,
33:53etc.,
33:53on a déjà eu des échanges
33:54par rapport à ça,
33:55par rapport à l'antisémitisme.
33:57on n'est pas forcément d'accord
33:58et j'ai l'impression
33:59que les autorités
34:00ne le prennent pas
34:01en considération.
34:01Un mot sur le narcotrafic
34:02puisque offrant
34:04des sommes exorbitantes
34:05des publications
34:05sur les réseaux sociaux
34:06diffusent des photos
34:07de l'IAS de Billet
34:08pour retrouver un homme
34:09à Valence et le tuer,
34:10par exemple.
34:10Ces contrats publiés
34:11par des trafiquants de drogue
34:12sont la terreur
34:13dans plusieurs villes de France.
34:15Je l'assure,
34:15c'est le problème numéro un
34:16de narcotrafic en France.
34:17Oui,
34:18pas seulement en France d'ailleurs.
34:19Pas seulement en France.
34:21En fait,
34:22je m'en fiche
34:22de ce qui se passe là.
34:23France est une île
34:24totalement isolée du monde.
34:25Le contexte international
34:26est très compliqué,
34:27y compris dans le domaine
34:28du narcotrafic.
34:29Ça me rassure.
34:31Ça me rassure.
34:31Vous allez encore citer Boukelet
34:32qui est votre modèle,
34:33votre référence.
34:34Moi,
34:34je ne veux pas
34:35d'un système à la Boukelet.
34:36Mais vous préférez
34:37les narcotrafiquants,
34:38c'est votre problème.
34:39C'est ça,
34:39je respecte les gens.
34:40Je préfère les narcotrafiquants.
34:42Quand les policiers mexicains
34:43sont venus au Sénat,
34:45pardonnez-moi,
34:46quand ils sont venus au Sénat,
34:47ils n'ont pas dit
34:47que c'était compliqué
34:48et que tout se balaie.
34:51Je retire évidemment
34:52ce que j'ai dit.
34:53Je sais bien
34:53que vous ne préférez
34:53pas les narcotrafiquants.
34:55Mais en fait,
34:56face à ces gens-là,
34:57il faut changer de méthode.
34:58Et vous ne voulez pas
34:59changer de méthode.
35:00Alors évidemment
35:00qu'il ne s'agit pas
35:01de faire comme Bukele
35:02les mêmes prisons.
35:03Vous savez très bien
35:03que ce n'est pas le sujet.
35:05Darmanin a fait des prisons
35:06de haute sécurité
35:06qui sont utiles.
35:07Oui, il y a des choses
35:08qui ont été faites.
35:09Darmanin a fait des choses.
35:11Des prisons de haute sécurité.
35:12Écoutez ce qu'a dit
35:13Emmanuel Macron
35:14qui a manifestement,
35:15vous ne savez pas,
35:16de nouveau un problème à l'œil.
35:17Manifestement, oui.
35:19Depuis deux jours.
35:20Écoutons.
35:23Le narcotrafique
35:23continue de progresser
35:24chaque jour
35:26et devient,
35:27enfin,
35:27est véritablement
35:28un marché criminel
35:29qui pèse
35:29plus de 7 milliards
35:30d'euros par an
35:31et qui, on le sait,
35:32alimente la délinquance criminelle.
35:34Elle l'alimente
35:34dans nos quartiers,
35:35dans nos territoires ultramarins
35:37et chez beaucoup
35:38de nos voisins.
35:38C'est pourquoi
35:38il ne faut absolument
35:39pas lâcher
35:41cette action.
35:42D'abord,
35:43poursuivre les actions
35:43de terrain.
35:46Mobiliser pleinement
35:47nos services.
35:48On y reviendra.
35:48Je veux vraiment
35:49qu'on ait là
35:50dans la priorisation
35:51de ce que font
35:52nos services de renseignement.
35:53Une action renforcée
35:55sur le narco.
35:57l'action de la police,
35:58de la gendarmerie,
35:59en lien avec le continuum
36:01de sécurité,
36:01évidemment,
36:02les polices municipales
36:03et, évidemment,
36:05l'action justice derrière
36:07pour traquer
36:08partout sur le terrain
36:09et ne laisser
36:10aucune tranquillité,
36:11aucun répit
36:12à qui que ce soit.
36:13Bon, sujet évidemment grave
36:15et qui est au cœur
36:16de l'actualité.
36:17Il nous reste...
36:18J'attire votre attention
36:19parce qu'il m'arrive
36:21de dire du bien
36:22du service public.
36:24Il y a la cellule
36:26enquête-investigation
36:27de France Inter
36:28qui a mis en cause
36:30M. Bagayoko,
36:31maire de Saint-Denis,
36:32pour être intervenu
36:35en faveur
36:36de deux narcotrafiquants.
36:37Ce que disait déjà
36:38Valeurs Actuelles.
36:39Il nous reste deux sujets.
36:41Il est 20h48
36:42et on va les traiter.
36:42Dany Leprince.
36:43C'est très intéressant
36:44parce que c'est très rare.
36:45Il y a eu 13, simplement,
36:47décisions de ce type.
36:48Écoutez, Sabrina Birlin,
36:50c'est un nouveau rebondissement
36:51puisque la cour de révision
36:53a annulé sa condamnation
36:54à perpétuité.
36:55Sabrina Birlin.
36:57C'est une décision historique.
36:59La cour de révision annule
37:00la condamnation
37:01à la prison à perpétuité
37:03de Dany Leprince.
37:04Il y aura donc
37:04un nouveau procès
37:06dans cette affaire
37:07et Dany Leprince,
37:08auparavant jugé coupable
37:09et donc à nouveau
37:10présumé innocent.
37:12Je vous rappelle
37:12qu'il est âgé aujourd'hui
37:13de 69 ans
37:14et qu'il clame son innocence
37:15depuis 30 ans.
37:17Lui qui a passé
37:1818 ans derrière les barreaux.
37:20Il avait été reconnu coupable
37:21du quadruple meurtre
37:22de son frère,
37:23de sa belle-sœur
37:24et de leurs deux fillettes.
37:25Âgé de 10 et 6 ans,
37:26un meurtre sanglant
37:28commis à la feuille de boucher.
37:29C'était en 1994.
37:32L'affaire avait été jugée
37:33trois ans plus tard
37:34et Dany Leprince
37:34avait été reconnu coupable
37:36et condamné
37:36à la réclusion incriminelle
37:38à perpétuité.
37:39Plusieurs éléments
37:40avaient joué
37:41contre lui à l'époque.
37:42D'abord,
37:43ses aveux,
37:43même s'il s'était
37:44rétracté ensuite.
37:45Et puis,
37:45il y avait eu
37:46les accusations
37:46de sa femme
37:47à ce moment-là.
37:48Enfin,
37:49il y a un témoin clé
37:50dans cette affaire,
37:51Solène.
37:52Solène,
37:52c'est la seule rescapée
37:53du massacre de cette famille.
37:55Elle n'était alors qu'un bébé,
37:56elle avait deux ans
37:57et sa nounou avait expliqué
37:58qu'elle avait désigné
37:59avec des mots d'enfant
38:00la responsabilité
38:02de Dany Leprince.
38:03Alors,
38:03Solène a grandi
38:04et depuis 2024,
38:06elle met en avant
38:07de sérieux doutes
38:08quant à la culpabilité
38:09de son oncle.
38:11Autant d'éléments
38:11qui aujourd'hui
38:12sont donc amenés
38:13à être révisés
38:14lors d'un nouveau procès.
38:16Oui,
38:17d'abord,
38:17moi,
38:17je connais bien cette affaire.
38:19J'ai beaucoup travaillé dessus.
38:20Je connais bien l'avocat
38:21Olivier Maurice
38:22qui s'est occupé
38:22de Dany Leprince
38:23et il a fait un travail considérable.
38:25Donc,
38:26je suis très heureux
38:26de cette décision.
38:27C'est rare,
38:28c'est vrai,
38:28la justice a du mal
38:29à reconnaître
38:30qu'elle a pu se tromper.
38:31Et puis,
38:31j'ai replongé
38:33dans mes souvenirs
38:34d'erreur judiciaire
38:35parce que je suis hanté
38:36par l'erreur judiciaire.
38:37Loïc Sechet,
38:38ouvrier à l'école,
38:39j'ai 7 ans de prison
38:40avant que la fille
38:40qui l'accusait
38:41de l'avoir violée
38:41se rétracte.
38:43On n'en parle jamais.
38:44Patrick Dils,
38:44j'ai rencontré Patrick Dils.
38:46Bien sûr.
38:47Perpétuité,
38:47il a fait 18 ans de prison
38:48avant qu'on s'aperçoive
38:50que c'est Francis Holm
38:51qui avait nué les deux garçons.
38:53Le grand-père Iacono
38:54qui a fait de la prison
38:55jusqu'à ce que son petit-fils
38:56se dise.
38:57J'ai menti.
38:58L'erreur judiciaire,
38:59attendez Pascal,
39:00on parle beaucoup
39:00de la peine de mort.
39:01Vous en avez parlé
39:02sur votre plateau
39:02la semaine dernière.
39:03On peut mettre de côté
39:04les convictions spirituelles,
39:06religieuses,
39:06l'humanisme.
39:07Mettons de côté tout ça.
39:08Le seul argument
39:10qui est irréfutable
39:11en matière de peine de mort
39:12et d'abolition
39:13de la peine de mort,
39:14c'est l'erreur judiciaire.
39:15Parce que les gens
39:16dont je viens de parler,
39:16si la peine de mort
39:17avait existé,
39:18ils auraient été exécutés.
39:19Je suis d'accord avec vous,
39:20mais là,
39:21il y a un nouveau procès.
39:22Oui.
39:23On renvoie quand même.
39:24Oui.
39:25Donc on aurait pu,
39:25par exemple,
39:26ne pas renvoyer.
39:27On aurait pu considérer
39:28qu'il était...
39:29Ce n'est pas comme ça.
39:30Ce n'est pas le droit
39:31de la cour de révision.
39:32Ce n'est pas comme ça,
39:32la révision.
39:33Mais j'ai une question
39:34à vous poser.
39:35S'il est condamné,
39:36qu'est-ce qui se passe ?
39:38Il repart en prison
39:39alors qu'il est libre ?
39:39Il y aura un nouveau appel
39:40et puis...
39:41Non, mais il repart en prison.
39:42Je ne peux même pas l'imaginer.
39:44Vous ne pouvez pas l'imaginer,
39:46mais il y a une partie adverse.
39:47C'est un juré d'assises,
39:49nous sommes d'accord.
39:50Oui, cela dit,
39:51il y a des nouveaux éléments
39:51par rapport au premier procès.
39:53J'entends, mais...
39:53Il y a beaucoup de nouveaux éléments.
39:55Techniquement,
39:55ne parlons pas sur le fond.
39:57S'il est condamné...
39:58Oui, il retourne en prison.
39:58Il retourne en prison
39:59alors qu'il est libre
40:00depuis 10 ans.
40:01Oui.
40:02Depuis 10 ans, il est sorti.
40:03D'ailleurs,
40:04il avait été condamné
40:04à perpétuité.
40:07Ça date de 1994
40:09et il est sorti.
40:10Il est sorti.
40:11Il est sorti.
40:13Il a été condamné
40:13en 1997.
40:15La cour d'assises
40:15peut décider ce qu'elle veut.
40:17Oui, oui, je sais.
40:17Elle peut décider.
40:18Elle peut le condamner
40:19et le dispenser de prison.
40:22Tout est possible.
40:23Oui, mais ce que je veux dire,
40:26c'est qu'il prend un risque.
40:27Il aurait pu très bien
40:28ne pas demander cette révision.
40:31C'est bien la peur qu'il est innocent.
40:31Quand on prend ce risque,
40:32c'est qu'on est innocent.
40:33Il est 20h52.
40:35Notre ami Gauthier Le Brette
40:36va arriver
40:37et on va terminer
40:38peut-être par le sujet du jour.
40:40Cette affaire du petit chat.
40:42On a ouvert l'émission ce matin.
40:44C'est notre ami Olivier Bonne-Kémoun
40:46que vous connaissez.
40:46On en a parlé hier soir.
40:47Le chat d'Olivier,
40:48journaliste à CNews,
40:49a été retrouvé mort
40:50sur les voies de la gare de Lyon.
40:51On va voir le sujet
40:52de Pauline Trevzer.
40:53Mais j'avais un message
40:55tout à l'heure
40:55de Laurent Tessier.
40:56Laurent Tessier
40:57travaille sur Europe 1
40:58tous les matins.
40:58Il fait un édito
40:59à 6h40
41:00et à 7h...
41:02Non, pas 6h40 d'ailleurs.
41:03À 7h10
41:04et à 8h10.
41:05Et il me dit,
41:07il m'a envoyé ça tout à l'heure,
41:08il m'a dit
41:08plus de 200 appels
41:09et messages
41:09sur le répondeur aujourd'hui
41:10dans l'émission
41:11pour Le Chat.
41:12C'est très rare
41:13qu'il y ait autant
41:14de mobilisation.
41:15Ça fait parler.
41:16Alors, bien sûr,
41:17des gens nous disent,
41:18ils n'ont pas tort,
41:19vous êtes une chaîne d'info,
41:20il y a des choses,
41:20le monde est au bord
41:22de la 3ème guerre mondiale,
41:23il se passe des choses
41:24en Ukraine,
41:24il se passe des choses
41:25en Iran
41:25et vous nous parlez
41:26d'un petit chat.
41:27En même temps,
41:28c'est un sujet de société,
41:29la place de l'animal
41:30dans la société
41:31et certains considèrent
41:32que ce train
41:32n'aurait jamais dû partir
41:33tant que le petit chat
41:34n'était pas retrouvé.
41:35Bon, c'est une possibilité
41:37mais en même temps,
41:38c'est le droit individuel
41:40contre le droit collectif.
41:41Il y a des choses
41:42qui sont plus importantes
41:43que le droit individuel.
41:43Il y a la société
41:44qui continue de marcher
41:46avec la mort
41:47ou pas d'un chat.
41:48La responsabilité collective
41:49lorsqu'on est des hommes,
41:50normalement,
41:51on doit faire en sorte
41:52que le train ne démarre pas.
41:54Vous voyez,
41:54la discussion,
41:55elle est déjà là.
41:56Mais tout le monde
41:56a eu un avis
41:57et j'ai vu même parfois
41:58des gens s'écharper.
41:59Alors, voyez le sujet
41:59de Pauline Trevzer.
42:02Sur les rails
42:02de la gare de Lyon,
42:04le corps de Gina
42:05s'envie.
42:06Un chat mortellement écrasé
42:08par un train
42:09de la SNCF hier à Paris.
42:11Gina s'était échappé
42:12de son sac de transport.
42:15Son propriétaire,
42:16le journaliste
42:17Olivier Benkemoun
42:18a témoigné
42:19sur notre antenne.
42:20Vous avez quelqu'un
42:21et vous dites
42:22voilà, c'est 20 minutes.
42:23Monsieur, c'est 20 minutes.
42:24Et puis ensuite,
42:24le train partira.
42:25On vous empêche
42:25d'aller sur les rails.
42:26Il n'y a personne
42:27qui va sur les rails.
42:28Il peut y avoir
42:29100 agents sur le...
42:30Mais pourquoi
42:31personne ne va sur les rails ?
42:32Personne ne descend.
42:33Et pourquoi ?
42:33Parce que c'est électrifié.
42:35C'est pile ou face.
42:35Le train redémarre.
42:36Et puis votre chat,
42:38soit il est vivant
42:38et traumatisé,
42:39soit il est coupé
42:40en deux, c'est le cas,
42:41sous vos yeux,
42:43sous les yeux de la famille.
42:44Olivier Benkemoun
42:45porte plainte
42:46contre la SNCF.
42:47Le protocole mis en place
42:49n'a pas permis
42:50de sauver son chat.
42:51La société ferroviaire,
42:53c'est elle justifiée
42:54sur les réseaux sociaux.
42:55Une vingtaine
42:56d'agents SNCF
42:57et de forces de l'ordre
42:58se sont déployés
42:59pour rechercher le chat
43:00qui n'a malheureusement
43:02pas pu être retrouvé.
43:03La fondation
43:0430 millions d'amis
43:05s'interroge également
43:06sur ce protocole
43:07de la SNCF.
43:09Pourquoi,
43:10quand il s'agit
43:10d'un chat,
43:11eh bien,
43:12on ne met que 20 minutes
43:13et après on dit
43:14ce n'est pas grave.
43:15Quand il s'agit
43:16d'un gros animal,
43:17le temps
43:18n'est pas compté.
43:20Pourquoi ces affaires
43:21touchent-elles
43:21autant les Français ?
43:23Selon un baromètre
43:24FACO,
43:25donc ça,
43:25en 2024,
43:27un Français sur deux
43:28possédait un chat
43:29ou un chien.
43:30Cet accident
43:31aurait-il pu être évité ?
43:33Tel que le protocole
43:34est écrit,
43:35les consignes
43:35ont bien été respectées.
43:38Certains demandent
43:38une révision
43:39de ce texte.
43:40Moi,
43:41ça me touche beaucoup.
43:42Ça me touche,
43:43ça me met en colère
43:44et puis je constate
43:44quand même
43:45que les agents
43:45de la SNCF
43:46sont capables
43:47de faire grève
43:47et d'emmerder le monde
43:48pendant des heures
43:49et des heures.
43:50Pendant les vacances ?
43:51Pendant les vacances,
43:52mais là,
43:52il faut partir.
43:53Ça me dégoûte.
43:54Moi aussi.
43:54Et si vous êtes
43:55dans le train,
43:57que vous devez plaider
43:58et que le train
44:01ne part pas ?
44:02Il ne faut pas
44:02me chercher pas moi
44:03parce que moi,
44:04si on me dit
44:04qu'il y a un chat en dessous,
44:06je ne vais pas plaider.
44:07Je demande
44:08à ce que l'affaire
44:08soit renvoyée.
44:11Mais il se trouve
44:11que pour moi,
44:12ces choses-là
44:12sont très importantes.
44:14Je sais que d'autres
44:15ont des problèmes,
44:16mais je me permets
44:18de vous rappeler
44:19que la SNCF
44:21quelquefois
44:21ne respecte moins
44:24le temps des gens.
44:25C'est tout
44:25ce que je veux vous dire.
44:26Non,
44:26mais c'est un peu
44:27démago comme argument.
44:29En quoi c'est démago ?
44:30Parce que...
44:31C'est un biais.
44:32C'est un biais
44:33d'argumentation.
44:35Je ne comprends pas
44:35le sens du mot biais.
44:37Si,
44:37ce n'est pas lié.
44:39La vraie question,
44:40c'est
44:40est-ce que
44:41500 personnes,
44:42il y a peut-être
44:43500 personnes
44:43dans ce...
44:44800.
44:45800 personnes.
44:45Est-ce que c'est
44:46800 personnes ?
44:47Il faut,
44:48entre guillemets,
44:48les prendre en otage
44:50parce qu'elles ont
44:50des choses à faire
44:51plus la désorganisation
44:53quand même du système.
44:54Nous sommes d'accord.
44:55Est-ce que ces gens-là,
44:56ils ont peut-être
44:56à avoir des rendez-vous
44:58professionnels,
44:59personnels,
44:59etc.
45:00Est-ce que,
45:00selon vous,
45:01le train ne doit pas partir
45:02tant que le petit chat
45:03n'a pas été retrouvé ?
45:06C'est quoi votre position ?
45:07ça vaut plus que 30 minutes.
45:09Oui, mais...
45:09Ça vaut plus que 30 minutes.
45:11Il le dit lui-même,
45:11l'avocat de l'air.
45:12Mais ça ne change rien
45:13avec un chat.
45:13Tu peux mettre...
45:14Vous savez,
45:15vous êtes un spécialiste.
45:16Oui, spécialiste de chat.
45:20Vous savez,
45:21le vrai souci,
45:23c'est qu'il eût fallu
45:24qu'Olivier ait le droit
45:26d'aller sur les rails
45:27parce que ce chat,
45:28évidemment,
45:29il était planqué.
45:30Il va peut-être bouger.
45:31Avec un peu de chance,
45:32il va peut-être bouger.
45:33Mais non,
45:33mais alors,
45:34au bout de combien de temps ?
45:35C'est quoi votre temps ?
45:36Je vous dis,
45:3730 minutes.
45:38Non, alors c'est 20.
45:39J'aurais prévu
45:40qu'on lui donne
45:41un peu plus de temps.
45:41Et oui,
45:42mais qu'est-ce qui se passe
45:43s'il n'a pas bougé ?
45:44Au bout d'une heure ?
45:45Parce que pourquoi 45
45:46et une heure,
45:47vous voyez ?
45:47Donc nous,
45:48en 2026,
45:49nous n'arrivons pas
45:50à aller chercher
45:50un chat sous un train.
45:51Non, parce qu'ils ne veulent pas
45:52effectivement,
45:53et c'est ça le souci,
45:54c'est que, bien sûr,
45:55ils ne veulent pas
45:56que la personne
45:57descende sur les rails.
45:59Si Olivier va chercher
46:00son chat
46:01sur les rails,
46:03il va sans doute
46:03le trouver
46:04parce que le chat
46:05va répondre.
46:05Il va le voir.
46:06Il l'avait vu,
46:07sans doute.
46:08Nous avons une responsabilité
46:10en tant qu'humains,
46:11étant doués de raisons,
46:13du langage et autres,
46:14et de toute la modernité,
46:16de prendre cette responsabilité
46:18des animaux
46:19et du vivant.
46:20André,
46:21qu'est-ce que vous en pensez ?
46:22Si vous êtes dans le train,
46:23qu'est-ce que vous dites ?
46:23Non, mais c'est bien triste,
46:25évidemment.
46:26Ça commence pas.
46:26D'abord pour le chat
46:27et pour Olivier,
46:28parce qu'on est tous,
46:28quand on a un animal de compagnie,
46:30on est tous très attachés
46:31à son animal de compagnie.
46:32Moi, j'ai horreur des chats,
46:33mais j'ai un chien
46:34que j'aime beaucoup.
46:34Ah oui,
46:35vous avez peur des chats.
46:36J'ai la phobie des chats.
46:37Donc, je suis quand même triste
46:38pour le chat
46:39et pour Ben Kemoun.
46:40Cela dit,
46:41je crois que ce qui est obligatoire
46:43en matière de chat,
46:44si je veux dire,
46:45c'est d'avoir un panier fermé
46:46avec une grille.
46:47C'est pas un sac de voyage.
46:49Non, non, non, non.
46:51C'est que c'était pas fermé,
46:52alors.
46:52Non, il arrive.
46:53Non, non.
46:54Il avait lui-même dit
46:55qu'il n'avait pas pris
46:56un, comment dire,
46:58quelque chose en dur
47:00parce que c'est moins agréable
47:01pour le chat
47:02et il avait pris quelque chose
47:03de plus léger,
47:04de moins sécure.
47:05Exactement.
47:06Ce qu'il a dit aussi.
47:08Mais c'est un sujet
47:09qui passionne.
47:10Ah oui, c'est un sujet
47:11qui...
47:11Alors, si vous prenez
47:11un avis tranché,
47:12moi j'ai fait l'erreur
47:13chez Laurence Ferreille
47:13de dire que la vie animale
47:14ne vaut pas la vie humaine
47:15parce que certains disaient
47:16et si c'était un enfant sur les rails
47:18ça n'a strictement rien à voir.
47:20J'espère que tu t'es fait un jurier.
47:21Ah, je me suis fait un jurier.
47:22Un jurier pour avoir simplement dit
47:23que la vie animale
47:24ne vaut pas la vie humaine.
47:25Et qu'avoir un chat
47:26ce n'est pas la même chose
47:27qu'avoir un enfant.
47:29Mais vous êtes d'accord quand même.
47:30J'espère que vous êtes d'accord
47:31avec ce que dit
47:32notre ami Gauthier.
47:33D'après vous.
47:34Ah oui, vous êtes d'accord.
47:35Non mais j'ai beau
47:36effectivement
47:37préférer mes enfants
47:38que mon chat
47:39et que...
47:41On sent que la hiérarchie
47:42est...
47:43Vous préférez votre chat
47:43aux enfants des autres.
47:44Non mais sans aller dessus...
47:47J'y tiens beaucoup.
47:48J'y tiens énormément.
47:49Regarde.
47:49S'il y a un colis suspect
47:52moi ça va être...
47:52Il y a eu un colis suspect
47:54on peut attendre 3 heures.
47:56Il ne faut pas raconter d'histoire.
47:57Il y a un colis suspect
47:58on attend 3 heures.
47:59Et moi je pose la question
47:59est-ce que la vie d'un animal
48:01vaut moins qu'un colis suspect ?
48:03Exactement.
48:03Ça en revanche
48:05on pose vraiment la question
48:06comme elle doit être posée.
48:07Parce que c'est un être vivant.
48:09Alors j'ai un téléspectateur fidèle
48:11ce matin
48:11qui m'a envoyé ce tweet
48:13que j'ai trouvé vraiment remarquable
48:15de concision et de synthèse.
48:17Il dit
48:17nous avons un chat.
48:20Il dit
48:20votre audience doit posséder
48:24des animaux à 80%.
48:26Il veut dire que les gens
48:26qui nous regardent
48:27ont sans doute des...
48:28Comment dire ?
48:29Des animaux de compagnie.
48:31Donc porte ouverte
48:32à la débagogie.
48:33Parce que ce matin
48:34on en a parlé.
48:35Donc il nous accusait
48:36en fait de parler de sujet.
48:38Après il dit
48:39l'individu au-dessus du groupe
48:40le chat de l'individu
48:42encore au-dessus
48:43tout arrêté
48:44pour tout protéger
48:44et il termine en disant
48:45la France.
48:47D'accord.
48:47Donc c'est assez concis
48:48vous comprenez
48:49la démonstration.
48:50La démonstration est fausse.
48:52Je viens de le dire
48:52pardonnez-moi
48:53je viens de le dire
48:54avec le colis.
48:55C'est partir sur n'importe quoi.
48:56C'est partir sur un préjugé.
48:57Le colis
48:58là aussi c'est un biais
49:00correspondant.
49:00C'est un sophisme.
49:01Le colis c'est le risque.
49:03C'est un sophisme
49:04que vous faites
49:05et tous les gens sont mortels.
49:07Pardonnez-moi.
49:07Non mais si c'est un sophisme
49:08parce que
49:09évidemment
49:09là il y a un danger
49:11pour trois heures
49:12qui est justifié
49:13puisque effectivement
49:14le colis
49:15il faut le déminer.
49:18Donc
49:18et vous prenez
49:20cet argument-là
49:21pour dire que
49:21comme on attend
49:22trois heures d'un côté
49:23on va attendre trois heures.
49:25Je vais prendre un autre argument.
49:25Les professionnels
49:26de la station
49:27sont moins animaux
49:28que les chroniqueurs.
49:29Non mais je vais prendre
49:29un autre argument.
49:31Je ne dis pas ça
49:32je vous assure
49:33on en a beaucoup parlé
49:35et l'histoire du chat
49:37de Néco
49:38avec Gérald Darmanin
49:39c'était ma mère
49:40qui m'avait alerté
49:41là-dessus
49:42et j'avais été sensible à ça
49:43parce qu'il y a un chat
49:44elle m'a dit
49:44moi si c'est mon chat
49:45je me mets devant la locomotive
49:48et la locomotive
49:49ne marre pas.
49:49Je lui ai dit
49:50maman
49:50elle a un certain âge
49:54je lui ai dit
49:54c'est pas utile.
49:55Bon et j'avais été
49:57sans doute
49:58mais effectivement
49:59j'avais été sensible
50:01à la réaction
50:02des uns et des autres
50:03qui sont scandalisés.
50:04Scandalisés.
50:05Pardon de le rappeler
50:06il y a deux victimes
50:06il y a le chat
50:07et il y a le fils d'Olivier.
50:09Oui le peuple
50:09qui a traumatisé
50:10et ça il faut le dire
50:11parce qu'il est traumatisé
50:12à vie.
50:13Oui il est traumatisé le gosse.
50:14Donc ça c'est trop facile
50:14c'est trop facile
50:16d'oublier ça.
50:18Olivier ne dit pas du tout
50:19que son fils est traumatisé
50:20à vie.
50:21Je l'ai interrogé
50:22il dit que ça a été
50:22très très dur
50:23mais qui...
50:24Je n'en sais rien
50:24parce que franchement
50:25pour un enfant
50:26pour un enfant
50:26pour un enfant
50:27avoir un animal de compagnie
50:29avec le temps qu'il a vécu
50:30il a grandi avec
50:31c'est vrai
50:33pardonnez-moi
50:33Bah si c'est un vrai traumatisme.
50:35Oui à traumatiser à vie
50:37Mais oui on peut être
50:38traumatisé à vie par ça
50:39Il y a des enfants
50:40dans le périscolaire
50:41qui sont traumatisés à vie
50:42ça c'est être traumatisé à vie
50:43d'accord ?
50:44Il faut savoir graduer
50:45de temps en temps.
50:46Il faut très bien
50:47être traumatisé à vie
50:48de cette manière.
50:48Non non mais ça va.
50:50Gauthier a raison.
50:51Mais oui traumatisé à vie.
50:52Là je trouve
50:53qu'il y a beaucoup
50:53sur ces sujets-là
50:54aussi de posture.
50:55Non mais enfin...
50:56C'est ça qui m'ennuie un peu
50:57il y a un peu de posture
50:58parce qu'il y a des gens
50:59qui disent ça
51:00et puis s'ils étaient
51:00dans le train
51:01ça serait les premiers
51:02peut-être à demander
51:03que le train parte vite.
51:04Exact.
51:05Donc parce que vous
51:06vous m'avez fait le truc
51:07sur le plaidé
51:08franchement...
51:09Dès qu'il faut défendre
51:10les grévistes CGT
51:11vous êtes là vous.
51:12Il n'y a pas de problème.
51:14Vous n'avez pas remarqué.
51:15Non mais prenez en considération
51:17que vous avez des gens
51:19dont je fais partie
51:20qui ont une sensibilité animale
51:23particulière
51:23peut-être excessive
51:24mais ils sont nombreux.
51:26Est-ce que nous pouvons
51:27célébrer aujourd'hui
51:28un jour particulier ?
51:29Ah oui.
51:30Pour l'histoire ?
51:31Bien sûr.
51:31Exactement.
51:32C'est l'anniversaire
51:33de notre ami Gauthier Lebray.
51:34Je regrette de m'être emporté.
51:36Mais c'est pas grave.
51:37Donc voilà.
51:37Je t'ai pardonné.
51:38Et jusqu'à 120 ans Gauthier.
51:40Non mais...
51:40Donc il est jeune.
51:41À l'antenne.
51:43Donc il est né
51:44sous le signe du cancer.
51:46Je ne sais pas
51:47les caractéristiques du cancer.
51:49Intelligence sans doute.
51:50Brillance.
51:51Absolument.
51:52Vous êtes cancer aussi ?
51:53Moi aussi.
51:53On dit que c'est...
51:55On dit que c'est un signe
51:57parfois d'enfance.
52:01De très grande fidélité.
52:02De fiabilité aussi.
52:04Bien sûr.
52:05De famille aussi.
52:07Je ne sais pas quel...
52:08L'ascendant est plus important
52:09que le signe.
52:10J'ignore.
52:11Et vous, vous êtes ascendant ?
52:12Ascendant scorpion.
52:13Moi ascendant cancer.
52:14Alors vous voyez.
52:14Je me demande
52:15si je ne suis pas ascendant cancer.
52:16Je crois que je suis cancer
52:16ascendant cancer.
52:17Absolument.
52:18Écoutez, il faudrait
52:19que vous nous disiez
52:20l'heure à laquelle
52:21vous êtes né.
52:22On pourrait...
52:238h05 je crois.
52:248h05, entre 8h05 et 8h05.
52:2520h05 pour le début du journal ?
52:27Le matin.
52:28Le matin.
52:28Bon, en tout cas,
52:29bon anniversaire.
52:30Merci Pascal.
52:31Merci beaucoup.
52:31Heureux d'être avec vous.
52:33Moi aussi, très heureux de la saison.
52:35Et puis bravo pour cette saison,
52:36notamment pour l'émission
52:37100% Frontières
52:39qui trouve son public
52:40et qui s'impose le matin
52:42et qui propose des reportages,
52:44des témoignages
52:45qu'on ne voit pas ailleurs.
52:45Absolument.
52:46Merci beaucoup
52:46pour toute l'équipe.
52:48Et là, ce soir ?
52:49Ce soir, on va reparler
52:50du petit chat, évidemment.
52:52Mais ça fait causer,
52:53vous l'avez vu, là.
52:55Excusez-moi.
52:56Je suis désolé,
52:57on va faire des sujets
52:57qui font causer.
52:59Évidemment,
52:59alors les scènes,
53:00parce que j'ai trouvé
53:01Johan un peu gentil
53:02dans son analyse
53:03quand il nous dit
53:03les gens ont chaud
53:05donc ils se ruent
53:06sur les ventilateurs.
53:07Johan, tu aurais dû voir
53:08ce qui s'est passé.
53:08Ils ont jeté les grands-mères
53:09au sol pour un ventilateur.
53:11Je ne t'ai pas reconnu.
53:12Ça m'a échappé.
53:12Je ne t'ai pas reconnu.
53:13Je ne t'ai pas reconnu.
53:15Et ensuite,
53:16on parlera évidemment aussi
53:17de l'équipe de France
53:18avec cette petite fille voilée.
53:19On a été les seuls
53:19à en parler.
53:20On a posé la question
53:21aux Français dans la rue
53:22est-ce qu'ils étaient choqués
53:22par cette image ?
53:23Et oui,
53:23beaucoup sont choqués
53:24qu'une toute petite fille
53:25qui doit avoir moins de 10 ans
53:26se soit retrouvée voilée
53:28au moment de chanter
53:29les hymnes nationaux.
53:31Jérémy était à la réalisation
53:33demain soir.
53:34Ce n'est pas Elliot d'ailleurs.
53:35Demain soir.
53:36Ah, est-ce que c'est vous ?
53:37Et qui est avec dimanche
53:40dans le débat
53:41avec Olivier ?
53:42Si vous méditez.
53:44C'est Thomas Bonnet ?
53:45Donc c'est vous demain soir
53:47qui...
53:48Je ne vous garantis pas
53:49de vous retrouver
53:51votre place là.
53:52C'est pas un débat.
53:54Les coups viennent
53:55de tous les côtés.
53:56C'est les concérations
53:57en France.
53:58En fin de saison,
54:00ce n'est pas son anniversaire
54:01mais c'est sa fête.
54:03Tu quo quoé.
54:04Tu quo quoé mi-phili.
54:06Mais ce n'est pas grave.
54:07Écoutez, c'est la vie.
54:09Voilà, il faut savoir.
54:10C'est vous et je ne partirai pas
54:11en hôte.
54:12Mais écoutez...
54:13Il n'y a rien.
54:13Il n'y a rien.
54:14Alors, je vais vous dire un truc.
54:16Ce qui doit arriver,
54:18arrive.
54:19D'accord.
54:20Ce qui doit arriver, arrive.
54:22Et à partir de ce moment-là,
54:23tout va bien.
54:24Jérémy était à la réalisation.
54:26Fred, le messager,
54:27était à la vision.
54:28Guillaume Marceau était au son.
54:29Merci à Benjamin Noa,
54:30André Mallet,
54:31à Astrid Gallic.
54:32Merci d'avoir été avec nous.
54:34Rachel, merci de cette atmosphère
54:36qu'il y a eu ce soir
54:37dans cette émission
54:38qui était agréable.
54:39Quoique nous ne soyons pas
54:40toujours d'accord
54:41les uns les autres.
54:43Gauthier, dans une seconde.
54:44À demain.
54:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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