00:00...
00:03Drôle d'époque, comme chaque matin, Éric Revelle, bonjour.
00:07Bonjour Patrick, drôle d'époque avec un président de la République
00:12qui descend dans l'arène de nouveau, mais alors pour s'occuper finalement d'économie,
00:18d'écologie, mais d'écologie jusqu'à parler de bouteilles en plastique.
00:22Oui, oui, coucou le revoilou, coucou le revoilou, entre deux voyages à l'étranger,
00:26et entre deux sommets à l'autre bout du monde, Emmanuel Macron a fait escale porte de Versailles hier
00:31pour inaugurer un salon pour s'occuper tout à coup d'écologie, d'économie, et donc de faire de la
00:38politique.
00:38Alors il a dit, j'ai bien noté ces dernières années que l'écologie est devenue une cible facile,
00:43en particulier pour les extrêmes, et qu'elle est en quelque sorte le théâtre d'opération d'un populisme.
00:51Voilà ce qu'il a déclaré hier lors de ce salon à la porte de Versailles.
00:54Alors le Président a entamé son refrain préféré, recul des énergies fossiles,
01:00de 60% à moins de 40% en 2030, dit-il, avec le mix énergétique,
01:05donc il continue de défendre l'éolien, le photovoltaïque,
01:08cela permettrait d'économiser entre 20 et 40 milliards d'euros par an.
01:13Alors énergie renouvelable, oui, pourquoi pas, mais d'où viennent les éoliennes et les panneaux,
01:18puisqu'il dit que ça va avoir un impact sur notre balance commerciale ?
01:22Ben ils viennent de Chine, ils viennent d'Asie, donc on les importe,
01:25c'est pas bon pour notre balance commerciale,
01:27et puis à quel coût produisent-ils ces panneaux les mégawattheures par rapport à l'énergie nucléaire ?
01:34Donc fin des énergies fossiles, pour moins de pollution, pourquoi pas ?
01:37Le constat est juste, mais Emmanuel Macron oblique en matière d'énergie zéro émission,
01:43c'est lui qui souhaitait, après la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim,
01:48orchestrée par François Hollande, c'est lui, Macron, qui souhaitait fermer 13 réacteurs nucléaires qui émettent zéro.
01:55Oui, bien sûr, ça c'était il y a plus de 10 ans, déjà, maintenant, ça date d'avant 2015,
02:01cette décision pour Fessenheim.
02:06Alors, les bouteilles en plastique, oui !
02:08Oui, il revient sur l'idée de consigner les bouteilles en plastique.
02:12Sur le papier, c'est plutôt pas mal, bien sûr, mais c'est extrêmement compliqué.
02:16Emmanuel Macron s'occupe de tout, de la paix dans le monde, des relations avec l'Afrique,
02:22il avait même, vous vous en souvenez, souhaité la création d'une filière de pompes à chaleur, à un moment
02:26donné.
02:27Eh bien, le voilà qui nous dit, il va falloir se pencher sur la consigne des bouteilles en plastique.
02:33Alors, l'objectif, c'est de réduire l'usage du plastique et d'améliorer le taux de recyclage.
02:38Vous savez qu'on est très en retard en France ?
02:40Je regardais, on est à 26% de recyclage des plastiques,
02:43contre un objectif imposé par l'Europe de 50% l'année dernière, donc on est loin.
02:49Eh bien, du coup, mon cher Patrick, vous savez quoi ?
02:50On paye une amende d'un milliard et demi d'euros à l'Union Européenne.
02:54Donc, après des pompes à chaleur, le Président s'intéresse aux consignes des bouteilles en plastique.
02:59Bon, Éric Revelle, pour conclure autour de ça, Emmanuel Macron, donc, qui est allé à ce salon hier,
03:05il est de retour sur la scène nationale, est-ce que sa voix porte encore ?
03:10Vous avez eu le silence, là, que...
03:12Bah oui, silence.
03:13Non, non, non, non, c'est un problème.
03:15Hier, porte de Versailles, il y avait aussi Sébastien Lecornu, Lecornu, le Premier ministre,
03:19qui avait fait le déplacement, hein, aux côtés du chef de l'État, avec une partie du gouvernement, vous voyez
03:23un peu, hein.
03:24Mais le Premier ministre, lui, il a autre chose à faire, si vous voulez, il est pris dans un cassette
03:28budgétaire.
03:28Il a annoncé, d'ailleurs, hier, qu'il fallait trouver plus de 6 milliards d'euros d'économie, vous l
03:33'avez vu.
03:34Il doit annoncer, Lecornu, de nouvelles aides pour pallier la hausse des prix du carburant, ça, ça sera jeudi.
03:40Le chômage qui repart à la hausse, la récession économique qui commence à pointer son nez.
03:45Bref, Lecornu a d'autres chats à fouetter que de s'occuper, je l'imagine, de la consigne des bouteilles
03:52en plastique.
03:53À l'international, la voix de la France s'est affaiblie, fortement, on le sait.
03:57Pas certain du tout, Patrick, que sur la scène nationale, à un an de la fin de son mandat,
04:02la voix d'Emmanuel Macron porte encore, surtout quand il parle, de consigne de bouteilles en plastique.
04:08Drôle d'époque. Et dire qu'il y a quelques années, on se moquait, en fait, de ce qui se
04:12passait.
04:13C'est-à-dire qu'auparavant, il y avait des bouteilles en verre que l'on rapportait.
04:16Il y avait des consignes, mais on a dit, non, non, on arrête tout cela, c'est des conneries, etc.
04:20Ben voilà, parfois, il faut regarder dans le rétro, quand même.
04:23Dans le rétro, tiens, ou alors là, pas dans le rétro, cette fois-ci, on va regarder devant nous, votre
04:28invité politique.
04:29Bonjour, Jean-François Akili.
04:30Ce sera Clémence Guettet, vice-présidente de l'Assemblée nationale, députée de la France insoumise du Val-de-Marne.
04:35C'est elle qui est la responsable du programme de la France insoumise pour 2027, nous en parlerons, évidemment.
04:42Oui, d'accord. Bon, tout à l'heure, bien sûr, 8h15, dans un instant, il a mis son smoking.
04:48Oui, oui, il a son smoking, c'est Régis Maillot.
04:50Ah oui ?
04:51Oui, oui, absolument.
04:52Le Maillot.
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