Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 07 novembre 2025.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et 4 personnes sont en garde à vue après ces graves incidents survenus hier soir à la Philharmonie de Paris.
00:14Des militants installés par Émile Public ont interrompu à 3 reprises le concert de l'Orchestre Philharmonique d'Israël à coup de fume inigène.
00:24La violence n'a pas sa place dans une salle de concert.
00:26Voilà ce qu'a dit Rachida Dati, la ministre de la Culture.
00:31Deux jours après avoir proché plusieurs piétons et cyclistes, l'homme placé en garde à vue sur l'île d'Oléron doit être présenté à un juge d'instruction.
00:38Il devrait être mis en examen pour tentative d'assassinat sur cette personne.
00:42Beaucoup de réactions après les propos cette nuit d'Emmanuel Macron autour du Mercosur,
00:48le président français qui s'est dit plutôt positif sur la possibilité d'une acceptation de ce traité.
00:56Ce n'est pas du tout l'avis de la ministre de la Culture, Annie Gennevard.
01:01Des avancées ont été faites, dit-elle, mais le compte n'y est pas.
01:06Et puis du foot ce soir, Paris FC Rennes, ce sera à suivre sur RTL.
01:1012e journée de Ligue 1, RTL Foot, ça commence dès 20h.
01:14La météo avec vous Valérie, on l'a dit aujourd'hui, un quart ouest de la France qui est sous la pluie.
01:21J'imagine qu'elle va se décaler pendant le week-end ?
01:23Exactement, elle va traverser le pays d'ouest en est.
01:25Alors demain, on va la retrouver entre les Pyrénées et le nord, en passant par les régions centrales et par l'île de France.
01:30Deux parts et d'autres, on peut espérer des éclaircies pavilaines, surtout à l'est d'ailleurs.
01:34Et puis dimanche, cette dégradation, en toute logique, rejoindra les régions de l'est.
01:38Pour les autres, on ne peut pas parler de grand soleil, mais en tout cas, d'éclaircies à peu près vaillantes.
01:42La prochaine dégradation en date arrivera quand même dimanche soir sur la pointe bretonne à nouveau.
01:47Les températures, quand elles, seront douces encore demain.
01:49Elles vont baisser dimanche, plus que 13 degrés de moyenne pour la moitié nord, 16 pour la moitié sud.
01:54Ce sera le cas aussi lundi, avant une nouvelle petite poussée de douceur la semaine prochaine, notamment jeudi.
01:59Mais ils sont tous sur jeudi.
02:01Voilà, bon, bah juste un petit moment à passer, on va se dire ça comme ça.
02:03Merci beaucoup Valérie.
02:06Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:09Amandine Bégaud sur RTL.
02:12Vous avez la parole, comme chaque jour, sur RTL.
02:18Dans un instant, on va parler des trottinettes.
02:20Faut-il ou non les interdire ?
02:22On évoquera aussi les accents régionaux.
02:24Ils sont en train de disparaître, c'est ce que pensent la moitié des Français.
02:27Mais d'abord, je voulais qu'on revienne sur cette tribune.
02:29300 patrons qui montent au créneau pour dénoncer les dérives du débat budgétaire qui a lieu en ce moment même à l'Assemblée.
02:37Trop c'est trop, écrivent-ils.
02:38Nous refusons de voir la France s'enliser.
02:41On va en parler avec vous Alain, bonjour.
02:43Bonjour.
02:44Et vous nous appelez d'où ?
02:46Je vous appelle de Morton, dans le Doubs.
02:47Et vous êtes bouché ?
02:49Oui, je suis bouché, oui.
02:51Vous êtes surpris de voir ces patrons comme ça monter au créneau, critiquer ce qui se passe en ce moment à l'Assemblée ?
02:58Ou vous êtes d'accord avec eux ? Vous auriez pu la signer, tiens, d'ailleurs, cette tribune ?
03:01Ah mais je l'aurais signé des deux mains. Je suis surpris qu'il n'y en ait que 300.
03:05Mais on devrait tous se révolter.
03:06Je veux dire, nous tous, les entrepreneurs, on subit, mais ce n'est pas d'aujourd'hui, un matraquage fiscal.
03:13Et puis le coup de couteau qui a été fatal, parce qu'on le voit, on va arriver à fin décembre à 70 000 liquidations judiciaires d'entreprises.
03:24Pendant le Covid, on est descendu à 25 000.
03:27Ça remonte en flèche, voilà deux ans.
03:29Et pourquoi ?
03:30Parce que le coup de couteau du PGE de M. Macron,
03:32on arrive là, on est en ce moment où des entreprises doivent se mettre à rembourser ce fameux PGE
03:38qui était soi-disant là pour sourire les entreprises.
03:40Et ce PGE fait crever les entreprises parce que c'est un impôt de plus.
03:44Mais c'est des PGE qui ont aidé un certain nombre d'entreprises pendant la crise du Covid.
03:51Pendant la crise, le PGE a aidé certaines entreprises parce qu'elles n'avaient pas à le rembourser pendant la crise.
03:59Mais il y a un moment où il faut rembourser, c'est normal, non ?
04:02Oui, mais alors, il ne fallait pas qu'on présente ça.
04:04Moi, je n'en ai pas profité, je n'en ai pas eu besoin.
04:06Mais il ne fallait pas qu'on présente ça, se présenter comme le sauveur du monde.
04:11Ah, c'est sûr qu'on a descendu, je vous dis, à 25 000 liquidations judiciaires sur l'année 2021.
04:16On va arriver à 70 000, c'est un record historique.
04:19On arrive à 70 000 au 31 décembre.
04:21On est à 67 000, là, de liquidations judiciaires.
04:25Dans votre bouche, vous, qu'est-ce que vous observez ?
04:31Est-ce que l'incertitude, justement, ces débats budgétaires, tout ça, ça pèse sur votre chiffre d'affaires ?
04:38Moi, non.
04:40Dans les commerces de bouche, si on fait correctement notre travail, ça va, c'est stable.
04:45On va dire que c'est stable.
04:47Après, je pourrais très bien vous parler de ce qui va se passer avec le Mercosur et des prix qui s'envolent sur le bus, mais ce n'est pas le sujet.
04:52Bon, oui, mais ce n'est pas inintéressant, ça vous inquiète, ça ?
04:55Ah, mais, vous voyez, on a tellement, les années passées, on a tellement dégoûté les agriculteurs qui n'arrivaient même plus à se nourrir,
05:02alors que voilà des gens qui bossent 7 jours sur 7, qui n'arrivaient plus à se sortir de salaire et tout ça.
05:09Qu'est-ce qui se passe maintenant ? Je vais vous dire ce qui se passe dans le bœuf.
05:12Dans le bœuf, il y a un tas d'éleveurs qui ont arrêté l'élevage de bovins,
05:16ce qui fait qu'en ce moment en France, en ce moment même en France, on ne produit plus assez de bœuf pour la consommation qu'on a besoin en France,
05:25ça fait que les prix du bœuf se soient envolés.
05:27Moi, les carcasses de bœuf, entre le 1er janvier et au jour d'aujourd'hui, elles ont augmenté de 32%.
05:32Ah oui, plus 32%, donc vous vendez la viande de bœuf 32% plus cher ?
05:37Non, parce que les yeux bouchés comme moi, on a encore des techniques.
05:40Quand on découpe notre carcasse, c'est l'avantage quand on travaille en carcasse,
05:44c'est qu'on peut revaloriser nos carcasses d'une façon différente dans la découpe.
05:48Mais on va y arriver, les étiquettes vont commencer à faire une vague.
05:52Et alors le Mercosur, qu'est-ce que ça peut changer sur le prix de la viande ?
05:55Mais c'est tout un terrain préparé, ça.
05:58D'accord, enfin, enfin, on paye nos éleveurs, on achète les bêtes à nos éleveurs,
06:02le prix qu'on devrait leur acheter pour qu'ils puissent vivre.
06:04Je veux dire, il ne faut pas s'en vanter, c'est normal que ces gens-là puissent vivre de leur travail.
06:09Mais comme maintenant, il n'y a plus assez de production de bovins,
06:12moi je vais vous dire, c'est mon opinion personnelle,
06:15mais quand le Mercosur va se mettre en place,
06:17on va prendre des accords avec le Brésil du style,
06:19le Brésil va s'engager à nous acheter tant de milliers ou de millions de voitures,
06:24et en contrepartie, on s'engage avec le Brésil à importer du Brésil tant de tonnes de viande bovine
06:30qui ne répond à aucune norme sanitaire européenne.
06:33Et quand la ministre de l'Agriculture, Mme Gennevard, se fera interpeller par un média,
06:37comme quoi on fait rentrer de la viande aux hormones ou n'importe,
06:40Mme Gennevard ou M. Macron auront l'excuse toute trouvée de dire
06:44« Ah bah oui, mais on est obligé, on ne produit plus assez de bœuf en France. »
06:47Bon, la ministre pour l'instant, elle dit que le compte n'est pas pour que la France signe,
06:52même si Emmanuel Macron avait l'air d'avoir laissé entendre le contraire.
06:56Voilà, revenons Alain sur notre affaire de patron qui s'inquiète face au budget.
07:01Toutes les taxes qui ont été votées, débattues à l'Assemblée ces dernières semaines,
07:07vous les avez regardées de près, vous ?
07:09Oui, en grosso modo, oui, mais on va encore taper sur le dos des entreprises,
07:12on va encore taper sur le dos des retraités, sur le dos des actifs, les employés qui bossent.
07:17Et vous voyez, moi j'ai un Suisse qui me disait beaucoup dans ma boutique,
07:19parce que je suis à côté de la frontière suisse, c'est ça qui me sauve aussi un peu.
07:22Un Suisse qui me disait, Alain, ce qui ne va pas chez vous, ce n'est pas l'impôt.
07:26Ce qui ne va pas en France, c'est la redistribution.
07:29Vous plumez les actifs pour redonner au passif.
07:31Ça ne peut pas aller.
07:32Moi, j'ai des retraités, vous vous rendez compte, on a un morteau,
07:34on est à côté de la frontière suisse,
07:36c'est des retraités qui ont fait leur carrière en France,
07:38qui finissent de se nourrir le mois au restaurant du cœur de morteaux.
07:43C'est terrible.
07:44Il y en a régulièrement, effectivement, qui nous appellent.
07:47Alain, je voudrais juste qu'on entende Denis aussi.
07:49Bonjour Denis.
07:51Denis ?
07:52Oui.
07:52Oui, vous nous appelez de Chartres, c'est ça ?
07:54Oui, c'est ça.
07:55Et vous êtes taxi ?
07:57Oui.
07:58Vous aussi, ça vous inquiète ?
08:00Vous l'auriez signée, par exemple, cette tribune des patrons ?
08:03Bien sûr.
08:04Là, l'État est en train de tirer sur la poule aux oeufs d'or.
08:09Donc au bout d'un moment, quand on tire bien, on va la tuer.
08:13Ils vont faire comment sans nous ?
08:15Ils vont faire comment sans nous ?
08:16Quand on travaille avec des entreprises,
08:19des grosses entreprises,
08:21dans le transport et qu'ils vous disent, vous savez,
08:24il va y avoir restriction de transport.
08:26Et puis, c'est du transport groupé.
08:31L'expression n'est pas très jolie,
08:32mais des fois, il faudrait presque vendre sa mère pour transporter.
08:35Moi, je ne le fais pas.
08:36Il y en a qui le font, mais ils n'y arriveront pas.
08:41Ça devient très compliqué.
08:43Et vos clients vous en parlent, Denis ?
08:44Parce que vous êtes en lien tous les jours avec des gens ?
08:48Oui, parce que l'atmosphère dans l'entreprise n'est pas bonne.
08:51Et donc, ils vous disent quoi ?
08:54Ils disent que, bon, avant, ils étaient assis,
08:58ils étaient dans une entreprise qui était saine.
09:00Alors, l'entreprise est toujours saine,
09:02mais c'est le racket.
09:04Au bout d'un moment, ils savent qu'ils peuvent passer à la trappe
09:07du jour au lendemain, ce qui ne serait pas passé avant.
09:11Il y a dix ans de ça,
09:13ce n'était pas du tout cette atmosphère-là.
09:15Maintenant, un quoi, et puis licenciement, machin, bidule,
09:22et puis voilà.
09:25L'auditeur, il parlait du PGE.
09:29Moi, je viens de le finir, de le payer.
09:32Ils nous l'ont confié.
09:34Un an après, ils nous ont dit, il faut commencer à rembourser.
09:37Le travail n'était pas là.
09:38On a commencé à rembourser des traites,
09:42et le travail n'était pas venu.
09:45Mais c'est normal, Denis, qu'on vous ait demandé de le rembourser, non, quand même ?
09:48Oui, non, mais ce n'est pas le coup de le rembourser.
09:51C'est qu'un an après le Covid,
09:53quand on voit ce que le Covid a fait en deux mois de temps,
09:57la clientèle ne pouvait pas revenir tout de suite.
10:00Il aurait fallu nous mettre un délai à partir d'un an et demi.
10:04On a gagné six mois.
10:06Mais quand vous êtes pris, que vous avez moins de travail,
10:09et qu'on vous dit qu'il faut rembourser maintenant,
10:11voilà, parce que quand on a emprunté le PGE,
10:13on ne savait pas du tout quand on allait le rembourser.
10:16Oui, c'était très flou au départ.
10:18Vous êtes inquiet, vous-même, pour votre activité, vous, pour les prochains mois ?
10:23Oui, alors je suis tout seul.
10:26Je suis tout seul.
10:28J'ai une clientèle.
10:30Le chiffre d'affaires va être moindre.
10:32Eh bien, on se versera moins de salaire, comme tous les collègues.
10:36On est tous rendus comme ça.
10:38En plus, là, ils nous ont soignés avec le transport médical.
10:42Donc, maintenant, on va transporter pour pas très cher
10:48et les coûts des entretiens, des voitures, de tout,
10:51augmentent de jour en jour, parce que c'est comme ça.
10:55Au bout d'un moment où ils veulent tuer certaines professions,
10:59où ils ne veulent plus qu'on leur donne d'argent.
11:02Donc, là, c'est ce qui se passe avec le transport médical.
11:06C'est impressionnant.
11:09Il va y avoir des entreprises qui vont chuter.
11:12Oui, et on évoquait ces chiffres de défaillance d'entreprise avec Alain.
11:15On devrait, sans doute, d'ici à la fin de l'année,
11:17battre, effectivement, un bien triste record.
11:19Merci à vous, Denis.
11:20Merci aussi à vous, Alain.
11:22Et j'en profite pour saluer tous les chefs d'entreprise
11:24qui nous écoutent toujours très nombreux.
11:26On va changer de sujet dans un tout petit instant.
11:28Les trottinettes, elles sont désormais interdites
11:30en centre-ville de Montpellier.
11:32La question, elle est simple.
11:33Est-ce qu'on les interdit partout ?
11:35On en débat dans un instant.
11:36Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
11:39ou appelez-nous au 3210.
11:4150 centimes la minute.
11:44Amandine Bégaud.
11:46RTL midi.
11:46Les auditeurs ont la parole.
11:49Les trottinettes, c'est suivant le code de la route.
11:52Ça doit être sur la route et pas sur le trottoir.
11:54De plus, ils passent à fond la caisse sur les passages piétons
11:58quand ils viennent du trottoir sans regarder.
12:00Donc, c'est normal qu'il y ait des morts et des blessés.
12:02Le message de Patrice au 3210.
12:05On évoque ces trottinettes, des accidents qui explosent un peu partout.
12:11Tout à l'heure, on était avec la déléguée générale de la prévention routière
12:15qui nous indiquait que ces trottinettes, elles avaient fait 45 morts l'an dernier.
12:20plus 24% de blessés graves, 6 piétons notamment qui ont été tués par des trottinettes.
12:26Faut-il ou non les interdire ?
12:27Comme c'est le cas depuis ce matin dans le centre-ville de Montpellier,
12:31on en débat avec vous.
12:32Bonjour Marie.
12:34Oui, bonjour.
12:34Vous nous appelez de Montpellier justement.
12:36Absolument, exactement.
12:37J'habite Montpellier qui est une ville absolument adorable.
12:41Bien sûr.
12:41Avec plein de rue piétonne.
12:44Or, depuis que les vélos et les trottinettes surtout sont en libre circulation,
12:49toutes ces rues piétonnes sont toutes devenues des pistes cyclables.
12:52Ah oui, c'est à ce point-là ?
12:54Ah oui, oui, oui, c'est épouvantable.
12:56La très jolie place de la comédie a été quasi inutilisable après-midi
13:01quand il y a beaucoup de monde, beaucoup de vélos.
13:02Les vélos, les trottinettes qui viennent de tous les côtés.
13:05Bon, et alors vous, vous êtes, je crois, fait renversé par une trottinette ?
13:08Oui, par une trottinette.
13:09Expliquez-moi.
13:10Eh bien parce que nous avons des trottoirs partagés.
13:12Qui dit « trottoirs partagés » a partagé avec les vélos et les trottinettes.
13:17Or, les piétons sont les grands oubliés de l'histoire.
13:20Il se trouve que nous devons s'arrêter à l'homme avec les arbres.
13:23Donc, il s'est trouvé que moi, je me suis déportée de l'arbre qui était face à moi.
13:27La trottinette arrivait à vive allure et nous nous sommes rencontrés.
13:30Voilà, donc le passager de la trottinette est tombé et s'est blessé.
13:34Enfin, blessé, non, il s'est pas blessé parce qu'il est reparti avec la trottinette.
13:37Il est reparti sans vous en sorte assurer que vous alliez bien ?
13:41Ah ben aussi, on s'est assuré l'un et l'autre qu'on allait bien et puis on est partis chacun dans notre coin.
13:46Et vous n'avez pas été blessé, Marie ?
13:48J'ai cassé mes lunettes.
13:49Ah ben quand même, oui.
13:50Ça m'est arrivé, c'était déjà pas mal.
13:52Mais donc, voilà, c'est pas pensé.
13:56Voilà, rien n'est pensé vraiment.
13:58On pense au vélo, on pense aux trottinettes, mais on a totalement oublié le piéton.
14:03Et tout à l'heure, la personne de la prévention routière, la déléguée générale de la prévention routière qui était en direct avec nous,
14:09elle disait, il ne faut sans doute pas les interdire, mais effectivement que chacun retrouve une place,
14:14c'est-à-dire une place pour les trottinettes, une place pour les piétons, une place pour les vélos.
14:18Et elle disait peut-être aussi qu'il faudrait réduire la vitesse maximale de ces trottinettes.
14:23Elles vont vraiment vite ces trottinettes, Marie ?
14:25Ah oui, elles vont très vite, mais qu'importe de la réduction, puisqu'ils peuvent les débrider à volonté.
14:29Ça n'a pas de sens.
14:30Ça, c'est pas le problème.
14:32Il faut quand même se poser la question et se demander pourquoi dans les gares,
14:35vous avez des pictogrammes qui interdisent les vélos et les trottinettes,
14:39c'est-à-dire que tout le monde doit être piéte à terre.
14:41Ça veut dire que ces gens-là sont capables de rester sur leurs engins, dans une gare.
14:45Donc je pense que dès l'instant, on pense à ça, tout peut arriver.
14:48Marie, restez avec nous, on va accueillir Charles qui habite aussi à Montpellier.
14:51Bonjour Charles.
14:52Oui, bonjour.
14:53Vous faites quoi à Montpellier, vous ?
14:55Moi, je suis enseignant.
14:58Enseignant, très bien.
14:59Et alors cette interdiction, vous y êtes favorable ou pas ?
15:02Écoutez, moi je suis très perplexe.
15:05Oui, bien sûr, mais je suis quand même très perplexe,
15:08parce que c'est quand même très gonflé de la part de la municipalité,
15:13après avoir tout fait pour mettre en avant les deux roues,
15:16après avoir asséné ces éléments de langage pendant des années,
15:20à coups de mobilité douce, etc.
15:21Après avoir distribué des primes pour l'achat de vélos, de trottinettes, etc.
15:28Je trouve que c'est quand même très gonflé de prendre ce type de décision-là, comme ça.
15:34D'autant plus que je pense que c'est une décision qui sera quasiment inapplicable,
15:41parce qu'il faudra des gens sur le terrain de la police municipale pour faire respecter cela.
15:47Je n'y crois pas du tout, et je pense que de façon plus large,
15:52les municipalités pseudo-écolo, je dis bien pseudo-écolo,
15:56ont voulu copier des modèles qui sont inadaptables chez nous.
15:59C'est-à-dire que Montpellier est d'autres villes, mais Montpellier ne sera jamais Copenhague.
16:04Et vous savez pourquoi ?
16:05Parce qu'en fait, on n'a pas du tout le même type de mentalité.
16:08On n'est pas dans le respect.
16:09En fait, chez nous, la seule chose que la plupart des deux roues veulent,
16:17ce n'est pas respecter ni le code de la route, etc.
16:20Parce que lorsqu'ils circulent, de toute façon, ils circulent de façon complètement anarchique,
16:26que ce soit sur la route, que ce soit dans les rues, que ce soit sur les trottoirs, etc.
16:30Parce que le seul principe qui vaille, c'est le fait de gruger au maximum.
16:34Et c'est pour ça que ça zigzague, ça va à droite, ça va à gauche, ça ne respecte pas un feu rouge.
16:40Moi, les seules fois où je vois, par exemple, un vélo ou une trottinette respecter un feu rouge,
16:43je trouve ça, tiens, je dis, tiens, c'est bizarre.
16:45Voilà.
16:46Donc, ça se fait complètement à la marge.
16:50Et je pense que c'est une...
16:54Enfin, dans un monde idéal, dans un monde de bisounours,
16:56oui, c'est vrai, on devrait interdire, on devrait faire en sorte que...
17:00Mais on a mis en avant les transports en commun à Montpellier, mais dans d'autres villes aussi,
17:05en voulant supprimer les voitures dans le centre-ville, etc.
17:10Mais les transports en commun, il faut voir ce que c'est.
17:12Ce monsieur de la force avait...
17:14Je vous sens quand même très remonté.
17:16Et effectivement, après, on peut se dire...
17:20Je suis peut-être très, très naïf, vous allez me dire.
17:22Mais qu'effectivement, il y a eu un certain nombre d'accidents.
17:25Rien qu'à Montpellier, dans le centre-ville, il y a eu quatre morts suite à ces trottinettes.
17:31Et puis, peut-être que, du coup, le maire s'est dit...
17:33Bon, il avait peut-être sous-estimé ça.
17:35Et j'ai envie de vous dire, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
17:38Et voilà.
17:38Oui, oui.
17:39Je pense que les élections arrivent très vite aussi.
17:42Et je pense que c'est même en contradiction par rapport à tout ce que ce maire a assainé
17:46tout au long de son mandat.
17:47Donc, c'est un petit coup de com' avant les élections, d'après vous.
17:49Eh bien, en tous les cas, je pense qu'à un moment donné,
17:53il doit y avoir un tout petit peu de ça quand même.
17:55Puisque, si vous voulez, à Montpellier, comme dans d'autres villes,
17:58on a supprimé les voies de circulation pour les voitures.
18:01Ça a engendré des embouteillages monstrueux.
18:06Et un chaos urbain inimaginable.
18:08Ce qui fait que les gens, même, se détournent de Montpellier
18:11parce qu'ils ne veulent plus venir faire leurs courses à Montpellier.
18:13Et dès qu'ils peuvent éviter de venir à Montpellier, ils le font.
18:16Et il a mis en souffrance, en fait, tout un tas de commerçants
18:19tout un tas de commerces.
18:20Il y a énormément de commerces dans le centre-ville,
18:23dans l'hypercentre, qui ont mis la clé sous la porte.
18:26Parce que, voilà, par manque...
18:28Voilà.
18:29Donc, si vous voulez, moi, cette interdiction, honnêtement,
18:32ça mise en application les premiers jours.
18:34Évidemment, aujourd'hui, je prends le pari
18:37qu'il y a beaucoup de municipaux qui veillent au grain
18:39et qui regardent ça.
18:40Mais le problème, c'est que ça ne va pas.
18:42Ça ne va pas du tout marcher dans la durée.
18:45L'amende, elle est de 90 euros.
18:47Saisie de la trottinette, si elle est débridée
18:49ou en défaut d'assurance.
18:50Et l'arrêté est valable de jour comme de nuit.
18:53Marie, vous êtes d'accord avec Charles ou pas ?
18:55Je ne peux rien rajouter.
18:56Je ne peux rien retirer.
18:58Et je pense que ce monsieur traduit
18:59vraiment les sentiments qu'on a.
19:03Le tram, certes, il est gratuit.
19:05Enfin, gratuit, c'est une façon de parler
19:06parce que ce sont des impôts qui les payent.
19:08Mais en attendant, le tram, il est immonde,
19:12bondé, mal entretenu, parfois en panne.
19:16Donc, je veux dire, voilà, tout est...
19:17Il y a déjà...
19:18Vous m'entendez, là ?
19:19Oui, oui, je vous entends, Charles.
19:20Pardon, excusez-moi, juste pour rebondir là-dessus,
19:23parce que je voulais dire quelque chose, justement,
19:24sur cette fameuse mobilité douce
19:26et sur le fait d'avoir mis en avant
19:27les transports en commun, notamment le tram, etc.
19:30Voyez les municipaux qui vont être assignés
19:32à contrôler les trottinettes, etc.
19:34Vous savez, ce maire avait aussi parlé
19:36d'une police des transports.
19:37Il ne se passe pas une seule semaine.
19:41Les agressions et les incivilités,
19:44mais je parle d'agressions,
19:45sont quasi quotidiennes dans le tram
19:47et aux abords du tram et dans l'hypercentre.
19:50Donc, vous voyez, je crois que les municipaux
19:52ont vraiment beaucoup de travail à ce niveau-là.
19:55La conclusion de tout ça, c'est que,
19:57de toute façon, c'est un échec.
20:00C'est un échec parce que moi, je serais le premier,
20:02franchement, je serais le premier à dire
20:04que c'est bien et à féliciter
20:06telle ou telle municipalité en disant
20:07« Voilà, ils ont fait du bon boulot,
20:09les décisions qui ont été prises
20:10ont été les bonnes, etc. »
20:11Je serais le premier à le faire
20:12parce que je suis quand même
20:13quelqu'un de bonne foi.
20:14Mais là, même sans se positionner politiquement,
20:17on a juste à faire le constat
20:19que tout ça est un échec.
20:21Voilà.
20:21Et je trouve ça très gonflé, là,
20:26de prendre ce type de décision
20:27après avoir mis autant en avant
20:30les éléments de langage,
20:32les mobilités douces
20:33et toutes ces expressions
20:37qui, pour moi, relèvent plus
20:38d'un monde de bisounours
20:39que de la réalité de tous les jours.
20:42Bon, Charles et Marie,
20:43je voudrais qu'on donne la parole aussi
20:44à d'autres qui ne sont pas forcément
20:46à Montpellier.
20:47Bonjour, Patricia.
20:48Bonjour, Amandine.
20:51Vous nous appelez d'où ?
20:52Alors, moi, j'habite
20:53d'un petit village
20:54qui s'appelle Combasse.
20:56Je vais souvent à Montpellier.
20:57Voilà.
20:58J'ai la chance d'habiter dans un village,
21:00mais pour aller souvent à Montpellier,
21:02je peux vous dire
21:03que c'est vraiment catastrophique
21:04dans le centre-ville.
21:06Et c'est vrai que je rejoins
21:08ce que dit le monsieur.
21:10La réalité va être dure à appliquer
21:12parce qu'il y a une réglementation,
21:17malheureusement, qui est faite.
21:19Mais surtout, il n'y a rien
21:20qui n'a été mis en place
21:21par rapport à ces trottinettes électriques.
21:23Et ça, il faut en être conscient
21:25parce qu'il n'y a pas
21:26de borne de stationnement.
21:27Les trottinettes sont lâchées
21:29comme ça.
21:29Quand vous finissez votre course,
21:31en fin de compte,
21:32on laisse la trottinette comme ça.
21:34Il n'y a pas comme les vélos
21:35des bornes de stationnement.
21:36Donc, elles sont lâchées
21:37n'importe comment, n'importe quoi.
21:39Mais là, Patricia,
21:40ce sont les trottinettes
21:40en libre-service ?
21:42C'est ça, celles qu'on peut tous louer ?
21:44Oui.
21:44Par exemple, à Paris,
21:45elles ont été carrément interdites.
21:46Celles-là, il n'y a plus
21:47que les trottinettes
21:48qui appartiennent
21:49aux conducteurs.
21:51Je ne dis pas
21:52que c'est miraculeux,
21:53mais ça a réglé
21:54un certain nombre de problèmes,
21:55notamment sur le stationnement.
21:56Le problème,
21:57excusez-moi,
21:58je reprends ce que dit Marie,
21:59le problème aujourd'hui,
22:00c'est qu'il faut
22:01qu'on partage les trottoirs.
22:02Oui.
22:03Moi, on m'a demandé
22:04plusieurs fois
22:05de descendre de trottoirs
22:06pour laisser passer le vélo
22:07ou la trottinette.
22:08Donc, comme je suis un peu réfractaire,
22:10je reste en place.
22:10mais je veux dire,
22:13il est difficile aujourd'hui
22:14dans les grandes villes
22:15de toutes ces réglementations
22:17qui ne sont pas respectées,
22:20parce qu'aujourd'hui,
22:20ce n'est pas respecté.
22:21On trafique les trottinettes,
22:23on les débride,
22:24elles vont extrêmement vite,
22:25vu le nombre de personnes
22:26qui ont été blessées,
22:27vu le nombre de morts.
22:29Donc, on a mis des choses en place,
22:31mais il faut aussi savoir,
22:32je vais vous citer juste
22:33une petite chose,
22:34j'habitais pendant 9 ans à Marseille.
22:36Et je peux vous dire
22:37que les trottinettes,
22:39au départ,
22:39il y avait 5 prestataires
22:40de trottinettes
22:41et la mairie s'aperçut
22:42qu'il y avait trop de prestataires.
22:44Donc, c'est comme tout en France,
22:45si vous voulez.
22:47On met des choses en place,
22:49mais après,
22:49on s'aperçoit qu'en fin de compte,
22:50ce n'est pas aussi correct.
22:52Et que dit la jurisprudence ?
22:54Parce qu'aucun accident,
22:55comme Marie a eu un accident,
22:57chacun est parti dans son coin.
22:58Mais c'est 50-50
22:59si vous ne pouvez pas prouver
23:01que vous n'êtes pas responsable.
23:02Normalement,
23:03vous ne devez pas être deux
23:03sur une trottinette.
23:04Vous êtes souvent deux.
23:06Normalement,
23:07vous ne pouvez pas conduire
23:07une trottinette
23:08si vous avez moins de 14 ans.
23:10Donc, il y a toutes
23:11ces petites choses-là.
23:12Et vous croyez que les ministres,
23:13s'il faut,
23:13ils n'ont pas autre chose à faire
23:14que d'aller contrôler des gens
23:16parce que c'est ça aujourd'hui.
23:17Parce que notre politique
23:18aujourd'hui en France,
23:20elle est quand même
23:20qu'il faut,
23:21si vous voulez,
23:23faire des réglementations.
23:25Mais comment voulez-vous
23:26que les gens puissent faire,
23:27si vous voulez,
23:28une réglementation ?
23:29Ils ont autre chose à faire.
23:31Et le manque de civisme
23:32en France,
23:33malheureusement,
23:33et il faut quand même être correct,
23:35il est quand même
23:36à un niveau très élevé, quoi.
23:38Bon, Patricia,
23:39Charles et Marie,
23:40restez avec nous.
23:40On va poursuivre le débat
23:41dans un tout petit instant.
23:42On va notamment accueillir Alex
23:43qui utilise une trottinette
23:45dans certains de ses déplacements.
23:48Et puis, à 14h,
23:49comme chaque jour,
23:50Jean-Alphonse Richard,
23:51l'heure du crime.
23:51Bonjour, Jean-Alphonse.
23:52Bonjour, Amandine.
23:53Quel est le programme du jour ?
23:54Je vous emmène
23:55dans un petit village du Béarn
23:56avec le meurtre
23:57d'une vieille dame.
23:58Elle s'appelait Marguerite Lagrave.
23:59Elle avait 78 ans.
24:00Elle était surnommée Mabie Bonbon
24:02parce que, tout simplement,
24:03elle donnait des bonbons
24:04à tous les écoliers du coin
24:05qui passaient chez elle.
24:06C'était une femme
24:07qui vivait seule.
24:08Elle était adorable.
24:10Elle était très gentille.
24:11Elle a été poignardée.
24:12On lui a donné
24:13un coup de couteau
24:14puis on a méticuleusement
24:15fouillé toute sa maison
24:16comme si cette femme modeste
24:18cachait un quelconque magot
24:20quelque part.
24:21Alors, on va se demander,
24:22évidemment,
24:23qui a tué
24:24cette femme inoffensive
24:25et fragile.
24:27L'enquête,
24:27elle ne sera pas si facile.
24:28Il va falloir attendre 12 ans.
24:3012 ans
24:30et un énorme coup de chance
24:33pour que la lumière apparaisse.
24:35Et vous allez voir
24:36qu'on était bien loin
24:37de se douter
24:38d'un tel scénario.
24:39Quel scénario ?
24:40Ah, ça, je le garde
24:42pour tout à l'heure.
24:43Pour 14h,
24:44dans l'heure du crime
24:45avec aujourd'hui,
24:46donc, Marguerite Lagrave.
24:48Le secret du chemin
24:49des écoliers.
24:5014h, à tout à l'heure.
24:51Le meurtre de cette femme
24:53qu'on appelait Mamie Bonbon.
24:54Voilà.
24:54A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
24:56Faut-il ou non interdire
24:57les trottinettes ?
24:57Ça, c'est notre débat
24:59et on le poursuit
25:00dans un tout petit instant
25:01sur RTL.
25:01A tout de suite.
25:02Amandine Bégaud.
25:03RTL Midi.
25:04Les auditeurs ont la parole.
25:0912h30, 14h.
25:10RTL Midi.
25:11Les auditeurs ont la parole.
25:13Avec Amandine Bégaud.
25:14De centre-ville d'Amiens,
25:16les trottinettes sont exclues
25:17de telle heure à telle heure
25:18et à partir de 18h ou 19h,
25:21les rues piétonnes
25:21sont rendues au vélo
25:23et aux trottinettes.
25:24Ce qui fait qu'on peut déambuler
25:25dans la journée
25:26sans se faire bousculer.
25:27Et moi, je trouve ça très bien
25:28et c'est peut-être une alternative
25:29au lieu de carrément
25:31supprimer les trottinettes.
25:32Le message de Nathalie
25:34qui nous appelait donc
25:34Damien au 3210.
25:37Et on a aussi
25:38beaucoup de messages,
25:39Victor,
25:39sur les réseaux sociaux.
25:40Bonjour, Victor.
25:41Bonjour, Amandine.
25:42Bonjour à tous.
25:43Oui, ça vous fait beaucoup réagir
25:44sur l'application RTL
25:45comme Corinne qui habite à Lyon.
25:46Pour moi, Lyon est devenue
25:47une ville hostile aux piétons.
25:49Trottinettes, électriques ou pas,
25:50d'ailleurs,
25:51s'arrogent le droit
25:51de circuler de partout
25:52sur les trottoirs en premier lieu.
25:54C'est stressant au quotidien.
25:55Pascal, toujours à Lyon,
25:57tout est fait pour porter
25:58les usagers vers des mobilités douces.
26:00Mais on a oublié les piétons.
26:02Les aménagements ont été faits
26:03dans l'urgence,
26:03sans vision à long terme.
26:05Et puis, Jean-Marc,
26:06je ne compte plus
26:07le nombre de fois
26:07où j'ai vu des jeunes
26:08à deux ou trois
26:09sur le même engin,
26:10sans casque,
26:10en train de se lammer
26:11entre des voitures.
26:12Merci beaucoup, Victor,
26:14pour tous ces messages.
26:16On a entendu
26:17beaucoup d'anti-trottinettes.
26:19Jusqu'ici,
26:19on va accueillir Alex.
26:20Bonjour, Alex.
26:22Bonjour.
26:23Vous nous appelez d'où ?
26:24Du Val-d'Oise.
26:27Et vous,
26:27vous utilisez régulièrement
26:29une trottinette ?
26:30Racontez-moi.
26:31Oui, pour me rendre au travail.
26:32Pour me rendre au travail.
26:34Moi, j'ai investi
26:35dans une trottinette
26:36pour ne pas être contrainte
26:37par rapport aux horaires de bus
26:38ou quand on rate le bus
26:39avec le train qui me n'arrête.
26:41Voilà,
26:42pour inventer mes correspondances
26:43et pour gagner un peu de temps
26:46entre la gare, par exemple,
26:48et mon site de travail
26:49où si j'y vais à pied,
26:51je mets une demi-heure
26:53alors que si j'y vais en trottinette,
26:55je mets dix minutes.
26:56Vous êtes professeur d'EPS,
26:58c'est ça ?
26:59Oui, c'est ça.
27:01Et du coup,
27:02moi, je l'utilise,
27:04moi, je suis équipée,
27:05je respecte le code de la route.
27:07Si je croise,
27:08s'il y a des passages
27:09où je suis obligée
27:10de croiser des piétons,
27:13je ralentis.
27:14Une fois que j'ai croisé le piéton,
27:16je réaccélère
27:17avec un petit signe de tête.
27:19Souvent, ça se passe très bien
27:20parce qu'on se fait
27:20un petit signe de tête
27:21quand on ralentit.
27:23Après, je suis d'accord
27:24avec les auditrices
27:25et les auditeurs précédents.
27:26De toute façon,
27:28le problème avec les vélos électriques,
27:30les trottinettes électriques
27:31et tous ces modes doux,
27:33c'est que de toute façon,
27:34on respecte chacun
27:35et dans son, on va dire,
27:37dans sa catégorie,
27:38dans son rôle.
27:41Et puis, c'est chacun pour soi
27:42et on ne respecte plus rien.
27:44Mais ça, on ne respecte plus rien.
27:46La vie ensemble,
27:47on est chacun dans son environnement,
27:50dans son coin
27:50et puis, on ne s'occupe plus des autres.
27:52Donc, pour vous,
27:53il ne faut surtout pas
27:54les interdire malgré tout ?
27:56Pour moi, il faut réappliquer les règles.
27:59On n'a pas le droit,
27:59comme vous disiez
28:00des auditrices précédentes,
28:01on n'a pas le droit
28:02d'être à deux.
28:03Il y a plein d'adultes
28:03qui sont avec des tout petits
28:04sur une trottinette.
28:06Le petit, il a la tête
28:07qui est au niveau
28:08de la potence de la trottinette.
28:10On se dit que s'il y a
28:11un coup de frein ou quelque chose,
28:12bref, ils n'ont pas d'équipement.
28:15Ils ne respectent pas
28:16le code de la route.
28:17Vous mettez un casque, vous ?
28:20Ah oui, moi, j'ai un casque.
28:21J'ai des gants pour protéger mes mains
28:22comme quand je fais du vélo.
28:25Moi, j'ai le gilet
28:26par-dessus le sac à dos
28:27pour qu'on me voie.
28:29J'ai mon éclairage
28:30quand il fait nuit.
28:33Non, non, moi, je suis équipée.
28:35Et je respecte le code de la route.
28:38Et quand j'ai des passages
28:40où je suis obligée
28:40de croiser des piétons,
28:42je fais attention aux piétons.
28:43C'est comme quand on est en voiture.
28:45On fait attention.
28:46Après, il faut aussi
28:47que les piétons fassent un peu attention
28:49parce que la tête
28:49dans le téléphone
28:52et on ne regarde pas
28:53et je traverse
28:54parce que j'ai envie de traverser.
28:58Oui, c'est vrai
28:58qu'il y a aussi des piétons
28:59qui sont scotés à leur téléphone.
29:00Tout le monde respecte
29:00les règles aussi.
29:02Il y en a beaucoup
29:03qui sont collés à leur téléphone
29:04avec les oreillettes
29:05qui n'entendent pas,
29:06qui ne regardent pas,
29:06qui traversent.
29:08Pas forcément quand c'est à eux.
29:10Après, c'est un respect
29:12des règles
29:13et de la vie ensemble.
29:15Alex, restez avec nous.
29:16C'est vrai, c'est ce que nous disait
29:17Charles aussi tout à l'heure
29:19qui habite à Montpellier.
29:20Bonjour Véronique.
29:21Bonjour.
29:22Vous nous appelez d'où, vous ?
29:24Cherbourg.
29:25Cherbourg.
29:25Et alors, vous,
29:26vous dites pour ou contre
29:27les trottinettes ?
29:28Contre.
29:30Totalement contre
29:31parce que j'habite
29:32dans une rue passante.
29:35Alors, je suis à la périphérie
29:36de Cherbourg,
29:37mais ça fait partie
29:38de la communauté urbaine.
29:40Et 20 fois par jour,
29:42j'entends des trottinettes
29:43passer sur le trottoir.
29:44Et à plusieurs reprises,
29:47en sortant de chez moi,
29:48j'ai failli me faire télescoper
29:50par une trottinette.
29:51Et quand vous râlez,
29:52vous avez le droit
29:53au nom d'oiseau.
29:54Pour eux,
29:55c'est normal d'être
29:55sur les trottinettes.
29:57Et j'en passe
29:59et des meilleurs.
29:59Vous êtes dans les rues piétonnes,
30:01ils sont en trottinette aussi.
30:02Et c'est tout à fait normal
30:03pour eux.
30:04On ne compte plus
30:05ceux qui sont à 2,
30:07voire 3
30:07sur la même trottinette.
30:103 sur la trottinette ?
30:11Ah oui,
30:11j'en ai vu 3
30:12sur la même trottinette.
30:13Oui, oui, oui.
30:14Mais rien ne les arrête.
30:16Vous êtes arrêté
30:17à un feu rouge
30:18en voiture.
30:19Il y a plusieurs voitures
30:20devant vous.
30:21Il y a la trottinette
30:21qui slalome
30:22pour être en tête de file
30:24dès que le feu
30:24va passer au vert.
30:26Et après,
30:26vous êtes bloqué
30:27derrière la trottinette
30:28parce que vous ne pouvez
30:28pas la doubler.
30:30Il nous bloque tout.
30:31Et le problème,
30:33c'est que...
30:34Alors,
30:34je ne sais pas
30:35si c'est vraiment un problème,
30:36enfin une conséquence,
30:37mais je pense
30:38que ça en fait partie.
30:39On a eu une très longue période
30:41de travaux dans Cherbourg
30:43pour la mise en place
30:44de bus nouvelle génération.
30:46On nous a enlevé
30:47plein de places
30:48de stationnement.
30:49Et il y a des gens
30:51qui ne peuvent plus
30:52circuler en voiture,
30:53qui n'ont plus de place
30:53pour se garer
30:54et qui sont passés
30:55à la trottinette.
30:57Et alors là,
30:57c'est l'enfer.
30:58Et en plus,
30:59maintenant qu'il fait nuit
31:00plus tôt,
31:01les gens sont habillés
31:02en sombre,
31:03pas de casque,
31:04pas de gants,
31:04pas de lumière,
31:05pas de gilets fluos,
31:07rien.
31:07Donc,
31:07vous les voyez
31:08une fois que vous êtes dessus.
31:09Mais vous dites
31:10qu'il faudrait carrément
31:11vraiment les interdire.
31:12Ah ouais,
31:13non,
31:13mais c'est devenu infernal.
31:15De toute façon,
31:16les gens n'ont aucune discipline.
31:18Ça grille les feux.
31:20Mais quand vous entendez Alex,
31:21Alex,
31:21elle nous dit quand même
31:22que ça sert.
31:24Oui,
31:24je suis d'accord.
31:25Alors,
31:26des personnes comme elle,
31:27moi j'en veux bien
31:28des centaines à Cherbourg.
31:30Mais à côté de ça,
31:32alors c'est vrai
31:33que les piétons,
31:34vous en avez,
31:35ils marchent
31:35avec le téléphone à la main.
31:36Moi,
31:37j'ai vu être obligée
31:37de m'arrêter
31:38et de me retrouver
31:39face à face
31:39avec un piéton
31:40pour qu'il daigne
31:40lever la tête
31:41et s'apercevoir
31:42qu'il était devant moi.
31:43Mais vous en avez
31:44en trottinette
31:45avec les oreillettes
31:46qui écoutent je ne sais quoi.
31:49Ou alors l'autre jour,
31:50j'en ai vu un,
31:50c'était mieux.
31:51Ils étaient deux
31:51sur la trottinette
31:52et celui qui la conduisait
31:54tenait son téléphone
31:56à la main
31:56et discutait.
31:57Voilà,
31:58donc on en est là.
31:59on est arrivé
32:00dans une société
32:03où il n'y a plus de règles,
32:05il n'y a plus rien.
32:06Et là,
32:06on parle des trottinettes
32:07mais le sujet
32:08pourrait être
32:09beaucoup plus vaste.
32:10Et là,
32:12à la Cherbourg,
32:13on a des trottinettes
32:15en location.
32:17C'est infernal.
32:18On en retrouve partout.
32:20Une fois qu'ils ont fini
32:20de l'utiliser,
32:22moi je sais
32:23que j'ai un point
32:24de dépôt de trottinettes
32:25pas très loin
32:26de chez moi.
32:26ça m'arrive
32:28d'en retrouver
32:28à 10-15 mètres
32:30du point de dépôt.
32:31Ils ne vont même pas
32:32les reporter
32:33là où il faut les mettre.
32:34C'est pour ça
32:34que la mairie de Paris
32:35a supprimé
32:36les trottinettes
32:37en location
32:38effectivement
32:40parce qu'il y en avait
32:40partout,
32:41n'importe comment.
32:42Véronique,
32:42restez avec nous.
32:43On va aller voir Anne-Marie
32:44dans un instant
32:45qui vit en Espagne
32:46et là-bas,
32:46ça se passe autrement.
32:47Vous allez voir,
32:48à tout de suite.
32:49Contactez-nous gratuitement
32:50via l'appli RTL
32:51ou au 3210.
32:5350 centimes.
32:55Jusqu'à 14h,
32:56les auditeurs
32:58ont la parole.
32:59Amandine Bégaud
32:59sur RTL.
33:01Pour la circulation
33:03en général,
33:04les interdire
33:04non,
33:05mais par contre
33:06punir plus sévèrement
33:08les gens
33:08qui utilisent
33:09les trottinettes
33:10comme de véritables
33:11armes par destination
33:12en roulant
33:13à toute vitesse
33:13sans faire attention.
33:14Je suis personnellement
33:15chauffeur poids lourd
33:16et ce qui me fait
33:18le plus peur
33:19dans les angles morts,
33:20ce ne sont pas
33:21les piétons,
33:21ce ne sont pas
33:22les voitures,
33:23ce sont les trottinettes
33:24électriques.
33:24Le message
33:25de Jean-Louis
33:26au 3210.
33:27Jean-Louis
33:27qui a d'ailleurs
33:27un très bel accent.
33:29On va parler
33:29des accents régionaux
33:30dans quelques toutes
33:30petites minutes.
33:32Ces accents
33:33qui ont tendance
33:33à disparaître.
33:35Est-ce que vous le regrettez ?
33:36Est-ce que vous-même
33:36vous avez perdu
33:37votre accent ?
33:38Est-ce que vous avez fait
33:39l'objet de discrimination
33:40à cause de tout ça ?
33:41Que vous vienniez
33:42du nord,
33:43de l'est,
33:43de l'ouest
33:44ou du sud,
33:44j'attends vos appels
33:45au 3210.
33:46Avance là,
33:47on va partir pour l'Espagne
33:48avec vous Anne-Marie.
33:49Bonjour Anne-Marie.
33:50Bonjour Anne-Marie.
33:51Vous habitez à Valence,
33:54c'est ça ?
33:55Oui, tout à fait.
33:56Et comment ça se passe
33:57là-bas avec les trottinettes ?
33:59Eh bien, écoutez,
34:00c'est super.
34:01Je pense qu'en France,
34:02on devrait faire
34:02la même chose
34:03parce qu'ici,
34:04vous avez des voies
34:05spécifiques.
34:08Et alors,
34:09les voies pour les voitures,
34:11il y a des voies spécifiques
34:13pour les vélos
34:14et les trottinettes
34:14et les trottoirs
34:16pour les piétons.
34:17Et comme ça,
34:18chacun respecte
34:19son trajet,
34:23sa voie
34:24et il n'y a pas de soucis.
34:26Et vous-même,
34:27vous n'avez jamais eu
34:28de problème
34:29à pied face
34:30à une trottinette ?
34:31Non, non, non,
34:32c'est très rare.
34:33Bon, il y a quelques fois
34:34des gens
34:35qui ne respectent pas
34:36forcément les voies
34:37mais c'est vraiment rare.
34:39Vraiment,
34:40la ville est très bien
34:41conçue pour ça
34:41et même pareil,
34:43donc ça,
34:43c'est dans la ville
34:44et en milieu de ville,
34:48vous savez,
34:48il y a toute la voie
34:49où passait le fleuve
34:50avant
34:51qu'ils ont transformé
34:52en jardin
34:53et pareil,
34:54ils ont fait des voies
34:56spécifiques
34:56pour les piétons,
34:58des voies spécifiques
34:59pour les vélos
35:00et trottinettes
35:00et des voies spécifiques
35:02pour ceux
35:02qui font du tourging
35:03et chacun va
35:05dans sa voie.
35:07Donc vraiment,
35:08c'est très très bien pensé
35:09je trouve.
35:10Et ça vous arrive
35:11de revenir en France
35:12Anne-Marie ou pas ?
35:13Là, ça fait un moment
35:14que je n'y suis pas allée,
35:15ça fait au moins
35:16trois ans là.
35:16Non, pour voir
35:17si vous aviez constaté
35:18justement ce bazar
35:20avec les trottinettes.
35:22C'est vrai
35:22que c'est une bonne solution,
35:25encore faut-il
35:26qu'on la respecte.
35:28Oui, tout à fait.
35:30Mais ici, vraiment,
35:32les gens respectent ça.
35:34D'ailleurs, même
35:34au passage piéton,
35:36moi je trouve
35:37que par rapport
35:38à la France,
35:39les gens,
35:40les voitures,
35:40les trottinettes,
35:41les vélos,
35:42dès qu'il y a
35:43un passage piéton,
35:44je peux vous assurer
35:45que les voitures
35:45s'arrêtent.
35:46Il n'y a pas de problème.
35:48Alors qu'en France,
35:49avant de traverser
35:50sur un passage piéton,
35:51il vaut mieux regarder
35:52trois fois.
35:52Non, c'est vraiment
35:54une autre mentalité de vie
35:56et je pense qu'il faut
36:01que ça rentre
36:02dans l'esprit des gens.
36:04Il faut que les villes
36:05puissent aménager
36:06les espaces comme ça.
36:09Il n'y aura plus de problème.
36:10Anne-Marie,
36:11restez avec nous.
36:12Alex, vous êtes toujours
36:13avec nous.
36:14Oui, oui, j'entends,
36:15j'écoute bien.
36:16Vous, je le rappelle,
36:19cette trottinette,
36:20ce serait la solution.
36:21Est-ce que vous pensez
36:22que les Français
36:23pourraient se comporter
36:26aussi bien
36:26que les Espagnols
36:27de Valence ?
36:29Après, il n'y a pas besoin
36:30forcément que chacun
36:31soit dans sa voie
36:31parce qu'il y a des endroits
36:32où ce n'est pas possible.
36:33Quand vous avez
36:34une largeur définie,
36:37vous ne pouvez pas
36:37élargir tout
36:39et chacun dans sa voie.
36:41Ça ne changera pas
36:42forcément la problématique
36:43s'il n'y a pas de respect.
36:45La problématique en Espagne,
36:47c'est qu'il y a un respect.
36:48Nous, on peut très bien
36:49respecter en France.
36:50C'est le respect des règles.
36:53Quand on voit
36:53les auditrices précédentes
36:55qui ont parlé,
36:56on les voit à deux,
36:57à trois,
36:58sans casque,
36:59les oreillettes
37:00avec les oreillettes
37:02et avec leur téléphone portable.
37:04Mais si on va par là,
37:05il faut interdire
37:05les vélos électriques
37:06parce que les gens
37:07qui ont des vélos électriques,
37:08il y en a beaucoup
37:08qui font pareil
37:09quand on a leurs oreillettes
37:10dans les oreilles
37:12et qui regardent leur téléphone
37:13quand on voit des textos.
37:14En voiture, c'est pareil.
37:16Donc après,
37:17je pense que ce n'est pas
37:18le tout d'interdire.
37:19c'est vraiment faire respecter
37:20les règles.
37:20C'est le respect des règles
37:21et ça, ça vote pour
37:22toute la vie,
37:24trottinette ou pas trottinette.
37:25Je voudrais qu'on accueille
37:26Vincent.
37:26Bonjour Vincent.
37:28Oui, bonjour.
37:29Vous nous appelez d'où ?
37:30Je vous appelle de Caen,
37:31en Normandie.
37:32Et alors vous,
37:33ça vous agace ce débat
37:34autour des trottinettes ?
37:35Ce n'est pas vraiment le débat
37:37qui m'agace,
37:38c'est des gens en fait.
37:39Parce que,
37:40dites-moi.
37:40Écoutez,
37:42enfin,
37:42je veux bien entendre tout ça.
37:44Évidemment,
37:45il y a des gens
37:45qui se conduisent très mal,
37:48que ce soit en vélo.
37:51En vélo,
37:51c'est d'ailleurs
37:52de pire en pire.
37:53Les gens en vélo aujourd'hui,
37:54surtout,
37:54vous savez,
37:55sur les grands vélos,
37:56énormes,
37:57avec les enfants devant,
37:58d'abord un,
37:59c'est ultra dangereux
38:00puisque ce sont les enfants
38:00qui servent de pare-chocs
38:01pour être tout à fait clair.
38:03Les gens roulent
38:03comme des bombes.
38:04Donc,
38:05évidemment,
38:05je ne l'appelle pas
38:06pour défendre les gens
38:07qui roulent en trottinette
38:08sur les trottoirs
38:08à 50 ans de ville
38:09ou avec effectivement
38:12les oreillettes
38:13ou sans casque.
38:14J'allais dire
38:14que le sans casque,
38:15c'est de la responsabilité
38:16de celui qui conduit,
38:17celui qui a preuve du contraire.
38:18Donc,
38:18moi,
38:18je ne suis pas policier,
38:20je ne suis pas licité d'justice,
38:21je ne suis pas législateur.
38:23Je conduis raisonnablement.
38:24Je trouve que c'est
38:25un outil exceptionnel
38:26de liberté
38:27qui permet
38:29de se déplacer
38:30à pas cher.
38:31Et je pense qu'aujourd'hui,
38:32c'est important.
38:33Effectivement,
38:33il n'y a pas de parc-mètre.
38:35Alors,
38:35ça doit embêter un peu certains.
38:37Il n'y a pas de taxe dessus.
38:39Il y a une assurance
38:39depuis trois ans maintenant
38:40qui est obligatoire.
38:41Qui est obligatoire, oui.
38:43Absolument.
38:43Après,
38:44ça dépend de la formule
38:44que vous choisissez
38:45mais qui globalement
38:46doit coûter une quarantaine
38:47d'euros par an
38:48et qui a pour but
38:49de protéger éventuellement
38:50une victime.
38:51Enfin,
38:51de vous couvrir
38:52en cas de blessure
38:53que vous causeriez un tiers,
38:54ce qui me paraît
38:55de bon sens.
38:56Mais il faut arrêter
38:56de dire...
38:57Effectivement,
38:59il faut conduire près d'un moment.
39:00Il n'y a pas de souci.
39:01Mais moi,
39:01j'ai une fille de 14 ans
39:02et un jour,
39:03elle me dit
39:03Papa,
39:03c'est bizarre les gens.
39:05Ils me regardent dans la rue
39:06quand je suis avec ma trottinette
39:07très méchamment.
39:08Et de fait,
39:09il y a une sorte de colère
39:09contre les usagers de trottinette.
39:11Donc moi,
39:11je suis cool.
39:12Je conduis cool.
39:13Ben voilà,
39:13c'est super.
39:14La trottinette,
39:15c'est absolument génial
39:16et ce n'est pas cher.
39:17Bon,
39:17on en revient au respect de chacun
39:19et c'est ce qui est important
39:21et vous avez chacun pu aussi
39:23donner votre point de vue
39:24sur le sujet.
39:25Merci beaucoup Vincent.
39:26Merci à Patricia,
39:27Véronique,
39:28Alex et Anne-Marie
39:30on va parler des accents régionaux.
39:33Sont-ils en train de disparaître ?
39:35C'est dans un instant sur RTL.
39:37Jusqu'à 14h,
39:40Amandine Bégaud
39:40vous donne la parole sur RTL.
39:46Amandine Bégaud,
39:47RTL Midi,
39:48les auditeurs ont la parole.
39:50Il y a quelques années,
39:51je suis allée travailler à Paris.
39:54Je suis issue de la Lorraine.
39:56J'ai subi de légères réflexions
39:58sur mon accent.
39:59On a une façon un peu
40:01de parler paysanne
40:02qui me gêne énormément.
40:04Ça m'a toujours un peu perturbée
40:05mon accent.
40:06Je ne l'aime pas.
40:07Je suis revenue en Lorraine
40:09et il est revenu avec moi.
40:11Mon accent est de plus belle.
40:13Le message de Sylvie
40:14au 3210,
40:15Sylvie,
40:15qu'on retrouvera dans un tout petit instant.
40:16On parle des accents régionaux.
40:18Sont-ils ou non
40:18en train de disparaître ?
40:20C'est ce que pensent
40:2055% des Français,
40:2363% même
40:24des habitants
40:25de la région PACA.
40:26On va retrouver Isabelle d'abord.
40:28Bonjour Isabelle.
40:30Bonjour Amandine,
40:31je suis très contente
40:31de vous entendre.
40:32Vous avez un bel accent.
40:33Un bel accent bigourd d'homme.
40:35J'adore.
40:36D'où ça ?
40:37Du sud-ouest ?
40:38De bigor.
40:40Je suis en Béarnes
40:41mais j'ai l'accent bigourd d'homme.
40:42Très bien.
40:43Et cet accent,
40:43j'imagine que vous l'avez
40:44depuis toute petite ?
40:46Oui, tout à fait.
40:47Vous l'aimez ?
40:49Oui et non.
40:51Je l'aime parce que
40:51j'ai une identité régionale.
40:54Je l'y tiens.
40:55Mais ça m'a beaucoup gênée.
40:56C'est-à-dire, petite,
40:57on se moquait.
40:58Ma famille est en Charente.
40:59Dès qu'on arrivait,
41:01on se moquait.
41:02On avait l'accent pas pointu.
41:03On avait un accent fort.
41:05C'était le plaisir.
41:07C'était,
41:07va chercher la baguette
41:08à la boulangère.
41:09Évidemment,
41:09pour moi,
41:10je disais une baguette.
41:12Il n'y a pas si longtemps
41:14que ça,
41:14j'ai une nièce.
41:15Elle était petite.
41:16Elle avait 6-7 ans
41:17qui m'a dit « Tati ».
41:17Je suis fleuriste.
41:19Elle m'a dit « Tati ».
41:20Elle était en Normandie.
41:21Elle m'a dit « On ne dit pas
41:22une rose ».
41:23On dit « Une rose ».
41:25Ça marque.
41:26C'est des choses...
41:27Et après,
41:28je sais que si je dois
41:29m'entretenir avec des gens...
41:31J'ai l'impression
41:32d'être un peu limitée
41:33alors que ce n'est pas du tout
41:33le cas.
41:34Mais l'accent me pèse
41:35dans certains cas.
41:36Et vous avez l'impression
41:37que c'est une forme
41:38de discrimination par moment ?
41:39Oui.
41:40Oui ?
41:40Ah oui ?
41:41Oui.
41:42Et dans le commerce,
41:43les gens arrivent
41:43et des fois disent
41:44« Vous avez l'accent marseille ? »
41:45Alors, pas du tout.
41:46Ce n'est pas du tout le même.
41:46Non, ce n'est pas du tout le même.
41:47Mais c'est vrai
41:48que c'est un accent chantant
41:49du Sud.
41:50Alors, pour moi,
41:52j'ai l'impression de...
41:54Justement,
41:54vous nous apportez du soleil.
41:56C'est joyeux.
41:56Ça fait du bien.
41:57J'espère que c'est ça.
42:00Mais voilà.
42:01Moi, je suis un peu...
42:02Je suis assez complexée
42:03pour cet accent.
42:05Malgré tout,
42:06mais voilà.
42:07Isabelle,
42:08restez avec nous.
42:09On va accueillir Françoise.
42:10Bonjour, Françoise.
42:10Oui.
42:12Allô ?
42:12Oui, Françoise.
42:13Vous nous appelez d'où ?
42:14Ah, ben moi,
42:15je vous appelle
42:16de la Haute-Saône.
42:17La Haute-Saône ?
42:18De la Haute-Saône,
42:19c'est dans l'Est de la France,
42:20en France-Monté.
42:21Oui.
42:21Et vous,
42:22vous avez donc l'accent comptoir ?
42:24On a l'accent comptoir.
42:26Voilà.
42:26Alors, c'est sûr
42:27que quand on entend
42:28l'accent chantant,
42:30nous, on aura plutôt
42:31tendance à traîner.
42:33Oui.
42:35Je suis, par exemple,
42:36à 45 km de Vesoul.
42:39Normalement,
42:40on dit Vesoul.
42:41Mais nous,
42:42dans notre coin,
42:42on dit Zoul.
42:44On va à Voul.
42:45Et puis, par exemple,
42:46je suis plus loin
42:47de Besançon,
42:49mais on dit
42:49Bjançon aussi.
42:52Quand il fait chaud,
42:54on dit
42:54Choc.
42:55En Choc.
42:56Ah oui,
42:57mais là,
42:57ce n'est pas de l'accent,
42:58c'est des expressions,
42:59presque, Françoise.
43:00Quand il fait froid,
43:01on dit Chou.
43:01Et puis,
43:02de toute façon,
43:02on a quand même
43:03un accent,
43:04bon,
43:07un accent comptoir.
43:08Encore Besançon,
43:09Besançon là encore plus.
43:11Et puis moi,
43:12je suis à côté des Vosges.
43:13Et il vous a gêné,
43:15Françoise,
43:15cet accent déjà ?
43:17Écoutez,
43:18au quotidien,
43:18non.
43:20Et puis,
43:20quand on s'en va
43:21quelque part,
43:22si moi,
43:23par exemple,
43:24je vis dans le sud,
43:26on me dit
43:26que je suis plutôt belge.
43:28Ah oui ?
43:29Voilà.
43:30Et vous avez le sentiment
43:31qu'ils se perdent,
43:32ces accents ?
43:33Non.
43:34Non ?
43:34Non ?
43:35Non.
43:36Non.
43:37Moi,
43:37c'est toujours pareil,
43:38on est dans un petit village.
43:40Alors,
43:41un petit village,
43:42bon,
43:42mais même,
43:43quand on va ailleurs,
43:44non,
43:44je n'ai pas l'impression,
43:46on s'est bien senti,
43:47qu'on est quand même
43:48de notre coin.
43:50Françoise,
43:50restez avec nous,
43:51on va accueillir Sylvie.
43:51Bonjour, Sylvie.
43:52Oui,
43:53bonjour.
43:53Vous nous appelez de Nancy,
43:54c'est vous qui nous aviez laissé
43:55un message.
43:58Il a fait l'objet de moqueries,
43:59vous nous disiez,
44:00votre accent.
44:01Oui,
44:01dans un petit village,
44:02près de Nancy.
44:02D'accord.
44:03Parce que Nancy,
44:03on ne parle encore pas comme ça.
44:05Mais moi...
44:05Enlevez votre haut-parleur,
44:06Sylvie, par contre.
44:07Ah oui, pardon.
44:08Je ne vous entends plus.
44:09À 22 ans,
44:09je suis allée travailler à Paris.
44:11Je ne savais pas
44:12que j'avais un accent, moi.
44:13Car tout le monde
44:14dans mon village
44:15avait le même.
44:19Mes collègues
44:20m'ont bien fait remarquer
44:21que j'avais un accent.
44:22Par exemple,
44:23je vais dire,
44:24je vais à la cave.
44:25Oui.
44:26Et je n'osais plus
44:27ouvrir la bouche.
44:29Les roses,
44:29c'était des roses roses.
44:31Vous voyez ?
44:32Oui.
44:32Et ma grand-mère,
44:33pour dire les vaches
44:34qui habitaient un petit village
44:36à Gondreville,
44:36il y a très peu d'habitants,
44:38disait les bayotes.
44:39Vous voyez ?
44:40Ah oui.
44:41Et ça voulait dire quoi,
44:42les bayotes, pardon ?
44:43Par exemple,
44:43les vaches,
44:44elle appelait les vaches comme ça ?
44:45Ah oui, les bayotes.
44:46D'accord.
44:47Les bayotes
44:48et puis le waré.
44:49Alors le waré,
44:51ça voulait dire
44:51pour un garçon turbulent,
44:53un petit garçon turbulent.
44:56Et ça,
44:57ça m'a beaucoup...
44:58Je déteste mon accent,
45:00c'est un accent
45:01qui n'est pas chantant,
45:03c'est un accent du...
45:04Voilà.
45:06Vous préférez,
45:06il y aurait l'accent du sud,
45:08par exemple ?
45:08Ah que oui !
45:10Il y a du soleil !
45:12Justement,
45:13je vais vous emmener
45:14à Marseille,
45:15voir René.
45:15Bonjour René !
45:16Oui, bonjour !
45:19Bon,
45:19vous nous appelez de Marseille,
45:20c'est ça ?
45:20Et vous étiez enseignant ?
45:23Oui,
45:23j'étais professeur
45:24des écoles
45:25et j'ai travaillé
45:27à l'étranger,
45:28ce qui m'a valu
45:29quelques aventures
45:33compte tenu
45:34de mon accent.
45:35C'est-à-dire ?
45:36Racontez-nous !
45:37Eh bien,
45:38mon premier poste,
45:39c'était en Égypte,
45:41donc je suis arrivé,
45:43j'ai eu une classe
45:44de cours élémentaire
45:45deuxième année,
45:4632 élèves,
45:48plein milieu du Caire,
45:49en Égypte donc,
45:50à Zamalek,
45:51sur l'île,
45:52sur le Nil,
45:53et c'était
45:54le quartier des Ambassades.
45:56J'ai eu 32 élèves
45:57avec 28 nationalités.
46:00Et l'année suivante,
46:02c'est quand ma collègue
46:02a récupéré mes élèves
46:04dans la classe supérieure,
46:06elle est venue me voir
46:06à la récréation,
46:07en me demandant
46:09comment j'avais réussi
46:10à leur donner à tous
46:11les 28 nationalités
46:13l'accent marseillais.
46:14Ah, ils avaient tous
46:15l'accent marseillais,
46:16c'est génial, ça !
46:17Oui, oui, oui, oui,
46:19et je ne sais pas
46:19s'il y a des élèves
46:20qui m'écoutent aujourd'hui
46:22parce que beaucoup
46:23de ces enfants
46:25avec des papas
46:26ou des mamans diplomates
46:27ou employés d'ambassade
46:29écoutaient déjà RTL à l'époque.
46:33S'ils nous écoutent,
46:34qu'ils nous appellent,
46:34qu'ils nous laissent
46:35un message au 3210
46:36ou sur l'application
46:37et puis on vous remettra
46:37en contact avec eux.
46:39Vous, René,
46:39j'imagine que vous l'avez
46:40toujours adoré,
46:41votre accent.
46:42Ah oui, oui,
46:43moi je n'ai rien fait pour...
46:44Je ne savais pas
46:45qu'il était si fort,
46:47d'ailleurs,
46:47comme la dame précédente.
46:49Mais écoutez,
46:51c'est la vie,
46:51les accents,
46:52c'est les gens,
46:53c'est le français
46:54dans ces différentes formes,
46:57dans ces différentes formes,
46:57différentes de vocabulaire
46:58aussi quelquefois,
46:59pas seulement d'accent d'ailleurs.
47:00C'est la vie
47:01et nous on adore ça
47:02sur RTL.
47:03Merci à vous,
47:04René,
47:04Isabelle.
47:05Merci.
47:06Merci.
Commentaires

Recommandations