00:00Good morning business, le pitch.
00:036h15 sur BFM Business et sur AMC Live, le pitch.
00:06Aujourd'hui c'est avec Lise Santoro.
00:07Bonjour, bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:09Vous êtes la directrice générale et fondatrice de Deterra Thérapeutics.
00:12Une minute pour ficher et en débrief.
00:15Deterra Thérapeutics développe des thérapies disruptives pour les maladies rénales rares.
00:21Nous développons un premier produit pour le traitement d'une des pathologies les plus redoutées des néphrologues,
00:27la glomérulonephrite accroissant qui se caractérise par la dégradation très rapide et progressive du rein
00:33avec une perte de la fonction rénale pouvant aller jusqu'à 50% en seulement quelques mois.
00:39Les traitements existants agissent sur les symptômes de façon non spécifique et retardée.
00:44Les patients sont sous insuffisance rénale aiguë.
00:47Ils sont dialysés, transplantés, ils meurent avec un taux de mortalité très important,
00:52y compris dès la première année.
00:53A l'inverse, Deterra 8, notre médicament candidat apporte un nouveau mode d'action.
01:01Ce sera un vrai game changer pour les patients.
01:04Il agit directement sur la cause de la maladie.
01:08Il agit sur les cellules rénales, les glomérules rénaux.
01:14Et il permettra de stopper la dégradation des glomérules rénaux et de préserver la fonction rénale.
01:20Le nombre de patients sous dialyse diminuera.
01:22Alors, ce qui est fascinant, c'est que vous, au départ, vous êtes une chercheuse,
01:26une spécialiste des questions d'immunologie et des questions du rein.
01:31Vous êtes devenue entrepreneuse pour le développement de cette technologie.
01:35C'est le développement qu'on adore, nous, sur BFM Business.
01:38Et quand ça sort des labos et que ça devient des entreprises,
01:41on peut dire quoi sur un potentiel médicament pris par des patients en termes de temporalité ?
01:48Alors, aujourd'hui, nous sommes encore en R&D.
01:53Et effectivement, la société s'est créée sur la base de plus de 15 ans de recherche à l'INSERM et au CEA.
02:00Donc, j'ai cofondé la société avec deux chercheurs.
02:06Un qui vient du CEA, Daniel Gillet, et un autre qui vient de l'INSERM.
02:10Donc, l'aventure a commencé il y a déjà très longtemps.
02:14Et là, nous sommes en phase de préclinique réglementaire.
02:18Et donc, ça veut dire qu'il va falloir...
02:20Et c'est 10 ans ?
02:21Il va falloir beaucoup de temps, oui.
02:23Alors, on arrivera en fin de phase 2 d'ici 5-6 ans.
02:26Et puis après, il faut encore compter quelques années.
02:29Donc, c'est à peu près 10 ans.
02:30Léa ?
02:31Est-ce que vous utilisez l'intelligence artificielle ou alors des jumeaux numériques
02:35pour justement tester ce médicament ou c'est encore trop tôt ?
02:37Alors, c'est une bonne question.
02:40Pour l'instant, non.
02:42Nous n'utilisons pas l'intelligence artificielle, mais nous y pensons très sérieusement.
02:46Et les jumeaux numériques pour voir la réaction des médicaments, non ?
02:50Pas encore ?
02:51Pas encore, mais nous y pensons...
02:53En fait, nous pensons à utiliser l'intelligence artificielle plus
02:57pour dérisquer le développement de notre candidat médicament
03:01et pour pouvoir estimer sa toxicité ou son comportement
03:09avant de passer chez l'homme.
03:11Eva ?
03:11Vous visez un marché qui pèse 12 milliards de dollars.
03:15Quels sont, là, vous parlez d'une phase pré-clinique.
03:18C'est quoi les next steps avant d'arriver à votre médicament ?
03:22Alors, les prochaines étapes, le milestone qui est très important pour nous,
03:27c'est l'administration chez l'homme, c'est l'entrée chez l'homme.
03:30Donc, le début de l'essai clinique de phase 1.
03:34On atteindra ce milestone d'ici 18 mois.
03:37Donc, on est le pied sur l'accélérateur.
03:41Vous savez, avant de rentrer chez l'homme, vous avez des études qui sont très normées,
03:46très réglementaires, où on doit s'assurer sur des modèles in vitro,
03:52chez l'animal, de la non-toxicité du produit.
03:55Puis, on rentrera chez l'homme d'ici 18 mois, en phase 1,
03:58pour vérifier aussi chez l'homme la non-toxicité du produit.
04:01Et puis, la phase 2, pour vérifier son efficacité.
04:04Pour qu'on comprenne bien, c'est un médicament, il répare le rein.
04:08C'est quelque chose qui s'injecte, qui s'avale ?
04:10Ça fonctionne comment ?
04:11Oui.
04:12Alors, ce sera un médicament qui sera auto-injecté.
04:18Vous savez, avec un stylo, il sera auto-administré.
04:22Une administration sous-cutanée, une fois par jour.
04:26Donc, un geste très simple.
04:28Alors, il ne réparera pas le rein, puisque la dégradation du rein est irréversible.
04:34En revanche, il va prévenir la dégradation du rein.
04:37On ne peut pas réparer le rein ?
04:38Non. Malheureusement, c'est irréversible.
04:40D'accord.
04:41Mais il empêche la dégradation des glomérules rénaux.
04:44Ça veut dire que, dès le diagnostic...
04:46Il bloque ?
04:47Exactement. Voilà.
04:49Et ça, c'est important, parce que chaque glomérule est important.
04:51Merci beaucoup, Lise Saint-Aureau, d'être venue ce matin dans la matinale de l'économie
04:55pour nous parler des thérapeutiques.
04:57Thérapeutiques, on se suit.
04:59Vous avez des levées de fonds, là, prévu un gros besoin de financement ou pas ?
05:02Oui, on a une levée de fonds en cours de 4 millions d'euros.
05:06Et on est très, très fiers, parce qu'on vient de gagner le Ibsen Golden Ticket 2025.
05:11Eh bien, bravo.
05:11Levée de fonds qui se passe bien ?
05:13Oui, oui, oui.
05:14Des forts intérêts.
05:16Parce que si vous avez besoin de fonds, vous êtes au bon endroit.
05:18Oui, oui, oui.
05:19Il faut compléter, je veux dire.
05:20Enfin, sur ce plateau, mais sur les gens qui nous écoutent.
05:23Merci beaucoup d'être venue.
05:23Donc, l'appel est lancé.
05:24Ah, c'est devenue ce matin.
05:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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