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  • il y a 4 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va continuer l'émission maintenant en accueillant Marion Maréchal, la députée européenne, présidente d'Identité et Liberté,
00:06pour commenter justement l'actualité politique du moment et revenir sur ce qui s'est passé à Saint-Pierre-d'Oléron
00:10avec cet homme qui, pendant 35 minutes, au volant de sa voiture, a fauché des personnes sur plusieurs kilomètres.
00:17Il y a encore deux blessés graves et lorsque les gendarmes l'ont interpellé, il a crié à l'eau, voilà Akbar.
00:21Mais le parquet antiterroriste enquête encore et est en supervision sur place et l'homme est entendu.
00:28Voilà ce que disait le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes.
00:31À partir de 8h40, un individu, à bord de son véhicule, a perpétré un périple au cours duquel il a volontairement, volontairement, j'insiste,
00:46percuté un certain nombre de personnes qui se trouvaient sur son chemin.
00:50C'était des personnes qui pouvaient être à vélo ou à pied.
00:54Donc il y a eu cinq personnes qui ont été impactées, qui ont été renversées par cette personne sur un périple qui a duré environ 35 minutes.
01:05Marion Maréchal, bonsoir.
01:06Bonsoir.
01:07Ce terrible... Alors on ne peut pas qualifier ça d'attentat pour l'instant, l'enquête ne fait que commencer.
01:13Le conducteur a crié à l'Akbar. Il était connu pour des problèmes d'alcool, de drogue.
01:18Ça semble être plutôt quelqu'un de marginal qui a foncé sur des gens.
01:23Cinq personnes sont blessées. Deux sont griévant blessés en urgence absolue.
01:28Comment vous le qualifiez justement ?
01:29Oui, on va attendre confirmation en effet du détail.
01:32Ça semble de prime abord être un cas qui relève plus de la psychiatrie que de l'islamisme.
01:37Mais ce n'est pas moins interpellant à certains égards.
01:39Parce que ce serait quand même la démonstration, vu le profil de cet homme, fils de pêcheur à Oléron,
01:45donc manifestement en problème d'alcool, de drogue.
01:47Donc personnes fragiles, marginales, vous l'avez dit.
01:49Qui du coup se retrouvent dans un environnement dans lequel les attentats terroristes islamistes sont si nombreux.
01:53et manifestement quand même ce discours suffisamment présent
01:56pour que des personnes fragiles telles qu'elles finissent par être rattrapées par cela
02:01et quand elles passent à l'acte de manière dramatique, réutilisent les modalités islamistes.
02:07Donc je trouve que ça interpelle sur la présence malgré tout de ce discours,
02:13de ces modalités et de ces attentats et sur les conséquences que ça a,
02:16y compris sur ce type de personnes, sans aller jusqu'à la conversion.
02:19Vous ne dites pas que ce n'est pas forcément un attentat islamiste.
02:21Tant que je n'ai pas les éléments, si vous voulez, ça ne me fait pas plaisir de me précipiter
02:26pour dire que c'est absolument un attentat islamiste, vous voyez ce que je veux dire.
02:29Donc je ne cherche pas à le qualifier avant d'avoir tous les éléments,
02:32même s'il y a des choses qui interpellent.
02:33Je dis juste qu'in fine, si on apprend qu'on est plus sur un profil psychiatrique,
02:38ça dit quand même quelque chose aujourd'hui de la perméabilité sur des personnes fragiles
02:42de ce discours qui finissent par reprendre jusqu'aux modalités de ces terroristes.
02:45Vous faites preuve de prudence, mais visiblement on était beaucoup plus rapide aux conclusions
02:51du côté du Rassemblement National cet après-midi.
02:54Six ans après les attentats du Bataclan, ce gouvernement n'a toujours pas compris
02:58l'étendue de la menace qui pèse sur notre pays.
03:02Nous avons demandé, à travers ma voix, le groupe Rassemblement National,
03:06a demandé qu'on identifie désormais exactement ce qu'est l'islamisme,
03:11comment il s'exprime, quels sont ses relais, quels sont ses soutiens
03:13de façon à lui mener la guerre.
03:16Ce gouvernement refuse de mener la guerre à l'islamisme sur notre territoire.
03:20Nous sommes en train de compter les victimes.
03:23Ce qui est vrai néanmoins, et là où Sébastien Chenu a évidemment raison,
03:27au-delà de ce cas particulier, c'est qu'on est encore très loin
03:29de pouvoir lutter efficacement contre le discours islamiste dans notre pays.
03:33On voit encore sur les réseaux sociaux des discours islamistes
03:36se propager, se multiplier.
03:39On voit encore des associations qui ont des liens suspects
03:42avec des organisations islamistes, notamment aux frères musulmans,
03:45qui continuent de prospérer et d'être actifs, pas seulement au niveau français,
03:47d'ailleurs y compris au niveau européen, et parfois financés par l'argent du contribuable.
03:52Donc c'est vrai que de ce fait-là, et puis disons-le aussi,
03:55l'importation sur notre sol de produits radicalisés et de personnes radicalisées
04:00à travers l'immigration de masse, et de ce point de vue-là,
04:02on ne peut pas dire que la réponse du gouvernement est absolument satisfaisante.
04:05– Est-ce que ce sont les islamistes qui ont gagné à New York ?
04:07Est-ce que c'est le nouveau maire de New York, M. Hamdani,
04:11qui peut être affilié aux islamistes ?
04:13Parce que sur Instagram, il y a eu des conclusions rapides,
04:16notamment de votre part, en disant que c'était à ciel ouvert,
04:21aucune ville, ni à l'abri de la gauche woke et islamiste.
04:25C'est comme ça que vous qualifiez le nouveau maire de New York.
04:27– Et vous faites un parallèle avec le 11 septembre.
04:2924 ans après le 11 septembre, il vient d'être élu maire de New York.
04:32– Écoutez, je vais vous dire…
04:33– Vous parlez de Zad Prohama à ciel ouvert.
04:35– Je m'en remets à l'expertise d'une femme reconnue dans son domaine,
04:38qui s'appelle Florence Bergeau-Blackeur,
04:41qui est professeure au CNRS,
04:43qui est spécialiste des frères musulmans, comme vous le savez,
04:45et qui elle-même a dénoncé sur cet homme, M. Hamdani,
04:50des liens troubles avec notamment les frères musulmans.
04:53Elle a relevé, par exemple, que sa campagne avait été financée par une ONG
04:57qui s'appelle le Conseil pour les relations entre l'Amérique et l'islam,
05:00ONG affiliée aux frères musulmans, qui a également financé le Hamas.
05:05Voilà, et il y a des profils autour de lui,
05:07notamment Linda Sansour, qui a défendu des terroristes,
05:11qui a critiqué des femmes qui étaient sorties de l'islam.
05:15C'est un homme qui a des positions pro-palestiniennes extrêmement radicales.
05:19– On peut être pro-palestinien et ne pas être un islamiste.
05:22– D'accord, mais là, ce que je viens de vous révéler,
05:24excusez-moi, ça va au-delà quand même simplement de s'émouvoir,
05:27on va dire, évidemment, du cas des civils palestiniens.
05:30Donc c'est un profil indéniablement ambigu.
05:33– Alors comment vous expliquez son succès dans une ville comme New York ?
05:36– C'est un islamo-gauchiste en ce sens qu'il est par ailleurs,
05:40typiquement, pour la prise en charge à 100% de la transition de genre,
05:44y compris des enfants.
05:44– Comment vous expliquez son succès ?
05:46Et son succès à New York, qu'est-ce qui pourrait se reproduire en France ?
05:49– Ce n'est pas que des islamistes, pardon, mais de soutenir les transitions de genre ?
05:52– Oui, mais ça s'appelle l'islamo-gauchisme.
05:53C'est le grand paradoxe, c'est la convergence des luttes, si vous voulez,
05:56qui fait qu'aujourd'hui, on arrive en effet à voir travailler ensemble,
05:59et ce n'est pas seulement vrai aux États-Unis, d'ailleurs c'est vrai aussi en France,
06:01à la fois des militants LGBTQI+, et à la fois des militants islamistes,
06:06toujours face au même adversaire, qui est celui d'ailleurs de ce maire,
06:09pardon, je vais vous répondre indirectement,
06:11qui est finalement dans leur esprit l'homme blanc occidental chrétien,
06:15qui est l'ennemi à abattre, lui, sa culture, sa civilisation,
06:19et donc il faut faire converger ces minorités sexuelles,
06:22ces minorités dites racisées, ces minorités religieuses,
06:24pour abattre cela.
06:25– Mais parce que là, ça se passe à New York,
06:27on pourrait se dire que c'est chez les Américains, c'est loin de nous,
06:29est-ce que ça peut arriver en France ?
06:31Ce type de profil pourrait gagner des grandes îles via LFI ?
06:35– Parce que les députés et LFI l'ont soutenu, Manon Obrie était sur place d'ailleurs.
06:39– J'allais exactement y venir, c'est-à-dire que c'est un candidat
06:42qui a été soutenu par Jean-Luc Mélenchon, soutenu par Ima Hassan,
06:44soutenu par Manon Obrie, soutenu par Madame Tondelier,
06:46qui explique que c'est une incroyable inspiration, ce sont ces mots.
06:50Donc moi, je pense que la leçon à en tirer, c'est que des profils comme celui-là,
06:56peuvent un jour prendre le pouvoir dans des grandes villes occidentales, européennes.
07:02Et donc c'est ce qui d'ailleurs m'appelle à avoir la réponse
07:04la plus rapide possible, qui pour moi est celle de la coalition des droites,
07:07parce que je pense qu'aujourd'hui on est face à un adversaire existentiel.
07:11– Ça justifie l'union des droites.
07:12– On va y arriver, Madame.
07:13– Un adversaire existentiel.
07:14– Juste quand on regarde, il y a un particularisme de Mme Dany,
07:17quand on regarde le sondage sorti des urnes de CNN,
07:19il est élu essentiellement par les New-Yorkais qui viennent d'arriver à New-York,
07:22par une sociologie aussi électorale qui a beaucoup bougé,
07:2533% d'électorats juifs qui votent pour lui,
07:27donc les attaques sur l'antisémitisme supposé du candidat
07:31n'ont pas convaincu les électeurs.
07:36Et puis surtout, il s'est présenté,
07:39ou en tout cas il a eu comme agent électoral,
07:41quelqu'un qui s'est présenté comme l'anti-Mme Dany,
07:43lui-même devenant de fait l'anti-Donald Trump.
07:46Est-ce que ce qui aide le plus cette gauche radicale,
07:48c'est pas d'avoir précisément en face une droite radicale ?
07:52Est-ce que vous n'êtes pas les meilleurs agents électoraux de cette gauche-là ?
07:56Je crois que ce qui aide le plus ce type de candidat,
07:58c'est la démographie.
07:59Et vous venez de le dire vous-même par votre analyse,
08:02c'est-à-dire que c'est un candidat,
08:04c'est attesté par les chiffres,
08:05qui est d'abord et avant tout élu par les populations immigrées.
08:07D'ailleurs, il ne s'en cache pas,
08:08je ne sais pas si vous avez écouté son discours,
08:09qui est très vindicatif, quasiment belliqueux d'ailleurs.
08:11Le soir de sa victoire.
08:13New York est une ville d'immigration, elle l'est et le restera.
08:15Un discours ultra communautaire,
08:17où il explique que dans effet,
08:18New York est une ville d'immigrés,
08:20pour les immigrés, dirigée par un immigré.
08:22Donc quand on n'est pas immigré,
08:23manifestement à New York, on ne l'intéresse pas.
08:25Manifestement d'ailleurs,
08:26le seul immigré qu'il ne supporte pas,
08:27c'est Christophe Colomb,
08:28parce qu'il fait des doigts d'honneur devant sa statue,
08:29il explique qu'il veut déboulonner la statue de Christophe Colomb.
08:32Voilà, ça en dit,
08:32donc c'est un discours extrêmement de division,
08:36et quasiment d'opposition.
08:38Mais vous parlez de l'union des droites.
08:39Vous dites que la meilleure réponse,
08:41c'est l'union des droites.
08:43Mais comme le dit Inella,
08:44est-ce que ce n'est pas justement au contraire
08:45ce qu'attendent vos adversaires de la gauche radicale ?
08:49C'est-à-dire qu'il y a deux radicalités qui s'affrontent,
08:52et qui, dans une sorte de complicité, finalement,
08:54ils se font monter chacun leur côté ?
08:55Une fois de plus,
08:55je pense que la réponse est à trouver du côté de la démographie.
08:58C'est d'ailleurs le calcul électoral cynique,
09:00fait y compris par l'extrême-bauche que nous connaissons ici,
09:03et qui se sent obligé de parler matin, midi et soir
09:06de la question palestinienne,
09:07comme si, même si on peut s'en émouvoir,
09:09la question palestinienne était centrale dans la vie politique française.
09:11C'est bien qu'elle parle à une certaine population,
09:14comme un levier électoral.
09:16Et donc moi, la seule chose que je dis,
09:18c'est qu'aujourd'hui, ce qui se passe aux Etats-Unis
09:19est une leçon pour nous.
09:20Ne croyons pas que nous pouvons échapper demain
09:22à des profits tels que ceux-ci dans des grandes villes françaises.
09:24Dès les municipales de Mars, par exemple,
09:26vous dites qu'il peut y avoir des mamdaniers dans les villes françaises.
09:28Je pense que tout est possible.
09:29Alors, est-ce que ce sera dès ces municipales-là,
09:30ou est-ce que ce sera les suivantes ?
09:31Vous savez, il y a un certain nombre de pays,
09:32je pense notamment à la Belgique,
09:33où aujourd'hui, vous avez quasiment des partis islamistes revendiqués.
09:36Mais pour aller plus loin,
09:37l'Union des droites, c'est délai municipal
09:38ou il faut attendre 2027 ?
09:39Ah bah moi, le plus tôt sera le mieux,
09:41j'ai envie de vous dire,
09:41parce que chaque jour, évidemment,
09:43sans ce travail,
09:45est un jour perdu pour...
09:46Marine Le Pen n'en veut pas.
09:48Sauf que moi, le constat que je fais,
09:49c'est que, vous l'avez vu récemment,
09:51il y a eu un vote à l'Assemblée nationale
09:52qui est quand même une victoire historique.
09:54On aurait imaginé cela il y a six mois,
09:56ça aurait apparu,
09:57ce serait apparu...
09:57On dénonçait l'accord de 1968 sur l'Algérie.
09:59Exactement, ce serait apparu comme de la politique fiction.
10:01Or, il y a eu une majorité constituée sur ce texte,
10:04donc la dénonciation des accords de 1968 avec l'Algérie,
10:07avec le vote...
10:07Il faut rappeler, ces accords ont créé
10:09une sorte de régime d'immigration favorable
10:12pour les Algériens.
10:13Plus favorable à l'Algérie
10:13que le droit commun de l'immigration.
10:16Et vous avez là eu une convergence de votes,
10:18Rassemblement national,
10:19nos députés Identité Liberté, UDR,
10:21avec une partie, en effet, d'Horizon,
10:23les Républicains,
10:24pour défaire cette gauche.
10:27Cette gauche, d'ailleurs, dont on découvre,
10:29ça a été un beau révélateur, ce débat,
10:32qu'il n'y a pas seulement des députés LFI,
10:34mais surtout des députés FLN.
10:36Parce que je pense notamment à un certain député
10:38qui s'appelle Abdelkader Lamar,
10:40dont j'ai moi-même, d'ailleurs,
10:41découvert le profil à cette occasion,
10:43qui explique que « harki », ça veut dire « traître »,
10:45qui explique que la députée UDR Mansouri
10:48serait une caution, en faisant référence,
10:51à ses origines marocaines.
10:55Et voilà.
10:55L'union des droites, ça veut dire quoi ?
10:58Une candidature unique à droite.
11:01Donc, il faut mettre tout le monde d'accord.
11:03Or, Marine Le Pen, elle-même, n'en veut pas.
11:05Alors, ça va être difficile, votre histoire.
11:06Ça veut dire, très simplement,
11:08qu'il faut, à minima, aux élections législatives,
11:11à défaut des élections présidentielles,
11:12ce qui apparaît plus utopique,
11:14espérer de pouvoir obtenir 50 plus 1,
11:17ce qu'aucun parti aussi fort, d'ailleurs,
11:19et talentueux soit-il,
11:20ne peut obtenir seul,
11:21de ce qu'on voit des sondages.
11:23Donc, pour ça, je pense qu'il faut, en effet,
11:24additionner des courants.
11:26Et je ne vois pas d'autres chemins.
11:27Quel courant ?
11:28Si, en la résolution, par exemple,
11:29il y a des députés d'Édouard Philippe
11:31qui ont voté pour la résolution.
11:32Est-ce qu'Édouard Philippe fait partie de cette coalition ?
11:34Je vais vous dire,
11:35moi, j'ai d'autant plus, on va dire,
11:36savouré la victoire de ce vote,
11:38qu'il a été la démonstration
11:39de ce que j'ai défends, moi,
11:40pour le coup, depuis longtemps,
11:41et avec lesquels on me regardait encore,
11:43avec des yeux ronds,
11:44il y a ne serait-ce que quelques jours,
11:45qui était, en effet, une coalition
11:47qui allait de la droite nationale,
11:49pour faire simple,
11:49jusqu'au centre-droite,
11:50c'est-à-dire une partie d'horizon,
11:52parce que je considère qu'il y a aujourd'hui
11:53des sujets sur le régalien
11:55et sur l'immigration,
11:56c'en est la démonstration,
11:57sur l'écologie même punitive,
12:00sur la baisse d'argent de l'impôt,
12:02qui peuvent nous faire converger.
12:03D'accord, mais Marine Le Pen,
12:04j'y reviens, pardon,
12:05mais vous n'avez pas répondu,
12:06Marine Le Pen, elle-même,
12:06ne se positionne pas à droite.
12:09Donc, ça va être difficile
12:10de lui demander de participer
12:11à une union des droites.
12:12Je vous réponds.
12:12Donc, moi, j'ai l'impression
12:14que l'union des droites,
12:14c'est l'union des seconds couteaux,
12:17entre guillemets, excusez-moi,
12:18quand on regarde les sondages,
12:20Bardella, c'est 35%,
12:22ou Marine Le Pen,
12:23donc on a l'impression
12:24que la présidentielle,
12:24en tout cas,
12:25pour la qualification
12:26pour le deuxième tour,
12:27est jouée du côté du RN.
12:28Donc, je ne vois pas
12:29quel est l'intérêt pour le RN
12:30de s'allier à vous,
12:31à Sarah Knafow,
12:32Eric Zemmour et les autres.
12:34On a l'impression que,
12:35bien sûr que je vois l'intérêt
12:37pour vous de promouvoir ça,
12:39mais pour ceux qui sont en tête
12:40de tous les sondages,
12:41quel est l'intérêt ?
12:41Non, mais je vous mets très à l'aise.
12:43Ça va très au-delà de moi.
12:44L'intérêt, c'est d'obtenir
12:45une nouvelle majorité
12:46à l'Assemblée nationale.
12:47Et quoi qu'on en pense, d'ailleurs...
12:48Peut-être que le RN obtiendra
12:50tout ça ?
12:50Et si aujourd'hui,
12:51le RN domine très largement,
12:53indéniablement dans les sondages,
12:54rien n'a dit qu'il puisse
12:55obtenir demain, seul,
12:57ou en tout cas,
12:57avec aujourd'hui,
12:58la situation actuelle,
12:58une majorité absolue.
12:59Donc moi, ce que je dis,
13:00c'est qu'il faut obtenir
13:01cette majorité absolue.
13:01Je vais plus loin,
13:02Marie-Marie Chal.
13:02Vous dites majorité absolue.
13:04Donc majorité absolue
13:04pour accompagner un président
13:05de la République.
13:06Sauf qu'il y a dissolution en amont.
13:08Là, on serait solide en amont,
13:09mais on reste dans le calendrier
13:10de cohabitation.
13:11Pour l'instant,
13:12tel qu'il s'annonce,
13:14ça voudrait dire,
13:14éventuellement,
13:15les mêmes candidats aux législatives
13:16et on se met tous derrière
13:17le même candidat
13:18pour la présidentielle ?
13:19Moi, je pense qu'il peut y avoir
13:20une candidature à la présidentielle,
13:22des candidatures diverses,
13:23et qui ensuite aboutissent
13:24à ce qu'il y ait un accord
13:25au moment des élections législatives.
13:26Ça n'a rien d'absolument délirant,
13:28si vous voulez,
13:28une fois que les rapports de force
13:29sont constitués...
13:30Ça se passe à gauche.
13:30Au premier tour,
13:31vous émiettez le vote
13:32de cette union des droites
13:34que vous appelez de vos voeux
13:35à l'élection présidentielle.
13:37Il m'apparaît plus utopique
13:38d'imaginer quand même
13:39une candidature unique.
13:40Mais par contre,
13:40il n'y a rien d'incohérent
13:41à envisager qu'il puisse y avoir
13:43un premier tour qui se joue
13:44avec des rapports de force
13:45qui sont constitués.
13:47En France, en général,
13:48la primaire,
13:48c'était le premier tour
13:49de l'élection présidentielle.
13:50Des soutiens qui sont apportés
13:51aux candidats qualifiés,
13:53quels qu'ils soient,
13:53au second tour,
13:54et qui sont les prémices,
13:55finalement,
13:56d'une alliance ensuite
13:57aux élections législatives.
13:59Donc vous ne dites pas
13:59comme Gérald Darmanin,
14:00une primaire qui aille
14:02jusqu'à Snark-Nafo, etc.
14:04Le problème, si vous voulez,
14:05moi, la limite que je vois
14:06dans la démarche aujourd'hui
14:07que Gérald Darmanin
14:08et David Lissnard,
14:09c'est qu'eux,
14:09ils veulent faire une primaire
14:10pour battre le Rassemblement
14:11National et les Macronistes.
14:12Ce n'est pas ça,
14:13mon idée de l'union de la droite.
14:14Moi, je n'imagine pas
14:14faire une union de la droite
14:15sans le premier parti,
14:17aujourd'hui,
14:17du camp national
14:18qui est quand même
14:18le Rassemblement National.
14:19Alors je comprends
14:19que ce n'est pas très agréable
14:21pour eux,
14:21mais à un moment donné...
14:29Aujourd'hui,
14:29même le Rassemblement National
14:30ne se projette pas
14:31dans cette hypothèse.
14:32Vous l'avez compris,
14:32puisqu'aujourd'hui,
14:33Marine Le Pen est candidate
14:34jusqu'à la décision judiciaire
14:37et on verra ce qu'il en donne
14:38à ce moment-là.
14:38Qui est le mieux placé
14:39pour justement emmener
14:40la droite à la victoire ?
14:41Est-ce que c'est Jordan Bardella
14:42ou Marine Le Pen ?
14:42Vous l'avez compris,
14:44quand Marine Le Pen est en candidate,
14:45je soutiens Marine Le Pen.
14:46Jordan Bardella soutient Marine Le Pen
14:48et personne d'aujourd'hui
14:50dans le camp national
14:51ne souhaite se projeter
14:51avant que cette décision arrive
14:53et surtout deux ans
14:56avant l'élection présidentielle.
14:58Ce qui est sûr
14:58sauf c'est une question de dynamique.
15:00Or là, la dynamique
15:00elle semble être derrière Jordan Bardella.
15:01Et ce qui apparaît plus important,
15:03c'est qu'au-delà
15:03de qui sera le leader
15:05à travers la candidature
15:07du Rassemblement National,
15:08il faut pouvoir rassembler
15:0950% des Français
15:10et c'est le sujet
15:11des élections législatives.
15:12Et je le dis,
15:13j'y reviens,
15:14je pense que nous sommes
15:14aujourd'hui face
15:15à des adversaires existentiels,
15:16passeusement des opposants politiques
15:18et que cette situation
15:19qui est celle de la France
15:20à tous les niveaux,
15:21économique, social,
15:22migratoire, sécuritaire,
15:23nous impose de nous rassembler
15:25parce que sinon la France mourra.
15:27Mais si Jordan Bardella
15:28est mieux placée,
15:29et c'est le cas
15:30dans certains sondages
15:31que Marine Le Pen,
15:32est-ce qu'il n'est pas
15:33le candidat naturel ?
15:35Non mais d'accord,
15:35mais je veux dire,
15:35moi je veux bien
15:35que vous passiez aujourd'hui
15:37la primaire
15:37au sein du Rassemblement National.
15:39Il faut une primaire
15:39au Rassemblement National ?
15:40Ne demandez pas
15:41de me projeter
15:41dans une configuration
15:42dans laquelle
15:43les candidatures
15:44vont se décider bientôt.
15:45C'est ridicule,
15:46il n'y a pas de primaire
15:46envisagée aujourd'hui
15:47au Rassemblement National
15:48puisque Marine Le Pen
15:48est officiellement candidata.
15:49Est-ce qu'il faudra
15:50en faire une
15:50pour départager
15:51M. Bardella
15:51et Mme Le Pen ?
15:52Et il semble évident
15:53qu'aujourd'hui
15:53Jordan Bardella...
15:55Je repose ma question,
15:56si la candidate naturelle
15:58qui est effectivement
15:59Marine Le Pen
15:59se trouve finalement
16:01distancée
16:02par Jordan Bardella ?
16:03Je ne suis pas
16:03au Rassemblement National.
16:04Ça ne vous aura pas jamais.
16:05Je suis un soutien
16:06aujourd'hui
16:07de la candidature
16:08de Marine Le Pen.
16:09J'ai ma propre autonomie
16:10avec la ligne
16:11qui est la mienne
16:12et qu'une ligne
16:13qui se veut justement
16:14parler à des Français
16:15de droite
16:16qui aujourd'hui
16:16ne s'étaient pas
16:17absolument convaincus
16:18par le Rassemblement National
16:19en ayant beaucoup
16:19de points d'ailleurs
16:20de convergence
16:20et donc je ne vais pas
16:21me projeter
16:22dans une configuration
16:22dans laquelle le RN
16:23lui-même refuse
16:24de se projeter.
16:25Ça n'a pas de sens.
16:25Quand je lis
16:26et j'écoute
16:27ce que dit Jordan Bardella
16:28je vous sens plus proche
16:29de Jordan Bardella
16:30que Marine Le Pen
16:30aujourd'hui
16:31sur une ligne
16:31un peu plus libérale
16:32lorsqu'il dénonce
16:34notamment l'Etat
16:36enfin l'enfer fiscal
16:37que représente la France.
16:38Si vous voulez
16:38au-delà d'ailleurs
16:40de ce sujet-là
16:40parce que
16:41il faut quand même
16:42comprendre
16:43moi je veux bien
16:43qu'on passe 25 minutes
16:44sur qui que quoi
16:45à la présidentielle
16:45mais on est quand même
16:46aujourd'hui
16:46dans une situation
16:47c'est le rendez-vous
16:48d'un homme ou d'une femme
16:49avec le peuple.
16:49C'est évidemment très important
16:50mais le sujet
16:50c'est d'abord de savoir
16:51comment on sort
16:52de la situation actuelle.
16:53Or on est aujourd'hui
16:54quand même dans une situation
16:54il faut que les Français
16:55l'anticipent
16:56dans laquelle
16:57probablement d'ailleurs
16:58le Parlement
16:58ne pourra pas examiner
16:59dans les temps
17:00le budget
17:01tel qu'il se présente
17:02aujourd'hui à l'Assemblée.
17:03Nous allons probablement
17:04avoir un budget
17:04qui passera par décret
17:06c'est-à-dire imposé
17:06par le gouvernement
17:07c'est-à-dire un budget
17:08qui prévoit
17:09probablement autour
17:10de 17 milliards
17:11de hausses de prélèvements
17:11obligatoires
17:12et une augmentation
17:13des dépenses publiques
17:14non pas une baisse
17:15mais une augmentation
17:15de près de 22 milliards
17:16d'euros
17:17et un gouvernement
17:18qui ne fera aucune
17:19des économies
17:20là où ce serait nécessaire
17:20c'est-à-dire sur l'immigration
17:21sur l'assistanat
17:23et sur le train de vie
17:24de l'État.
17:24Donc si vous voulez
17:25moi mon obsession
17:25avant de parler
17:26au-delà de parler
17:27des personnes
17:27et une fois de plus
17:28je soutiens la candidature
17:29de Marine Le Pen
17:30à l'élection présidentielle
17:31et je ne vais pas me projeter
17:31dans une configuration
17:32qui pour l'instant
17:32n'existe pas
17:33mon objectif
17:35c'est d'abord
17:36de faire en sorte
17:36comment on propose
17:38une solution alternative
17:41qui est la nôtre.
17:42En fin de seconde
17:43Jordan Bardella
17:44sera sur ce plateau
17:44ce soir
17:44dans une émission spéciale
17:46en campagne
17:47face à BFM
17:48quelles questions
17:49vous voudriez lui poser
17:49ou lui dire quelque chose
17:51Jordan Bardella
17:52allez-y
17:52on le passera tout à l'heure.
17:53Je n'ai pas de question particulière
17:55en ce sens que nous avons
17:55vous savez des relations
17:56régulières lui et moi
17:58au Parlement européen
17:59et sur l'Union des droites
18:00ou un appel à lui lancer
18:02ou une demande
18:03Je pense que Jordan Bardella
18:06en effet
18:07la question c'est lui dire
18:08aujourd'hui
18:08est-ce qu'il ne serait pas temps
18:09d'élargir même
18:11j'ai envie de dire
18:11au-delà des alliés actuels
18:13et de réfléchir
18:14à trouver les moyens
18:15de mettre en place
18:16autour d'un programme commun
18:17ce qui demain serait
18:18cette coalition victorieuse
18:21par exemple en Italie
18:22qui va de la droite nationale
18:23jusqu'au centre droit
18:23parce que la démonstration
18:25quand même est faite
18:25que partout en Europe
18:26ce sont des coalitions
18:27des droites
18:28qui non seulement l'emportent
18:29mais gouvernent
18:30et je pense que la France
18:31devrait s'en inspirer.
18:32C'est la polémique du moment
18:33Chine
18:33le géant asiatique
18:35faut-il l'interdire ?
18:36Vous avez du Chine sur vous ou pas ?
18:37Non j'ai pas du Chine
18:38Vous vous commandez sur Chine ?
18:39Non jamais
18:40Jamais
18:40j'y suis jamais allée
18:41mais je vais vous dire
18:42moi au-delà du débat
18:43sur la sobriété
18:44la responsabilité individuelle
18:45qui est parfois un peu facile
18:46évidemment venant des députés
18:48macronistes
18:48qui ont des moyens
18:49que n'ont pas beaucoup de Français
18:50pour moi mon point de vue
18:51c'est d'abord celui
18:52de la protection du consommateur
18:53parce que le problème de Chine
18:55Chine ?
18:56Chine ?
18:57Chine ?
18:57Je sais pas tout le monde
18:58le prononce de manière
18:58un peu différente
18:59C'est vrai
18:59Le problème de Chine
19:01c'est d'abord le fait
19:02qu'il trouve un moyen
19:04de contourner les contrôles
19:05et les réglementations
19:06et donc on a découvert
19:07qu'il y avait des composants
19:08dans les vêtements
19:09dans les jouets des enfants
19:10qui étaient des composants toxiques
19:11des perturbateurs endocriniens
19:12qui empoisonnent finalement
19:13les populations
19:14On peut interdire ou pas alors ?
19:15Et donc oui
19:15à partir du moment
19:17si vous voulez
19:17où nos réglementations
19:19ne sont pas respectées
19:20il m'apparaît évident
19:21qu'il faut interdire
19:23jusqu'à ce qu'ils se mettent
19:24en conformité
19:24au-delà du fait
19:25que ça crée une concurrence
19:26déloyale
19:26pour nos petits commerçants
19:28et moi j'ai d'ailleurs demandé
19:30un débat au Parlement européen
19:31pour que ce sujet
19:32ne soit pas seulement traité
19:33au niveau national
19:34mais soit aussi traité
19:35bien sûr au niveau
19:35du marché commun
19:36ce qui m'apparaîtrait
19:37quand même la moindre des choses
19:38Merci Marion Maréchal
19:39Merci à vous
19:40Merci Naïla Latrousse
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