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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, Elisabeth Lévy, Gilles-William Golnadel, Louis de Ragnel, Joseph Masses-Caron,
00:05Yohann Ouzay sont là, on va évidemment parler de l'actualité classique, traditionnelle, politique,
00:10mais je voulais qu'on commence par une actualité absolument extraordinaire à mes yeux.
00:15Extraordinaire.
00:16Les images que vous allez voir, et vous allez les découvrir,
00:19est-ce que vous savez qui est Néo ?
00:22Voilà, c'est le premier robot domestique.
00:26Et je vous assure, je regardais ces images,
00:28on était avec Benjamin Naud, non pas Benjamin Néo, Benjamin Naud,
00:33et Benjamin me disait, c'est flippant.
00:36Bon, pourquoi c'est intéressant et pourquoi nous vous montrons ça ?
00:40D'abord parce que ça a un prix, mais ça reste, comment dire, ça coûte 17 000 euros.
00:4617 000 euros.
00:47Bon, donc vous voyez la petite bande-annonce, les gens montent dans leur voiture,
00:50manifestement c'était quand même une belle voiture,
00:52et puis Néo il est programmé et il reste tout seul.
00:56Et qu'est-ce qu'il va faire Néo ?
00:58Ben il peut tout faire, absolument tout faire.
01:00Vous l'avez programmé, il va faire évidemment le ménage,
01:03il va dans les chambres, il va tout nettoyer.
01:07Par exemple, il va mettre les chaussures comme il le faut,
01:10il met dans le panier de linge,
01:12il passe l'aspirateur, bien évidemment, tout ça est programmé.
01:16Vous voyez, il a été programmé par le petit panier de linge.
01:21Alors, c'est flippant parce que là, vous voyez, il met dans la machine à laver
01:26ce qui doit être mis dans la machine à laver.
01:29C'est quand même, c'est sidérant.
01:30Et c'est où 17 000 euros d'un coup, vous voyez ?
01:34Il vide la vaisselle et il vide la vaisselle.
01:40Ou 500 euros par mois d'abonnement.
01:43500 euros par mois d'abonnement.
01:45Alors, vous n'avez plus de femmes de ménage.
01:47D'abord, c'est terrible pour les femmes de ménage et pour ces métiers-là.
01:50C'est peut-être l'avenir aussi entre l'intelligence artificielle et les robots.
01:54Bon, ils se lavent les mains, je ne sais pas pourquoi ils se lavent les mains d'ailleurs.
01:56Mais bon, j'ai trouvé ça sidérant parce que ça, c'est en vente.
02:03Et flippant.
02:04C'est français ?
02:05C'est flippant.
02:06Alors, c'est développé par la start-up norvégienne IAX Technologies.
02:13Néo promet une révolution pour la modique somme de 20 000 dollars, 17 000 euros.
02:16L'entreprise propose également une formule de location mensuelle à 499 dollars par mois.
02:21Il est haut de 1,65 m pour 30 kilos.
02:24Néo prend la forme d'un humain asexuel.
02:26Alors, c'est ça qui est terrible parce que tu vois, hop, il descend.
02:28Là, je vais dire que quand on s'achète pas, regarde, on s'achète pas, ça...
02:33Mais est-ce que Néo fait la cuisine ? Parce qu'il n'y a que ça qui m'intéresse.
02:37Doté d'une combinaison blanche aux allures d'une tenue d'escrime,
02:41Néo se veut inoffensif avec une dextérité similaire à celle d'un humain.
02:44Il est vendu comme un véritable employé de maison, capable de réaliser des tâches ménagères,
02:47offrir une assistante personnalisée grâce à l'intelligence artificielle.
02:51C'est un compagnon humanoïde créé pour transformer votre vie à la maison, promets-t-il ?
02:55Un compagnon ?
02:56Il pèse 30 kilos et il peut soulever 60 kilos.
02:58Dans une vidéo promotionnelle de près de 10 minutes,
03:00le robot fait partie intégrante de la vie des couples américains.
03:03Mais vous verrez que bientôt, Néo, il...
03:05Il a parlé !
03:05Il fera des caresses !
03:07Mais c'est là où il y a un vrai sujet, Pascal.
03:09Voilà, Néo ne peut marcher, danser, ranger les affaires, plier le loge, ranger la vaisselle, on l'a vu.
03:15Bon, vie privée, Néo est ainsi conçu pour décharger son propriétaire des tâches domestiques.
03:21Bon, alors moi...
03:21Alors, ou c'est flippant ou c'est formidable.
03:24Benjamin, il disait, c'est flippant.
03:26Non, mais c'est vertigineux.
03:27Non, mais d'un point de vue technique, c'est éblouissant et tout le monde se dit, je rêverais d'avoir ça chez moi.
03:32Et c'est que le début, surtout.
03:33Ensuite, moi, ce qui me fait peur, c'est le moment où vous commencez à parler avec lui.
03:36Parce qu'en réalité, rien ne remplace l'humain.
03:38Et faire croire qu'une machine ou une intelligence artificielle peut vous réconforter...
03:42Mais non, mais vous...
03:43Rien ne remplace l'humain, la réalité.
03:45D'accord, Renéo, il dirait toujours que des choses gentilles...
03:48Je préfère quelqu'un, je préfère quelqu'un en vrai.
03:50Non, mais...
03:50D'abord, moi, ça me gêne, il y a un truc qui me choque beaucoup.
03:53C'est que ce soit, comme on dit, un humanoïde, un quasi-humain, et il est asexué.
03:58Donc, on est en train de nous acclimater, si vous voulez, à un monde...
04:01C'est la dernière chose que j'aurais remarquée.
04:02Eh bien, vous, c'est la dernière, et moi, c'est la première que j'entends.
04:04Vous voulez qu'il soit asexué, vous voulez quoi ?
04:05Un homme ou une femme, comme dans la vie.
04:08Un homme ou une femme.
04:08Moi, j'ai un homme de ménage, voyez-vous.
04:10On doit pouvoir...
04:10C'est vrai.
04:11J'ai l'incirme, on va pas...
04:13On doit pouvoir...
04:14C'est pas ce que je remarque en premier.
04:16Moi, je vous dis que ça veut dire quelque chose.
04:18Oui, enfin, c'est un rengot.
04:20Oui, désolé.
04:21Ça vous plaît ou pas ?
04:22Jamais content.
04:22Alors, moi, ça me plaît.
04:23Très vite, très vite, très vite.
04:24Je suis pas contente.
04:25Très vite.
04:25Moi, ça me plaît.
04:26Je savais que ça vous ferait réagir, ça.
04:29Ça vous intéresse.
04:30Ah ouais.
04:31Moi, ça me plaît.
04:32Vous aussi, visiblement.
04:33Ça me plaît parce que c'est quelque chose qui me fascine.
04:35Donc, la question n'est pas est-ce que c'est bien ou est-ce que c'est mal.
04:37Et ce qu'il faut savoir, c'est que les Japonais, le gouvernement japonais,
04:41les Japonais, dans leur ensemble, font ce pari-là.
04:44C'est-à-dire que comme le Japon se refuse à toute immigration, totalement,
04:48se ferme à toute immigration,
04:50ils ont décidé que la sauvegarde du Japon passerait exactement par ce type de robot.
04:56C'est ça où c'est aussi intéressant.
04:58Mais qu'ils ne payent pas de cotisation retraite.
05:00Évidemment.
05:02En tout cas, je souviens ça à votre...
05:05Non, mais ce qui est flippant, c'est quand ça va arriver dans les métiers comme le soin,
05:08quand on va vous dire que ces gens-là peuvent aussi,
05:11dans un certain nombre d'EHPAD ou faire un certain nombre de tâches auprès des résidents...
05:16Il n'y a pas d'émotion, il n'y a pas d'âme derrière un robot.
05:18Je vous rejoins sur ce bon cœur, mon cher Louis.
05:20Merci.
05:21Voilà en tout cas un sujet, je soumets ça.
05:24Et puis le prix est important, 17 000 euros, je l'ai dit, c'est un certain prix,
05:28mais c'est moins cher qu'une voiture neuve.
05:30500 euros par mois.
05:31Ou 500 euros.
05:32Et voilà.
05:33Bon, le Louvre.
05:34C'est fascinant, ça renvoie à la légende du golem.
05:36Le Louvre.
05:37Oui.
05:38Ah oui.
05:39Oui.
05:39Bon, le Louvre.
05:41Le Louvre.
05:42Et regardez, tout à l'heure, ça c'était passionnant,
05:45il était 17h, 18h, c'est là encore Benjamin Aneau qui m'a fait cette remarque.
05:50Nous avons, quand nous passons dans les couloirs de CNews,
05:53nous avons parfois toutes les télés du monde entier.
05:56Ça, c'est une image, moi je trouve que c'est une image extraordinaire.
05:59Ah oui.
06:00À l'heure où Laure Becquot parlait,
06:02le monde entier, vous entendez bien,
06:04CNN était en direct.
06:05Oui.
06:05La BBC était en direct.
06:07Sky News était en direct.
06:09Bon, évidemment, les chaînes françaises étaient en direct.
06:10Tout le monde était en direct de la conférence de presse de Mme Becquot.
06:15C'est extraordinaire.
06:16C'est extraordinaire.
06:17Donc, qu'a-t-elle dit Laure Becquot sur l'interpellation des deux hommes ?
06:21Nous l'écoutons.
06:23Le samedi 25 octobre, dans la soirée,
06:27il a pu être procédé à l'interpellation de deux hommes.
06:30L'un a été arrêté à 20h à l'aéroport de Roissy
06:35alors qu'il s'appritait à se rendre en Algérie
06:38sans billet de retour pour la France.
06:41Le deuxième suspect a été interpellé à 20h40
06:45à proximité de son domicile.
06:48Rien ne permet d'affirmer qu'il était en partance pour l'étranger,
06:51contrairement à ce que certains médias ont diffusé.
06:56Ces deux hommes sont soupçonnés d'être ceux
06:58qui ont pénétré dans la galerie d'Apollon
07:00pour s'emparer des bijoux.
07:02Le premier, âgé de 34 ans et de nationalité algérienne.
07:07Il vit en France depuis 2010,
07:09plus précisément à Aubervilliers.
07:12Déjà connu des services de police et de justice
07:14pour des faits relevant essentiellement de la délinquance routière,
07:19il a également été condamné pour un fait de vol.
07:22Le deuxième suspect est âgé de 39 ans.
07:24Il réside à Aubervilliers où il est né.
07:28Il déclare exercer clandestinement l'activité de chauffeur de taxi,
07:32mais avait lui aussi exercé la profession de livreur.
07:36Il est déjà connu pour des faits de vol aggravés,
07:40perpétrés en 2008 et 2014.
07:43Et il est par ailleurs sous contrôle judiciaire
07:45dans une autre affaire de vol aggravée.
07:47Alors que je vous parle,
07:48tous deux ont partiellement reconnu leur participation aux faits
07:52devant les enquêteurs.
07:53On comprend qu'il aurait dû être pris en prison et pendant...
07:57On comprend surtout qu'il y a un commanditaire derrière.
07:59Oui.
07:59C'est ça le sujet.
08:00Oui.
08:02C'est que eux manifestement sont des exécutants.
08:04Oui.
08:06Et on sait qu'ils font aussi qu'ils multirécédivistes.
08:09Oui.
08:10Un d'eux d'après ce qu'elle a dit.
08:11Bon, les bijoux.
08:13Écoutez Madame Bécaud.
08:14Que deviennent les bijoux ?
08:16Les bijoux ne sont, à l'heure où je vous parle,
08:21pas encore en notre possession.
08:25Je veux garder l'espoir qu'ils seront retrouvés
08:27et pourront être rendus au musée de Louvre
08:31et plus largement à la nation.
08:34Ces joyaux sont dorénavant, bien évidemment, invendables.
08:39Pour rappel, s'il en était besoin,
08:42quiconque les achèterait se rendrait coupable,
08:46à son tour, de recel de ce crime.
08:49Il est encore temps de les restituer.
08:52C'est entendu.
08:53Je ne sais pas d'ailleurs si on peut négocier.
08:55Par exemple, on peut dire, je rends les bijoux,
08:57mais je suis libéré ou on me donnera moins.
08:59Non.
09:00Pourquoi ?
09:01C'est ainsi.
09:03Le délit, il a été constitué.
09:05Il n'appartient pas aux autorités policières
09:08ou même aux autorités...
09:09On ne négocie pas avec la justice.
09:10Non, on peut leur dire, écoutez,
09:12il vous en sera.
09:13Il vous en sera...
09:14Oui, mais ça faut...
09:15Il vous en sera beaucoup tenu compte.
09:17D'ailleurs, c'est normal.
09:18Oui.
09:18C'est normal, même si ça n'est pas d'une terrible spontanéité.
09:22Mais personne ne m'empêchera de vous dire à cette heure
09:24que ça ne fait pas diminuer les statistiques
09:26sur la criminalité étrangère.
09:30Écoutons Mme Bécot, toujours sur opération commando, dit-elle.
09:33Le fait qu'ils allaient voler des bijoux ne me fait, dans mon état d'esprit, aucun doute.
09:40La suite de l'histoire nous démontrera collectivement la manière dont ils ont structuré leurs opérations
09:48que j'ai qualifiées d'opérations commando.
09:51Bon, opérations commando.
09:54Est-ce que vous sous-entendiez ?
09:55Oui, et au service de quelqu'un.
09:58Les deux personnes sont connues, effectivement, Gilles William a bien fait,
10:01de le rappeler pour des faits de délinquance,
10:03mais ne sont pas connues pour des vols de choses de grande valeur.
10:06Donc, il y a sans doute quelqu'un qui les a guidés.
10:09Bon, le budget, Yohann Ozaï.
10:12Le budget, c'est Claude Malureil qui a dit le concours de l'épine de la taxe et de l'impôt.
10:17C'est invraisemblable.
10:18C'est vraiment invraisemblable.
10:19Et là, il y a un heure de vérité aussi pour le Rassemblement National.
10:22Parce que le Rassemblement National taxe beaucoup.
10:27Et a voté notamment une surtaxe de 26 milliards.
10:31Présentée comme une solution pour apporter jusqu'à 26 milliards d'euros par an à l'État,
10:34elle serait, selon de nombreux experts, impossible à mettre en œuvre dans le cadre légal actuel.
10:39Je vous parle de la taxe sur les multinationales
10:42qui suscitent autant d'espoir à gauche qu'elle soulève d'objections juridiques et techniques.
10:46Écoutez Marine Le Pen.
10:47Nous, on essaye d'être totalement cohérents, de ne pas être sectaires.
10:53Je crois qu'on l'a démontré depuis des années maintenant.
10:56Quand il y a des amendements qui nous apparaissent positifs, nous les votons.
11:00D'où qu'ils viennent ?
11:01On se moque de savoir si ça vient de la France insoumise, des écologistes, des socialistes.
11:06Ça n'a aucune importance en ce qui nous concerne.
11:08Quand nous considérons que c'est mauvais, nous, nous y opposons.
11:12Et quand nous pensons que c'est améliorable, nous nous amendons.
11:17Vous n'imaginez pas de gouverner avec la France insoumise, je suppose ?
11:21Non, pas du tout. Ce n'est pas ce que je dis.
11:23Je dis que refuser de voter un amendement qui peut potentiellement aller dans le sens des intérêts des Français
11:30au motif que ça vient de un tel ou un tel, c'est le niveau zéro de la politique.
11:36Mais écoutez les débats.
11:37Moi, j'ai été frappée hier.
11:39Je veux dire, ce n'est même pas la cour d'école.
11:41C'est pire que ça.
11:42L'amendement défendu, effectivement, au départ par la France insoumise
11:45et soutenu par le Rassemblement national prévoit de taxer les bénéfices des grandes entreprises
11:50proportionnellement à leur activité réalisée en France.
11:53Et ce, même si ces bénéfices sont déclarés à l'étranger.
11:56Ça ne va pas être ça.
11:57Moi, sur le budget, sur ce qui se passe à l'Assemblée nationale, j'ai une théorie.
12:01Je crois que les députés ont tous compris que ce budget ne serait pas voté.
12:06Donc chacun y va de sa taxe supplémentaire.
12:09Chacun y va de sa taxe supplémentaire.
12:11Pour faire plaisir à son électorat.
12:13Quand on examinera la partie dépense, chacun y ira de sa dépense supplémentaire.
12:18Pour faire plaisir, là encore, à son électorat.
12:20Pour creuser un peu plus le déficit.
12:23Donc les députés, ça ne les engage pas.
12:24Ils savent finalement que ça ne sera pas voté.
12:26Le budget ne sera pas voté.
12:28Donc ce qui se passe à l'Assemblée, là...
12:29Et on votera quoi ? On reviendra à quel budget ?
12:31Mais il y aura des ordonnances.
12:32Mais ces ordonnances, ça veut dire quoi ?
12:34Ces ordonnances avec ce qui a été décidé ?
12:36Sur ce que le gouvernement aura décidé, effectivement.
12:38Oui, mais là, il y a un danger.
12:40Si dans ces ordonnances, il y a par exemple cette taxe ?
12:43Non, il n'y aura pas cette taxe.
12:44Mais pourquoi ?
12:45Non, il n'y aura pas cette taxe.
12:45Parce que ça n'est pas dans le projet de loi initiale.
12:50Oui, alors là, c'est quand même très technique.
12:51Eh oui.
12:52Non, mais dites, il faut que les ordonnances soient liées au projet initial.
12:57Absolument.
12:58Ou alors dans des amendements acceptés par le gouvernement.
13:00Ce qui ne sera pas le cas pour cette taxe-là.
13:01Et de toute façon, Pascal, je vous dis un mot sur cette taxe.
13:04Elle ne peut pas être mise en implication pour une raison très simple.
13:06C'est qu'il y a des traités internationaux qui lient la France à d'autres pays.
13:09Et les traités internationaux sont plus forts que le droit.
13:13Ça s'appelle la hiérarchie des normes.
13:14Et donc, de toute façon, ça ne fonctionnera jamais.
13:16Ça ne sera jamais mis en application.
13:18Alors, c'est justement, cette taxe est une taxe, mais totalement idiote.
13:22Totalement absurde.
13:23Alors, totalement absurde pour une simple raison.
13:25C'est que ça va viser les GAFAM.
13:27Donc, ça va viser, évidemment, des GAFAM.
13:30Elles sont en situation monopolistique dans leur domaine.
13:32Et évidemment, comme il y aura une taxe, qu'est-ce qui va se passer ?
13:35Elles vont reporter les taxes sur les petites et moyennes entreprises en France.
13:39Donc, c'est parfait.
13:40Si on veut, en plus, continuer à asphyxier les petites et moyennes entreprises en France,
13:44on peut continuer dans ce sens.
13:46Je vous avoue...
13:46Non, je voulais juste parler de l'électorat du RN, en fait.
13:49Dans l'enquête Fracture française, on apprend que l'électorat du RN, pour 55 ou 60%,
13:54veut qu'on taxe les riches pour aider les pauvres.
13:58Donc, voilà, Marine Le Pen suit ses élections.
14:00Une partie de son électorat.
14:04Celui plutôt des Nîmes Beaumont que celui du Sud.
14:07Je ne suis pas le détracteur le plus virulent du RN, mais j'ai du mal à le suivre dans cette histoire.
14:12Oui, d'autant que M. Tanguy...
14:13Alors, M. Tanguy, c'est le monsieur économie du RN.
14:15Et il s'est appuyé sur Attaque.
14:17Oui.
14:18Et il a fait la louange.
14:19Il a tressé des courriers de Gronne-de-Laurier.
14:22Attaque.
14:22Il faut dire qu'il est Attaque.
14:23Organisation intermondialiste.
14:25Oui.
14:25De l'extrême-gauche.
14:26C'est pour ça que c'est intéressant de voir, parce que souvent, il est reproché au RN d'être sans doute très à gauche économiquement.
14:33Et là, c'est le cas.
14:34En tout cas, de ne pas être libéral, ça c'est clair.
14:36Oui.
14:37Le libéralisme, il y a quand même du mal.
14:39De ne pas être pro-business, c'est surtout ça pour l'heure.
14:41Bon, écoutez M. Retailleau, ce qui a parlé ce matin de l'alliance entre la France insoumise et le Rassemblement national.
14:47Je pense qu'elle est encore moins votable qu'hier, puisque désormais, avec une alliance souvent entre le Rassemblement national,
14:54et l'extrême-gauche et les filles, c'était le cas cette nuit, avec 26 milliards d'euros de plus.
15:01Il y a une folie fiscale, il y a un choc fiscal quasiment sans précédent.
15:04Alors, folie fiscale qu'a stigmatisé M. Maluré, c'était au Sénat.
15:09Il s'adressait à Sébastien Le Cordu.
15:12Depuis quelques jours, le concours lépine des taxes les plus déjantées bat son plein à l'Assemblée,
15:19mené par les pistolets roses de la justice fiscale.
15:21Appauvrir les uns pour enrichir les autres, c'est la recette séculaire de l'enfer pavé de bonnes intentions du camp du bien.
15:28Tous les pays qui l'ont appliqué n'ont jamais enrichi personne, mais ils ont tous réussi à ruiner tout le monde.
15:34M. le Premier ministre, la France crève d'un excès de dépenses, de dettes et de taxes,
15:39mais au lieu d'économies depuis huit jours, des centaines d'amendements créent chaque jour de nouveaux impôts.
15:44Je voudrais vous supplier de résister et de défendre avec nous la ligne dont le pays a besoin.
15:50Moins d'impôts, moins de dépenses publiques, plus d'emplois et de liberté pour les Français.
15:54Ma question est simple, comment comptez-vous faire face à cette Assemblée saisie de folie fiscale ?
16:01Je pense que la volonté de compromis va dans les deux sens.
16:03et que si nous sommes prêts à avancer sur un certain nombre de demandes de ces différents bancs,
16:09il faudra aussi qu'on soit capable de trouver un consensus sur cette réforme de l'État,
16:12parce que nos concitoyens demandent que l'on traite un certain nombre de problèmes à la racine,
16:16sans démagogie, sans faire du fonctionnaire bashing, sans opposer les collectivités locales à l'État et vice-versa,
16:22mais en étant capable tout simplement de repartir de zéro et de faire preuve de créativité,
16:27c'est le seul chemin que je trouve pour sortir notre pays de la situation dans laquelle elle se trouve.
16:30Merci beaucoup.
16:31C'est des phrases assez creuses.
16:32Oui, ça veut à la fois tout dire et rien dire.
16:35Cette phrase-là, vous pouvez la mettre sur tous les sujets, vous pouvez la ressortir,
16:38parce que c'est parlé pour ne rien dire.
16:40L'angle de bois, il y a les copeaux qui veulent être.
16:42Non mais moi, je suis complètement catastrophé qu'on parle de tout,
16:48sauf de faire des économies et sauf des dépenses sociales.
16:50Ah ben justement, tiens.
16:51Parce que c'est le nœud du problème en fait.
16:53Justement, la révolution économique de Sarah Knafow,
16:55et je vous invite à acheter ces JD News,
16:57puisque c'est mercredi, l'excellent journal hebdoménaire
17:01que dirigent notamment Laurence Ferrari et ses équipes.
17:05Louis de Ragnel, bien évidemment, Geoffroy Lejeune.
17:08La révolution économique de Sarah Knafow, c'est la une cette semaine.
17:11Nous sommes le peuple le plus martyrisé, dit Sarah Knafow, par la fiscalité.
17:15Et nous avons aussi l'administration qui dépense le plus au monde.
17:18Ceci explique cela.
17:19Le budget, ce n'est pas un document technique
17:21qui ne concerne que le ministre du budget.
17:23et c'est la traduction la plus concrète des choix politiques.
17:26Avec 45% de prélèvement obligatoire,
17:27cela signifie qu'à partir du 16 de chaque mois,
17:30nous ne travaillons plus pour nous,
17:32ni pour notre famille, ni pour l'État.
17:34Et puis, il y a des solutions qu'elle imagine,
17:36ces solutions, vous les avez peut-être lues.
17:38Bien sûr, c'est moi qui fais l'interview.
17:40Donc, non mais globalement,
17:41les solutions pour ne pas rentrer dans des...
17:43pour ne pas saouler tout le monde.
17:44Ça se tient.
17:46On se fait à l'interview.
17:46Non mais c'est la fin de l'aide au développement,
17:5014 milliards d'euros.
17:51C'est 80 milliards, dit-elle.
17:53Et au total, il y a 80 milliards d'euros d'allègements.
17:55Dépensez moins pour libérer l'économie.
17:57Donc, globalement, c'est un programme de libération économique.
17:59Est-ce qu'elle propose de travailler plus ?
18:01Parce que ce matin, on était avec François Langlais
18:02qui a été éblouissant sur ce plateau.
18:05François Langlais, vraiment éblouissant.
18:07Et il faut à la fois travailler plus,
18:09mais il faut qu'on soit plus à travailler.
18:11Ah oui, bien sûr.
18:12On n'est pas assez nombreux à travailler.
18:13Est-ce qu'il y a cette idée ?
18:15C'est pas grave.
18:16C'est imprégné de la philosophie politique de Sarah Knafo.
18:18Oui, mais il va falloir le dire aux gens.
18:20Elle le dit sans problème.
18:21Oui, mais les gens, ils ne veulent pas.
18:22Ben oui, mais...
18:23La difficulté, c'est quand on va commencer à dire
18:25aux uns et aux autres, il faut travailler plus.
18:27Alors, je ne parle pas pour les carrières
18:28qui sont particulièrement difficiles.
18:30Effectivement, on l'a souvent dit.
18:32Mais peut-être dans l'administration,
18:34travailler plus.
18:34Les profs, travailler plus.
18:36Les professions, les uns et les autres,
18:39travaillons plus.
18:40Les cadres.
18:41Je veux que je vous dise qu'on n'aura pas le choix, Pascal.
18:43On ne peut pas être le seul village gaulois.
18:44Mais tous les pays européens autour de nous travaillent plus.
18:47Et nous, on va être les seuls avec notre drapeau
18:49en disant qu'on est meilleur.
18:50Mais non, mais oui, ça fait des années qu'on n'a pas le choix.
18:52Ça fait des années qu'on continue.
18:54Le problème, pardon, le problème, moi j'en ai parlé d'ailleurs avec Sarah Knafou,
18:57je me dis très bien son plan, mais simplement,
18:59tu n'as pas le peuple pour ça.
19:01Parce qu'elle oublie de dire, quand on est le peuple le plus martyrisé du monde,
19:05qu'on est aussi le peuple le plus drogué à l'argent public du monde,
19:08et que dès que tu vas commencer à dire, je coupe ça, comme elle a dit.
19:11Ben oui.
19:12Elisabeth, on peut assumer aussi de prendre des mesures qui sont impopulaires.
19:16Oui, mais il faut être élu.
19:17Ben il faut être au pouvoir pour ça.
19:18Il faut être élu, mais regardez, je crois que l'exemple,
19:21la réforme des retraites, heureusement qu'elle a été,
19:23moi je suis le premier malheureux qu'elle soit abrogée.
19:25On va marquer une pause, mais elle a été imposée au forceps.
19:27Il faut être élu.
19:28Celui qui va arriver et qui va dire,
19:30Madame, Monsieur, demain, c'est ceinture,
19:33ça ne va pas être simple.
19:34Ben continuons alors à voter pour des gens qui vous promettent des choses fausses.
19:37C'est arrivé dans le passé, alors pourquoi ça n'arriverait pas ?
19:39Vous pouvez dire un mois ?
19:40Non, parce qu'on va marquer une pause.
19:41Ce que c'est François Langlais, c'est tant qu'il n'y a pas de crise, il se passe rien.
19:45Ben oui, évidemment.
19:46Donc la crise, c'est quoi ?
19:47C'est le jour où vous allez dire, ben on ne peut plus payer.
19:51Les fonctionnaires, on ne peut plus payer.
19:52Ce mois-ci, vous n'êtes plus payé.
19:53Crise.
19:54Les retraites, on ne peut plus payer.
19:56On diminue les retraites.
19:58Crise.
19:58Et tant qu'il n'y a pas de crise, il ne se passe rien.
20:00Vous verrez, c'est peut-être le FMI qui réglera ce que le politique n'arrive pas à régler.
20:07Si vous pouvez écourter un peu la publicité.
20:10Non.
20:11Ça, c'est la seule chose.
20:14La publicité, c'est ce qui vous paye, cher ami.
20:15Je veux bien écourter votre salaire.
20:17Très modeste.
20:20La pause, à tout de suite.
20:25Démission ou élection à chaque fois qu'un homme politique est sur un plateau de télévision,
20:30ou de radio d'ailleurs, ou en presse écrite, la question lui est posée.
20:33Elle a été posée ce matin à Bruno Retailleau.
20:35Vous vous souvenez qu'on devait me donner la parole ?
20:39Ah oui, pardon.
20:40C'est trop tard.
20:40Oui.
20:41C'est trop tard.
20:42Ça ne sera pas de punition, je reconnais qu'elle essaie.
20:44Non.
20:44Non, en deux mots.
20:45Oui.
20:46En deux mots par rapport à notre sud.
20:47C'est incroyable.
20:48Par rapport à un sujet économique.
20:49Non, mais sérieusement.
20:51Vous connaissez l'économie.
20:52Vous connaissez l'économie.
20:53Si vous ne m'aviez pas interrompu grossièrement, je vous aurais dit par rapport à un sujet économique
20:58où je n'y connais pas grand-chose.
21:00Mais je me flatte d'avoir un peu d'instinct.
21:02Je pense, et je le dis là très sérieusement, que nous sommes dans une période doublement
21:05suicidaire.
21:07On est dans une période suicidaire au niveau du fait qu'on continue les taxes et qu'on
21:12ne fait pas une seule économie.
21:14Mais c'est suicidaire.
21:16Elisabeth a raison.
21:17C'est parce que les Français ont été complètement décérébrés depuis 30 ans.
21:22Ça fait 50 ans qu'on le dit.
21:23Non, mais...
21:24Si c'est pour dire ça, pardonnez-moi, vous enfoncez une porte ouverte.
21:28Non, je sais que vous souffrez là.
21:29Vous allez encore souffrir.
21:31Si c'est quelque chose qu'on n'a pas dit.
21:32Non, non.
21:33Tout ce qui a été dit là était effectivement nouveau.
21:35Mais ce que je veux dire également, c'est que l'autre phase du suicide, c'est le suicide
21:42migratoire.
21:42Parce que si j'étais, par exemple, Marine Le Pen, j'irais d'accord, je vais voter, etc.
21:47Mais en même temps, j'exige qu'on profite de la situation pour prendre, par exemple, des
21:53lois migratoires qu'on arrête avec l'accord avec l'Algérie, etc.
21:58Non, mais pardon.
22:00Expliquez-moi.
22:01Pourquoi c'est uniquement les socialistes qui font la loi ?
22:04Il y a quelque chose qui échappe à mon entendement, sauf si nous sommes dans une période
22:09suicidaire.
22:10On n'est pas suicidaire.
22:12Tout le monde a été expliqué.
22:14C'est-à-dire que M.
22:15Lecorni veut garder sa place, M.
22:16Macron veut garder sa place, point.
22:18C'est ce qui explique la situation.
22:19Et on n'a pas le droit de dicter aussi, nous, des choses, les autres.
22:23Mais non, puisque vous avez les LR qui refusent la censure.
22:26La composition de l'Assemblée.
22:27Ils se sont couchés.
22:28Il faut croire que les LR...
22:29Ah bah ça tombe bien.
22:31Ils se sont couchés à aller leur dire.
22:33Ah bah ça tombe bien.
22:34C'est pour ça que je considère que lorsque la droite se conduit comme ça, elle
22:38se conduit de manière suicidaire.
22:39Mais vous avez raison.
22:39C'est exactement ce que je voulais dire.
22:40Mais vous avez raison.
22:41Ah bah voilà.
22:42J'aurais aimé que ça soit plus spontané, messieurs, ce que je voulais dire.
22:44Mais vous avez raison.
22:45Mais allez leur dire.
22:46Allez leur dire.
22:48On va écouter donc Bruno Retailleau.
22:49Il était interrogé sur la démission possible du Président de la République.
22:53Un retourne aux urnes.
22:54Je pense qu'on y viendra.
22:56D'une façon ou d'une autre.
22:57Il y a trois façons de le faire.
22:59La démission du Président de la République, ça lui appartient.
23:01Vous...
23:01La dissolution.
23:02On va peut-être envoyer les points par points.
23:03La démission, vous la souhaitez ou pas aujourd'hui ?
23:05Je n'ai jamais dit que je la souhaitais.
23:08C'est au Président de prendre cette décision.
23:09Vous souhaitez qu'il prenne cette décision ?
23:11Bien sûr.
23:11Jean-Luc l'avait fait.
23:13Et Marine Le Pen est revenue aujourd'hui sur les dernières élections législatives.
23:19Nous devions avoir une majorité à l'Assemblée nationale et donc gouverner.
23:24Au dernier moment, Emmanuel Macron a changé d'avis.
23:26Il avait envisagé cette possibilité.
23:27Et puis, il a eu le vertige, peut-être, devant la perspective, véritablement, d'une victoire du Rassemblement national.
23:36Donc, ils ont tordu la démocratie.
23:38On se retrouve dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui et dont on ne sort pas.
23:41Parce que le pays, chaque jour, va de plus en plus mal.
23:43Donc, je viens dire que nous sommes dans une crise politicienne.
23:48Je dis que ce n'est même pas une crise politique, c'est une crise politicienne.
23:51Et que le seul moyen d'en sortir, c'est de retourner aux urnes.
23:55Ils sont prêts à vendre père et mère, à se couper à un bras, plutôt que de retourner devant les électeurs.
24:02Je trouve ça malsain.
24:03Je veux dire, cette réticence, cette peur, cette angoisse, voire même cette hostilité à l'égard du vote des Français,
24:11m'apparaît révéler un problème important.
24:14Donc, nous censurerons parce que nous souhaitons retourner aux élections.
24:18– Alors, c'est vrai, c'est vrai, ce qu'elle dit, contrairement à ce qu'on a...
24:22Enfin, en tous les cas, si elle a raison, Emmanuel Macron ne s'est pas laissé imposer le Front Républicain
24:28comme il l'a essayé de nous le faire avaler, c'est lui qui a changé d'avis et qui a eu peur.
24:33– Moi, je ne crois pas à cette théorie.
24:34– Enfin, en tous les cas...
24:35– Non, moi, je ne crois pas à cette théorie.
24:36– Pardon, je termine juste là-dessus.
24:38Mais quand même, ce qu'on peut lui rétorquer à Marine Le Pen, c'est que malgré le Front Républicain,
24:42les électeurs sont libres.
24:44Ils ne sont quand même pas obligés...
24:45– Oui, la deuxième partie de ce qui est tout à fait juste.
24:48– C'est-à-dire, c'est malsain, ils ont tous la trouille d'aller devant les urnes.
24:52Qu'est-ce que ça veut dire ?
24:52– Moi, je pense qu'il ne faut pas y aller, alors.
24:54– Non, mais l'entourloupe, au désir.
24:55– Mais vous avez raison, la seule majorité, c'est ça.
24:58– Non, quand quelqu'un se maintient, les électeurs, ils sont cocus, au deuxième tour.
25:02– Ah non, c'est tout l'entourloupe.
25:04– C'est vrai, mais il y a aussi des cas où ils avaient le choix.
25:05– C'est pas l'entourloupe non plus, les gens, ils votent.
25:07– Mais oui, mais on fausse le Front Républicain.
25:10– Le Front Républicain a faussé les règles.
25:13– C'est ce que dit Sarah Knafo, d'ailleurs, dans le CNews.
25:15– Elle a souvent raison.
25:17– Mais, comment dire, ça ne fausse pas, ils font l'accord qu'ils veulent.
25:22– Je ne vous dis pas le contraire.
25:23– Pourquoi fausser les électeurs ?
25:25– Non, mais attendez, là on raconte.
25:27– Il y a la pression morale déjà.
25:28– Il y a des gens qui n'ont rien à voir entre eux, qui s'accordent.
25:33– Non, mais je suis désolé pour...
25:35– Mais c'est leur empêcher...
25:36– Mais les électeurs...
25:37– Non, je ne suis pas d'accord avec vous, parce que les gens ne sont pas aussi politisés que vous.
25:40– Bien sûr.
25:41– Et donc, ils regardent ça, ils voient l'offre qui est dans eux.
25:43– C'est sûr.
25:44– Et ce n'est pas une offre sincère.
25:45– En tout cas, le Front Républicain, je pense que le prochain coup, ça m'étonnerait qu'il marche de la même manière.
25:49Mais là où elle a raison, c'est qu'effectivement, quand tu es un démocrate et que tu as peur des électeurs, il faut faire autre chose.
25:55– Non, mais je ne crois pas, en l'occurrence, que ce soit le fait d'Emmanuel Macron.
25:58– Non, moi, je crois que c'est Gabriel Attal, qui ne voulait pas être le Premier ministre,
26:04qui, sur le perron de Matignon, passe le pouvoir à Jordan Bardella pour le Rassemblement National.
26:08Il ne voulait pas cette photo-là.
26:09– Vous restez sur la version initiale.
26:11– Donc, je crois que ça s'appelle Gabriel Attal, qui a appelé à voter pour des députés de la France insoumise.
26:16– Puisque vous parlez de M. Attal, Mme Datti, elle en forme Mme Datti en ce moment.
26:22C'est vrai qu'il faut mieux être dans son camp, sans doute, que...
26:26– Il ne faut pas aller la chercher.
26:27– Quelle amitié Datti !
26:28– Que être un ou une de ses adversaires.
26:31– Elle a rarement été timide.
26:33– Oui.
26:34Bon, alors, la guerre de la mairie de Paris est ouverte,
26:38puisque, visiblement, Gabriel Attal va présenter un candidat de Renaissance.
26:42– Renaissance va soutenir Pierre-Yves Bournazel, qui est le candidat à horizon d'Edouard Philippe.
26:47– Bon, ce qui est stupide.
26:49Ce qui est stupide, parce que ça veut dire que tu perds la mairie de Paris.
26:51C'est ridicule, une nouvelle fois.
26:53– Ça veut dire que...
26:54– Ça contribue à la division, je suis assez d'accord avec vous.
26:57– Donc, c'est idiot.
26:58Donc, une nouvelle fois, M. Attal, comme toujours, prend la mauvaise décision.
27:02Parce que c'est ça, la vérité.
27:03C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui veut faire...
27:05Toutes ses décisions, en fait, sont contre-productes.
27:08C'est formidable, d'ailleurs.
27:09Il l'a montré pendant les législatives, et il refait la même chose, là.
27:12– Là, ça s'inscrit dans un contexte global.
27:14C'est-à-dire que, d'abord, il y a une détestation entre Gabriel Attal et Raphaël.
27:17– Oui, mais on s'en fiche.
27:18– Oui, mais ça compte.
27:19En politique, les relations personnelles, Pascal, ça compte.
27:22– Si vous voulez battre la gauche,
27:24Édouard Philippe, est-ce que Édouard Philippe et Horizon
27:26est plus proche de Rachida Dati,
27:28ou d'Anne Hidalgo, ou de M. Grégoire ?
27:32– C'est la seule question.
27:32– Il y a quelque chose qui doit dépasser, quand même, les petits égaux.
27:36– Il y a eu un deal entre Renaissance et Horizon,
27:41c'est-à-dire que Renaissance soutient Horizon à Paris.
27:43– Eh bien, ils perdront !
27:44– Et en échange, Horizon soutient Renaissance
27:46dans des villes comme Annecy, dans des villes comme Bordeaux,
27:49dans des villes comme Lille.
27:50– Eh bien, ils perdront !
27:50– Voilà, c'est ça.
27:51– Ils perdront, ils perdront, ils perdront.
27:54– Parce que maintenant, Attal fonctionne avec Édouard Philippe.
27:58– Pour les municipales, oui, il y a des deals dans beaucoup de villes.
28:00– C'est la conjuration des perdants.
28:02– Et le soutien de Renaissance à Horizon à Paris
28:05vient sceller ce deal-là dans de nombreuses villes de France.
28:07– C'est la conjuration des traîtres et des perdants.
28:09– Mais je pense qu'ils vont se ramasser.
28:11– Mais je vous le signe, c'est parce que les gens vont détester ça.
28:15– Non, mais de manière générale.
28:15– Parce que c'est petit arrangement, vraiment, entre amis.
28:18Tout ça est minable.
28:19– C'est de la vengeance aussi contre Emmanuel Macron.
28:21– Tout ça est minable.
28:21Donc les gens, évidemment, vont se détacher de ça.
28:24– Est-ce qu'aujourd'hui, un débuté qui a une étiquette macroniste
28:29a une chance d'être élu ou est-ce que c'est...
28:31– S'il y a la photo d'Emmanuel Macron sur l'affiche, non.
28:34– Mais ils vont être rejetés.
28:34– S'il y a la photo d'Emmanuel Macron sur le pacte,
28:36c'est les deux anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron.
28:41Donc d'abord, ils ont participé à la débâcle.
28:44Et en plus, ils le trahissent.
28:46Donc si les gens votent pour eux, moi, je ne pense pas.
28:48– C'est une question de bon sens.
28:51– Moi, je vois se renouveler exactement le même scénario qu'au dernier municipal.
28:56– Exactement.
28:57– Et encore dernier municipal.
28:58– C'est que c'est incontestable que Dati, c'est la personne.
29:03C'est incontestable, objectivement.
29:05Mais vous avez sous Dati un nombre de sous-fifres qui allument le feu
29:09et qui se comportent comme des trolls.
29:11– Et bien sûr, c'est ce qu'il faut dire quand même.
29:13– Et qui, par exemple ?
29:15– Non, ce n'est pas intéressant.
29:17– Très bien, M. Rudolf Garnier.
29:19M. Rudolf Garnier, c'était le candidat.
29:23– Personne ne le connaît.
29:23– Oui, mais c'est des arrondissements.
29:24– C'est un élu du 18e arrondissement.
29:25– Du 18e arrondissement, voilà.
29:27Donc, il s'est déversé sur Bournazel en disant
29:30« Ah, Bournazel qui a fait un score médiocre au municipal. »
29:34Sauf que cette même personne,
29:36– Mais ça ne se passe pas vraiment le mieux dessus.
29:37– Au dernier législatif, il fait 3 et quelques pourcents.
29:40– Non, mais c'est pas France 3, il le France.
29:43– Oui, non mais, voilà.
29:45– Oui, mais, attendez.
29:47Excusez-moi, je veux bien qu'on tombe en admiration
29:52successivement devant un tel ou un tel.
29:54Je veux bien.
29:55– Mais c'est pas une question d'admiration,
29:56c'est une question de logique.
29:57– Mais si, si, si, si, si tu veux gagner Paris,
29:59tu penches à droit, bien sûr.
30:01– La logique, si vous voulez gagner Paris,
30:04c'est de rassembler.
30:05– Oui, c'est ce que je veux dire.
30:06– Oui, mais Dati, elle a la possibilité de rassembler.
30:08– Surtout avec les deux atouts de poids
30:12de son Benjamin Haddad et Maillard.
30:14– Sauf qu'ils ne veulent pas.
30:16Écoutons, Madame Dati, est-ce qu'on ne l'a même pas écouté sur Attal ?
30:19– Nous, on tient la main à tout le monde.
30:21On est open partout.
30:22Nous, je veux vous dire, je n'ai jamais contraint personne
30:24à faire campagne avec moi.
30:26Je n'ai jamais contraint personne
30:27à être obligé d'être avec moi.
30:30Est-ce qu'ils ont envie de gagner Paris ou pas ?
30:31Est-ce qu'ils ont envie de changer Paris ou pas ?
30:33C'est le seul mot d'ordre.
30:34Voilà, s'agissant de la décision de Gabriel Attal,
30:37je veux vous dire, il disait lui-même
30:39qu'il ne comprenait pas les décisions du Président de la République.
30:41Alors, je suis peut-être d'accord avec lui sur une décision.
30:44Moi, je n'ai pas compris pourquoi il avait nommé Premier ministre
30:46pour être dans ce comportement aujourd'hui.
30:48Voilà, c'est tout ce que j'ai à lui dire.
30:49Nous, on va faire campagne.
30:50Il faudra qu'il s'explique devant les Parisiennes et les Parisiens
30:52pourquoi, à un moment donné,
30:54il s'allie à quelqu'un qui appelle à la démission du Président de la République
30:56qui, effectivement, est dans l'opposition au Président de la République.
31:00Gabriel Attal doit tout à Emmanuel Macron.
31:03Voilà, c'est jeudi juste ça.
31:05Pour le reste, ce qui nous apporte Parisiennes, les Parisiens,
31:08le cadre de vie, qu'on puisse remettre de la lumière dans cette ville.
31:12Et M. Maillard, qui était derrière,
31:14qui est donc un macroniste,
31:15va soutenir Mme Dati.
31:17Écoutez-le.
31:17Et à l'heure ?
31:19Je soutiens Rachida Dati.
31:22Je suis à ses côtés et je vais faire campagne à ses côtés
31:24parce que je veux gagner Paris, tout simplement.
31:27Depuis des années, nous préparons un projet.
31:30Nous avons modifié le mode de scrutin de Paris-Lyon-Marseille.
31:33J'ai porté cette réforme.
31:35Et tout simplement pour faire en sorte qu'un Parisien égale une voix,
31:38enfin, qu'on puisse avoir une vraie élection
31:40où chacun puisse porter son projet,
31:43qu'on puisse élire un maire directement.
31:45Et il me semble logique, pour pouvoir gagner cette ville,
31:48cette ville qui est dirigée depuis 25 ans par les socialistes maintenant,
31:51qu'on puisse gagner cette ville,
31:53il nous faut une candidate ou un candidat de rassemblement.
31:55On voit très bien dans les sondages sur le terrain,
31:59Pierre-Yves Bournazel est assez peu connu,
32:01dans les sondages très largement détachés.
32:04Et puis, plus généralement,
32:06il y a une attitude qui, pour moi, m'a profondément choqué,
32:09de mettre en avant le fait que le président de la République devait démissionner.
32:15Moi, qui suis un macroniste, qui ai soutenu le président de la République,
32:19parfois contre vents et marées,
32:21pour moi, il est très important de garder cette fidélité à ma ville
32:24et au président de la République.
32:26Donc, je n'accepte pas de soutenir un candidat
32:28qui est appelé à la démission du président de la République.
32:30Elisabeth, on voit bien que les convictions importent peu.
32:33Et c'est ça qui est dur.
32:35C'est ce que je vais vous dire.
32:37Non, mais ce que je vais vous dire, c'est que je suis fascinée.
32:39La droite pourrait se dire,
32:41on peut gagner Paris sur une chose,
32:43déjà sur le bilan de Madame Hidalgo,
32:45un bilan catastrophique pour la vie à Paris.
32:48On dirait qu'il s'ingénie un jour et nous sort de vilainier,
32:51qui est certainement quelqu'un de très bien,
32:54un mathématicien génial,
32:55mais comme candidat, franchement, c'était un désastre.
32:57Maintenant, Bournazel, qui est un garçon très sympathique,
33:00mais enfin, je ne suis pas sûre qu'il soit connu
33:02au-delà de son arrondissement, franchement.
33:05Donc, je ne comprends pas.
33:06Est-ce qu'ils veulent...
33:06En fait, ils ont décidé que Paris devait rester à la gauche.
33:09Non, ce n'est pas ça.
33:10C'est qu'ils sont incapables d'aller au-delà de leurs égaux.
33:14Ils sont incapables de se rassembler derrière une idée commune.
33:19C'est pire que ce gale.
33:20Parfois, ils préfèrent la défaite.
33:21Oui, bien sûr.
33:22À la victoire.
33:23C'est dommage.
33:24Écoutez, c'est dommage.
33:25C'est grave pour Paris.
33:26Mais on a une classe politique qui est catastrophique.
33:29Et effectivement, Messieurs Attal et Philippe symbolisent cette classe politique
33:35qui est petit calcul entre amis, mais en plus des calculs qui vont se desservir.
33:39Ils vont les desservir.
33:41Ils ne seront pas vainqueurs de ces...
33:43Je suis désolé de faire trois régions encore une fois, mais vous prenez...
33:45Vous prenez à Lyon.
33:47Vous prenez trois régions, vous prenez à Lyon.
33:48Jean-Michel Lolas.
33:50Il a su, lui.
33:51Tout le monde est derrière lui.
33:52Mais bien sûr.
33:53Tout le monde est derrière lui.
33:54Oui.
33:54Donc, comment ça se fait que la droite parisienne ne prenne pas...
33:58Peut-être parce que les personnalités sont différentes.
34:02Lyon va passer à droite, va passer à l'air.
34:04C'est évident.
34:05Donc là, c'est François Ronald que nous fait.
34:07François Ronald.
34:08On a eu le nombre de notre correspondant.
34:11Alors maintenant, on va partir à Bordeaux.
34:12Bon, c'est qu'il y a.
34:13Alors, Ségolène Royal.
34:14Ça, c'est un grand moment, je l'assure.
34:16Ségolène Royal, ce matin.
34:17Elle était donc l'invité de 4V sur France Télévisions.
34:25Elle a été interrogée à l'occasion de son livre
34:28« Qui va garder les enfants ? »
34:29qui est édité par Fayard.
34:31Et quelle ne fut pas notre surprise
34:33lorsqu'à la fin de l'interview,
34:36un journaliste lui a posé la question que vous allez entendre.
34:39Dernière question.
34:41Votre livre est édité chez Fayard,
34:43qui est une maison d'édition qui appartient à Vincent Bolloré.
34:45Vous avez été chroniqueuse chez Cyril Hanouna.
34:48D'une certaine manière,
34:49vous faites gagner de l'argent à Vincent Bolloré
34:51et vous dépendez en partie de lui pour vos revenus.
34:55Est-ce que ça ne vous pose pas un problème ?
34:57Je ne t'ai pas un parti de lui.
34:58Non, mais vous êtes édité chez Vincent Bolloré.
35:02Il est dangereux, Vincent Bolloré ?
35:03Non, ça ne me pose pas de problème.
35:04Je vais vous dire pourquoi.
35:06C'est que mon précédent livre était édité chez Fayard.
35:09Donc, c'est la suite.
35:09Ce que je peux enfin vous dire.
35:11Il était chez Fayard.
35:12Ce n'est pas parce que le patron de Fayard change
35:15que moi, je dois sanctionner les salariés de Fayard.
35:18Et d'ailleurs, c'est la même équipe qui suit mon livre.
35:21Et au nom de quoi je vais moi sanctionner les salariés ?
35:24Il y a une liberté d'opinion dans ce pays,
35:26il y a une liberté d'expression,
35:27il y a une liberté d'entreprise dans le cadre des règles.
35:30Dès lors que les règles et les lois sont respectées
35:33par les uns et par les autres,
35:35il n'y a aucune raison de faire de la discrimination.
35:38Au contraire, c'est sur le fond des idées qu'il faut lutter.
35:41On pourrait me faire le reproche inverse, d'ailleurs.
35:44Ceux qui sont édités chez Fayard pourraient dire
35:45« Mais pourquoi vous prenez Ségolène Royal ? »
35:47Peut-être l'ont-ils dit, d'ailleurs.
35:48« Vous n'avez pas à prendre Ségolène Royal.
35:50Elles ne pensent pas comme nous. »
35:51Eh bien, justement, je ne pense pas comme eux.
35:53Mais j'affirme la justesse de ma pensée
35:56et j'espère qu'elle sera utile aux Français.
35:58Belle réponse.
35:59– Sur une question dégueulasse.
36:01C'est stupéfiant, c'est de poser cette question.
36:03– C'est la question dégueulasse.
36:06– Pourquoi le nombre de fois,
36:08quand vous allez soit dans les librairies,
36:09les salons du livre, etc.,
36:10et que vous voyez cette pression qu'il y a, quand même,
36:14sur les auteurs Fayard,
36:16ou sur les libraires,
36:17on dit aux libraires « Vous n'allez pas, etc. »
36:18Il y a quand même, aujourd'hui, une pression totalement folle.
36:21Et qui est…
36:22On est dans un pays de censure totale.
36:25– Est-ce que vous vous rendez compte de la petitesse,
36:28de la mesquinerie de ce journaliste du service public ?
36:31C'est celui-là qui disait que Zemmour n'avait pas lieu d'être
36:34à l'antenne du service public.
36:37C'est vraiment tout petit.
36:38Il n'arrête pas.
36:39Aujourd'hui encore, ou hier,
36:41ils avaient fait une grande publicité
36:43pour l'article de La Croix,
36:46qui, évidemment, ne souhaitait pas grande chance à Fayard.
36:52Et il déplorait le commentateur de cet article,
36:55La Croix a sombré à l'extrême-gauche.
36:58C'était un journal anti-dréfusard avant-guerre.
37:02Il est devenu maintenant France Insoumise.
37:04Donc, c'est assez cohérent.
37:05Mais il regrettait quand même
37:07que le fait que les libraires,
37:10qui voulaient un tout petit peu,
37:12que les libraires qui voulaient un petit peu boycotter Fayard,
37:14n'avaient pas le droit de le faire.
37:16Il le déplorait quand même.
37:17Le service public en est là.
37:19– Non mais moi, pardon.
37:20– Vous n'imaginez pas la pression…
37:21– Je vais vous dire, je suis très heureux
37:23de cette question du journaliste de France 2.
37:25– Commissaire politique.
37:26– Non mais je suis très heureux.
37:27– C'est commissaire politique.
37:28– Je suis très heureux de cette question, Pascal.
37:30Parce que ça montre à quel point
37:31le succès de Vincent Bolloré,
37:33le succès de CNews,
37:34ça les rend fous.
37:35– Ça les rend malades.
37:37Et de les voir malades à ce point-là,
37:39pour moi, c'est jouissif, je vous assure.
37:41J'aurais du mal à vous cacher ma joie
37:43et ma satisfaction
37:43de voir ces journalistes malades à ce point-là.
37:46– Oui mais moi, la petitesse de gens que je paye,
37:50ça me gêne un peu, pardon.
37:51– Deux choses, d'abord, il dit,
37:53vous vous rendez compte que vous faites
37:54le bonheur de Vincent Bolloré,
37:56que vous faites gagner de l'argent à Vincent Bolloré,
37:58qui évidemment a attendu le livre de Ségolène Royal
38:00pour gagner de l'argent non-sûr.
38:02– Et la deuxième chose,
38:04parce que ça passe inaperçu,
38:06il est dangereux Vincent Bolloré ?
38:08Je ne sais pas si vous entendez ça.
38:10Vous ne l'avez pas entendu ?
38:11– Bien sûr, il est dangereux.
38:14Donc vous avez un journaliste du service public,
38:16vous avez une présidente qui s'appelle Madame Ernotte,
38:19qui l'autre jour a expliqué
38:20que CNews était une chaîne d'extra-droite.
38:23Et vous avez un commissaire politique
38:25comme Patrick Cohen,
38:27c'est tous les mêmes,
38:28c'est des commissaires politiques,
38:30c'est des, comment dire,
38:31ce sont, quand ils ne sont pas commissaires politiques,
38:33ils sont attachés de presse du Parti Socialiste,
38:36c'est formidable le journalisme en France.
38:37– Mais qui continue comme ça,
38:38parce que ça s'effondre,
38:39les gens c'est tout ce qu'ils ne veulent plus voir,
38:41parce que c'est insupportable.
38:42– Mais vous avez quand même quelqu'un,
38:44je ne sais pas ce que dira l'Arcum,
38:45qui dit, il est dangereux,
38:47et tout ça passe, crème.
38:49Mais elle a été très bien.
38:50– Oui, elle a bien répondu,
38:52cela dit, juste Joseph et William ont dit un truc,
38:55maintenant, les libraires
38:56se pensent chargés de la censure dans ce pays,
38:59c'est invraisemblable.
39:00– Pas tous, pas tous.
39:00– Beaucoup.
39:01– Qui rentrent dans une librairie,
39:02qui demandent un livre,
39:04tiens, je vais essayer avec le vôtre,
39:05mon cher William.
39:05– Oui, oui.
39:06– Et on va voir comment on va me répondre.
39:07– Mais je veux dire,
39:09les libraires,
39:10ils font ce qu'ils veulent,
39:11mais ils creusent leur tour.
39:12Vous savez pourquoi ?
39:13Parce que les gens vont l'acheter ailleurs.
39:15Mais c'est vrai que tout le monde
39:17intellectuel en France penche à gauche.
39:20Donc que ce soit les journalistes,
39:21les libraires,
39:22ou le pseudo-intellectuel d'ailleurs,
39:24les universitaires,
39:25les profs, etc.,
39:26c'est comme ça.
39:27Donc pour eux,
39:29CNews, c'est sans doute le diable.
39:30– Bien sûr.
39:31Mais il se trouve que
39:32quand les auteurs viennent chez nous,
39:33tous nous disent
39:34qu'on est plutôt prescripteurs
39:35et que c'est nous qui faisons
39:37que les gens achètent des livres
39:39lorsqu'ils les ont vus.
39:40– C'est la firme.
39:41– Bon, mais c'est la vie.
39:42Qu'est-ce que vous voulez ?
39:43C'est la vie.
39:44– Mais c'est…
39:45– Bon.
39:46– C'est la bataille.
39:47– On sait, en fait, la bataille.
39:48– Imaginez qu'aujourd'hui,
39:48dans un salon du livre,
39:49on puisse vous poser la question,
39:51est-ce que vous considérez,
39:52vous posez la question,
39:53vous êtes auteur,
39:54on vous pose la question,
39:55est-ce que oui ou non,
40:00vous n'écrivez pas sur la politique ?
40:03On vous pose cette question.
40:04– Ça se passe où ?
40:04– Eh oui, parce qu'on veut vous piéger.
40:06Voilà.
40:06Je salue Lise Boel,
40:08Lise Boel qui nous regarde.
40:11Et effectivement,
40:12d'abord,
40:13Philippe de Villiers,
40:14c'est un succès.
40:15Jordan Bardella,
40:16ce que veulent les Français,
40:17c'est sans doute un succès
40:18ou ça va l'être.
40:19Et puis votre livre,
40:20qu'on n'a pas encore évoqué
40:22dans l'heure des pros.
40:23– Bientôt.
40:24Pas plus tard que lundi prochain.
40:25– Mais il n'a pas besoin de cela
40:27puisque vous avez votre public.
40:28– On peut rappeler le titre.
40:29– On peut rappeler le titre.
40:30– Lundi matin.
40:30– Bon, le tsunami de coupe.
40:32– C'est formidable.
40:33– Génial.
40:34– Et là où notre ami Johan
40:35a bien résumé,
40:37il y a beaucoup de rancœurs,
40:38de passions tristes,
40:39de ressentiments.
40:40Parce que c'est vrai que,
40:42voilà,
40:42certains n'ont peut-être pas non plus
40:44le parcours journalistique
40:46dont ils rêvaient
40:47et que travailler sur le service public,
40:49c'est dur.
40:49Parfois, il faut donner des gages.
40:51– Je ne crois pas qu'il ne se pense pas.
40:53– Je crois qu'il est honnête.
40:54– On n'est pas toujours libre.
40:55– Non, là, il ne se pense pas.
40:55– On n'est pas toujours libre.
40:58– Non, mais il fait semblant.
41:00– Non, non, moi, je l'ai connu.
41:02– Ces gens pensent vraiment
41:03être le camp du bien.
41:04Ils pensent vraiment
41:05que vous êtes, vous personnellement,
41:07Pascal, un danger.
41:08Je vous le dis.
41:10Je vous le dis.
41:13Mais ce qui est marrant,
41:14c'est qu'en fait,
41:14ils vous ont,
41:16vous et CNews,
41:17et ils ont érigé CNews et vous,
41:19donc en adversaire principal.
41:22Donc ça, c'est extraordinaire.
41:24– Et la jalousie,
41:24c'est une grande chose aussi.
41:25– Écoutez,
41:26la chaîne d'infos du service public
41:28est la quatrième.
41:29C'est celle qui a le moins d'audience.
41:32– Oui, c'est une catastrophe.
41:33– La quatrième.
41:33– Disons-le.
41:34– Voilà, elle est accessible.
41:37Donc manifestement,
41:38elle n'a pas trouvé son public.
41:40– Je suis là.
41:40– Je n'y peux rien.
41:41Les journalistes sont sûrement excellents,
41:43etc., mais elle n'a pas trouvé son public.
41:45Et elle a un budget sans doute
41:47bien supérieur à celui de CNews
41:49et bien supérieur à celui
41:50de beaucoup de chaînes de télévision.
41:52Bon, elle n'est pas regardée.
41:54C'est quand même le public.
41:55Nous travaillons a priori pour le public.
41:57C'est ainsi.
41:58Le découvert bancaire, formidable.
42:00Alors ça, c'est formidable,
42:01le découvert bancaire.
42:02Parce que c'est l'Union européenne,
42:03quand même.
42:03L'Union européenne,
42:04l'autre jour,
42:05c'est le permis de conduire à vie
42:06qui ne sera plus à vie.
42:08On est d'accord.
42:09C'est l'identité numérique
42:10qui se met en place.
42:12Aujourd'hui,
42:12c'est le découvert bancaire.
42:14C'est-à-dire que c'est
42:14ton pouvoir d'achat qui baisse.
42:16C'est-à-dire que tu ne pourras pas
42:17avoir plus de 200 euros
42:18de découvert bancaire.
42:19Et c'est une directive
42:20de l'Union européenne
42:21qui décide.
42:22Pour protéger.
42:23Pour toi.
42:24Ça commence à faire beaucoup.
42:26Il y a tellement de personnes
42:27dans ce pays
42:27qui, le 16 du mois,
42:29ne peuvent pas vivre autrement,
42:30ne peuvent pas acheter autrement,
42:32ne peuvent pas se nourrir autrement
42:33qu'avec ce découvert bancaire.
42:34Vous voyez le sujet
42:35de Noemi Hardy.
42:36Ça commence à faire beaucoup.
42:36Ils nous ont tué nos frontières.
42:38C'était déjà beaucoup.
42:39Vous voyez.
42:41Pardon.
42:42Je disais ce matin,
42:43quand on avait 20 ans,
42:44je vous ai dit,
42:44l'Europe, ça nous faisait rêver.
42:45On trouvait ça formidable.
42:47Vraiment, c'était une ouverture.
42:48On disait qu'on pourrait aller
42:49en Angleterre.
42:50Ça sera plus facile.
42:51Ça sera plus pratique.
42:54Les petits hommes gris
42:55arrivent à nous dégoûter
42:56de l'Europe.
42:57C'est fascinant quand même.
42:59C'est-à-dire,
42:59tu avais arrêté
43:00d'emmerder les Français
43:01avec Georges Pompidou
43:02et là,
43:03emmerdons les Européens,
43:04fliquons les Européens.
43:06C'est insupportable.
43:08Alors, voyez le sujet
43:08de Noemi Hardy.
43:09Mon Dieu.
43:12Si vous aviez l'habitude
43:13d'être à découvert,
43:14vous faites partie
43:15de ces millions de Français
43:17qui seront concernés.
43:18Selon cette étude récente,
43:2022% des Français
43:21sont à découvert
43:22à partir du 16 du mois.
43:24Pourtant,
43:24dans un an,
43:25il ne sera quasiment
43:27plus possible de l'être.
43:28La réglementation change.
43:30Généralement,
43:31le découvert
43:31était accordé
43:32presque automatiquement
43:33par les banques.
43:35Il sera désormais
43:36intégré
43:36au cadre réglementaire
43:38du crédit
43:38à la consommation.
43:40Voté en Conseil
43:41des ministres
43:41le 3 septembre dernier,
43:43cette ordonnance
43:43répond à une directive
43:45européenne de 2023
43:46et qui doit entrer
43:47en vigueur
43:48en novembre 2026.
43:50L'objectif,
43:51assurer une meilleure
43:52protection des emprunteurs,
43:53une réduction
43:54du risque
43:55de surendettement
43:56et une plus grande
43:57harmonisation
43:58des normes européennes.
43:59Concrètement,
44:00pour être en découvert
44:01bancaire,
44:02il faudra demander
44:03l'autorisation
44:03à la banque.
44:04Elle analysera ensuite
44:06votre situation
44:07avant de vous l'accorder
44:08ou non,
44:09comme un crédit.
44:10Pour un découvert
44:11de 200 euros,
44:12les banques seront
44:13moins regardantes.
44:14Au-delà de ce montant,
44:16elles passeront
44:16au peigne aux fins
44:17vos revenus,
44:18vos dépenses,
44:19vos factures.
44:20Comme pour les règles
44:21du crédit
44:22à la consommation,
44:23elles vérifieront
44:24aussi que les charges
44:25mensuelles ne dépassent
44:26pas les 30%
44:27du salaire net.
44:28Quid des petits salaires ?
44:30Le découvert autorisé
44:31sera potentiellement nul.
44:33Ce n'est pas ce que vous
44:35m'aviez dit
44:36la dernière fois.
44:37C'est-à-dire qu'apparemment,
44:38vous pouvez quand même,
44:41si c'est jouable,
44:44bénéficier d'un découvert.
44:46Ce n'est pas interdit
44:47le découvert
44:47d'après ce qui vient d'être dit.
44:48Par contre,
44:48en négociant
44:49avec ton banquier...
44:50C'est interdit
44:51si tu dépasses
44:5230% de tes charges.
44:54Il y a combien
44:54de Français ?
44:5625%
44:57qui sont à découvert.
44:58Un Français sur quatre.
44:58Si tu dépasses
45:0030% de tes charges,
45:01ce qui va très vite,
45:02surtout pour un jeune salarié,
45:05tu gagnes 2 000,
45:052 500 euros,
45:07tu vis à Paris,
45:07tu as déjà entre 800
45:08et 1 200 euros
45:10minimum de loyer.
45:12Je veux dire
45:12que les 30%,
45:13tu les avis t'atteins.
45:14En fait,
45:14le découvert
45:15sera autorisé
45:16uniquement si on a
45:16un bon salaire,
45:17c'est ça.
45:17On pourrait être à découvert
45:18si tu as un bon salaire
45:19et si tu as un bon salaire,
45:23tu n'as pas de découvert.
45:23C'est ça.
45:24Et c'est terrible
45:24pour les banquiers en plus.
45:26Parce qu'en fait,
45:27bien sûr,
45:28les découvertes,
45:29c'est précisément
45:30pour ceux
45:31qui gagnent
45:32entre 2 000 et 3 000 euros
45:33par mois,
45:34tu imagines,
45:35même parfois moins,
45:36et qui sont
45:37en très grande difficulté,
45:38notamment dans des grandes villes,
45:40où à la fin du mois,
45:41tu es en...
45:42Voilà,
45:43c'est un crédit
45:43à la consommation,
45:44le découvert.
45:45Voilà.
45:46Alors,
45:46tu payes des AGO,
45:47de toute façon.
45:48Mais justement,
45:48d'abord,
45:49c'est moins cher,
45:50normalement,
45:50qu'un crédit
45:51à la consommation.
45:51Et puis,
45:52en plus,
45:52ça rend votre banquier,
45:53autant le remplacer.
45:54Demandez à Néo
45:55de gérer votre compte,
45:56alors.
45:56puisqu'ils ne peuvent rien faire,
45:58ce n'est pas la peine
45:58d'avoir des êtres humains.
45:59Mais ce n'est pas
46:00à l'Union européenne
46:01de décider.
46:01C'est ça, surtout.
46:03Non, mais ça,
46:03je suis d'accord avec vous,
46:04mais après,
46:04le principe de...
46:05Non, mais attendez,
46:06les organismes
46:07qui font des crédits
46:08à la consommation,
46:09ils le font en ciblant
46:09spécifiquement des gens
46:10qui n'ont pas d'argent.
46:11Il y a quand même
46:12un vrai sujet moral
46:13autour de tout ça.
46:14Moi, je trouve...
46:14Alors, sur l'Union européenne,
46:16je suis d'accord avec vous,
46:17mais ensuite,
46:17essayez d'inciter les gens
46:18qui souvent sont les plus précaires
46:20à ne pas avoir de découvertes
46:21et c'est là où ils se font
46:22raqueter par les banques.
46:23Mais là, vous avez tort
46:24parce que ça encouragera
46:25justement les crédits
46:27à la consommation
46:28à 18%.
46:29Mais non, parce que justement,
46:29la disposition de l'Union européenne
46:31vise eux aussi
46:32les crédits à la consommation.
46:32Mais tu le feras,
46:33mais tu le fais comme tu le veux.
46:35Tu le fais sans aucune vérification.
46:37Il y a plein d'organismes bancaires
46:39qui te proposent
46:40des choses comme ça.
46:41Et puis, ça me choque.
46:42Mais ça vous choque.
46:43Vous êtes dans une mauvaise passe.
46:44Ça arrive, ça.
46:44Bon, un mot sur Boilem sans salle
46:46parce que je voulais vous faire
46:47cinq ou simplement
46:48écouter ce qu'a dit Marine Le Pen.
46:50Parce que c'est intéressant
46:51là aussi ce qu'a dit Marine Le Pen.
46:53Ça devrait être la une
46:53de tous les jours
46:54de Boilem sans salle.
46:55Tout le monde s'en fout.
46:57Pardonnez-moi de le dire comme ça.
46:58On ne parle plus de lui.
46:59Et elle, elle dit les choses.
47:01Ce que vous allez entendre là,
47:02je pense que la plupart,
47:04ou en tout cas le plus grand nombre
47:05peut être d'accord
47:06avec ce qu'elle dit.
47:06Écoutez-la.
47:07Ce que je veux dire,
47:08c'est que tout ça passe crème.
47:10Vous voyez ?
47:11Ça, c'est une vraie inquiétude
47:12que j'ai aujourd'hui.
47:14C'est-à-dire que Boilem sans salle
47:16est embastillée
47:18sans aucune raison.
47:22Le gouvernement
47:23n'a pas l'air
47:24de s'en offusquer.
47:27On explique qu'on va reprendre
47:28des bonnes relations
47:29avec l'Algérie.
47:32C'est un écrivain.
47:34Les journalistes devraient être
47:35et les écrivains
47:36et le monde de la culture
47:38devraient être
47:38vent debout.
47:40Il devrait y avoir
47:40des portraits
47:41de Boilem sans salle
47:42à l'Assemblée nationale,
47:45sur les radios,
47:49sur le grand bâtiment
47:52de France Inter.
47:54Il devrait y avoir
47:55des portraits
47:55de Boilem sans salle.
47:57Elle a raison,
47:57Olivier Benguimoun,
47:58vous qui connaissez bien
47:59le monde de la culture.
48:01Bien sûr qu'elle a raison.
48:02C'est honteux
48:02qu'il n'y ait pas
48:03un soutien absolu.
48:05247 jours
48:05que Boilem sans salle
48:07est derrière les barreaux.
48:09Il ne va pas bien.
48:09347.
48:13347.
48:14Arnaud Benedetti
48:15dit que son état
48:17s'est dégradé,
48:18qu'il a demandé
48:19à être hospitalisé.
48:21D'ailleurs,
48:21Noël de Noir,
48:22la présidente du communauté
48:23sera là.
48:24Le soutien sera avec nous
48:25vers 22h30.
48:27Tout à l'heure.
48:28Le monde a osé titrer
48:30s'agissant de l'autre journaliste,
48:33du journaliste
48:33Jean-Christophe Gleza.
48:35Ils ont osé titrer
48:36que son procès
48:37allait s'ouvrir
48:38dans un climat apaisé.
48:40On est dans un climat apaisé
48:42avec l'Algérie.
48:43Non, mais il faut le faire
48:43de qui ferait ça.
48:44Ce que dit Marine Le Pen,
48:45ça, on le perçoit tous,
48:47c'est combien tout passe.
48:48C'est-à-dire qu'un président
48:50de la République,
48:50un ancien président
48:51de la République
48:51est en prison
48:52et puis il y a très peu
48:54de réactions.
48:55Et les Français sont
48:55anesthésiés, je vous le dis.
48:56Voilà.
48:56Mais il y avait ce matin
48:57une excellente tribune
48:59de Jean-Marie Roir
49:01qu'on a reçue
49:02sur Europe 1
49:03qui évoquait
49:05évidemment Nicolas Sarkozy
49:07avec des mots
49:07tout à fait remarquables.
49:08Vous avez Marine Le Pen
49:09qui peut-être
49:10ne se représentera pas.
49:12Et au fond,
49:12tout ça passe.
49:14C'est-à-dire qu'il n'y a pas
49:15de révolte.
49:17Alors, qu'est-ce que vous voulez faire ?
49:18Je pense que c'est suicidaire.
49:20C'est les effets de seuil
49:21qu'on franchit sans s'en rendre compte.
49:22Exactement.
49:23Mais c'est tout à fait.
49:23Mais vraiment.
49:24C'est-à-dire que tu as le sentiment
49:25que tu...
49:26Voilà, aujourd'hui,
49:27que les choses vont mal
49:29et qu'il y a peu de réactions.
49:32Olivier, je vous laisse la parole.
49:34Je vous félicite pour vos résultats
49:35parce que ça a très bien marché
49:37lundi, mardi.
49:38Vous aurez le droit
49:38de revenir mercredi.
49:39Vous étiez en tête hier soir.
49:41Oui, on a fait une belle émission.
49:43C'est vrai.
49:43Exactement.
49:44Jean-Marc Lelouch était à la réalisation.
49:46David Tonnelier était à la vision.
49:47Merci à Greg qui était au son.
49:49Benjamin Hannaud était là
49:50avec André Mallet.
49:52Astrig Yalik était avec nous
49:55à l'organisation de cette émission,
49:58à la préparation.
49:59Toutes ces émissions sont retrouvées
50:00sur cnews.fr.
50:01Et on a rendu précisément à l'heure
50:03puisque Thomas Bauder et Serge Nessard
50:05ont été vigilants désormais
50:07à ne plus déborder.
50:08Bonne soirée.
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