00:00Guillaume Lascaux-Jarès, bonsoir.
00:02Vous tombez à pic pour commenter avec vous cette toute dernière information que les Etats-Unis nous donnent.
00:07Ils disent avoir frappé plus de 3000 cibles pendant la première semaine de guerre contre l'Iran.
00:13On attend d'avoir plus de précisions, mais peut-être un commentaire tout d'abord sur ce chiffre.
00:183000 cibles en une semaine, qu'est-ce que ça dit de cette opération, de son intensité, de son efficacité
00:24?
00:24Est-ce que c'est beaucoup comme ça à première vue ?
00:26Oui, pour le coup, 3000 cibles c'est massif.
00:30Ça démontre bien aussi que vous avez l'existence d'un catalogue de frappes relativement important.
00:37Et puis ça démontre bien que quand vous avez déployé une telle armada, à la fois navale mais aussi aérienne,
00:44vous êtes capable de combiner à la fois des effets de ce qu'on appelle de choc and ho, c
00:49'est-à-dire le choc et la terreur.
00:51Vous créez par cette saturation et cette puissance de feu quelque chose qui théoriquement peut déstabiliser
00:58ou du moins permettre au régime qui est visé ou aux institutions qui sont ciblées d'être littéralement dans une
01:07forme de stupeur.
01:09En revanche, on voit bien qu'à ces 3000 frappes américaines, vous devez ajouter au moins 1500 ou 2000 frappes
01:17du côté israélien.
01:18Et du côté israélien, c'est encore plus intéressant parce qu'on sait qu'en l'espace de cinq jours,
01:23les Israéliens ont mené quasiment autant de frappes que sur la totalité de la guerre des 12 jours.
01:28Donc ce que l'on peut constater, c'est qu'en un an, le nombre de frappes a augmenté de
01:35manière absolument conséquente
01:37et en revanche que ces effets stratégiques pour l'instant sont encore à mesurer d'un point de vue stratégique.
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