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  • il y a 3 mois
Les informés débattent de l'actualité autour d'Augustin Arrivé.

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00:00Heure 21h, France Info, les informés, Augustin Arrivé.
00:05Bonsoir à tous, ça ressemble à un cessez-le-feu à la carte au Proche-Orient.
00:09Israël a bombardé Gaza toute la nuit dernière, représailles après la mort d'un soldat israélien.
00:15Mais ce matin, retour au cessez-le-feu, voilà ce qu'a dit Benjamin Netanyahou.
00:19Combien de temps ça peut durer comme ça et que vaut encore le plan de paix de Donald Trump dans ce contexte ?
00:24Eh bien, on se posera la question ensemble ce soir.
00:27Nous discuterons aussi du budget 2026, qui serait en train de devenir une folie fiscale.
00:32Voilà ce que dit Bruno Retailleau des LR, pendant que Jordan Bardella sort lui son nouveau livre.
00:37En librairie, éloigné de cette mêlée parlementaire.
00:40Et puis un tour par les Alpes italiennes, dans 100 jours, très précisément, les Jeux Olympiques d'hiver.
00:46L'équipe de France vise le top 5.
00:48Les associations environnementales s'inquiètent surtout pour la montagne.
00:52Pour parler de tout ça ce soir, quatre invités à mes côtés et puis un autre à distance.
00:57Commençons donc par vous, David Rigoulet-Rose.
00:59Bonsoir.
01:00Bonsoir.
01:01Rédacteur en chef de la revue Orient Stratégique et chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique.
01:08Bonsoir Valérie Lyon.
01:09Bonsoir.
01:09Journaliste à la croix, au service Avif, Opinion et Débat.
01:13Face à vos côtés, pardon, Elisabeth Pinault.
01:16Bonsoir.
01:16Bonsoir.
01:17Un grand reporter de l'agence Reuters, vous êtes correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:22Bonsoir François Reinhardt.
01:23Bonsoir Huistain.
01:24Du nouvel observateur.
01:25Et puis je cite votre dernier livre chez Flammarion, L'histoire du monde passe par Paris.
01:30Et bonsoir Isabelle Moreau.
01:31Bonsoir.
01:31Directrice de la rédaction d'AEF Info.
01:35Bienvenue donc dans Les Informés.
01:39Mais d'abord, cette enquête hors normes qui continue une semaine après le cambriolage du Louvre.
01:44La procureure de Paris a convoqué la presse ce soir pour faire un point sur cette enquête.
01:49Les deux suspects arrêtés ce week-end ont partiellement reconnu l'effet en garde à vue.
01:5434 et 39 ans.
01:55Ils habitaient tous les deux au Bervilliers.
01:57L'un d'eux déjà condamné par le passé pour le braquage d'un distributeur automatique de billets à la voiture Bélier.
02:04Ce que Laure BQO explique aussi, c'est qu'il y a d'autres malfaiteurs qui n'ont pas été retrouvés, ni même les bijoux.
02:10Et elle s'est adressée ce soir à ces voleurs.
02:13Les bijoux ne sont, à l'heure où je vous parle, pas encore en notre possession.
02:21Je veux garder l'espoir qu'ils seront retrouvés et pourront être rendus au musée de Louvre et plus largement à la nation.
02:30Ces joyaux sont dorénavant, bien évidemment, invendables.
02:35Pour rappel, s'il en était besoin, quiconque les achèterait se rendrait coupable à son tour de recel de ce crime.
02:45Il est encore temps de les restituer.
02:48La procureure de Paris, Laure BQO, c'était en conférence de presse tout à l'heure.
02:52Une centaine d'enquêteurs mobilisés, plus de 150 prélèvements ADN, des professionnels qui travaillent jour et nuit depuis une semaine maintenant, même un petit peu plus.
03:02C'est un déploiement à la hauteur de l'enjeu, Isabelle Moreau ?
03:06Écoutez, je pense, effectivement, vous avez cité un certain nombre de chiffres, il y a également 190 scellés de toute nature.
03:11Donc oui, la police judiciaire s'est mise vraiment en ordre de marche, donc plus de 100 personnes.
03:15Donc ça venait de différents endroits, que ce soit de la BRB, Brigade de répétition du banditisme,
03:20mais également elle a cité d'autres brigades dont on ne pensait pas forcément qu'elles seraient mises effectivement en contribution, la Brigade de protection des mineurs.
03:27Donc en fait, toutes ces brigades se sont mises ensemble pour pouvoir retrouver ces deux suspects.
03:32Donc deux, vous l'avez dit tout à l'heure, sont effectivement aujourd'hui présentés à un juge et devraient aller en détention provisoire.
03:38Il en resterait deux et également le commanditaire.
03:41Donc là-dessus, la procureure n'a pas bien sûr dévoilé trop de choses parce qu'elle ne pouvait pas.
03:45Elle l'a dit à la conférence de presse que certainement les autres personnes seraient en train de l'écouter.
03:51Donc oui, on a beaucoup raillé ce qui s'est passé en France, notamment en faisant la comparaison avec la série de Netflix Lupin.
03:58Mais là, visiblement, quand même, la police a repris un peu le dessus.
04:01Enfin, on espère que les choses se bougeront rapidement.
04:04Il y a déjà d'ailleurs beaucoup d'éléments en une semaine avec ces deux arrestations,
04:08les deux personnes qui sont déférées à un juge en vue de leur mise en examen.
04:13Elisabeth Pinault, qu'est-ce que vous pensez de ce déploiement d'effectifs ?
04:17C'est quand même assez inhabituel.
04:18Alors, la valeur du butin qui n'est toujours pas retrouvée est gigantesque, si ce n'est inestimable.
04:23Oui, et c'est quand même à la hauteur de l'événement.
04:26C'est quand même... Il y a un retentissement mondial.
04:29Je le vois dans mon agence, ce soir, cette conférence de presse de la procureure intéressait le monde entier.
04:36Quelle est-elle annoncée ?
04:37Évidemment, il y a toujours un peu de déception parce qu'on attendait évidemment un coup de théâtre,
04:42une arrestation massive et les bijoux retrouvés quelque part.
04:45Il n'en a rien été.
04:46Elle a été très prudente et ça lui a aussi pas mal permis de repréciser un certain nombre de choses.
04:53Par exemple, sur ces deux malfaiteurs présumés, ce n'est pas des grands spécialistes des vols de bijoux.
05:00Non, il y en a un qui a attaqué des distributeurs de billets à la voiture baillée
05:05et un autre qui avait été simplement inquiété pour des délits routiers.
05:09Par exemple, c'est un exemple.
05:11Après chaque mot-compte, elle a dit « nous n'avons pas encore... »
05:15« Les bijoux ne sont pas encore en notre possession ».
05:17On peut espérer que cette phrase montre qu'ils sont peut-être sur une piste.
05:22On sait aussi qu'il y a eu pas mal de fuites dans la presse ces derniers jours.
05:25Ce qu'ont regretté d'ailleurs les enquêteurs,
05:28ils auraient sans doute aimé observer ces deux personnes pendant plus longtemps
05:32pour voir ce qu'elles faisaient, à qui elles parlaient et peut-être avoir des nouvelles des bijoux.
05:36Mais le fait que l'un d'eux ait voulu prendre l'avion a précipité les choses.
05:40Et puis, il y a eu des fuites.
05:41En tout cas, c'était intéressant de voir la procureure.
05:44Et ça va être un personnage maintenant.
05:46On va la suivre.
05:47Le début de votre propos m'intéresse.
05:50Parce que vous dites, quand je vous demande « est-ce que c'est à la hauteur de l'enjeu ? »
05:54Vous commencez par me dire « l'attente des clients de Reuters dans toute la planète ».
05:58Cette enquête, c'est aussi une certaine forme de l'image de la France qui se joue là ?
06:02Bien sûr, c'est le plus grand musée du monde.
06:04Paris est la ville la plus visitée au monde.
06:07Le Louvre, c'est la Joconde.
06:10Tout le monde connaît le Louvre.
06:12Vous l'avez dit, c'est le théâtre d'Arsène Lupin, la série.
06:19Vraiment, c'est un événement.
06:20Et puis, il y a un côté, évidemment, romanesque, théâtral.
06:26Maintenant, c'est un feuilleton qui commence.
06:28Y compris, d'ailleurs, dans cette démarche de la procureure de s'adresser directement au voleur.
06:32C'est tout de même assez, j'allais dire, cinématographique, Valérie Lyon.
06:36C'est assez étonnant, presque émouvant même, de l'avoir quasiment un peu désarmé,
06:41disant « les bijoux ne sont pas encore en notre possession »
06:44et d'appeler comme ça à la restitution, comme un espèce de sursaut face à des malfaiteurs
06:50qui pourraient se rendre compte, quelque part, de l'énormité de leurs gestes
06:54et du fait que, justement, ils atteignent à l'image d'un pays, d'une nation et à un patrimoine.
07:02Donc, c'est effectivement assez étonnant d'entendre cet appel dans la bouche de la procureure.
07:09François Reinhardt, je rappelle le titre du livre « L'histoire du monde passe par Paris ».
07:12Alors, ça passe notamment, sans doute, par le Louvre.
07:14Je ne sais pas si c'est l'histoire qui se joue là.
07:15Non, non, le livre que j'ai écrit, c'est une histoire sur l'histoire des exilés depuis le XIXe siècle à Paris.
07:20C'est pour ça que « L'histoire du monde passe par eux ».
07:21Il reviendra dans une autre émission.
07:22Il n'y a pas de bijoux.
07:26Il n'y a pas de bijoux.
07:26Il n'y a pas de couronne abandonnée par les voleurs.
07:28Donc, la procureure dit que ça va être compliqué de la restaurer.
07:30Prépare les esprits.
07:31J'entends ce que disent mes camarades.
07:33Mais moi, ça me rend quand même perplexe, cette conférence de presse.
07:35Parce qu'effectivement, on rentre dans une espèce de Netflixation, si je puis dire.
07:38Ce n'est pas très beau comme terme.
07:40Vous parlez de cinéma.
07:41Il y a quelque chose de l'ordre du cinéma.
07:43Donc, effectivement, il y a les gendarmes et les voleurs.
07:44Il y a la loi qui apparaît.
07:46Mais est-ce que c'est bien nécessaire ?
07:48Évidemment, en tant que citoyen, on est rassuré de savoir que l'enquête progresse
07:51et qu'il y a des gens qui sont arrêtés, etc.
07:52Tant mieux pour tout le monde.
07:54Mais est-ce qu'il faut le mettre en scène à ce point-là ?
07:56La justice pourrait aussi dire, on mène notre enquête.
07:59Foutez-nous la paix.
08:00Et on verra après.
08:01La conférence de presse de procureurs, c'est dans beaucoup de grandes affaires.
08:04C'est juste.
08:05Mais très souvent, je ne suis pas sûr que celle-là ait amené grand-chose, particulièrement.
08:11Quand elle s'adresse en disant, s'il vous plaît, rendez les bijoux, je ne suis pas très sûr que...
08:15C'est pas moi qui ai fait le coup.
08:17Mais si ça avait été moi, je ne suis pas sûr que je me dirais,
08:19oui, finalement, elle a raison.
08:20Ma raison, ma morale va jouer.
08:22Je vais aller rendre les bijoux.
08:23Je ne suis pas très sûr.
08:24Isabelle Monroe ?
08:25Moi, je pense aussi que si elle a fait cette conférence de presse,
08:27c'est que les personnes ont surréagi.
08:29Que ce soit les politiques en disant que c'était un signe de dégradation de l'état de la France.
08:33Donc, je pense qu'il y a peut-être aussi ce signal-là.
08:36Et puis, c'est vrai qu'aujourd'hui, le Canard Enchaîné a publié quand même un certain nombre d'articles
08:40sur la sécurité du Louvre qui mettent en cause un certain nombre de choses
08:43et notamment qui mettent en parallèle le fait que la sécurité du Louvre soit passée
08:47derrière le projet de l'Élysée de créer un certain nombre de choses au niveau du Louvre,
08:53c'est-à-dire la grande entrée et autres,
08:55ou mettre une salle en sous-sol pour abriter la Joconde.
08:59Donc, il y a quand même, on sent quand même beaucoup de choses.
09:00J'entends ce que vous dites, mais j'ai l'impression quand même que ça cristallise beaucoup de sujets.
09:05Et même là, il y en a qui en ont profité en disant
09:06« Vous voyez, la PJ, elle a très très bien travaillé,
09:09alors qu'il y a une réforme de la police judiciaire
09:10qui ne satisfait absolument pas les syndicats de police. »
09:13Donc, je pense qu'en fait, cette affaire-là révèle un certain nombre de choses
09:17et peut-être est-ce pour ça qu'elle a réagi ?
09:18Juste un tout petit mot par rapport à ce que vous disiez, Isabelle,
09:21et ce que disait Elisabeth tout à l'heure sur le côté,
09:23effectivement, l'extrême droite a beaucoup martelé sur le thème
09:27« La France est humiliée ».
09:27Je pense que le fait qu'il y ait un rentissement mondial,
09:30c'est parce que la France est aimée.
09:31C'est parce que, comme le disait Elisabeth,
09:34parce que Paris est la ville la plus visitée au monde,
09:35que le Louvre, c'est le musée le plus visité au monde.
09:37C'est pour ça qu'il y a ce retransment-là.
09:38Donc, ce n'est pas un symbole d'humiliation de la France,
09:41c'est un symbole du rayonnement de la France.
09:43Alors, évidemment, on aurait été content que ce rayonnement ne passe pas par un vol.
09:45C'est une forme de rhétorique du Rassemblement National.
09:46Oui, oui, qui essaie constamment d'abaisser la France.
09:49Il n'y a aucune raison d'abaisser la France là-dessus.
09:51Des vols dans les grands musées, il y en a tout le temps.
09:53Depuis 1992, il y en a eu 40, je crois.
09:55Dans les grands musées, des œuvres énormes.
09:57On se souvient du cri de Munch ou Munch, comme on dit.
10:00Et bien là, c'est un de ces vols-là.
10:04Les vols de cette ampleur au Louvre, il n'y en a pas tous les quatre matins.
10:07Oui, alors c'est d'une ampleur importante pour les millions,
10:10mais pas en termes d'œuvres d'art.
10:13On n'a pas volé la Vénus de Milo.
10:15Ce sont des couronnes qui ne sont pas très intéressantes.
10:17C'est un trésor national.
10:21Non, mais j'entends le martèlement.
10:22Les Français sont bien contents de la récupérer.
10:25Bien sûr, ça nous appartient.
10:27C'est 80 millions d'œuvres.
10:28J'entends l'extrême droite et le patrimoine français
10:30en parlant de Marie-Amélie, la femme de Louis-Philippe.
10:32Je pense qu'il n'y en a pas un qui est capable
10:34de situer exactement Louis-Philippe
10:35et de savoir qu'il avait une femme qui s'appelait Marie-Amélie.
10:37Est-ce que c'est un critère ?
10:38Je ne suis pas expert ni commissaire-priseur.
10:41Il y aura certainement d'autres épisodes dans ce feuilleton.
10:44On aura l'occasion d'en reparler.
10:45Cette autre actu, maintenant, est essentielle.
10:48C'est ce qui se passe au Proche-Orient.
10:50Depuis hier soir, le cessez-le-feu à Gaza est menacé.
10:53Voilà le constat de la France aujourd'hui.
10:56Réaction aux frappes israéliennes d'hier sur Gaza.
10:59Plus de 100 morts d'après la défense civile palestinienne.
11:03Les Nations Unies jugent ce bilan épouvantable,
11:06sachant qu'un soldat israélien a également été tué dans l'enclave.
11:09Et les deux camps s'accusent mutuellement
11:10d'avoir violé le cessez-le-feu et d'être responsable de ce regain de tension.
11:15Benyamin Netanyahou a annoncé ce matin un retour à la situation précédente de cessez-le-feu.
11:22La première phase du plan Trump se passait pourtant assez bien.
11:26On peut dire ça depuis trois semaines.
11:29avec des otages vivants, tous revenus en Israël.
11:32Et un respect plutôt bon jusque-là des lignes du contrat.
11:37Je me tourne vers vous, David Rigouleros.
11:38Est-ce que ça vous a surpris, cette reprise des bombardements hier soir ?
11:44Non, ce n'est pas forcément une surprise.
11:46D'ailleurs, ce ne sont pas les premiers.
11:48Il y a eu des accrocs depuis la mise en place du cessez-le-feu 10 octobre dernier.
11:53Donc, ce n'est pas une surprise, d'autant moins qu'elles étaient plus ou moins anticipées
11:59par le président Trump lui-même, qui, ce week-end, avait donné un ultimatum de 48 heures
12:06en Hamas pour, justement, la remise des 13 époux qui n'ont pas été encore rendues aux Israéliens.
12:16Il se trouve que, parallèlement, il y a eu des incidents sur le terrain,
12:19notamment à Rafah, avec un soldat israélien tué.
12:24Et la chose intéressante, quand même, c'est une déclaration du Premier ministre du Qatar,
12:29qui vient d'imputer la responsabilité de la réplique israélienne,
12:33de certaines manières, à ce qui s'était passé du côté palestinien du Hamas,
12:38sans l'accuser.
12:40David Rigouleros, la liaison est en train de disparaître, là, téléphonique.
12:43Je vous propose qu'on se retrouve dans un instant, peut-être simplement par téléphone, sans l'image.
12:50Et en attendant, on va écouter peut-être ce qu'en dit un Gazaoui.
12:54C'est le journaliste Rami Abu-Jamous, qui est présent toujours à Gaza depuis deux ans,
12:59qui fait part de ce qu'il vit sur ce terrain de guerre.
13:02Il est d'ailleurs lauréat du prix bailleux des correspondants de guerre.
13:05C'est la nouvelle stratégie de Netanyahou, c'est la non-paix, la non-vie,
13:10même pas le modèle, même pas le modèle les damnés.
13:14C'est un nouveau modèle ici à Gaza, c'est qu'il peut intervenir quand il veut
13:17et faire sentir à la population entière que la guerre n'est pas finie,
13:21et surtout que le génocide n'est pas fini.
13:24Ne pas sentir qu'on est en sécurité, ne pas sentir qu'on est en paix.
13:28Donc on va rester malheureusement dans cette stratégie de non-paix, non-guerre,
13:33parce que le vrai but, c'est toujours le départ volontaire de la population.
13:39Voilà ce journaliste Rami Abu-Jamous, depuis Gaza,
13:42avec Étienne Monin, la rédaction internationale de Radio France,
13:45une situation de non-paix et de non-guerre.
13:48C'est comme ça qu'il décrit cet entre-deux, François Reynard.
13:52C'est l'impression que ça vous donne aussi ?
13:53Oui, complètement. Vous commenciez votre billet tout à l'heure en disant
13:56que c'est un cessez-le-feu, c'est plus un cessez-le-feu si le feu reprend.
14:00Effectivement, ce n'est pas un cessez-le-feu, mais il faut aussi se souvenir
14:02que, contrairement à ce qu'on a cru,
14:04parce que, contrairement à ce que Trump a voulu nous mettre dans la tête,
14:06ce n'est pas non plus la paix.
14:07Parce que Trump, il a dit, j'ai fait la paix pour la fin des temps,
14:11ou je ne sais pas quoi, parce qu'il est toujours les hyperboles de Trump,
14:14mais la paix, elle ne sera faite que quand il y aura des Israéliens d'un côté
14:18et en face des Palestiniens,
14:19qui représentent la dignité du peuple israélien,
14:22la dignité du peuple palestinien, et que les deux s'entendront.
14:24Et bien là, les Palestiniens, une fois de plus, dans ce plan-là,
14:28ont été totalement absents, totalement minorés.
14:29Il n'y en a pas qui existent.
14:30La seule chose qui existe, c'est que le Hamas doit disparaître.
14:33Bon, ça, tous les gens raisonnables sont d'accord,
14:35après ce qu'ils ont commis,
14:36mais il faut bien qu'il y ait des représentants palestiniens.
14:38Il n'y en a pas.
14:38Il y en a un qui s'appelle Marwan Barghouti,
14:41qui est en prison.
14:44Les Israéliens ne veulent pas sortir,
14:46parce que précisément, ils ne veulent pas avoir un interlocuteur.
14:49Je pense que c'est ça qui fera la paix.
14:51La paix ne viendra que quand il y aura deux hommes
14:53qui se serreront la main,
14:55comme on a cru qu'elle est arrivée
14:56quand Arafat et Rabin s'étaient serrés la main aux Etats-Unis.
14:59David Rigouleros, on vous a retrouvé, je crois.
15:02Vous nous parliez de cet événement d'hier soir,
15:05de ces bombardements qui ont duré cette nuit,
15:07en nous disant que, d'une part,
15:10il y avait eu précédemment d'autres bombardements
15:13depuis la mise en place du cessez-le-feu,
15:16mais aussi que ce n'était pas une surprise
15:18que Donald Trump avait plus ou moins
15:21commencé à amorcer cette affaire dès ce week-end,
15:24en commençant à accuser le Hamas de responsabilité
15:28dans la non-remise d'épouilles d'otages.
15:34Est-ce que Donald Trump a pu peut-être même être consulté
15:37avant les bombardements d'hier soir, à votre avis ?
15:40De toute façon, il avait dit que si, effectivement,
15:44il n'y avait pas la poursuite de la remise
15:45des corps décédés,
15:49des otages décédés,
15:50il laisserait potentiellement
15:52acquis de droit
15:54la possibilité de répliquer,
15:57ce qui a été le cas.
15:58Donc c'est une promesse tenue ?
15:59Oui, d'une certaine manière.
16:01Mais ça ne signifie pas que Donald Trump
16:02entend mettre en cause le cessez-le-feu.
16:04Il l'a fait comprendre, d'ailleurs, aux Israéliens
16:07qui ont rétabli ce matin, effectivement, un cessez-le-feu.
16:11Alors qui, pareil, remis en cause
16:13de manière quasi systématique,
16:14mais en réalité, sur le fond,
16:16ce sont des messages qui sont envoyés
16:17à toutes les parties.
16:19Le Hamas teste, d'une certaine manière,
16:22l'étendue de la réplique possible des Israéliens.
16:25Les Israéliens font pression
16:27pour que la remise de ces corps ait lieu
16:29puisque l'enjeu, en fait,
16:31c'est le passage à la deuxième phase.
16:33C'est-à-dire qu'à l'issue de cette phase
16:36de remise des otages
16:38et des prisonniers palestiniens,
16:40une deuxième phase est censée être initiée
16:43et qui rentre dans le dur.
16:44C'est-à-dire que c'est la question
16:46du désarmement du Hamas.
16:47Oui, c'est la phase la plus délicate.
16:49C'est la phase la plus délicate
16:50et ce n'est pas forcément un hasard
16:52si, effectivement, il y a des perturbations
16:54dans le cessez-le-feu
16:55parce que ça permet de différer,
16:57en fait, cette deuxième phase
16:58et d'aucuns considèrent en Israël
17:02qu'il y a une stratégie dilatoire du Hamas.
17:05Je disais tout à l'heure
17:05que la chose intéressante,
17:07c'était que le premier ministre du Qatar,
17:10qui pourtant est un interlocuteur
17:12illégier du Hamas,
17:14a laissé entendre qu'effectivement
17:16la responsabilité de ce qui vient de se passer
17:19était plutôt imputable au Hamas
17:20et que les deux parties avaient intérêt
17:22à revenir dans les clous, d'une certaine manière,
17:24parce que c'est par intérêt bien compris,
17:26mais que, de toute façon,
17:27il fallait poursuivre le processus.
17:28Le Hamas lâché, donc,
17:30par ses alliés,
17:32mais ses interlocuteurs les plus habituels.
17:34Est-ce que Donald Trump
17:35peut aussi être intervenu ce matin
17:37pour que ces bombardements cessent
17:40et qu'il puisse continuer à dire
17:42que son plan de paix n'est pas mort ?
17:45Ils n'avaient pas la vocation à se poursuivre.
17:48D'ailleurs, Donald Trump a signifié
17:51que rien ne compromettrait le cessez-le-feu.
17:54C'est-à-dire qu'il considère
17:55que, de toute façon,
17:56les modalités de son plan
17:58doivent se poursuivre,
17:59quelles que soient les difficultés,
18:02qu'il ne minimise pas.
18:03Mais de son point de vue,
18:04de toute façon,
18:05il n'est pas question
18:06que même du côté israélien,
18:08il y ait des obstructions.
18:09Il a fait comprendre
18:10de manière très claire
18:11à Benjamin Netanyahou
18:12qui sait qu'il ne peut pas se permettre
18:15de se mettre à dos Donald Trump.
18:17Donc, de toute façon,
18:18il y a un processus qui est lancé,
18:20qui est très, très difficile
18:21parce qu'on approche
18:22des phases les plus complexes.
18:24La deuxième,
18:25et je ne parle même pas
18:25d'une troisième phase hypothétique
18:27de reconstruction.
18:28L'enjeu, c'est effectivement
18:29le retrait plus complet
18:31de l'enclave,
18:33mais aussi, évidemment,
18:34et surtout,
18:35le désarmement,
18:36la démilitarisation de l'enclave.
18:38Donc, là,
18:39c'est vraiment un enjeu central.
18:40Et puis,
18:41la mise en place
18:42d'une gouvernance
18:43d'une gouvernance
18:44pour,
18:45avec une force internationale
18:46qui garantirait
18:48une forme de sécurité globale.
18:49Donc,
18:50les questions
18:51les plus difficiles
18:51sont en cours
18:53justement
18:54d'arriver aujourd'hui.
18:56Le Hamas
18:56qui n'est pas forcément prêt,
18:57on le comprend bien,
18:59à ce désarmement.
19:00Écoutez sur ce sujet
19:02aussi l'analyse
19:03de Bertrand Baddy,
19:04professeur émérite
19:05à Sciences Po.
19:06Le Hamas,
19:08d'un certain point de vue,
19:09a déjà atteint
19:11un certain nombre
19:11d'objectifs
19:12qui s'étaient fixés,
19:13notamment,
19:14remettre la question
19:15palestinienne
19:16sur le tapis.
19:18Est-ce que,
19:19pour autant,
19:20il a intérêt
19:21à la paix ?
19:21On peut dire
19:23que le Hamas
19:23s'est beaucoup nourri
19:24de cette guerre,
19:25que finalement,
19:26les attaques
19:28portées
19:29par le gouvernement
19:30israélien
19:30sur Gaza
19:31ne l'ont pas éradiquée,
19:33mais ont créé
19:34une sève nouvelle
19:35des soutiens,
19:37notamment en Cisjordanie.
19:39Donc,
19:39on peut aussi miser
19:40sur le fait
19:40que le Hamas
19:41n'est pas pressé
19:42pour une paix totale,
19:44d'autant que
19:44ses relations
19:45avec les autres
19:46composantes
19:47de la vie politique
19:49palestinienne
19:49ne sont pas claires.
19:50Bertrand Baddy,
19:51qui est auteur du livre
19:52L'art de la paix,
19:53il était avec Frédéric Carbone
19:54sur France Info
19:55tout à l'heure.
19:57David Rigoulet-Rose,
19:58chaque bombardement
19:59renforce
20:00une forme de véhémence,
20:01je ne sais pas
20:02si c'est le terme,
20:02palestinienne,
20:04contre
20:04Benyamin Netanyahou
20:06qui pourrait profiter
20:07au Hamas.
20:09Oui,
20:09mais sans doute,
20:10mais le Hamas
20:11aurait aussi intérêt
20:12à ce qui est
20:13un cessez-le-feu,
20:14justement,
20:14pour capitaliser
20:15par rapport
20:15à la population
20:16de Gaza.
20:17Donc,
20:17on voit que les choses
20:18sont complexes
20:19et ambivalentes,
20:20des deux côtés d'ailleurs.
20:21Mais sur le fond,
20:22sur le fond,
20:23effectivement,
20:23c'est la question
20:24centrale
20:24de la poursuite
20:25du processus
20:26et du jour d'après,
20:28avec l'idée
20:28que le Hamas
20:30n'a pas vocation
20:31à pouvoir faire partie
20:33de l'équation
20:33et il l'a compris
20:35parce que
20:36ses parrains
20:37traditionnels
20:38que sont la Turquie
20:39ou le Qatar
20:40lui ont signifié
20:41que ça n'était plus possible
20:42pour la suite
20:43et donc ça expliquerait
20:44pour partie
20:45une stratégie
20:45effectivement
20:46qui retarde
20:48la mise en œuvre
20:50d'une deuxième étape
20:52qui est jugée
20:53beaucoup plus compliquée
20:54et beaucoup plus
20:55lourde
20:57pour,
20:57en termes de conséquences,
20:58pour le ramasser.
21:00Elisabeth Pinault,
21:01le Qatar effectivement
21:02qui s'attend
21:02à ce que ce cessez-le-feu
21:04tienne,
21:04c'est aussi ce qu'a dit
21:05Donald Trump,
21:06c'est une forme
21:07de méthode couée,
21:08il faut absolument
21:09s'en convaincre
21:09ou on peut penser
21:11que la trêve,
21:12malgré cette interruption,
21:14va à nouveau durer ?
21:15Je pense que personne
21:16ne se faisait vraiment
21:17d'illusions,
21:17ce cessez-le-feu
21:18est très fragile,
21:19tout est fragile
21:20depuis le départ,
21:21ce qu'on pouvait espérer
21:22c'était que le sang
21:23arrête de couler
21:24et on voit qu'il n'en est rien
21:25et à quelle échelle ?
21:27Israël a accusé le Hamas
21:29d'avoir tué un soldat
21:30et il y a eu quand même
21:31les bombardements
21:32ont fait une centaine de morts,
21:33je crois que c'est 104
21:33dont une vingtaine d'enfants,
21:35c'est quand même
21:35des chiffres terribles.
21:38Israël a longtemps dit
21:39quand les otages seront libérés,
21:42la guerre sera finie,
21:44on voit que ce n'est pas terminé,
21:46qu'il manque encore des corps,
21:47qu'en effet,
21:48il y a des mauvaises volontés
21:51de part et d'autre
21:52et que ce sera très difficile
21:54et puis Donald Trump
21:55dans son avion
21:55en partance pour l'Asie,
21:58lui, il défend sa démarche de paix,
22:01il veut son prix Nobel,
22:02il veut son triomphe là-bas,
22:05il veut bien que c'est difficile
22:06mais il a bien justifié,
22:07il a bien excusé Israël
22:10en disant que le Hamas
22:11avait abattu un soldat israélien
22:14et que c'était tout à fait normal
22:15de riposter,
22:16c'était sa position aujourd'hui.
22:17David Rigoulet-Rose,
22:18un dernier mot peut-être
22:19sur ce sujet
22:20parce que la différence
22:21avec les bombardements
22:22d'il y a un mois,
22:23c'est aussi le fait
22:24qu'il n'y a plus
22:26le blocus autour de Gaza,
22:28il y a des distributions
22:29d'aides humanitaires
22:31même si elles ne sont pas
22:32encore optimales.
22:34Est-ce que ces bombardements
22:35mettent en danger
22:36les humanitaires
22:37dans l'enclave ?
22:39Les humanitaires
22:40peuvent se sentir en danger
22:41et de toute façon
22:42dans une situation
22:42de guerre,
22:44il y a forcément
22:44un risque accru
22:46à partir du moment
22:46où il y a une reprise
22:47des bombardements.
22:48Justement,
22:48c'est aussi un enjeu.
22:50C'est pour ça que Donald Trump
22:51pousse à ce que ça s'arrête
22:54le plus rapidement possible
22:56pour ne pas hypothéquer
22:57ce qui pour lui
22:58est une variable
22:59d'amélioration de la situation
23:01pas par conviction éthique
23:03mais par intérêt bien compris
23:04de l'amélioration
23:05de la population de Gaza.
23:07Donc de toute façon,
23:08il y a une logique
23:10effectivement de pression
23:11maximale en fait
23:12sur tous les acteurs,
23:14toutes les parties concernées
23:16et ça vaut à la fois
23:18pour le Hamas
23:19et aussi pour Israël.
23:20Donc de son point de vue,
23:22d'ailleurs il y a peu de temps,
23:24il a clairement fait comprendre
23:25au Premier ministre israélien
23:27que le soutien américain
23:28pourrait cesser
23:29s'il y avait notamment
23:31par exemple
23:31une vélétés d'annexion
23:33en Cisjordanie.
23:34Donc du point de vue
23:35de Donald Trump,
23:37les choses sont assez claires.
23:39même si on a l'impression
23:40effectivement
23:40qu'il laisse une marge
23:41de manœuvre
23:42toujours importante
23:43au Premier ministre israélien.
23:45François Reinhardt ?
23:46Oui, sur cette question
23:47de la distribution
23:48de l'aide humanitaire,
23:49je crois savoir
23:50qu'elle est encore
23:50très insuffisante
23:51par rapport à ce que demandent
23:52les organisations humanitaires
23:53et par ailleurs,
23:54là on apprend récemment
23:56que les Américains
23:57veulent imposer
23:57une nouvelle association
23:58dont j'ai oublié le nom
24:00qui est une association
24:00évangélique,
24:01c'est-à-dire des protestants
24:02des soutiens
24:04de Donald Trump
24:05pour évincer
24:06une fois de plus
24:06l'UNROI
24:07qui était l'organisation
24:09de l'ONU
24:09qui était là
24:10depuis 1948
24:10et pour l'évincer
24:11parce que Netanyahou
24:12n'en veut plus,
24:13il fait la guerre
24:14à l'ONU constamment,
24:15on va mettre
24:15des Américains encore.
24:16Ça veut dire
24:16qu'on est encore plus
24:19dans un protectorat
24:20américain
24:20avec les Américains
24:21qui règlent tout
24:22et la communauté internationale
24:23n'a plus de mots à dire
24:24alors qu'elle était représentée
24:25par l'UNROI
24:26qui nous représente tous.
24:27Tout ça va dans un sens
24:29qui est très dangereux
24:32quand même.
24:33Et Israël
24:33qui annonce
24:34ce soir
24:35avoir frappé
24:36un dépôt d'armes
24:37dans la bande de Gaza,
24:39ça va dans le sens
24:39de ce que vous disiez
24:40David Rigoulet-Rose,
24:41il y a des bombardements
24:42assez intempestifs
24:45malgré le cessez-le-feu
24:46qui demeurent.
24:47Je vous remercie d'ailleurs
24:48David Rigoulet-Rose
24:49d'avoir été avec nous.
24:50Je vous libère,
24:51rédacteur en chef
24:52de la revue
24:52Orient Stratégique,
24:54chercheur à l'Institut français
24:55d'analyse stratégique
24:56On va se réintéresser
24:58à la France
24:59dans les prochaines minutes
25:00dans cet épisode
25:01des informés
25:02notamment
25:03ce débat parlementaire
25:04débat sur le budget
25:062026
25:06qui bien sûr
25:07continue
25:08mais d'abord
25:08il est 20h30
25:10et l'information
25:11à 20h30
25:12sur France Info
25:13c'est avec Héloïse Roger.
25:19La prise de parole
25:20ce soir
25:21de la procureure
25:22de Paris
25:22plus d'une semaine
25:23après le vol
25:24au musée du Louvre
25:25les deux hommes
25:26arrêtés dimanche dernier
25:27ont partiellement reconnu
25:29les faits
25:29selon l'or
25:30BQO
25:30tous les membres
25:31de ce casse
25:32n'ont pas encore été
25:32interpellés
25:33et les bijoux
25:34pas encore retrouvés
25:36la procureure
25:36qui ajoute
25:37que rien ne permet
25:38d'affirmer
25:38que les malfaiteurs
25:39ont bénéficié
25:40d'une complicité
25:41au sein du musée
25:42une modification
25:43une modification
25:44majeure
25:44du code pénal
25:45enterrinée ce soir
25:46au parlement
25:47la notion
25:47de consentement
25:48vient d'être intégrée
25:49à la définition pénale
25:50du viol
25:51après un long processus
25:52législatif
25:53c'est une victoire
25:54historique
25:55pour les droits
25:55des femmes
25:56ont salué
25:57Marie-Charlotte Garin
25:58et Véronique Riotton
25:59les députés
25:59à l'origine de ce texte
26:01une demande
26:02pour mettre fin
26:03à l'isolement
26:03de Cédric Jubilard
26:05va être déposée
26:05la semaine prochaine
26:06selon un de ses avocats
26:07reconnu coupable
26:08du meurtre
26:09de sa femme
26:10Delphine
26:10il y a deux semaines
26:11Cédric Jubilard
26:12est maintenu
26:12à l'isolement
26:13depuis son placement
26:14en détention prévisoire
26:15en 2021
26:16c'est un paysage
26:18de désolation
26:19que constatent
26:19les habitants
26:20en Jamaïque
26:21en Haïti
26:22ou à Cuba
26:22après le passage
26:23de l'ouragan
26:24Melissa
26:24des arbres
26:25couchés
26:26des maisons soufflées
26:27plus d'électricité
26:28pour le moment
26:2930 personnes sont mortes
26:31des personnes
26:31des recherches
26:32de disparus
26:33sont en cours
26:33l'ouragan se dirige
26:34désormais
26:35vers les Bahamas
26:36il détient notamment
26:38les marques
26:38Kickers
26:39Chevignon
26:39Edim
26:40le groupe Royer
26:41est placé
26:42en redressement judiciaire
26:44260 personnes
26:45y travaillent
26:46depuis 2020
26:47le groupe
26:47se remet difficilement
26:49de la crise sanitaire
26:50liée au Covid-19
26:51une journée de championnat
26:53en pleine semaine
26:54il y a de la Ligue 1
26:55ce soir
26:55et le PSG
26:56qui se déplace
26:57à l'Orient
26:58en ce moment
26:58du côté des parisiens
27:00désirés doués
27:00touchés à la cuisse droite
27:02vient de sortir
27:03tout juste
27:03de blessures
27:04il y a un partout
27:06en ce moment
27:06entre les deux équipes
27:07France Info
27:1020h
27:1121h
27:12France Info
27:14les informés
27:15Augustin Arrivé
27:16et nous sommes toujours ce soir
27:18avec Isabelle Moreau
27:19directrice de la rédaction
27:21d'AEF Info
27:22Valérie Lyon
27:23du journal
27:25La Croix
27:25service
27:26à vif
27:27opinion débat
27:28Elisabeth Pinault
27:29grand reporter
27:29de l'agence Reuters
27:30et François Reinhardt
27:32du Nouvel Observateur
27:33et auteur de cette histoire
27:35du monde
27:35qui passe par Paris
27:36chez Flammarion
27:38les députés
27:39à Paris
27:40continuent
27:40d'examiner
27:41le budget
27:412026
27:42également
27:42le budget
27:43de la sécu
27:44ça c'est en commission
27:44la partie recette
27:45du budget
27:462026
27:47et bien
27:47cet examen là
27:48précis
27:49était censé
27:50s'achever
27:50mardi prochain
27:51ça ne va pas très vite
27:52ce sera probablement
27:53un petit peu plus tard
27:55il y a tout de même
27:56quelques textes
27:57votés
27:57l'instauration de taxes
27:59sur les multinationales
28:00par exemple
28:01le gouvernement
28:01était contre
28:02les LR aussi
28:03c'est tout de même passé
28:04comme hier
28:05la surtaxe
28:06sur les grandes entreprises
28:08qui a été prolongée
28:09et augmentée
28:09et voilà la réaction
28:10de Bruno Retailleau
28:12des Républicains
28:12c'était sur RTL ce matin
28:14il y a une folie fiscale
28:16il y a un choc fiscal
28:16quasiment sans précédent
28:18et donc je redis
28:19que nous
28:20notre ligne
28:21justement
28:21c'est qu'on est dans un état
28:23qui a
28:24un double record
28:25record de la dépense publique
28:27record pour l'impôt
28:28donc on voit bien que
28:29la solution de l'impôt
28:31la solution fiscale
28:32n'est en aucun cas
28:33la solution pour la France
28:34il faut baisser
28:35les dépenses
28:36Bruno Retailleau
28:38donc le président
28:39du parti
28:40les Républicains
28:40assez remonté
28:41et finalement
28:41assez invariable
28:43également
28:43puisque c'est son discours
28:44depuis le début
28:45de ce débat parlementaire
28:46est-ce que
28:47Isabelle Moreau
28:47le budget
28:48peut être voté
28:49à la fin
28:50si les LR
28:51s'y opposent
28:52comme ça semble être le cas
28:53alors ça est je pense
28:54très très compliqué
28:55alors on l'a vu tout à l'heure
28:56les débats s'éternisent
28:57aujourd'hui
28:57et le gouvernement
28:58se défend toujours
29:00de vouloir passer
29:00par ordonnance
29:01alors je ne sais pas
29:02si vous l'avez vu passer
29:03mais LFI a retiré
29:0415% de ses amendements
29:05et a demandé aux autres groupes
29:07de faire la même chose
29:07donc l'idée quand même
29:08c'est de pouvoir
29:09continuer à travailler
29:10sur ce texte
29:11alors oui vous le disiez
29:11il y a la taxe
29:13qui a été votée
29:14sur les bénéfices
29:15des grandes entreprises étrangères
29:16donc il y en a une autre
29:17également sur tout ce qui est GAFA
29:19donc il y a quand même
29:20GAFA
29:20il y a beaucoup de choses
29:21qui ont bougé
29:22après on sait très bien
29:23que ça ne passera pas
29:24au Sénat
29:25ça c'est évident
29:25le Sénat est plutôt à droite
29:27donc de toute façon
29:27ce type de taxe
29:28ne lui convient pas
29:29alors à quoi ça sert
29:31de débattre ?
29:32je pense que c'est forcément important
29:33on est quand même dans une démocratie
29:34donc le gouvernement
29:35ça peut revenir à l'Assemblée
29:36oui tout à fait
29:37ça peut revenir à l'Assemblée
29:37mais pour l'instant
29:38c'est quand même assez compliqué
29:39et je le rappelle effectivement
29:40que le budget
29:41qui a été présenté le 14 octobre
29:43il y a un nombre de jours
29:44qui est quand même
29:45bien défini
29:45pour qu'il soit examiné
29:47c'est 70 pour le PLF
29:48pardon
29:48le projet de loi de finances
29:49et également les 50 jours
29:51pour le projet de loi
29:52de financement
29:52de la sécurité sociale
29:53parce qu'on parle beaucoup
29:54du budget
29:54mais arrive
29:55et vous l'avez dit
29:56donc le projet de loi
29:57de financement
29:58de la sécurité sociale
29:59qui comporte également
30:00d'autres enjeux
30:01et là je pense qu'effectivement
30:02le Parti Socialiste
30:03n'est pas prêt à avaler
30:05beaucoup de couleuvres
30:05on en parle pas mal
30:06pour la question des retraites
30:07tout à fait
30:08et d'ailleurs
30:09pas que effectivement
30:11mais à ce titre
30:12il semble
30:13que les socialistes
30:15obtiennent
30:16quelques trophées
30:17depuis le début
30:17de cet examen
30:19parlementaire
30:20même si peut-être
30:21le Sénat passera après
30:22Gérard Larcher
30:23a fait savoir
30:24qu'il en avait l'intention
30:26en tout cas
30:26Valérie Lyon
30:28les LR
30:29ont beaucoup moins de poids
30:30s'ils s'abstiennent
30:32s'ils votent contre
30:33ça ne pose pas de problème
30:34pour ce projet de budget
30:35mais je pense
30:37qu'on ne peut pas
30:37à la fois demander
30:38un vrai débat
30:39au Parlement
30:40et dire que le pouvoir
30:41revient au Parlement
30:42et ne pas laisser
30:43ce temps
30:44et ces voix
30:45discordantes
30:46s'exprimer
30:47et parfois
30:48les consensus
30:48se faire
30:49et c'est ce qui est
30:50en train de se passer
30:51donc je pense
30:51qu'on est un peu
30:52contradictoire
30:53c'est-à-dire
30:53on sait qu'on a besoin
30:55d'un budget
30:55relativement rapidement
30:56et ça finira probablement
30:58en commission mixte paritaire
30:59après le Sénat
31:00le retour à l'Assemblée nationale
31:01mais on est dans une période
31:03de débat
31:04sur un élément
31:04quand même essentiel
31:05qui est
31:06la partie recette
31:09l'impôt
31:09c'est quand même
31:10ce qu'en fait l'État
31:11enfin comment l'État
31:12perçoit l'impôt
31:13où il va chercher l'argent
31:15pour ensuite
31:15le redistribuer
31:17c'est quand même
31:18un élément essentiel
31:19et je pense que c'est important
31:20qu'il y ait ces débats
31:21avec une espèce
31:22de déformation quand même
31:23où on est beaucoup
31:23sur la question
31:24des grandes entreprises
31:25donc effectivement
31:26le doublement
31:28de la taxe GAFAM
31:29la taxe sur les multinationales
31:31étrangères etc
31:31on oublie un peu
31:32de regarder ce qui se passe
31:33pour les PME
31:34et les TPE
31:35qui sont quand même
31:36le tissu économique français
31:38et l'essentiel
31:39quasiment la moitié
31:40des emplois en France
31:42et donc on a une espèce
31:43de loupe un peu déformante
31:44aussi
31:44sur ce sujet
31:46donc après
31:47on voit des alliances
31:48très étonnantes
31:49se faire
31:50sur certains amendements
31:51donc on est effectivement
31:52un petit peu désorienté
31:54en l'occurrence ce matin
31:55la gauche
31:56et l'extrême droite
31:57étaient d'accord
31:58sur le fameux texte
31:59sur les taxes
32:01sur les multinationales
32:02d'ailleurs Marine Le Pen
32:03cet après-midi
32:04elle aussi
32:04elle a tenu une conférence
32:05de presse
32:06elle fanfaronner un peu
32:06en disant
32:07depuis le début
32:07de ce débat parlementaire
32:09tout ce qui passe
32:09c'est parce que
32:10le Rassemblement National
32:11était d'accord pour ça
32:12il y a quelque chose
32:13de vrai François Reynard
32:15ou c'est un peu excessif ?
32:16Alors en tout cas
32:16ce qu'on peut dire
32:17sur cette taxe GAFAM
32:18et les multinationales
32:22étrangères
32:22tout à l'heure
32:23quand M. Retailleau
32:24disait
32:24on a un choc fiscal
32:27encore plus d'impôts
32:27etc.
32:28il ne s'agit pas de ça
32:29il s'agit de faire
32:30que ces multinationales
32:31et les GAFAM
32:32Google, Amazon etc.
32:35payent un impôt juste
32:36parce qu'actuellement
32:37le problème
32:37c'est qu'ils font
32:38des bénéfices en France
32:39ils les font échapper
32:40vers des paradis fiscaux
32:41pour être taxés
32:42à des taux de paradis fiscaux
32:43c'est à très très bas
32:44donc là
32:45c'est simplement
32:45une mesure de justice
32:46c'est une mesure de justice
32:47qui font que
32:48ces entreprises
32:49paient la même chose
32:49que paient les entreprises
32:50françaises
32:51et le seul argument
32:54contre
32:54des gens qui sont
32:55contre cette taxation
32:56c'est ceux qui disent
32:57oui mais ça va nous faire
32:58mal voir les Etats-Unis
32:59donc on a peur de Trump
33:00c'est ça
33:00c'est ça la réalité
33:01ça c'est insupportable
33:03on ne peut pas
33:04je veux dire
33:04M. Retailleau
33:05il est un parti
33:05qui s'appelle
33:06Les Républicains
33:06quand on défend la République
33:07on défend le fait
33:08de pouvoir se dresser
33:09face à un autre pays
33:10en disant
33:10la loi c'est chez nous
33:11quand même
33:11après Valérie Lyon
33:12semblait parier
33:13sur le fait
33:14qu'à la fin
33:15il y aurait un consensus
33:16quand même
33:16c'est ça ?
33:17Alors
33:17on ne peut pas le dire
33:19aujourd'hui
33:19je pense que
33:20qui pourrait le dire
33:20serait bien malin
33:23mais il faut quand même voir
33:24alors effectivement
33:25je pense qu'on n'est pas du tout
33:27dans cette folie fiscale
33:28etc.
33:29qui a été exprimée
33:31en revanche
33:32ce qu'il y a derrière
33:33c'est qu'aujourd'hui
33:34on est effectivement
33:35dans une concurrence fiscale
33:37au niveau international
33:38entre les pays
33:39et il y a un enjeu
33:41d'attractivité
33:42donc effectivement
33:42cette taxe
33:44elle est là pour lutter
33:45contre l'évasion fiscale
33:46mais on a en face
33:48un enjeu d'attractivité
33:49et c'est le sens
33:49de l'intervention
33:50de Laurent Lescure
33:51aussi à la tribune
33:52en disant
33:53faites quand même attention
33:54on n'est pas seul au monde
33:55effectivement
33:56donc si on veut
33:58pouvoir attirer
33:59des investissements étrangers
34:00il faut faire attention
34:01à ce qu'on fait
34:01donc il faut trouver
34:02la mesure en fait
34:03Et sur cet espoir
34:05de consensus
34:06je me rappelle du discours
34:07de Sébastien Lecornu
34:08le matin
34:09où il a démissionné
34:09je ne sais pas si vous avez
34:10encore en tête
34:11où il disait
34:12les gens qui viennent
34:13dans mon bureau
34:13ils n'ont pas tout à fait
34:14le même discours
34:15que devant les caméras
34:15ça va un peu dans le sens
34:17de ce que vous disiez
34:18sur un peu une forme
34:19d'affichage
34:19de certaines personnalités politiques
34:22je ne sais pas
34:22ce que vous en pensez
34:23Elisabeth Pinault
34:24il y a malgré tout
34:25une volonté derrière
34:27une fois que les caméras
34:27sont éteintes
34:28une volonté de discuter
34:29et de trouver des terrains
34:30d'entente
34:31oui quand même
34:32moi j'étais à l'assemblée
34:32ce matin
34:33donc ça discute
34:34ça travaille
34:35tout le monde est d'accord
34:36même Marine Le Pen
34:37l'a dit
34:37que quand même
34:38les débats sont plutôt
34:39de qualité
34:39ils vont lentement
34:41mais parce que
34:42lentement mais sûrement
34:43c'est pas la première fois
34:45qu'on a 3000 amendements
34:46et qu'il faut faire entrer
34:47des carrés dans des ronds
34:48en termes calendaires
34:51d'ailleurs il est déjà prévu
34:52qu'on revienne
34:53revienne sur ce projet
34:54de loi de finances
34:55après le 13 ou 14 novembre
34:58donc ce matin
34:59par exemple
35:00je parlais à quelqu'un
35:01du camp Renaissance
35:03qui disait
35:04c'est comme un marathon
35:05et on n'est qu'au cinquième kilomètre
35:07après j'entendais aussi
35:08du côté de LR
35:09c'est parce qu'il y a des ravitaillements
35:11oui oui voilà
35:12on est au tout début
35:13et on a encore un peu d'énergie
35:16donc il y a quand même
35:18ça travaille
35:19incontestablement
35:21et il y a quand même
35:21l'espoir
35:22une fois de plus
35:23et Sébastien Lecornu
35:23l'avait dit également
35:24personne n'a intérêt
35:26à cette dissolution
35:27à une dissolution
35:28enfin personne n'a intérêt
35:29une majorité
35:30de députés
35:32ne le souhaite pas
35:33donc dans l'acte
35:34donc il faut parvenir
35:35à un compromis
35:36donc en effet
35:37chacun est dans son camp
35:38les républicains
35:39ne veulent absolument pas d'impôts
35:41le président du MEDEF
35:43Patrick Bartin
35:44a même parlé
35:44de délire fiscal
35:46sur les nouvelles taxes
35:47sur les multinationales
35:48donc il y a quand même
35:49une inquiétude
35:50pourtant ça ne le concerne pas
35:51puisque c'est les multinationales
35:52étrangères
35:53parce que là
35:53en tout cas
35:54il a peur des représailles
35:55on ne faut pas être technique
35:56mais le fait de faire
35:57que cette taxe s'applique
35:58à des multinationales
35:59j'ai oublié le chiffre
36:00mais qui ont un tel chiffre
36:01voilà
36:02c'est pour permettre
36:03que les grandes firmes françaises
36:05échappent à ça
36:06en particulier
36:06ce qui était cité
36:07c'est le bon coin
36:08pour le rapport
36:10à ce qui est sur internet
36:11donc je ne vois pas
36:12pourquoi le MEDEF
36:13s'énerve
36:14sur ces deux taxes-là
36:15et c'est comme la taxe Zuckman
36:16il ne s'agit pas
36:17de faire payer plus aux riches
36:19il s'agit que les riches
36:20payent pareil
36:20que ce que payent
36:21tous les français
36:21c'est des mesures de justice
36:23c'est pas des mesures
36:24pour écraser les gens
36:27en tout cas
36:27c'était l'argument
36:28de Sébastien Lecornu
36:29y compris au conseil des ministres
36:30ce matin
36:31c'était attention
36:32ce genre de décision
36:34contre des grandes firmes
36:36multinationales
36:37il vaut mieux les prendre
36:39au niveau européen
36:40parce que sinon
36:40c'est la France
36:41qui peut être ciblée
36:42d'ailleurs
36:43Donald Trump
36:44l'avait mis en garde
36:46s'il y a des taxes
36:47contre les GAFAM
36:48qui a eu
36:48hier c'est passé
36:49de 3 à 6%
36:50et Donald Trump
36:54avait annoncé
36:55par le passé
36:56que s'il y avait
36:56une hausse de cette taxe
36:58ce serait le 20 français
36:59qui en pâtirait
36:59donc c'est quand même
37:01la crainte du côté
37:02du gouvernement
37:03qu'il y ait des représailles
37:05et puis
37:05que l'emploi
37:06l'investissement
37:07la croissance
37:08soit mise en danger
37:09c'est une histoire de GAFAM
37:12moi ça m'énerve tout le temps
37:14parce que c'est eux
37:14qui nous pillent
37:15c'est-à-dire qu'on est journalistes
37:16et nos journaux
37:17sont appauvris
37:18parce qu'il y a des gens
37:18qui viennent prendre
37:19la valeur ajoutée qu'on crée
37:20c'est-à-dire les articles qu'on crée
37:21c'est la même chose
37:23c'est les GAFAM
37:24c'est Google
37:26qui prend nos articles
37:27et qui ont de la pub
37:29sur leurs articles
37:29pour pas qu'on les noue
37:30donc c'est ça qui appauvrit
37:32la France en général
37:33c'est des gens qui pillent
37:34la France un peu à la fois
37:35parce qu'ils utilisent
37:36nos données
37:37nos datas
37:38Google, Amazon
37:39tout ça
37:39et tout ça va aux Etats-Unis
37:41le drame derrière
37:42à quoi on devrait penser
37:43c'est qu'on est des GAFAM
37:44eux revenaient un
37:44peut-être sur le budget parlementaire
37:46Isabelle Moreau
37:46c'est la question et celle-là
37:48la taxe, cette taxe
37:48elle était là-dessus
37:49alors il y a une autre taxe
37:50effectivement
37:51on en a parlé rapidement
37:52c'est la taxe Zuckman
37:53alors il y a un projet d'amendement
37:54sur la taxe Zuckman Lite
37:56qui serait un petit peu différente
37:57ce serait plus 100 millions d'euros
37:59mais 10 millions
37:59et ce serait plus 2%
38:01mais 3%
38:02donc l'idée est une nouvelle fois
38:04effectivement
38:04de faire participer les plus riches
38:06donc c'est vrai
38:07qu'à chaque fois
38:07il y a toujours cette musique
38:08qui émane notamment des LR
38:11qui dit
38:11il ne faut pas du tout taxer
38:13et vous avez raison
38:13effectivement
38:14il y a un moment
38:14il faut peut-être taxer quand même
38:16un petit peu
38:16soit les personnes
38:17qui ont des hauts revenus
38:18et qui ne contribuent pas
38:19à la hauteur
38:19de ce qu'ils devraient contribuer
38:21pour les GAFAM
38:22c'est encore un autre sujet
38:23mais c'est vrai que
38:24sur la partie recettes
38:24c'est assez compliqué
38:25et comme vous le disiez aussi
38:26tout à l'heure Elisabeth
38:27on se focalise un peu
38:28sur les grosses entreprises
38:31les grandes entreprises
38:32ou c'était peut-être vous plutôt
38:33et on oublie effectivement
38:34les autres mesures
38:35qui sont destinées aux plus petites
38:36donc je pense que les débats
38:38ne sont pas du tout finis
38:39sur ces sujets-là
38:39et pendant que ce marathon
38:40parlementaire continue
38:42il y en a un
38:43qui n'est pas député
38:44et qui profite
38:46de son temps libre
38:47pour écrire des livres
38:49c'est le président
38:50du Rassemblement National
38:51Jordan Bardella
38:51son nouveau livre
38:52qui sortait aujourd'hui
38:53qui s'intitule
38:54Ce que veulent les Français
38:55pour tout vous dire
38:56ce n'est pas forcément évident
38:57de trouver des libraires
38:59qui acceptent
38:59d'en parler au micro
39:01en revanche
39:01Magali Homo
39:02a trouvé deux lecteurs
39:03lyonnais
39:04Isabelle et Benoît
39:05qui sont donc allés chercher
39:06leur exemplaire
39:07dès le premier matin
39:08tout à l'heure
39:09J'ai cru comprendre
39:11qu'il s'occupait
39:12de ce que pensaient
39:13et voulaient les Français
39:14donc pour moi
39:16c'est intéressant
39:17qu'un homme politique
39:18se pose cette question
39:19Je trouve que c'est intéressant
39:20de pouvoir entendre
39:22un petit peu
39:22ce qu'il souhaite
39:23pour la France
39:24avec un regard
39:25un peu nouveau
39:26qui change quand même
39:27beaucoup par rapport
39:28aux politiques
39:29qu'on a depuis
39:30de nombreuses années
39:30et qui ne bouge pas beaucoup
39:31et ça donne un petit peu
39:33d'espoir
39:33et Elisabeth Pinot
39:35me corrige
39:35pendant ce temps
39:36à tout à fait juste titre
39:38puisque Jordan Bardella
39:39n'est certes pas député
39:40mais il est député européen
39:41il est donc un peu député
39:42tout de même
39:43On entendait
39:44Isabelle et Benoît
39:44lecteurs lyonnais
39:45parmi de nombreux autres
39:47le précédent livre
39:48de Jordan Bardella
39:49s'était vendu
39:50à 220 000 exemplaires
39:51le dernier d'Éric Zemmour
39:53c'était 300 000
39:54Philippe Devilliers
39:55a sorti un livre
39:55il y a trois semaines à peine
39:56déjà 56 000 copies
39:58vendues
39:59il y a manifestement
40:00un public pour ça
40:02Valérie Lyon
40:02Très clairement
40:04et je crois qu'il faut être
40:05tout à fait attentif
40:06il y a des lecteurs
40:07pour ces auteurs-là
40:09donc ils les trouvent
40:11ça leur rapporte de l'argent
40:13le premier ouvrage
40:14de Jordan Bardella
40:16l'a rapporté
40:17700 000 euros
40:17en droit d'auteur
40:19donc c'est aussi
40:20du financement
40:21Ça peut être aussi utile
40:22pour le parti
40:23Ça peut être aussi utile
40:25donc il faut rappeler
40:27que selon une dernière étude
40:2990% des Français
40:30pensent que la France
40:31est en déclin
40:31donc effectivement
40:33ils trouvent dans ces ouvrages-là
40:35un écho
40:36à cette idée
40:37de la France
40:39en déclin
40:40et de personnalités
40:43qui disent
40:45pouvoir réagir
40:47face à ce déclin
40:48Ce que je trouve intéressant
40:49dans le livre
40:50de Jordan Bardella
40:51enfin ce que je trouve intéressant
40:52à analyser
40:53c'est cette démarche
40:55d'aller voir
40:56presque en journaliste
40:58c'est quand même
40:58un peu étonnant
40:59d'aller à la rencontre
41:00des Français
41:01et donc
41:02des Français
41:03On ne sait pas exactement
41:04comment il a fait ces rencontres
41:04Forcément des Français
41:05qui sont quand même
41:06plutôt bien à l'aise
41:07avec lui
41:07pour passer une journée
41:08avec lui quand même
41:09et qui sont plutôt
41:10d'accord
41:11avec ses idées
41:13et à travers ça
41:16d'apporter
41:16des réponses
41:18qui ne sont pas
41:18toujours satisfaisantes
41:19par rapport à la situation
41:20de ces Français
41:22Donc il y a très clairement
41:24une volonté
41:25de se légitimer
41:26à travers le livre
41:27Le livre reste
41:28enfin ce que ça montre
41:30quand même
41:30c'est que le livre
41:30reste un outil important
41:32pour se légitimer
41:33comme un candidat
41:35comme les autres
41:36Je voulais justement
41:37poser cette question
41:38parce qu'il y a déjà
41:39d'autres formes de tribunes
41:40que ce soit les réseaux sociaux
41:42ou les médias traditionnels
41:43Qu'est-ce que permet
41:44le livre
41:45que tous les autres médias
41:47et moyens d'expression
41:49ne permettent pas
41:50Isabelle Moreau ?
41:51Écoutez, il en est
41:52à son deuxième
41:52je crois même
41:53qu'il a laissé entendre
41:54qu'il pourrait en écrire
41:54un troisième
41:55donc ça je crois
41:56qu'il a été interviewé
41:57dans je ne sais plus
41:58quel est le média
41:59Oui alors là
42:00il dresse un peu
42:01il fait un peu le portrait
42:02de 20 personnalités
42:03alors je crois qu'il y a
42:04enfin j'ai regardé
42:05alors j'avoue
42:06assez rapidement
42:06je n'ai pas eu le temps
42:07de le lire en entier
42:08mais comme vous le disiez
42:09c'est intéressant
42:09de toute façon
42:10de se pencher
42:10sur ce type de
42:11enfin voilà
42:13donc il y a des forces de l'ordre
42:15je crois qu'il y a un prof
42:15de karaté et tout ça
42:16donc c'est assez représentatif
42:18entre guillemets
42:18des métiers en France
42:21ou des personnes
42:22peut-être qui pourraient
42:23voter pour lui
42:24en même temps
42:25est-ce qu'il dit grand-chose
42:26quand il parle
42:27de ces personnes-là
42:28est-ce que ce n'est pas lui
42:30un peu qui se met en scène
42:31en disant
42:31écoutez voilà
42:32je leur tends
42:32le micro
42:34et ensuite il parle
42:34mais en fait
42:35c'est un peu moi
42:35qui fais passer mes messages
42:37là-dedans
42:37après moi ce qui m'a
42:39un petit peu aussi étonné
42:39c'est qu'il a organisé
42:41une soirée de présentation
42:43au Théâtre Marigny à Paris
42:44qui est un peu quelque chose
42:45qui est complètement
42:45enfin c'est anachronique
42:46c'est en plein cœur de Paris
42:48c'est un peu ce qu'il critique
42:49en allant voir les Français
42:50sur le terrain
42:51donc je trouve que
42:52comment dire
42:53le principe est assez curieux
42:55après
42:55oui je pense qu'il y a
42:57on en parlait
42:58alors on en parlait
42:58tout à l'heure
42:59sur le Louvre
43:00mais il y a toujours
43:01cette volonté
43:02de montrer quand même
43:03le côté de la France
43:05qui ne va pas bien
43:06et tout ça
43:06et donc lui
43:07il est là
43:08il vient pour rassurer
43:08et là-dessus
43:09on va voir
43:10combien il va avoir
43:11de lecteurs
43:12mais c'est vrai que
43:12le premier ouvrage
43:13c'était 220 ou 230 000
43:14donc c'est pas énorme
43:15d'autres personnalités politiques
43:17de droite
43:18ou d'extrême droite
43:18qui ont aussi des succès
43:19c'est plus rare
43:20à gauche
43:21c'est vrai
43:22tout à fait
43:22François Reynard
43:23oui alors parce que
43:25la société est plutôt
43:26à droite
43:26parce qu'effectivement
43:27comme on le disait tout à l'heure
43:2890% des français
43:29qui pensent que la France
43:30est en déclin
43:30etc
43:31donc voilà
43:31moi je me revendique
43:33comme un homme de gauche
43:33j'espère démontrer
43:35que c'est faux
43:35notre boulot
43:36c'est d'essayer
43:37de réenchanter
43:38et de réoptimiser
43:38c'est pas le cas
43:39pour l'instant
43:39alors ces gens-là
43:41ont tout à fait le droit
43:42d'écrire des livres
43:42et il est évident
43:43qu'ils font des succès
43:44qui sont manifestes
43:45parce qu'il y a tout un public
43:46pour Éric Zemmour
43:47Philippe de Villiers
43:48etc
43:48et tout ça est tout à fait
43:49ce qui est normal dans une démocratie
43:50ce qui est moins normal
43:51dans une démocratie
43:52c'est qu'ils aient obtenu
43:54une caisse de résonance
43:55au point
43:56qui a été créée
43:56par Vincent Bolloré
43:57pour ne pas le nommer
43:58c'est-à-dire
43:58des chaînes de télé
43:59des hebdomadaires
44:00et des maisons d'édition
44:01et ça ça crée
44:02il y a un écosystème
44:03qui est d'une force aujourd'hui
44:05qui est inouï
44:06dans l'histoire
44:07de la démocratie française
44:08et qui fait un peu peur
44:09parce que tous ces livres-là
44:11ils marchent aussi
44:11parce qu'ils sont promus
44:12par les chaînes de télé
44:14la radio
44:14les hebdomadaires
44:18etc
44:18tout ça
44:19c'est une même caisse de résonance
44:21et tout ça se renvoie à la balle
44:22donc ça ça pose un problème
44:24je sais bien que
44:24de ce côté-là
44:25on passe son temps à dire
44:26que le service public
44:27est voué à la gauche
44:27mais je ne vois pas
44:28quelque chose
44:29du même ordre
44:31de l'autre côté
44:32de l'opinion publique
44:32c'est-à-dire du côté du centre
44:33ou de la gauche
44:33C'est certain
44:35que le livre de Ségolène Royal
44:38aura sans doute
44:39moins d'écho
44:40que
44:41dans la même maison d'édition
44:43mais ne bénéficiera pas
44:46du même écosystème
44:48j'ai d'ailleurs lu une très bonne enquête
44:49dans la croix
44:49sur la question
44:50sur la maison Fayard
44:51Bon camarade
44:53Elisabeth Pinault
44:54En tout cas
44:54Jean-Darard Bardella
44:56s'inscrit
44:57dans le club
44:58des présidentiables
45:00qui écrivent des livres
45:01c'est presque indispensable
45:02c'était Révolution
45:03pour Emmanuel Macron
45:04c'est Édouard Philippe
45:05qui a écrit plusieurs livres
45:06dont une espèce de Tour de France
45:08je crois que le livre s'appelle
45:09Des lieux qui disent
45:10Gabriel Attal
45:11en prépare un
45:12pour 2026
45:13en attendant
45:14il y a des livres
45:15qui commencent à apparaître
45:16sur lui
45:16il y a celui de Berger Bonte
45:18qui s'appelle
45:19sur Gabriel Attal
45:21oui
45:21qui s'appelle
45:22L'ange Exterminateur
45:23ou un nom comme ça
45:24donc voilà
45:26à chaque élection présidentielle
45:28en France
45:28il y a son lot de livres
45:30et qui veut être président
45:32de la France
45:33se doit d'écrire un livre
45:35il y a encore quand même
45:36cette espèce
45:37d'adoubement
45:38il y a quelque chose
45:39le livre
45:40le papier
45:41reste quand même
45:42quelque chose d'important
45:42et puis dans le cas
45:43de Jordan Bardella
45:44c'est aussi un outil de campagne
45:45alors il était au Théâtre Marine hier
45:47mais alors il va y avoir
45:48beaucoup de signatures
45:49dans toute la France
45:50dans les jours qui viennent
45:52moi je suis allée
45:52à quelques-unes
45:53pour son précédent livre
45:54c'était assez impressionnant
45:55c'était vraiment
45:55des files d'attente
45:56de plusieurs centaines de mètres
45:58pour pouvoir l'approcher
46:00c'est vraiment
46:01ça participe
46:02de son aura
46:03de sa compagnie
46:04de toute façon
46:05d'une certaine façon
46:06mais ça ne veut pas dire
46:08qu'on fait un bon score
46:09à la fin
46:09exemple Eric Zemmour
46:11qui a eu beaucoup de succès
46:12avec son livre
46:12et à la fin
46:13il n'a pas eu
46:13le score escompté
46:14à la présidentielle
46:15quoi qu'il en soit
46:15ça s'intitule
46:16ce que veulent les français
46:17chez Fayard
46:18pour juger sur pièce
46:20je voudrais qu'on garde
46:20quelques minutes
46:21tout de même
46:22pour parler de cette autre
46:23actualité
46:24actualité sportive
46:25dans 100 jours
46:26tout pile
46:27ce seront les Jeux Olympiques
46:28et Paralympiques
46:292026
46:31Jeux d'hiver
46:31en Italie
46:32à Milan
46:33et Cortina D'Ampezzo
46:35l'équipe de France
46:36se prépare
46:36elle a posté
46:37une petite vidéo
46:38ce soir
46:39pour marquer le coup
46:39ce frisson
46:41qui succède à la gloire
46:43qui donne la chair de poule
46:44quand un record est battu
46:45ce frisson
46:47qui naît en silence
46:48dans nos corps
46:49qui déclenche la joie
46:50et qui résonne à l'unisson
46:51oui
46:52ce frisson revient
46:53prêt à traverser les gradins
46:55prêt à faire monter
46:56les voies
46:57au rythme des descentes
46:58ce frisson
46:59c'est eux
46:59c'est nous
47:00c'est l'équipe de France
47:01il est de retour
47:03et il va faire trembler les jeux
47:05je vous épargne le blind test
47:07la voix c'est le rappeur
47:09Oxmo Puccino
47:10à l'image
47:118 champions olympiques
47:12et paralympiques
47:13je ne vais pas tous les citer
47:14mais le biathlète
47:15Quentin Fillon-Maillet
47:16la parasnowboarduse
47:17Cécile Hernandez
47:18le skieur Alexis Peinturo
47:19rien qu'à E3
47:20ça fait déjà un palmarès
47:22à 12 médailles
47:23dans les précédents jeux
47:25est-ce que vous les attendez
47:26ces jeux d'hiver
47:27je ne sais pas
47:27qui s'y colle
47:28François Reinhardt ?
47:29pas du tout
47:30je comprends
47:31je comprends très bien
47:33qu'il y ait des gens
47:34qui adorent le ski
47:34et qui vont être très contents
47:35de voir des skieurs
47:36mais il y a quelque chose
47:37qui met très mal à l'aise
47:38c'est la question écologique
47:39évidemment
47:39on va faire beaucoup
47:41la comparaison
47:42dans les temps qui viennent
47:43avec les jeux de Paris
47:43les jeux de Paris
47:44comme les jeux précédents
47:45ceux de Pékin en 2008
47:47ceux de Londres
47:47c'est pour valoriser une ville
47:49et lui dire qu'elle a de l'avenir
47:50mais la montagne
47:51elle n'a pas l'avenir du ski
47:52le ski il est derrière
47:53la montagne
47:54elle doit penser à une reconversion
47:55et donc là déjà
47:56dans le monde aujourd'hui
47:57il y avait un papier
47:58sur ce qui se passe
47:58à Cortina
47:59cette petite ville
48:00où il y a déjà des glissements
48:01ils ont fait des espèces
48:02de remontes-pentes
48:04ou je ne sais pas quoi
48:05des téléphériques majestueux
48:07il y a déjà des glissements
48:08de terrain
48:08et il y a des terrains communaux
48:10depuis le Moyen-Âge
48:11qui appartenaient à tout le monde
48:12où on a coupé des mélèzes
48:13parce qu'il faut faire passer
48:13les pistes
48:14enfin ça fait mal au cœur
48:15Paris a été embelli
48:16par les jeux olympiques
48:17là la montagne est détruite
48:18par les jeux olympiques
48:18et vous n'êtes pas sans savoir
48:19que les prochains jeux d'hiver
48:20ce sera en France
48:22dans les Alpes françaises
48:24ce sera pire
48:24parce qu'il y aura encore
48:24des degrés en plus
48:25là à Cortina
48:26en 1956
48:27il y a eu des jeux
48:28des jeux olympiques d'hiver
48:29il faisait en moyenne
48:30l'hiver à Cortina
48:31moins 1,35 degrés
48:32et maintenant il fait
48:33en moyenne 4 degrés
48:35d'accord ?
48:35c'est-à-dire que
48:36c'est un monde de dingue
48:37la neige est en train de fondre
48:39et on va faire des jeux olympiques
48:40d'hiver
48:40il y a déjà des mobilisations
48:41d'opposants
48:42à la tenue de ces jeux olympiques
48:44depuis que ça a été annoncé
48:45cela dit
48:46si on veut être parfaitement honnête
48:47à chaque Olympiade
48:48il y a une mobilisation
48:49d'opposants
48:50sauf que ce n'est pas toujours
48:51sur cet argument environnemental
48:53ça peut être
48:53la dénonciation
48:54d'une gabegie financière
48:56là c'est véritablement
48:57l'enjeu planétaire
48:59l'enjeu écologique
49:00qui revient toujours
49:02Valérie Lyon
49:03vous voulez réagir ?
49:04c'est normal
49:05tous les 4 ans
49:06malheureusement
49:07la dégradation du climat
49:09est là
49:09pour nous rappeler
49:10nous interroger
49:11sur la pertinence
49:12de jeux olympiques d'hiver
49:14on entend dire
49:16que ça va être
49:16des jeux écologiques
49:17mais des jeux olympiques
49:19d'hiver écologiques
49:20ce n'est pas de jeux olympiques
49:21en fait
49:22c'est ça
49:22si on veut vraiment
49:23être écologique
49:24j'en ai dit que vous n'allez pas
49:26trop suivre le billet de plomb
49:27non mais j'adore
49:28les athlètes jurassiens
49:30je suis originaire du Jura
49:31c'est génial ce qu'ils font
49:32mais franchement
49:34aujourd'hui
49:35enfin dans les Alpes italiennes
49:37en un siècle
49:38l'enneigement a diminué
49:39de 50%
49:40qu'est-ce qu'on fait ?
49:41on va produire
49:42de la neige artificielle
49:43en quantité
49:44pour pouvoir
49:45organiser ces jeux
49:46on a 6 ou 7 sites
49:48qui sont dispersés
49:49éloignés parfois
49:50de 500 kilomètres
49:51donc il va y avoir
49:51des transports
49:52qui vont forcément
49:53émettre du CO2
49:55on est obligé
49:56de
49:56la cérémonie
49:59d'inauguration
50:00va être en 3 lieux
50:01pour justement
50:02pas déplacer les gens
50:03donc on arrive à des choses
50:04qui ne sont plus
50:05ce qu'on espère
50:06dans un événement comme ça
50:07c'est-à-dire
50:08rassembler tout le monde
50:09à un même endroit
50:09pour célébrer
50:11la joie du sport
50:12et effectivement
50:12vous l'avez dit
50:14il y a des opposants
50:15qui sont même allés
50:15devant le CIO
50:17demander
50:18la suppression
50:19c'est le collectif
50:22JOP 2030
50:23et en fait
50:25le vrai sujet
50:25c'est
50:26est-ce qu'on est capable
50:27d'imaginer
50:28des jeux d'hiver
50:29qui ne sont plus
50:30des jeux de glisse
50:30mais en fait
50:31des sports de montagne
50:32et introduire
50:33des sports
50:34qui ne sont pas liés
50:34à la neige
50:35alors le comité
50:36international olympique
50:37explique que
50:39ce seront des jeux
50:40vertueux
50:40ils le disent
50:41à chaque fois
50:42est-ce que c'est
50:43un vœu pieux
50:44Elisabeth Pinault
50:45est-ce que ça peut
50:46se produire tout de même
50:47c'est forcément un vœu pieux
50:49parce qu'il faut organiser
50:51ça coûte beaucoup d'argent
50:53plus de 6 milliards
50:54pour les jeux olympiques
50:55d'été à Paris
50:56selon la cour des comptes
50:58c'est pas le même chiffre
50:59qu'a donné le comité
51:00d'organisation des jeux olympiques
51:01mais de toute façon
51:02ça coûte de l'argent
51:03ça a un coût
51:04évidemment écologique
51:05ne serait-ce que
51:06les avions
51:07qui amènent
51:07tous les athlètes
51:08et leurs équipes
51:09et le public
51:10en ces lieux
51:11on peut imaginer
51:12que ce sera difficile
51:13d'échapper
51:14à des polémiques
51:15avant les jeux olympiques
51:17en France
51:18en 2030
51:19et d'ailleurs
51:20il n'y avait pas d'autres candidats
51:21il n'y avait quasiment pas
51:21d'autres candidats
51:22pour organiser
51:23ces jeux olympiques
51:24ça dit bien quelque chose
51:25et la France l'a eu
51:27en surfant
51:28sur le succès
51:28de Paris 2024
51:30ces grands événements mondiaux
51:32mais c'est valable aussi
51:33pour des événements
51:33comme le G7
51:34comme des grands forums
51:35la France l'a eu
51:36avant la tenue
51:37des jeux de Paris 2024
51:38mais il y avait peut-être
51:39un enthousiasme
51:40qui montait déjà
51:41vous avez raison
51:41ce qui dit d'ailleurs
51:42je tiens à rappeler
51:44que juste avant
51:45la tenue des jeux
51:46de Paris 2024
51:47il y avait beaucoup
51:47d'opposition
51:48tous les parisiens
51:49disaient
51:49on va quitter Paris
51:50avec finalement
51:52pendant la tenue
51:53de l'événement
51:54certains enthousiasmes
51:55c'est le moins
51:56qu'on puisse dire
51:56Isabelle Moreau
51:57est-ce qu'il peut y avoir
51:59François Reynard
52:00non non
52:00pardon juste
52:00bien sûr
52:01il y avait le côté râleur
52:02du Parisien
52:03qui est Paris sera invivable
52:04etc
52:04moi-même j'ai cru ça
52:05et je suis parti
52:06après je suis revenu en vitesse
52:07que c'était génial
52:07et donc voilà
52:09mais c'est pas du tout
52:10la même chose
52:11de dire ça va être désorganisé
52:12que de dire
52:13ça n'a pas été
52:13personne a dit
52:14que ce serait une catastrophe
52:15écologique
52:15au contraire
52:16ça a aidé à purifier la Seine
52:17et on peut se baigner
52:17dans la Seine
52:18maintenant
52:18parce qu'il y a eu
52:19les opérations
52:19pour les jeux de 2024
52:20donc ça a été plutôt
52:21un bonus écologique
52:22là clairement
52:23Isabelle Moreau
52:24oui et puis il y a pas mal
52:25de bâtiments
52:26qui avaient été construits
52:27pour les JO
52:28qui sont restés
52:29et qui servent vraiment
52:29aux habitants
52:30notamment de la Seine-Saint-Denis
52:32je suis d'accord avec vous
52:32alors c'est vrai que
52:33quand on voit l'engagement
52:34pour les JO
52:35Jeux Olympiques d'hiver 2030
52:36ils se veulent sobres
52:38durables
52:38responsables
52:39et inclusifs
52:40alors effectivement
52:40j'entends tout ce qui a été dit
52:42et je le partage
52:42ça va être assez compliqué
52:43ce qu'il y a aussi
52:44c'est que les JO de Paris
52:46aussi ont donné
52:46un certain dynamisme
52:47au sport en fait
52:49les français
52:49se sont dit
52:50tiens c'est bien le sport
52:51on va y aller
52:52alors peut-être qu'il y aura
52:53la même chose
52:53avec les sports
52:54les sports de neige
52:55j'avoue que ça
52:56je connais un petit peu moins
52:57les sports de neige
52:58mais
52:58ce sera l'occasion
52:59exactement
53:00de tester je sais pas
53:01le bobsleigh
53:02mais au hasard
53:03mais en fait
53:04ce qui a été un petit peu dommage
53:05c'est qu'on s'est dit
53:06qu'après les JO de Paris
53:08les français allaient s'inscrire
53:09dans les salles de sport et autres
53:10et là je fais un petit peu
53:11le lien avec le budget
53:12les discussions sur le budget
53:13où finalement
53:14on s'est aperçu
53:15que même
53:15dans le budget du sport
53:16on a encore réduit
53:18un petit peu les montants
53:18donc finalement
53:19les français
53:19qui voulaient se mettre au sport
53:21notamment pour des raisons de santé
53:22finalement n'y sont pas allés
53:23parce qu'il y avait plus de sous
53:24et qu'on réduit tous ces budgets
53:26donc c'est un petit peu dommage
53:27et rendez-vous en février
53:28pour voir ce qu'il en est
53:29avec ces Jeux Olympiques
53:31et Paralympiques italiens
53:33il faut les appeler
53:35alors j'ai noté ça
53:36Milano Cortina 2026
53:38voilà
53:38comme ça on connait l'appellation
53:40on en passe rapidement au une
53:42François Reinhardt
53:44qu'est-ce qu'on trouve
53:45en une du nouvel observateur ?
53:46Alors fêtez si je puis dire
53:47les un an de Trump
53:48c'est la tyrannie en Amérique
53:49comment il est en train
53:50d'établir une dictature
53:51dans ce pays
53:51qu'on pensait être une démocratie
53:53et Valérie Lyon
53:54en une de la croix
53:55alors en une de la croix
53:56Israël Gaza
53:57récit de captivité
53:59en fait nous avons interrogé
54:01des ex-détenus palestiniens
54:04avec des témoignages
54:05très forts recueillis
54:06par nos journalistes
54:08et on rappelle aussi
54:09les témoignages
54:10des anciens otages israéliens
54:11qui commencent à s'exprimer
54:12dans les médias israéliens
54:14et on voit que l'inhumanité
54:15est très partagée
54:16des deux côtés
54:17malheureusement
54:17On retrouve ça
54:18donc dans la croix
54:20merci à tous les deux
54:21merci aussi à vous
54:22Elisabeth Pinault
54:23grand reporter
54:24de l'agence Reuters
54:26et à vous Isabelle Moreau
54:27directrice de la rédaction
54:29d'AEF Info
54:31Les informés
54:32c'est terminé pour ce soir
54:33à demain
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