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  • il y a 4 mois
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et Renaud Dély.


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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Les Informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité sur France Info.
00:06Tous les matins jusqu'à 9h30, nous revenons sur les deux événements qui font l'actualité sur France Info Radio et France Info TV.
00:14Bonjour Renaud. Bonjour Agathe.
00:16Et ce matin, nous avons le plaisir d'accueillir Alix Bouillaguet, éditorialiste politique à France Info TV.
00:21L'interview politique aussi tous les matins à 7h45. Bonjour Alix.
00:25Bonjour Agathe. Bonjour Renaud également.
00:27Bonjour Alix aussi.
00:28Bonjour, trop de bonjour. Et bienvenue.
00:31Etienne Girard aussi, directeur adjoint de la rédaction de l'Express. Bonjour à vous Etienne.
00:35Bonjour Agathe, bonjour Renaud, bonjour Alix, bonjour tout le monde.
00:38Trop de politesse et on commence avec notre premier débat, l'après Bayrou. Le RN peut-il croire en ses chances ?
00:44Tic-tac, tic-tac, le compte à rebours est enclenché. Le vote de confiance qui semble perdu d'avance, c'est donc lundi.
00:50Dans six jours à l'Assemblée nationale, les socialistes ont décidé de ne pas voter la confiance à François Bayrou.
00:57Une décision évoquable, dit le premier secrétaire du PS Olivier Faure.
01:01Et puis le Rassemblement national, lui aussi, a décidé de renverser le Premier ministre.
01:04Le Rassemblement national qui est reçu d'ailleurs ce matin même, les deux têtes, si j'ose dire, du RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella,
01:11reçues par François Bayrou à Matignon, mais pour confirmer qu'ils ne voteront pas la confiance et qu'ils souhaitent faire tomber le gouvernement.
01:19Et puis le parti extran-droite va au-delà, au-delà de la chute de François Bayrou.
01:24C'est Emmanuel Macron que vise le RN et c'est aussi une dissolution qu'espère Jordan Bardella, le président du Rassemblement national.
01:32C'était ce week-end à la foire de Chalons-en-Champagne.
01:35Le fait de ne pas vouloir dissoudre l'Assemblée nationale au moment où on se parle ne veut pas dire qu'il n'y soit pas contraint à un moment donné,
01:43tant les blocages pourraient subsister au sein du Parlement.
01:47Donc moi je suis venu dire aujourd'hui à nos compatriotes que la stabilité des institutions, la stabilité du pays est possible.
01:55Mais qu'aujourd'hui ceux qui sont au pouvoir sont des facteurs d'instabilité, tant les politiques qu'ils mènent et les choix qu'ils ont faits sont contestés par les Français.
02:02L'instabilité, c'est Emmanuel Macron selon Jordan Bardella, le RN qui réclame une dissolution de nouvelles élections legislatives
02:09pour essayer de mettre en scène le fait que cette fois-ci le RN serait prêt, il a d'ailleurs réuni hier son bureau de campagne des élections legislatives.
02:16Alors pourquoi le parti d'extrême droite a-t-il changé de stratégie ?
02:21Pourquoi après avoir accordé une forme d'indulgence à François Bayrou pendant un certain temps,
02:26comme il l'avait fait d'ailleurs au début du gouvernement Barnier,
02:28pourquoi le RN est-il décidé à faire chuter François Bayrou et même à aller au-delà ?
02:32Pourquoi réclame-t-il de nouvelles élections ?
02:35Pourquoi le RN veut-il faire chuter le gouvernement aujourd'hui ?
02:38C'est vrai qu'on peut se poser la question parce que ça avait commencé un peu comme une lune de miel entre François Bayrou et Marine Le Pen.
02:44François Bayrou, c'est vrai qu'il avait des liens plutôt solides avec le RN, plutôt appréciés même.
02:51Il était le défenseur de la proportionnelle qui a un combat du RN, il était aussi le défenseur, le promoteur même de la Banque de la Démocratie,
02:58vous savez cette banque qui permettrait de financer n'importe quel parti pour une campagne européenne.
03:02On se souvient des mots aussi de François Bayrou lors de l'inigibilité de Marine Le Pen qui dit son trouble.
03:10Ce qui avait beaucoup choqué d'ailleurs au sein du socle commun.
03:12Choqué, effectivement, ça part bien. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui la lune de miel est terminée ?
03:20A mon sens pour deux raisons. D'abord parce que Marine Le Pen a vécu comme une forme de mépris le fait que cette lettre écrite le 25 juillet pendant l'été
03:31où elle donne ses propositions sur la dette soit totalement ignorée voire balayée par François Bayrou qui ne prendra même pas la peine de lui répondre.
03:37On se souvient qu'elle n'avait pas supporté le même type de comportement de Michel Barnier en rappelant qu'on ne devait pas mépriser les 11 millions d'électeurs du RN.
03:48Et puis la deuxième raison, c'est qu'il y avait quand même sa base électorale qui poussait fort, qui poussait très fort pour renverser le gouvernement Bayrou.
03:55C'est vrai qu'elle avait cette stratégie de la cravate jusqu'à présent, la respectabilité, ne surtout pas se mettre dans les pas de Jean-Luc Mélenchon.
04:02Ils ont dû ajuster la stratégie, à la fois répondre à cette base électorale, dire ok, nous aussi maintenant on veut renverser François Bayrou,
04:11mais attention, on a un autre électorat qu'on vise, les seniors, les patrons, eux ils veulent de la stabilité.
04:17Donc d'où le slogan de Jordan Benalla qui dit, pas bloquer mais voter.
04:24voter pour redonner une forme de blanc-seing peut-être au RN si jamais il arrivait en tête et dire, ben voilà, nous sommes la nouvelle stabilité.
04:34Pour habiller ce pas d'un habit de stabilité et de respectabilité.
04:38Quid du calendrier judiciaire de Marine Le Pen, Étienne Gérard ?
04:41Parce qu'on ne sait pas si elle pourra se faire élire à court terme, se présenter.
04:46On pense même a priori, sauf grosse surprise juridique, que Marine Le Pen ne peut pas se représenter à l'Assemblée Nationale.
04:54Donc ce que vient de dire Jordan Bardella, c'est intéressant, parce que ça raconte qu'au sein du RN,
05:00le sort électoral de Marine Le Pen a été scellé, ou pour amoindrir qu'au moins un gros risque sera pris,
05:08avec la grande possibilité pour que Marine Le Pen ne soit plus députée s'il y a des solutions,
05:15et donc ne soit plus présidente du groupe parlementaire du RN.
05:20On voit bien que du côté de Jordan Bardella, ça c'est les enjeux politiques au sein des partis,
05:24lui, ça ne va pas le traumatiser, parce que lui sera candidat au poste de Premier ministre,
05:29il sera en première ligne s'il y a une campagne législative.
05:33Donc lui, de son côté, pour lui, la dissolution n'est pas un problème,
05:37mais on ne peut pas imaginer qu'il ait dit ça sans l'aval de Marine Le Pen,
05:39ça veut dire qu'on a considéré au RN que ce n'était pas si grave que ça,
05:43et c'est vrai que ce n'est pas si grave que ça, ça ne fera pas perdre à Marine Le Pen son assise politique dans le pays.
05:48À la place d'être présidente du groupe parlementaire, elle deviendra probablement présidente du parti,
05:53ou au moins elle sera payée par le parti, ce qui lui aura une subsistance financière.
05:57Elle retrouvera ce qu'elle faisait avant, finalement.
05:59Voilà, donc en réalité, ça apparaît quelque chose d'extrêmement fort,
06:03en réalité, ce n'est pas si grave que ça pour le RN de perdre le siège de Marine Le Pen,
06:09qui continuera d'exister.
06:10Ça a l'air simple comme ça sur le papier,
06:12mais on se rappelle les déconvenues en cascade du RN aux dernières législatives,
06:16qui nous dit que cette fois, ils sont prêts,
06:18et qu'on ne va pas découvrir dans les placards des candidats racistes,
06:21des candidats homophobes, des candidats antisémites.
06:23Oui, il y a un léger risque, effectivement,
06:25parce qu'on se souvient de ce fameux plan matignon qui était tout ficelé l'année dernière,
06:28lors des élections législatives de 2024.
06:30Le RN tambourinait que tout était prêt,
06:33et qu'il ne manquait pas un bouton sur les costumes de ces candidats.
06:38Puis quand on a essayé d'épousser un peu les costumes,
06:40on a découvert, effectivement, des dizaines de brebis galeuses,
06:42l'expression n'est pas de moi, elle est de Jordan Bardella,
06:44qui étaient des candidats racistes, antisémites, homophobes.
06:48Le RN, justement, a mis en scène le fait que cette fois-ci,
06:51d'ailleurs, un logiciel éplucherait les réseaux sociaux,
06:54ce qu'ont posté un certain nombre de candidats depuis des années et des années.
06:57Et puis, donc, la réunion du bureau de campagne hier des élections législatives du RN,
07:02en même temps, c'est un problème que le parti d'extrême droite connaît depuis sa fondation.
07:06Donc, il y a très peu de chances que les candidats, aujourd'hui,
07:10soient tous propres comme des sous-neufs, si j'ose dire,
07:13et que le RN ait réussi cette professionnalisation-là.
07:16Mais il n'empêche que, je pense qu'aujourd'hui, le RN a intérêt,
07:20et c'est pour ça qu'il veut, bousculer les échéances électorales,
07:23pour plusieurs raisons.
07:24D'abord, je pense que l'incertitude judiciaire qui pèse sur le sort de Marine Le Pen,
07:27ça, justement, ça incite plutôt le parti, finalement, à vouloir accélérer.
07:30Plutôt que de rester pendant deux ans dans l'incertitude de savoir
07:33si, en appel, elle sera de nouveau condamnée,
07:34si elle ferait ou pas cassation,
07:36si elle irait ou pas en cassation,
07:39si le Conseil constitutionnel intervient d'une façon ou d'une autre.
07:41Après tout, autant jouer au chambou de tout,
07:43et tout faire sauter aujourd'hui,
07:45à travers une dissolution.
07:47D'autre part, on le voit dans les sondages,
07:48les Français souhaiteraient une dissolution.
07:49Donc, évidemment, le RN, comme souvent,
07:51on voit souvent le RN osciller de façon tactique
07:54au gré des évolutions de l'opinion.
07:56Donc, il cherche à coller, évidemment, à l'opinion.
07:58Et puis, l'impopularité, aujourd'hui, du président de la République
08:00et sa fragilisation incitent le RN à aller dans sa direction.
08:03Un tout dernier point aussi,
08:05il y a un calcul qui est que le Front républicain,
08:07qui avait si bien fonctionné au second tour de législative
08:09l'an dernier, en juillet 2024,
08:12risque là d'avoir le plus grand mal à refonctionner
08:15s'il y avait de nouvelles élections
08:16au vu des dissensions, d'abord au sein de la gauche,
08:19et puis au-delà, entre la gauche, le bloc central et L1.
08:22Alex Bouillaguet ?
08:23Oui, peut-être léger bémol par rapport à ce que vous dites.
08:25C'est vrai que sur le papier, le RN a tout à une dissolution.
08:29Les instituts de sondage le placent le parti en tête.
08:33Donc, ils n'auront pas forcément la majorité absolue,
08:36mais en tout cas, ils auront une progression,
08:40une grosse progression de sièges de députés.
08:42Et donc, ça les placera de fait au centre du jeu politique.
08:45Le petit bémol, c'est de se dire,
08:48est-ce que Jordan Bardella, il a intérêt à 20 mois de la présidentielle
08:50à aller à Matignon ?
08:52Parce que ça pourrait être ça,
08:53si c'est vraiment la première force politique,
08:55si la gauche s'effondrait.
08:57Peut-être qu'Emmanuel Macron serait coincé
08:59et devrait nommer le RN à Matignon.
09:02C'est un peu le sens des institutions.
09:05Est-ce que le RN a intérêt, finalement, à perdre du crédit,
09:09à se coltiner ce fameux budget
09:12qui va être récurrent tous les ans
09:15avec les oppositions qu'on connaît,
09:18qui devra faire lui aussi peut-être un constat d'échec,
09:20qui restera peut-être que quelques mois ?
09:22Ça peut ternir quand même l'image d'un parti qui dit
09:25« Attendez, nous, on n'a jamais exercé le pouvoir,
09:27donnez-le nous, vous allez voir ce qu'on va voir ».
09:30Il y a quand même un petit risque politique
09:32et de montrer qu'à l'arrivée,
09:34ils ne sont pas meilleurs que les autres,
09:35pas plus efficaces,
09:36et qu'à l'arrivée, ça ne fonctionne pas.
09:39C'est risqué parce que les masques pourraient tomber,
09:40mais Étienne Girard,
09:42réellement, quel est l'état des forces aujourd'hui ?
09:43Est-ce que Marine Le Pen a vraiment une chance
09:45de remporter des élections,
09:47si elles avaient lieu demain, en tout cas son parti ?
09:49À mon sens, non.
09:49À mon sens, non,
09:51parce que les limites du RN
09:53qu'on a vues au second tour des élections législatives
09:56existent toujours.
09:57C'est quoi les limites ?
09:58C'est effectivement le profil des candidats
10:00qui, au second tour,
10:01font hésiter les électeurs quand il y a un duel.
10:03Et on voit bien que les duels
10:05ont du mal à être gagnés par le RN.
10:07Et surtout,
10:08c'est un certain nombre d'endroits,
10:10les métropoles en particulier,
10:12dans lesquels le RN est inexistant.
10:15Et gagner une élection législative,
10:17avoir 289 sièges,
10:19en ayant moins de 20 sièges dans les métropoles,
10:22c'est quasiment mission impossible.
10:23Il y a 22 métropoles en France,
10:25il y a 20 métropoles
10:26où le Rassemblement National
10:27n'est pas arrivé en tête,
10:28ils sont seulement arrivés en tête
10:30à Nice et à Toulon.
10:32C'est trop peu
10:32quand on veut gouverner la France.
10:34Ça rend impossible.
10:36Aujourd'hui,
10:36c'est un vrai plafond de verre
10:37pour gouverner la France.
10:38Un plafond de verre,
10:39Anadéli ?
10:39Un tout petit bémol,
10:40pour reprendre l'expression chère
10:42à Alex Bouillaguet,
10:42je vais plagier Alex Bouillaguet,
10:43un tout petit bémol
10:44à ce que vient de dire Etienne Girard,
10:45je partage l'essentiel de son analyse,
10:46mais l'ERN ne progresse
10:49et donc serait susceptible
10:51de l'emporter
10:51uniquement grâce aux faiblesses
10:53et aux divisions
10:53de ses adversaires à chaque fois.
10:55C'est-à-dire que ce sont
10:56soit les échecs de ses adversaires
10:58au pouvoir,
10:59et en l'occurrence,
11:00par exemple,
11:01depuis les législatives 2024,
11:02l'incapacité,
11:03on va dire,
11:04des forces
11:04qui ont constitué
11:05le Front Républicain
11:06lors du deuxième tour
11:07des élections législatives
11:08à transformer ça
11:09en attitude
11:10de coopération
11:11responsable
11:12à l'Assemblée nationale,
11:13on le voit bien,
11:14on le voit entre
11:14les socialistes,
11:16le bloc central et LR,
11:17on le voit même,
11:17y compris d'ailleurs
11:18au sein du fameux bloc central,
11:19on voit d'un certain nombre
11:20de tensions
11:21où même LR
11:22qui est membre du gouvernement
11:23sans vraiment soutenir
11:24à bout de bras,
11:25c'est le moins qu'on puisse dire,
11:26François Bayrou,
11:26y compris depuis le début.
11:27Donc ça,
11:28ça sert toujours le RN
11:29et ça,
11:30ces divisions,
11:31ces petits calculs politiciens
11:34peuvent se reproduire
11:36lors des élections législatives,
11:37notamment avec des divisions
11:39spectaculaires
11:40ou une incapacité
11:41à mettre en place
11:42au second tour
11:42un Front Républicain.
11:43C'est-à-dire que
11:43moi je trouve qu'il ne faut pas
11:45ignorer ce domaine-là.
11:46La principale force du RN
11:47c'est toujours la faiblesse
11:48de ses adversaires
11:49parce que sinon,
11:49là je rejoins aussi
11:50ce que disait Alex Bouguet
11:51tout à l'heure,
11:51effectivement c'est beaucoup
11:52plus confortable
11:53d'être toujours dans l'opposition
11:54contre ceux qui sont au pouvoir
11:56quels qu'ils soient
11:56et qui s'y succèdent.
11:58Donc c'est uniquement
11:58lorsque cela échoue,
12:00soit à cause d'une mauvaise gestion,
12:02soit à cause de division
12:03ou de mauvaise stratégie électorale,
12:05que ça peut servir le RN.
12:07Donc je n'exclurais pas
12:09totalement l'hypothèse
12:10qu'en cas de dissolution,
12:12le RN puisse cette fois-ci
12:13l'emporter.
12:14Dans un instant,
12:15cette question,
12:16la France est-elle au bord
12:17de la banqueroute ?
12:18François Bayrou est-il
12:19trop alarmiste ?
12:20Mais tout de suite,
12:21il est 9h18
12:21et c'est le fil info
12:22de Maureen Suignard.
12:25Et ce matin,
12:25la patronne de la CFDT,
12:27Marie-Lise Léon,
12:28dit redouter une crise de régime
12:30en cas de nouvelle dissolution
12:31de l'Assemblée nationale.
12:32Le syndicat appelle
12:33à un dialogue
12:34avec le gouvernement
12:34pour permettre le vote
12:36d'un budget de justice sociale
12:38et fiscale.
12:39François Bayrou
12:39et son gouvernement
12:40risquent d'être renversés
12:41lundi prochain
12:42après un vote des députés.
12:44Le dictateur nord-coréen
12:45attendu en Chine,
12:46aujourd'hui,
12:46il rejoint en ce moment
12:47les présidents russes
12:48et chinois.
12:49Les deux chefs d'État
12:50s'entretiennent déjà ce matin
12:52et affichent leur bonne entente
12:53dans un contexte
12:53de fortes tensions
12:54avec l'Occident
12:55et les États-Unis en particulier.
12:57Les trois dirigeants
12:58seront ensemble demain
12:59pour assister
12:59à un grand défilé militaire.
13:01Des glissements
13:02de terrain meurtriers
13:03touchent en ce moment
13:03la région soudanaise
13:04du Darfour.
13:05Plus d'un millier
13:06de personnes tuées
13:06selon un groupe armé
13:08contrôlant la zone.
13:09Ce groupe demande
13:10de l'aide aux Nations Unies
13:11et aux organisations humanitaires.
13:13100 de nouveaux monuments
13:14en péril
13:15viennent d'être retenus
13:16dans le cadre
13:16du loto du patrimoine.
13:17La liste complète
13:18est à retrouver
13:19sur franceinfo.fr.
13:20La fondation du patrimoine
13:22récolte des fonds
13:23grâce à la vente
13:23de jeux à gratter.
13:25Cela permet ensuite
13:25de financer
13:26des travaux de restauration.
13:27325 millions d'euros
13:28déjà récoltés
13:30lors des sept premières éditions.
13:31France Info
13:34Les informés
13:38Renaud Delis
13:39Agathe Lambret
13:40Avec nos informés
13:42du jour
13:42Alex Bouillaguet
13:43éditorialiste politique
13:44à France Info TV
13:45Etienne Girard
13:46directeur adjoint
13:47de la rédaction
13:48de l'Express.
13:49On passe à notre
13:49deuxième débat
13:50Renaud
13:51combien cette nouvelle crise
13:53va-t-elle coûter ?
13:54Qui paiera la facture ?
13:55Oui, l'annonce
13:56de François Bayrou
13:56de solliciter
13:57un vote de confiance
13:58de l'Assemblée
13:59a déjà inquiété
14:00les marchés financiers
14:01depuis quelques jours.
14:02Elle affole aussi
14:02les milieux économiques,
14:04les milieux patronaux.
14:05Qu'en sera-t-il
14:06après le vote de lundi
14:08si comme c'est probable
14:09le gouvernement
14:09est renversé ?
14:10Quelles seraient
14:11les conséquences économiques
14:12pour le pays
14:13qui paiera la facture ?
14:14Vous disiez
14:15est-ce que la France
14:15pourrait faire défaut
14:16se retrouver
14:17en situation
14:18de banqueroute ?
14:19Bref,
14:20combien ça coûte
14:21la crise politique
14:22et la chute
14:23d'un nouveau gouvernement ?
14:24La réponse d'abord
14:26de l'un des deux économistes
14:28qui débattait
14:28sur ce plateau
14:29tout à l'heure
14:29il y a quelques minutes.
14:30La réponse d'abord
14:31de Philippe Dessertine
14:32qui est le directeur
14:34de l'Institut
14:35de Haute Finance.
14:36Il faut vraiment
14:37avoir l'idée
14:37que par rapport
14:38à l'année dernière
14:39si on va sur
14:40une crise politique longue
14:41ça va coûter
14:42beaucoup plus cher.
14:43C'est-à-dire qu'on doit
14:44être dans cette idée
14:44que vraiment
14:45c'est en milliards
14:46voire même
14:47au-delà des 15-20 milliards
14:49c'est énorme
14:50c'est-à-dire
14:50par rapport aux économies
14:51qu'on doit faire.
14:52Alors 15-20 milliards
14:54c'est l'estimation
14:55de Philippe Dessertine
14:56c'est pas tout à fait
14:57celle que fait
14:58celui qui était
14:59son interlocuteur
14:59tout à l'heure
15:00sur ce plateau
15:00Mathieu Plannes
15:01le directeur adjoint
15:02du département
15:02analyse et prévisions
15:03de l'EFCE
15:04pour lequel
15:04on plongerait
15:06en quelque sorte
15:06quand même
15:07dans une situation
15:07inconnue.
15:08ça coûte combien
15:09le 9 septembre
15:11c'est-à-dire
15:11qu'est-ce que va faire
15:12Emmanuel Macron
15:12est-ce qu'il nomme
15:13un gouvernement technique
15:14ou un gouvernement
15:14de coalition
15:15de façon à trouver un budget
15:16est-ce qu'il y a une dissolution
15:17tout ça change radicalement
15:18les choses
15:18donc personne n'est capable
15:19aujourd'hui de dire
15:20clairement
15:21quels vont être
15:21les effets macroéconomiques
15:22si ce n'est qu'effectivement
15:23on va peut-être passer
15:24encore un cran
15:24dans l'incertitude.
15:25ça coûte combien
15:26la chute d'un gouvernement
15:27Étienne Girard
15:28est-ce qu'on peut
15:29estimer vers quoi
15:30on s'engouffre ?
15:31Figurez-vous
15:32qu'on l'avait chiffré
15:32à l'Express
15:33on avait chiffré
15:33nous le coût
15:34de la dissolution
15:35et le coût
15:35de la nouvelle situation
15:36politique
15:36en fin d'année dernière
15:37fin 2024
15:38et pour nous
15:39c'est 9 milliards d'euros
15:40par an
15:41pourquoi ?
15:42ça c'est
15:43ce qu'on voit
15:44ce qu'on perçoit
15:45du comportement
15:46des consommateurs
15:46des français
15:47qui consomment moins
15:48parce qu'ils sont inquiets
15:49ils épargnent
15:51évidemment ça
15:51ce comportement psychologique
15:53cette inquiétude
15:54cette angoisse
15:55des conséquences financières
15:56économiques sur le budget
15:57de la France
15:57moins de consommation
15:59moins d'argent qui circule
16:00plus d'argent qui reste
16:01dans les banques
16:02et donc voilà
16:03il y a ce trou
16:04de 9 milliards par an
16:05on a fait ça
16:06avec des experts
16:07notamment des assureurs
16:08mais ça
16:09ça dépend pas
16:10finalement
16:11de la situation
16:12toute proche
16:13de la possibilité
16:13de la chute
16:14d'un gouvernement
16:14c'est l'instabilité
16:16politique générale
16:18ce contexte
16:18où il n'y a pas
16:19de majorité
16:19à l'Assemblée nationale
16:20où les gouvernements
16:21peuvent chuter
16:22d'un jour à l'autre
16:23d'ici à 2027
16:25il n'y a pas
16:25qu'un gouvernement
16:26chute ou pas
16:27ça n'aura pas
16:27d'impact très fort
16:29sur la situation
16:29ce qui pourrait être
16:30très fort
16:30c'est un accord
16:31entre les partis
16:32pour un gouvernement
16:33plus durable
16:34on n'en prend pas
16:34le chemin évidemment
16:35comme vous l'avez remarqué
16:36Philippe Dessertine
16:36économiste qu'on vient
16:37d'entendre tout à l'heure
16:38il était inquiet
16:38Alex Boulgaga
16:39il disait
16:40en fait ça va être
16:40de pire en pire
16:41plus les gouvernements
16:42chutent
16:42plus ça va coûter cher
16:43c'est sûr
16:44et puis c'est vrai
16:46que ça ne rassure pas
16:47les marchés
16:48ça ne rassure pas
16:49les patrons
16:49donc ça veut dire
16:50effectivement
16:50qu'on fragilise
16:51une croissance
16:52qu'on fragilise
16:54la consommation
16:54qu'on fragilise
16:55l'activité
16:57l'investissement
16:57le coût
16:58effectivement
16:59de la crise
17:00de la crise politique
17:01actuelle
17:01parce que c'est vrai
17:02que c'est compliqué
17:02on voit les économistes
17:03ne sont pas d'accord
17:03se projeter
17:04sur la suite
17:05c'est effectivement
17:060,3% de croissance
17:08en moins cette année
17:09effectivement
17:09on retombe
17:10dans cette fourchette
17:11qui est 8 à 10 milliards
17:13d'euros de richesse
17:14en moins
17:14pour l'économie
17:16en cas de chute
17:18d'un gouvernement
17:19on aggrave son cas
17:20parce que
17:21les marchés
17:21deviennent méfiants
17:22les taux d'emprunt
17:23montent
17:24et donc là
17:24ça coûterait
17:25jusqu'à 1 milliard
17:26de plus par an
17:27en intérêt
17:28à payer par l'Etat
17:30je rappelle que
17:30les intérêts de la dette
17:31c'est déjà
17:3266 milliards
17:33c'est le premier poste
17:35de dépense
17:36de l'Etat
17:36avant celui
17:37de l'éducation nationale
17:38qui doit être
17:39de mémoire
17:39autour de 64 milliards
17:41et puis enfin
17:42cerise sur le gâteau
17:44le coût de la dissolution
17:46ça veut dire quoi
17:46c'est deux nouvelles législatives
17:48et législatives
17:49ça coûte
17:49autour de 200 millions
17:51d'euros
17:51donc oui
17:52ça a un coût
17:53une crise politique
17:54et dans ce contexte
17:55il y a le parti socialiste
17:56qui propose son contre-budget
17:58avec 22 milliards
17:58d'économies
17:59seulement comparé
18:00aux 44 milliards
18:01que cherchait
18:01François Bayrou
18:03c'est crédible
18:04ça en ce moment
18:04en fait la logique
18:05avancée par le parti socialiste
18:07c'est de dire que
18:08plus qu'un choc
18:09qui pourrait d'ailleurs
18:10avoir des contre-effets
18:11y compris sur la croissance
18:11c'est à dire un choc
18:12d'idostérité
18:14ou d'une rigueur excessive
18:15en tout cas
18:1544 milliards en une année
18:17etc.
18:18il faudrait lisser
18:19un peu plus
18:20l'effort sur plusieurs années
18:21d'ailleurs revenir
18:22au fameux seuil
18:24de 3% de déficit
18:25non pas en 2029
18:26comme le souhaiterait
18:27François Bayrou
18:28mais plutôt en 2032
18:29ce qui justifie
18:30pour le parti socialiste
18:31de limiter cet effort
18:32de réduction du déficit
18:34à 21,5
18:35ou 22 milliards d'euros
18:36plutôt que 44
18:37c'est une logique
18:38qui peut s'entendre aussi
18:39de toute façon
18:39les économistes
18:40comme toujours
18:41c'est normal
18:42sont divisés
18:43et puis il y a des évolutions
18:45conjoncturelles
18:46qui sont toujours incertaines
18:47parce que quand on regarde
18:48aujourd'hui les fondamentaux
18:49de l'économie française
18:49ils ne sont pas si mauvais que ça
18:51je ne parle pas de la situation financière
18:52et de l'endettement
18:53et du niveau des déficits
18:54mais c'est vrai que le chômage
18:56est aujourd'hui
18:57à 7,6%
18:58de la population active
19:00alors qu'on avait
19:01plutôt
19:02ces deux dernières années
19:03au regard
19:04du ralentissement
19:04de la conjoncture
19:05envisager
19:08une envolée
19:08beaucoup plus importante
19:09du chômage
19:10ce qui ne s'est pas produite
19:11la croissance au second semestre
19:13a été de 0,3%
19:16ce n'est pas mirifique
19:17mais c'est plutôt mieux
19:18qu'est-ce qui était attendu
19:19en tout cas
19:19la France n'est pas en récession
19:21comme l'est l'Allemagne
19:22par exemple
19:23on connaît le modèle
19:26de l'économie française
19:27qui a pour habitude
19:28plutôt d'amortir les chocs
19:30que ce soit à la hausse
19:31ou à la baisse
19:31c'est-à-dire qu'on a
19:32un modèle social
19:33et un modèle économique
19:34qui fait qu'en règle générale
19:35en période de crise
19:36la France entre plus tardivement
19:39on va dire en crise
19:39qu'un certain nombre
19:40de ses voisins
19:41et on sort aussi
19:42parfois plus lentement
19:43donc ça c'est une réalité
19:44ensuite
19:45ce qui est indéniable
19:46c'est que
19:46ce qui compte
19:47c'est me semble-t-il
19:48la trajectoire
19:49et cette trajectoire
19:49elle est très mauvaise
19:50sur le plan des finances publiques
19:52et là
19:52une crise politique durable
19:54c'est pas tant la chute
19:55de François Bayrou
19:56lundi prochain
19:57qui aura un coup
19:57c'est si on est
19:58ou plutôt si on reste
20:00dans une crise politique durable
20:01pendant encore deux ans
20:02avec une succession
20:04de gouvernements
20:04qui collent mat de ci de là
20:06mais qui n'engagent pas
20:07les réformes structurelles
20:08durables de fond
20:09pour contribuer
20:10à réduire
20:11sur plusieurs années
20:12les déficits publics
20:13et là on est très clairement
20:14engagé dans cette spirale
20:15extrêmement inquiétante
20:16et c'est clair que
20:17les détracteurs du budget Bayrou
20:18disent qu'il n'y a pas
20:19de réforme structurelle
20:20dans ce budget là
20:21après c'est vrai
20:22qu'on peut s'interroger
20:23sur la stratégie
20:24l'Europe
20:25l'Union Européenne
20:26nous demande de faire
20:26110 milliards d'euros
20:27d'économies
20:28lissées sur plusieurs années
20:30certains disent
20:31il faut taper fort
20:32et tout de suite
20:33c'était Barnier
20:33qui était à 50 milliards
20:35de mémoire
20:35c'est la tactique aussi
20:37de François Bayrou
20:39les socialistes disent
20:40non mais attendez
20:41nous on y va plus doucement
20:43on est à 22 milliards
20:44on peut lisser
20:44on a le temps
20:46il ne faut pas non plus
20:47freiner trop vite
20:48rentrer dans une forme
20:49d'austérité
20:50qui bloquerait tout
20:51qui ferait peur
20:52bon
20:52après c'est vrai
20:54que c'est
20:54une réflexion
20:56qu'on peut entendre
20:57si je peux me permettre
20:58un tout petit mot
20:58quand même sur le MEDEF
20:59puisqu'on entend
21:00dans ce contexte
21:01où tout le monde s'affole
21:01s'inquiète
21:02les milieux patronaux
21:03et le MEDEF s'affoler
21:04de l'instabilité politique
21:06il faut juste rappeler
21:06qu'il y a largement contribué
21:08puisque c'est quand même
21:09le MEDEF
21:09qui a fait capoter
21:10le conclave sur les retraites
21:11alors qu'un accord
21:13avec la CFDT
21:13n'était pas si loin que ça
21:14et que ça
21:15ça a largement contribué
21:16à affaiblir
21:17et à pousser vers la sortie
21:17François Bayrou
21:18donc quand on va entendre
21:19dans les jours qui viennent
21:20un certain nombre de voix
21:21s'affoler
21:22de l'instabilité
21:23il faut se souvenir
21:23que tout le monde
21:24y a largement participé
21:25notamment les milieux patronaux
21:27Merci beaucoup
21:27les informés
21:28avec Renaud Dely
21:29Merci Alex Bouillaguet
21:30éditorialiste politique
21:31à France Info TV
21:32l'interview politique
21:33tous les matins
21:34à 7h45
21:35Merci Etienne Girard
21:37directeur adjoint
21:38de la rédaction
21:39de l'Express
21:39à la une de l'Express
21:40cette semaine
21:41Le quart d'heure
21:41sur Chilien
21:42de François Bayrou
21:43notre entretien
21:44avec le Premier ministre
21:45courait l'acheter
21:45encore dans les kiosques
21:46jusqu'à jeudi
21:47Les bons kiosques
21:48Il vous reste encore quelques heures
21:49seulement dans les meilleurs kiosques
21:51Renaud Dely
21:52on se retrouve demain
21:54Merci beaucoup
21:55et vous retrouvez les informés
21:56aussi ce soir à 20h
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