- il y a 3 mois
Avec François Boulo, porte-parole des gilets jaunes, fondateur de PRAXIS et auteur de "Reprendre le pouvoir " (éditions Les liens qui libèrent)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
00:05Allez, je rappelle le principe de notre invité, notre invité pour notre débat de La Vérité en Face, 0 826 300 300, j'assiste à appeler.
00:15C'est très intéressant ce qui va, comme ce matin, ce qui va se passer dans un court instant.
00:19Nous recevons François Boulot, bonjour à vous.
00:22Bonjour.
00:22Et soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
00:25Nous avons tenu à vous inviter ce matin, vous êtes l'ancien porte-parole des Gilets jaunes.
00:30Figure emblématique du mouvement, ça date d'il y a quelques années déjà.
00:34Ça fait longtemps.
00:35Oui, ça fait longtemps.
00:36Et François Boulot, vous fondez Praxis, qui est une plateforme, si j'en ai bien compris le principe,
00:47qui a pour vocation de relancer le débat national, ni plus ni moins.
00:53Oui, c'est d'essayer de sortir de la torpeur du débat public actuel.
00:57En fait, j'entendais un de vos auditeurs, tout à l'heure, en antenne, qui était chef d'entreprise,
01:02qui disait des choses très justes, qui dénonçait notamment le fait que tous les impôts
01:06paient sur la classe moyenne et que les gens n'arrivent plus à s'en sortir.
01:09Et effectivement, moi, à l'époque, c'est ce que je disais, on est dans un problème insoluble
01:14où les gens payent plein d'impôts parce qu'on est un pays qui est très taxé, c'est vrai.
01:18Sauf qu'en contrepartie, les services publics s'effondrent.
01:21L'hôpital, l'école, la justice, vous voyez.
01:23Alors que forcément, on se dit, bon, là, il faut qu'on sorte de ça.
01:26Sauf que, des années après, on est toujours empêtré dans ce problème-là.
01:29François Boulot, donc, je vais essayer de faire le pitch, comme on dit, de l'histoire.
01:34Je rappelle, 0826 300 300.
01:37N'hésitez pas, prenez votre téléphone, appelez, dialoguez directement avec François Boulot.
01:40Donc, vous étiez avocat, je crois que vous avez quitté la profession, avocat dans le droit du travail.
01:47Vous étiez à Rouen.
01:49Oui.
01:50Et pour vous consacrer pleinement à cette initiative, on va dire, cette aventure,
01:54qui est une sorte de prolongement à distance de ce que fut le mouvement des Gilets jaunes.
02:01Oui, c'est l'idée, en fait.
02:03Alors, racontez-nous.
02:04C'est ce que les Gilets jaunes ont fait dans l'action, praxis ou essaie de le transformer en institution.
02:07En fait, on part d'un constat très simple.
02:10C'est que toute la politique aujourd'hui, tout le débat public est concentré, s'organise autour du système électoral.
02:16Et le système électoral, c'est une compétition où les partis politiques sont en concurrence et doivent gagner la compétition.
02:21Ce qui fait qu'en fait, tous les partis politiques sont enfermés dans une logique qui essaie de gagner
02:25et donc de tirer la couverture à soi, de dire qu'on a les meilleures idées,
02:29de dire que les autres partis politiques, évidemment, n'apportent pas les bonnes solutions.
02:32Et puis tout ça, même, ça se transforme un peu en polémique, etc.
02:35Oui, avoir raison, chacun dans son coin.
02:36Voilà.
02:36Donc l'idée, c'est de dire, mais du coup, il n'y a pas d'outil, il n'y a aucun endroit dans l'ébat public
02:42où on fait émerger les consensus, c'est-à-dire les accords, les points sur lesquels on est quasiment tous d'accord.
02:48Et il y en a, en fait, et on les oublie.
02:50Prendre en compte, je donne quelques exemples, mais prendre en compte le vote blanc dans les suffrages exprimés.
02:54Je n'ai jamais eu quelqu'un qui n'était pas d'accord avec ça.
02:56Il fait des décennies que j'entends parler de ça.
02:58Et voilà.
02:58Décennies.
02:59Exactement.
03:01Organiser la transparence totale des dépenses des élus.
03:04Tout le monde est d'accord.
03:05Faire le casier vierge...
03:06Ça, c'est un peu en cours, quand même.
03:09Ça commence.
03:09Ça commence, mais vous voyez, on en est encore loin, alors que ce n'est quand même pas très compliqué à faire.
03:13Ce ne serait pas compliqué à faire.
03:15Renationaliser les autoroutes.
03:16Mesures très concrètes.
03:18Je veux dire, tout le monde a été scandalisé à l'époque de la privatisation en 2005.
03:21Moi, je ne connais personne qui n'est pas d'accord avec ça.
03:24Vous voyez, des points d'accord, en fait, il y en a énormément.
03:27Simplement, on les oublie parce qu'il n'y a aucun espace, il n'y a aucun endroit pour les rendre visibles.
03:31Et donc, Praxis, c'est une plateforme de vote en ligne.
03:33C'est ça, le projet.
03:34Pour essayer de faire émerger les consensus.
03:37Et l'idée derrière ça, c'est de dire, on voit bien, vous voyez, actuellement l'impasse institutionnel,
03:41la difficulté qu'on a à former des gouvernements, à trouver des majorités à l'Assemblée.
03:45Et donc, l'idée, ce sera de dire, nous, on va dégager des consensus sur la plateforme.
03:49Et comme ça, après, on pourra aller voir les pouvoirs publics.
03:50On leur dira, bon, attendez, là.
03:52Nous, on a fait émerger tous ces points d'accord-là.
03:54Donc, vous votez d'abord tous ces points-là dans la loi.
03:57Et puis, ensuite, vous pourrez reprendre vos discussions sur ce qui nous divise.
04:00Et ce qui nous divise restera l'affaire des partis et donc la chose des élections.
04:04François Boulot, pour bien préciser, nous allons prendre un premier appel.
04:07Je sais que Cédric nous attend depuis Béziers.
04:09François Boulot, juste une question.
04:11Vous n'avez pas vocation, pour bien préciser les choses, à vous présenter à des élections.
04:16Et quelque part, l'initiative que vous proposez,
04:19rappelle un petit peu ce que furent.
04:22Ils sont restés dans des armoires métalliques, j'imagine, ou en bois, peu importe.
04:26Les cahiers de doléances qui étaient censés faire remonter les attentes des Français
04:31qui furent, on va dire, la conclusion du mouvement des Gilets jaunes.
04:35Le président de la République, d'ailleurs, avait fait un tour de France
04:36plutôt réussi de son point de vue sur cette affaire de doléances.
04:41Mais il n'y a pas eu de suite.
04:42Oui, c'est exactement ça, mais en allant plus loin.
04:45Alors, effectivement, vous l'avez dit, c'est important.
04:47On ne sera pas un parti politique, on n'ira pas aux élections.
04:49C'est très important, parce que sinon, on rentrerait dans la logique de concurrence.
04:52Donc, on ne pourrait pas faire consensus.
04:53Là, en n'allant pas aux élections, on permet à tout le monde de venir.
04:55C'est-à-dire, des abstentionnistes, que vous soyez électeurs d'un parti politique,
04:58militants d'un parti politique, venez avec vos idées.
05:00Le but, c'est justement de voir si on est tous d'accord sur telle ou telle mesure.
05:04Et sur les cahiers de doléances, simplement, on veut aller plus loin,
05:06parce que, quand même, on fait le constat que les gens peuvent dire ce qu'ils veulent,
05:10ils peuvent exprimer des souhaits, ils peuvent faire des propositions.
05:13Mais on a besoin quand même d'experts, de techniciens.
05:15Et de synthèse.
05:16Et voilà, et de synthèse.
05:17Et donc, en fait, sur Praxis, on va organiser ce travail-là,
05:19mettre en lien les aspirations des citoyens avec des experts,
05:23pour, si vous voulez, voter non pas des vœux pieux,
05:25des objectifs un peu comme ça, voyants, incantatoires.
05:28Non, des mesures techniques, en tout cas concrètes,
05:31qui pourraient passer dans la loi, parce qu'on les aura fait valider avec des experts, vous voyez.
05:35C'est pour ça que ça peut être vraiment utile.
05:37Du concret, avec des questions très précises, voire même parfois très techniques,
05:42parce que souvent, la vie quotidienne, eh bien, est en but avec des problèmes purement techniques.
05:48Ce sont des questions simples, mais ça peut être technique très concret.
05:50Alors, nous sommes en ligne avec vous, Cédric. Bonjour, Cédric.
05:54Bonjour à toute l'équipe. Bonjour à votre invité.
05:57Bonjour à vous. Et vous êtes à Béziers, Cédric.
06:00C'est exact.
06:00Vous avez participé, de près ou de loin, au mouvement des Gilets jaunes ?
06:05J'ai énormément participé, jusqu'au tribunal même, oui.
06:08Donc, je suis même allé jusqu'au tribunal.
06:10Ah, vous êtes passé par la case justice, vous, tribunal.
06:13Je suis passé par la case justice, donc voilà.
06:16Mais pour revenir à ce que dit votre invité, c'est une très très bonne chose,
06:20mais on a un énorme problème, c'est que les pouvoirs publics,
06:23dans le mot pouvoir public, il y a pouvoir, et ils font ce qu'ils veulent.
06:26Il aurait été très très bien de faire comme, on prend toujours des exemples,
06:32Marc, l'Allemagne, machin, pourquoi on ne prend pas l'exemple de la Suisse ?
06:35La Suisse, chaque vote est fait et mis par un référendum.
06:39C'est accepté, c'est voté.
06:40Ce n'est pas accepté, c'est refusé.
06:42Donc, je pense que c'est un peu la chose que veut faire votre invité.
06:47Ce serait une très bonne chose de le faire, mais est-ce qu'ils vont aller jusqu'au courage de faire les choses ?
06:51Quand vous voyez que parce qu'on a une bonne idée qui vient du RN, ou qui vient de Reconquête,
06:57ou qui vient de M. Asselineau, parce que c'est RN, parce que c'est Reconquête, parce que c'est Asselineau,
07:01on ne veut pas le faire.
07:02Parce que c'est M. Antel ou c'est M. Antel qui a l'idée.
07:05Et ce n'est pas bien, ça.
07:06Nous, on a de très bonnes idées en tant que citoyens,
07:09on va les soumettre parce que l'idée est très bonne,
07:11mais parce qu'on n'est pas populaire, ou parce qu'on est d'un parti qui ne plaît pas,
07:17et bien on va le refuser.
07:17C'est ça qui est dramatique.
07:20Et la dramaturgie est encore plus importante
07:22lorsque, effectivement, on a une élection présidentielle.
07:27C'est ça.
07:28Ils veulent gagner.
07:29Peu importe la chose, et on les entend tous,
07:31et moi, je suis proche RN,
07:35mais je délèche ça d'entendre dire
07:36« Oui, mais on veut gagner ».
07:38Non, on veut que les Français s'en sortent.
07:40On ne veut pas gagner.
07:41Ce n'est pas la victoire que je veux, moi.
07:42Je veux qu'on arrive à s'en sortir,
07:44que nos impôts puissent arriver à servir à quelque chose,
07:47je ne suis pas contre payer des impôts,
07:49mais en ce moment, ils ne servent à rien.
07:50Depuis 2017, il y a 22% de plus de fonctionnement de l'État.
07:55Ça veut dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
07:57Donc, il faut revenir aux vraies choses,
07:59et puis qu'on arrête toutes ces agences gouvernementales.
08:01Il y en a encore une qui a été créée le mois dernier.
08:03Mais on va où ?
08:04C'est ça qui nous coûte de l'argent.
08:06C'est ça qui nous coûte de l'argent.
08:06L'empilement administratif, oui.
08:09Cédric, François Boulot va vous répondre.
08:13Cédric, c'est intéressant ce que vous soulevez ce matin,
08:16depuis Bézié, Cédric.
08:19François Boulot, la vocation de cette plateforme,
08:23de proposition qui irait vers le politique,
08:27c'est justement d'être apolitique,
08:29c'est-à-dire au fond de s'inspirer de tous les bords confondus.
08:32Oui, je dirais d'être apartisan.
08:34Et effectivement, apartisan, ce qu'on va faire de la politique.
08:37Mais apartisan parce qu'on veut sortir la logique des étiquettes.
08:39Et ce que disait votre invité, c'est très juste.
08:41C'est qu'aujourd'hui, comme on a mis des étiquettes à tout le monde,
08:44si ça vient de telle étiquette de telle partie,
08:46non, je ne vais pas écouter.
08:47Je crois que le pays est suffisamment en grande difficulté
08:50pour qu'on arrête de se payer le luxe
08:51de trier parmi les gens qui proposent des idées.
08:54En fait, on va prendre toutes les idées d'où qu'elles viennent,
08:56et on va regarder si elles sont bonnes ou si elles ne sont pas bonnes.
08:58On va les étudier.
08:58Et après, votre invité disait une autre chose.
09:01C'est oui, mais les pouvoirs publics n'entendent pas.
09:03Ah oui, ça c'est sûr.
09:04Moi qui ai participé au mouvement des gilets jaunes aussi,
09:06je le sais bien puisqu'on réclamait à l'époque
09:07le référendum d'initiative citoyenne.
09:09Et effectivement, bien sûr, le pouvoir ne l'a pas donné.
09:12Il n'en veut pas. Il ne veut pas donner du pouvoir aux citoyens.
09:14Le pouvoir, puisqu'ils ne le donneront jamais,
09:16vous avez bien raison, il faut aller le prendre.
09:17Et pour le prendre, il n'y a qu'une seule manière de faire.
09:19Il faut faire le nombre.
09:21Si on est le nombre, alors on pourra imposer quelque chose au pouvoir public.
09:25Si nous ne sommes pas le nombre,
09:26si nous continuons à être divisés comme on l'est
09:29et la logique des partis nous divise,
09:31alors nous serons faibles
09:32et nous ne pourrons jamais rien imposer au pouvoir public.
09:34Vous dites le nombre,
09:36je reviens vers vous Cédric, dans une seconde.
09:37Vous dites le nombre, François Boulot,
09:39c'est-à-dire, je citerai au hasard,
09:41la pétition contre la loi Dupland, par exemple.
09:44Eh bien oui, la loi Dupland, c'est un très bon exemple
09:47de ce qui a réuni 2 millions de personnes.
09:50Et en réunissant 2 millions de personnes,
09:52ça a fait pression et ça a construit des résultats.
09:54Moi, avec la plateforme, l'idée, c'est d'organiser ça,
09:58mais à une échelle plus grande
09:59et à une échelle beaucoup plus précise
10:01et beaucoup plus large, beaucoup plus générale.
10:03Si vous voulez que ce ne soit pas juste un phénomène ponctuel,
10:05c'est qu'on puisse le faire sur tous les sujets
10:07qui concernent tous les problèmes du pays,
10:08parce que je rejoins encore une fois votre invité.
10:10Le problème, ce n'est pas de gagner,
10:11de savoir qui a raison, etc.
10:13Le problème, c'est de résoudre les difficultés
10:15qu'il y a dans le pays
10:16et les problèmes des gens,
10:17du logement, du pouvoir d'achat,
10:18du niveau de vie, etc.
10:19Cédric, vous voulez ajouter quelque chose, j'imagine ?
10:23Oui, on en revient à la même chose,
10:25puisqu'en fait, on parle de la loi Duplomb.
10:29On peut revenir également à la pétition de M. De Villiers.
10:33Ça n'a pas plu.
10:34En fait, on n'en entend plus parler.
10:36Tout simplement.
10:37Vous voyez ?
10:37C'est deux poids, deux mesures.
10:41Référendum par rapport à ce qu'avait demandé M. De Villiers.
10:45Et bien, pourtant, c'est une pétition.
10:49Pareil que le Duplomb.
10:50Duplomb, c'est passé.
10:51De Villiers, ça ne passe pas.
10:52Alors, Philippe De Villiers était notre invité hier matin, Cédric.
10:55Et il a évoqué, effectivement,
10:56nous l'avons évoqué avec lui, cette pétition
10:59dont il a dit qu'il allait, on va dire, la prolonger
11:03pour essayer, justement, d'en faire un objet
11:05non pas de pression, mais d'interpellation du gouvernement
11:09sur les questions de l'immigration.
11:11Un dernier mot, Cédric, rapidement.
11:12C'est quand même la problématique qu'on a aujourd'hui.
11:13Voilà, c'est la problématique qu'on a aujourd'hui.
11:16C'est M. De Villiers, on veut le faire taire.
11:17Dans ces cas-là, sa pétition ne passe pas.
11:24Alors que par rapport à la Duplomb, c'est passé.
11:29C'est tout ça que je veux.
11:31La politique, c'est devenu, pas tous pourris,
11:35mais c'est devenu une catastrophe nucléaire.
11:38Grosso modo, c'est Tchernobyl.
11:40On est dans Tchernobyl aujourd'hui.
11:41Voilà, que ce soit à l'émission, que ce soit au Sénat,
11:44que ce soit même au niveau de Matignon,
11:46c'est un truc de fou.
11:48Nous allons tenter de vous répondre, Cédric,
11:50sur effectivement ce que vous soulevez.
11:52Merci, Cédric, depuis Béziers,
11:54sur ce que vous soulevez, c'est-à-dire
11:56quelle est, au fond, la mécanique
11:58d'enclenchement des choses.
12:00Avec vous, François Boulot,
12:02vous allez monter cette plateforme.
12:05Je rappelle son nom,
12:06c'est Praxis.
12:07Et puis, on donnera les coordonnées
12:09dans le courant de l'émission
12:10et à la fin de l'émission, plutôt.
12:12L'idée, quelle est-elle ?
12:13C'est parce que, quand vous, au fond,
12:14vous posez sur la table une proposition,
12:18si elle est massive, elle fait nombre,
12:19c'est ce que vous dites,
12:21vous pensez que c'est en ce sens
12:22qu'elle peut peser sur le débat public ?
12:24C'est ce que disait Cédric,
12:25une fois qu'on propose,
12:26mais ensuite, le politique,
12:29est-ce qu'il dispose ?
12:30Oui, mais en fait,
12:30ce qu'il faut bien comprendre,
12:31c'est que...
12:32C'est ce moment de transformation,
12:34de l'essai, si je puis dire.
12:35Bien sûr, ce qu'il faut bien comprendre,
12:36c'est que sur la plateforme de vote,
12:38l'objectif, c'est de voir...
12:40On fait une distinction
12:40entre ce qui va être majoritaire
12:42de ce qui va faire consensus.
12:45Ce qui est majoritaire,
12:46c'est si on fait un vote
12:47et qu'il y a 55, 45 ou 60, 40,
12:50il y a une majorité.
12:51Vous voyez, mais il n'y a pas de consensus.
12:52On peut commencer à parler de consensus
12:53s'il y a 75 % ou plus de personnes
12:56qui disent, oui, on est pour cette mesure.
12:58Vous voyez, à 80 %,
12:59on peut dire, ça dépasse manifestement
13:01les clivages partisans,
13:03des partis traditionnels, etc.
13:04Donc là, il y a un consensus.
13:06Donc là, on est fort
13:06pour aller voir les pouvoirs publics
13:07en disant, écoutez,
13:08ça, c'est ce que pense le peuple.
13:10Puisque, au-delà des clivages traditionnels,
13:12tout le monde pense ça.
13:12C'est le même principe,
13:13nous allons marquer une pause,
13:14mais c'est le même principe
13:15que le name and shame
13:16dans un autre domaine,
13:17c'est-à-dire, à partir du moment
13:18où, on va dire,
13:20l'opinion massivement se prononce
13:22et qu'il y a une forme
13:23d'interpellation publique,
13:25la politique se sent obligée de suivre.
13:27Si vous pariez là-dessus.
13:28La force vient du consensus
13:30et viendra du nombre,
13:31mais le consensus attire le nombre.
13:33Parce que si vous êtes
13:33dans une démarche honnête,
13:34de confiance,
13:35que tout le monde est le bienvenu
13:36et qu'effectivement,
13:37on essaie de dégager les consensus,
13:39forcément, les gens viennent.
13:40Alors, dans un instant,
13:41si vous le permettez,
13:42François Boulot,
13:43on va reprendre le fil
13:44de cet échange,
13:45rassurez-vous.
13:46Dans un instant,
13:47ce sera Julien de Juvisy-sur-Orge
13:49qui vous posera une question
13:50et qui nous donnera son regard
13:52sur votre initiative.
13:54Je rappelle, François Boulot,
13:55Ancien Gilet Jaune
13:56qui lance la plateforme Praxis
13:59La Vérité en Face 0826-300-300.
14:01A tout de suite
14:02pour la suite de l'émission.
14:04Le Grand Matin Sud Radio
14:05La Vérité en Face
14:07Jean-François Aquili
14:08Avec nous,
14:09en studio,
14:10François Boulot,
14:11fondateur de Praxis,
14:12cette plateforme à venir.
14:14On va en donner le détail,
14:15la mécanique des choses
14:16dans un instant
14:17qui a pour vocation,
14:19vous êtes une ancienne
14:20grande figure des Gilets Jaunes,
14:22vous êtes ancien avocat également,
14:23de porter un débat public,
14:26de porter des propositions
14:27très concrètes
14:28qui pourraient irriguer,
14:31irradier,
14:31si je puis dire,
14:32ruisseler sur la décision politique.
14:35Nous allons y venir
14:36parce que la mécanique des choses
14:37est très importante
14:38dans cette initiative.
14:39Mais nous sommes avec vous,
14:40Julien.
14:41Bonjour Julien.
14:42Oui, bonjour.
14:43Vous êtes à Juvisy-sur-Orge.
14:46Julien,
14:47que dites-vous
14:47de l'initiative de François Boulot ?
14:49Moi, j'apprécie énormément
14:51cette initiative.
14:52Moi, je suis un ancien
14:52Gilet Jaune.
14:54J'ai déjà rencontré François
14:55à plusieurs reprises
14:56en manif à Paris
14:58et à côté de Rouen,
15:00sur le rond-point
15:00où il avait monté
15:03avec une équipe.
15:03Vous le faites sourire.
15:04Il a un petit sourire
15:05avec un juste traduit.
15:06Ça ça rit quelques souvenirs.
15:07Quelqu'un brin de nostalgie.
15:09Voilà, c'est ça.
15:11Et je suis moi-même
15:12originaire de Rouen
15:13à l'origine,
15:14donc c'est pour ça
15:14que je l'avais rencontré là-bas.
15:16Et j'apprécie énormément
15:19l'initiative.
15:19Et en fait,
15:20la grosse difficulté
15:20qui a toujours été relevée
15:21pendant le mouvement
15:22des Gilets Jaunes,
15:23c'est comment savoir
15:24rester apartisant.
15:25C'est la grande difficulté
15:26de conserver une image
15:28vraiment très apartisane.
15:29Et je voulais savoir,
15:30moi,
15:30comment...
15:30Apartisane, exactement.
15:32Apartisane, oui.
15:33Comment vous voyez,
15:35comment François pouvait voir
15:37l'avenir de son idée,
15:39justement,
15:41sans se retrouver
15:41à se faire rattraper
15:43par l'un ou par l'autre.
15:44qu'on a toujours vu,
15:45de tout temps,
15:46toutes les grandes têtes
15:47des Gilets Jaunes
15:47se sont fait alpaguer
15:48soit d'un camp,
15:49soit de l'autre.
15:50Je pense notamment
15:50à...
15:52à...
15:53à...
15:54à...
15:54Rodriguez,
15:55je vais son prénom...
15:57Vérôme.
15:57Vérôme Rodrigues.
15:58Vérôme Rodrigues,
15:59qui s'est fait complètement
16:00alpaguer par l'extrême-gauche
16:02et qui, aujourd'hui,
16:03s'en mord les doigts, quoi.
16:04Donc, voilà.
16:05Je vais savoir un petit peu
16:06quel était la...
16:07Comment était le...
16:08Oui,
16:08il va vous répondre.
16:09Oui,
16:10François Boulot,
16:10comment échapper à la...
16:11J'en profite déjà
16:13pour adresser mon salut
16:14amical à Jérôme
16:15parce que c'est vraiment
16:15quelqu'un d'exceptionnel
16:16et qui a, je veux dire,
16:17payé très cher
16:18son engagement dans les Gilets Jaunes.
16:20Comment ne pas être récupéré ?
16:21Alors ça,
16:22c'est évidemment une difficulté.
16:24Le parti pris d'emblée
16:25qui est annoncé,
16:26parce que Praxis,
16:26c'est une plateforme de vote en ligne
16:27et ce sera aussi
16:28un média indépendant
16:29pour essayer de travailler
16:30à créer du contenu
16:31qui puisse rassembler.
16:33On va essayer de traiter
16:33tous les thèmes,
16:35tous les grands thèmes
16:35qui posent des problèmes
16:36dans le pays.
16:37Alors, il y a les grands thèmes
16:38qui sont habituellement
16:39traités par la gauche.
16:40L'économie,
16:41la fiscalité,
16:42l'écologie,
16:42la démocratie.
16:43Mais il y a aussi
16:44les grands thèmes
16:44qui sont habituellement
16:45traités à droite.
16:45La souveraineté,
16:47l'immigration,
16:47l'insécurité.
16:48Et l'économie aussi.
16:50Et l'économie aussi,
16:51évidemment.
16:52Mais vous voyez,
16:53généralement,
16:54les médias de gauche
16:55traitent que de certains sujets,
16:57les médias de droite
16:57traitent que de certains sujets.
16:59Nous, on va essayer
16:59de traiter de tous les sujets.
17:01C'est prendre en compte
17:01tous les tropismes.
17:02Voilà.
17:03Et on va avoir
17:03une approche humble,
17:05déjà.
17:05C'est-à-dire qu'on n'est pas
17:07certains d'étenir la vérité.
17:08On pourra se tromper.
17:10On l'a annoncé d'emblée.
17:11On dira, nous,
17:11le principe de la remise en question,
17:13c'est au cœur
17:13de notre fonctionnement.
17:15Et puis,
17:16ensuite,
17:16on a un cap,
17:17si vous voulez,
17:18une idée très simple,
17:19c'est qu'on va se concentrer
17:20sur trouver les solutions.
17:22Moi, je pense que
17:23dès lors qu'on essaye
17:23de se focaliser
17:24sur cet objectif
17:25très concret
17:26de trouver les solutions,
17:28alors on peut dépasser
17:29les clivages
17:29et on peut être appartisan
17:30parce qu'en fait,
17:31même sur des sujets clivants
17:32comme l'insincurité
17:33ou l'immigration,
17:34par exemple,
17:35qui suscite à chaque fois
17:36des levées de boucliers
17:37d'un côté ou de l'autre,
17:39dès lors qu'on rentre
17:40dans le détail
17:41et qu'on va aller discuter
17:42des mesures,
17:43telle mesure,
17:43telle mesure,
17:44telle mesure,
17:44peut-être que certaines diviseront,
17:46mais peut-être aussi
17:46qu'on dégagera des consensus
17:47sur d'autres.
17:48Et je pense que ça,
17:49ce sera un espace de liberté,
17:51une bouffée d'air
17:51pour beaucoup de gens
17:52de se dire,
17:53enfin,
17:53on va pouvoir rentrer
17:54dans un thème
17:54et voir au moins
17:55si on est d'accord ou pas
17:56sur telle ou telle mesure.
17:57Je reviens vers vous,
17:59Julien,
18:00ancien gilet jaune
18:01à Rouen à l'époque.
18:04Quelle serait,
18:04par exemple,
18:04une mesure
18:05que vous aimeriez
18:06voir portée
18:07par cette future
18:09plateforme Praxis ?
18:11Déjà,
18:13l'essence même
18:14de la démocratie,
18:14mais qui est,
18:15priori,
18:15déjà le serre de centre
18:16de son débat,
18:17c'est le référendum
18:18des citoyens
18:19en toute matière.
18:20Le RIC ?
18:21Le RIC,
18:22exactement,
18:22tant qu'on n'a pas
18:23cette notion-là,
18:24on n'a pas de démocratie.
18:25Tout ce qui comporte
18:27un adjectif
18:29n'est pas ce qu'il est.
18:30Quand on dit
18:31une démocratie représentative,
18:33elle n'est pas démocratie,
18:34elle est représentative.
18:36Je pense que,
18:36malheureusement,
18:37le RIC est la seule
18:38vraie solution
18:39à arriver
18:39pour une première fois
18:41une première démocratie,
18:42chose qu'il n'a
18:42pour l'instant
18:43jamais été le cas.
18:44On a toujours cru
18:45qu'on était en démocratie
18:46parce qu'on votait
18:47pour le maître
18:47ou on votait
18:48pour le moins pire
18:48des maîtres
18:49qu'on nous proposait.
18:50C'est un peu ça
18:50la problématique,
18:51je pense,
18:51aujourd'hui.
18:52Oui,
18:52là-dessus,
18:53François Boulot ?
18:54Justement,
18:55sur la plateforme,
18:56on va essayer
18:56d'en faire un RIC.
18:58C'est-à-dire quelque chose,
18:59c'est parce qu'à chaque fois,
18:59l'argument qui est opposé,
19:00c'est attendez,
19:01on ne va pas donner
19:01de pouvoir aux gens,
19:02les gens,
19:03ils sont ignorants,
19:03ils sont stupides,
19:04nous, les élites,
19:05on sait bien mieux,
19:05on voit le résultat.
19:07Mais par contre,
19:08ce qu'on va faire,
19:09c'est qu'on ne va pas seulement
19:10créer un dispositif théorique,
19:12on va essayer
19:13de l'expérimenter
19:14sur la plateforme.
19:15Et si ça réussit,
19:16après,
19:17on sera légitime
19:18à aller voir les pouvoirs publics
19:18en disant attendez,
19:19vos arguments,
19:20ils ne tiennent plus,
19:21on l'a fait,
19:22et ça fonctionne.
19:22Donc, on va essayer.
19:23Ce n'est pas évident,
19:24on est en train d'y réfléchir,
19:25ça demande effectivement
19:26de cadrer les choses,
19:28de structurer les choses.
19:29On est en train d'y réfléchir
19:30avec les développeurs,
19:32notamment techniques.
19:34Mais c'est quelque chose
19:35qu'on veut faire
19:36sur la plateforme,
19:37parce qu'une fois
19:37qu'on l'aura fait,
19:38vous voyez,
19:38ça aura plus de quoi.
19:39François Boulot,
19:39la plateforme n'existe pas
19:41en tant que telle pour l'heure.
19:42Où est-ce que vous en êtes ?
19:43Non, on en est en fait là
19:44dans une campagne de financement,
19:45on a lancé ça
19:46sur la plateforme Ulule,
19:48et donc la campagne de financement
19:50s'arrête.
19:51C'est une cagnotte,
19:51c'est ça ?
19:52C'est ça,
19:52c'est une cagnotte
19:53où on invite les gens
19:54à contribuer
19:54pour pouvoir financer
19:55justement le projet
19:56et le développement
19:57de la plateforme.
19:58Il y a une première version
19:59de la plateforme
19:59qui devrait sortir
20:01pour le mois de mars 2026,
20:03donc ce n'est pas dans trois ans,
20:05c'est là dans quelques mois,
20:06c'est bientôt,
20:07qui sortira en même temps
20:08que le Média en tant que tel.
20:11Et la campagne de financement,
20:12elle,
20:12elle s'arrête
20:13le 17 novembre prochain,
20:14et le 17 novembre,
20:15mais c'est la date anniversaire
20:16des Gilets jaunes,
20:17c'est pour ça
20:17qu'on a choisi cette date.
20:18Et vous dites le Média,
20:20c'est-à-dire qu'il y a
20:20un Média adossé ?
20:21Oui, en fait,
20:22il y a déjà une chaîne YouTube
20:22qui existe,
20:23c'est une chaîne que j'avais fondée
20:24il y a quatre ans
20:25qui s'appelle Praxis.
20:26Praxis, oui.
20:28Et simplement,
20:29là,
20:30j'ai fait des vidéos
20:31pour expliquer le projet,
20:33expliquer la campagne de financement,
20:35mais à partir de mars 2026,
20:37ça deviendra un Média
20:38qui s'inscrira dans le projet
20:39et qui viendra au soutien
20:40de la plateforme,
20:41en fait,
20:41qui va produire des contenus
20:43pour participer au travail
20:46de la plateforme.
20:46Un mot encore avec vous,
20:48Julien,
20:48vous êtes toujours à Juvisy
20:49sur Orge,
20:50en direct sur Sud Radio.
20:51Vous êtes prêts, vous,
20:52à ce que le mouvement reparte,
20:54mais sous cette,
20:55par exemple,
20:56autre forme ?
20:58Oui, tout à fait.
20:58Moi, je pense que
20:59le mouvement s'est essoufflé
21:02parce qu'il a été phagocité
21:03par l'extrême gauche,
21:04par des casseurs,
21:05par des gens
21:05qui n'avaient pas
21:06une vision constructive,
21:07mais une vision destructive
21:08du mouvement.
21:08et finalement,
21:10ça a découragé
21:11tous ceux
21:11qui avaient de la bonne volonté,
21:12qui avaient envie de bâtir,
21:13qui avaient envie de construire
21:13des choses positives
21:15et aller de l'avant
21:16et sortir vraiment
21:17de l'impasse.
21:19Et oui,
21:20évidemment,
21:20moi,
21:20j'attends que ça.
21:21J'attends qu'une initiative
21:22positive et constructive
21:24pour reprendre du service
21:26et me réengager
21:28à temps plein.
21:28Qu'est-ce que vous faites
21:29dans la vie, Julien ?
21:30Alors, moi,
21:30je suis ingénieur maintenant.
21:32Ah, ingénieur dans quoi ?
21:33Dans la fabrication additive.
21:35C'est ce qui touche
21:36à l'impression 3D.
21:37D'accord, d'accord.
21:38Vous êtes dans la 3D
21:39et vous êtes prêts
21:40à consacrer...
21:41Ce sera ma dernière question
21:42avec vous, Julien,
21:42mais restez à l'écoute.
21:43Vous êtes prêts
21:44à consacrer une partie
21:45de votre temps
21:46presque bouger
21:48votre agenda
21:48pour de nouveau
21:50vous investir
21:51et vous militer ?
21:52Ah oui,
21:53sans aucun problème.
21:55Oui, sans aucun problème.
21:56François Boulot,
21:58je vais vous poser
21:58une question
21:59un peu provocatrice,
22:00mais au départ,
22:01quand vous regardez
22:02ce que fut,
22:03je parle avant
22:03l'élection de 2017,
22:04le mouvement En Marche.
22:06C'est un peu la même idée,
22:07non ?
22:07De créer des espèces
22:08de comités,
22:09de faire monter
22:10les idées des citoyens,
22:11de se réunir,
22:13de dire,
22:13tiens,
22:13on va faire ci,
22:14on va faire ça,
22:15et d'essayer de recentrer ça
22:16vers quelque chose
22:17qui vous devez
22:18irriguer le politique.
22:19C'était un peu
22:20l'ADN de départ,
22:21avant l'élection présidentielle.
22:22Oui, alors c'était
22:23le discours,
22:24des manières de l'agrand.
22:25C'était le discours,
22:26sauf que moi,
22:26en fait,
22:26je ne vais pas aux élections,
22:28donc je n'ai pas d'intérêt,
22:29je n'ai pas de pompons
22:29à les gagner.
22:30Je ne suis pas ami
22:31de Bernard Arnault,
22:32de Xavier Niel,
22:33de François Pinault,
22:34vous voyez.
22:35Donc en fait,
22:36oui, Macron,
22:36il se disait au centre,
22:37mais l'arrêté,
22:37c'est qu'il était
22:38au centre des 1%,
22:39voire au centre
22:39des 0,0001%
22:41les plus riches.
22:42Le projet de Praxis,
22:43c'est d'être au centre
22:44des 99%,
22:45voire des 99,9%.
22:47Vous voyez,
22:48donc c'est ça
22:48toute la différence.
22:49Donc rassembler les idées,
22:55ou est-ce que l'IA
22:56va venir vous voir ?
22:57Puisque l'IA est partout,
22:58mais elle peut être
22:59une aide précieuse
23:00pour la classification
23:01des propositions faites,
23:03le tri des votes,
23:05enfin je ne sais pas.
23:06Oui, alors pourquoi pas ?
23:07Pour l'instant,
23:07on n'en est pas là.
23:08Pour l'instant,
23:08on compte plus temps
23:09sur le tri,
23:10on est plutôt
23:11sur un travail commun
23:12entre l'équipe de Praxis,
23:14du Média,
23:15et les gens
23:16qui pourront voter en fait.
23:18Vous êtes combien
23:18de la structure ?
23:19Pour l'instant ?
23:19Là, on est
23:20une petite dizaine.
23:23D'accord, d'accord.
23:23Pour l'instant.
23:24Mais ça peut réussir très vite.
23:25Mais avec, je le dis,
23:26pour l'instant,
23:27en fait,
23:28beaucoup de gens
23:28qui acceptent
23:29de participer au projet
23:30de manière bénévole.
23:31François Boulot,
23:32est-ce que vous-même,
23:33vous avez,
23:35je ne sais pas,
23:35des projets très précis,
23:37de propositions à faire,
23:40vous-même,
23:40eu égard à votre expérience,
23:42quand même,
23:42vous avez été très en pointe
23:43dans le mouvement
23:43des Gilets jaunes ?
23:44Moi, il y a des sujets
23:45qui vraiment...
23:47Il y a des sujets
23:48que j'ai envie de travailler,
23:49vraiment.
23:50Je pense notamment
23:51au sujet de l'Union européenne.
23:52J'ai beaucoup travaillé
23:53ce sujet-là.
23:54J'avais écrit un livre
23:55« Reprendre le pouvoir »
23:55en 2021,
23:56où j'expliquais
23:57les mécanismes
23:57de fonctionnement de l'euro,
23:58où j'expliquais
23:59les mécanismes
23:59de fonctionnement
24:00du marché unique européen
24:01et donc le libre-échange.
24:03Tout ça,
24:03ce sont des structures économiques
24:04qui nous contraignent
24:05dans la politique économique
24:06qui conduit au désastre actuellement.
24:08Simplement,
24:09moi, je suis citoyen,
24:09je ne suis pas un économiste expert,
24:11vous voyez.
24:12Et donc,
24:12moi, je ne sais pas dire
24:13si sortir de l'euro,
24:14c'est une bonne chose
24:15ou une mauvaise chose.
24:16Je vois juste
24:17tous les problèmes.
24:17J'ai compris tous les problèmes
24:18que posait l'euro.
24:24contraints à répondre
24:25aux injonctions
24:26de la Commission européenne.
24:28Mais après,
24:28quel est le coût
24:28de la sortie de l'euro ?
24:29Comment il faudrait faire
24:31la méthode ?
24:31Tout ça,
24:32j'en sais rien.
24:33Il y aura donc
24:34de l'expertise,
24:35quel que soit le sujet.
24:37Voilà,
24:37le but de Praxis,
24:38c'est aussi de pouvoir
24:39travailler en bonne intelligence,
24:40d'aller réfléchir
24:41sur des sujets
24:41qui sont complexes,
24:42aller solliciter des experts
24:43et mettre en lien
24:44les aspirations des citoyens
24:46avec des experts.
24:47Et on avance.
24:48On avance pour une fois
24:49parce que le but,
24:50ce n'est pas de gagner
24:50une compétition,
24:51c'est de trouver
24:52des solutions pour le pays
24:53et pour les Français.
24:54Allez,
24:54c'est une démarche vertueuse.
24:55François Boulot,
24:56nous prenons date
24:56à mars,
24:57j'ai noté,
24:57mars 2026
24:59pour cette plateforme Praxis.
25:01Il faut aller
25:01sur le lien Ulule,
25:02sur la plateforme Ulule
25:04pour financer le projet.
25:05La campagne se termine
25:06le 17 novembre.
25:07On a besoin
25:08de plus de moyens possibles
25:09pour que ce projet
25:10soit une réussite.
25:11Et je rappelle votre essai,
25:12reprendre le pouvoir
25:12manuel d'émancipation politique
25:14qui a été édité
25:15par les liens qui libèrent.
25:16Merci François Boulot,
25:18bonne chance.
25:19Merci beaucoup.
25:19Et bienvenue à vous,
25:20Valérie Expert.
25:21Bonjour Jean-François Akili,
25:22bonjour à tous nos auditeurs.
25:25Mettez-vous d'accord.
25:26Et bien on va essayer
25:26de se mettre d'accord.
25:28J'entendais ce matin
25:28dans la matinale
25:30de Benjamin Gless
25:30que nos auditeurs
25:32n'étaient pas d'accord
25:33avec les propos
25:33d'Éric Revelle
25:34et d'Élise Abette Lévy
25:35à propos de ces deux députés
25:37LFI
25:37qui sont allés
25:39à la prison de la santé,
25:40qui se sont présentés
25:41à la prison de la santé.
25:43Qu'en pensez-vous ?
25:44Provoque indécence
25:45ou alors
25:46est-ce que ça fait partie
25:47de leur mission ?
25:48C'est ce qu'ils ont plaidé ?
25:50On va parler
25:51de cette proposition
25:52qui a été faite
25:53dans le projet de loi
25:54de finances
25:55qui est en débat.
25:56Limiter les arrêts maladie
25:57à 15 jours.
25:59Ça, ça va faire...
26:00Un mois pour l'hospitalisation ?
26:02Absolument.
26:02Renouvelable ?
26:03Renouvelable, absolument.
26:04C'est évidemment
26:05pour éviter les dérives.
26:06Pour éviter les dérives.
26:07Mais enfin bon.
26:09Justement, ça mérite débat.
26:10Et puis, le sabotage
26:11à la SNCF.
26:13Hier, vous avez vu ces images
26:14dans les gares
26:15de ces trains
26:16qui avaient
26:16parfois jusqu'à 9 heures
26:18de retard.
26:19Enquête en cours.
26:19Ce serait l'ultra-gauche
26:21qui serait.
26:22Enquête en cours.
26:23Mais visiblement,
26:23il y a des pistes
26:24qui vont dans ce sens.
26:25On se retrouve
26:26tout à l'heure avec vous.
26:270 826 300 300.
26:29Appelez-nous
26:29au standard.
26:31Manu vous attend.
26:31Au-delà.
26:32Au-delà.
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