00:00Allez, on passe tout de suite au top ou au flop de la semaine, Christopher, c'est top ou flop ?
00:04Top, Trump, c'est lié à la situation au Moyen-Orient, il a quand même fait mieux que d'autres,
00:09donc il faut le mentionner quand il fait bien les choses.
00:11Ouais, et puis bon, est-ce qu'on peut avoir un espoir de reconfiguration ?
00:15Parce que là, on n'est pas dans la géopolitique, on est aussi dans l'économique,
00:19parce qu'évidemment, s'il y a un accord avec l'Arabie Saoudite, ça aura un impact à la peste sur les prix du pays.
00:23Et on a même eu, grâce à Trump, le président indonésien qui est allé en Israël,
00:27alors que les deux États ne se reconnaissent pas, il y a aussi des sujets économiques derrière,
00:30donc il faut reconnaître que ça peut fonctionner.
00:32Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle pour l'économie, une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat par la baisse du pétrole ?
00:37Complètement.
00:38Pierre, top ou flop ?
00:39Moi, c'est les biotechnologies en France qui explosent littéralement, c'est fou.
00:44C'est hallucinant.
00:45Moi, ça fait pratiquement 20 ans que je fais des valeurs moyennes, et là, on n'avait jamais vu ça.
00:49En fait, les biotech ont toujours sous-performé, à part en 2020, au moment du Covid, sinon c'était toujours…
00:54Non mais sous-performé, c'est pire que ça, ça fait 4 ans que c'est un désastre.
00:58Ah oui, c'est clair.
00:59Et là, c'est vrai que le marché a totalement voulu ignorer, et contrairement aux États-Unis,
01:04en Europe, on n'a pas eu de succès de biotechnologies comme aux États-Unis,
01:08où à chaque fois, souvent, il y en a un qui explose.
01:10En Europe, on en manque vraiment, et donc là, pour la première fois, cet été,
01:13il y a eu Abivax qui a enfin passé de 500-600 millions de capitulations boursières à 6-7 milliards,
01:19et ça donne enfin un précédent pour le secteur.
01:22Et donc là, il y a un appétit qui revient, et donc là, du coup, ça a fait flamber tout le secteur,
01:26donc des nanobiotiques, des DBV technologies, etc.
01:29Donc, c'est assez remarquable.
01:31Moi, historiquement, j'évite le secteur, parce que ça sous-performe tout le temps,
01:34mais là, franchement, c'est la première fois que je commence à regarder.
01:38Et en fait, je me rends compte que ce sont des entreprises qui ont vachement mûri,
01:42qui ont beaucoup mûri, qui ont des pipelines beaucoup plus mûrs qu'avant, quoi.
01:46Et surtout, les big pharmas, certaines ont eu des échecs assez importants dans des essais cliniques,
01:52et de plus en plus viennent acheter des biotech qui ont des pipelines mûrs.
01:56Et ça, ça explique cet engouement aujourd'hui.
01:58Top ou flop, Romain ?
01:59J'ai pris bêtement LVMH, dont on a parlé, et pour moi, c'est plus illustration d'un marché
02:05qui attend vraiment les nouvelles.
02:08C'est-à-dire, tant que le chiffre d'affaires, LVMH a atteint un record à quasiment 900 euros il y a deux ans,
02:14le chiffre d'affaires a commencé à ralentir, puis à baisser,
02:20et donc là, on a une descente aux enfers, et on est tombé à 430.
02:24Et aujourd'hui, on voit que le marché atteint son point bas, et hop, ça revient à 600.
02:30Donc, on est dans un marché qui est très, très momentum.
02:32C'est là ce que je veux dire.
02:33Et ça, par exemple, vous, vous en avez du LVM ?
02:35Ben oui, j'en avais fait beaucoup.
02:37Quand c'était en bas ?
02:37Quand c'était en bas, parce que ça me paraissait, tout le monde était désespéré.
02:41C'est-à-dire, tous les analystes étaient à l'achat, quasiment tous, quand il était au plus haut.
02:46Et beaucoup des analystes à l'achat avaient baissé pavillon en passant à neutre,
02:49parce qu'ils n'osent pas être à vendre sur LVMH, quand c'était à 450.
02:52Donc là, on a bien senti qu'il y avait une désespérance qui était construite,
02:56que les gens ne pouvaient plus en entendre parler,
02:58parce que le titre avait baissé, bien sûr, le chiffre d'affaires était pavillon.
03:00Et aujourd'hui, vous gardez ?
03:01Et aujourd'hui, effectivement, on est content, on garde.
03:03Après, voilà, on est à 600.
03:06C'est 24 fois les résultats de l'année 2026.
03:08Ça va.
03:09Voilà, ça va.
03:10Alors, ça dépend quand même de l'effet richesse.
03:12J'espère que Valentine a raison.
03:15Mais c'est finalement...
03:16On espère tous que...
03:17Mais celle-là dépend de l'effet richesse,
03:20et elle est très en retard par rapport à l'effet richesse, pour le coup.
03:23Valentine.
03:23Flop, la dette des États.
03:24Il y a le FMI à Washington qui se réunit cette semaine.
03:27Vous avez raison d'en parler.
03:28Pour réfléchir aux enjeux majeurs de l'économie mondiale.
03:31Bien ce chiffre.
03:32Et ils alertent sur la dette mondiale des États,
03:34qui devrait atteindre 100% de la richesse mondiale d'ici 2029.
03:39Ils ont même un scénario de risque à 123%.
03:41Et ils disent que ce scénario, la probabilité n'est absolument pas faible.
03:44Donc, on revient globalement sur les niveaux qu'on avait après la Seconde Guerre mondiale, quand même.
03:49Bon, ces niveaux de dette s'expliquent essentiellement à cause des pays du G20,
03:52à l'exception, évidemment, de l'Allemagne.
03:55Alors, ils alertent sur le...
03:56Il n'y a pas de réserve.
03:58Budgétaire, en cas de choc.
04:00Et il y a aussi des pressions, aujourd'hui, sur les taux longs.
04:03Et ce qu'on va, pour moi, vraiment devoir surveiller,
04:05c'est les pressions qu'on va maintenant avoir sur les banques centrales pour baisser leurs taux.
04:08Ça, ça va quand même être l'histoire des cinq prochaines années.
04:11Oui, l'inféodation de...
04:13Exactement.
04:13La perte d'indépendance.
04:14La perte d'indépendance.
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