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  • il y a 3 mois
Ce vendredi 17 octobre, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management, Romain Burnand, président de Moneta AM, et Pierre Schang, responsable des pôles France et Environnement chez La Financière de l'Echiquier, se sont penchés sur les conséquences économiques du projet de budget du gouvernement, la révision à la hausse des taux de croissance pour le monde et les États-Unis par la FMI, ainsi que la réaction du CAC 40 après l'annonce de la suspension de la réforme de la retraite, dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Business présente
00:03C'est votre argent
00:06Marc Fiorentino
00:09Oui je sais, je sais, on a eu une semaine tout simplement hallucinante
00:13entre la suspension de la réforme des retraites,
00:16une droite dite républicaine et libérale qui vote socialiste
00:19et une présidente de l'Assemblée Nationale
00:21qui nous explique que l'héritage c'est une chose qui est tombée du ciel, voilà.
00:25Mais moi j'ai trois bonnes nouvelles pour vous,
00:27c'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission exceptionnelle.
00:30On va revoir tous les événements de la semaine
00:33et il y en a eu beaucoup qui ont un impact évidemment sur l'économie, sur la finance,
00:38sur vos finances, sur votre argent, sur les marchés.
00:41Au sommaire aujourd'hui, on ne pouvait pas y échapper, je sais qu'on en parle beaucoup,
00:45mais on va essayer de voir les conséquences économiques de ce projet de budget
00:49et puis de ce qui se passe notamment avec la suspension de la réforme des retraites et le Cornu 2.
00:54La question macro, on a eu un rapport qui est passé assez inaperçu,
00:59c'est le FMI qui a révisé ses taux de croissance à la hausse pour le monde et pour les Etats-Unis
01:04et surtout ce qui m'a intéressé, c'est qu'ils ont remis en question l'idée que les droits de douane
01:10pouvaient avoir un impact sur l'économie et la ralentir.
01:14C'est assez intéressant, on va en discuter.
01:15Le chiffre de la semaine, c'est la réaction du CAC après l'annonce de la suspension de la réforme des retraites.
01:23Alors bien sûr, il y a eu les résultats de LVMH, il y a eu d'autres événements,
01:26mais quand même c'est un peu étonnant, on va essayer d'expliquer pourquoi en deuxième partie de l'émission.
01:31On va se demander si la bourse va continuer à monter jusqu'au ciel ou si les valeurs tech sont un peu fatiguées.
01:37La question d'argent, c'est quels sont les placements à privilégier dans cette période,
01:42le top ou flop de la semaine, le top 3 des gérants, les actions à acheter ou vendre,
01:46mais vous le savez maintenant, pour une émission exceptionnelle.
01:48Il faut des invités exceptionnels, j'ai donc le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance.
01:54Alors avant, je disais, il sait tout faire, du culturisme à l'élevage de chats en passant par l'économie.
01:59Et maintenant, en plus, il est animateur d'une émission de télé sur BFM Business,
02:04Christopher Dembik de PicTAM.
02:06Rappelez-nous votre émission et puis quand est-ce qu'on peut la regarder ?
02:08La Masterclass qui est chaque vendredi à partir de 11h, 11h midi.
02:11On essaie de décortiquer un peu l'économie et de prendre du recul par rapport à ce que l'actualité est chaude.
02:16Et on peut suivre ça ?
02:18Sur toutes les plateformes de BFM Business.
02:19Heureusement qu'il est là pour défendre la France avec ardeur et défendre la France en ce moment,
02:25ce n'est pas évident, j'avais besoin de me remonter le moral, j'ai demandé à Pierre de venir.
02:28Pierre, merci d'être venu.
02:29Pierre Chang, tu es responsable de la gestion France et environnement,
02:36à la financière de l'échiquier.
02:38Moi, j'avais gérant, donc tu as été promu.
02:40Ça remonte un peu, mais...
02:43Bon, enfin, bravo, quand même.
02:44Merci beaucoup, merci.
02:45Bon, pour moi, sa société de gestion est une référence et parmi les sociétés de gestion et les gérants,
02:50c'est une référence lui-même.
02:52Romain Burnan, président de Moneta M, toujours un plaisir de te recevoir.
02:56Merci Marc.
02:58Belle boutique.
02:59Je crois que vous faites des étincelles en ce moment, en termes de perfs.
03:01Très, très bonne année pour tous les fonds de la gamme.
03:04C'est un peu le retour de l'Europe et la revanche, si des valeurs très ancrées dans l'Europe par rapport aux valeurs globales.
03:12Et quand tu dis très bonne année, tu peux nous donner des idées de performance, par exemple, de tes fonds principaux ?
03:16Oui, par exemple, le fonds Moneta Multicap fait plus de 25%.
03:20Ah oui, quand même ?
03:21Year to date, donc nettement plus que les indices.
03:24Le fonds Moneta Long Short fait nettement plus, il est à volatilité réduite, il doit faire plus de 17-18%.
03:30Et les fonds de petite valeur font plus de 25%.
03:33Bravo, c'est une bonne année.
03:34C'est une très très bonne année.
03:35Bon, quand est-ce qu'on va boire le champagne chez Moneta à la fin de l'année ?
03:38On ne fête jamais rien parce qu'il faut garder la tête froide et c'est une course de fond.
03:45On sort le champagne quand même.
03:47Elle pratique tous les triathlons et notamment celui de l'économie, de la finance et des taux d'intérêt.
03:51Valentine Hennouz, vous êtes responsable de la stratégie taux chez Amouniastitude.
03:55Bonjour.
03:55Les taux, ça bouge.
03:57Les taux, ça bouge.
03:58C'est formidable.
03:59Ça bouge pas mal.
04:00Et ça va bouger encore.
04:01Ça va bouger encore, mais là, bon, ça a bien baissé cette semaine.
04:03Ça a bien baissé, oui, oui.
04:05Pas qu'en France, ça a bien baissé aux Etats-Unis.
04:08On est passé quand même en dessous des 4% sur le 10 ans.
04:11C'est un événement.
04:12On ne s'y attendait pas.
04:13Allez, on passe tout de suite.
04:14Je ne sais pas, rien que de dire le mot, j'ai envie de pleurer.
04:17Budget.
04:20Alors, la France est malade, contrairement à ce que dit Pierre.
04:24Notre monde politique est malade et moi-même, j'en suis malade.
04:27La seule mini-réforme de Macron 2 a été suspendue.
04:31Alors, on va plus taxer les riches, on va plus taxer les retraités,
04:34on va plus taxer les entreprises qui, par malheur, gagnent de l'argent.
04:39Comment est-ce possible, tout ça, Christopher Demigre,
04:41dans un monde où, franchement, l'information et le bon sens,
04:46on parle du bon sens paysan français,
04:48comment on peut croire au Père Noël ?
04:51Comment on peut croire qu'on peut avoir une retraite à 62 ans
04:54avec une espérance de vie à 80 ans ?
04:56Comment on peut encore parler de taxation accrue sur les héritages
05:01alors qu'elle est explosive ?
05:02Comment on peut même évoquer la taxe Zuckmann ?
05:06C'est-à-dire, le simple fait d'en parler, je ne parle même pas de l'adopter,
05:09le simple fait d'en parler, c'est tellement aberrant.
05:12Comment tout ça est possible ?
05:14Et quel impact sur l'économie française ?
05:16Je pense qu'on est trois facteurs qui sont conjoints.
05:18Vous êtes à la fin d'un cycle politique,
05:20où vous avez finalement, on le voit très nettement,
05:22une forme de parlamentarisme qui se met en place,
05:25qui ne met pas en avant les meilleurs.
05:27Ça, c'est le premier point.
05:28L'autre élément, c'est qu'on peut quand même questionner qu'en France
05:30si on a vraiment connu une forme de libéralisme.
05:34Parce que la réalité, vous regardez toutes les mesures,
05:36vous en avez mentionné certaines,
05:38qui sont d'ailleurs même soutenues par des partis
05:39qui se présentent comme libéraux.
05:41La réalité, c'est qu'on a une forme de socialisme plus ou moins intense
05:44qui est un peu répartie dans toute la classe politique.
05:46On est d'accord là-dessus ?
05:47Il n'y a pas de parti libéral en France ?
05:49Il n'y a pas de parti libéral.
05:50Vous avez une ou deux figures,
05:51notamment le maire de Cannes qui est libéral.
05:52Mais la réalité, il n'y a pas de libéralisme,
05:54de courant libéral en France.
05:56Et vous rajoutez un dernier point,
05:58c'est que vous parlez à n'importe quel responsable politique
06:01depuis 2014.
06:03Il a parfaitement intégré que la question de la dette est secondaire
06:05parce que dans le pire des cas, il y aura la BCE.
06:07Alors certes, vous pourrez me rétorquer en disant
06:09oui, mais la BCE ne interviendra pas gratuitement.
06:12Il y a les fameuses réformes structurelles.
06:14Mais ces responsables-là vous disent
06:15oui, mais la France, c'est la deuxième économie de la zone euro.
06:18Vous n'allez pas pouvoir faire comme avec la Grèce typiquement.
06:20Peut-être d'ailleurs qu'ils n'ont pas tort.
06:21Donc c'est open bar.
06:22C'est open bar.
06:23C'est pour ça qu'aujourd'hui, le choix qui a été fait,
06:26c'est qu'on a fait un petit cadeau de trois mois
06:27à la génération de 64,
06:29qui va nous coûter...
06:30Alors certes, on nous parle des chiffres de 2025, 2026...
06:32Mais ce n'est pas le sujet.
06:33On est d'accord que ce n'est pas le sujet.
06:35Ce n'est pas le sujet.
06:35Et surtout, on sait que cette réforme, elle montait en gamme.
06:37À 2027, c'est déjà 5 milliards, ça va nous coûter.
06:41Sachant qu'on a 139 milliards de déficit à peu près
06:44et qui peut d'ailleurs continuer de s'accroître.
06:46Vous avez une croissance qui est inférieure à la zone euro.
06:50Elle est de moitié au niveau de la zone euro.
06:52On est entre 0,5, 0,7 cette année.
06:54Vous en parlez souvent dans votre newsletter.
06:56On le voit très bien.
06:57Les chefs d'entreprise n'investissent pas, n'embauchent pas.
06:59Vous n'avez pas de création d'activité.
07:01Et la France a un peu cette impression de se dire
07:04qu'on est à l'écart de toute...
07:06De la réalité économique.
07:07Exactement.
07:08C'est un déni de réalité.
07:09C'est-à-dire que la démographie, pour nous, ça ne s'applique pas.
07:11Ça s'applique à tout le monde.
07:12Quand vous regardez...
07:13Moi, ce qui me choque, par exemple,
07:14c'est que nos responsables piochent un peu là où ils veulent.
07:17Notamment, vous avez, en ce moment...
07:19Alors, on a eu la période, c'est le modèle allemand.
07:21Maintenant, c'est le modèle espagnol.
07:22Le modèle espagnol, c'est quoi ?
07:23C'est la retraite effective à 68, 69 ans
07:26parce que les pensions sont trop basses.
07:28Donc, vous êtes dans un cercle qui, pour moi,
07:31je pense que le sujet, c'est le décrochage de la France
07:33qui était déjà enclenché,
07:35qui va vraiment s'accentuer.
07:36et surtout, ne pas croire qu'on aura les cartes
07:39qui vont se remettre à zéro.
07:42Mais oui, mais moi, je pense comme vous, Christopher,
07:45mais, Valentine, quand on voit, par exemple,
07:48c'est votre spécialité,
07:50qu'on voit qu'on est en train d'annoncer
07:51une suspension de la réforme des retraites
07:53et que les taux en France
07:55et que le spread de taux par rapport à l'Allemagne
07:57baisse, on n'y comprend rien.
07:59C'est-à-dire, vous qui êtes sur les marchés,
08:01je ne comprends pas qu'on ne soit pas sanctionné
08:02en suspendant une réforme,
08:05alors qu'on ne fait pas de réformes
08:06et qu'on a besoin de réformes structurelles.
08:07Les marchés, ils ont vraiment une vision à moyen terme.
08:11Même à court terme, on va dire.
08:13Non, mais à moyen terme.
08:14Ils laissent, pour moi, deux ans à la France,
08:16le temps d'avoir cette instabilité politique,
08:19un déficit qui va tourner autour de 5,5
08:21et restent confiants qu'à terme,
08:23on sera capable de faire baisser la dépense.
08:25Et par quel miracle ?
08:27Ils espèrent qu'avec les élections présidentielles,
08:30on ait une majorité un peu plus responsable au Parlement
08:32qui soit capable de réduire les dépenses,
08:34de prendre des décisions.
08:35Et dans quels cas de filles,
08:36toutes les projections aujourd'hui
08:37donnent une incertitude totale sur 2027 ?
08:40C'est-à-dire, on a l'air de présenter 2027
08:41comme étant la solution à tout,
08:43mais en 2027, il ne va pas y avoir de miracle.
08:45Il faut voir le point de vue d'un point de vue
08:46d'investisseur étranger.
08:48Nous, on est Français,
08:49on est peut-être, je dirais, plus inquiets.
08:51Mais un investisseur étranger,
08:52il voit la dette française
08:53comme étant une dette bien notée.
08:56On va sûrement être baissé d'un cran.
08:59Mais on reste une dette bien notée.
09:02On reste une dette de la zone euro.
09:04On a un quart de notre dette
09:05qui est détenue par la Banque de France.
09:07On a un coût moyen de notre dette
09:08qui est faible,
09:09qui reste autour de 2%,
09:10qui va continuer de grimper.
09:11Et on a des ménages
09:13qui ont de l'épargne
09:13et une forte capacité à lever l'impôt.
09:15Donc, les investisseurs étrangers,
09:17ils regardent tous ces facteurs
09:18qui sont globalement positifs
09:20pour la dette française.
09:21Après, d'un point de vue économique,
09:23pour moi, c'est extrêmement dangereux
09:24ce qui est en train de se passer.
09:25Parce qu'on regarde les ménages,
09:27les entreprises,
09:28ils sont de plus en plus inquiets
09:29de cet accroissement
09:30de la pression fiscale.
09:32Et on a peu de visibilité
09:34sur le fait qu'on soit capable...
09:35D'accord.
09:36Mais on est tous d'accord.
09:37Il faut dire la même chose.
09:38Sauf qu'il n'y a pas de sanctions.
09:40C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
09:42on voit bien...
09:43Parce qu'il n'y a pas de couteau
09:44sous la gorge, aujourd'hui,
09:46pour la dette française.
09:47Si on garde la charge d'intérêt
09:48en poids de PIB,
09:49elle est peu élevée.
09:50Elle est autour de 2%.
09:51On est inférieur au niveau
09:52qu'on avait en 2010.
09:53On a du temps pour réduire nos dépenses.
09:56Donc ça, c'est quelque chose...
09:57Par quel miracle on va les réduire ?
09:58On a du temps.
09:58On n'a jamais réussi
09:59à les réduire en 50 ans.
10:00On s'interroge par quel miracle
10:01on va arriver.
10:02Les acteurs économiques,
10:03eux, ils craignent
10:04qu'on ne fasse pas les choses
10:07progressivement.
10:08Et qu'à un moment donné,
10:08il y a un rattrapage budgétaire
10:10très fort qui doivent intervenir.
10:12Et les investisseurs étrangers,
10:13ils se disent,
10:13il n'y a pas de problème.
10:14Il y a la Commission européenne
10:15qui va rappeler la France à l'ordre.
10:17Il y a la BCE
10:17qui va rappeler la France à l'ordre.
10:18Et puis, ils ont un rattrapage budgétaire
10:20assez violent à un moment donné.
10:21Mais sur la dette française,
10:23pas de sujet.
10:23Romain, vous et moi,
10:25on a des cheveux blancs.
10:26On a un peu de recul.
10:28Vous le percevez,
10:29vous, ce déclassement de la France
10:31sur les 40 ou 50 dernières années ?
10:33Réellement ?
10:34À travers les entreprises ?
10:35Je ne parle pas des entreprises
10:36qui exportent un international.
10:37Pas à travers les grandes entreprises
10:38puisqu'elles rayonnent.
10:40Et ce qu'il faut peut-être avoir en tête
10:41sur l'évolution du CAC 40,
10:43c'est que si on regarde
10:44le sous-jacent du CAC 40
10:45qui est économiquement basé en France,
10:47c'est que 15% du CAC 40.
10:4915% c'est en France.
10:52C'est-à-dire, il y a dedans, par exemple,
10:53des banques qui sont plus, bien sûr,
10:55axées sur la France,
10:56des banques de réseau
10:56comme BNP ou Société Générale.
10:58Mais vous avez des sociétés globales
11:00comme Schneider et compagnie
11:01qui n'ont que moins de 5, 6, 7% en France.
11:05Donc, le CAC 40, c'est 15% en France.
11:06Mais au-delà du CAC,
11:07au-delà des indices,
11:08votre perception, vous,
11:09en tant que gérant,
11:11mais en tant aussi que français,
11:12en tant que citoyen,
11:14en tant que spécialiste, là aussi,
11:16de l'économie, de la finance,
11:18vous vous dites,
11:19qu'est-ce qui est en train de se passer ?
11:21Ou vous dites, non,
11:22en fait, il n'y a rien à voir.
11:24Si, si, on voit bien le glissement
11:25dans tous les classements de poids
11:27de l'économie française,
11:29de l'économie européenne
11:30par rapport au PIB mondial.
11:31Je connais un présentateur,
11:33ici présent,
11:34qui avait fait un livre sur le sujet.
11:36sur le...
11:38Voilà.
11:38Donc, on est dans une situation,
11:40mais comme me dit Valentine,
11:42ce n'est pas une situation qui est nouvelle.
11:44Oui, d'accord, mais...
11:46Donc, c'est une situation
11:47qui, effectivement,
11:48se déroule sous nos yeux
11:49avec des avantages
11:50qu'a signés Valentine,
11:51avec une démographie
11:52qui est moins pire
11:53que certains de nos voisins,
11:55avec des très grandes sociétés
11:58qui rayonnent dans le monde entier.
12:00Alors, ce n'est pas forcément
12:01des bases fiscales importantes
12:02pour la France,
12:03mais quand même, c'est...
12:04Mais la France, ce n'est pas LVMH, quoi.
12:06La France, ce n'est pas LVMH,
12:07mais LVMH, c'est quand même français.
12:08Voilà, c'est des...
12:10Donc, un microcosme aussi
12:12de consultants
12:12qui peuvent tourner autour.
12:16Pierre, face à...
12:17Vous voyez, ce pessimisme en voyant,
12:18c'est quoi votre pessimisme ?
12:18Moi, je ne partage pas forcément
12:20le pessimisme.
12:21En fait, ce qui me marque,
12:23c'est qu'on vient de faire
12:2410 ans de baisse d'impôts,
12:26assez fort quand même,
12:2790 milliards ou 100 milliards
12:29selon les calculs.
12:30Et là, on parle un petit peu de taxes
12:32et tout de suite,
12:32c'est le...
12:33Tout de suite, ça choque.
12:35Bon, c'est normal.
12:35Attendez, on est quand même
12:36au maximum...
12:38Il y a eu des baisses d'impôts,
12:39mais on est quand même
12:39au maximum des prélèvements obligatoires.
12:41Plus élevés.
12:42Plus élevés dans tous les pays développés.
12:44Non, mais ce que je veux dire,
12:44c'est que là,
12:45ce qui se passe en ce moment
12:45avec la taxe Zuckman,
12:47c'est simplement...
12:47C'est une stratégie politique.
12:48C'est le centre qui essaye
12:49de séduire la gauche.
12:51Je ne parle même pas de ça.
12:51Je parle même pas de tout le reste.
12:53Donc, cette taxe Zuckman,
12:55on ne peut pas dire
12:55les Français font ci, font ça,
12:58les Français...
12:58Sinon, là, c'est une stratégie politique.
13:00Donc, on met la réforme
13:01des retraites sur pause
13:02parce que le centre
13:03se tourne vers la gauche
13:04pour obtenir sa survie.
13:06Voilà, ça n'en fait pas...
13:08Je ne pense pas
13:08qu'il faut le généraliser
13:09tout de suite
13:10alors qu'on vient de faire
13:1110 ans de base d'impôts.
13:12Donc là, voyons voir
13:13comment ils vont voter le budget.
13:15Déjà, je pense qu'il va y avoir
13:16beaucoup de rebondissements encore.
13:18Je pense, je ne suis même pas sûr
13:19que ce gouvernement
13:20arrive à survivre encore.
13:21Vous ne pouvez pas faire
13:22du déni de déclassement.
13:24Les chiffres sont là.
13:25Non, mais bien sûr,
13:25mais l'Occident se déclasse.
13:26Non, mais la France...
13:28Moi, je parle de l'Occident.
13:29Oui, mais la France globale,
13:31je veux dire,
13:31le PIB par habitant,
13:32le classement du PIB par habitant,
13:34c'est une réalité objective.
13:36Oui, mais je veux dire,
13:37si vous prenez en Allemagne,
13:38c'est la crise aussi.
13:39L'Angleterre, c'est la crise aussi.
13:40Il y a des crises partout.
13:42C'est ça que je veux dire.
13:42Donc là, ce qu'on vient de vivre.
13:44Moi, je trouve qu'on est plus en crise
13:45en Allemagne.
13:45Moi, à mon avis,
13:46si on repart devant les urnes aujourd'hui,
13:48ce que disent les sondages,
13:49c'est qu'il y a une majorité
13:50qui est possible.
13:52Voilà.
13:53Pour vous, pas d'inquiétude ?
13:56Non, ce n'est pas ce que je dis.
13:58Je ne partage pas le pessimisme ambiant.
14:01Christopher, vous voulez revenir ?
14:03Parce que quand même,
14:04sur la baisse des impôts, OK,
14:06mais quand on voit le taux de prélèvement...
14:07Non, le problème,
14:08c'est que quand on regarde
14:09le taux de prélèvement obligatoire
14:11n'a cessé d'augmenter la réalité
14:13et continue d'être
14:13à un niveau record européen,
14:15qu'on a effectivement
14:16non seulement un déclassement français
14:17qui est couplé avec un rattrapage
14:19des pays du Sud.
14:20Aujourd'hui, vous parliez à juste titre
14:21de PIB par habitant.
14:22L'Italie nous a rattrapés.
14:24Donc, ça prouve aussi
14:25que quand on fait
14:26les efforts structurels,
14:27on a plus de marge de manœuvre
14:28et si on prend les bonnes mesures,
14:30notamment une mesure qui est...
14:31Si on regarde notamment
14:32le succès italien,
14:33sans aller trop long,
14:34mais rapidement.
14:35Le succès italien,
14:35c'est grâce à des PME
14:36qui sont très nettement exportatrices.
14:38Ce sont des PME familiales,
14:394-1%, 40% en France.
14:41Et comment on fait
14:42pour avoir des PME familiales,
14:44exportatrices,
14:45qui ont le temps long,
14:46qui ont des stratégies de long terme ?
14:47On a notamment
14:48tout ce qui est transmission
14:50du patrimoine, dotation,
14:51qui est relativement faible.
14:52En France,
14:53on peut monter jusqu'à 45%.
14:54En Italie,
14:55on a un taux de base
14:56qui est entre 4 et 8%.
14:57C'est juste un exemple
14:58qui vous montre
14:58qu'il y a des bonnes choses aussi
14:59qu'il faut faire.
15:00Et ça va empirer.
15:01Et ça va empirer, oui.
15:02Pour rebondir sur ce que vient de dire
15:04Christopher sur l'Italie,
15:05vous investissez beaucoup
15:06depuis un moment,
15:07vous, sur ce pays ?
15:08Oui, oui, oui.
15:09Il y a des belles sociétés.
15:10Vous sentez un dynamisme fort ?
15:11Il y a eu un dynamisme des banques,
15:13mais qui est un peu artificiel.
15:15Mais quand même,
15:16la force du New Credit
15:17qui s'est imposée
15:18sur la scène européenne,
15:19c'est quelque chose
15:20de...
15:20Et ces PME,
15:21ces ETI,
15:22un peu cotées...
15:23Alors après,
15:23il y en a tout type.
15:25Effectivement,
15:25nous, on pioche
15:26à droite, à gauche.
15:27Il n'est pas spécifiquement en Italie.
15:29Oui, mais il y a des belles affaires
15:30partout.
15:31On va revenir tout de suite
15:33à la question macro de la semaine.
15:34C'est pourquoi...
15:35Je vais me retourner
15:36vers mes économistes.
15:37Pourquoi le FMI a-t-il relevé
15:38ses prévisions de croissance
15:39dans le monde et aux USA ?
15:40Donc de 0,2%.
15:41Alors vous direz,
15:42c'est pas grand-chose,
15:43mais ça fait quand même
15:43une croissance mondiale
15:44à 3,1%.
15:46C'est pas très loin
15:47des 3,3% de l'année dernière.
15:492% pour les Etats-Unis.
15:50Certes,
15:50c'est pas 2,8% de 2024,
15:52mais rappelez-vous
15:53qu'on parlait de récession
15:54aux Etats-Unis.
15:55Et puis ce que j'ai trouvé
15:56assez incroyable,
15:57c'est que le FMI dit
15:58en fait,
15:59pour l'instant,
16:00l'impact des droits de douane
16:02Valentine est limité.
16:04Et puis surtout,
16:05il y a ce boom de l'IA.
16:06Oui, exactement.
16:07Mais il n'y a pas que le FMI
16:08qui revoit à la hausse
16:09ses prévisions de croissance
16:10pour les Etats-Unis.
16:11C'est un consensus économique.
16:13Après les annonces
16:14de hausse des droits de douane
16:15en avril,
16:16on était à une prévision
16:17de croissance de 1,4%.
16:19Et maintenant,
16:19on est à 1,8%.
16:20Et nous aussi,
16:21on anticipe une croissance
16:22entre 1,8% et 2%.
16:23Donc l'impact des droits de douane
16:25sur l'économie
16:25est beaucoup moins fort.
16:26Et ça, c'est le discours,
16:27il a quand même super changé.
16:29Il a énormément changé.
16:29Parce que sur les plateaux,
16:30même ici,
16:31on nous a expliqué
16:32c'est la fin du monde,
16:33on recrée des barrières,
16:35c'est le protectionnisme.
16:37Alors, bon,
16:38l'impact,
16:39il est encore à venir.
16:40Donc il ne faut pas non plus
16:41crier sur les droits de douane.
16:42On n'a rien vu encore.
16:43Non, moi,
16:44je n'attends pas
16:45un impact trop fort,
16:46mais il y a un impact
16:46qui va se prolonger
16:48jusqu'au premier trimestre
16:51de l'année prochaine,
16:52mais qui devrait rester contenu.
16:53Mais je m'attends
16:54qu'on continue
16:55d'avoir des données économiques
16:56qui surprennent positivement
16:58aux Etats-Unis
16:58pour trois raisons.
16:59Déjà, il y a un cycle
17:00de baisse de taux
17:01qui est en train
17:01de se mettre en place.
17:02On a un marché à action
17:03qui, globalement,
17:04a tenu.
17:05Et puis,
17:05on a ses investissements
17:06sur l'IA.
17:07Ce qui est très positif...
17:08Monstrueux.
17:09Monstrueux.
17:09Ce qui est très positif
17:10aujourd'hui,
17:11c'est que la Fed
17:12va baisser ses taux
17:14alors que l'économie américaine
17:15est en bon état.
17:17Ça, c'est positif
17:17pour les actifs risqués,
17:18c'est positif pour l'économie.
17:20On a déjà...
17:21Les conditions de financement
17:22sur les marchés
17:22jusqu'à présent
17:23restent correctes.
17:24Les banques, même,
17:25les volumes de crédit
17:27pour les prêts bancaires,
17:28pour les petites entreprises
17:29étaient déjà en train
17:30d'accélérer.
17:30Donc, on baisse les taux
17:31alors que les conditions
17:32de financement sont OK.
17:33Il y a aussi
17:34un effet richesse positif.
17:35Le marché à action
17:36sur les derniers mois
17:37continue de bien se porter.
17:39Les Américains
17:40n'ont jamais été
17:41aussi riches qu'aujourd'hui.
17:44Et si on regarde
17:44grâce au marché à action,
17:46mais c'est quand même
17:47assez concentré.
17:48Si on regarde aujourd'hui,
17:49c'est 10% des ménages américains
17:51qui détiennent
17:5267% des actifs,
17:54plus de 80% des actions
17:56et qui font 50%
17:58de la consommation.
17:59C'est juste énorme
18:00à un tel niveau.
18:01Et ce boom
18:01qu'on voit sur la conso
18:03aux Etats-Unis
18:03depuis le Covid,
18:04il est fait par les ménages
18:06les plus riches.
18:07C'est de l'effet richesse.
18:08Alors oui, il tient
18:08parce qu'il y a
18:09un marché de l'emploi,
18:10les revenus réels positifs,
18:11mais c'est surtout
18:11de l'effet richesse.
18:13Et là-dessus,
18:13vient se greffer
18:14les investissements
18:16pour l'IA
18:16qui sont en train
18:17d'exploser.
18:18Et si on regarde
18:18sur la croissance
18:19aux Etats-Unis
18:20sur les 12 derniers mois,
18:22on tourne autour
18:22de 2%
18:23et là-dessus,
18:24on a 0,8%
18:25qui s'explique
18:26par les investissements
18:26dans l'IA.
18:27C'est énorme.
18:27C'est juste énorme.
18:29Donc c'est une richesse,
18:30une croissance
18:31aux Etats-Unis aujourd'hui
18:32qui tient
18:32par des baisses de taux
18:33et par de l'effet richesse.
18:35Romain ?
18:36L'effet richesse
18:36peut rapidement s'inverser.
18:38Comme on l'a vu
18:39notamment il y a 6 mois
18:41avec Liberation Day
18:42où les marchés américains
18:43ont baissé de 20%.
18:44D'où l'inquiétude
18:45de récession,
18:45de crash sur les marchés,
18:47d'où les inquiétudes
18:48budgétaires aux Etats-Unis,
18:50les tensions
18:50des taux longs.
18:52Et je veux dire,
18:52à cette époque,
18:53le FMI lui-même
18:54avait baissé
18:55ses prévisions économiques.
18:56Donc finalement,
18:58il y avait un pessimisme
18:58excessif.
19:00Aujourd'hui,
19:00on l'a complètement oublié.
19:01On est dans le cercle vertueux
19:03de la hausse des marchés
19:04mais ça reste fragile.
19:05Mais au-delà
19:05de la hausse des marchés,
19:06on a vécu
19:08les bulles,
19:08Internet et eau.
19:09Quand vous voyez
19:10que sur 2% de croissance,
19:12il y a 0,8% d'investissement
19:13dans l'IA,
19:14vous dites quoi ?
19:15Vous dites que c'est une bulle ?
19:17C'est beaucoup d'investissements.
19:18On verra s'ils sont rentables.
19:19C'est des investissements
19:20qui sont des dépenses.
19:20Donc effectivement,
19:21tant mieux.
19:22Mais si on s'aperçoit
19:22qu'ils sont moins rentables,
19:23ils disparaîtront très vite.
19:25C'est ça.
19:25Aujourd'hui, il y a une course.
19:26C'est intéressant ce que vous dites
19:27parce que pour l'instant,
19:29c'est de l'investissement.
19:30Donc on pourrait dire
19:31que c'est sain,
19:31l'investissement.
19:33Mais en fait,
19:33cet investissement,
19:34pour l'instant,
19:34il ne sera vraiment
19:35un investissement
19:36que s'il est rentable.
19:38Ça peut devenir
19:38une dépense en fait.
19:44vraiment révolutionner
19:45notre vie de tous les jours.
19:46Sauf que la bulle Internet
19:47a désigné des gagnants
19:48qui n'étaient pas forcément
19:49les gagnants de 10 ans après.
19:52Mais il y a eu
19:53beaucoup d'investissements
19:53qui ont été réalisés.
19:55Beaucoup d'argent
19:55quand même mal investi.
19:58On est quand même
19:58dans une forme de bulle
20:00où l'enrichissement très rapide
20:01crée des comportements
20:03qui ne sont pas
20:03des comportements
20:04toujours rationnels.
20:05Alors on en parlera peut-être,
20:06mais on voit,
20:07on faisait déjà
20:08sur les marchés,
20:09des faillites,
20:10des petites faillites.
20:11Mais on voit
20:12que les financements
20:13n'ont pas toujours
20:14été très bien attribuées,
20:15qu'il peut y avoir
20:15des fraudes,
20:16que l'argent facile
20:18entraîne peut-être
20:19des prises de risques
20:19qui peuvent être excessives.
20:21Christopher Dembic,
20:22quand on voit
20:22la croissance américaine
20:23et on voit le changement
20:24de discours très perceptible
20:25sur les droits de douane,
20:27est-ce qu'on se trompe
20:27parce qu'on a du temps
20:28et qu'il va falloir attendre
20:30comme dit Valentin
20:31de voir les effets
20:32et qu'il ne faut pas réagir
20:33de façon trop prématurée
20:34et ce boom de l'IA ?
20:37Alors sur le premier point
20:38sur les droits de douane,
20:39je pense que ça avait été
20:40très excessif
20:41et effectivement du jour au lendemain,
20:43on a eu des prévisions optimistes
20:44qui se sont tombées
20:44avec des prévisions récessionnistes
20:46sans avoir les données,
20:47sans savoir exactement l'impact.
20:48Je pense qu'il faut
20:48toujours prendre du recul.
20:50On aura effectivement
20:51encore un impact
20:51un peu sur les droits de douane,
20:53sur la consommation américaine
20:54via l'inflation,
20:55probablement T4,
20:56on se rejoint
20:57au début d'année prochaine,
20:58qui peut être quand même
20:59contrebalancé
20:59par la baisse du prix
21:01du baril de pétrole.
21:02Trump, quand il est arrivé
21:03au mois de janvier,
21:03il nous disait
21:04je veux un baril à 50 dollars,
21:05tout le monde a souri,
21:06je vous avoue,
21:07là j'étais très sceptique
21:08parce qu'on était
21:08à 80 dollars le baril.
21:10Ici, on a pris un pari
21:10pour un baril à 30 dollars
21:14et je pense qu'on va y aller.
21:15En tout cas,
21:16la direction est assez claire
21:17et je pense qu'il aura
21:18son pari à 50 dollars.
21:19Ça, c'est un boom extraordinaire.
21:20Ça, c'est un boom extraordinaire.
21:21De pouvoir d'achat.
21:22Exactement.
21:23Par l'essence.
21:23C'est ça,
21:24qui peut contrebalancer
21:25d'éventuelles hausses
21:26des taxes douanières.
21:27Donc, sur l'économie américaine,
21:28on est plutôt en bonne santé.
21:30Moi, sur l'IA,
21:32alors certes,
21:32on peut être un peu dubitatif
21:34sur les investissements
21:35dans les centres de données.
21:36C'est effectivement très important.
21:37c'est peut-être un peu excessif.
21:39Mais au-delà de cela,
21:40je ne pense pas
21:41qu'on soit sur une bulle
21:41sur le grand compartiment.
21:42Vous avez des grandes entreprises
21:44aujourd'hui
21:44qui ont des marges nettes
21:45autour de 50,
21:4655 % dans l'IA.
21:49Vous avez une demande
21:50qui reste très nettement constante.
21:51Vous avez des investissements
21:52qui sont aussi
21:53indéniablement nécessaires
21:54et je sais que
21:56tu connais très bien le sujet
21:57sur tout ce qui va être
21:58consommation énergétique
21:59dans le domaine de l'IA.
22:00Ils investissent massivement
22:01dans tout ce qui va être
22:02énergie verte, notamment.
22:03Ça peut devenir de l'investissement.
22:05Ça peut devenir de l'investissement.
22:06Il y aura des accidents,
22:07mais je ne pense pas
22:08sur les grands compartiments
22:09de marché.
22:09Ce sera plutôt
22:10sur du private equity,
22:11des entreprises
22:12qui ne sont pas cotées,
22:12start-up encore,
22:14open AI.
22:15On peut en débattre d'ailleurs
22:15sur ces objectifs de croissance.
22:17Mais en revanche,
22:17sur du côté
22:18des grandes entreprises,
22:19je ne vois pas
22:19une inquiétude particulière.
22:20Romain, juste,
22:21je vais repasser la parole
22:23à Valentin,
22:23mais en tant que gérant,
22:25quand tu vois une action
22:26comme Nvidia,
22:28tu la regardes,
22:29j'imagine ?
22:30On la regarde,
22:30oui,
22:31on la regarde du regard.
22:32Qu'est-ce que tu dis
22:34en tant que gérant ?
22:35Est-ce que tu en as
22:36dans tes portefeuilles ?
22:37Non, on n'en a pas
22:38parce qu'on est Europe,
22:38mais on ne se passe pas.
22:39Et est-ce que tu en aurais
22:40si tu avais un fonds américain ?
22:42Pour être franc,
22:42je n'en sais rien,
22:43parce que si j'ai géré
22:43un fonds américain,
22:44j'aurais une autre mentalité.
22:45Et le danger de Nvidia,
22:47c'est de l'acheter
22:48une fois qu'elle a bien monté
22:49et d'alimenter la bulle.
22:52Tout ce que je sais,
22:52c'est que les champions
22:53des cycles précédents,
22:55les champions en termes
22:56de capi boursière,
22:57n'ont pas été les vainqueurs économiques.
22:59Il n'y a que Microsoft
23:00qui a un rescapé
23:02de la bulle internet.
23:04Et Oracle ?
23:04Des boîtes comme Oracle ?
23:05Oracle qui est récemment erronée,
23:08mais qui a passé une décennie
23:10dans une...
23:12Voilà, donc rien n'est gagné d'avance
23:15et donc là,
23:16oui, je pense que l'espérance...
23:17De bien.
23:18On est sur une...
23:19Sur une bulle
23:20parce que les gens achètent
23:21parce qu'ils achètent un concept.
23:23Ils sont pas sûrs qu'ils ont le...
23:25Alors, le support paraît bon
23:26puisque bien sûr,
23:27ils ont une situation
23:28de quasi-monopole
23:29en termes d'innovation,
23:30mais les choses peuvent changer
23:31quand même vite.
23:32Valentine,
23:34vous aviez des petites inquiétudes
23:35sur l'inflation.
23:36Est-ce qu'aujourd'hui,
23:37vous pensez que l'inflation,
23:39c'est derrière nous ?
23:40En tout cas en Europe,
23:40moi je pense qu'on va voir
23:41avec l'inflation,
23:42mais aux Etats-Unis même.
23:43En Europe,
23:44je vois des risques
23:45de désinflation revenir...
23:46Voire de déflation.
23:47Oui, de désinflation déjà.
23:50OK.
23:50L'année prochaine.
23:51Aux Etats-Unis,
23:52je pense qu'on aura un impact
23:53sur l'inflation contenue,
23:54mais ça reste quand même
23:54quelque chose à surveiller.
23:56L'inflation sur les services
23:56reste quand même...
23:57Vous pensez toujours
23:57que les droits de douane
23:58peuvent avoir un impact sur le...
24:00Non, moi je pense qu'on va
24:01continuer d'avoir des surprises
24:02positives sur l'économie américaine.
24:04C'est évidemment quelque chose
24:04qui est à risque
24:05parce que ça va dépendre
24:06du cycle de baisse de taux
24:07et surtout de ce qui va se passer
24:08sur les marchés actions,
24:09mais ne pas oublier aussi
24:10qu'on rentre dans une année électorale.
24:12Et ne pas oublier aussi
24:13qu'il y a un point très positif
24:14sur l'économie américaine,
24:15c'est l'endettement des ménages
24:16qui est sur des plus bas historiques.
24:18Et donc ça, c'est quelque chose de...
24:19Ça, on ne le dit pas tellement.
24:20Oui, mais c'est quand même
24:20un point positif.
24:22Et surtout,
24:23qu'il y aurait peur de Trump
24:24qui annonce quelque chose
24:24sur l'immobilier résidentiel,
24:26parce qu'il y a quand même
24:27un vrai sujet aux Etats-Unis
24:28aujourd'hui.
24:29Si on regarde la vente
24:29de biens existants,
24:30on est revenu sur les niveaux
24:31de la crise de Lehman.
24:32Le marché est totalement gelé
24:34sur l'immobilier résidentiel.
24:36Il est bloqué
24:36parce qu'il n'y a pas d'offre.
24:37Surtout pas d'offre
24:38de biens bon marché
24:39après la crise de Lehman,
24:41les promoteurs...
24:41Il n'y a pas eu de réajustement.
24:43Il n'y a pas eu
24:43un réajustement de l'offre.
24:44Et il est bloqué aussi
24:45du côté taux
24:46parce qu'on est sur des taux
24:47fixes longs
24:49et les gens,
24:49ils gardent leur prêt mortgage.
24:51Ils ne peuvent pas
24:53s'offrir le luxe aujourd'hui
24:54de vendre leur maison
24:54pour avoir un prêt mortgage
24:55avec un taux plus élevé.
24:57Et il n'y a pas eu
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