- il y a 3 mois
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Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole ; Sébastien Ménard, entrepreneur dans la foodtech ; Jean-Yves Leborgne, avocat pénaliste (a défendu la famille Bettencourt, Cheyenne Brando, Joey Starr et beaucoup d'autres) ; Philippe Lorimier, maire (Divers Centre) de Crolles en Isère ; Général Dominique Trinquand, expert militaire en géostratégie.
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-10-17##
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00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:00:05Et c'est vendredi, mais c'est pas une raison pour se relâcher mon cher Philippe David.
00:00:10Oh non, on est en pleine forme.
00:00:12On est en pleine forme, voilà, on est presque plus en pleine forme que le lundi.
00:00:15Parce qu'on avait passé une très bonne soirée hier à Equipoto, un salon qui marchait très bien, c'était un vrai bonheur.
00:00:21Vous ne vous souvenez que du buffet d'après vous, c'est ça le problème.
00:00:25Mais en pleine forme, c'est au pluriel, en ce qui vous concerne, vous devenez aussi fiéleux que Cécile à mon encontre.
00:00:32Je pensais qu'on avait gravi des sommets déjà, mais non, il y a encore de la marche, c'est bon signe.
00:00:37En tout cas, on est très heureux de vous accueillir aujourd'hui jusqu'à 19h30 autour de cette table, Philippe Bilger.
00:00:43Bonsoir mon cher Philippe.
00:00:44Bonsoir ma chère Cécile, mon cher Philippe.
00:00:47Jean-Yves Leborg, avocat pénaliste, bonsoir maître, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:00:50Sébastien Ménard, éditorialiste et patron de Presse Libre et entrepreneur dans la foodtech.
00:00:54Bonsoir Sébastien Ménard.
00:00:55Bonsoir, bonsoir à tous.
00:00:56Et au sommaire de cette émission, on vient revenir bien entendu ce vendredi sur ce procès de Cédric Jubilard,
00:01:02coupable de meurtre de sa femme Delphine après 4 semaines d'audience.
00:01:06Il a été donc codemné à 30 ans de réclusion criminelle conformément aux réquisitions.
00:01:11Et on vous pose cette question.
00:01:13Peut-on faire reposer une condamnation ultimement sur l'intime conviction ?
00:01:16Eh bien, vous dites non à 55%.
00:01:19Vous voulez réagir le 0826 300 300.
00:01:22Et moi, je me pose des questions.
00:01:23Je pense que l'intime conviction dépend quand même un peu de qui est dans le box des accusés.
00:01:27Pour des faits similaires, sans corps, un prof de fac est acquitté et un plaquiste prend 30 ans.
00:01:32Ah, bah écoutez, ce sera peut-être l'occasion aussi d'un débat.
00:01:35Et puis la question du soir.
00:01:36En politique, les règles du jeu sont souvent impétoyables.
00:01:39Mais ces comportements sont-ils propres aux élus ou le reflet de la société ?
00:01:43Ah, et on vous pose cette question.
00:01:44Trahison, coup bas.
00:01:45La politique est-elle le reflet de la société ?
00:01:47Vous dites tuer à 78% ?
00:01:49Eh bien, moi, je dirais qu'on voulait des élus qui nous ressemblent.
00:01:51Dans la société, il y a des dealers, des toxicomanes, des personnes qui piquent dans la caisse.
00:01:55Il y en a désormais à l'Assemblée nationale.
00:01:58Soyez les bienvenus.
00:01:59Tout de suite, le grand débat du jour.
00:02:00Moi, c'était donné un mois, un mois et demi pour sauver le couple, si tu veux.
00:02:05Elle me dit non, non, mais ça sert à rien.
00:02:07De toute façon, ma décision est prise.
00:02:09Je suis déjà très loin dans ma tête.
00:02:10On était un couple colocataire, en gros, si tu veux, c'est tout.
00:02:13On n'était là que pour la maison et les enfants.
00:02:16Et c'est tout.
00:02:17Après, il y avait...
00:02:18Moi, elle ne me disait plus rien.
00:02:20Ce procès était une épreuve très difficile.
00:02:23Et à cet instant, je pense en premier lieu à mes trois enfants.
00:02:27David, Caroline et Florian.
00:02:29Je n'ai pas de la voiture de Bernard.
00:02:33Je n'ai jamais été sur les planches, tout ça.
00:02:37Où le conseil a été noyé, je n'ai jamais été là.
00:02:40Je ne connais pas les planches, nous deux seules.
00:02:42Bernard est innocent.
00:02:44Mon beau-frère, il est innocent.
00:02:46Je n'ai jamais été avec mon beau-frère.
00:02:49Et ce procès du jubilard, bien entendu,
00:02:53qui repose sur cette condamnation uniquement sur l'intime conviction,
00:02:56je m'adresse à vous, Philippe Bilger.
00:02:58Est-ce qu'il y a dans cette intime conviction quelque chose d'humain ?
00:03:05Oui.
00:03:06Alors, ce qui me gêne dans la question de Sud Radio,
00:03:09et pourtant par nature excellente,
00:03:12c'est le fait qu'elle laisse croire que l'intime conviction,
00:03:16c'est une sorte d'impression, comme ça,
00:03:19qui conduirait les jurés à condamner.
00:03:21Mais intime conviction, quand on connaît un peu l'étymologie latine,
00:03:27ça veut dire une certitude qui n'a pas besoin d'être démontrée.
00:03:31Et en réalité, avec la motivation des cours d'assises
00:03:36et le très long délibéré de six heures,
00:03:40qui a vu probablement s'entrechoquer l'argumentation des accusateurs,
00:03:45ils étaient deux, au demeurant très remarquables,
00:03:49et l'argumentation des deux avocats,
00:03:52ils étaient deux, apparemment très remarquables aussi,
00:03:56comme le monde l'a dit,
00:03:58eh bien, nous avons eu six heures où les présomptions ou les preuves,
00:04:03parce que des présomptions à la fin d'un débat deviennent des preuves,
00:04:08pour l'accusation et une destruction de preuves pour la défense,
00:04:13ont abouti à la condamnation de Cédric Jubilard.
00:04:18Je n'aurais pas la prétention, n'ayant pas été au procès,
00:04:23et n'ayant pas été naturellement accusateur,
00:04:26de considérer que les preuves contre, en faveur de Cédric Jubilard,
00:04:33étaient dérisoires ou insuffisantes.
00:04:36Je constate simplement que les éléments à charge,
00:04:40et qui ont été multiples,
00:04:42notamment la personnalité déplorable de l'accusé,
00:04:46ont emporté la conviction du jury au bout de six heures,
00:04:50avec 30 ans de réclusion.
00:04:52Et donc, je prends acte de cela,
00:04:56je comprends la condamnation,
00:04:58mais bien sûr, ça ne veut pas dire que les plaidoiries en face
00:05:02n'ont pas été bonnes.
00:05:03La parole est à la défense, maître Jean-Yves Leborgne.
00:05:06Je crois qu'il faut se souvenir du fait que l'intime conviction,
00:05:11qui est dans la loi, c'est l'article 353 du Code de procédure pénale,
00:05:16appartient à un autre temps.
00:05:19C'est un texte du XIXe siècle,
00:05:22et qui, en quelque sorte, montre bien que l'intime conviction prend la place de la preuve.
00:05:28La loi ne demande pas compte au juge des moyens par lesquels ils se sont convaincus.
00:05:34Elle ne leur demande pas de justifier la plénitude et la suffisance d'une preuve.
00:05:41Elle leur demande de s'interroger dans le recueillement et le silence,
00:05:45avez-vous une intime conviction ?
00:05:48Ça appartient à un temps où, finalement, le recueillement, le repli sur soi
00:05:53pouvait, en quelque sorte, amener une révélation, une grâce.
00:05:57Et voyez-vous, j'ai un peu le sentiment
00:06:00qu'aujourd'hui, l'intime conviction,
00:06:05c'est ce qui prend la place de la preuve,
00:06:08quand elle n'existe pas,
00:06:10c'est cette forme de certitude intime.
00:06:13Peut-on, dans des cas aussi graves,
00:06:16avoir recours à ce qui est peut-être une certitude intime,
00:06:22mais qui ne repose pas sur des faits objectifs ?
00:06:26Il y a là un véritable problème.
00:06:27Je me souviens d'une vieille affaire.
00:06:30Nous n'étions pas en cours d'assises,
00:06:32nous n'étions pas dans une affaire de meurtre ou de disparition de personnes.
00:06:36C'était un banal vol,
00:06:38où le président, revenant après le délibéré,
00:06:40regarde mon client,
00:06:42je m'attendais à une condamnation,
00:06:45il lui dit, bon, allez,
00:06:47le tribunal vous relaxe.
00:06:48Mais attention, hein,
00:06:50recommencez pas.
00:06:52Mais vous, ça paraît drôle, comme ça.
00:06:54En réalité, cela voulait dire,
00:06:57j'ai la certitude intime
00:07:00que vous êtes coupable,
00:07:02mais mon dossier ne me permet pas
00:07:04d'en apporter la preuve.
00:07:06Alors je joue le jeu.
00:07:08C'est un jeu tragique, la justice.
00:07:10Mais il faut quand même lui donner des règles.
00:07:12Sébastien Maynard,
00:07:13est-ce qu'il y a un risque de subjectivité, selon vous ?
00:07:17C'est intéressant d'avoir les trois avis différents, peut-être, ou pas ?
00:07:20Non, mais il y a nécessairement beaucoup de subjectivité,
00:07:23puisque,
00:07:24il y a un faisceau de convergence.
00:07:27Moi, j'ai suivi ça avec,
00:07:29j'ai pas envie de dire,
00:07:30avec gourmandise,
00:07:30parce que derrière ça, il y a quand même un drame.
00:07:32Il y a des enfants qui n'ont plus de maman, etc.
00:07:35Mais en fait, le sujet, il est intéressant,
00:07:37et il est d'une banalité absolue.
00:07:39On a le droit de s'aimer et de se désaimer.
00:07:41Ils se sont aimés,
00:07:42et ils n'ont pas su se désaimer.
00:07:44Et il y a une disparition.
00:07:46Est-elle partie ?
00:07:47A-t-elle été assassinée par son mari ?
00:07:51Donc, oui, il y a beaucoup de subjectivité,
00:07:53il y a beaucoup d'interrogations,
00:07:55il y a beaucoup, vous parlez maître,
00:07:58dans l'intime conviction,
00:08:00cette espèce de silence introspectif
00:08:03dans lequel on doit se plonger.
00:08:05Je me suis couché très tard hier
00:08:07pour regarder, justement,
00:08:08l'intégralité de cette affaire.
00:08:11Mais on se pose des questions,
00:08:12à un moment donné,
00:08:13qu'est-ce qui peut pousser un homme d'une banalité ?
00:08:15Moi, je suis moins, quelque part,
00:08:18je ne condamne pas le personnage,
00:08:19l'histoire du personnage,
00:08:20la jeunesse du personnage,
00:08:22la médiocrité de sa vie.
00:08:23Nous sommes qui,
00:08:24pour juger de la médiocrité
00:08:25professionnelle, intellectuelle, humaine de quelqu'un ?
00:08:29Moi, je ne me le permettrais pas.
00:08:31Mais c'est d'une banalité,
00:08:33sauf que ça finit par un drame absolu.
00:08:36Donc, c'est évidemment très subjectif.
00:08:38Allez, vous restez avec nous.
00:08:39Philippe, 20 secondes, 30 secondes.
00:08:40Allez-y, allez-y.
00:08:42Mais vite, vite.
00:08:42J'ai évidemment vu
00:08:43à la fois le talent de Jean-Yves Leborn
00:08:46et le fait qu'il est avocat.
00:08:48C'est-à-dire que vous voulez entourlouper,
00:08:53en quelque sorte,
00:08:54nos auditeurs,
00:08:55mon cher Jean-Yves,
00:08:56en disant que l'intime conviction
00:08:58est la preuve d'un monde dépassé.
00:09:02Mais pas du tout.
00:09:02C'est-à-dire que si on suivait
00:09:05votre argumentation,
00:09:06on considérerait que dans l'affaire Jubilard,
00:09:10il n'y a pas l'ombre d'une preuve,
00:09:12pas des présomptions tellement solides
00:09:14qu'elles sont devenues accablantes.
00:09:16Et au fond, vous donneriez une prime,
00:09:19comme dans d'autres affaires,
00:09:21d'ailleurs, dont on a beaucoup parlé,
00:09:23au fait qu'un accusé
00:09:24nie les crimes qui lui sont reprochés
00:09:27et en plus a fait disparaître le corps.
00:09:31Quelle aubaine !
00:09:32Mais quelle aubaine !
00:09:33Et donc, ce serait très dangereux
00:09:35pour la société
00:09:36et peut-être pour la justice.
00:09:38Allez, petite réponse et on parle.
00:09:39Monsieur l'avocat général,
00:09:40je comprends que vous voyez
00:09:42des coupables partout.
00:09:43C'est dans la nature des choses.
00:09:45Et je ne peux pas vous en vouloir.
00:09:47Mais il y a quand même
00:09:49quelque chose d'extraordinaire
00:09:51à ce qu'une sorte d'hubris judiciaire
00:09:55se mette en place.
00:09:56Et est-ce qu'au fond, on se dit
00:09:57au fond, la preuve, la démonstration
00:10:00n'est pas assez superflue.
00:10:03Et moi, je vous dis,
00:10:05quand je vous regarde dans les yeux,
00:10:07quand je vois qui vous êtes,
00:10:09au fond de moi-même,
00:10:10une sorte de révélation
00:10:12me dit que vous êtes coupable.
00:10:14J'en tremble encore.
00:10:15Il a dit ça, on me regarde,
00:10:16je suis inquiet.
00:10:17Allez, vous avez vu, vous suis certain.
00:10:19Est-ce que vous avez suivi le procès ?
00:10:22Je l'ai suivi de loin en loin.
00:10:24De très loin.
00:10:24Comme d'avis sur du possible.
00:10:25Non, non, non, attendez,
00:10:27ne profitez pas.
00:10:28Je vois, avec un avocat général,
00:10:30il ne faut pas être sincère,
00:10:31il en abuse.
00:10:33De très loin.
00:10:34Allez, ce n'est pas fini.
00:10:35On fait une petite pause.
00:10:36On revient dans un instant.
00:10:37Merci, messieurs,
00:10:38pour ce spectacle formidable.
00:10:39On a l'impression d'être
00:10:40dans le procès avec vous.
00:10:410826 300 300
00:10:44et on revient dans un instant.
00:10:45Soyez les bienvenus.
00:10:45On est ensemble jusqu'à 19h30.
00:10:48Sud Radio.
00:10:48Sud Radio.
00:10:49Parlons Vrai.
00:10:49Parlons Vrai.
00:10:50Sud Radio.
00:10:51Les Vraies Voix Sud Radio.
00:10:5318h20, Cécile Dominibus,
00:10:55Philippe David.
00:10:57Et on vous souhaite la bienvenue
00:10:58dans les Vraies Voix.
00:10:59On est ensemble jusqu'à 19h30
00:11:00autour de cette table.
00:11:01Philippe Bilger,
00:11:02Jean-Yves Leborg,
00:11:03avocat pénaliste
00:11:04et Sébastien Ménard,
00:11:05éditorialiste,
00:11:06patron de Presse Libre
00:11:06et entrepreneur dans la foodtech.
00:11:08On était bien entendu
00:11:09sur ses réquisitions,
00:11:11en tout cas sur
00:11:12Cédric Jubiliard
00:11:14qui a été reconnu coupable
00:11:16et qui est condamné
00:11:17à 30 ans de prison.
00:11:19Et sur cette condamnation
00:11:20uniquement sur l'ultime conviction.
00:11:23Alors bien sûr,
00:11:23j'ai envie de vous opposer
00:11:24les affaires Omar Haddad,
00:11:26condamné à 18 ans de prison
00:11:27sur cette intime conviction.
00:11:31L'affaire Outreau,
00:11:32entre autres,
00:11:33l'affaire Patrick Dils.
00:11:34Et je me tourne vers vous,
00:11:35Philippe Bilger.
00:11:36Ma chère Cécile.
00:11:37Même si on ne peut pas comparer les...
00:11:39En effet,
00:11:40vous avez l'honnêteté
00:11:41de le dire d'emblée,
00:11:42de sorte que déjà
00:11:44votre argumentation
00:11:45est un peu biaisée.
00:11:46D'accord.
00:11:47Mais non,
00:11:47je veux dire,
00:11:48vous avez la diversité criminelle
00:11:51avec des arrêts
00:11:53d'acquittement
00:11:54ou bien de condamnation.
00:11:56Mais il est difficile
00:11:58de parler d'affaires
00:11:59où on n'a pas été.
00:12:00Et je le fais moi-même.
00:12:02Bien sûr.
00:12:02Je m'intrime...
00:12:03Vous avez plus d'expertise
00:12:04que moi.
00:12:04Moi, ce n'est pas juste
00:12:05pour vous relancer.
00:12:06Non, non, mais je veux dire,
00:12:08je ne discute pas
00:12:09la majorité...
00:12:11La justice criminelle,
00:12:13je ne considère pas
00:12:14qu'à chaque fois
00:12:15qu'un grand avocat
00:12:16a perdu un procès,
00:12:18il y a une erreur judiciaire.
00:12:20Pour moi, en réalité,
00:12:21les affaires que vous évoquez
00:12:23peuvent susciter le doute.
00:12:25Et pour Patrick Dils,
00:12:26vous avez totalement raison.
00:12:28Il y en a eu d'autres,
00:12:30bien sûr.
00:12:30Mais comment on peut protéger
00:12:32le doute, Philippe ?
00:12:33C'est la question
00:12:33qu'on a envie de s'occuper.
00:12:34Non, mais c'est la question
00:12:35que je me pose.
00:12:35On m'a toujours dit,
00:12:36alors moi, je ne suis pas juriste,
00:12:38que le doute devait profiter
00:12:39à l'accusé.
00:12:40Bien sûr.
00:12:40Mais j'ai l'impression...
00:12:41Et c'est le cas.
00:12:42Et c'est le cas.
00:12:43C'est le cas, théoriquement.
00:12:45Mais c'est le cas.
00:12:46Mais c'est le cas.
00:12:47Mais non.
00:12:49Mais...
00:12:49Patrick Dix, s'il y avait...
00:12:50Allez-y, Philippe,
00:12:51on va s'occuper.
00:12:52Renons l'affaire Jubilard.
00:12:54Oui.
00:12:54Vous considérez qu'il y a un doute
00:12:57parce que les éléments
00:12:59qui ont été édifiés contre lui
00:13:02et qui résultent
00:13:03d'une accumulation de présomption
00:13:06ne vous satisfont pas
00:13:08tout simplement
00:13:09parce qu'il a l'habilité
00:13:10d'avoir nié le crime
00:13:12et que, par ailleurs,
00:13:13il a fait disparaître le corps.
00:13:16Ça n'est pas de la faute
00:13:17de la justice.
00:13:18Si l'accusé extrêmement criminel
00:13:21vous dispense des preuves
00:13:22qui pourraient radicalement
00:13:24l'accabler.
00:13:24Autrement dit,
00:13:26il faut que l'intelligence
00:13:28de la justice
00:13:29confrontée à une absence
00:13:30de preuves
00:13:31dont, bien entendu,
00:13:32selon l'accusation,
00:13:34c'est l'accusé
00:13:35qui est responsable
00:13:36passe outre
00:13:37à cette absence de preuves
00:13:39en disant
00:13:40je n'ai pas
00:13:41de matériel
00:13:42qui me souligne
00:13:46la culpabilité
00:13:46mais je sais
00:13:47que vous êtes coupable.
00:13:48Je crois qu'il y a
00:13:49un phénomène aussi
00:13:50qu'il faut évoquer.
00:13:52C'est celui
00:13:53de la tragédie sociale.
00:13:55La médiatisation ?
00:13:56Non, oui,
00:13:57la médiatisation
00:13:58en est un élément
00:13:59mais je veux dire
00:13:59de la gravité
00:14:00que représente
00:14:01une situation
00:14:02la disparition
00:14:04d'une jeune femme,
00:14:05ça,
00:14:05peut-être
00:14:06le fait
00:14:07qu'elle ait été
00:14:07assassinée,
00:14:09que sais-je.
00:14:09Bon,
00:14:10il faut une réponse.
00:14:12Et je crois
00:14:12que
00:14:13la justice
00:14:14peu à peu
00:14:15perd
00:14:16cette humilité
00:14:18qui consisterait
00:14:19à dire
00:14:20je ne peux pas
00:14:21répondre à tout.
00:14:23Je ne peux pas
00:14:24vous rééquilibrer
00:14:26en quelque sorte
00:14:27par une condamnation
00:14:28n'importe que
00:14:29le drame social
00:14:31qui s'est produit.
00:14:32Cette humilité-là,
00:14:34je pense qu'elle
00:14:35elle est en quelque sorte
00:14:37court-circuitée
00:14:38par l'usage,
00:14:39je ne dis pas
00:14:39par l'intime conviction,
00:14:40par l'usage
00:14:41que l'on fait
00:14:42de l'intime conviction
00:14:43qui se substitue
00:14:44à la démonstration
00:14:45de la culpabilité.
00:14:46Mais je voudrais poser
00:14:47une question.
00:14:48Imaginons
00:14:48qu'il soit condamné
00:14:49en appel,
00:14:50qu'il fasse pour vous
00:14:51en cassation
00:14:51et qu'il n'y ait pas
00:14:52de cassation
00:14:52et que je ne sais pas,
00:14:53un mois ou trois ans
00:14:55après,
00:14:55on retrouve un corps.
00:14:57Mais si vous avez
00:14:58le cas,
00:14:59ça ne fera pas le cas.
00:15:01Ça, ça peut arriver.
00:15:02Alors, attendez,
00:15:02j'ai une autre question.
00:15:04Je rebondis sur ce que
00:15:05vous dites.
00:15:06Si Philippe Bilger,
00:15:08si le cas était inversé,
00:15:10c'est-à-dire
00:15:10si c'était Delphine
00:15:11qui avait,
00:15:12en tout cas,
00:15:14Cédric Jubilard
00:15:14qui avait disparu
00:15:15et si ça n'était
00:15:16pas un féminicide,
00:15:18est-ce que vous pensez
00:15:19que ce procès,
00:15:20d'abord,
00:15:20aurait eu
00:15:21un tel retentissement
00:15:22et vous pensez
00:15:23que l'infime conviction
00:15:27aurait le même poids
00:15:30aujourd'hui ?
00:15:31Pardon de radoter là-dessus,
00:15:33mais Jean-Yves,
00:15:35sans arrêt,
00:15:36vous énonge
00:15:37comme un mantra
00:15:38une absence de preuves.
00:15:39c'est faux.
00:15:41Il y a des preuves.
00:15:42Deuxième élément,
00:15:44ce qui passionne
00:15:45dans cette affaire,
00:15:46ma chère Cécile,
00:15:47ça n'est pas
00:15:47le sexe
00:15:48de l'accusé,
00:15:49c'est à la fois
00:15:50l'horreur du crime
00:15:51et le mystère
00:15:53qui fait de chaque citoyen
00:15:54un détective.
00:15:56Je crois que...
00:15:57Oui, mais dans la presse,
00:15:57il y a marqué
00:15:58féminicide.
00:15:59Ah oui,
00:15:59mais moi,
00:16:00je ne l'utilise pas
00:16:01ce terme
00:16:01parce qu'on en abuse.
00:16:03Le fait que
00:16:04ça rentre
00:16:05dans une sorte
00:16:06de,
00:16:06j'allais dire,
00:16:07d'idéologie féministe,
00:16:09ça n'est pas ça
00:16:10qui me passionne
00:16:11dans cette affaire.
00:16:12En revanche,
00:16:12Philippe Béger
00:16:13vous a dit
00:16:13qu'on ne retrouverait
00:16:14pas de corps.
00:16:15Rappelez-vous,
00:16:15pour le petit Émile
00:16:16disparu,
00:16:17on a retrouvé un corps
00:16:18des mois et des mois après.
00:16:19Donc,
00:16:19on peut peut-être
00:16:20retrouver un corps après.
00:16:22Mon cher animateur
00:16:25replet,
00:16:26vous pouvez m'expliquer
00:16:28pourquoi,
00:16:29devant une infinité
00:16:31d'éléments
00:16:31qui accablent,
00:16:33vous allez chercher
00:16:34comme paravard...
00:16:35Non, mais je posais
00:16:36une question.
00:16:36Et si on retrouve
00:16:38un corps,
00:16:39est-ce que dans ces cas-là
00:16:40on dit,
00:16:40on refait un procès
00:16:41même s'il a été
00:16:42définitivement condamné ?
00:16:43Et si Dupont était coupable ?
00:16:45Et si Dubois était coupable ?
00:16:47Mais arrêtez
00:16:48en permanence
00:16:50de chercher
00:16:50des substituts
00:16:52à une vérité
00:16:53qui vous crève
00:16:54les violents ?
00:16:54Non,
00:16:55moi je pose des questions.
00:16:57Vous avez bien calmé là.
00:16:59Je veux simplement dire
00:17:00que je n'ai
00:17:02à aucun moment
00:17:03abusé
00:17:04de l'analyse
00:17:04de la situation
00:17:05en disant qu'il n'y avait
00:17:06pas de preuves.
00:17:07Personne.
00:17:08Vous l'avez dit
00:17:09sans l'arrêt.
00:17:09Oui, mais je le redis encore.
00:17:11Et je dis que ce n'est pas
00:17:12un abus
00:17:13et que c'est un constat.
00:17:15Mais il n'y a pas
00:17:16de preuves absolues.
00:17:17Il y a une sorte
00:17:18de déduction.
00:17:20Si Delphine
00:17:21n'est pas réapparue,
00:17:22c'est sans doute
00:17:22qu'elle est morte.
00:17:23Si elle est morte,
00:17:23c'est sans doute
00:17:24qu'elle a été tuée.
00:17:25Et si elle a été tuée,
00:17:26ça ne peut être que lui.
00:17:27Rappelez-vous
00:17:27les lunettes brisées.
00:17:28Rappelez-vous ceci,
00:17:29rappelez-vous cela.
00:17:30C'est un climat.
00:17:32C'est la notion
00:17:33de faisceau d'indice.
00:17:34Les indices,
00:17:35c'est des sous-preuves
00:17:36qui, parce qu'elles sont
00:17:37au pluriel,
00:17:38finissent par être
00:17:39transformées
00:17:40en une démonstration.
00:17:42C'est assez dangereux.
00:17:43Excusez-moi,
00:17:44est-ce que l'intime conviction,
00:17:45d'ailleurs,
00:17:45on part en appel,
00:17:46si l'intime conviction,
00:17:48est-ce que ça va être difficile
00:17:49d'expliquer,
00:17:50puisqu'on ne peut pas
00:17:51demander aux juges
00:17:53d'expliquer pourquoi
00:17:54ils ont cette intime conviction,
00:17:56comment ça va se passer
00:17:56en appel ?
00:17:57Si, si, on peut leur demander.
00:17:59On peut leur demander.
00:17:59Oui, parce que désormais,
00:18:00depuis quelques années,
00:18:02les arrêts de cour d'assises
00:18:04qui n'étaient pas motivés,
00:18:05et je dirais que
00:18:06ce qui est fondé
00:18:08sur l'intime conviction
00:18:09n'a pas à être motivé.
00:18:11C'est comme ça
00:18:12que je le ressens
00:18:13et puis c'est tout.
00:18:14Et précisément,
00:18:15il faut vérifier la cohérence.
00:18:16Mais précisément,
00:18:17maintenant,
00:18:17il faut motiver
00:18:18les décisions d'assises.
00:18:19Donc, il y aura...
00:18:20Si on n'est plus un ressort,
00:18:22contrairement à ce qu'a dit
00:18:24Jean-Yves tout à l'heure...
00:18:25Sébastien Ménard,
00:18:25vous voulez s'exprimer,
00:18:26on ne l'a pas entendu.
00:18:27On ne l'a pardon.
00:18:27Pour moi,
00:18:29l'affaire,
00:18:29c'est comme un...
00:18:30Pardonnez-moi, maître
00:18:31et monsieur le procureur,
00:18:32c'est un grand puzzle
00:18:33dans lequel on a
00:18:34presque toutes les pièces,
00:18:35mais il manque des pièces.
00:18:37Est-ce que ce manque de pièces
00:18:38doit profiter
00:18:38quelque part
00:18:40à l'accusation
00:18:40ou à l'accusé ?
00:18:42Voilà, c'est la question.
00:18:43Il manque des pièces.
00:18:44Il manque des pièces.
00:18:45Il y a quand même
00:18:46une vieille tradition judiciaire,
00:18:48c'est que le doute
00:18:48profite à l'accusé.
00:18:50Comment peut-on imaginer
00:18:51une peine aussi lourde
00:18:52que 30 ans de réclusion criminelle
00:18:54quand, comme vous dites,
00:18:55il manque des pièces ?
00:18:56Pour l'avocat,
00:18:57il y a toujours un doute.
00:19:00Je suis très inquiet
00:19:02que pour l'accusation,
00:19:03il y en est si peu.
00:19:05Allez, soyez les bienvenus.
00:19:07Restez avec nous
00:19:07dans un instant
00:19:08le tour de table
00:19:09de l'actu
00:19:09de nos vraies voix.
00:19:10On fait un petit point
00:19:11et on revient
00:19:12dans un instant.
00:19:12A tout de suite.
00:19:13Sud Radio.
00:19:14Sud Radio.
00:19:15Parlons vrai.
00:19:16Parlons vrai.
00:19:16Sud Radio.
00:19:17Parlons.
00:19:17Les vraies voix Sud Radio.
00:19:1918h-20h.
00:19:20Cécile Dominibus.
00:19:22Philippe David.
00:19:23Et autour de cette table,
00:19:25des grands, grands messieurs.
00:19:26Philippe Bilger d'un côté,
00:19:28Jean-Yves Leborg de l'autre,
00:19:29avocat pénaliste
00:19:30et Sébastien Ménard,
00:19:31éditorialiste et patron
00:19:31de Presse Libre
00:19:32et entrepreneur dans la foodtech
00:19:33avec Philippe David aussi.
00:19:35Ah là là,
00:19:36on en apprend des choses
00:19:37aujourd'hui.
00:19:38En attendant,
00:19:39tout de suite,
00:19:39le tour de table
00:19:40de l'actu des vraies voix.
00:19:41Je crois que toi et moi,
00:19:42on a un peu le même problème.
00:19:43Mais non !
00:19:44C'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:19:44vraiment tout miser sur notre physique.
00:19:46Surtout toi.
00:19:46Ah bon ?
00:19:47Alors si je peux me permettre
00:19:47de te donner un conseil,
00:19:48c'est oublie que tu n'as aucune chance.
00:19:50Vas-y, fonce.
00:19:51Oui, mais comment dire
00:19:52sans tomber dans une forme
00:19:54de réalisme insupportable ?
00:19:56Il n'a rien compris.
00:19:56On ne sait jamais.
00:19:57Sur un malentendu,
00:19:58ça peut marcher.
00:19:59Le tour de table.
00:20:00De l'actualité.
00:20:01Philippe David,
00:20:02pendant que vous êtes là
00:20:03sur le procès
00:20:04de Dabia Benkired.
00:20:06Oui, c'est le début
00:20:07du procès aujourd'hui
00:20:07aux assises de Paris
00:20:08de Dabia Benkired.
00:20:10L'auteur présumé
00:20:11du meurtre de Lola Davier
00:20:12il y a pile trois ans.
00:20:13C'était le 14 octobre 2022.
00:20:15Lola Davier,
00:20:16une petite fille de 12 ans
00:20:17qui a été,
00:20:18il n'y a pas d'autre mot,
00:20:19massacrée.
00:20:21Elle est poursuivie
00:20:22pour meurtre
00:20:23d'un mineur de 15 ans,
00:20:24viol commis
00:20:25sur un mineur
00:20:25avec torture
00:20:26ou acte de barbarie.
00:20:28Et moi, je me dis
00:20:28que c'est un crime
00:20:29qui n'aurait jamais
00:20:30dû avoir lieu
00:20:30parce que l'intéressé
00:20:31était sous OQTF,
00:20:33obligation de quitter
00:20:34le territoire français
00:20:34pour absence
00:20:35de titre de séjour valide.
00:20:38Et l'absence
00:20:39d'autorité de l'État,
00:20:40je le dis,
00:20:41a cotisé la mort
00:20:42de deux personnes
00:20:43et brisé une famille
00:20:44puisque, je tiens
00:20:45à le rappeler,
00:20:46Johan Davier,
00:20:47le père de Lola,
00:20:48est mort de chagrin.
00:20:50C'est terrifiant.
00:20:50Le 23 février 2024.
00:20:53Alors, c'est comme
00:20:53le cas de Philippines,
00:20:55violée et tuée
00:20:55par un Marocain
00:20:56sous OQTF
00:20:57à quelques centaines
00:20:58de mètres d'ici.
00:21:00Alors, les OQTF,
00:21:01moi, je pense qu'il y a
00:21:02deux pays
00:21:02qui ont la bonne mesure
00:21:03pour les personnes
00:21:03qui sont illégalement.
00:21:04Aux États-Unis,
00:21:05vous vous rappelez
00:21:06les attentats du 11 septembre,
00:21:08Zacharias Moussaoui
00:21:09avait été contrôlé,
00:21:10le 20e terroriste,
00:21:12avec son papier.
00:21:14Son visa a été plus valable.
00:21:15Il avait été mis
00:21:15directement en prison
00:21:16en attendant son expulsion
00:21:18ou alors comme l'Angleterre
00:21:19qui ont expulsé
00:21:20ces gens vers le Rwanda
00:21:21en payant
00:21:22et le Rwanda se débrouille
00:21:23avec les pays d'accueil.
00:21:24Mais on n'en peut plus
00:21:25de ces gens assassinés
00:21:26par des OQTF
00:21:27qui n'ont rien à faire
00:21:28en France.
00:21:29Philippe Bilger,
00:21:31une argumentation forte
00:21:32et intelligente
00:21:32d'un député LR.
00:21:34Absolument.
00:21:34J'ai lu dans Le Monde
00:21:36une tribune
00:21:36au sujet
00:21:38de l'union des droites
00:21:39et ce député
00:21:40qui est vice-président
00:21:42du parti
00:21:43Les Républicains,
00:21:44Vermorel Marques,
00:21:47a dit
00:21:48qu'il serait
00:21:49très grave
00:21:50de tomber
00:21:51dans l'union des droites
00:21:52et qu'il était
00:21:53persuadé
00:21:54que Bruno Retailleau
00:21:55ne le ferait pas.
00:21:56Ce qui m'a intéressé
00:21:58c'est cette réflexion
00:22:00un peu originale
00:22:01qui concernait
00:22:02ce désir
00:22:03d'union des droites
00:22:04qu'on trouve
00:22:05chez beaucoup
00:22:06d'électeurs de droite.
00:22:07D'abord,
00:22:08je pense
00:22:08qu'il surestime
00:22:10l'importance
00:22:12des différences
00:22:13sociales,
00:22:14économiques
00:22:15et européennes
00:22:16entre le Rassemblement
00:22:17national
00:22:17et les Républicains
00:22:19et il sous-estime
00:22:21par ailleurs
00:22:22les guillons
00:22:23que représenterait
00:22:24sur le plan
00:22:25régalien
00:22:25un rassemblement
00:22:27national
00:22:28sur des Républicains
00:22:30parfois un peu frileux.
00:22:31Mais l'argument
00:22:32le plus fort
00:22:34qu'il a
00:22:34contre l'union
00:22:35des droites
00:22:36est très important.
00:22:38On l'oublie
00:22:38trop souvent.
00:22:39Il ne suffit pas
00:22:40d'inventer demain
00:22:42un génie politique
00:22:43de droite
00:22:44comme Mitterrand
00:22:45qui rassemblerait
00:22:47tout ça.
00:22:47Il faudrait
00:22:48surtout aboutir
00:22:50et je crois
00:22:50que Bruno Retailleau
00:22:52le désire
00:22:52à une situation
00:22:54politique
00:22:55où les Républicains
00:22:57deviendraient
00:22:58le parti
00:22:59dominant
00:22:59par rapport
00:23:01au RN
00:23:01parce que
00:23:02si on fait
00:23:03l'union des droites
00:23:04aujourd'hui
00:23:04il est évident
00:23:06que le RN
00:23:07absorbe
00:23:08étouffe
00:23:08mange
00:23:09les Républicains
00:23:11et ce serait
00:23:12une catastrophe.
00:23:13Donc je ne suis pas
00:23:14fondamentalement hostile
00:23:15à l'union des droites
00:23:17mais il faudra
00:23:18encore du temps
00:23:19pour que
00:23:20dans ce rapport
00:23:20inégal
00:23:21les Républicains
00:23:22tiennent le haut
00:23:23du pavé.
00:23:25Oui allez-y
00:23:26allez-y
00:23:26ça va se faire.
00:23:27J'ai écouté
00:23:28le discours
00:23:29de Philippe Bigère
00:23:30avec un certain
00:23:31ahurissement
00:23:32dans la mesure
00:23:33où la domination
00:23:35des Républicains
00:23:36fusse
00:23:37dans un lointain futur
00:23:39sur le Rassemblement
00:23:41national
00:23:41me paraît
00:23:42aujourd'hui
00:23:43complètement irréaliste.
00:23:44Je suis bien d'accord.
00:23:45Et la question
00:23:46est de savoir
00:23:47est-ce que
00:23:47dans l'hypothèse
00:23:48d'un rapprochement
00:23:50fusse
00:23:50d'un simple
00:23:51rapprochement
00:23:52électoral
00:23:53ce qui est déjà
00:23:54beaucoup
00:23:54est-ce que
00:23:55ce rapprochement
00:23:56ne serait pas
00:23:57de nature
00:23:58à signer
00:24:00pour l'opinion publique
00:24:01qu'il n'y a pas
00:24:02de différence
00:24:03fondamentale
00:24:04entre le Rassemblement
00:24:05national
00:24:06et les Républicains ?
00:24:07Moi si vous voulez
00:24:08j'ai tendance
00:24:09à penser
00:24:09je sais bien
00:24:10que c'est pas
00:24:11à la mode
00:24:11par les temps
00:24:12qui courent
00:24:12mais qu'il y a
00:24:13peut-être plus
00:24:14de côté naturel
00:24:17à se rapprocher
00:24:19de gens
00:24:19du centre
00:24:20voire de la gauche
00:24:21je pense aux socialistes
00:24:23quand on est républicain
00:24:24que du Rassemblement
00:24:26national
00:24:27qui certes
00:24:28a la cote
00:24:29aujourd'hui
00:24:30mais qui ne
00:24:31transporte pas
00:24:32mon idéal
00:24:33de la République.
00:24:35L'union des droites
00:24:36c'est pas
00:24:37un concept
00:24:38dite de la droite
00:24:39républicaine
00:24:40dite de la droite
00:24:40de gouvernement
00:24:41c'est un concept
00:24:42d'extrême droite
00:24:43pour faire la point
00:24:45parce qu'en fait
00:24:46aujourd'hui
00:24:47le pari
00:24:48le pari
00:24:48un peu fou
00:24:49que font
00:24:50les lepénistes
00:24:51les frontistes
00:24:52c'est de se dire
00:24:53qu'à la fin de la fin
00:24:54on va finir
00:24:55par y arriver
00:24:55tout seul.
00:24:56La réalité
00:24:57elle est quand même
00:24:57un petit peu différente
00:24:58c'est que
00:24:59je pense que
00:25:00quand bien même
00:25:01il y aurait dissolution
00:25:03et il n'y aura pas
00:25:03dissolution
00:25:04après-demain
00:25:05ou après-après-demain
00:25:05le RN
00:25:07n'arriverait pas
00:25:08à avoir une majorité
00:25:09absolue.
00:25:10Donc la réalité
00:25:11c'est que
00:25:12le front républicain
00:25:13pour le moment
00:25:14je dis bien
00:25:14pour le moment
00:25:15il fonctionne toujours
00:25:16et la raison
00:25:17pour laquelle
00:25:18l'union des droites
00:25:20est un vœu pieux
00:25:22et c'est que
00:25:23j'ai envie de dire
00:25:24un
00:25:24vous avez
00:25:25les partis de droite
00:25:26dits de gouvernement
00:25:27qui jouent leur survie
00:25:28parce qu'ils disparaîtraient
00:25:29très clairement
00:25:29et vous avez
00:25:31celles et ceux
00:25:31qui ont initié
00:25:33et vulgarisé
00:25:34ce concept
00:25:35qui ont tout à gagner
00:25:36parce que sans ça
00:25:37ils ne feront que perdre.
00:25:38je ne suis pas tout à fait sûr
00:25:42je ne suis pas tout à fait sûr
00:25:43je pense que le front républicain
00:25:44prend l'eau
00:25:45comme la coque du Titanic
00:25:46dans la nuit du 14 avril 1912
00:25:48pour l'instant
00:25:49on l'a vu
00:25:50après la dissolution
00:25:51de l'année passée
00:25:52c'est-à-dire qu'effectivement
00:25:53c'est le rassemblement national
00:25:54qui avait gagné
00:25:55au premier tour
00:25:56les élections législatives
00:25:57mais la situation
00:25:58n'est pas la même
00:25:59qu'il y a un an et demi
00:25:59et ils ont été empêchés
00:26:00au second tour
00:26:01mais le front républicain
00:26:03est une honte démocratique
00:26:04je ne vous ai jamais
00:26:05dit le contraire
00:26:06non non mais bien sûr Sébastien
00:26:08mais je trouve
00:26:09ce que je n'aime pas
00:26:10dans votre argumentation
00:26:11Jean-Yves
00:26:12non mais sérieusement
00:26:13vous n'allez pas passer
00:26:14dans la consensité
00:26:15derrière vos analyses
00:26:18il y a tout de même
00:26:19quelque chose
00:26:20que je perçois
00:26:21comme un léger mépris
00:26:23de ce peuple
00:26:24qui vote mal
00:26:25je veux dire
00:26:26moi je n'ai pas
00:26:27de...
00:26:28Philippe en 1933
00:26:29Hitler a été élu
00:26:30dans des conditions
00:26:31normales
00:26:32par le peuple
00:26:32et je pense que
00:26:33quand on porte
00:26:34un message politique
00:26:35ce qui n'est pas mon cas
00:26:36il faut savoir dire
00:26:38même quand on est minoritaire
00:26:39que le vote
00:26:40qui a eu lieu
00:26:41n'est pas bon
00:26:41mais si le peuple
00:26:43se trompe
00:26:44il faut dissoudre le peuple
00:26:45Bertolt Brecht
00:26:46la fin Philippe
00:26:47et après on change de sujet
00:26:48non non je disais
00:26:49j'espérais que Jean-Yves
00:26:50ne ferait pas
00:26:51cette assimilation
00:26:52qui est faite
00:26:53par l'extrême gauche
00:26:54il l'a faite
00:26:55donc ça dégouche
00:26:56je ne fais pas
00:26:57je ne fais pas
00:26:58d'assimilation
00:26:59entre le rassemblement
00:27:00national
00:27:01et le nazisme
00:27:02je fais une assimilation
00:27:04sur le terrain
00:27:05de l'électorat
00:27:06vous disiez
00:27:08que je méprisais
00:27:09la décision du peuple
00:27:11je dis qu'il arrive
00:27:12que le peuple
00:27:12se trompe
00:27:13et que la sacralité
00:27:15de la décision du peuple
00:27:16est mise en cause
00:27:18par le vote de 33
00:27:19alors puisque vous avez
00:27:20la parole
00:27:20Jean-Yves Leborg
00:27:21la taxation de l'héritage
00:27:23votre sujet
00:27:24moi je veux vous dire
00:27:25je ne suis pas opposé
00:27:28au principe
00:27:29de la taxation
00:27:29de l'héritage
00:27:30en ce sens que
00:27:31les héritages
00:27:32quand ils sont importants
00:27:34créent une inégalité
00:27:36qui est parfois
00:27:38insusceptible
00:27:39d'être remonté
00:27:39par qui que ce soit
00:27:40cela étant
00:27:41il y a
00:27:42je dirais
00:27:43la tradition française
00:27:45les uns et les autres
00:27:46nous avons envie
00:27:47de transmettre
00:27:48quelque chose
00:27:50à nos enfants
00:27:50alors quand je dis
00:27:51quelque chose
00:27:52pour certains
00:27:53ce n'est que de l'argent
00:27:54pour certains
00:27:55ce n'est que quelques pierres
00:27:56mais les pierres
00:27:57elles portent aussi
00:27:58le souvenir de la famille
00:27:59pour certains
00:28:00c'est une culture
00:28:02c'est un message
00:28:03c'est une forme de pensée
00:28:04c'est un rapport au monde
00:28:05l'idée qu'on recommence
00:28:08à zéro
00:28:09à chaque génération
00:28:10est quelque chose
00:28:11qui n'existe pas
00:28:12moi je suis favorable
00:28:13à l'ascenseur social
00:28:14mais pas au fait
00:28:16que l'on me dise
00:28:16qu'il faut empêcher
00:28:18les parents bourgeois
00:28:19et cultivés
00:28:19d'aider leurs enfants
00:28:20ça ne se fera jamais
00:28:21ça
00:28:21alors je pense
00:28:23qu'il faut garder
00:28:24une certaine modération
00:28:26sur ce sujet
00:28:27et quand on sait
00:28:29à quel niveau
00:28:30déjà très lourd
00:28:31les héritages
00:28:32sont taxés
00:28:33je pense que le propos
00:28:35puisque c'est sans doute
00:28:36ce à quoi vous pensiez
00:28:37madame Braun-Pivet
00:28:38sur l'éventuelle
00:28:39aggravation
00:28:40de la taxation
00:28:41n'est peut-être
00:28:42pas très opportun
00:28:43c'est vrai que
00:28:43de frère à soeur
00:28:4445%
00:28:45c'est déjà pas mal
00:28:46Philippe Bilbert
00:28:47je suis désolé
00:28:49mon cher Jean-Yves
00:28:50je vais être d'accord
00:28:51avec vous
00:28:51mais ne posez pas
00:28:54pour tout à fait
00:28:56les mêmes raisons
00:28:57comme vous êtes
00:28:58un technicien
00:28:58un économiste
00:28:59et moi je suis
00:29:01un amateur
00:29:01dans tout cela
00:29:02ce qui m'a gêné
00:29:04j'ai parfois l'impression
00:29:05que dans l'argumentation
00:29:07de la présence
00:29:07de l'Assemblée nationale
00:29:09ce qui la gêne profondément
00:29:11elle l'a dit
00:29:12c'est cette transmission
00:29:14de génération
00:29:15en génération
00:29:16comme s'il y avait là
00:29:18le fil d'une histoire
00:29:19familiale
00:29:20qui était méprisable
00:29:22les morts
00:29:23qui s'accordent
00:29:25avec les vivants
00:29:25c'est cela
00:29:26qui me paraît
00:29:27totalement choquant
00:29:29comme si nous vivions
00:29:30de manière autarctique
00:29:32dans un monde déserté
00:29:33si vous permettez
00:29:34juste un chiffre
00:29:35à 40%
00:29:36de la taxation
00:29:37de génération
00:29:38en génération
00:29:39on arrive très vite
00:29:39à zéro
00:29:40oui tout à fait
00:29:41Sébastien Ménard
00:29:42journée mondiale
00:29:43de l'alimentation
00:29:43c'était hier
00:29:44le 16 octobre
00:29:45oui et puis comme
00:29:45à chaque fois
00:29:46c'est souvent
00:29:47l'un des sujets
00:29:48les plus importants
00:29:49et en fait
00:29:49tout le monde s'en fout
00:29:50voilà
00:29:51c'est à dire qu'on n'en a pas
00:29:52entendu beaucoup parler
00:29:53alors chaque fois
00:29:54moi j'en parle jamais
00:29:54le jour même
00:29:55j'en parle toujours
00:29:56le lendemain
00:29:56pour faire le bilan
00:29:57de ce qui s'est raconté
00:29:58savez-vous
00:29:59ce que l'alimentation
00:30:01représente
00:30:01on nous parle souvent
00:30:02de production
00:30:03de gaz à effet de serre
00:30:04savez-vous
00:30:05ce que ça représente
00:30:06l'alimentation
00:30:06non
00:30:0725%
00:30:08c'est à dire 25%
00:30:09des gaz à effet de serre
00:30:11dans le monde
00:30:11sont produits
00:30:13grâce ou à cause
00:30:14de l'alimentation
00:30:15les transports
00:30:16combien ?
00:30:17ah je ne sais pas
00:30:1830%
00:30:18voilà
00:30:19et le seul truc
00:30:20sur lequel on peut
00:30:21vraiment avoir
00:30:22un impact
00:30:22c'est notre assiette
00:30:24ce qu'on met dans l'assiette
00:30:24la manière dont ça arrive
00:30:26dans notre assiette
00:30:27en clair
00:30:27si
00:30:28et évidemment
00:30:29j'ai toujours une pensée
00:30:30pour celles et ceux
00:30:30qui ont moins le luxe
00:30:31que nous
00:30:32de choisir
00:30:33de pouvoir décider
00:30:34etc
00:30:34mais si on faisait un effort
00:30:36si on faisait un effort
00:30:37dans nos assiettes
00:30:37c'est à dire
00:30:38à n'acheter
00:30:39que ce qu'on va vraiment
00:30:39consommer
00:30:40et non pas jeter
00:30:41la pollution liée
00:30:43à la surconsommation
00:30:44au gaspillage alimentaire
00:30:45c'est énorme
00:30:46c'est énorme
00:30:461,3 milliards de tonnes
00:30:48c'est ça
00:30:48en euros
00:30:50c'est énorme
00:30:51voilà
00:30:51mais en tonnes
00:30:53en pollution
00:30:53en CO2
00:30:54en eau
00:30:55en épuisement de nos sols
00:30:57juste un truc
00:30:58et je m'arrêterai là-dessus
00:30:59on peut réduire
00:31:00la facture
00:31:01entre guillemets
00:31:02totale
00:31:02en matière de
00:31:03l'empreinte de l'homme
00:31:05sur la planète
00:31:05de 70%
00:31:06si on faisait juste un petit peu attention
00:31:08les uns les autres
00:31:09à ce qu'on met dans notre assiette
00:31:10je ne vous ai pas proposé
00:31:11de manger bio
00:31:11d'arrêter la viande
00:31:12etc
00:31:12juste
00:31:13acheter mieux
00:31:14manger plus sainement
00:31:16et faire attention
00:31:17évidemment
00:31:18ne plus jeter
00:31:19en tout cas le moins possible
00:31:2070%
00:31:21merci les amis
00:31:22c'était passionnant
00:31:23vous restez avec nous
00:31:24dans un instant
00:31:24on reviendra sur cette rencontre
00:31:26Trump-Poutine
00:31:27vers un processus
00:31:28de paix
00:31:29point d'interrogation
00:31:30on en parle dans un instant
00:31:31on est ensemble
00:31:32jusqu'à 19h30
00:31:33Sud Radio
00:31:34votre attention
00:31:35est notre plus belle récompense
00:31:37les émissions sont toujours très riches
00:31:39quand je ne peux pas écouter le direct
00:31:40je me fais le podcast le soir
00:31:41Sud Radio
00:31:42parlons vrai
00:31:43les vrais voix Sud Radio
00:31:4518h-20h
00:31:47Cécile Dominibus
00:31:48Philippe David
00:31:49avec Philippe David
00:31:51on est ravis de vous accueillir
00:31:52comme tous les jours
00:31:53du lundi ou vendredi
00:31:54c'est un peu le petit commerce
00:31:55de proximité
00:31:55avec son numéro de téléphone
00:31:57le 0826 300 300
00:31:59avec dans les rayons
00:32:01et bien Philippe Vigère
00:32:02moi je suis le café
00:32:03il n'a rien à vendre
00:32:05moi oui
00:32:06moi oui
00:32:06j'ai plein de trucs à vous vendre
00:32:07Sébastien Ménard
00:32:08qui a des choses à vous vendre
00:32:09patron de presse libre
00:32:10et entrepreneur dans la foodtech
00:32:11et puis Jean-Yves Leborg
00:32:12vous êtes à quelle place vous ?
00:32:14moi je suis derrière le comptoir
00:32:16je discute avec les clients
00:32:19d'accord
00:32:19c'est très bien
00:32:20et Philippe David
00:32:21il mange
00:32:22voilà comme ça au moins
00:32:23c'est fait
00:32:23on a bien entendu
00:32:25pour m'amener une entrecompte
00:32:26s'il vous plaît
00:32:26on vous souhaite la bienvenue
00:32:29avec ce numéro de téléphone
00:32:300826 300 300
00:32:32tout de suite
00:32:32l'info 1 plus
00:32:33les vrais voix Sud Radio
00:32:36et donc l'Union Européenne
00:32:38se dit favorable
00:32:39à une rencontre
00:32:40Poutine-Trump
00:32:42à Budapest
00:32:43si elle fait avancer
00:32:44le processus de paix
00:32:45et pour en parler
00:32:46le général Dominique Trinquant
00:32:48expert militaire
00:32:49en géostratégie
00:32:50général bonjour
00:32:51bonjour
00:32:52merci d'avoir accepté
00:32:53notre invitation
00:32:55est-ce que forcément
00:32:56après ce qui s'est passé
00:32:58entre la Palestine
00:33:00et Israël
00:33:01et ce qu'a mis en place
00:33:03en tout cas Trump
00:33:04avec l'ensemble
00:33:05d'autres pays
00:33:06on se pose la question
00:33:07de se dire
00:33:08est-ce que ce processus de paix
00:33:09peut être à un moment donné
00:33:11organisé
00:33:13entre l'Ukraine
00:33:15et Poutine
00:33:17et la Russie
00:33:18écoutez
00:33:19le premier point
00:33:20pour revenir
00:33:21sur la déclaration européenne
00:33:23qui se félicite
00:33:23de cette réunion
00:33:24c'est qu'il faut se féliciter
00:33:26de tout
00:33:26dialogue
00:33:28qui puisse conduire
00:33:29à la paix
00:33:30bien sûr
00:33:30ça c'est le premier point
00:33:32le deuxième point
00:33:33vous avez raison
00:33:33de souligner
00:33:34la dernière action
00:33:35du président
00:33:36Trump à Gaza
00:33:37qui a été
00:33:37un succès
00:33:39mais un succès limité
00:33:41il faut rappeler
00:33:41que ça a permis
00:33:43et c'est remarquable
00:33:44déjà
00:33:44de libérer
00:33:45les maintes otages
00:33:47qui étaient encore détenus
00:33:48mais pour le reste
00:33:49on voit pas très bien
00:33:50comment les choses
00:33:50vont s'arranger
00:33:51en tout état de cause
00:33:53une réunion
00:33:54à Budapest
00:33:54dans 15 jours
00:33:55est la bienvenue
00:33:56on espère simplement
00:33:57que ça ne se terminera pas
00:33:59comme il y a deux mois
00:34:00à Anchorage
00:34:01où le président Trump
00:34:03est venu
00:34:03avec une proposition
00:34:04de cesser le feu
00:34:05est reparti
00:34:07avec une position
00:34:09ferme de monsieur
00:34:10Poutine
00:34:10qui n'avait pas changé
00:34:12donc voilà
00:34:12on croise les doigts
00:34:13on espère
00:34:14et on verra
00:34:15ce que monsieur
00:34:16Trump obtiendra
00:34:17mon général
00:34:18Volodymyr Zelensky
00:34:20va rencontrer
00:34:20Donald Trump
00:34:21il veut lui demander
00:34:22des tomahawks
00:34:22des missiles
00:34:23qui peuvent frapper
00:34:24en profondeur
00:34:24la Russie
00:34:25depuis l'Ukraine
00:34:26Moscou
00:34:26Saint-Pétersbourg
00:34:27est-ce que
00:34:28à votre avis
00:34:29dans l'attente
00:34:30de cette rencontre
00:34:31il va obligatoirement
00:34:33opposer une fin
00:34:34de non recevoir
00:34:35à la demande
00:34:35de Zelensky
00:34:35alors je pense
00:34:37que si vous voulez
00:34:38je sais pas
00:34:39ce que dira
00:34:39monsieur Trump
00:34:40je pense qu'en revanche
00:34:41c'est un argument
00:34:42majeur
00:34:43pour la négociation
00:34:44d'ailleurs
00:34:45ça n'est pas par hasard
00:34:46si la discussion
00:34:49téléphonique
00:34:49entre monsieur
00:34:50Poutine
00:34:50et monsieur Trump
00:34:51s'est passée
00:34:52après cette proposition
00:34:54ou évocation
00:34:56disons
00:34:56de donner des tomahawks
00:34:59et avant la réunion
00:35:00avec monsieur Zelensky
00:35:01ça inquiète
00:35:02beaucoup les russes
00:35:04et donc
00:35:04je pense
00:35:06que c'est un argument
00:35:07à condition
00:35:08qu'il soit crédible
00:35:10jusqu'au bout
00:35:10Philippe
00:35:12mon général
00:35:13je vais sortir
00:35:15malheureusement
00:35:15du caractère technique
00:35:17que maîtrise parfaitement
00:35:19Philippe David
00:35:20moi je vais plutôt aller
00:35:22sur le plan psychologique
00:35:23est-ce que
00:35:24d'abord
00:35:26il n'y a pas
00:35:27quelque chose
00:35:27d'étonnant
00:35:29dans l'attitude
00:35:30du président Trump
00:35:31qui
00:35:31après avoir
00:35:33donné l'impression
00:35:34de se désintéresser
00:35:36de l'Ukraine
00:35:37de l'Ukraine
00:35:37est allé
00:35:37tenter un premier pas
00:35:40réussi
00:35:41du côté
00:35:42de Gaza
00:35:43et d'Israël
00:35:44et deuxième élément
00:35:46est-ce que vous ne croyez pas
00:35:47que même un cynique
00:35:49absolu
00:35:50comme Poutine
00:35:51peut
00:35:52se laisser
00:35:53infléchir
00:35:54par les résultats
00:35:55que Trump
00:35:56peut obtenir
00:35:57ailleurs
00:35:57par exemple
00:35:58alors
00:35:59je pense que d'abord
00:36:01on ne doit jamais être surpris
00:36:02par monsieur Trump
00:36:03il est surprenant
00:36:04en permanence
00:36:04et quand il dit quelque chose
00:36:06j'attends toujours 48 heures
00:36:07pour être sûr qu'il ne dise pas
00:36:08le contraire
00:36:09au bout de 48 heures
00:36:10ça c'est le premier point
00:36:12le deuxième point
00:36:13je pense que monsieur Poutine
00:36:14n'écoute que la force
00:36:16et donc
00:36:17c'est pour ça que je dis
00:36:18que cette menace
00:36:19de donner des tomahawks
00:36:20doit être crédite
00:36:22jusqu'au bout
00:36:22donc
00:36:23si vous voulez
00:36:24à la suite
00:36:25de la réunion
00:36:26avec monsieur Zelensky
00:36:27j'espère qu'il y aura
00:36:29quelque chose
00:36:30du style
00:36:31nous étudions le sujet
00:36:32et non pas
00:36:33une fin de nos recevoir
00:36:35parce qu'à ce moment-là
00:36:36il n'a plus d'argument
00:36:36pour discuter à Budapest
00:36:38Merci beaucoup
00:36:40général
00:36:40d'avoir accepté
00:36:41notre invitation
00:36:43allez tout de suite
00:36:43et si vous étiez ministre
00:36:45Les vraies voix sud radio
00:36:48si j'étais ministre
00:36:49Qu'est-ce que je vais devenir ?
00:36:51Je suis ministre
00:36:52je ne sais rien faire
00:36:53Et si vous étiez
00:36:54garde des sceaux
00:36:55plutôt
00:36:56Hector
00:36:57Monsieur le ministre
00:36:58Hector de Montpellier
00:36:59bonjour
00:37:00Bonjour à vous
00:37:02Bonjour à vous
00:37:02Bonjour
00:37:02Si vous étiez
00:37:04garde des sceaux
00:37:05qu'est-ce que vous
00:37:06mettriez en premier
00:37:07en tout cas
00:37:08sur la table ?
00:37:11Le premier
00:37:11décision que je prends
00:37:14vraiment
00:37:15ce serait de
00:37:16rendre le travail
00:37:17obligatoire
00:37:18pour tous les détenus
00:37:19D'accord
00:37:21et de mettre en place
00:37:22des structures
00:37:23justement
00:37:24pour pouvoir
00:37:27pour les plus dangereux
00:37:28pouvoir les garder
00:37:29enfermés
00:37:29mais qui continuent
00:37:30à travailler
00:37:30pour les moins dangereux
00:37:31pourquoi pas
00:37:32les faire nettoyer
00:37:34les bords des routes
00:37:35faire pourquoi pas
00:37:36des travaux d'escavation
00:37:37mais travail obligatoire
00:37:39D'accord
00:37:39Jean-Yves Leborg
00:37:40parce qu'il faut savoir
00:37:41Écoutez
00:37:42je pense que
00:37:43ce que dit Hector
00:37:44est loin d'être absurde
00:37:46car en réalité
00:37:47un bon nombre
00:37:48de détenus
00:37:49sont des gens
00:37:50qui s'affranchissent
00:37:51des règles
00:37:51qui sont les nôtres
00:37:52c'est-à-dire que vous
00:37:53comme moi
00:37:54on se lève le matin
00:37:54pour aller travailler
00:37:55et précisément
00:37:57eux veulent avoir
00:37:58des avantages
00:37:59sans cet effort-là
00:38:01alors après
00:38:02il convient
00:38:03d'organiser
00:38:04tout ça
00:38:05c'est pas
00:38:05c'est pas simple
00:38:06je crois aussi
00:38:07que la prison
00:38:08alors comprenons-nous
00:38:10c'est pas
00:38:10c'est pas un propos laxiste
00:38:12la prison
00:38:13c'est une vieille conception
00:38:15à laquelle nous sommes
00:38:17attachés
00:38:18par une sorte
00:38:18de réflexe intellectuel
00:38:20qui dit infraction
00:38:21dit obligatoirement prison
00:38:23alors je ne dis pas
00:38:23qu'il faut supprimer
00:38:24la prison
00:38:25mais je pense que
00:38:26pour un certain nombre
00:38:27de délinquants
00:38:28il faut remplacer
00:38:29la prison
00:38:30pour autre chose
00:38:30je pense que
00:38:31par exemple
00:38:32un certain nombre
00:38:33de jeunes sauvageons
00:38:35le mot est d'un ministre
00:38:37de gauche
00:38:37chevèlement
00:38:38absolument
00:38:39un certain nombre
00:38:41de jeunes sauvageons
00:38:42à qui manquent
00:38:43les références
00:38:44à qui manquent
00:38:45l'éducation
00:38:45à qui manquent
00:38:46la connaissance
00:38:47de l'interdit
00:38:48une sorte d'encadrement
00:38:49un peu ferme
00:38:50pourquoi pas militaire
00:38:51avec une éducation
00:38:53dont il manque
00:38:54pourrait être
00:38:55une promesse
00:38:56de réinsertion
00:38:57pour l'avenir
00:38:58merci en tout cas
00:38:59Hector
00:38:59merci monsieur ministre
00:39:01allez vous restez avec nous
00:39:01dans un instant
00:39:02le coup de gueule
00:39:02de Philippe David
00:39:03et tout de suite
00:39:03il est loin le temps
00:39:04où France Télévisions
00:39:05égrenait les noms
00:39:06des otages
00:39:07en captivité
00:39:08mais tout de suite
00:39:08on retrouve
00:39:09Thomas Binet
00:39:09pour les incontournables
00:39:11de la copropriété
00:39:12bien dans mon immeuble
00:39:15avec Loiselet
00:39:16et Décremont
00:39:16présente
00:39:17Sud Radio
00:39:18les incontournables
00:39:19de la copropriété
00:39:21Thomas Binet
00:39:22bonsoir
00:39:23et nous sommes avec
00:39:23notre consultant
00:39:24Philippe Loiselet
00:39:25patron de Loiselet
00:39:26Décremont
00:39:27qui nous informe
00:39:27tous les vendredis soirs
00:39:28sur l'ensemble des sujets
00:39:30liés à la copropriété
00:39:31et on poursuit
00:39:32aujourd'hui
00:39:32notre comparaison
00:39:33entre les différents modes
00:39:34de chauffage
00:39:35dans les copropriétés
00:39:36bonsoir Philippe Loiselet
00:39:37bonsoir Thomas Binet
00:39:38Philippe
00:39:39on a évoqué
00:39:40la semaine dernière
00:39:40et pour ceux qui veulent
00:39:41le réécouter
00:39:42ils peuvent le suivre
00:39:42sur sudradio.fr
00:39:44et sur l'ensemble
00:39:45des réseaux sociaux
00:39:45le chauffage collectif
00:39:47au gaz
00:39:48et le chauffage collectif
00:39:49au fuel
00:39:50on aborde plutôt
00:39:51aujourd'hui
00:39:51le chauffage individuel
00:39:52on va commencer
00:39:53avec vous
00:39:54si vous le permettez
00:39:55à parler du chauffage
00:39:56individuel électrique
00:39:57comment est-il perçu
00:39:58dans les immeubles collectifs ?
00:40:00le chauffage électrique individuel
00:40:01a l'avantage
00:40:02d'une gestion autonome
00:40:03chaque résident
00:40:04maîtrise sa consommation
00:40:05et ses factures
00:40:06l'installation d'origine
00:40:07est relativement
00:40:08moins coûteuse
00:40:09et ne décide pas
00:40:10d'installation collective
00:40:11ni d'entretien
00:40:12très compliqué
00:40:12mais les inconvénients
00:40:14existent toutefois
00:40:15coût d'électricité
00:40:16relativement élevé
00:40:17effet de passeport thermique
00:40:18lorsqu'il s'agit
00:40:19de vieux convecteurs
00:40:21et surconsommation fréquente
00:40:22si l'isolation
00:40:23du bâti
00:40:23est insuffisante
00:40:24sur le plan écologique
00:40:25l'électricité française
00:40:26est assez décarbonée
00:40:27grâce au nucléaire
00:40:28mais ce n'est pas toujours
00:40:29l'argument
00:40:30qui pèse le plus
00:40:31dans le portefeuille
00:40:32des habitants
00:40:32et le chauffage individuel
00:40:34au gaz justement
00:40:35le chauffage au gaz
00:40:36est également assez répandu
00:40:37et compte beaucoup d'adeptes
00:40:38il présente les mêmes avantages
00:40:40que le chauffage électrique
00:40:41individuel
00:40:41avec l'avantage
00:40:43d'une gestion autonome
00:40:44mais en plus
00:40:45un prix de revient
00:40:45en général moins élevé
00:40:47en ce qui concerne
00:40:48le prix de l'énergie
00:40:49en revanche
00:40:50il nécessite
00:40:51un entretien
00:40:51plus important
00:40:52la chaudière doit être
00:40:53entretenue régulièrement
00:40:54et il doit exister
00:40:55un système de ventilation
00:40:56approprié
00:40:57qui lui aussi
00:40:59doit être entretenu
00:41:00et Philippe
00:41:00quelle place occupe
00:41:01les réseaux de chaleur urbains
00:41:03dans les villes
00:41:03dont on entend parler ?
00:41:05alors là nous revenons
00:41:05au chauffage collectif
00:41:07les réseaux de chaleur
00:41:08sont une solution
00:41:09très pertinente
00:41:10quand ils existent
00:41:11de grosses chaufferies
00:41:12alimentent en vapeur
00:41:13des quartiers
00:41:13et des immeubles entiers
00:41:14au travers d'un réseau
00:41:15de canalisation
00:41:16dans la ville
00:41:17réseau qui distribue
00:41:18sa chaleur
00:41:19dans ce que l'on appelle
00:41:19des sous-stations
00:41:20dans les immeubles
00:41:21qui équivalent
00:41:22à des chaufferies collectives
00:41:23ces réseaux
00:41:25utilisent en général
00:41:26plusieurs sources d'énergie
00:41:27y compris des énergies
00:41:28renouvelables
00:41:29ou de récupération
00:41:31et permettent
00:41:31de chauffer
00:41:32tout un quartier
00:41:33en mutualisant
00:41:34l'infrastructure
00:41:34les utilisateurs
00:41:36bénéficient
00:41:37d'un service clé en main
00:41:38et d'une garantie
00:41:39de continuité
00:41:39mais leur développement
00:41:41reste évidemment limité
00:41:42à certaines zones urbaines
00:41:43une copropriété
00:41:44n'a alors pas toujours
00:41:45le choix d'y accéder
00:41:46cela dépend
00:41:47des implantations municipales
00:41:49et des investissements publics
00:41:50mais au-delà
00:41:51de la technique pure
00:41:53Philippe
00:41:53quel conseil
00:41:53pourriez-vous donner
00:41:54à des copropriétaires
00:41:55qui s'interrogent
00:41:56sur le renouvellement
00:41:57de leur chauffage
00:41:58je leur dirais
00:41:59de raisonner
00:41:59sur trois aspects
00:42:00le coût
00:42:01le confort
00:42:01et l'environnement
00:42:02le coût
00:42:03ce n'est pas seulement
00:42:03la facture immédiate
00:42:04mais aussi
00:42:05l'investissement initial
00:42:06et la maintenance
00:42:07le confort
00:42:09c'est la qualité
00:42:09de la chaleur
00:42:10la régulation
00:42:11et l'homogénéité
00:42:12dans les logements
00:42:12enfin
00:42:14l'environnement
00:42:14est devenu incontournable
00:42:16avec des réglementations
00:42:17de plus en plus strictes
00:42:18et des incitations fiscales
00:42:20liées aux solutions durables
00:42:21il faut aussi penser
00:42:23à l'avenir
00:42:24changer une installation
00:42:25de chauffage
00:42:25engage la copropriété
00:42:26sur 20 à 30 ans
00:42:27mieux vaut choisir
00:42:28une solution évolutive
00:42:29alignée avec les objectifs
00:42:31de transition énergétique
00:42:32et pour conclure
00:42:33Philippe
00:42:34selon vous
00:42:34quel est l'avenir
00:42:35du chauffage collectif ?
00:42:37je pense que l'avenir
00:42:38passe avant tout
00:42:39par la sobriété énergétique
00:42:40les pompes à chaleur
00:42:42les réseaux de chaleur
00:42:43basés sur la biomasse
00:42:44ou la récupération d'énergie
00:42:45mais aussi
00:42:46l'amélioration
00:42:47de l'isolation
00:42:47des bâtiments
00:42:48sont de vrais leviers
00:42:49à terme
00:42:49la priorité sera
00:42:51d'optimiser la consommation
00:42:52plutôt que de simplement
00:42:53produire plus de chaleur
00:42:55l'intelligence des systèmes
00:42:57de régulation
00:42:57connectés
00:42:58et précis
00:42:59jouera également
00:43:00un rôle essentiel
00:43:01merci Philippe
00:43:02et on vous retrouve
00:43:03vendredi prochain
00:43:0318h50
00:43:05pour un autre numéro
00:43:05d'Ouse Investir
00:43:06les incontournables
00:43:07de la copropriété
00:43:08et pour ce qui me concerne
00:43:09je vous donne rendez-vous
00:43:10dimanche matin
00:43:10dès 9h27
00:43:11sur Sud Radio
00:43:12dans la matinale week-end
00:43:13Sud Radio
00:43:14les incontournables
00:43:16de la copropriété
00:43:17Thomas Binet
00:43:19avec Loiselet
00:43:20et Dégremont
00:43:21bien dans mon immeuble
00:43:22Sud Radio
00:43:23Parlons vrai
00:43:24Parlons vrai
00:43:25Sud Radio
00:43:26Les vraies voix Sud Radio
00:43:2818h-20h
00:43:29Cécile Dominibus
00:43:31Philippe David
00:43:32Ben dis donc
00:43:33c'est pas des vraies voix
00:43:33c'est des grandes voix
00:43:34aujourd'hui
00:43:34dis donc c'est
00:43:35le ton monte
00:43:37et je parle pas de vous
00:43:38Philippe
00:43:38Oui il n'y avait pas
00:43:39de hachaton
00:43:40c'est bien
00:43:40Non
00:43:43moi jamais
00:43:44j'aurais osé
00:43:45Philippe
00:43:45J'arrête avec nous
00:43:46Jean-Yves Leborg
00:43:47avocat pénaliste
00:43:48et Sébastien Menard
00:43:49éditorialiste
00:43:49et patron de presse libre
00:43:50et des entrepreneurs
00:43:51dans la foodtech
00:43:52et tout de suite
00:43:52notre cher Philippe
00:43:53David
00:43:54et c'est son coup de gueule
00:43:55Les vraies voix
00:43:57Sud Radio
00:43:57Pas content
00:43:58Pas content
00:43:59Le coup de gueule
00:44:00de Philippe David
00:44:01Pas content
00:44:01Comme d'habitude
00:44:03je vais remettre le clocher
00:44:04au milieu du village
00:44:05un village qui se situe
00:44:06dans le 15ème arrondissement
00:44:07de Paris
00:44:08Pourquoi le 15ème arrondissement
00:44:09de Paris ?
00:44:10Parce que c'est dans cet arrondissement
00:44:12en bord de Seine
00:44:13c'est une habitude
00:44:14ces derniers jours
00:44:14Cécile
00:44:15que se trouve le siège
00:44:16de France Télévisions
00:44:17et qu'un communiqué
00:44:19de la CGT de France Télévisions
00:44:20sur un article
00:44:21de France 3
00:44:21Paris
00:44:22Île de France
00:44:22m'a mis hors de moi
00:44:24En effet
00:44:24cet article
00:44:25parle du pavillon mémoriel
00:44:27installé
00:44:28Place des Vosges
00:44:28pavillon mémoriel
00:44:30consacré au pogrom
00:44:31du 7 octobre 2023
00:44:32Un article
00:44:33qui comporte
00:44:34des photos de personnalités
00:44:35comme Jonathan Arfi
00:44:36le président du CRIF
00:44:37ou encore Patrick Bruel
00:44:38lors de leur visite
00:44:39ainsi que des photos
00:44:40d'otages
00:44:41ou de dessins
00:44:42de Johan Svart
00:44:43Un article intitulé
00:44:44je cite
00:44:45On pense à ceux
00:44:46qui sont revenus
00:44:47à ceux qui ne reviendront
00:44:48jamais
00:44:49et à ceux
00:44:50qu'on espère encore
00:44:50Paris commémore
00:44:52les victimes
00:44:52du 7 octobre
00:44:53Bref
00:44:54pas de quoi fouetter
00:44:54un chat
00:44:55sauf pour la CGT
00:44:56de France Télévisions
00:44:57qui s'insurge
00:44:58dans un communiqué
00:44:59contre le côté
00:45:00je cite
00:45:01clairement communautariste
00:45:03de l'article
00:45:03qui n'adopte
00:45:04qu'un seul point de vue
00:45:05celui d'une communauté juive
00:45:07qui se sent légitimement
00:45:09meurtrie
00:45:09par ce massacre
00:45:10mais sans jamais
00:45:11le restituer
00:45:12dans un conflit
00:45:13plus large
00:45:13il faut dire
00:45:14au risque de choquer
00:45:15la CGT de France Télévisions
00:45:17que le 7 octobre
00:45:18les victimes étaient
00:45:19les juifs
00:45:20et les assassins
00:45:20le Hamas
00:45:21une CGT de France Télévisions
00:45:23dont le modèle de pensée
00:45:24doit être le cinéaste
00:45:25Jean-Luc Godard
00:45:26qui disait
00:45:27l'objectivité à la télévision
00:45:29c'est 5 minutes
00:45:30pour les juifs
00:45:305 minutes pour Hitler
00:45:32mais ce n'est pas tout
00:45:33même le mot pogrom
00:45:34pose problème
00:45:35puisque
00:45:36je cite
00:45:37il n'est pas approprié
00:45:39et il est critiqué
00:45:40par de nombreux historiens
00:45:42un pogrom
00:45:43était à l'origine
00:45:44un massacre de juifs
00:45:45en Russie
00:45:45à l'époque des Tsars
00:45:46puis il est passé
00:45:47dans le vocabulaire courant
00:45:48pour désigner
00:45:49un déchaînement de violence
00:45:50contre une minorité
00:45:51or
00:45:52les israéliens massacrés
00:45:54le 7 octobre
00:45:54ne sont pas membres
00:45:55d'une minorité
00:45:56mais citoyens
00:45:57d'un état
00:45:58qui occupe
00:45:58oppresse
00:45:59et colonise
00:45:59un autre peuple
00:46:00fin de citation
00:46:01en clair
00:46:02les victimes
00:46:03deviennent coupables
00:46:03sauf que
00:46:04n'en déplaise
00:46:05à la CGT de France Télévisions
00:46:07il n'y a plus
00:46:07un colon
00:46:08ni un soldat israélien
00:46:09dans la bande de Gaza
00:46:10depuis le 12 septembre 2005
00:46:12bref
00:46:13la CGT de France Télévisions
00:46:15n'est pas seulement
00:46:16à l'ouest
00:46:16elle est aussi
00:46:17à la masse
00:46:17la barbarie du 7 octobre
00:46:22continue
00:46:23à produire
00:46:24des conséquences
00:46:25totalement délétères
00:46:26j'ai l'impression
00:46:27encore aujourd'hui
00:46:29qu'on n'a pas le droit
00:46:30à la fois
00:46:31de se souvenir
00:46:32de cette barbarie
00:46:34qui est
00:46:35je le pense
00:46:35de mon point de vue
00:46:36totalement singulière
00:46:38et en même temps
00:46:39de dire
00:46:40qu'il y a
00:46:41combien
00:46:4166 000 morts
00:46:43à Gaza
00:46:44alors ça c'est
00:46:44les chiffres
00:46:45du Hamas
00:46:45oui
00:46:46enfin
00:46:46il y en a
00:46:47un certain nombre
00:46:48et donc
00:46:49moi
00:46:50j'essaye de tenir
00:46:51très modestement
00:46:53les deux bouts
00:46:53de la chaîne
00:46:54en ne confondant pas
00:46:56les responsabilités
00:46:57les cruautés
00:46:58voilà
00:46:58vous avez totalement
00:47:00raison
00:47:00je crois que
00:47:01Philippe Bilger
00:47:01a entièrement raison
00:47:03dans ce propos
00:47:04nuancé
00:47:05étant entendu
00:47:06d'ailleurs
00:47:07que
00:47:07quand devant
00:47:08un drame
00:47:09comme celui
00:47:10du 7 octobre
00:47:11on émet
00:47:12des réserves
00:47:13ces réserves
00:47:15ne peuvent avoir
00:47:16implicitement
00:47:17que des origines
00:47:18malsaines
00:47:18pour appeler
00:47:20un chat un chat
00:47:21vous avez
00:47:21une partie
00:47:22de la gauche
00:47:23française
00:47:24très à gauche
00:47:25qui pense que
00:47:26les massacres
00:47:27le pogrom
00:47:28le génocide
00:47:29du 7 octobre
00:47:30c'est un acte
00:47:31de résistance
00:47:32c'est un acte
00:47:33de résistance
00:47:33face à
00:47:34l'occupation
00:47:36israélienne
00:47:37en Cisjordanie
00:47:38face
00:47:39à l'enclavement
00:47:40des populations
00:47:41palestiniennes
00:47:42à Gaza
00:47:42c'est une
00:47:43abomination
00:47:44de penser cela
00:47:45c'est une honte
00:47:46de laisser
00:47:47diffuser cela
00:47:48et moi
00:47:49ce qui me choque
00:47:50le plus
00:47:50c'est que
00:47:51à part vous
00:47:52et quelques-uns
00:47:53peu en parlent
00:47:54c'est-à-dire que
00:47:55ça passe encore une fois
00:47:56je prends une expression
00:47:57de jeune
00:47:58sur cette antenne
00:48:00ça passe crème
00:48:01c'est-à-dire que
00:48:02vous avez
00:48:02un grand syndicat
00:48:04parce que la CGT
00:48:05est un grand syndicat
00:48:06quoi qu'on en dise
00:48:07au sein d'une entreprise
00:48:08publique
00:48:09financée par nos
00:48:10qui ose
00:48:12diffuser
00:48:13des saloperies
00:48:14pareilles
00:48:15et j'ai pas tout dit
00:48:16pour pas être trop long
00:48:17parce qu'il y a des trucs
00:48:18encore délirants dedans
00:48:19merci beaucoup
00:48:20Philippe
00:48:20vous restez avec nous
00:48:21dans un instant
00:48:21la question du soir
00:48:22en politique
00:48:23les règles du jeu
00:48:24sont souvent impitoyables
00:48:25est-ce que finalement
00:48:25est-ce que c'est propre
00:48:27aux élus
00:48:28ou c'est le reflet
00:48:28de notre société
00:48:29Philippe
00:48:29et à cette question
00:48:30c'est si le trahison
00:48:31Cuba
00:48:31la politique
00:48:32est-elle le reflet
00:48:33de la société
00:48:33vous dites où est
00:48:34à 77%
00:48:36vous voulez réagir
00:48:37le 0826 300 300
00:48:38où vous ne subirez
00:48:40ni trahison
00:48:40ni Cuba
00:48:41messieurs dans un instant
00:48:42ce sera à vous
00:48:43à tout de suite
00:48:43sud radio
00:48:45parlons vrai
00:48:46parlons vrai
00:48:47sud radio
00:48:47les vrais voix
00:48:49sud radio
00:48:4918h 20h
00:48:51Cécile Dominibus
00:48:52Philippe David
00:48:53et très bien
00:48:54de l'entourer ce soir
00:48:54puisque Philippe
00:48:55il est avec nous
00:48:56Jean-Yves Leborg
00:48:57avocat pénaliste
00:48:59et puis Sébastien Ménard
00:49:00aussi
00:49:01et vous 0826 300 300
00:49:03on est très heureux
00:49:03de vous accueillir
00:49:04en tout cas tous les jours
00:49:05vous savez que vous pouvez
00:49:06vous abonner à notre chaîne
00:49:07Youtube
00:49:08si ça n'était pas le cas
00:49:09bien entendu
00:49:09vous nous retrouvez
00:49:11sur Twitter
00:49:11sur TikTok
00:49:12sur Instagram
00:49:13enfin bref
00:49:14sur toutes les plateformes
00:49:15vous ne pouvez pas
00:49:16nous rater
00:49:17en attendant la question du soir
00:49:18sur les agressions
00:49:19et pas du tout
00:49:20sur le
00:49:21Philippe et des Moins
00:49:22les politiques
00:49:22les règles du jeu
00:49:23sont souvent impitoyables
00:49:24c'est un peu dallas
00:49:25mais ces comportements
00:49:26sont-ils propres aux élus
00:49:27ou le reflet d'une société
00:49:28et on vous pose cette question
00:49:30trahison Cuba
00:49:31la politique est-elle
00:49:32le reflet de la société
00:49:33vous dites oui
00:49:34à 77%
00:49:35vous voulez réagir
00:49:36le 0826 300 300
00:49:38la politique
00:49:40c'est du shopping
00:49:42business
00:49:42alors d'abord
00:49:44les moins riches
00:49:45ils n'ont pas de voiture
00:49:46c'est normal
00:49:46les pauvres
00:49:47c'est fait pour être
00:49:48très pauvres
00:49:48et les riches
00:49:48très riches
00:49:49alors ça c'est très tordu
00:49:51mais bougrement intelligent
00:49:52qu'est-ce que j'ai dit
00:49:52une connerie ?
00:49:53premier effet dissuasif
00:49:54vous êtes amené à choisir
00:49:55première étape
00:49:55soit vous rentrez chez vous
00:49:56soit c'est Saint-Pierre et Miquelon
00:49:57pas la France
00:49:58c'est fini
00:49:59putain il est fort ce con
00:50:00je vous en prie
00:50:00restez concentré
00:50:01il faut se préparer
00:50:02très jeune
00:50:04enfin dès le départ
00:50:05presque depuis la maternelle
00:50:06à réfléchir à la façon
00:50:09dont on se projette
00:50:10dans une formation
00:50:11et dans un métier demain
00:50:12c'est bien sympathique Dolorès
00:50:13mais épargnez moi
00:50:14vos analyses politiques
00:50:15il y a des moments
00:50:16j'ai vraiment l'impression
00:50:16vous prenez pour un imbécile
00:50:18On a décidé avec Philippe David
00:50:26de poser cette question
00:50:27la politique est-elle le reflet
00:50:29de la société
00:50:29les traditions
00:50:31les coups bas
00:50:32suite forcément
00:50:32à deux anciens premiers ministres
00:50:35Gabriel Attal
00:50:36et Edouard Philippe
00:50:37à l'encontre de leur président
00:50:40est-ce que c'est le reflet
00:50:42de cette société finalement ?
00:50:43Alors je voudrais faire
00:50:44une distinction tout de même
00:50:46dont j'ai conscience
00:50:48du caractère
00:50:50un petit peu
00:50:51sophistique tout de même
00:50:54au sein de l'univers politique
00:50:56et c'est pour cela
00:50:58que j'ai trouvé
00:50:59un peu ridicule
00:51:00les indignations
00:51:01apitoyées
00:51:03ou indignées
00:51:04sur Edouard Philippe
00:51:06et Gabriel Attal
00:51:08qui avait tout à fait le droit
00:51:09de s'en prendre au président
00:51:11et de répéter
00:51:13pour Edouard Philippe
00:51:15qu'il ne lui devait rien
00:51:16comme si tout à coup
00:51:18on découvrait
00:51:19que l'univers politique
00:51:20est un nid de vipères
00:51:22par certains côtés
00:51:23motivé par des dessins tactiques
00:51:26il est comme ça
00:51:27mais en revanche
00:51:28là où je m'oppose
00:51:30en faux
00:51:30à cette interrogation
00:51:32c'est le fait
00:51:33de dire que
00:51:34la classe politique
00:51:36elle-même
00:51:37serait en permanence
00:51:39un concentré
00:51:40des défauts
00:51:41de la société
00:51:42je crois que
00:51:44rien que par volonté
00:51:45et par une sorte
00:51:46d'humanisme désespéré
00:51:48je tiens à dire
00:51:50que la classe politique
00:51:51n'est pas aussi mauvaise
00:51:53que la société
00:51:54peut l'être
00:51:55parfois
00:51:55c'est fondamental
00:51:56pour la sauver
00:51:58un tout petit peu
00:51:59Sébastien Maynard
00:51:59moi je pense que
00:52:00la classe politique
00:52:01est effectivement
00:52:02impitoyable
00:52:03malsaine
00:52:05et ingrate
00:52:06il faut être clair
00:52:07mais elle est à l'image
00:52:08de la société
00:52:08très clairement
00:52:10les gens
00:52:10aujourd'hui
00:52:11on le voit
00:52:12on a beau
00:52:13vouloir prôner
00:52:14des valeurs
00:52:16résilientes
00:52:16bienveillantes
00:52:17un peu tarte à la crème
00:52:19la réalité
00:52:20c'est que
00:52:20ce qui se passe dehors
00:52:22c'est extrêmement dur
00:52:23c'est dur
00:52:24dans l'entreprise
00:52:25c'est dur
00:52:25dans les associations
00:52:26c'est dur
00:52:27dans nos conseils municipaux
00:52:28c'est dur partout
00:52:29et le monde
00:52:30est devenu impitoyable
00:52:32et que la classe politique
00:52:34quelque part
00:52:35ne relève pas
00:52:37je dirais
00:52:38par le haut
00:52:39c'est les bassesses
00:52:41dont on peut être
00:52:44soit victime
00:52:46soit responsable
00:52:47dans nos sociétés
00:52:47est quelque chose
00:52:48qui moi
00:52:48m'exaspère au plus haut point
00:52:50on doit en politique
00:52:52montrer une voie
00:52:54une certaine forme
00:52:54d'exemplarité
00:52:55nourrir une espérance
00:52:57évidemment
00:52:57tout sauf crédule
00:52:59est candide
00:52:59mais il faut proposer
00:53:00autre chose
00:53:01ce qui se passe
00:53:02quand on voit
00:53:02Attal
00:53:03Gabriel Attal
00:53:04et Édouard Philippe
00:53:06et je suis plus proche
00:53:07de ces idées là
00:53:08que d'autres idées
00:53:08tout le monde le sait ici
00:53:09mais franchement
00:53:10c'est scandaleux
00:53:11ils du doivent tout
00:53:11à Macron
00:53:12quoi qu'on dise
00:53:13Attal
00:53:14Attal
00:53:14Gabriel Attal
00:53:15n'était rien
00:53:16avant Emmanuel Macron
00:53:18et de l'aveu même
00:53:19des propres mots
00:53:20d'Édouard Philippe
00:53:21qu'il disait
00:53:22il y a peut-être
00:53:234 ou 5 ans
00:53:23il disait
00:53:24même si Alain Juppé
00:53:26avait gagné la primaire
00:53:27à droite
00:53:27même si Alain Juppé
00:53:29avait été
00:53:29président de la République
00:53:30je n'aurais pas été
00:53:32pour sûr
00:53:33premier ministre
00:53:34je n'aurais probablement
00:53:35même pas été ministre
00:53:36donc de fait
00:53:37il lui doit tout
00:53:37ils lui doivent tout
00:53:39donc l'ingratitude
00:53:40ce côté très malsain
00:53:42qui consiste
00:53:43à sonner
00:53:44l'analy
00:53:45contre
00:53:45à la limite
00:53:47le problème
00:53:47n'est pas Emmanuel Macron
00:53:48mais je trouve
00:53:49que ça donne
00:53:50une très très très
00:53:52très très mauvaise image
00:53:53de ce que devrait être
00:53:55la société française
00:53:55Jean-Yves Lebrun
00:53:57écoutez
00:53:57je vais peut-être
00:53:59m'inscrire un peu
00:54:00en faux
00:54:00contre cet aspect
00:54:02des choses
00:54:02je ne veux pas
00:54:03m'arrêter
00:54:03à ce que dit
00:54:05l'un ou l'autre
00:54:06je pense qu'un certain
00:54:07nombre d'idées
00:54:08qui pour ma grand-mère
00:54:10était fondamental
00:54:11et elle a eu le bon goût
00:54:12de me les enseigner
00:54:13comme la fraternité
00:54:14l'altruisme
00:54:15le souci de l'autre
00:54:17sont des notions
00:54:18qui aujourd'hui
00:54:19font presque sourire
00:54:20celui qui s'emparerait
00:54:22apparaîtrait
00:54:23ou comme un hypocrite
00:54:24ou comme un imbécile
00:54:26un naïf
00:54:26un naïf
00:54:27c'est ça
00:54:27de telle sorte que
00:54:28le monde politique
00:54:30a perdu lui aussi
00:54:32cette référence
00:54:33alors en partie
00:54:33en partie
00:54:34je pense aux maires
00:54:36aux maires
00:54:37des communes
00:54:37petites et moyennes
00:54:39qui sont au boulot
00:54:40le matin
00:54:41parce qu'il n'y a pas
00:54:41de personnel
00:54:42parce qu'il n'y a pas
00:54:43d'argent
00:54:43quand on est maire
00:54:44d'une très grande ville
00:54:45et qu'on a 300 personnes
00:54:47pour faire tourner la maison
00:54:48je ne dis pas que c'est facile
00:54:49mais enfin c'est quand même
00:54:50autre chose
00:54:51c'est 3000 mètres
00:54:52oui oui oui
00:54:52bien sûr
00:54:53on est en France
00:54:543000
00:54:54mais en réalité
00:54:56il y a quand même
00:54:57une partie
00:54:58de ces élus
00:54:59qui sont d'ailleurs
00:55:00des petits
00:55:01des sans grades
00:55:02et des anonymes
00:55:03qui ont une certaine générosité
00:55:06alors un autre problème
00:55:07qui me paraît important
00:55:09c'est celui
00:55:10de la carrière politique
00:55:12à partir du moment
00:55:14où on commence
00:55:15à 25 ans
00:55:16dans un cabinet ministériel
00:55:18pour se glisser
00:55:19jusqu'à
00:55:20une assemblée parlementaire
00:55:22et s'il se peut
00:55:23choper un marocain
00:55:25il y a là
00:55:26quelque chose
00:55:27qui fait
00:55:27qu'on ne peut pas
00:55:29être indifférent
00:55:30à l'avenir
00:55:31et la décision
00:55:32qu'on prend
00:55:33un jour J
00:55:34c'est la décision
00:55:35qui sera peut-être
00:55:36la moins compromettante
00:55:37ou au contraire
00:55:38la plus favorable
00:55:39pour l'avenir
00:55:40et je pense que ça
00:55:41c'est un problème
00:55:42alors un dernier mot
00:55:43peut-être
00:55:43pour être favorable
00:55:44je trouve que
00:55:46on a parlé
00:55:47de Gabriel Attal
00:55:48et d'Edouard Philippe
00:55:49bon
00:55:49parlons un instant
00:55:51de le cornu
00:55:51écoutez je vais vous dire
00:55:53quand il dit
00:55:54ça pourrait être
00:55:55une position
00:55:56d'apparence
00:55:59qu'il a accepté
00:56:00par devoir
00:56:02je vais vous dire
00:56:03moi j'ai tendance
00:56:04à le croire
00:56:05alors moi aussi
00:56:06c'est naïf
00:56:06mais je trouve
00:56:07que prendre la tête
00:56:08d'un gouvernement
00:56:09dans les circonstances
00:56:10actuelles
00:56:11avec une absence
00:56:13de rebondissement
00:56:14possible
00:56:15peut-être
00:56:16en revanche
00:56:16une probabilité
00:56:18de chute
00:56:18qui fera mal
00:56:19je pense que là
00:56:20quand même
00:56:21c'est une certaine
00:56:22forme de générosité
00:56:23puis un dernier mot
00:56:24les politiques sont
00:56:25peut-être trop jeunes
00:56:26c'est parce que
00:56:27j'ai des cheveux blancs
00:56:27que je dis ça
00:56:28mais la gérontocratie
00:56:30de jadis
00:56:31avait un
00:56:32je ne sais quoi
00:56:33d'avantage
00:56:34il y a un âge
00:56:35où on ne ménage
00:56:36plus l'avenir
00:56:38il y a un âge
00:56:39où on dit la vérité
00:56:40parce que la conséquence
00:56:41on s'en fout
00:56:41parce que la seule
00:56:42problématique
00:56:44c'est d'être sincère
00:56:45à 40 ans
00:56:46il faut quand même
00:56:47songer aux 30 années
00:56:49qui suivent
00:56:49moi je pense fondamentalement
00:56:51une chose
00:56:51c'est que la politique
00:56:52c'est violent
00:56:52depuis la nuit des temps
00:56:53rappelez-vous
00:56:54Brutus
00:56:55tuant son père
00:56:56Brutus
00:56:57son père était
00:56:58Jules César
00:56:58faut-il le rappeler
00:56:59moi je crois au contraire
00:57:00qu'on a
00:57:00une classe
00:57:01il y a un point sur lequel
00:57:02je suis assez d'accord
00:57:03avec Sébastien Ménard
00:57:03mais il y a un autre point
00:57:04sur lequel je ne suis pas d'accord
00:57:05on a un peu une classe politique
00:57:07on voulait des politiques
00:57:08qui nous ressemblent
00:57:09c'est très bien
00:57:10maintenant il y a des dealers
00:57:11il y a des toxicomanes
00:57:13il y a des gens condamnés
00:57:14parce qu'ils ont piqué
00:57:15dans la caisse
00:57:15à l'Assemblée Nationale
00:57:16donc maintenant
00:57:17ils ressemblent vraiment
00:57:18alors à l'époque
00:57:19il y en avait qui avaient piqué
00:57:19dans la caisse
00:57:20ça oui
00:57:20mais il n'y avait quand même
00:57:22pas de dealer
00:57:23alors il y avait quand même
00:57:23probablement certains
00:57:24qui étaient un peu toxiques
00:57:25sur le bord
00:57:25non mais maintenant
00:57:26on l'a assez déclaré
00:57:27on le sait
00:57:28ils disent
00:57:28moi j'ai été dealer
00:57:29ça ne leur pose pas de problème
00:57:30mais ou alors là
00:57:31je ne suis pas d'accord
00:57:32quand vous critiquez
00:57:33Edouard Philippe
00:57:34et Gabriel Attal
00:57:35pour leur comportement
00:57:36envers Emmanuel Macron
00:57:39mais Edouard Philippe
00:57:41il a quand même trahi
00:57:42son camp politique
00:57:42pour rejoindre Macron
00:57:43qui était les Républicains
00:57:45Gabriel Attal
00:57:46il a trahi son camp politique
00:57:48qui était l'EPS
00:57:48pour aller chez Emmanuel Macron
00:57:50la trahison est inhérente
00:57:51à la politique
00:57:52inhérente
00:57:53à ce moment là
00:57:54vous avez en face de vous
00:57:55un traître
00:57:56je suis aussi un traître
00:57:57puisque je ne suis pas d'accord
00:57:58avec ça
00:57:58mais je vous arrête
00:58:00c'est parce que
00:58:00c'est inhérent à la politique
00:58:02c'est pas inhérent à la politique
00:58:03non mais il y a une nuance
00:58:05pour être
00:58:05pour être
00:58:06la trahison
00:58:06c'est pas inhérent à la politique
00:58:07il y en a partout
00:58:09la trahison
00:58:10oui il y en a partout
00:58:11bien sûr
00:58:11mais dans la politique
00:58:12plus que jamais
00:58:12Mitterrand
00:58:13il a fait sa carrière comment
00:58:15il a tué
00:58:16il a tué
00:58:17comment il s'appelait
00:58:18Guy Mollet
00:58:18il était de droite
00:58:19avant de devenir
00:58:19de gauche
00:58:20oui mais il a tué Guy Mollet
00:58:21il a tué Rocard
00:58:22il a tué tous ses adversaires
00:58:24Chirac
00:58:25il a tué
00:58:26Balladur
00:58:27il a tué Chabandelmas
00:58:28Chirac il a été de gauche
00:58:29avant de devenir de droite
00:58:30absolument
00:58:30mais ils ont fait de la politique
00:58:32il ne faut pas tout confondre
00:58:33mais ça s'appelle de la politique
00:58:35et la trahison est inhérente
00:58:36la trahison
00:58:38c'est juste une question de date
00:58:39peut-être pour s'apaiser un peu
00:58:41l'évolution des idées
00:58:43pourrait être
00:58:45l'image la plus adaptée
00:58:48à ce que vous appelez
00:58:49avec une rigueur
00:58:50d'avocat général
00:58:51pour une fois
00:58:53c'est vous qui l'êtes
00:58:54de la trahison
00:58:56au fond
00:58:56moi je trouve que
00:58:58quand un LR
00:58:59participe au gouvernement
00:59:02voire est premier ministre
00:59:03d'Emmanuel Macron
00:59:05on n'est pas dans la trahison
00:59:06sinon le président des LR
00:59:07il était ministre de l'intérieur hier
00:59:09oui mais ça on est bien d'accord
00:59:10mais on est bien d'accord
00:59:11parce que c'est inhérent à la politique
00:59:13non je
00:59:14je ne suis pas d'accord
00:59:14il y a deux choses
00:59:16d'abord
00:59:16il me semble
00:59:17qu'on peut à la fois
00:59:19soutenir
00:59:20que heureusement
00:59:21la classe politique
00:59:23n'est pas totalement
00:59:24conforme
00:59:25heureusement
00:59:25au vice de la société
00:59:27mais en même temps
00:59:29regretter
00:59:29qu'elle n'ait pas plus
00:59:30d'exemplarité
00:59:31et deuxième élément
00:59:33sur Edouard Philippe
00:59:35et Gabriel Attal
00:59:36moi je suis au contraire
00:59:38très heureux
00:59:39qu'on sorte de cette convention
00:59:41de la vie politique
00:59:43où une révérence obligatoire
00:59:45était donnée à un président
00:59:47qui vous avait fait du mal
00:59:49parce que lorsqu'on regarde
00:59:51la manière
00:59:52dont Emmanuel Macron
00:59:53n'a cessé
00:59:54de créer de la nuisance
00:59:56à l'égard de ses premiers ministres
00:59:58on comprend
00:59:59leur part
01:00:00mais c'est vrai
01:00:01donc on met de l'authenticité
01:00:03dans une vie politique
01:00:05qui est en général
01:00:06en manque
01:00:06c'est très biaisé
01:00:07ce que vous dites
01:00:08pourquoi ?
01:00:09c'est très biaisé
01:00:09parce qu'on sait
01:00:10que Philippe Bilger
01:00:11a toujours eu une admiration
01:00:12sans borne
01:00:14sans le mauvais jeu de mots
01:00:15pour Gabriel Attal
01:00:16voilà
01:00:16désolé
01:00:17elle s'est un peu mitigée
01:00:19et que depuis
01:00:20que je suis sur cette antenne
01:00:24vous avez le macronisme
01:00:25honteux
01:00:26voilà
01:00:26ah non mais
01:00:27pas honteux
01:00:28je trouve qu'il est intelligent
01:00:31et jamais je ne le traînerai
01:00:32dans la boue
01:00:33comme certains
01:00:33je ne peux trouver
01:00:35que c'est un mauvais président
01:00:36là où je vais mettre un bémol
01:00:38c'est que
01:00:38le premier ministre
01:00:40qui a le plus duré
01:00:41qui a été le mieux traité
01:00:43pour autant qu'on puisse
01:00:44maltraiter son premier ministre
01:00:45c'est quand même
01:00:46Edouard Philippe
01:00:47Edouard Philippe a eu
01:00:48quasi je dirais
01:00:50un vrai chèque en blanc
01:00:51au moment où le macronisme
01:00:53était au sommet
01:00:55enfin il avait quand même
01:00:56les gilets jaunes
01:00:57oui mais attendez
01:00:58et puis la fin
01:00:59la fin il en a
01:01:00non mais ce que je veux dire
01:01:01c'est qu'il n'a pas été
01:01:02entravé Edouard Philippe
01:01:03Edouard Philippe
01:01:04il a été nommé
01:01:05d'accord
01:01:05il était dans un camp politique
01:01:07qui était mort
01:01:09au soir du premier tour
01:01:10de l'élection présidentielle
01:01:11de 2017
01:01:12il a pu
01:01:13et avec le maire
01:01:15et avec le corps nu
01:01:16et avec Darmanin
01:01:18quelque part
01:01:19vendre une certaine idée
01:01:20de la politique
01:01:21qu'ils ont défendu
01:01:22qu'ils ont apporté
01:01:23au macronisme
01:01:24bon on ne peut pas dire
01:01:25qu'ils ont été maltraités
01:01:26ça a duré trois ans
01:01:27ça s'est arrêté
01:01:28un premier ministre
01:01:28sous la cinquième république
01:01:29qui tient trois ans
01:01:31trois ans
01:01:31c'est mille jours
01:01:32c'est beaucoup
01:01:32c'est beaucoup pour faire
01:01:33c'est beaucoup pour réussir
01:01:35bon il n'a pas eu
01:01:36que de bons résultats
01:01:37voilà
01:01:37il faudrait aussi le dire
01:01:38bien sûr
01:01:39il a été responsable
01:01:40de trois échecs graves
01:01:41dans le premier mandat
01:01:43de Macron
01:01:43vous l'avez dit pas moi
01:01:43mais il est parti
01:01:44dans des conditions indignes
01:01:46de la part du président
01:01:47ce n'est pas vrai
01:01:48mais pourquoi indignes
01:01:49ce n'est pas vrai
01:01:49trois ans à Matignon
01:01:51ce n'est pas vrai
01:01:51cessez de lui saper
01:01:53il faut voir
01:01:55il l'a viré
01:01:56tout simplement
01:01:57parce qu'Edouard Philippe
01:01:59avait commis
01:01:59l'extrême maladresse
01:02:01d'être plus populaire
01:02:02que lui
01:02:03et bien je trouve
01:02:04que c'est médiocre
01:02:08là c'est vous
01:02:09qui l'avez dit
01:02:09allez pas
01:02:10en même temps
01:02:11j'ai pas parlé du tout
01:02:12de ce débat
01:02:12en même temps
01:02:13pour tous ceux
01:02:14qui n'étaient pas contents
01:02:15comme Bruno Le Maire
01:02:16ou Edouard Philippe
01:02:17pouvaient partir
01:02:18c'est à dire
01:02:18quand vous n'êtes pas heureux
01:02:20là où vous êtes
01:02:20vous pouvez dire
01:02:21écoutez moi je démissionne
01:02:22parce que de toute façon
01:02:23mon action n'est pas possible
01:02:25mais un ministre
01:02:25ça ferme sa gueule
01:02:26ou ça démissionne
01:02:27c'est un événement
01:02:28c'est tout
01:02:28on est toujours courageux
01:02:31avec la vie des vôtres
01:02:32bah ouais ouais
01:02:33moi je ne suis pas content
01:02:34de voir
01:02:35de toute façon
01:02:35il n'y a pas d'avis politique
01:02:36sans une émancipation
01:02:38à l'égard de celui
01:02:39qui a été le maître
01:02:41ou le père
01:02:42c'est le système totémique
01:02:43chez Freud
01:02:44non mais rappelez-vous
01:02:45la déclaration
01:02:46je crois que c'était
01:02:47de Genève
01:02:47de Pompidou
01:02:48qui à l'époque
01:02:51quand il annonce
01:02:52que si de Gaulle partait
01:02:54c'était
01:02:55une audace
01:02:57extraordinaire
01:02:58et là où on souhaitait
01:03:00la place de de Gaulle
01:03:01je vous arrête
01:03:01de mémoire
01:03:02la déclaration de Rome
01:03:03c'est janvier ou février 69
01:03:05et le référendum
01:03:07qui fait partie
01:03:07de Gaulle
01:03:08est en avril
01:03:08n'était pas encore
01:03:09annoncé de mémoire
01:03:10messieurs
01:03:10en tout cas
01:03:11merci beaucoup
01:03:12merci beaucoup
01:03:13Joël Bleuborg
01:03:14merci beaucoup
01:03:15Philippe Bilger
01:03:15merci beaucoup
01:03:16Sébastien Ménard
01:03:16merci beaucoup
01:03:17Philippe David
01:03:18c'était une très bonne émission
01:03:20j'ai appris plein de choses
01:03:21je vous trouve formidable
01:03:22il y en a un autre
01:03:23qui est formidable
01:03:23avec nous
01:03:24c'est Alexandre Priam
01:03:25bonsoir Alexandre
01:03:26bonsoir Alexandre
01:03:27bonsoir les vrais voix
01:03:28qu'elle accueille
01:03:28du rugby pro D2
01:03:30ce week-end
01:03:32et ce soir d'ailleurs
01:03:33évidemment avec
01:03:34cette rencontre
01:03:35ce soir sur Sud Radio
01:03:36on terminera notamment
01:03:37avec un magnifique
01:03:38Agen-Brive
01:03:39à 21h
01:03:40on sera en direct
01:03:41d'Armandie
01:03:41puis évidemment
01:03:42d'autres rencontres
01:03:43passionnantes
01:03:43régionales
01:03:44importantes
01:03:45territoriales
01:03:46Carcassonne-Colomier
01:03:47par exemple
01:03:47sera un match
01:03:48qu'il faudra absolument
01:03:49suivre sur Sud Radio
01:03:51c'est dans un instant
01:03:52avec le multiplex
01:03:53et puis on recevra
01:03:54Bruno Bory
01:03:55le président du directoire
01:03:56du château du Cru
01:03:57Bocayou
01:03:57on reviendra sur ce
01:03:58foot festival
01:03:59des vendanges
01:04:00qui va animer
01:04:00notre week-end
01:04:01top 14 sur Sud Radio
01:04:02avec toute l'équipe
01:04:03et il y aura
01:04:03Vincent Fergnot
01:04:04d'ailleurs comme demain
01:04:05Laurence Perrault
01:04:06et Jean-Luc Moreau
01:04:07seront à Equipe Auto
01:04:08avec nos amis d'Equipe Auto
01:04:09de 10h à midi
01:04:10et je le dis en direct
01:04:11Angoulême-Biarritz
01:04:12Biarritz mène 10-3
01:04:13à Angoulême
01:04:13en ce moment même
01:04:14donc du short
01:04:16et du muscle
01:04:16tout ce qu'on aime
01:04:17merci en tout cas
01:04:18je vais mettre mon short
01:04:19à notre équipe
01:04:20merci Aude
01:04:21merci Maxime
01:04:22merci François-Louis
01:04:23merci Antoine
01:04:24merci Justine
01:04:25merci Philippe David
01:04:26et on se retrouve lundi
01:04:27on vous souhaite
01:04:28un très très bon week-end
01:04:29on pense bien à vous
01:04:30soyez sages
01:04:31et faites attention à vous
01:04:32et à lundi
01:04:33salut
01:04:33Sud Radio
01:04:35parlons vrai
01:04:36parlons vrai
01:04:37Sud Radio
01:04:37parlons vrai
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