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  • il y a 1 an
Jonathan Coulom, 10 ans et demi. Disparu une nuit d'avril 2004 dans une station balnéaire de Loire-Atlantique. Retrouvé mort, nu et ligoté au fond d'un étang dans ce décor où nous nous trouvons, celui de la presqu'île de Guérande. Dans cette affaire, un seul suspect, le pédophile allemand Martin Ney, fait office de fil rouge. Il a déjà tué trois petits garçons blonds. Il nie mais sera bientôt jugé.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:00L'édition Belfond, 14h-15h, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:05Jean-Alphonse Richard.
00:10D'abord donc cette découverte près de Guérande, annoncée en début d'après-midi.
00:14Un corps d'enfant lesté d'une pierre a été repêché dans une mare.
00:18Il pourrait s'agir du petit Jonathan, disparu à une trentaine de kilomètres de là il y a six semaines.
00:23D'autant que les enquêteurs ont retrouvé une boucle d'oreille.
00:26Le garçon de 11 ans en portait une.
00:27Bonjour, Jonathan Coulon, dix ans et demi, disparu nuit d'avril 2004 dans une station balnéaire en Loire-Atlantique.
00:38Retrouvé mort, nu et ligoté au fond d'un étang dans ce décor où nous nous trouvons aujourd'hui, celui de la presqu'île de Guérande.
00:45Dans cette affaire, un seul suspect, le pédophile allemand Martin Ney.
00:50Il a déjà tué trois petits garçons blonds.
00:52Il nie, mais il sera bientôt jugé.
00:54Jonathan Coulon, l'ombre de l'homme en noir, l'heure du crime, la seule émission radio 100% fait divers.
01:00C'est tout de suite sur RTL, en direct de Guérande.
01:04L'heure du crime, en direct de Guérande.
01:07Avec Jean-Alphonse Richard.
01:08Mercredi 7 avril 2004, aux alentours de 8h15, deux éducateurs et des employés du centre de vacances L'Ermitage,
01:20à Saint-Brévin-les-Pins, station balnéaire de Loire-Atlantique, arpentent fébrilement les couloirs de l'établissement.
01:26Au réveil des petits pensionnaires, une classe de CM1, CM2 venue du Cher, un lit a été retrouvé vide.
01:35C'est celui de Jonathan Coulon, 10 ans et demi.
01:38Il est introuvable.
01:40Jonathan a laissé toutes ses affaires, chaussures, chaussettes, pantoufles, manteaux.
01:44Il serait parti en pleine nuit, pieds nus, en pyjama.
01:47Les gendarmes remarquent le verrou de sa chambre au rez-de-chaussée.
01:51Il est cassé.
01:52Jonathan occupait le lit le plus proche de la porte.
01:56Il a pu facilement être kidnappé.
01:58D'autant plus que le centre n'a aucun système de sécurité.
02:02Accourus à Saint-Brévin, les parents, Virginie et Stéphane Coulon, sont ravagés par l'inquiétude.
02:07Jonathan n'a pas pu partir tout seul, ni téméraire, ni désobéissant.
02:13Un appel à témoins est lancé.
02:15Jonathan Coulon, 1m40, cheveux châtains blonds, yeux bleus, pyjama gris, une boucle à l'oreille gauche.
02:24Le papa s'exprime sur RTL.
02:26L'urgence, c'est que mon fils revienne à la maison.
02:28On veut le revoir, on veut avoir une piste.
02:31Les gens, il faut qu'ils sachent qu'on l'appelle Titi ou Cowboy.
02:34S'il a peur, appelez-le par son surnom.
02:37Mercredi 19 mai, six semaines après la disparition de Jonathan Coulon,
02:41un corps d'enfant est découvert, affleurant à la surface d'un petit étang privé,
02:45sur la presqu'île de Guérande, à une trentaine de kilomètres de Saint-Brévin-les-Pins.
02:51Le corps, lesté d'un parpaing de 18 kilos, est sorti de l'étang.
02:55C'est bien celui de Jonathan Coulon.
02:57Impossible pour les légistes de se prononcer sur l'heure de la mort.
03:01Le corps est trop abîmé.
03:03Seule certitude, l'enfant a été entièrement déshabillé.
03:06Des cordelettes en nylon en serrent ses poignets, ses chevilles et son cou comme dans un rituel de type bondage.
03:13Le lieu qui a été choisi pour cacher le corps est discret,
03:17non loin d'un ancien manoir reconverti en immeuble d'habitation.
03:21La piste du maniaque sexuel du pédophile est privilégiée.
03:24Lundi 24 mai, seulement 5 jours après la découverte du corps de Jonathan Coulon,
03:30la police allemande contacte la gendarmerie française.
03:34Depuis, les Allemands sont surpris par des similitudes étonnantes
03:39avec 3 autres crimes d'enfants perpétrés chez eux.
03:43Entre 1992 et 2001, Stéphane Yard, 13 ans, Denis Rostel, 8 ans, et Dennis Klein, 9 ans,
03:50ont été enlevés de nuit dans des centres de vacances et un internat.
03:55Ils ont subi des violences sexuelles.
03:57Deux corps nus ont été retrouvés, enterrés à quelques kilomètres du lieu d'enlèvement.
04:01Le troisième a été laissé dans une forêt.
04:04Un même homme, insaisissable, derrière ces crimes pédophiles,
04:09surnommé en Allemagne le Schwarzmann, l'homme en noir,
04:12à cause d'une vague d'inscriptions qui le décrit comme un individu vêtu de sombre et masqué.
04:18Et cet homme en noir va rester dans l'ombre, mais aussi dans la mémoire des gendarmes.
04:24Et si ce tueur d'enfant était passé par Saint-Brévin-les-Pins et Puguerrande.
04:28On va voir ça dans la suite de l'heure du crime.
04:30Quelques années plus tard, cet individu va enfin avoir un nom et un visage.
04:35Et ça, c'est très important parce que ça va être le suspect numéro 1.
04:39On va vraiment se demander s'il n'est pas derrière la mort atroce du petit Jonathan Coulon.
04:45Bonjour Patrice Gabard.
04:46Bonjour.
04:47Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans le studio de l'heure du crime, en direct depuis Guérande.
04:53Vous êtes ancien correspondant de RTL à Nantes et dans le Grand Ouest.
04:55Vous avez connu et vous avez travaillé beaucoup sur cette affaire.
04:59Pourquoi tout de suite, Patrice, après tout, ce petit garçon, il aurait pu partir comme ça en pleine nuit.
05:06Pourquoi tout de suite c'est très inquiétant ce qui se passe ?
05:09Tout simplement parce qu'il n'y a aucune trace.
05:11Et c'est ça aussi, c'est la discrétion de ce qui s'est passé.
05:14Et c'est un peu aussi la signature de Martinet, on va en revenir là-dessus.
05:17C'est-à-dire qu'il n'y a aucune trace, aucun signalement, excepté peut-être une berline allemande vue par un témoin près du site où il se trouvait, où il dormait.
05:27Mais c'est tout, mais il n'y a rien d'autre.
05:28Et après, on va mener une enquête monumentale, des prélèvements ADN, des analyses d'empreintes digitales.
05:33Ça, ça va être monstrueux.
05:35Le dossier, il est épais, c'est plus combien, 22 tomes, je crois ?
05:37Il fait exactement 32 000 cotes.
05:42Alors, c'est un dossier énorme, vous l'avez dit, il y a eu de l'inquiétude tout de suite qui surgit.
05:47Moi, il y a quelque chose qui m'a beaucoup frappé dans ce dossier, et c'est très rare, il faut bien le signaler.
05:50C'est que 3, 4 jours, 5 jours après, je dis bien la disparition, on n'a pas retrouvé le corps à ce moment-là.
05:57Les Allemands, la police allemande, le BKA, appellent la gendarmerie française et disent, mais attendez, nous on a quelqu'un, on ne l'a pas attrapé encore, on l'appelle le Schwarzman, l'homme en noir.
06:10Mais c'est exactement la même méthodologie.
06:11Oui, c'est le mode opératoire. En fait, retirer un enfant d'un centre de vacances en pleine nuit, entre 9 et 13 ans, en pyjama, ça c'est la signature, c'est le mode opératoire.
06:22Lorsque les gendarmes, quand les policiers allemands se rendent compte qu'il est arrivé la même chose à Saint-Vervain, ils contactent leurs collègues.
06:29Et puis surtout, une chose importante quand même, c'est que j'ai eu la chance d'être en contact avec les enquêteurs allemands.
06:33Il faut savoir qu'avant la disparition de Jonathan, ils avaient émis l'hypothèse que compte tenu de la surveillance dont faisait l'objet alors, à l'époque, tous les centres de vacances, après quand même trois meurtres,
06:46eh bien, ça ne pouvait pas se passer en Allemagne, que ça se passerait ailleurs.
06:49Et ils avaient émis l'hypothèse que ça se passe en Angleterre.
06:52Ça s'est passé en France et aussitôt ça fait titre tout dans leur esprit.
06:55Encore une fois, il faut le dire, c'est très important, c'est rarissime que ce genre de contact arrive.
07:00Bonjour Cathy Richard.
07:01Bonjour Jean-Alphonse.
07:02Maître Cathy Richard, avocate de Chantal Munier, qui est avec nous, la grand-mère de Jonathan, on va lui poser deux, trois questions presque tout de suite.
07:11Maître Cathy Richard, question pour vous, il y a cette espèce de, il y a la découverte du corps.
07:16Bon, on ne va pas rentrer dans les détails, ce n'est pas du tout le but de l'émission, pas de voyeurisme chez nous dans l'heure du crime.
07:22Mais le fait est, c'est qu'il y a une mise en scène, il y a une caractéristique, c'est l'atrocité de la manière dont Jonathan est mort.
07:30On ne sait pas trop d'ailleurs comment il est mort.
07:32En fait, on ne sait pas comment il est mort.
07:34Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on a des éléments.
07:37Les éléments, ça va être, d'une part, la première scène de crime qu'on a, c'est son enlèvement.
07:42C'est de savoir comment est-ce qu'il a été enlevé, pourquoi il a été choisi lui.
07:45Et ça déjà, c'est très important parce qu'on a quelqu'un qui agit de sang-froid.
07:51On a quelqu'un qui, ça je l'ai toujours dit, n'en est pas à son coup d'essai.
07:55Et puis ensuite, il y a l'endroit où on le retrouve, Jonathan.
07:59Et l'endroit où on retrouve Jonathan, c'est une mare, enfin c'est un étang à Guérande, mais qui est finalement assez caché.
08:06Et les gens qui habitent un château qui donne sur l'étang vont voir apparaître quelque chose,
08:13quelque chose affleuré à la surface qu'ils vont voir un petit peu dériver.
08:18Et au début, ils ne savent pas ce que c'est.
08:21Et puis, on va sortir Jonathan et savoir à ce moment-là qu'on ne le cherche plus.
08:26On savait déjà qu'il était enlevé.
08:29On va savoir qu'on ne le cherche plus vivant.
08:31On l'a retrouvé.
08:32Et à ce moment-là, on va partir sur une mauvaise piste.
08:36Il faut le dire.
08:37On va partir sur une mauvaise piste parce que pour plusieurs raisons,
08:40on pense qu'il a été séquestré.
08:42Et qu'il a été séquestré pendant un certain temps.
08:45Et du coup, les gendarmes vont partir sur une piste locale.
08:47Et c'est ce que vous avez dit tout à l'heure.
08:49On va faire beaucoup de prélèvements ADN.
08:51Je crois d'ailleurs que parmi les gens ici aujourd'hui,
08:53il y a quelqu'un qui a été prélevé à cette époque.
08:55Absolument.
08:56Il va y avoir une enquête qui est très très large, très étendue.
08:59Et vous faites bien de rappeler la manière dont Jonathan a été retrouvé.
09:02Parce qu'effectivement, même si le cadavre est abîmé, il y a des indices.
09:06On sait comment les liens ont été faits, etc.
09:08Il a été lesté.
09:09Tout ça peut parler pour la police criminelle.
09:12C'est très important d'avoir toutes ces pièces en main.
09:15Bonjour Chantal Meunier.
09:17Bonjour.
09:18Merci beaucoup d'être avec nous et de nous avoir rejoints dans ce studio itinérant de l'heure du crime.
09:24C'est très gentil à vous d'avoir accepté notre invitation.
09:26Vous êtes la grand-mère paternelle de Jonathan Coulon.
09:29Ma question, elle est toute simple.
09:30Vous êtes la mamie, la grand-mère.
09:33Ce jour de la disparition, vous ne l'avez jamais oublié.
09:37Ça fait plus de 20 ans qu'il vous poursuit ce jour-là.
09:39Oui, ça fait plus de 20 ans et pour moi, il est toujours dans mon cœur et tout, à côté de moi et tout.
09:45Je le pense tout le temps.
09:46Qu'est-ce que vous vous dites lorsqu'on...
09:48Vous aviez un mauvais pressentiment quand il a été enlevé, votre petit garçon ?
09:54Ben disons que quand j'ai vu son portrait à la télévision, je me suis dit, j'ai l'impression que c'est mon petit-fils.
10:01Alors tout de suite, j'ai essayé de téléphoner et après, on m'a dit, oui, c'était Jonathan.
10:06Et lorsque vous avez su qu'il était décédé, là, c'était fini, il n'y avait plus d'espoir, mais vous espériez qu'on allait le retrouver ?
10:13Qu'on allait le retrouver, oui, bien sûr, bien sûr, oui.
10:18Sept ans après la mort du petit garçon, le Schwarzman est arrêté en Allemagne.
10:24Jonathan Coulon, l'ombre de l'ombre en noir.
10:28Je ne pouvais plus rien contrôler, tuer était pour moi dégoûtant et repoussant.
10:32L'enquête de l'heure du crime, on se retrouve dans un instant sur RTL.
10:3614h15, c'est l'heure du crime, en direct de Guérande.
10:4314h15, c'est l'heure du crime, en direct de Guérande.
10:47Avec Jean-Alphonse Richard.
10:50Heure du crime, consacré à l'affaire du petit Jonathan Coulon,
10:52enlevé dans un centre de vacances en Loire-Atlantique en avril 2004,
10:56retrouvé dans un étang à Guérande, enquête compliquée.
11:00Sept ans plus tard, un suspect allemand relance toutes les investigations.
11:05Mercredi 13 avril 2011, Martin Ney, 40 ans, est arrêté en Allemagne.
11:11On découvre enfin le visage et la trajectoire de cet homme en noir
11:14qui s'introduit la nuit dans des auberges de jeunesse, des établissements scolaires.
11:19Un univers qu'il connaît comme sa poche, Martin Ney, voulait être professeur.
11:24Il est devenu éducateur pendant 10 ans.
11:26Il a travaillé à Hambourg, dans un foyer pour adolescents,
11:30suspecté de consulter des images pédopornographiques.
11:33Il a été licencié face aux enquêteurs.
11:36Martin Ney reconnaît les meurtres des trois petits garçons allemands.
11:40Il évoque des pulsions.
11:42Interrogé quelques années plus tard par une psychiatre française,
11:45il dira qu'il ne pouvait rien contrôler.
11:48Il ne voulait pas tuer.
11:50Il trouvait ce geste repoussant et dégoûtant.
11:53Dans son ordinateur, on retrouve une photo de sa dernière victime,
11:56le petit Dennis Klein, mais aussi deux autres.
12:00Celle de Nicky Verstappen, 11 ans, retrouvée assassinée dans le Limbourg,
12:06enlevée dans un centre de vacances.
12:08Et puis celle du petit français, Jonathan Coulon.
12:12Martin Ney affirme n'avoir rien à voir avec ces deux crimes.
12:15Il ne les a pas commis.
12:16Il ne sait même pas pourquoi il a conservé ses photos.
12:1927 février 2012, Martin Ney est condamné à la perpétuité
12:24pour trois meurtres et une vingtaine d'agressions sexuelles.
12:30Lundi 15 mai 2017, Mario T., détenu au centre pénitentiaire de Rosdorf, en Allemagne,
12:37fait des révélations sur son co-détenu, Martin Ney.
12:41Ce dernier lui a raconté une histoire survenue en France.
12:47Il s'en est pris là-bas à un petit garçon.
12:49Il se disait étonné de ne pas s'être fait attraper parce qu'un homme âgé, avec un chien,
12:56était apparu alors qu'il voulait dissimuler le corps.
12:59Selon lui, le chien, un berger allemand, avait aboyé.
13:03Martin Ney était énervé en me racontant tout ça.
13:06Il a même renversé sa tasse de thé, témoigne Mario.
13:09Martin Ney ajoute qu'il avait perdu sur place une vieille sacoche en cuir de marque Adidas.
13:14Le co-détenu donne des détails jamais publiés dans les journaux.
13:19Un agriculteur avait, en effet, bien aperçu un homme,
13:23non loin de l'étang où le corps a été retrouvé.
13:26Témoignage gardé secret.
13:27Un appel à témoins est lancé pour retrouver la fameuse sacoche perdue par Martin Ney, sans résultat.
13:35Mercredi 20 janvier 2021, Martin Ney, 49 ans, condamné à perpétuité en Allemagne,
13:40est transféré en France pour y être entendu sur l'affaire Jonathan Coulon.
13:44Le juge d'instruction de Nantes, Stéphane Lawrence, dispose de 6 à 8 mois pour le questionner.
13:50Martin Ney affirme qu'il n'a jamais mis les pieds à Saint-Brévin et sur la côte de Jade.
13:54Les seules fois où il a traversé la France, c'était à 11, 15 et 21 ans pour des vacances.
14:04Et autant vous dire que la parole très attendue et guettée de Martin Ney va être vraiment détaillée.
14:11On va mesurer tout ce que dit cet homme.
14:13La moindre de ses paroles peut avoir du poids dans la résolution du meurtre atroce du petit Jonathan.
14:19On va se demander si effectivement c'est bien lui, mais tout ramène à cet homme, la manière dont le petit garçon a été tué.
14:27Et puis c'est un homme aussi qui voyage beaucoup, Martin Ney.
14:29Il se déplace en voiture, il va à droite, à gauche.
14:32La police allemande pensait qu'effectivement le Schwarzmann, comme on l'appelle, l'homme en noir,
14:36avait décidé peut-être de prendre le large et d'aller tuer loin de l'Allemagne.
14:41Cathy Richard, vous êtes avec nous dans cette heure du crime.
14:43Vous êtes l'avocate de la grand-mère de Jonathan Coulomb, Chantal Bunier, qui est également notre invitée aujourd'hui dans cette heure du crime.
14:50Alors il y a cette arrestation de Martin Ney.
14:53Évidemment, ça change tout dans le dossier Jonathan Coulomb.
14:57Parce que là, on l'a sous la main, l'homme en noir.
14:59Et il y a même une photo du petit garçon, du petit français, dans ses affaires.
15:04Dans son ordinateur, effectivement.
15:05Parce que les Allemands, ils étaient venus nous dire en 2004, ça ressemble vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup à notre Schwarzmann.
15:10Mais il faut dire qu'ils sont venus le dire, c'est pour ça que j'en parlais tout à l'heure, à un mauvais moment.
15:15À un moment où les enquêteurs français étaient sur une piste locale, impérativement.
15:20Et donc c'est vrai que ça n'avait pas été écouté tellement.
15:23Et puis, en 2011, Martin Ney est interpellé.
15:27Et moi, je me souviens d'un fait du jour dans le Parisien,
15:30où il y avait une photo de l'Allemagne avec les photos des petits-enfants, des victimes de Martin Ney.
15:38Et j'ai vu les photos de ces victimes, et j'ai dit, mais c'est des petits-Jonathans.
15:42Ce sont les mêmes.
15:43Ça, ça vous a frappé, hein, maître Richard ?
15:45Ça m'a frappé, parce que depuis le début, j'avais la conviction que c'était quelqu'un qui avait déjà commis des faits de ce type.
15:52Que c'était un presque professionnel.
15:54Et vous savez, il faut savoir qu'en 2004, la France n'est pas du tout encore dans l'idée d'un criminel en série.
15:59On pense que c'est pour les Américains.
16:01Puis on pense aussi que les gens ne passent pas les frontières à ce moment-là.
16:05Et là, on est face à quelqu'un qui est vraiment un criminel en série et qui a passé une frontière.
16:10Et à ce moment-là, je m'en souviens parfaitement bien, j'avais justement dit à cette époque,
16:17vraiment, vraiment, cette piste, on y croit.
16:20Et c'est ce que j'avais expliqué à Chantal à ce moment-là.
16:23Depuis le début.
16:24Vraiment, depuis que j'ai entendu parler de cette piste allemande, ça collait tellement.
16:29C'était une évidence pour vous, M. Richard, et je l'entends bien.
16:32Chantal Meunier, vous êtes avec nous, la grand-mère paternelle de Jonathan Coulomb.
16:36Évidemment, vous espériez, effectivement, cette arrestation.
16:40Vous avez suivi tout ça.
16:41Vous regardiez les journaux.
16:43Bien sûr.
16:43Et puis, en plus de ça, j'étais avec Cathy Richard.
16:49Et j'étais persuadée aussi que c'était lui dès le début.
16:52Parce que vous me l'avez dit dès le début.
16:54Donc, voilà, j'étais persuadée que c'était lui aussi.
16:57Comment ça se passe ?
16:59Vous avez suivi toute cette affaire.
17:00Chaque fois, c'était des espoirs et des désespoirs.
17:03C'est ça ?
17:03C'est un peu des montagnes russes, ce que vous avez vécu.
17:05Oui, c'est vrai.
17:06Oui, oui.
17:07Mais bon, on attend la fin.
17:10Oui, c'est ça.
17:11Et on espère arriver à l'épilogue.
17:12On va y venir, d'ailleurs, à cet épilogue qui se précise aujourd'hui.
17:15Puisqu'il y a cet homme qui est dans le paysage.
17:16Martinet, ce n'est pas n'importe qui.
17:18C'est un tueur d'enfants.
17:18C'est un tueur en série d'enfants.
17:20Justement, Patrice Gabart, vous êtes avec nous.
17:22Ancien correspondant RTL à Nantes.
17:24Alors, évidemment, vous avez beaucoup travaillé sur ce dossier.
17:27Je le disais, Martinet, c'est un itinérant.
17:30Et on sait que les tueurs en série, ce sont souvent des itinérants.
17:33Martinet, c'est le cas.
17:34Il a pu voyager beaucoup.
17:35C'est-à-dire que Martinet, lorsqu'il enlevait un enfant d'un centre de jeunesse,
17:39il parcourait plusieurs kilomètres.
17:41Hormis une seule victime, celle du petit hollandais qu'il n'a jamais avouée aussi,
17:46ils étaient à plus de 30-40 kilomètres.
17:48Le record, c'est 288 kilomètres pour l'une des victimes.
17:51Autre fait important, qui est aussi sa signature criminelle,
17:55il mettait les enfants, alors Jonathan, dans l'étang,
17:57mais autrement, c'était enterré dans le sable, au milieu d'une forêt, sous des buissons.
18:02En fait, dans un milieu naturel qui faisait qu'il y avait une décomposition des corps,
18:06anormale, qui rendait l'enquête difficile.
18:09Donc, à chaque fois, ça, ça fait partie aussi de sa signature criminelle.
18:11C'est pour ça que les enquêteurs ont toujours eu du mal à découvrir le décor
18:14sur le fait de quand est-ce qu'il est mort, à quel moment a-t-il été séquestré
18:18dans un lieu différent.
18:20C'est tout cela qui a compliqué l'enquête.
18:22Et puis, il y a ce milieu naturel que vous décrivez bien, effectivement.
18:25Là, on le retrouve dans un étang, le petit Jonathan.
18:28Je voudrais qu'on y vienne un petit peu, revienne sur l'enquête avec vous, Cathy Richard.
18:32Il y a quelque chose de très important, c'est...
18:35Il y a un témoin.
18:36Il y a quelqu'un qui a vu un homme, un homme en noir,
18:39avec une voiture qui était immatriculée, je pense.
18:41Une berline allemande.
18:42Une berline allemande, et qui traficotait quelque chose dans son coffre.
18:46Exactement.
18:47Il essayait de sortir.
18:48Alors, c'est un témoignage très important.
18:50Exactement, parce qu'on n'est pas à côté de l'étang où on va retrouver Jonathan,
18:54mais on est à côté d'une autre pièce d'eau.
18:56Et effectivement, cet homme qui est un paysan qui va dans ses champs...
19:02Avec son chien.
19:02Il est avec son chien, voilà.
19:04C'est une importance.
19:05On a une berline allemande, un coupable pour moi allemand,
19:08et un berger allemand, là.
19:10Il est avec son chien, et il voit cet homme.
19:12Et cet homme est à un endroit inhabituel.
19:15Il a une attitude inhabituelle.
19:18Et quand il va s'approcher, il va le revoir fermer son coffre et puis partir.
19:23Et cet homme va être un témoin absolument capital.
19:27Parce qu'on va pouvoir le mettre en correspondance
19:32avec ce que va dire ensuite Martine Ney.
19:38Et ça, encore une fois, c'est exceptionnel.
19:41Parce que vous avez un co-détenu.
19:42En général, les co-détenus, ils aiment bien parler justement de leur co-détenu,
19:46de les dénoncer pour avoir des remises de peine, etc.
19:49Souvent, ils racontent n'importe quoi.
19:50Il faut le savoir, c'est très fantaisiste.
19:52Ça part dans tous les sens.
19:54Là, c'est vérifiable.
19:55Ça ne part pas dans tous les sens, Patrice Gabart.
19:56Non, justement, parce que là, en fait, l'importance de l'enquête
19:58et ce qui donne du crédit à ce témoignage,
20:00c'est que ce témoignage du fermier, de l'agriculteur,
20:04les gendarmes l'avaient, mais l'avaient gardé pour eux.
20:07Jamais publié.
20:07C'est jamais sorti.
20:08Ce n'est jamais sorti.
20:10Et pour avoir beaucoup travaillé sur cette enquête, je ne l'ai jamais su.
20:14Et donc ça, ils l'avaient gardé comme, vous savez,
20:16c'est souvent, on le garde comme un trésor.
20:17C'est ça.
20:18Si jamais quelqu'un parle et dit la même chose,
20:20on va faire une correspondance.
20:23Et c'est ce qui s'est passé.
20:24C'est ce qui rend le témoignage du co-détenu de Martine Ney
20:29complètement plausible.
20:30Cathy Richard.
20:31Alors, il faut savoir une chose.
20:33C'est qu'on a un juge d'instruction dans cette affaire
20:35qui s'appelle M. Lorenz,
20:37qui a consacré à Nantes,
20:39qui était au départ à Saint-Nazaire
20:40et qui a gardé ce dossier en partant à Nantes
20:43et qui a consacré 14 années de sa vie
20:45et qui connaît à ce dossier.
20:48Et qui connaît ce dossier parfaitement.
20:49Et on peut dire que lui savait ce qu'il gardait sous le boisseau.
20:54Et notamment, il faut dire aussi une autre chose,
20:56c'est que notre Martine Ney se répandait un petit peu
21:00dans une espèce de forum en black...
21:05Black, voilà.
21:07Et donc...
21:07Le Darknet.
21:08Darknet, merci.
21:09Darknet.
21:10Je ne suis pas très douée là-dedans.
21:11En Darknet.
21:12Et là-dessus, on a pu savoir
21:16qu'il a dit des choses sur ce forum
21:19à une époque où rien n'était su.
21:22On a un juge d'instruction
21:23qui a tout vérifié,
21:25qui savait tout
21:26et qui n'avait plus qu'une envie,
21:30c'est de connaître exactement les conditions
21:32dans lesquelles avait été enlevé et assassiné Jonathan.
21:36Huit mois pour faire craquer le suspect numéro un.
21:39Jonathan Coulomb, l'ombre de l'homme en noir.
21:43Tu devrais te rendre en France.
21:45C'est là que le Schwarzman a encore frappé.
21:48L'enquête de l'heure du crime.
21:49Comment l'allemand Martinet peut-il aussi bien connaître
21:52l'affaire du meurtre du petit garçon ?
21:55À suivre dans un court instant sur RTL.
21:5914h15.
22:00C'est l'heure du crime sur RTL.
22:03En direct de Guérande.
22:0714h15.
22:08C'est l'heure du crime sur RTL.
22:11Jean-Alphonse Richard.
22:13Le suspect dit qu'il n'y est pour rien,
22:15mais nous examinons son cursus
22:17et nous allons tenter de reconstituer son parcours
22:19afin de savoir s'il a commis ses meurtres.
22:26Au programme de l'heure du crime,
22:27l'enlèvement du petit Jonathan Coulomb
22:29retrouvé mort dans un étang à Guérande en mai 2004.
22:32Un crime sexuel ?
22:34Le pédophile allemand Martinet qui a tué trois enfants
22:37est le suspect numéro un.
22:3917 ans après les faits, il est entendu.
22:43Jeudi 8 avril 2021,
22:45Martinet, 50 ans, est interrogé par le juge nantais Stéphane Lorenz.
22:48On lui présente des photos de la découverte du corps de Jonathan Coulomb.
22:53Il ne bronche pas.
22:54Il indique n'être jamais allé dans ce coin,
22:57à savoir le manoir de la porte Calon à Guérande.
23:00On lui fait remarquer que, comme pour Jonathan,
23:03il attachait parfois à ses victimes.
23:06Pour le premier meurtre que j'ai commis, oui,
23:08pas pour les deux autres.
23:09Le juge lui parle du petit Dennis Klein,
23:13sa troisième victime allemande.
23:15Il l'avait étouffée à l'auberge de jeunesse
23:17et puis il avait emporté le corps.
23:19J'avais en tête l'image des enfants
23:21qui se seraient levés le lendemain
23:24et auraient vu le corps de cet enfant mort.
23:27C'était bien trop grave, commente-t-il.
23:29Le 16 octobre 2008,
23:31quatre ans après la mort de Jonathan Coulomb,
23:33Martinet avait expliqué sur un forum
23:36qu'on pouvait dissimuler un corps en le lestant
23:39dans un lac face au juge français.
23:42Il dit avoir écrit cela
23:43pour exciter les fantasmes de ses lecteurs.
23:46Il dément.
23:47Tout rapport avec Jonathan Coulomb,
23:48je ne pensais pas du tout à lui.
23:50Le fait de lester un corps,
23:51tout le monde l'a vu au moins une fois
23:53dans un film policier, c'est connu.
23:57Jeudi 9 septembre,
23:58Martinet est à nouveau face au juge.
24:00Il continue à dire qu'il n'a pas attaqué Jonathan Coulomb.
24:03Quinze jours après l'enlèvement de Jonathan
24:05et alors que le corps n'avait pas encore été retrouvé,
24:08Martinet répondait pourtant sur un forum à un abonné.
24:14Il lui disait
24:14« Tu devrais te rendre en France
24:17et y rechercher l'homme en noir. »
24:19Car c'est là qu'il a encore frappé,
24:21précisément à son rythme de tous les trois ans.
24:25Pour les enquêteurs,
24:26la phrase résonne comme un aveu.
24:29Martinet parle de l'homme en noir,
24:31de la France,
24:32de la mort de Jonathan.
24:33Mais l'homme en noir,
24:36c'est lui !
24:37Ney explique qu'il n'a fait que répéter
24:39ce que disaient alors les journaux.
24:42Et là, il s'est peut-être trahi,
24:46Martinet.
24:46C'est le moment où on la bascule.
24:49Alors c'est très intéressant,
24:50Martinet,
24:51parce que,
24:51comme beaucoup de tueurs en série,
24:53c'était le cas,
24:53évidemment,
24:54pour Fourniré,
24:55c'est le cas de beaucoup de tueurs en série,
24:57il faut lire entre les lignes.
24:58Il faut lire en creux.
24:59C'est un peu comme du braille.
25:01Il faut analyser ce que disent ces personnes
25:03et essayer de voir ce que cachent ces messages
25:05qui sont,
25:06non pas subliminaux,
25:07parce que les tueurs en série,
25:09ils jouissent de leur position.
25:11Ils sont ravis de raconter ce qu'ils ont fait.
25:13Et ils le font comme ça,
25:14par petites touches.
25:16Alors,
25:16Cathy Richard,
25:17vous êtes avec nous dans cette heure du crime,
25:18avocate de Chantal Meunier,
25:20la grand-mère de Jonathan Coulomb,
25:22qui est également avec nous
25:23dans cette heure du crime.
25:25Ces messages,
25:26ils sont capitaux
25:27pour les enquêteurs.
25:28Et effectivement,
25:29on sent que là,
25:31il a donné des éléments.
25:33Il y a quelque chose qui existe.
25:34Ils sont capitaux parce qu'effectivement,
25:37ils décrivent précisément certaines choses.
25:40D'abord,
25:41c'est ce rythme tous les trois ans.
25:43On constate que Martinet a tué tous les trois ans,
25:45y compris après 2021.
25:47Il va dire,
25:48je me suis arrêté en 2001.
25:51Mais finalement,
25:52Jonathan,
25:53c'est en 2004.
25:55Donc,
25:55c'est trois ans après.
25:57Et puis ensuite,
25:58il va parler effectivement
26:00de ce fait de lester ce corps.
26:03Et comme je l'ai dit tout à l'heure,
26:05le corps de Jonathan
26:06était lesté avec un parpaing.
26:08Il était attaché à ce parpaing.
26:09Et je pense qu'il avait juste
26:10mal vérifié,
26:12mal calculé
26:13la flottabilité
26:14au bout d'un certain temps d'un corps.
26:15Ce qui démontre bien
26:16que les fois d'avant,
26:17il n'était pas dans l'eau.
26:19Il était dans les dunes.
26:20Il avait creusé dans les dunes.
26:21Et là,
26:22il essaye quelque chose de nouveau
26:23et il parle sur ce forum de tout ça.
26:26Quand on lui dit,
26:26mais quand même,
26:27là,
26:27ça ressemble vraiment
26:28à ce qui s'est passé avec Jonathan,
26:30il dit,
26:30mais je l'ai vu dans le journal.
26:31Sauf que le juge d'instruction
26:33fait un travail capital.
26:35Il va vérifier
26:37tout ce qui est dit
26:38et quand.
26:40Et là,
26:40on ne peut que se rendre compte
26:42que lorsque Martinet évoque
26:45des détails
26:46que seul lui peut connaître,
26:48eh bien,
26:48ils ne sont pas encore sortis
26:49dans la presse.
26:50C'est ça.
26:51Et ça,
26:51c'est très important
26:52parce que le juge Lawrence,
26:53il faut le saluer.
26:54Dans cette heure du crime,
26:54parfois,
26:55on n'est pas tendre
26:56avec les magistrats
26:57qui ne font pas grand-chose
26:58ou bien qu'ils laissent
26:59partir des affaires.
27:00Mais là,
27:00il faut saluer le boulot
27:01du juge Lawrence
27:02parce qu'effectivement,
27:03il va regarder Martinet
27:04et il dit,
27:04moi,
27:05j'ai lu ça dans le journal.
27:06Quel journal ?
27:06Alors,
27:06on va dire,
27:07c'est Bild,
27:07par exemple,
27:08en Allemagne
27:08ou bien j'ai vu ça
27:09dans une télé.
27:10Sauf que ça n'existe pas.
27:11Ce que dit Martinet,
27:12ça n'existe pas.
27:13Donc ça,
27:13le juge,
27:13il y a eu un travail
27:14de Romain
27:14qui a été fait.
27:16Patrice Gabart,
27:17finalement,
27:18cet homme,
27:19là,
27:19il était à un stade
27:20où il s'est mis en scène.
27:22Effectivement,
27:23il s'est dit,
27:25le Schwarzman,
27:26c'est moi.
27:26Après tout,
27:27pourquoi pas,
27:27j'ai le beau rôle
27:28dans cette histoire.
27:29Déjà,
27:29rien que la mise en scène.
27:30Déjà,
27:31il se travestit.
27:32Il met un masque noir.
27:34Il faut savoir que,
27:35je ne sais pas si vous avez vu
27:36des photos dans les journaux,
27:37mais c'est vraiment,
27:37on est au bal masqué.
27:39Malheureusement,
27:40c'est un triste bal masqué,
27:41mais c'est celui-là.
27:42De la même manière aussi,
27:44sur la partie
27:45qui va l'incriminer,
27:47notamment,
27:48c'est aussi,
27:49il prétend
27:50qu'il n'était pas à,
27:51qu'il n'était pas,
27:52bien sûr,
27:52à Saint-Brévin
27:53en avril 2004.
27:56Mais,
27:56l'enquête a montré
27:59que son propre téléphone fixe
28:01à Hambourg,
28:02où il habitait,
28:03et son ordinateur
28:04n'avaient pas fonctionné,
28:05pas ouvert pendant cette période.
28:07Et que c'était la même chose
28:08à chaque fois
28:09qu'il y a eu un meurtre.
28:10Alors,
28:11je vais donner les années
28:1192,
28:1295,
28:1398,
28:142001,
28:142004.
28:15A chaque fois,
28:15sur la période
28:16qui est période de vacances aussi.
28:17C'est un éducateur.
28:19Et donc,
28:20c'est à chaque fois,
28:20les crimes ont lieu
28:21pendant des périodes
28:22de vacances.
28:23Et comme par hasard,
28:24son téléphone fixe
28:25ne marche pas chez lui,
28:26il ne décroche pas,
28:28et son ordinateur
28:29reste invisible.
28:30Donc,
28:30il disparaît.
28:31Donc,
28:32en fait,
28:32lorsqu'il disparaît
28:33pour les enquêteurs,
28:34il réapparaît
28:35par les réseaux sociaux
28:37pour montrer
28:37qu'il existe
28:38d'une autre manière.
28:40Mais ça,
28:40tout ça,
28:41le confond,
28:42enfin,
28:42le juge a très bien travaillé,
28:44mais tout ça,
28:44le confond également.
28:45Le psychiatre
28:48va aussi questionner
28:50le Schwarzman.
28:52Jonathan Coulomb,
28:53l'ombre de l'homme en noir,
28:54j'ai toujours parlé
28:55avec mes victimes,
28:56je n'aurais pas pu
28:57le faire
28:58avec le petit français
28:59parce que je ne parle pas
29:00votre langue.
29:01L'enquête de l'heure du crime,
29:02on se retrouve dans un instant
29:02sur RTL.
29:03L'heure du crime
29:06en direct de Guérande
29:07avec Jean-Alphonse Richard.
29:1114h15,
29:12Jean-Alphonse Richard
29:14sur RTL.
29:15L'heure du crime.
29:17Retour dans l'heure du crime
29:19en direct aujourd'hui
29:20de Guérande
29:21et en partenariat
29:22avec le journal
29:22Ouest France.
29:23Retour sur la disparition
29:24et le meurtre
29:25du petit Jonathan Coulomb,
29:2610 ans et demi.
29:27Retrouvé ligoté
29:28dans un étang
29:29ici à Guérande
29:30au printemps 2004,
29:3117 ans plus tard.
29:32Le suspect numéro 1,
29:34l'allemand Martin Ney
29:35est interrogé.
29:36En France,
29:37les experts
29:38se penchent sur son cas.
29:40Mardi 27 juillet 2021,
29:43l'experte psychiatre
29:44Isabelle Theillet
29:45rend son rapport
29:4755 pages
29:48sur ses entretiens
29:49avec Martin Ney.
29:51Le suspect numéro 1
29:52répète qu'il est étranger
29:53à la mort de Jonathan Coulomb.
29:55Il affirme qu'à l'époque
29:56des faits,
29:56il se trouvait en vacances
29:58à Hambourg.
29:59Le 6 avril,
30:00jour de la disparition
30:01de l'enfant,
30:01il a retiré
30:02dans cette même ville
30:03de l'argent
30:04à un distributeur.
30:06Face à la psy,
30:07Martin Ney
30:08reconnaît des similitudes
30:09entre l'affaire
30:10Jonathan Coulomb
30:11et les trois meurtres
30:12qu'il a commis en Allemagne,
30:14mais selon lui,
30:15la grande différence
30:16vient du fait
30:17que Jonathan
30:18n'était pas allemand.
30:20Or,
30:21Ney
30:21affirme
30:22qu'il a besoin
30:23de bavarder
30:24avec ses victimes.
30:25Il ne parle pas français,
30:27il n'aurait donc
30:28jamais pu dialoguer
30:29avec Jonathan.
30:30L'experte
30:30indique
30:31qu'elle ne peut pas
30:32se prononcer
30:33sur la culpabilité
30:35du suspect.
30:37Vendredi,
30:38décembre 2024,
30:39la justice ordonne
30:40le renvoi
30:41de Martinet
30:41devant une cour d'assises.
30:43Le parquet de Nantes
30:44estime que les charges
30:45sont suffisantes,
30:47même si le dossier
30:48ne recèle
30:49aucune trace ADN
30:50du suspect
30:50ni le moindre aveu.
30:51L'avocate de Martinet,
30:53Maître Marie-Manuelle
30:55Beloncle,
30:56fait appel
30:5724 juin 2025,
31:00le renvoie
31:00aux assises
31:01et finalement,
31:03confirmé.
31:05Et là,
31:06il faut qu'on s'arrête
31:07sur quelques points
31:07sur Martinet
31:08parce que là,
31:09on arrive presque au but,
31:10c'est-à-dire qu'on arrive
31:10presque au procès
31:12de Martinet.
31:13Et dans cette affaire
31:14qui a 20 ans,
31:14une affaire
31:15qui était en cold case,
31:16on ne trouvait pas,
31:17c'est très important
31:18pour les familles.
31:20Chantal Meunier,
31:21un mot là-dessus.
31:22Vous êtes la grand-mère
31:23paternelle de Jonathan Coulon.
31:26Ce procès,
31:27cet épilogue,
31:29vous l'avez rêvé,
31:31je suppose.
31:32Oui,
31:32je l'attends.
31:33Je voudrais vraiment
31:34que ça se fasse
31:35le plus vite possible.
31:37Vous avez suivi tout ça ?
31:39Oui.
31:39Et vous aviez peut-être
31:40peur aussi que cet homme
31:41s'échappe une nouvelle fois ?
31:44Non.
31:44Non ?
31:45Vous n'aviez pas de crainte
31:46là-dessus ?
31:46Non, non.
31:48Vous n'aviez pas de crainte.
31:49Cathy Richard,
31:50je voudrais juste
31:51un mot sur l'enquête,
31:52c'est important,
31:53parce qu'il a finalement
31:54un alibi, cet homme.
31:55Attendez,
31:56laissez-moi terminer.
31:58Il a un alibi,
31:59cet homme.
32:00Martinet,
32:00il dit,
32:00attendez,
32:01moi j'étais à Hambourg
32:02le jour où le petit garçon
32:04a été enlevé,
32:05moi je n'étais pas là.
32:06D'ailleurs,
32:06j'ai retiré de l'argent
32:07en distributeur.
32:08Un mot là-dessus.
32:09Alors,
32:09ce n'est pas un alibi,
32:10je suis désolée.
32:11Sa carte,
32:11elle était à Hambourg,
32:12mais pas lui.
32:13On n'a pas de visio,
32:14on n'a personne
32:16qui témoigne
32:16qu'il était au bout
32:17de sa carte.
32:18Et on sait très bien
32:19qu'il avait quand même
32:19un réseau de pédocriminels
32:21autour de lui,
32:22notamment grâce à ce forum
32:27de pédocriminels.
32:28Mais en plus de ça,
32:30il faut quand même
32:30remarquer chez cet homme
32:32un cynisme,
32:33une cruauté.
32:35C'est-à-dire que tout à l'heure,
32:36on expliquait
32:36qu'effectivement,
32:37c'était Schwarzman,
32:38il était en noir,
32:39tout en noir.
32:40Il était extrêmement impressionnant
32:42et les images qu'on en a,
32:44ce sont des dessins
32:45faits par des enfants
32:46qui ont pu le voir le croiser
32:47qui l'a fait extrêmement peur.
32:49Non, mais vous vous rendez compte
32:50que ce type ose dire
32:52« Ah non, mais moi,
32:52j'ai besoin de bavarder
32:53avec mes victimes. »
32:54Mais où il a vu ça ?
32:55Où il a vu qu'un gamin
32:56de 10 ans
32:57peut avoir envie
32:59de bavarder
32:59avec un Schwarzman
33:01qui vient de l'enlever ?
33:03Mais on nage
33:03en plein délire.
33:04Alors, français,
33:06il peut en dire
33:06quelques mots de français.
33:07Et puis ensuite,
33:08lui, il peut parler
33:09en allemand.
33:10Même un gamin
33:11qui ne comprend pas,
33:12il peut parler en allemand
33:14parce que lui,
33:14il a peut-être besoin
33:15de parler
33:16pour assouvir
33:17ces pulsions perverses.
33:19Mais en revanche,
33:20on voit quand même
33:21le cynisme
33:22et la cruauté
33:23du type qui va dire
33:23« Ah non, mais moi,
33:24j'avais besoin
33:25de bavarder
33:25avec mes petites victimes.
33:26Donc, non, non,
33:27ce n'est pas possible.
33:28Il ne parlait pas allemand
33:29et moi, je ne parle pas français. »
33:30C'est faux.
33:31C'est faux.
33:32Lui, d'abord,
33:32a des notions,
33:33des rudiments de français
33:34et ensuite,
33:36il n'a pas pris le thé
33:37en discutant philosophie
33:39avec ses petites victimes.
33:40Il faut arrêter.
33:41Alors, effectivement,
33:42je suis d'accord avec vous,
33:43Cathy Richard.
33:44Le fait est,
33:44c'est que je suis sûr
33:45qu'il dit la vérité
33:46quand il dit
33:46« Je parlais à mes victimes. »
33:47Lui, il parlait.
33:48Elle, sans doute,
33:49ne pouvait plus parler.
33:50Elles étaient tétanisées
33:51par la peur de cet homme.
33:52Mais lui, sûrement,
33:54il aimait converser.
33:54Parce que ça aussi,
33:55j'y reviens, pardon,
33:56de ramener la science,
33:58mais c'est vrai
33:59que les tueurs en série,
34:00ils ont ce besoin
34:01d'échanges, etc.
34:03De voir...
34:04Mais si,
34:04c'est un besoin sadique
34:05de parler
34:07avec leurs victimes.
34:09Patrice Gabard,
34:11ancien correspondant RTL
34:12dans le Grand Ouest
34:13et correspondant à Nantes,
34:15vous aviez suivi
34:16toute cette affaire.
34:17Quel est le détail,
34:18finalement,
34:19qui peut presque
34:21le plus accabler
34:21Martinet ?
34:23Sa proximité des enfants.
34:25Il faut savoir
34:25que les enquêteurs allemands,
34:26avant même de l'arrêter,
34:29pensaient qu'ils travaillaient
34:31dans le milieu
34:31de l'éducation.
34:32Éducateur,
34:33animateur.
34:34Lorsqu'ils vont l'arrêter,
34:35effectivement,
34:36il a travaillé
34:36dans l'éducation.
34:37Il a été renvoyé
34:37une première fois,
34:38mais il a travaillé
34:39dans l'éducation.
34:40Et puis alors,
34:40ce qui est stupéfiant,
34:42c'est qu'il a adopté
34:43un enfant de 12 ans.
34:45Il vivait chez lui,
34:47célibataire,
34:48pédophile,
34:49meurtrier,
34:51avec des agressions
34:51un peu partout
34:52dans le nord de l'Allemagne,
34:54et il a élevé,
34:55avec l'aval
34:56des autorités allemandes,
34:58un enfant de 12 ans.
34:58C'est effrayant.
34:59Ah oui, c'est...
35:00Il y a un autre en France
35:00comme ça,
35:01il n'y a pas longtemps.
35:01C'est effrayant.
35:02Et donc,
35:03ce que je veux dire,
35:04c'est que la connaissance
35:05de l'enfant,
35:06la façon de se comporter
35:07avec lui,
35:07peut-être même
35:07de calmer les angoisses,
35:10peut-être qu'il savait faire
35:10avant de passer
35:11à l'horrible,
35:13avant de tuer.
35:13Et puis,
35:14une chose aussi sur les morts,
35:15très rapidement,
35:16le point commun quand même,
35:17la plupart des victimes allemandes
35:19sont mortes étouffées.
35:21Et pour Jonathan,
35:22on parle de suffocation.
35:23On est quand même
35:24dans le même type
35:25et même signature criminelle.
35:26Un procès,
35:29peut-être,
35:29courant 2026.
35:31Jonathan Coulomb,
35:32l'ombre de l'homme en noir.
35:34Pour aller de l'avant,
35:35j'ai besoin qu'il me dise
35:36ce qu'il a fait.
35:38L'enquête de l'heure du crime.
35:39Je vous retrouve dans un instant
35:40sur RTL.
35:4214h15h.
35:43C'est l'heure du crime
35:44sur RTL.
35:46En direct de Guérande.
35:50Jean-Alphonse Richard
35:51sur RTL.
35:52C'est l'heure du crime.
35:54En direct de Guérande.
35:56Dans l'heure du crime aujourd'hui,
35:57l'affaire Jonathan Coulomb
35:59a enlevé en 2004
36:00dans un centre de vacances
36:01de Loire-Atlantique,
36:02son corps découvert
36:03dans un étang de Guérande.
36:05Un crime sexuel.
36:0620 ans après,
36:07un tueur d'enfants allemands
36:08Martinet
36:09sera jugé
36:10pour ce meurtre
36:11jusqu'ici impuni.
36:14La famille de Jonathan Coulomb,
36:16ses parents,
36:16sa grand-mère
36:17et leurs proches
36:17attendent depuis 21 ans
36:20la vérité sur le meurtre.
36:22En 2021,
36:23la maman,
36:24Virginie Lacombe,
36:25disait vouloir savoir
36:26ce qu'a fait Martinet.
36:28La famille et leurs avocats
36:29estiment que le procès
36:30de Martinet
36:31pourra se tenir
36:32devant les assises
36:33de Loire-Atlantique
36:33à Nantes
36:34courant 2026.
36:36Pour moi,
36:38c'est une petite lueur d'espoir
36:39pour que je puisse
36:40faire déjà mon deuil
36:41et avoir un visage
36:43et un nom.
36:44J'ai besoin de ça
36:44et puis de savoir
36:45ce qu'il lui a fait exactement.
36:47Tourner la page,
36:48me dire que la personne
36:49qui a fait ça,
36:49mon fils,
36:49va payer
36:50pour ce qu'il a fait.
36:52La voix de Virginie,
36:53la maman de Jonathan,
36:54c'était dans l'heure du crime
36:55en 2021.
36:56Évidemment,
36:57cette maman,
36:57elle veut savoir
36:58et toute la famille
36:59veut savoir.
37:02Chantal Munier,
37:02vous êtes avec nous
37:03et vous nous faites
37:04l'honneur d'être avec nous
37:05depuis le début
37:05de cette heure du crime.
37:06Vous êtes la grand-mère
37:06paternelle de Jonathan Coulon.
37:08Il y a ce procès
37:09qui se dessine.
37:10Enfin,
37:10vous nous avez dit
37:11que vous aviez l'espoir
37:11que ce rendez-vous
37:12aurait lieu un jour.
37:15Vous irez à ce procès ?
37:16Est-ce que vous avez
37:17envie de voir cet homme ?
37:19Bien sûr que oui.
37:20Alors là,
37:21je dirais oui.
37:23Qu'est-ce que vous auriez
37:24envie de savoir,
37:26de lui dire peut-être
37:27à ce personnage ?
37:27Exactement ce que Virginie
37:29dit,
37:29qu'il faut absolument
37:31qu'on le voit
37:32et qu'il nous dise
37:34comment ça s'est passé.
37:36Puis l'avoir en face de soi,
37:37je pense que c'est
37:38quelque chose déjà
37:39de...
37:40Ça va nous...
37:41Vous libérer.
37:42Vous libérer, oui.
37:43Vous libérer un emploi.
37:44Parce qu'il faut le dire,
37:44pour les familles de victimes,
37:45on en reçoit beaucoup
37:46nous dans l'heure du crime.
37:47Il y a toujours cette étape,
37:50même si parfois
37:51les gens les accusaient,
37:52ne disent pas grand-chose.
37:53Mais c'est très important,
37:55c'est ça,
37:55d'avoir le sentiment
37:57que vous touchez au but,
37:58c'est ça ?
37:59Oui, c'est bientôt
38:01et...
38:02Voilà.
38:03Et vous serez présente.
38:04Ah oui, oui.
38:05Vous serez présente
38:05avec la famille.
38:07Oui, oui, bien sûr.
38:07Parce que vous pensez
38:08encore une fois
38:08tous les jours à Jonathan.
38:09Ah oui, oui.
38:10Voilà, ça c'est quelque chose,
38:11c'est un fil rouge
38:12dans votre vie,
38:13c'est une étape marquante
38:14évidemment de votre vie.
38:16Maître Cathy Richard
38:17est à vos côtés,
38:19vous êtes l'avocate
38:20de Chantal Munier,
38:21la grand-mère,
38:22Maître Cathy Richard.
38:23Procès courant 2026.
38:25Oui, c'est ça.
38:25Enfin, on y est,
38:27ça arrive
38:27et on a l'espoir
38:28qu'effectivement
38:29il est incarcéré
38:30en Allemagne.
38:31Alors c'est ça exactement,
38:32il est allemand,
38:33il est actuellement
38:35incarcéré en Allemagne,
38:37donc on a des dates,
38:39je ne vais pas le cacher,
38:40mais les dates
38:41pour l'instant
38:41sont incertaines
38:42puisque la vraie question
38:44qui va encore se poser
38:45c'est celle
38:45de la collaboration
38:47entre l'Allemagne
38:48et la France
38:48et si ça se passe bien
38:50pour qu'il puisse
38:51venir être jugé en France,
38:52on sait que l'Allemagne
38:53a entre guillemets
38:55prêté Martinet
38:56à la France
38:59pendant huit mois,
39:00ce qui a permis
39:01au juge Stéphane Renz
39:02dont on parlait tout à l'heure
39:03de constituer son dossier,
39:04de lui poser,
39:05non le dossier
39:06était constitué
39:07mais pendant ces huit mois
39:08de lui poser des questions,
39:10de faire des interrogatoires
39:11très précis,
39:12là il faudra à nouveau
39:14que cet homme
39:15qui est de nationalité allemande
39:16et détenu en Allemagne
39:17où il a été condamné
39:18à la réclusion criminelle
39:19à perpétuité
39:20soit prêté
39:21entre guillemets
39:22par l'Allemagne
39:23à la France
39:24pour être jugé en France.
39:25Patrice Gabart,
39:26vous êtes avec nous également
39:27ancien correspondant RTL
39:29à Nantes
39:30et dans cette région
39:30du Grand Ouest.
39:32Alors on se pose des questions,
39:33Martinet il dit
39:34je ne suis jamais venu en France
39:35sauf pour des vacances
39:35il y a bien longtemps,
39:37etc.
39:37Est-ce que selon vous
39:38il a pu préméditer
39:41son geste ?
39:43Il est présumé innocent,
39:44on va répéter ça
39:45parce que c'est la phrase
39:46qu'il faut affirmer.
39:48En tout cas pour les meurtres
39:48qu'il a avoués,
39:49pour les meurtres
39:49qu'il a avoués,
39:50là on peut parler,
39:51il s'avère que tout était
39:53entre le lieu de l'enlèvement
39:55la séquence de l'enlèvement
39:57ensuite la route
39:59qu'il a pris
40:00pour aller à tel endroit
40:01pour dissimuler le corps
40:02sous une dune
40:02dans une forêt
40:03tout cela
40:04il avait repéré les lieux
40:05enfin c'était d'une évidence
40:06il avait repéré l'endroit
40:08où il allait agir
40:09il était éducateur
40:10donc il connaissait ce milieu
40:11donc il savait aussi
40:12il connaissait les procédures
40:13mais il avait repéré l'endroit
40:14il avait aussi repéré
40:16l'endroit
40:17où il allait déposer le corps
40:18l'exemple flagrant
40:20c'est celui où il parcourt
40:21288 kilomètres
40:22près du Danemark
40:23pour dissimuler un corps
40:25donc ça
40:25ça ne s'improvise pas
40:26non
40:27et puis là on a vu
40:27quelque chose de très important
40:29et Cathy Richard
40:29nous le disait tout à l'heure
40:30c'est que
40:30c'est pas l'endroit
40:31où on retrouve le petit Jonathan
40:32c'est pas l'endroit exact
40:34où il devait être caché
40:36en tout cas
40:37il a essayé ailleurs
40:38d'abord
40:38c'était une autre pièce d'eau
40:40donc il avait sans doute repéré
40:41parce qu'on ne va pas
40:42sur ces lieux
40:43par hasard
40:44de la même manière
40:45la route bleue de Saint-Brévin
40:46c'est la route bleue
40:47qui se termine à Guérande
40:48c'est quand même une trajectoire
40:49de 30 kilomètres
40:50on part de Saint-Brévin
40:51on roule jusqu'à Guérande
40:52et c'est terminé la route bleue
40:54donc c'était au bout de la route
40:55qu'il s'est séparé
40:56du corps de Jonathan
40:58en tout cas
40:58oui c'est effectivement
40:59c'est au bout de cette route
41:00qu'il aurait donc emprunté
41:02Cathy Richard
41:03il faut quand même le souligner
41:04il n'y a pas d'ADN
41:05il n'y a pas d'aveu
41:06alors je sais aujourd'hui
41:07l'ADN
41:07on dit
41:08ah s'il y a de l'ADN
41:08ça y est c'est fini
41:09l'affaire est bouclée
41:10mais est-ce qu'il y a
41:11suffisamment d'indices
41:13dans ce dossier
41:14pour pouvoir condamner
41:15faire condamner
41:16Martine
41:16alors c'est la question
41:18de l'intime conviction
41:21et la question
41:22de l'intime conviction
41:23à mon avis
41:23elle ne se posera même pas
41:25tant il y a d'éléments
41:27qui sont convaincants
41:29un faisceau d'indices
41:31un faisceau de preuves
41:32qui démontrent
41:33que tout s'imbrique parfaitement
41:35si c'est lui le coupable
41:36et qu'on n'a pas d'autre coupable
41:38donc on a deux choses
41:39qui viennent
41:39et vous savez tout à l'heure
41:40vous avez dit Jean-Alphonse
41:41que la psychiatre
41:43l'expert psychiatre
41:44ne s'était pas prononcé
41:45mais un expert psychiatre
41:46ne se prononce
41:46par définition
41:47jamais
41:48en revanche
41:48elle n'en fait pas
41:49elle n'en fait vraiment pas
41:50un tableau
41:52à son avantage
41:53et on s'en doute bien
41:54c'est quand même quelqu'un
41:54qui a reconnu déjà
41:55avoir tué trois enfants
41:57donc il faut savoir
41:59que lorsque les jurés
42:00et les magistrats
42:01de la cour d'assises
42:02entendront
42:03tout ce qui est
42:04à charge
42:05contre
42:06Martine
42:07leur conviction
42:09sera faite
42:10la mienne
42:11est absolue
42:12et je dois dire
42:14que
42:14lorsqu'on nous dit
42:16à chaque fois
42:16s'il n'y a pas d'ADN
42:18s'il n'y a pas d'ADN
42:18d'abord on a travaillé
42:19sans ADN
42:20pendant des centaines
42:21d'années
42:22et on a condamné
42:23des gens
42:23sans ADN
42:24donc
42:25et ensuite
42:25des aveux
42:26c'est pareil
42:26l'aveu n'est pas du tout
42:28obligatoire
42:29ni indispensable
42:29pour condamner quelqu'un
42:30et c'est une signature
42:31le mot de la fin
42:32c'est une signature
42:33criminelle
42:34inédite
42:34inédite
42:35effectivement
42:36ça c'est
42:36parmi les tueurs
42:37en série
42:37c'est une signature
42:38inédite
42:39et qu'on retrouve
42:40sur tous ces crimes
42:41merci beaucoup
42:42Patrice Gabart
42:44maître
42:45Cathy Richard
42:46et Chantal
42:47Munier
42:48d'avoir été les invités
42:49de l'heure du crime
42:49merci
42:50à West France
42:51et Eden Village
42:52et nos partenaires
42:53dans cette heure du crime
42:54merci beaucoup
42:57vous avez raison
42:58d'applaudir
42:58l'équipe de l'émission
43:00et l'actrice en chef
43:01Justine Vignon
43:01préparation
43:02Lisa Canales
43:03Pauline Dessillon
43:03réalisation en direct
43:05Nicolas Godet
43:05Thibault Renoir
43:06Tristan Boucher

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