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  • il y a 11 minutes
Valentin., quinze ans, des difficultés scolaires, des idées sombres et un corps qui ne cesse de le faire souffrir. Une nuit de novembre 2023, on retrouve sa trace derrière la mort de son père et de sa mère. Tués à la carabine. Et l'incendie de la maison familial, en Isère. Il est en cavale.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:0015h, c'est l'heure du crime sur RTL, avec Jean-Alphonse Richard.
00:05En Isère, les corps portant des traces de blessures par balle, une information judiciaire pour assassinat vient d'être ouverte,
00:12un appel à témoins lancé par la gendarmerie pour tenter de retrouver le fils cadet de la famille qui pourrait
00:18se trouver dans la Drôme où la voiture familiale a été retrouvée.
00:24Bonjour, Valentin, un adolescent de 15 ans, des difficultés scolaires, des idées sombres, une santé fragile.
00:31Une nuit de novembre 2023, sa mère et son père sont tués à la carabine dans la maison familiale.
00:37Valentin est introuvable, il devient le seul suspect. Mais pourquoi tuer ses parents qui l'aimaient et le protégeaient ?
00:44Valentin, le double parricide de la Combe Noire, l'heure du crime. Votre rendez-vous 100% fait divers, c
00:51'est tout de suite sur RTL.
00:59Lundi 27 novembre 2023, autour de 6h du matin, un agriculteur de Château-Vilain, village entre Grenoble et Lyon, aperçoit
01:08une lueur dans l'obscurité.
01:10Elle semble provenir de la vieille ferme retapée, un peu plus loin, en contrebas, au lieu dit la Combe Noire.
01:17L'agriculteur file sur place, la maison est en feu. Dans la véranda, il tombe sur le chien des propriétaires.
01:24Le border collie agonise dans une mare de sang.
01:28À 6h45, les pompiers sont sur place. L'incendie puissant a détruit l'habitation dans les décombres.
01:34Au premier étage, il découvre deux corps calcinés aussitôt transportés à l'Institut médico-légal de Lyon.
01:41Un homme, une femme. Tous deux présentent des orifices au crâne, des tirs d'armes à feu, carabines ou fusils
01:48de chasse.
01:49Au moins deux cartouches ont frappé chacune des victimes.
01:52Il s'agit des propriétaires de la maison.
01:54Didier Hennes, 58 ans, ingénieur chez Enedis, bien connu, ancien champion français de tennis de table,
02:01et son épouse Isabelle, 52 ans, ancienne sociologue, elle tient un atelier de restauration de meubles.
02:07Une famille recomposée, le couple a 4 enfants, 2 filles et 2 garçons.
02:12Les 3 aînés n'habitent plus à la Combe Noire.
02:16Seul Valentin, 15 ans, habite avec ses parents.
02:19Aucune trace de l'adolescent, la voiture du couple, une Citroën C4, a disparu.
02:27Les gendarmes de Bourgouin-Jailleux et de Grenoble sont sur les traces de Valentin.
02:32Un avis de recherche est diffusé.
02:33Deux jours après le drame, la voiture du couple est découverte dans un lotissement à Saint-Use,
02:40à une soixantaine de kilomètres de Château-Vilain.
02:43Neu avant droit crevé, une caméra de vidéosurveillance a filmé,
02:47un individu avec un bonnet noir et un masque chirurgical.
02:52Il garait la Citroën à 8h06 du matin, le lundi 27.
02:57Il est reparti à pied, quelques heures plus tard.
03:00Une patronne d'un bar de Saint-Vallier dans la Drôme dit avoir reconnu Valentin.
03:04Il a pris une consommation au comptoir et utilisé son portable.
03:08Le jeune client voulait se rendre vers Valence ou Marseille.
03:11Sur les images de vidéosurveillance de la gare SNCF de Saint-Vallier,
03:16on le voit effectivement embarqué dans un train destination Marseille.
03:24Samedi 2 décembre, 5 jours après le drame, un habitant du 13e arrondissement de Marseille contacte la gendarmerie.
03:31Il raconte que son fils a récemment hébergé pendant une journée un garçon plutôt étrange.
03:37Son fils et lui s'étaient connus sur les réseaux sociaux.
03:40Ce garçon disait s'appeler Charles Hermann et à avoir 18 ans.
03:44Il expliquait avoir perdu ses deux parents.
03:46Il était en fuite pour échapper à un tuteur alcoolique et violent.
03:51Il voulait se rendre en Espagne.
03:53Avant de partir, il a offert à son fils une collection de quatre couteaux.
03:57Les enquêteurs n'ont aucun doute sur l'identité du voyageur.
04:01C'est bien Valentin.
04:02Une surveillance est mise en place à la gare routière de Montpellier par laquelle transitent les bus pour l'Espagne.
04:08Le jeune Valentin descend d'un flixbus, aussitôt interpellé et placé en garde à vue.
04:15Valentin N, 15 ans, soupçonné d'avoir commis le double parricide de Château-Villain.
04:20Sa garde à vue s'annonce évidemment capitale.
04:22Que va-t-il déclarer, ou pas d'ailleurs, aux enquêteurs,
04:26si ce n'est de raconter le récit sombre et vertigineux de ce qui a pu se passer ?
04:33Mais quelles idées noires aussi ont submergé cet adolescent ?
04:37Tout ça, on va essayer de le savoir dans la suite de l'heure du crime.
04:42Un incendie dans la nuit, au bout d'un village rural tranquille,
04:45deux corps dans les décombres.
04:47Bonjour Serge Puyot.
04:48Bonjour Jean-Alphonse.
04:49Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans l'heure du crime.
04:52Vous êtes journaliste et notre correspondant RTL en Isère.
04:54Vous avez suivi cette affaire.
04:56Alors dans ce village, Château-Villain, que je ne connaissais pas,
04:59évidemment c'est un tout petit village entre Grenoble et Lyon,
05:02c'est tout de suite la consternation,
05:04parce que ce couple découvert mort,
05:06et dans quelles conditions, on va en parler,
05:08ils étaient aimés dans ce coin, il n'y avait pas de soucis avec eux ?
05:12Ah oui, la famille était appréciée, aucun problème effectivement avec cette famille.
05:16Et tout de suite, et bien sûr, c'est l'effroi, l'horreur, la stupéfaction, l'incompréhension.
05:23On se demande pourquoi effectivement Isabelle et son mari Didier sont morts dans ces circonstances.
05:30Et puis on va apprendre assez vite que le fils de la famille, Valentin,
05:34qui n'a que 15 ans, est introuvable,
05:37que visiblement il a pris la fuite avec une voiture de la famille,
05:42une C4 Picasso Citroën.
05:44Et donc, tout de suite, on se dit, mais est-ce qu'il ne serait pas responsable de ce drame
05:51?
05:51Et donc, effectivement, c'est l'incompréhension, en tout cas,
05:54dans ce village de Château-Vilain, 800 habitants, une commune rurale.
05:59Et donc, tout s'est passé dans ce grand corps de ferme,
06:01qui est à l'écart du village, dans un vallon près d'une forêt,
06:05au lieu dit, vous l'avez dit, la Combe Noire, peut-être un nom prémonitoire.
06:09Ben oui, effectivement, ce n'est pas très gai comme nom,
06:12mais enfin, c'est ici que s'est déroulée cette tragédie.
06:15Encore une question pour vous, Serge Puyot, c'est important.
06:18Le Benjamin, vous l'avez dit, Valentin, il a 15 ans, il n'est plus là,
06:23il a pris la voiture, il n'a pas son permis, évidemment, à cet âge-là,
06:26mais il sait un petit peu conduire.
06:28On a le sentiment, peut-être, que tout a été bien préparé.
06:32Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est faux ?
06:34Alors, on se pose des questions.
06:36On se demande, justement, si ça a été préparé, si ça a été improvisé.
06:40Et puis, on s'aperçoit que, visiblement, Valentin est parti avec des affaires.
06:45Donc, on se dit qu'effectivement, tout a pu être prémédité
06:49et que ce n'est pas dû au hasard, ce double meurtre,
06:54ses deux parents assassinés, Didier et Isabelle.
06:56Et donc, on se dit que peut-être que cet adolescent a tout préparé à l'avance
07:01pour supprimer ses parents.
07:03Évidemment, là, on est au stade, on est au tout début de cette enquête
07:06et il n'y a que des questions, il n'y a pas de réponse, en fait, pour l'instant.
07:09Bonjour, Maître Dominique Arcadio.
07:11Bonjour.
07:11Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans le studio de L'Ordre du Crime.
07:15Vous êtes avocat de l'oncle de Valentin.
07:16Valentin, à ce stade-là, c'est le suspect, évidemment.
07:20Avec vous, Maître Arcadio, c'est important.
07:21Il faut revenir sur cette famille.
07:24Ce n'est pas une famille disloquée.
07:25Ce n'est pas une famille comme ça qui part dans tous les sens.
07:28Il n'y a pas eu de violence, etc.
07:30Et c'est d'autant plus frappant que, effectivement, le Benjamin a pu passer à l'acte.
07:35Loin de là, c'est une famille composée de gens admirables.
07:39Avec peut-être, c'est difficile d'être parent,
07:42peut-être parfois des erreurs d'éducation, mais ça, on l'apprendra après.
07:45Qui n'en recommit pas ?
07:47Qui le dites-vous ?
07:49C'est une famille composée d'un homme de 58 ans
07:53qui a été un grand sportif, qui a une petite rigidité, peut-être,
07:57mais qui est un homme de grande humanité,
08:00aimé par tous ses enfants, aimé par les proches,
08:03qui a un investissement important dans la commune,
08:06puisqu'il va être adjoint au maire, il va s'occuper des personnes âgées.
08:09Et une femme, la mère de ses quatre enfants et de Valentin,
08:15qui est celle que connaissait mon client,
08:18avec qui il était le plus proche, puisque c'était son frère,
08:22et qui est une personne de grande qualité,
08:26qui avait été anthropologue avant de devenir sociologue à EDF,
08:30et qui, probablement, même certainement,
08:32pourrait élever son fils avec ses difficultés,
08:35dont on verra ce qu'elles sont vraiment,
08:37a quitté le cursus classique,
08:40et dans cette maison de la Combe Noire,
08:44a créé un atelier de réparation de fauteuils et de tapisseries.
08:49Et donc, un couple qui vit, une famille qui vit,
08:52malgré tout, un peu en autarcie.
08:54Un peu en autarcie, effectivement,
08:55mais bon, pas non plus des ermites.
08:58Ils vivent un petit peu en autarcie.
09:00En tout cas, il y a du confort dans cette famille, etc.
09:02Les gamins sont entourés.
09:04Un mot, quand même, sur ce que vous venez de dire,
09:06Maître Domine Carcadio,
09:07et là aussi, c'est très important.
09:09Il est en souffrance, Valentin.
09:12Il a mal partout.
09:13On va dire que c'est la maladie de Lyme.
09:15C'est ce qu'on va dire à ce moment-là.
09:18On va le dire.
09:20Il est en souffrance.
09:21Cette souffrance, elle va transparaître tout au long de l'audience.
09:27Probablement, depuis l'âge de 8 ans,
09:29il va commencer des traitements,
09:31sa famille va commencer des traitements
09:32qui sont un peu à la limite
09:35de la médecine traditionnelle.
09:38Bien sûr.
09:39Parce qu'on veut soigner cette maladie
09:41qui a des aspects particuliers,
09:43dont on dit beaucoup de choses.
09:45Leur musculaire, etc.
09:46Bien sûr.
09:47C'est surtout des douleurs musculaires.
09:49Pas de troubles psychiatriques en tant que tels.
09:51Donc, le lien avec la maladie de Lyme,
09:53dans la commission du fait lui-même,
09:55paraîtra à un moment donné discutable.
09:58Il sera même remis en question.
09:59Mais la maladie de Lyme va jouer un rôle.
10:02Elle est dans l'ombre.
10:03Elle est omniprésente, c'est ça ?
10:04Elle est absolument présente.
10:06Et un peu envahissante au sein de sa famille.
10:09On s'occupe beaucoup de Valentin.
10:11C'est dans le tableau de cet événement,
10:15la maladie de Lyme est partout.
10:17Le récit du fils suspect en garde à vue.
10:21Valentin, le double parricide de la combe noire.
10:24Ma mère a ouvert la porte de la chambre.
10:26J'ai tiré.
10:26Mon père s'est réveillé.
10:28J'ai tiré.
10:29L'enquête de l'heure du crime.
10:30On se retrouve dans un instant sur RTL.
10:32Toute la journée, RTL vous accompagne.
10:41RTL
10:43Votre radio
10:45Crime présenté par Jean-Alphonse Richard sur RTL
10:49Heure du crime consacré à l'affaire Valentin.
10:52Fin 2023, ce garçon, 15 ans,
10:54est soupçonné d'avoir tué à la carabine
10:56son père et sa mère dans un village de l'Isère.
10:58Un acte plein de mystères,
11:00rattrapé sans résistance.
11:01Après cinq jours de cavale,
11:03il peut enfin être questionné.
11:09Samedi 2 décembre 2023,
11:11Valentin N. est en garde à vue
11:13à la section de recherche de Grenoble.
11:15Le premier officier qui l'interroge
11:17lui demande s'il souhaite faire une déclaration spontanée.
11:20Il répond aussitôt oui.
11:22Il annonce qu'il a bien tué ses parents,
11:25tiré sur le chien de la famille
11:26et incendié la maison.
11:28Il se lance ensuite dans un long monologue.
11:31L'idée du parricide lui est venue
11:32quatre jours avant de passer à l'acte.
11:35Il a essayé une première fois,
11:37mais il a renoncé.
11:38Le dimanche soir,
11:39à partir de 22 heures,
11:41cette idée fixe lui est revenue.
11:43Il a passé la nuit à tourner en rond.
11:46Vers 4h30, 5h, je me suis habillé,
11:49j'ai mis une cagoule,
11:50j'ai pris la carabine de mon père,
11:52j'ai passé 45 minutes, peut-être une heure,
11:55dans l'escalier.
11:56Je me posais des questions
11:57sur ce que je devais faire,
11:58explique Valentin.
11:59Il poursuit.
12:00Ma mère a ouvert la porte de leur chambre.
12:03J'ai tiré, elle est tombée.
12:05Mon père s'est réveillé.
12:07J'ai monté les dernières marches
12:09et je lui ai tiré dessus.
12:10Il a ensuite tué le chien car il a boyé.
12:13Valentin pleure en garde à vue.
12:14Il est allé chercher de l'essence,
12:16il a mis le feu à sa chambre,
12:18il a versé le reste sur les corps des parents,
12:20tout s'est embrasé.
12:22Il a pris un sac qu'il avait préparé
12:24puis a pris la route sans savoir où il allait.
12:30Lundi 4 décembre,
12:32Valentin est mis en examen pour assassinat
12:34par la juge de Grenoble, Valérie Dino.
12:37Il confirme ses aveux,
12:39précise qu'il a tout d'abord pensé
12:41à assommer ses parents
12:43ou à leur trancher la gorge.
12:44Mais il ne s'en sentait pas capable.
12:47« Je n'ai pas tué par haine »,
12:48assure Valentin.
12:50Il aimait ses parents.
12:51Tout comme son frère et ses soeurs,
12:53il est passé à l'acte car il voulait
12:54se débarrasser de ses douleurs,
12:56de ses souffrances psychologiques
12:57qui le dévorent.
12:59Valentin parle de la maladie de Lyme,
13:01qui le handicap depuis l'enfance,
13:03au point qu'il a arrêté l'école
13:04au CM1-CM2.
13:06Toutes ces années,
13:07sa mère l'a accompagnée,
13:09voire des spécialistes,
13:10Allemagne, Espagne,
13:11des médecines alternatives
13:13à base de plantes sans succès.
13:15Valentin dit qu'il n'en pouvait plus.
13:17Il voulait prendre un nouveau départ,
13:19changer d'identité,
13:20partir.
13:21Son but était selon lui
13:23de s'en sortir,
13:25avancer seul,
13:26construire une vie hors de toute civilisation,
13:29au calme,
13:30dans un bois.
13:34Le frère,
13:35les sœurs
13:36et les membres de la famille de Valentin
13:38sont entendus.
13:39Selon eux,
13:39le jeune garçon n'a jamais été agressif.
13:41On le présente comme isolé,
13:43en retrait de la famille,
13:45fatigué en permanence
13:46à cause de cette
13:48maudite maladie de Lyme.
13:50Didier et Isabelle,
13:52les parents sont unanimement
13:53décrits comme attentifs,
13:55affectueux avec leurs enfants,
13:56toujours prêts à les aider.
13:57Ils mettaient tout un œuvre
13:59pour que Valentin aille mieux,
14:01déclare un proche.
14:04Des aveux,
14:05mais à ce tas,
14:06c'est trop tôt encore sans doute.
14:07Pas d'explication précise
14:08sur la raison de ce double parricide.
14:10Les douleurs avancées par Valentin
14:12sont-elles réelles ?
14:13De quoi souffre vraiment l'adolescent ?
14:15Eh bien,
14:15ce sera aux experts de trancher.
14:18Et vous allez voir
14:19que ça va être très intéressant
14:20parce que les experts
14:21vont découvrir des choses
14:22que sans doute
14:23les parents avaient peut-être vues,
14:24mais en tout cas
14:25n'ont pas prêté attention
14:26à ces douleurs suffisamment
14:28pour savoir ce qu'il en était exactement.
14:30On va voir tout ça
14:31dans la suite de l'émission.
14:33Maître Dominique Arcadio,
14:35vous êtes avec nous
14:35dans le studio
14:36de l'heure du crime,
14:36avocat de l'oncle de Valentin.
14:39Il est en garde à vue, Valentin.
14:42Il raconte spontanément
14:43tout ce qu'il a en tête.
14:45C'est étonnant
14:46parce qu'il pourrait dire
14:47souvent,
14:48quand on est dans ce stade,
14:49on est en sidération,
14:50on est incapable
14:51de dire ce qu'on a fait, etc.
14:53Là, c'est tout le contraire.
14:54Il n'a pas oublié
14:55une seconde de la tragédie ?
14:56Non, non.
14:57Il va dire tout
15:00et même ce qui l'accablerait.
15:03Parfois, on assiste
15:04à une tentative de dissimulation,
15:06mais là, c'est le contraire.
15:08Il va donner des informations
15:10qui vont conduire
15:13à reconnaître la préméditation.
15:15Il va expliquer sa souffrance
15:18presque pas à pas
15:20et on va être avec lui
15:22dans l'escalier
15:23quand on sera à l'audience.
15:24Il monte, il s'arrête,
15:26il hésite, il reste longtemps.
15:28On entend même sa respiration
15:30lorsqu'il parle.
15:31Bien sûr.
15:31On se plaît à penser
15:33qu'il était sur le point
15:35de descendre, peut-être,
15:36mais à ce moment-là,
15:37sa mère surgit
15:39et il a peur,
15:40il le dira,
15:41qu'elle le reconnaisse.
15:42Pour ne pas la faire souffrir,
15:44pour qu'elle n'ait pas
15:45la dernière image
15:46de son enfant
15:47avec une arme devant elle,
15:48il tire.
15:49Et ensuite,
15:50il tirera sur son père.
15:51Donc, il va dire
15:52des choses terribles
15:52comme aussi les coups de feu
15:54qu'il donnera ensuite
15:55devant les spasmes des parents,
15:56mais peut-être pour les achever
15:58plus, davantage,
15:59pour ne pas les voir souffrir.
16:01Donc, on a tout de suite
16:02d'entrée une ambivalence
16:03extraordinaire
16:04entre des faits
16:06qui sont effroyables
16:07et une souffrance humaine
16:10qui transparaît.
16:11Alors, effectivement,
16:12il veut effacer ses parents aussi
16:14parce qu'il met le feu quand même.
16:16Donc, il veut tout détruire.
16:17Il veut, il va le dire.
16:19Une nouvelle vie
16:19qui s'ouvre à moi,
16:20qui s'ouvre à moi
16:21et tout, etc.
16:22Ce que je cherche,
16:22c'est une nouvelle vie.
16:24Vous êtes l'avocat
16:25de l'oncle de Valentin.
16:26Dans la famille,
16:28lorsqu'évidemment,
16:29on apprend cette tragédie
16:31épouvantable,
16:32qu'est-ce qu'on dit
16:33sur Valentin ?
16:34On dit ça devait arriver
16:35ou bien c'était pas possible
16:36que ça se passe comme ça ?
16:39On dit
16:39il était étrange.
16:41On dit
16:42je le connaissais peu.
16:44Finalement,
16:45c'était une ombre.
16:46Mais à aucun moment
16:47on n'a pu le penser.
16:48On dit
16:49il a parfois eu
16:49des réactions
16:50un peu disproportionnées
16:52mais pas de réactions
16:52pour autant violentes.
16:54Non,
16:55je pense que c'est un coup de tonnerre
16:57qui frappe cette famille
16:58dans un cadre
16:59assez idyllique
17:00parce qu'on a parlé
17:02de cette convenance
17:02mais on n'a pas dit
17:03que cette maison
17:03était toute belle
17:04qu'elle avait été bien
17:05complètement retapée.
17:06C'est un beau lieu
17:08et c'est un lieu
17:09qui compte pour la famille
17:10qui va être anéanti
17:12par l'incendie.
17:14Probablement,
17:14ça aussi,
17:14ça a beaucoup de sens.
17:16En détruisant
17:17ce lieu de vie,
17:18il y a une espèce
17:19de fuite
17:20qui est impossible.
17:21On le sait bien.
17:22Nous,
17:23on le sait.
17:23Mais pour un adolescent
17:25comme ça,
17:26c'est into the wild.
17:27Il va partir,
17:28il va vivre
17:29dans la nature,
17:31il va se nourrir
17:32de ce qu'il chassera
17:33ou pêchera
17:34et il boira de l'eau.
17:35C'est ça,
17:35le monde
17:36qu'il imagine.
17:37Ça n'a aucun sens.
17:39Ça n'a aucun sens.
17:40Effectivement,
17:41c'est un peu
17:41au centre
17:42de cette histoire.
17:44Ça n'a aucun sens.
17:45Effectivement,
17:46c'est une réflexion
17:47qui va revenir souvent.
17:48Serge Pueyo,
17:49vous êtes notre correspondant
17:51RTL à Nisère.
17:52Vous avez enquêté
17:52sur cette histoire.
17:53Vous êtes allé
17:54dans ce village
17:56qui est morcelé.
17:57Ce sont des fermes
17:57qui sont un petit peu partout.
17:59Du côté des gens
18:01qui connaissaient
18:01la famille,
18:02qu'est-ce qu'on dit
18:02dans ce coin-là ?
18:04C'est la stupéfaction
18:06la plus totale.
18:07On n'imaginait jamais
18:08une seconde
18:09un tel drame.
18:11Il y a d'ailleurs
18:11une amie d'Isabelle,
18:13la mère de famille,
18:15qui dira
18:16qu'elle avait l'impression
18:17de faire un cauchemar
18:18lorsqu'on lui a appris
18:19ce drame.
18:20Elle se demandait
18:21si elle allait se réveiller.
18:23Elle disait
18:24comment un enfant
18:25de 15 ans
18:25peut-il tuer ses parents
18:26à coups de carabine,
18:28mettre le feu à la maison ?
18:29Donc, vraiment,
18:30on n'arrive pas
18:31à comprendre
18:33comment Valentin
18:34en est arrivé là.
18:35Surtout qu'il n'y avait
18:36pas de signe précurseur.
18:38Il y avait eu
18:38quelques petites colères,
18:39mais rien
18:40d'extraordinaire.
18:42Et puis,
18:43il semblait
18:44aimer ses parents.
18:45Et donc,
18:46voilà,
18:46il n'y avait pas
18:46de conflit
18:48ouvert et larvé
18:49dans la famille.
18:50Donc,
18:51c'est vraiment
18:52l'incompréhension
18:53la plus totale.
18:53Alors,
18:54Maître Dominique Arcadieu,
18:56on entend ce que dit
18:56Serge Peillot.
18:57C'est un garçon
18:58qui était un petit peu
18:59à part,
18:59mais qui n'a pas l'air
19:00méchant comme ça,
19:01etc.
19:01Il est un peu en marge,
19:03finalement.
19:03Un peu en permanence.
19:04Il est d'autant plus
19:05en marge que
19:06pour le soigner
19:07et peut-être aussi
19:09pour le protéger
19:10d'un risque
19:11d'hospitalisation psychiatrique,
19:13c'est une question
19:13qu'on se posera.
19:14Sa mère et son père
19:15vont l'isoler.
19:17Il n'ira plus à l'école.
19:18Il n'a qu'un ou deux amis.
19:21Essentiellement,
19:22par biais numérique
19:23pour l'un d'entre eux,
19:25il est donc
19:27terriblement
19:27dans un repli social
19:28énorme.
19:29C'est un garçon
19:31qui n'a pas
19:32d'interaction
19:33à part ses parents
19:34et à part les soins
19:36très douloureux
19:37qui sont les siens.
19:37Donc,
19:38il est en marge
19:39et il va grandir
19:41en marge
19:41et avec une souffrance.
19:43Une souffrance physique,
19:44probablement,
19:45elle,
19:45liée à la maladie de Lyme.
19:47Une souffrance psychique
19:48sur les causes
19:51sur lesquelles
19:52on peut peut-être
19:53encore s'interroger.
19:55Des experts
19:56vont effectivement
19:57tenter
19:58d'éclairer ce geste.
20:00Valentin,
20:01le double parricide
20:02de la combe noire,
20:03je suis rassuré,
20:04peut-être parce que
20:05je serai jugé.
20:06L'enquête de l'heure
20:07du crime,
20:07de quel trouble
20:08souffre réellement l'adolescent,
20:09cache-t-il un visage secret
20:10et ignoré de ses proches ?
20:12C'est à suivre
20:12dans un court instant
20:13sur RTL.
20:15Merci d'écouter RTL.
20:24RTL
20:26Votre radio
20:27Salut !
20:28L'heure du crime
20:29présentée par
20:30Jean-Alphonse Richard
20:31sur RTL.
20:33Je sais qu'il ne voulait
20:34plus voir personne
20:35parce qu'il était malade,
20:37il n'allait plus à l'école,
20:38il avait recommencé l'école.
20:41Je les voyais
20:41quand il passait,
20:43elle me disait
20:43bonjour à lui,
20:45mais c'est affreux
20:46ce qui s'est passé.
20:48Ça ne se décrit pas,
20:49c'est affreux.
20:52Retour dans l'heure
20:53du crime
20:53sur l'affaire Valentin.
20:54Ce jeune adolescent
20:5515 ans a avoué
20:56avoir tué son père
20:57et sa mère
20:57à coups de carabine
20:58dans la maison familiale
20:59en Isère en 2023.
21:01Double parricide
21:02des plus mystérieux,
21:03il est incarcéré,
21:05examiné
21:05par une série d'experts.
21:09Les enquêteurs
21:10reconstituent
21:11le parcours
21:12scolaire
21:13et médical
21:13de Valentin.
21:14Depuis trois ans,
21:16il était suivi
21:16par le service
21:17d'éducation spéciale
21:18de Bourgogne-Jayeux.
21:19L'adolescent
21:20et sa mère
21:21évoquaient la maladie
21:22de Lyme.
21:23Mais le personnel
21:24pense en fait
21:25que l'adolescent
21:26souffre plutôt
21:27de troubles psychiques.
21:28On le dépeint ici
21:29comme un garçon froid,
21:31sans émotion,
21:32avec une haute estime
21:33de lui-même.
21:34En 2018,
21:35cinq ans avant la tragédie,
21:37un rapport
21:38de la clinique
21:39BCA
21:39en Allemagne
21:40avait diagnostiqué
21:42non pas la maladie
21:43de Lyme,
21:43mais une aggravation
21:45d'un syndrome
21:46autistique
21:47en garde à vue.
21:48Valentin
21:49s'était tout de suite
21:50senti soulagé
21:51par son interpellation.
21:53Je suis rassuré,
21:54disait-il,
21:55peut-être parce que
21:56je vais être
21:57enfin jugé.
22:01Mercredi 31 janvier
22:03et mardi 2 avril 2024,
22:05Valentin est examiné
22:06par les psychiatres.
22:07Ils ne croient pas
22:08à eux non plus
22:09aux effets
22:09de la maladie de Lyme.
22:10Ils penchent
22:11pour un trouble
22:12autistique
22:14associé
22:15à une profonde
22:16dépression.
22:17Une amie proche
22:17des parents
22:18indique aux enquêteurs
22:19« Jamais Isabelle,
22:20la maman,
22:21ne s'est interrogée
22:21sur la santé mentale
22:23de son fils.
22:23On peut se demander
22:24si Isabelle et Didier
22:25connaissaient vraiment
22:26Valentin,
22:27selon les psys.
22:28Le risque de récidive
22:30du suspect
22:30est entre modéré
22:32et élevé.
22:33Les faits,
22:34disent-ils,
22:34sont intervenus
22:35dans une période
22:36d'isolement social,
22:38d'affect négatif,
22:40d'engagement des parents
22:41dans une errance médicale
22:44au sujet
22:44de la maladie
22:45de Lyme.
22:46Au moment des faits,
22:48Valentin a montré
22:49une froideur émotionnelle
22:51et un niveau élevé
22:52de violence.
22:53Son jugement
22:54a pu être altéré,
22:55mais certainement
22:56pas aboli.
22:58Très important
22:58ce que disent
22:59les experts
23:00et les experts psy,
23:01jugement qui n'est pas
23:02aboli,
23:02ça veut dire
23:02qu'on va pouvoir
23:03juger ce garçon.
23:05Dans quelles conditions ?
23:06On va le voir évidemment
23:07dans la suite
23:08de l'heure du crime.
23:09Un petit mot avec vous
23:10tout de suite,
23:10Serge Peuillot,
23:11journaliste et correspondant
23:12RTL à Nisère.
23:13Il a une phrase
23:14en garde à vue
23:15qui m'a beaucoup frappé.
23:16Il dit
23:16« Je suis rassuré,
23:17peut-être parce que je vais
23:18être jugé »
23:19dit Valentin.
23:21Ça y est,
23:21pour lui,
23:22ça paraît être une libération,
23:24la fin d'un cauchemar.
23:25Oui,
23:25peut-être que lui aussi
23:27cherche à comprendre
23:28comment il a pu en arriver là.
23:29C'est vrai qu'en interrogatoire,
23:32en tout cas devant les gendarmes,
23:33ça reste un adolescent froid
23:36qui ne montre pas d'émotion
23:38par rapport aux faits
23:40qu'il décrit.
23:40Quand même,
23:41tué ses parents
23:42de sang-froid
23:43avec une carabine,
23:44ce n'est pas rien.
23:45Pourtant,
23:46il reste sans émotion.
23:47Peut-être qu'il s'est enfermé
23:49dans cette maladie de Lyme
23:52qui semble avoir
23:55contaminé toute la famille.
23:56C'est lui-même
23:56qui a ses mots,
23:58d'ailleurs,
23:58devant les enquêteurs.
23:59C'est quelqu'un
24:01qui est isolé,
24:02vous l'avez dit,
24:03qui fait des jeux vidéo
24:06et sur une plateforme
24:08où il échange
24:09avec des gens
24:11mais par le biais
24:12de Discord
24:13qui est une application
24:14avec des messages
24:15de partage de fichiers.
24:16C'est effectivement
24:17un adolescent
24:19renfermé
24:19dans son monde
24:20et qui,
24:22peut-être,
24:22après ce drame épouvantable,
24:25commence peut-être
24:26à ouvrir les yeux.
24:27C'est ça.
24:28C'est important
24:28ce que vous dites,
24:29Serge Pueyo.
24:29Effectivement,
24:30très intéressant.
24:31Maître Dominique Arcadio,
24:32vous êtes l'avocat
24:33de l'oncle de Valentin
24:34dans cette histoire.
24:36Serge vient de le dire,
24:38une maladie
24:39qui a contaminé
24:39toute la famille
24:40et d'ailleurs Valentin
24:41le dit,
24:42il laisse entendre.
24:43Et pourtant,
24:44cette maladie de Lyme,
24:45maître Dominique Arcadio,
24:46c'était qu'un mirage,
24:48finalement,
24:48d'après ce que disent
24:49les experts.
24:50Ce n'était pas un mirage,
24:51c'était un trompe-l'œil.
24:53C'est-à-dire qu'elle a existé,
24:57la mère en avait souffert,
24:58un fils en avait souffert,
25:00il est probable,
25:01il est possible,
25:02en tout cas,
25:03que Valentin
25:05l'ait contracté
25:06dans une première période.
25:08Il n'est pas certain
25:09qu'au dernier état,
25:10elle ait été active,
25:11mais il avait bien
25:12ses fatigues,
25:13il avait bien
25:14ses éléments de faiblesse
25:17qu'on peut peut-être
25:18mettre sur le compte
25:18d'autres choses,
25:19après coup,
25:20peut-être sur sa dépression
25:22qui est patente.
25:24Qui est réelle.
25:25Voilà,
25:26qui est réelle.
25:26Mais je pense que,
25:29agissant comme un trompe-l'œil,
25:30elle a masqué le paysage
25:32et elle a permis
25:33peut-être de cacher
25:34une petite dimension autistique
25:36qui est chez cet enfant
25:37qui aurait,
25:38le repli de soi
25:39était très évident,
25:41qui aurait peut-être
25:42pu être prise en charge
25:42différemment
25:43et on regrette
25:45qu'un certain nombre
25:46de rendez-vous
25:47aient été manqués
25:47sur le plan médical,
25:49sur le plan humain,
25:50par des gens
25:51qui voulaient bien faire
25:51et qui peut-être
25:52ne se sont pas rendus compte
25:54qu'en essayant
25:55de protéger cet enfant
25:57en l'isolant,
25:57ils accentuaient peut-être,
25:59sans le savoir,
26:02sa nature psychologique.
26:05Alors évidemment,
26:06on ne va pas jeter
26:06la pierre aux parents,
26:08ils sont morts,
26:08ils sont les victimes,
26:09évidemment,
26:09on ne va pas accabler
26:10qui que ce soit,
26:12mais ils ont peut-être
26:13été un peu aveuglés,
26:14ils se sont peut-être
26:15trompés sur le bon traitement
26:17qu'ils auraient eu
26:17pour leur enfant,
26:18peut-être ça leur faisait peur aussi.
26:20Bien sûr,
26:21c'est difficile
26:22de redouter
26:24que son enfant
26:25soit soigné
26:26en hôpital psychiatrique,
26:27peut-être que ça
26:28n'aurait pas été le cas,
26:29mais c'était une crainte
26:31légitime pour cette mère
26:32qui aimait son enfant
26:33et peut-être à trop vouloir
26:35protéger cet enfant,
26:37on a créé les conditions
26:38d'un événement
26:39qui était indépassable,
26:42ingérable
26:42et d'une souffrance
26:44qui à un moment donné
26:45est devenue
26:46intolérable pour lui.
26:47C'est comme ça en tout cas
26:48qu'il a décrit les choses,
26:49notamment à l'audience.
26:52Serge Piaillot a un mot là-dessus
26:53et c'est important,
26:54il prend la fuite Valentin
26:55parce que ça,
26:56ce n'est pas anodin,
26:57il s'en va,
26:57il faut qu'il parte,
26:58il faut qu'il parte de France,
27:00il ne sait pas où il va,
27:01mais en tout cas,
27:01il faut qu'il parte
27:02cette fuite
27:03parce qu'il fuit aussi sa maladie,
27:05c'est ça,
27:06il fuit sa douleur.
27:07Oui, c'est ça,
27:08il dit d'ailleurs
27:09qu'il voulait refaire sa vie
27:10loin de ses parents,
27:12loin de sa famille,
27:13qu'il voulait repartir à zéro,
27:15ce sont ses termes,
27:16c'est vrai que ça interpelle
27:18de la part d'un enfant
27:19de 15 ans seulement
27:21et donc effectivement,
27:23il a pris la fuite
27:24dans sa logique
27:25d'oublier tout ce qu'il avait vécu
27:29à Château-Villain
27:30dans cette maison
27:31avec ses parents,
27:32même si ses parents
27:33n'avaient pas été maltraitants
27:34ou inattentifs avec lui,
27:36mais en tout cas,
27:37voilà,
27:37c'était sa solution
27:38d'éliminer ses parents
27:40pour pouvoir prendre son envol
27:42loin de Château-Villain.
27:44Le Benjamin de la famille
27:46va être jugé.
27:48Valentin,
27:48le double parricide
27:49de la Combe Noire,
27:50il assume l'indicible
27:52et assume avoir tué ses parents.
27:54L'enquête de l'heure du crime,
27:55on se retrouve dans un instant
27:57sur RTL.
27:58Merci d'écouter RTL.
28:09RTL,
28:10votre radio.
28:12L'heure du crime,
28:13présentée par Jean-Alphonse Richard
28:15sur RTL.
28:17Au programme de l'heure du crime,
28:19l'affaire Valentin,
28:20ce jeune adolescent de 15 ans
28:22a avoué avoir tué son père
28:23et sa mère en novembre 2023
28:24en Isère.
28:26Un double parricide
28:27au contour toujours flou,
28:29il est jugé deux ans plus tard.
28:34Mardi 11 mars 2025,
28:36Valentin,
28:36désormais âgé de 17 ans,
28:38comparé devant le tribunal
28:39pour enfants
28:40de Bourgouin-Jailleux
28:41en Isère,
28:42accusé d'assassinat.
28:43Il n'est pas jugé
28:44par la cour d'assises
28:45des mineurs,
28:46il n'avait en effet
28:48que 15 ans
28:49au moment des faits.
28:50Procès à huis clos,
28:51l'état mental et psychique
28:53de l'adolescent
28:53est au centre des débats.
28:55Valentin est toujours incapable
28:56d'expliquer son geste.
28:58Maître Dominique Arcadio,
28:59avocat de l'oncle
29:01de l'accusé,
29:01partie civile,
29:02décrit un garçon
29:03très concerné,
29:05très précis,
29:06qui assume l'indicible
29:07et assume avoir tué
29:09ses parents,
29:10quelqu'un qui ne se dérobe pas,
29:12qui ne se fait pas de cadeau.
29:14L'accusé ne semble être
29:15ni dans la tristesse,
29:16ni dans les larmes.
29:18L'administration pénitentiaire
29:19le décrit comme un détenu
29:21qui tient sa cellule propre,
29:23impeccablement rangée.
29:24Sur le fait qu'il porte
29:25toujours la même veste,
29:27devenue trop petite
29:28en promenade,
29:28il répond,
29:29« Je la garde
29:30quand je sors de ma cellule,
29:32comme si elle me protégeait
29:34de la saleté de dehors. »
29:36En cellule,
29:37je l'enlève.
29:40Le frère aîné
29:41et les deux sœurs
29:42de Valentin témoignent.
29:43Tous sont venus
29:45le visiter en prison.
29:46À la barre,
29:47son frère
29:47s'adresse à lui.
29:48« On a besoin d'une peine,
29:50mais sache que je ne veux pas
29:51que le temps
29:52que tu vas passer
29:53privé de liberté
29:54soit du temps perdu. »
29:56L'avocat de la fratrie,
29:57maître Julien Dreyfus,
29:59indique que frères et sœurs
30:00ont encouragé Valentin
30:01à se pardonner,
30:02même si eux
30:03ne peuvent pas encore
30:05le faire.
30:06Maître Sophie Jonquet
30:07explique que sa cliente,
30:08la grand-mère de Valentin,
30:10est dans une position
30:10ambivalente.
30:11Elle souhaite
30:12que justice soit faite,
30:13mais qu'on préserve
30:14aussi un avenir
30:16pour son petit-fils,
30:17déclare-t-elle.
30:20On est donc dans ce procès
30:21à huis clos,
30:22fermé à la presse,
30:23fermé au public.
30:24Il n'y a que les avocats,
30:26l'accusé, évidemment,
30:27et puis le tribunal
30:29qui est là.
30:30On va voir, évidemment,
30:31quel va être le jugement
30:32dans le prochain chapitre.
30:34On garde cette décision
30:36pour la suite de l'émission.
30:38Maître Dominique Arcadio,
30:39vous êtes l'avocat
30:40de l'oncle de Valentin.
30:41Évidemment,
30:42je vous ai cité,
30:42même dans ce petit récit
30:44du procès,
30:45vous êtes à ce procès.
30:47Première question,
30:48toute simple.
30:49À quoi est-ce qu'il ressemble
30:50l'accusé ?
30:51Parce que vous,
30:51évidemment,
30:52vous ne l'avez pas vu
30:53avant ce procès.
30:54Vous le découvrez
30:55comme le tribunal.
30:57Là, il est debout,
30:59il regarde.
31:00À quoi est-ce qu'il ressemble ?
31:01Mon premier contact,
31:03c'est effectivement
31:04l'audience.
31:05Et là, j'ai un enfant,
31:06enfin un jeune homme,
31:07de petite taille,
31:09avec des traits fins,
31:11des cheveux courts,
31:13un visage avec peu d'expression
31:15et qui parle avec une précision
31:17extraordinaire.
31:18Il va dire des mots d'adulte,
31:21j'ai tiré de façon frénétique.
31:24J'ai tué ce chien,
31:26mais je n'avais pas d'affection
31:27particulière pour lui.
31:28Il parle comme ça.
31:30On a l'impression,
31:32en tout cas au début de l'audience,
31:34qu'il y a un manque d'affect.
31:36Et c'est assez troublant.
31:38Il va aussi être dans le débat,
31:40mais toujours un débat constructif,
31:41avec madame le procureur de la République,
31:44en lui expliquant,
31:44mais non madame,
31:45je me permets d'exprimer
31:46une opinion contraire,
31:47pourquoi pas.
31:48Enfin, c'est assez surréaliste.
31:50Et puis le temps passe,
31:52l'audience avance,
31:53et il y a des lézardes
31:55qui se créent.
31:56On a l'impression
31:56qu'il fond un peu l'armure,
31:57en particulier lorsque
31:58ses sœurs, son frère,
32:01son oncle vont parler.
32:02C'est un moment important.
32:02C'est des moments de bascule,
32:04et c'est là
32:05qu'on assiste à quelque chose.
32:08En particulier,
32:09la présidente du tribunal
32:11qui mène ce dossier
32:13de main de maître,
32:14c'est une juge pour enfant,
32:15mais à la fois de l'humanité
32:17et aussi une certaine force de caractère,
32:22lui demande
32:23s'il aimait son père,
32:25et il lui dit
32:25« Oui, j'aimais mon père. »
32:28Et à ce moment-là,
32:28il a un sanglot dans la voix.
32:30Je lui pose la question
32:31« Mais alors,
32:31vous n'aimiez pas votre mère ? »
32:33Et il a cette réponse
32:34« J'aimais mon père,
32:36mais il fallait que je ne lui ai pas dit
32:38parce que c'était mon père,
32:39c'était un père à l'ancienne,
32:40on ne lui disait pas.
32:41Mais ma mère,
32:42je n'avais pas besoin de lui dire,
32:43elle savait que je l'aimais. »
32:45Et là,
32:45on a le paradoxe
32:46de ce drame.
32:48Il tue des gens
32:49qu'il aime
32:50et il les tue
32:51d'une façon absolument horrible.
32:53Et là,
32:55je pense qu'à un moment donné,
32:56la clé du dossier
32:59vient de cette question
33:00de la présidente.
33:01Pourquoi l'avez-vous fait ?
33:03Vous souffriez ?
33:03Oui, je souffrais.
33:04Donnez-nous un chiffre.
33:06Vous souffrez sur une échelle de 10 ?
33:08Je souffrais
33:09à 9 sur 10.
33:11Et après,
33:12avoir commis ce geste,
33:13brusquement,
33:15je me suis senti mieux.
33:16Et puis,
33:17j'ai recommencé à souffrir.
33:19Et là,
33:19je lui ai posé la question
33:20« Mais vous souffrez
33:22comment ? »
33:24Et là,
33:25j'ai compris
33:25que c'était le remords
33:26qui le faisait souffrir.
33:27On est passé d'une souffrance
33:29qui était
33:29la raison de son geste
33:31à une autre souffrance
33:32qu'il a troquée
33:33et qui aujourd'hui
33:33ne nous a pas échappé.
33:35C'est qu'aujourd'hui,
33:36il est dans une souffrance
33:36différente,
33:37peut-être moins importante,
33:39j'en sais rien,
33:39mais de remords.
33:40Est-ce qu'il a des regrets ?
33:41Je ne parle pas de remords.
33:42C'est des remords,
33:43on peut en avoir.
33:43Mais est-ce qu'il a exprimé
33:45des regrets ?
33:47Il a exprimé des regrets,
33:48mais pas autant
33:50qu'on peut l'imaginer.
33:51Son regret,
33:52c'était que
33:54rien ne se soit produit
33:55depuis le début de sa vie,
33:56que finalement,
33:57il ait mené une vie normale,
33:58qu'il n'ait pas eu mal.
33:59À la limite,
34:00il y a,
34:01par rapport aux événements
34:02eux-mêmes,
34:03il n'a pas ce regret
34:04qui consisterait à dire
34:05« Finalement,
34:06cette nuit,
34:06je n'aurais pas dû me lever,
34:07je n'aurais pas dû faire ça. »
34:08Il était dans une logique,
34:09une continuité
34:10de quelque chose
34:11qu'il avait déjà programmé
34:12quelques jours avant.
34:13Donc,
34:14je pense qu'il a même
34:15cette expression
34:16« Ça s'est produit,
34:17on ne peut plus revenir en arrière. »
34:19Donc,
34:20à quoi
34:21des regrets
34:22pourraient-ils servir ?
34:23Donc,
34:24il y a quand même
34:25ce paradoxe.
34:25Il y a un pragmatisme
34:26assez froid,
34:27presque cynique,
34:28j'ai envie de dire.
34:29En tout cas,
34:31il y a
34:32une part
34:33de rapport social
34:35qui lui manque
34:36et c'est peut-être
34:37la part liée
34:38à cette pathologie
34:38dont on a non plus parlé
34:40les experts.
34:40Juste un petit mot encore.
34:42Le frère,
34:43les sœurs sont là.
34:44C'est un moment
34:45de rencontre.
34:46Ils n'ont toujours
34:47pas soutenu
34:48leurs frères,
34:49mais ils ont essayé
34:51de l'aider.
34:52Oui,
34:52ils ont été
34:53dans une posture
34:54très courageuse,
34:55dans la sévérité,
34:56mais malgré tout,
34:58dans l'idée
34:59que peut-être
35:00demain,
35:00ils sortiraient
35:01et qu'il fallait
35:02faire ce que
35:03leurs parents
35:04auraient souhaité
35:05qu'ils fassent.
35:06Ne le laisse pas
35:07tomber.
35:08C'est vrai pour l'oncle,
35:09c'est vrai pour les frères
35:09et sœurs.
35:11Prolonger
35:11l'œuvre
35:12de bienfaitrice
35:14des parents.
35:15Voilà.
35:17Trois jours d'audience,
35:18puis le jugement.
35:20Valentin,
35:20le double parricide
35:21de la combe noire.
35:22Je ne voulais pas
35:23que la dernière chose
35:24que mes parents voient
35:25avant de mourir
35:26soit leur fils
35:26en train de tirer.
35:28L'enquête
35:28de l'heure du crime.
35:29Je vous retrouve
35:29tout de suite
35:30sur RTL.
35:31Cette émission
35:32vous intéresse ?
35:33Vous en voulez plus ?
35:34Retrouvez toutes
35:35les archives
35:36en podcast
35:36sur l'appli RTL.
35:39L'heure du crime
35:40présentée par
35:41Jean-Alphonse Richard
35:42sur RTL.
35:44Dans l'heure du crime,
35:45l'affaire Valentin.
35:46Cet adolescent
35:47a reconnu avoir
35:47tué ses parents
35:48à la carabine
35:49en novembre 2023
35:50en Isère
35:51dans la maison familiale.
35:53Jugé deux ans plus tard,
35:54il n'a pas pu
35:54expliquer son geste.
35:56Après trois jours
35:57d'audience,
35:57le jugement va tomber.
36:01Jeudi 13 mars 2025,
36:03Valentin est condamné
36:04à 12 ans
36:05d'emprisonnement
36:06et à 7 ans
36:07de suivi socio-judiciaire
36:08pour le double parricide.
36:10Lors du procès,
36:11il avait confirmé
36:12avoir porté
36:13une cagoule
36:14ce matin-là.
36:15Je ne voulais pas
36:16que la dernière chose
36:17que mes parents voient
36:18avant de mourir
36:19soit leur fils
36:20en train de tirer.
36:24Son frère,
36:25ses sœurs,
36:26continuent
36:27d'entourer Valentin
36:28leur projet
36:29est de rénover
36:30ensemble
36:31une maison
36:32dans la Drôme
36:32où leurs parents
36:34s'étaient mariés.
36:36C'est difficile
36:36à avaler.
36:37On ne peut pas savoir
36:39ce qui s'est passé
36:39dans les familles.
36:41On ne vit pas avec.
36:42C'est normal
36:42qu'on soit choqué
36:43parce que quand
36:44il arrive des choses
36:45pareilles,
36:45c'est bien terrible ça.
36:47Patrick,
36:48un document RTL,
36:50un voisin de la famille
36:51qui à l'époque
36:52était interviewé
36:52par Raphaël Vantard.
36:55Maître Dominique Arcadio,
36:56vous êtes avec nous
36:57dans cette heure du crime,
36:58avocat de l'oncle
36:59de Valentin.
37:0012 ans
37:00pour Valentin,
37:037 ans
37:03de suivi
37:04socio-judiciaire
37:05pour ce double parricide.
37:07Ça vous paraît
37:08être une peine
37:08normale ?
37:10Le tribunal
37:11a bien jugé
37:12cette affaire ?
37:15Il faut avoir assisté
37:17à ces trois jours
37:17d'audience
37:18pour
37:20effectivement
37:21porter un jugement
37:22sur cette peine.
37:23Je pense qu'elle a
37:24correspondu
37:25à une vérité
37:26d'audience,
37:26c'est-à-dire
37:27un progrès
37:29de cet auteur
37:30vers une reconnaissance
37:31des faits.
37:33Elle tenait compte
37:34aussi d'une altération
37:35de sa capacité mentale.
37:38Altération
37:39masquée sans doute
37:40par certaines capacités
37:42d'expression
37:42à une intelligence
37:44peut-être hors normes
37:45mais sur le plan social
37:46il y avait quelque chose
37:47qui n'allait pas.
37:48Et on ne peut pas
37:49juger de la même façon
37:50un mineur
37:51et un mineur
37:52dont la conscience
37:53est altérée
37:54en partie
37:55au moment des faits.
37:57Donc
37:5713 ans
37:58de réquisition
38:00une peine
38:00de 12 ans
38:02et je crois
38:03que ça s'inscrivait
38:04dans une compréhension
38:05d'un dossier
38:06où la souffrance
38:07était partout.
38:09Si vous me permettez
38:10peut-être
38:10j'avais utilisé
38:12une image
38:13je ne sais pas
38:14si elle va paraître
38:15pédante ou pas
38:16mais elle me paraissait
38:18refléter ce dossier.
38:19J'avais l'image
38:19d'un tableau
38:21de Jérôme Bosch
38:22vous savez
38:22ce peintre flamand
38:23qui présente
38:24des personnages
38:25un peu partout.
38:27Des personnages
38:28parfois difformes.
38:29Difformes
38:29il y avait effectivement
38:30partout
38:31des personnages
38:32un peu difformes
38:32qui paraissaient
38:34en surimpression
38:35un peu les parents
38:36le père
38:36qu'on oublie presque
38:37dans le tableau
38:38la mère qui est assez présente
38:39mais pas tant que ça
38:40finalement
38:40et puis partout
38:41un personnage
38:42qui est là
38:43qui est la maladie de Lyme
38:44qui habite le tableau
38:46et puis autre chose
38:47peut-être
38:47la dépression
38:48l'autisme
38:49et puis une maison
38:50qui brûle
38:51comme dans les tableaux
38:51de Jérôme Bosch
38:53tout dossier
38:54a une image
38:55donne une couleur
38:57et cette couleur-là
38:59qui était effroyable
39:00finalement
39:00c'était la couleur
39:01d'une souffrance collective
39:03souffrance des parents
39:04qui vont perdre la vie
39:06souffrance
39:06des parents
39:07qui sont présents
39:08qui sont prêts
39:09malgré tout
39:10à faire un effort
39:11pour accueillir encore
39:12en leur sein
39:13ce jeune homme
39:14qui sera un jeune homme
39:16lorsqu'il sortit en détention
39:17et souffrance aussi
39:18de l'auteur des faits
39:19donc on ne pouvait pas
39:20être totalement indifférent
39:22à cet aspect du dossier
39:23et je pense que
39:24le tribunal pour enfants
39:25justement
39:26dans cette peine
39:27qui n'est pas une peine
39:28immense
39:29a tenu compte
39:30de toutes ces dimensions
39:31du dossier
39:32il fallait voir ce dossier
39:33avec un regard humain
39:34Serge Puyot
39:35vous êtes avec nous
39:35journaliste
39:36correspondant RTL
39:36en Isère
39:37vous connaissez bien
39:38ce dossier
39:38vous êtes allé sur place
39:39vous avez enquêté
39:40la justice est passée
39:41et bien passée
39:42selon maître Dominique Arcadio
39:44qui est avec nous
39:46Serge
39:46cette histoire
39:47elle a beaucoup marqué
39:49ce coin
39:50de l'Isère
39:51et elle est toujours
39:52très présente
39:53complètement
39:54toute la région
39:54a été touchée
39:55et même au-delà
39:56et puis Château-Villain
39:57bien sûr
39:58reste marqué
39:59au fer rouge
40:00par ce drame
40:00je pense que dans
40:01100 ans
40:02on en parlera encore
40:03un adolescent de 15 ans
40:05qui tue froidement
40:06ses parents
40:06c'est quelque chose
40:07d'indélibile
40:08et qui restera
40:09marqué à jamais
40:10dans cette région
40:11dans cette commune
40:12avec effectivement
40:14des faits
40:15qu'on a encore
40:16aujourd'hui
40:16du mal à comprendre
40:17on n'a pas encore
40:18évidemment
40:19toutes les réponses
40:20aux questions
40:21même si
40:21effectivement
40:22c'est terrifiant
40:24de dire ça
40:24mais cet épouvantable crime
40:26a permis aussi
40:27d'avoir une espèce
40:28de vérité derrière
40:29qui a fini par jaillir
40:31le parricide
40:32le crime des crimes
40:33maître Dominique Arcadio
40:34comme on l'appelle
40:35parfois
40:36le parricide
40:36c'est rare
40:37effectivement
40:37il reste toujours
40:38un mystère criminel
40:39cette histoire
40:41elle vous a beaucoup marqué
40:42vous avocat
40:42l'histoire de Valentin
40:45elle ne pouvait pas
40:48me laisser indifférent
40:48j'étais arrivé
40:49à une période
40:50de ma carrière
40:51où j'avais eu
40:51des dossiers
40:52qui avaient été
40:53humainement difficiles
40:54et là
40:56j'ai l'âge
40:57d'être père
40:58d'être le père
40:59de ce jeune homme
41:00donc ça ne pouvait pas
41:01me laisser indifférent
41:01on dit le crime des crimes
41:03parce qu'en 1810
41:05vous savez qu'un parricide
41:06il était emmené
41:07à l'échafaud
41:08en chemise
41:09avec un voile noir
41:10sur la tête
41:11vous allez dire
41:12l'opprobre du parricide
41:13ça a changé depuis
41:15mais c'est néanmoins
41:16une peine plus sévère
41:17donc on est toujours
41:18dans un crime terrible
41:20que notre société
41:21n'accepte pas
41:22elle nous révulse
41:23et là
41:24la dimension
41:25c'est que quelque chose
41:26nous révulse
41:27et pourtant
41:27il faut savoir faire un pas
41:29pour essayer de comprendre
41:30ce qui s'est passé
41:31merci beaucoup
41:32Dominique Arcadio
41:33Serge Pueyo
41:34d'avoir été les invités
41:35de l'heure du crime
41:36merci à l'équipe de l'émission
41:37rédactrice en chef
41:37Justine Vignot
41:38préparation Marie Bossard
41:39Lili L'Abbaye
41:40réalisation en direct
41:41je l'attends
41:42en grève
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