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Le 7 avril 2004, un petit garçon de 10 ans, Jonathan Coulom est porté disparu pendant un voyage scolaire à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique). L’enquête stagne pendant des mois jusqu’à ce que les policiers explorent la piste d’un pédocriminel allemand… Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network

Archives : INA

#crime #crimestory #truecrime #disparition

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Transcription
00:01Vous écoutez Crime Story, l'homme en noir, deuxième et dernier épisode.
00:10Depuis l'enlèvement et le meurtre de Jonathan, 10 ans pendant une classe de mère,
00:14les gendarmes butent sur la piste locale, jusqu'à ce qu'ils réalisent qu'ils font fausse route
00:19et qu'on leur a peut-être soufflé la réponse depuis plusieurs mois.
00:25Seulement deux semaines après la disparition de Jonathan, des policiers allemands se sont invités dans l'enquête française.
00:32Avec peut-être la clé de l'énigme.
00:35Le jeudi 22 avril, la police judiciaire allemande prend contact avec les gendarmes français.
00:40Ils disposent d'éléments qui pourraient les intéresser.
00:43Une nuit d'août 2001, trois ans plus tôt, un petit garçon, Dennis Klein, a disparu du centre de vacances
00:49où il séjournait dans le nord de l'Allemagne.
00:51Le petit garçon est retrouvé mort une quinzaine de jours plus tard, à demi-nus, dans un bois.
00:58L'affaire du petit Jonathan leur rappelle étrangement les circonstances de la mort de Dennis Klein.
01:03Les policiers allemands n'ont pas réussi à arrêter le meurtrier,
01:06mais ils ont recueilli un certain nombre d'éléments sur le profil de l'homme qu'ils cherchent.
01:10Et ils se proposent de les partager avec les Français.
01:14Ils décrivent un homme d'allure sportive, masqué ou encagoulé,
01:19mesurant entre 1m80 et 2m et le plus souvent muni de gants.
01:23Un pervers qui aurait entre 28 et 35 ans et qui ferait irruption la nuit
01:28dans des dortoirs de foyers de vacances ou d'auberges de jeunesse
01:31où il réveillerait les jeunes garçons par des attouchements.
01:35Surtout, les Allemands soupçonnent l'homme d'avoir tué non pas un, mais quatre petits garçons, depuis 1992.
01:43Quatre enfants, qui se ressemblent physiquement, disparus en pleine nuit, en pyjama
01:47et depuis un camp de vacances ou un internat.
01:50Les autorités allemandes parlent aussi de 36 cas d'enlèvement et de sévices sexuels
01:55qui peuvent être imputés, faute d'autres pistes, à ce même homme,
01:59surnommé Schwarzman, en français, l'homme en noir.
02:02La première victime qu'il lui attribue s'appelle Stéphania.
02:05Ce garçon de 13 ans a disparu dans la nuit du 31 mars 1992 de sa chambre d'internat.
02:12Trois ans après, situation similaire, avec un autre garçon.
02:15Le matin du 24 juillet 1995, Dennis Rostel, 8 ans, manque à l'appel.
02:22Il vient de passer la nuit sous une tente avec d'autres enfants
02:25dans un centre de vacances du nord de l'Allemagne.
02:28Deux semaines plus tard, on découvre son cadavre, 250 kilomètres plus au nord, au Danemark.
02:35En 1998 cette fois, le matin du lundi 10 août,
02:39Niki Verstappen est vue pour la dernière fois par un camarade à 5h30.
02:44Une demi-heure plus tard, on perd la trace de cet enfant de 11 ans
02:47qui passait ses vacances dans un camping aux Pays-Bas.
02:50Son corps sera retrouvé le lendemain à moins d'un kilomètre.
02:55La quatrième victime est Dennis Klein.
03:04Damien, les enquêteurs avaient écarté cette piste, mais finalement ils y reviennent.
03:08Oui, alors on se souvient que la première piste des enquêteurs
03:11quand l'enlèvement est privilégié, c'est la piste locale.
03:13C'est quelqu'un du coin de Saint-Nazaire, de La Bôle,
03:16qui connaît les lieux et qui a enlevé Jonathan.
03:18Une fois que cette piste s'effondre, évidemment les gendarmes vont se souvenir
03:21de ce contact qu'ils ont eu avec les policiers allemands.
03:24Le seul problème, c'est qu'à l'époque où les allemands se sont manifestés,
03:28ce n'est pas qu'ils ont été méprisés par les gendarmes français,
03:30mais disons que le courant n'est pas très bien passé entre les allemands et les français.
03:35Et donc quand ils vont tenter de reprendre contact avec eux,
03:39ça va moyennement se passer.
03:40Et puis surtout, on a quand même perdu pas mal de temps.
03:41D'autant que d'autres éléments peuvent accréditer cette hypothèse-là.
03:45Alors, ce qui est déjà frappant, c'est le mode opératoire.
03:48Venir chercher des enfants la nuit dans des centres de vacances.
03:51Ça, c'est le premier point commun.
03:52Le deuxième, il est physique.
03:53C'est des enfants qui ont sensiblement le même âge,
03:56entre 11, 12, 13 ans, qui se ressemblent, qui ont les cheveux blonds,
04:00qui physiquement peuvent avoir vraiment une apparence assez similaire.
04:03Et puis, il y a la façon dont les victimes sont ligotées.
04:07C'est-à-dire que les gendarmes se disent
04:09que ça pourrait être une forme de signature de ce tueur
04:12qui utilise plusieurs mètres de cordelettes.
04:14Sur le cadavre de Jonathan, il y a plusieurs mètres de cordes
04:17qui ont été utilisés, avec ce lien qui passe à la fois par la tête,
04:20le cou, avant de rejoindre les poignets, puis les chevilles.
04:24Donc cette attache, elle est assez particulière.
04:26Évidemment, les gendarmes se sont intéressés
04:28à la façon dont ce cadavre avait été ligoté.
04:31Et ils vont déduire que ce sont des nœuds marins
04:34qui ont été parfaitement exécutés.
04:36Et ils se rendent compte, en discutant avec les Allemands,
04:39que toutes les disparitions des petits-enfants allemands
04:42qui sont attribuées au fameux Schwarzmann,
04:44elles se sont déroulées dans le nord de l'Allemagne,
04:47plutôt autour de villes portuaires.
04:49Donc là aussi, on peut trouver quelqu'un
04:50qui maîtrise les nœuds marins.
04:53À partir de ce moment-là,
04:55des centaines de tests ADN vont être effectués.
04:58On va chercher un peu partout.
04:59On va même se dire qu'il y a par exemple
05:02un chantier naval très important à Saint-Nazaire,
05:04qui est une base navale importante en France
05:06pour la construction de paquebots notamment.
05:08Les gendarmes vont chercher à savoir
05:10si au moment de la disparition du petit Jonathan,
05:12il y a des ouvriers, en tout cas,
05:14ou des ressortissants allemands
05:15qui sont embauchés ou que ce soit
05:17pour essayer de retrouver éventuellement
05:19la trace de quelqu'un qui aurait des attaches en Allemagne.
05:22C'est des tests ADN qui vont en fait ne pas aboutir.
05:26Et plus le temps passe, plus les mois passent,
05:28plus l'affaire, elle commence tout doucement
05:31à s'enliser et à devenir ce qu'on appelle un cold case.
05:37En 2007, le centre de vacances est détruit.
05:41Pour continuer leurs investigations,
05:43les gendarmes le reconstituent intégralement en 3D,
05:46une première en matière d'enquête criminelle.
05:49En avril 2008, quatre ans après l'enlèvement
05:52et le meurtre de Jonathan Coulon,
05:54ils tentent le tout pour le tout.
05:55Pour la première fois, la gendarmerie ouvre un site internet
05:59entièrement dédié à une affaire criminelle.
06:02L'objectif est de recueillir un maximum de témoignages
06:05pour faire avancer l'enquête.
06:07Un appel à témoins modernes et beaucoup plus visuels.
06:10L'opération dossierjonathan.fr est lancée.
06:14Et un an plus tard, elle porte ses fruits.
06:17En mai 2009, l'enquête est relancée.
06:20Et la piste d'un tueur en série allemand
06:22est de nouveau explorée.
06:24Car un nouveau témoignage, recueilli sur le fameux site internet,
06:28accrédite la thèse de la présence d'une berline
06:30avec des plaques d'immatriculation allemande
06:32au moment des faits,
06:34près du manoir de Porcalon, à Guérande,
06:36la ville où le corps de l'enfant a été retrouvé.
06:39Puis plus rien.
06:42Le jeudi 7 avril 2011,
06:44sept ans jour pour jour après l'enlèvement de Jonathan,
06:47les gendarmes et le magistrat lancent un nouvel appel à témoins.
06:50Malgré le temps qui passe,
06:52ils ne perdent pas l'espoir de retrouver
06:54et d'arrêter l'assassin du petit garçon.
06:57Quelques jours plus tard,
06:58c'est un coup de théâtre qui nous vient de l'Allemagne.
07:01Les autorités françaises apprennent qu'Outre-Rhin,
07:04un suspect soupçonné d'être le Schwarzman,
07:07a été arrêté.
07:09Martine Né, 40 ans,
07:11reconnaît rapidement les meurtres de trois garçons.
07:13Stéphane Yard, 13 ans,
07:15Denis Rostel, 8 ans,
07:17et Denis Klein, 9 ans.
07:18Il avoue également plus de 40 abus sexuels.
07:22En revanche,
07:23il dément formellement avoir poursuivi son parcours criminel en France
07:26et dit être complètement étranger au meurtre du petit Jonathan.
07:31Pour la famille du petit garçon,
07:33cela reste malgré tout un espoir d'avoir enfin une réponse.
07:37Si seulement ça pouvait être lui,
07:39confie sa grand-mère au journaliste.
07:47Damien, quel est le profil de cet homme ?
07:50Alors on l'a dit, un profil plutôt inquiétant,
07:52tellement inquiétant qu'il avait déjà été entendu
07:55par la police allemande, Martine Né,
07:56c'était en 2007.
07:57Il était répertorié à l'époque comme un délinquant sexuel,
08:01mais il n'avait jamais été condamné.
08:02Et les autorités allemandes avaient dit,
08:04à l'époque, on n'avait rien de particulier contre lui,
08:07donc on n'avait pas pu le retenir,
08:08on n'avait pas pu l'incarcérer,
08:09on n'avait pas pu le mettre en accusation,
08:11de rien du tout.
08:12Cette fois, la police allemande,
08:13elle retrouve sa piste
08:15grâce à l'appel d'un homme de 25 ans
08:17qui a reconnu le visage,
08:19non pas de Martine Né,
08:20mais d'une victime à la télévision
08:22lors de la rediffusion d'un documentaire sur cette affaire.
08:25Et le concours de circonstances assez incroyables
08:27qui s'ensuit,
08:28c'est qu'il s'est souvenu,
08:29donc dix ans après,
08:30de l'endroit où il avait vu cette victime,
08:32c'était pendant un jogging,
08:33et il se souvient que cette victime
08:36était assise dans une voiture de marque Opel
08:38qui appartenait au meurtrier présumé.
08:40C'est cet élément très indirect
08:42qui a permis de lancer l'appel à témoin
08:44dans cette région
08:45et finalement d'identifier Martine Né
08:47et de pouvoir l'arrêter.
08:48C'est un homme qui avait organisé sa vie
08:50autour du contact avec les enfants.
08:52C'est son extraordinaire perversité
08:55parce que très tôt dans sa vie,
08:57Martine Né,
08:57y compris quand il était un adolescent
09:00et un jeune adulte,
09:01il s'est senti attiré par les enfants,
09:03mais plutôt que d'essayer de se soigner,
09:06soit en tout cas de ne pas rentrer en contact
09:07avec cette perversion
09:09et ce fantasme.
09:10Et bien lui, au contraire,
09:11il a tout fait dans sa vie
09:13pour travailler avec des enfants,
09:15à côté des enfants
09:16et souvent travailler d'ailleurs
09:17dans des internats.
09:18Au moment de son arrestation,
09:20Martine Né mène une vie tranquille
09:22à Hambourg.
09:23Alors tranquille,
09:24en tout cas,
09:24il n'attire pas du tout
09:25la suspicion de ses voisins.
09:27Il travaille comme éducateur.
09:29Dans son entourage,
09:30on va décrire un homme
09:31sans histoire,
09:32même si ça n'existe pas,
09:33les gens sans histoire,
09:34mais en tout cas,
09:34c'est comme ça
09:35que le présentent ses voisins.
09:36Quelqu'un aussi de très soigneux,
09:38d'intelligent,
09:40de réservés,
09:40on le décrit même
09:41comme le voisin idéal,
09:43alors qu'en réalité,
09:44on s'aperçoit
09:45qu'il est soupçonné
09:46d'avoir abusé
09:47de très nombreux jeunes garçons
09:49dans des camps de vacances
09:49et dans des pensionnats,
09:51et ce depuis quasiment
09:52un quart de siècle,
09:53depuis 25 ans.
09:54Ce qui explique
09:55le témoignage
09:56de cet enquêteur
09:56qui dira
09:57Martinet menait
09:58vraiment une double vie.
10:02La cellule qui enquête
10:03sur la mort de Jonathan,
10:05elle,
10:05reste prudente
10:06quant à l'implication
10:07de cet homme
10:08dans le meurtre
10:08de Jonathan Coulon.
10:10Il y a déjà eu
10:11beaucoup de faux espoirs
10:12dans cette affaire
10:13et elle fait bien
10:14car si les suspicions
10:16sont fortes,
10:17rien,
10:17pour le moment,
10:18ne vient prouver
10:19que Martinet
10:20est bien le coupable.
10:22Le lundi 7 avril 2014,
10:2410 ans après l'enlèvement
10:25et le meurtre
10:26de Jonathan Coulon,
10:27sa mère Virginie Coulon
10:29crie sa colère
10:30et son incompréhension
10:31dans les colonnes
10:31du Parisien.
10:32C'est long,
10:33trop long pour une maman
10:34de ne pas savoir
10:35comment son petit garçon
10:36est parti.
10:37Aujourd'hui,
10:38il serait un homme.
10:39Il aurait eu 21 ans
10:40le 29 avril prochain.
10:42J'ai longtemps imaginé
10:43ce qu'il serait devenu,
10:44mais cela me torturait.
10:46Une partie de moi
10:47est morte ce 19 mai
10:48quand nous avons reçu
10:49ce coup de téléphone.
10:51Depuis,
10:52je tente de survivre.
11:02Damien,
11:02en 2018,
11:0414 ans après les faits,
11:05vous apprenez
11:06qu'un nouvel appel
11:06à témoins est lancé.
11:08Et ça nous surprend
11:09un tout petit peu,
11:10surtout qu'on va évoquer
11:12dans ce nouvel appel
11:13à témoins.
11:13On n'en manque pas,
11:14il y a déjà eu
11:14plusieurs épisodes
11:15dans cette enquête,
11:16mais là,
11:17on nous parle
11:17d'éléments nouveaux,
11:19et ça c'est quand même
11:20très important,
11:20notamment,
11:21cet appel à témoins,
11:22il fait référence
11:23à un sac à dos
11:24de type besace.
11:26Alors,
11:26on se dit,
11:27c'est tellement précis
11:28que ça signifie
11:29que les enquêteurs,
11:30ils ont vraiment quelque chose
11:31parce que ce sac à dos
11:32de type besace,
11:33on n'en avait jamais
11:34entendu parler avant.
11:34Ce quelque chose,
11:35c'est le témoignage
11:36d'un détenu allemand.
11:38Tout part effectivement
11:39d'une prison,
11:40celle où est incarcéré
11:41Martinet pour les crimes
11:43qu'il a reconnus en Allemagne,
11:44et Martinet,
11:45lorsqu'il est en cellule,
11:47il vient décoper
11:48d'une condamnation
11:48très lourde
11:50à perpétuité,
11:51il va se confier
11:53en quelque sorte
11:53à son voisin de cellule,
11:54à son co-détenu,
11:55et il va lui raconter
11:58qu'il est très étonné
12:00de ne pas avoir été impliqué
12:01dans le meurtre
12:02d'un petit garçon
12:03en France.
12:04Pourquoi il est très étonné
12:05de ça ?
12:06Parce qu'il dit
12:06à son co-détenu
12:07j'ai perdu un sac à dos
12:09le soir de l'enlèvement
12:10et j'étais persuadé
12:11que cet objet
12:12que j'avais laissé derrière moi,
12:13il permettrait de remonter
12:14jusqu'à moi
12:14et de m'identifier.
12:15Le co-détenu,
12:16il va raconter,
12:17il va faire cet aveu,
12:18cette confession aux policiers
12:20fin 2017
12:21en disant
12:22voilà, moi le Schwartzman,
12:23il m'a dit ça,
12:24je pense que c'est important,
12:25donc il va le confier
12:26aux enquêteurs
12:27en charge du dossier.
12:28En janvier 2021,
12:31aux autorités françaises.
12:32Alors vous voyez
12:33qu'il a d'abord fallu
12:34encore deux ans quasiment
12:35entre le moment
12:36où un co-détenu
12:37dit,
12:38Martinet,
12:39moi il l'a reconnu,
12:40il l'a avoué devant moi
12:41le meurtre du petit Jonathan,
12:42deux ans avant que
12:43on remette Martinet
12:45aux autorités françaises.
12:46C'est réellement très long,
12:48c'est toujours compliqué
12:49quand des enquêtes
12:50deviennent internationales,
12:51même entre des pays
12:52qui sont voisins,
12:53à savoir la France
12:54et l'Allemagne,
12:54où on peut avoir l'impression
12:56que les relations sont
12:57assez fluides
12:57au niveau judiciaire.
12:58Il y a des pays
12:59un peu plus compliqués
13:00que ceux-là,
13:01il y a des pays
13:01où ça va très vite,
13:03d'autres où ça va moins vite
13:03aussi parce que
13:04les systèmes judiciaires
13:05sont différents,
13:06les habitudes sont différentes.
13:07Là, on l'a dit aussi,
13:09le début de l'enquête
13:10s'est pas très très bien passé
13:11entre enquêteurs français
13:12et enquêteurs allemands,
13:13il y a eu des mésententes,
13:14il y a eu des malentendus
13:15et donc effectivement,
13:17il va falloir attendre
13:18pour que Martinet
13:19fasse ce court voyage
13:20entre l'Allemagne
13:21et la France
13:22pour être enfin entendu.
13:25Bonsoir et bienvenue à tous.
13:26Voici les titres
13:27de l'actualité de ce mercredi.
13:29Peut-être un rebondissement
13:3014 ans après le meurtre
13:32du jeune Jonathan
13:33en Loire-Atlantique.
13:34Un tueur en série allemand
13:36aurait confessé
13:37être l'auteur des faits
13:38à l'un de ses co-détenus.
13:39Nous avons mené l'enquête
13:40en France et en Allemagne.
13:44En janvier 2021,
13:46Martinet est mis en examen
13:47pour l'enlèvement
13:48et l'assassinat
13:49de Jonathan Coulon
13:50au printemps 2004.
13:52Six mois plus tard,
13:53il est entendu
13:54par un juge d'instruction
13:55pour la quatrième fois
13:56depuis son arrivée en France.
13:58Et pour la quatrième fois,
13:59il nie.
14:01Je ne suis pas coupable
14:02et j'espère ne pas être jugé
14:04pour quelque chose
14:05que je n'ai pas connu.
14:15Vous venez d'écouter
14:17Crime Story,
14:18le podcast fait divers
14:19du Parisien.
14:20Avec à la production
14:21Thibault Lambert,
14:22Barbara Gouy
14:23et Raphaël Puyot,
14:25à la réalisation
14:26Julien Moncouquiol
14:27et à la rédaction en chef
14:29Jules Lavi.
14:30Un épisode raconté
14:31avec Damien Delsenny
14:32et un podcast
14:34à retrouver chaque samedi
14:35sur le site
14:36leparisien.fr
14:37et sur toutes les plateformes
14:39d'écoute.
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