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  • il y a 3 mois
Nadège Desnoix, 17 ans, poignardée et étranglée à Château-Thierry. C'était l'un des plus vieux cold-cases français. Trente et un an après, sa famille peut enfin commencer à faire son deuil. Un homme, Pascal Lafolie a été condamné pour le meurtre. Procès tardif dans une affaire qui aurait dû être élucidée depuis longtemps.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:0014h15, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:04Jean-Alphonse Richard.
00:05La mise en examen ce soir pour homicide volontaire du suspect arrêté 27 ans après le meurtre de Nadege Desnois dans l'Aisne.
00:13Le quinquagénaire identifié après une récente affaire de violence conjugale a été placé en détention provisoire.
00:18Bonjour, Nadege Desnois, 17 ans, poignardée et étranglée à Château-Thierry.
00:24Un cold case qu'on croyait sans issue, l'un des plus vieux de France, 31 ans après, la famille peut commencer à faire son deuil.
00:32Un suspect, Pascal Lafolie, connu pour viol et rattrapé tardivement, vient d'être condamné.
00:38Et si son crime en cachait d'autres ?
00:41Nadege Desnois est le chasseur de l'ombre.
00:43L'heure du crime, la seule émission Radio 100% fait diverser tout de suite sur RTL.
00:54Mercredi 25 mai 1994, un habitant de Château-Thierry, qui emprunte le raccourci entre l'avenue de Soissons et l'avenue de Champagne,
01:03stoppe net dans sa marche en bordure de sentier.
01:07Sous les arbres touffus et les feuillages, il y a un corps allongé en chien de fusil.
01:12Le buste et le cou sont couverts de sang.
01:14La victime est une adolescente en jean et en pull noir, coiffée d'une queue de cheval, retenue par un chouchou en tissu bleu à poids blanc.
01:23Elle ne respire plus, sans doute une élève du proche lycée Jules Verne, un cartable en cuir noir,
01:31et retrouvée dans les Taillis, les cahiers sont au nom de Nadege Desnois, 17 ans, lycéenne de première.
01:38Son père, Jean-Claude Desnois, l'a cherché depuis la veille au soir.
01:41Il avait signalé sa disparition à la gendarmerie à 19h30.
01:45La scène de crime ressemble à une agression sexuelle, même si le légiste ne détecte pas de traces de viol.
01:51Huit plaies dénombrées, cinq à la tête et trois autres au thorax dans la région du cœur.
01:57Les experts parlent d'une lame de 6 cm, étroite, tranchante, effilée.
02:03Une cordelette en nylon de 80 cm a été retrouvée, utilisée peut-être pour étrangler la malheureuse,
02:10comme en témoigne une marque sur le cou.
02:13Les policiers sont intrigués par un détail étrange.
02:16Une rose fraîchement coupée, déposée près du corps.
02:21Elle provient d'un rosier planté à l'entrée du chemin.
02:24Mais qui a pu déposer cette fleur ?
02:28Le légiste indique que la mort de Nadege Desnois remonte à la veille, en début d'après-midi.
02:34Des lycéens se souviennent de l'avoir aperçue autour de 12h45 au bar chez Colette, fréquenté par la jeunesse locale.
02:40Nadege a été vue vivante pour la dernière fois par un de ses camarades autour de 13h.
02:46Elle était seule.
02:47Elle se dirigeait vers le sentier.
02:49Au fil des mois, les policiers égrènent les pistes.
02:52Deux exhibitionnistes et des individus connus pour violences ou agressions sexuelles sont interrogés.
02:58Tous relâchés après leur garde à vue.
03:01En 2004, 10 ans après le meurtre, la piste Michel Fourniret, Monique Olivier, est évoquée.
03:08Le couple reconnaît être passé près de Château-Thierry, mais au moment du meurtre, ils étaient en Belgique.
03:14Piste abandonnée.
03:16Les investigations s'enlisent alors dans le silence et une interminable attente.
03:24Vendredi 22 octobre 2021, pas moins de 27 ans après le meurtre.
03:28L'analyse du scellé numéro 6, le chouchou que portait Nadege, révèle une empreinte masculine jusque-là inconnue.
03:37Elle matche avec un individu, le dénommé Pascal Lafolie, 54 ans, habitant de Bar-le-Duc.
03:43Son ADN figure au fichier depuis quelques semaines seulement suite à une affaire de violence familiale.
03:49Les enquêteurs découvrent effaré la trajectoire de ce Pascal Lafolie.
03:54Son ADN aurait dû être enregistré depuis bien longtemps.
03:58Il a été condamné à 5 ans de prison en 1996 pour agression sexuelle sur une mineure.
04:05Condamné à 12 ans aux Assises en 2002 pour un viol sur une femme de 21 ans.
04:10C'est bien un criminel sexuel.
04:1227 ans pour que le nom d'un suspect apparaisse enfin et pas n'importe lequel, celui de Pascal Lafolie.
04:20Ce n'est pas tout à fait un anonyme.
04:22La justice le connaît bien.
04:23Il a défrayé la chronique judiciaire, deux fois condamné des actes très graves commis sous la contrainte et parfois sous la menace d'un couteau.
04:32Voilà, qui rappelle un petit peu la problématique du crime de l'indèche des noix.
04:37On sait qu'elle a été poignardée.
04:39Alors bien sûr, cet homme va être interpellé.
04:41Que va-t-il raconter ?
04:42Eh bien, on va le voir évidemment dans la suite de l'heure du crime.
04:47Alors, il faut revenir effectivement à ce jour où la victime est découverte.
04:52Bonjour Julien Assailly.
04:54Bonjour.
04:55Merci beaucoup d'être avec nous parmi nos invités de l'heure du crime.
04:58Vous êtes journaliste pour le quotidien L'Union.
05:01Alors, vous avez suivi une bonne partie de cette affaire.
05:03Pas au début parce que c'est assez ancien.
05:07Il y a plus de 30 ans.
05:09Mais vous avez suivi notamment le procès de Pascal Lafolie pour votre journal L'Union.
05:13Alors, un mot là-dessus.
05:14À quoi ressemble cette scène de crime, Julien Assailly ?
05:17Alors, le corps est découvert dans des fourrés qui sont après un parterre d'herbes hautes.
05:23On sent qu'il y a une volonté de dissimulation du corps.
05:26Comme si, après l'avoir tué, son meurtrier avait cherché à s'en débarrasser tout de suite.
05:31Donc, on sent bien cette volonté dans la façon dont le corps est replié sous des fourrés.
05:35Et ce n'est pas si simple tout de suite puisqu'effectivement, on n'a pas de suspect solide sous la main.
05:39Bonjour Maître Gérard Chemla.
05:41Bonjour Jean-Alphonse.
05:42Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans le studio de l'heure du crime.
05:46Vous êtes avocat au barreau de Reims et vous êtes l'avocat des frères et des sœurs de Nadege Desnois.
05:52Alors, ce dossier, vous le connaissez par cœur.
05:54Vous l'avez lu et relu très très longuement.
05:58Vous en connaissez tous les contours.
06:00Alors, il y a, je le dis, très peu d'indices finalement sur cette scène de crime.
06:05On trouve a priori, je dis bien a priori, pas d'empreintes.
06:08Il y a cette cordelette qui est ramassée et puis le cartable de l'étudiante et puis le chouchou.
06:16Enfin, les affaires de l'étudiante qui, elles, vont commencer à parler.
06:20Oui, on n'a rien en fait.
06:21On va rajouter quand même qu'il y a quelques brins d'herbe coincés entre son collant et sa cuisse.
06:30Le collant est remis à l'envers et on se pose la question de savoir si elle n'aurait pas été déshabillée dans l'herbe puis rhabillée.
06:36Mais on n'a pas d'éléments pour en avoir la certitude.
06:38Et on va donc chercher dans tous les sens, c'est-à-dire n'importe où.
06:45Et tant qu'on cherche n'importe où, on ne trouve rien.
06:48On ne trouve rien et c'est ce qui va se passer parce que les mois, les années vont s'écouler.
06:52Ça serait fastidieux d'en donner le détail parce qu'il ne se passe rien.
06:56Donc évidemment, ça c'est très compliqué pour les enquêteurs.
07:00Alors, Nadège Desnois, 17 ans, elle est lycéenne, le lycée local, dans cette petite ville.
07:07Qu'est-ce qu'on dit sur elle ?
07:10C'est une mauvaise rencontre, certes, mais enfin...
07:12Alors, on va partir un peu dans tous les sens.
07:16Et c'est une jeune fille sans particularité.
07:18Elle est un peu fantasque, elle a un petit ami, elle a fait croire des choses à ses copines.
07:23Et on va partir sur une idée folle qui est d'enquêter sur la victime
07:29pour savoir ce qu'elle a bien pu faire pour que ça lui arrive.
07:34C'est-à-dire que dans le premier...
07:35On a changé d'époque.
07:36Heureusement.
07:37Heureusement.
07:37Heureusement.
07:38Dans un premier temps, on va enquêter sur elle
07:40et on va chercher tout ce qu'il peut y avoir comme fausse note dans son personnage.
07:46Ce qui fait qu'on va la tuer une deuxième fois.
07:48Il y a eu une émission en 96, l'émission de Jean-Pierre Foucault sur la recherche de témoins.
07:57Et on va présenter à ses parents et à ses frères et sa sœur un portrait épouvantable de cette jeune fille
08:02qui n'était qu'une jeune fille comme les autres, en fait.
08:04Des parents qui vont être effarés d'ailleurs par ces émissions parce qu'on peut raconter sur leur fille.
08:10Et encore une fois, les années vont se poursuivre sans qu'on ne trouve rien.
08:14Julien Assailly en mots là-dessus.
08:16La famille, tout au long de ces années, c'est très long, 10 ans, 15 ans, 20 ans.
08:21La famille ne va jamais cesser de se battre, surtout pour qu'on ne referme pas le dossier.
08:25Effectivement.
08:27Donc déjà en 96, ils vont même aller jusqu'à participer à une émission de télévision,
08:31témoin numéro 1 sur TF1, pour essayer de retrouver des témoignages de gens qui auraient vu Nadege
08:37dans les jours, dans les minutes précédant sa mort.
08:41Et malheureusement, cette émission ne donnera rien.
08:45Mais après, la famille va essayer de tout le temps suivre l'enquête.
08:50Et effectivement, par le biais de ses avocats, relancer les enquêteurs et le parquet.
08:55Alors là, on va faire un bond dans le temps.
08:57On va avancer très vite.
08:59Plus de 30 ans après, il y a cette empreinte sur le chouchou de la victime.
09:05C'est le scellé numéro 6.
09:07Et là, c'est capital.
09:08Alors, je vais rectifier un petit peu.
09:11C'est en 2011 qu'on identifie sur le chouchou un ADN masculin non identifié.
09:19C'est ça, mais il ne matche pas, c'est ça que je veux dire.
09:21Il est non identifié.
09:22Et on peut tout de suite quand même se dire que c'est une chose totalement aberrante,
09:28puisque on a un criminel sexuel qui évoluait à 30 km de là du côté de Jouard, pas très loin de mots,
09:39qui a commis des crimes dont l'ADN a été prélevé, mais qui n'a jamais été rentré dans les fichiers.
09:45Et comme c'était une circonscription gendarmerie d'un côté, police de l'autre,
09:52un côté dépendant de l'île de France, l'autre du Nord,
09:55il n'y a eu aucun recoupement,
09:59ce qui fait qu'on n'a pas rapproché ce qui se passait en 96 et en 2000 du meurtre de Nadège Desnois.
10:06On a perdu énormément de temps au-delà de la question de l'ADN.
10:10C'est-à-dire que ce que vous dites, c'est que cet homme, on va le voir,
10:12Pascal Lafolie, il aurait pu être identifié depuis bien longtemps, c'est ça ?
10:16Dès 96, quand il agresse une jeune femme en mai 96 et qu'il se fait arrêter,
10:22il le fait avec un couteau et une cordelette,
10:27il le fait sur le bord d'un chemin, c'est une gamine qui a un peu plus de 14 ans,
10:31mais c'est pareil, c'est une collégienne ou une lycéenne
10:33qui se fait agresser par un homme de rencontre,
10:37c'est la même histoire.
10:39Dès ce moment-là, le recoupement devait ou aurait dû être fait.
10:42Et il n'a pas été fait.
10:43Il n'a pas été fait.
10:44Il nous dit que c'est effarant d'ailleurs,
10:45parce que ça n'a pas été versé tout simplement dans les fichiers.
10:48Au dossier, on n'a pas pu comparer cet ADN,
10:50il va falloir attendre les 10, 27 ans pour qu'il soit comparé.
10:53Malgré le temps, Pascal Lafolie n'a rien oublié de l'adolescente.
10:58Nadège Desnois est le chasseur de l'ombre.
11:00Je ne pensais pas que ça finirait en meurtre pour une fellation.
11:04J'ai des regrets.
11:05L'enquête de l'heure du crime.
11:06On se retrouve dans un instant sur RTL.
11:08Au programme aujourd'hui de l'heure du crime,
11:21le meurtre de Nadège Desnois à la lycéenne,
11:2317 ans, a été retrouvé poignardé en mai 94 à Château-Thierry.
11:2727 ans plus tard, un ADN désigne un suspect,
11:30Pascal Lafolie, déjà condamné pour viol.
11:32Automne 2021, il va être interrogé.
11:36Mardi 30 novembre 2021, Pascal Lafolie, 54 ans,
11:41employé chez un sous-traitant d'EDF,
11:43est interpellé sur son lieu de travail à Vézin-le-Coquet, près de Rennes.
11:48A l'époque de la mort de Nadège Desnois,
11:50il habitait à une trentaine de kilomètres de Château-Thierry.
11:53Il connaissait bien cette ville.
11:55Il y avait vécu.
11:56Corpulent, crâne chauve, lunettes de vue.
11:59Lafolie suit sans difficulté les policiers.
12:02Dès ses premières déclarations, il reconnaît avoir tué l'adolescente.
12:07Il prononce ses mots.
12:08Je ne pensais pas que ça finirait en meurtre pour une fellation.
12:12J'ai des regrets.
12:13Il ajoute.
12:14Ça fait des années et j'ai du mal à me rappeler,
12:17mais je vois l'endroit où ça s'est passé.
12:19Je le vois très bien.
12:20Lafolie affirme qu'il n'avait rien prémédité.
12:23Il était à Château-Thierry pour rendre visite à la fille de sa compagne.
12:27Il a aperçu Nadege Desnois avec sa queue de cheval.
12:31Il l'a suivi, emporté par une pulsion.
12:34Les détails, il ne se souvient pas.
12:36Chez lui, on saisit un ordinateur.
12:38Le suspect a beaucoup fait de recherches pour visionner des images pornographiques
12:43des adolescentes, des petites filles.
12:45Son ex-compagne avec qui il était en couple, au moment du meurtre de Nadege,
12:49dit ne pas être étonné par cette interpellation.
12:52Elle décrit la folie comme un homme violent et obsédé par le sexe.
12:58Mardi 10 mai 2022, Pascal Lafolie revient sur ses déclarations.
13:03Il ne se reconnaît plus dans ses propos de garde à vue.
13:06Il ne peut pas expliquer la présence de son ADN sur le chouchou de Nadege Desnois.
13:10Selon lui, c'est une erreur du laboratoire.
13:13Il n'a pas tué la lycéenne.
13:15Il raconte qu'à l'époque du meurtre, il commettait des vols avec son frère Franck,
13:19aujourd'hui décédé.
13:20Tous deux menaçaient des gens avec un couteau.
13:23Ils se sont retrouvés à Château-Thierry.
13:25Franck lui avait alors dit qu'il avait agressé une fille.
13:29Ce ne peut être que lui qui a tué Nadege Desnois.
13:33Mai 2024, le corps de Franck Lafolie est exhumé,
13:38mais son ADN ne correspond pas à celui retrouvé sur le chouchou de la victime.
13:43Mardi 26 novembre 2024,
13:47le juge Damien demande le renvoi de Pascal Lafolie devant une cour d'assises.
13:51Un expert psychologue parle d'un individu à la conduite déviante,
13:55qui a une composante perverse.
13:58Le profil du suspect intéresse alors beaucoup les magistrats du pôle des Colquays à Nanterre.
14:03Depuis janvier 2023, son parcours criminel est étudié de près,
14:08afin de savoir s'il ne pourrait pas être impliqué dans d'autres meurtres.
14:13Et cette question, un crime en cache-t-il un autre,
14:18elle va continuer à prospérer,
14:20on va la retrouver encore plus loin au fil de cette enquête,
14:23on va la retrouver au procès,
14:25et puis elle va animer évidemment ce pôle des Colquays,
14:27qui se pose des questions sur cet homme,
14:30et surtout sur son mode opératoire.
14:32D'autres victimes possibles, on va en parler peut-être,
14:35on va en parler dans la suite de l'heure du crime.
14:38Il faut s'arrêter au 30 novembre 2021,
14:40c'est une date très importante dans ce dossier.
14:43Il y a les aveux quasi instantanés de Pascal Lafolie.
14:47Maître Gérard Schemla, vous êtes avec nous dans cette heure du crime,
14:50avocat au barreau de Reims,
14:52avocat des frères et des sœurs de Nadege Desnois.
14:55Il avoue, certes, c'est assez direct,
14:57d'ailleurs il ne fait pas beaucoup de difficultés, Pascal Lafolie.
15:01Il se souvient évidemment de ce qu'il a pu faire ce jour-là,
15:05mais il ne donne pas beaucoup de détails.
15:06Alors oui, il ne donne pas de détails.
15:08Le seul détail qu'il va donner, à un moment,
15:11ça va être de dire, j'étais à Château-Thierry pour voir ma fille,
15:14et j'ai eu un problème avec ma femme,
15:17qui n'a pas voulu me la montrer.
15:18Et c'est un détail intéressant,
15:20parce qu'on va s'apercevoir que ça ne peut pas être vrai,
15:23puisqu'il était encore en couple avec sa femme à l'époque.
15:27Et je ne peux pas m'empêcher de penser
15:30qu'en réalité, il nous a raconté une autre histoire.
15:34Et je pense qu'un des problèmes de Pascal Lafolie,
15:37c'est que, d'une part, dès qu'il s'est satisfait de la victime,
15:42il la met de côté, il l'efface et il l'oublie,
15:45comme il jette Nadège Desnois dans le sous-bois,
15:48si vous voulez, pour ne plus la voir.
15:50Et surtout, qu'il risque, s'il nous donne des détails,
15:54de mélanger les histoires.
15:56Et moi, je suis persuadé que Pascal Lafolie
15:59consomme les jeunes femmes,
16:01qu'il y en a d'autres.
16:02Il y en a d'ailleurs une qui a pris contact avec moi
16:04le premier jour du procès,
16:07pour m'expliquer qu'elle avait été agressée en 1995
16:10à quelques kilomètres de joueurs.
16:13Et effectivement, nous avons pu nous rendre compte
16:15que c'était une réalité.
16:17Peut-être votre émission est-elle le bon endroit
16:20pour rappeler aux gens
16:22que ce qui s'est passé dans ces années-là
16:24peut encore intéresser la justice ?
16:26Absolument, il peut y avoir des témoignages.
16:27Alors, vous n'hésitez pas à nous envoyer vos témoignages
16:29à l'heure du crime.
16:31Évidemment, on en prendra compte
16:33et on les transmettra à qui de droit.
16:35On va donner une adresse aussi au pôle des Colquais,
16:37ce qui est important, une adresse mail
16:39où vous pouvez écrire.
16:40Et puis, vous pouvez prendre contact directement
16:42avec le cabinet de Maître Gérard Schemla à Reims.
16:45Évidemment, tout témoignage, même 37 ans, 40 ans,
16:4845 ans après 50 ans,
16:50évidemment, est valable et recevable.
16:53Alors, justement, je poursuis notre conversation,
16:56Maître Gérard Schemla.
16:57Est-ce que cet homme, est-ce que finalement,
17:00il ne se souvient pas ?
17:01Parce qu'il va dire, moi, je ne me souviens pas de tout.
17:03On peut le croire.
17:04Ça fait plusieurs années que le drame s'est déroulé.
17:08Ou bien, est-ce que sa mémoire est sélective ?
17:10Alors, je pense qu'il se souvient très, très bien
17:12de beaucoup de choses.
17:13Par contre, les victimes ne l'intéressent pas.
17:15Vous savez, au procès, il va voir une phrase.
17:18Il va dire, je n'avais aucun intérêt à me souvenir de leur nom.
17:23Et en fait, il évacue le nom, le visage,
17:27parce que la victime, elle ne représente que l'excitation passagère
17:31du moment de la traque, de la chasse,
17:35du plaisir qu'il y prend.
17:36Et hop, c'est effacé.
17:38Je suis sûr qu'il s'en souvient.
17:40Mais c'est effacé.
17:41En tous les cas, nous n'aurons jamais le moindre détail
17:44de ce qu'il s'est passé.
17:46Ni avec elle, ni avec les autres.
17:48Alors, c'est assez grossier,
17:49quand on regarde le dossier,
17:51parce qu'il va se rétracter.
17:52Oui.
17:52Il y a de la folie.
17:54Je suis désolé.
17:54Mais voilà, il raconte une espèce de fable
17:57selon laquelle c'était son frère
18:00qui était le méchant.
18:01Lui, il n'a fait que suivre.
18:02Il n'a rien fait.
18:03Il n'a pas touché du tout Nadège Desnois.
18:05Mais c'est son frère qui a tué.
18:07Pourquoi il se lance là-dedans, finalement ?
18:09Il est inespéré.
18:11Il va encore plus loin,
18:11puisqu'il va même expliquer en fin de course
18:13qu'il a essayé de sauver Nadège Desnois
18:16en s'interposant entre elle et son frère,
18:19que son frère l'a assommé
18:20et qu'il ne se souvient pas de ce qui s'est passé après.
18:23Je pense que c'est juste utilitaire.
18:25C'est-à-dire que le frère,
18:28qui était un affreux personnage,
18:29qui a été condamné pour des faits de viols familiaux,
18:33épouvantables.
18:34Mais le frère n'agressait pas en dehors de la famille.
18:37Faire revenir le frère,
18:39c'est aussi le moyen de ne pas raconter.
18:42C'est aussi le moyen de passer les choses à l'as
18:46et de se présenter comme une victime.
18:51Le héros victime.
18:52C'est-à-dire que ce n'est pas de sa faute à lui,
18:55c'est la faute de son frère.
18:56C'est la faute de son frère,
18:57mais ça, c'est facile et puis ça ne marche pas.
18:59On va voir que le corps va être exhumé,
19:00et puis là, on aura la preuve scientifique
19:02que son frère n'est pas du tout mêlé à cette histoire.
19:05Il y avait aussi un détail
19:07qui avait beaucoup frappé les policiers
19:08lors de la découverte du corps.
19:10Il y a cette rose coupée,
19:11fraîchement coupée, qui est près du corps.
19:13Est-ce qu'il y a une explication à ça ?
19:15Je n'ai pas l'impression.
19:16Je n'ai pas vu dans le dossier.
19:17Non, nous n'avons eu aucune réponse,
19:19parce que lui ne nous en a pas donné.
19:23On aurait pu imaginer que Nadège avait cueilli la rose,
19:27mais on s'aperçoit que sur elle,
19:29elle n'a pas de matériel coupant.
19:31Or, la rose, elle a été coupée.
19:34Et celui qui a un matériel coupant,
19:36c'est celui qui l'a tué.
19:37Ce qu'on a pu voir dans les autres affaires,
19:41c'est qu'après les faits,
19:42il peut avoir du regret.
19:45Lorsqu'il agresse les victimes en 1995 et 1996,
19:48il va être ensuite très gentil avec elles.
19:50Il va leur montrer des photos de famille,
19:52des photos de sa propre fille,
19:54et avoir une discussion presque amicale avec elles.
19:57Donc, est-ce qu'après avoir tué,
19:59il a regretté un instant et mis une rose ?
20:01Ou est-ce que c'est complètement un hasard ?
20:03On n'en saura jamais rien.
20:04Il ne dira jamais rien là-dessus, d'ailleurs.
20:06Lui, il ne dira jamais rien.
20:07Alors, ça peut être un geste de regret,
20:09mais on n'en a pas du tout la preuve aujourd'hui.
20:12Julien Assailly, journaliste pour le quotidien L'Union,
20:14vous êtes également parmi nos invités.
20:16Petite question pour vous.
20:18Évidemment, au fil de cette découverte de cet homme,
20:21c'est le portrait d'un criminel sexuel
20:23qui est obsédé par les jeunes filles
20:26et le viol qui apparaît.
20:28Effectivement, chez lui,
20:30on a l'impression que les victimes n'ont pas de visage
20:32et sont substituables.
20:34On retrouve exactement le même schéma,
20:36même si les qualifications pénales sont différentes.
20:38C'est-à-dire, à chaque fois,
20:40un lieu isolé,
20:41une jeune femme ou une femme
20:43qu'on attrape par derrière,
20:44une faveur sexuelle demandée
20:45et une issue
20:46qui est soit la réalisation de son fantasme,
20:50soit une fuite
20:51ou une sortie de la situation
20:52par la victime.
20:54Alors ça, c'est important,
20:55ce que vous dites, Julien Assailly,
20:56parce que c'est le mode opératoire
20:57et ça, ça intéresse beaucoup, évidemment,
20:59les enquêteurs.
21:00Juste un petit mot là-dessus,
21:02Maître Gérard Schemla.
21:03Dès 2023, justement,
21:04le pôle des Colquays,
21:06il a un œil sur ce personnage
21:08parce qu'on s'aperçoit que,
21:10effectivement,
21:10le mode opératoire,
21:11peut-être avec certains crimes,
21:14il ressemble beaucoup.
21:15Alors, le principe des criminels sériels,
21:18les criminels en série,
21:20c'est qu'il n'y a pas de raison
21:22qu'il ne recommence pas.
21:24C'est toujours le même crime, finalement.
21:26C'est toujours le même acte.
21:27Vous avez un mode opératoire,
21:29un passage à l'acte,
21:31la même volonté,
21:32la même façon de faire.
21:34Et la victime est interchangeable.
21:36Elle est indifférente.
21:37Et il peut y avoir autant de victimes
21:39qu'il pourra en attraper.
21:42La seule chose qui l'arrête,
21:44c'est quand on l'arrête.
21:45Et là, c'est plus pareil.
21:47Mais sinon, ça marche de manière mécanique.
21:49Quasiment.
21:50L'acte automatique, c'est du copycat,
21:51comme dirait les anglo-saxons.
21:5431 ans après le meurtre,
21:56Pascal Lafolie va être jugé.
21:58Nadège Desnois est le chasseur de l'ombre.
22:01Il a un double visage.
22:03Il peut être ange ou démon.
22:04L'enquête de l'heure du crime.
22:05Et si Pascal Lafolie avait tué
22:07d'autres jeunes femmes,
22:08et notamment une dans un bois
22:10en Seine-et-Marne,
22:11à suivre dans un court instant sur RTL.
22:14Mon client avait perdu.
22:29C'est quelqu'un qui est désorienté.
22:31Il ne se souvient pas précisément de ce qui s'est passé.
22:33Il a des souvenirs qui sont très vagues.
22:35L'heure du crime consacrée aujourd'hui
22:38au meurtre de Nadège Desnois.
22:39Cette lycéenne, 17 ans,
22:41a été poignardée,
22:42étranglée en 1994
22:44à Château-Thierry, dans l'Aisne.
22:46Un suspect,
22:47déjà condamné pour viol et agression sexuelle,
22:49retrouvé grâce à l'ADN,
22:5131 ans après les faits,
22:52il est jugé.
22:53Lundi 22 septembre 2025,
22:569h15,
22:57Pascal Lafolie,
22:5858 ans,
22:59pénètre dans le box des accusés
23:00de la cour d'assises de l'Aisne,
23:02à Lens.
23:03Calvitie avancée,
23:04survêtement gris clair,
23:06lunettes,
23:06il apparaît impassible,
23:08les yeux dans le vague,
23:09ne regardant personne.
23:11La voix est calme,
23:12même si le débit est haché.
23:14J'étais sur place,
23:15mais je n'ai pas commis cela,
23:16répète l'accusé.
23:17Il ne prononce pas le nom de la victime,
23:20Nadège Desnois.
23:21Sa première compagne
23:22avec qui il a eu deux enfants témoigne.
23:24Pascal Lafolie a un double visage.
23:26Il peut être ange ou démon,
23:28dit-elle.
23:28L'ex-compagne raconte
23:30le jour où il l'a plaqué sur le lit,
23:32arraché sa culotte
23:33et s'est jeté sur elle.
23:34Il me faisait mal,
23:36il était enragé,
23:37se souvient-elle.
23:38Une des victimes de Lafolie,
23:39âgée de 14 ans,
23:40en 1994,
23:42raconte
23:42« Il l'avait attrapée
23:44en lui plaçant un couteau
23:45sous la gorge,
23:47obligé de faire une fellation.
23:49Après,
23:50il m'a fait monter dans sa voiture
23:52et il a insisté pour me ramener
23:53chez moi », témoigne-t-elle.
23:55En sanglotant une autre victime,
23:5721 ans en 2000,
23:58violée en Seine-et-Marne,
24:00se souvient d'un homme très violent
24:02et sans pitié.
24:03La famille de Nadège Desnois
24:05assiste au premier rang.
24:07Elle n'obtiendra pas d'explication
24:08sur le meurtre.
24:10« On aimerait clôturer ce chapitre
24:12qui dure depuis 31 ans »,
24:14déclare un des frères de la victime.
24:15« Notre père est décédé,
24:17notre mère est âgée,
24:18hospitalisée.
24:19Ce que nos parents ont toujours voulu,
24:22c'est connaître le pourquoi.
24:24Pour la famille,
24:24Lafolie aurait pu être arrêtée bien avant,
24:27on aurait pu gagner au moins 10 ans
24:29pendant des années.
24:30Il ne s'est rien passé »,
24:32atteste leur avocat,
24:33Maître Schemla.
24:34La partie civile s'interroge ainsi
24:35sur le fait que Pascal Lafolie
24:37ait figuré trop tardivement
24:39dans le FNAEG,
24:40le fichier des empreintes génétiques.
24:42William Desnois,
24:43frère de Nadège,
24:44regrette amèrement
24:45cette identification
24:46trop tardive du suspect.
24:48« On aurait probablement eu
24:50une vie différente »,
24:52dit-il.
24:54Et William Desnois est avec nous
24:56dans cette heure du crime.
24:57Il nous a rejoint.
24:58Bonjour William Desnois.
25:00Bonjour.
25:00Merci beaucoup d'avoir accepté
25:02de répondre à quelques questions
25:03pour l'heure du crime.
25:04Vous êtes le frère de Nadège Desnois
25:06et évidemment je citais
25:08vos propos lors du procès.
25:10On aurait eu probablement
25:10une vie différente
25:11si cet homme avait été
25:12arrêté avant.
25:14Votre famille a souffert
25:15injustement pendant
25:16plus de 30 ans
25:18et ça c'est évidemment
25:18inadmissible.
25:19On vous comprend
25:20tout à fait bien.
25:21Alors il y a cet homme
25:22devant vous
25:22à ce procès.
25:23Alors lui il semble perdu
25:25dans le vide.
25:26Il ne regarde pas grand monde.
25:29Mais vous,
25:30vous le regardez.
25:32Moi personnellement
25:33je l'ai fixé pendant 4 jours.
25:34J'attendais qu'il éprouve
25:36quand même un minimum
25:36de remords,
25:38un minimum de compassion
25:39pour la famille.
25:41Et vous n'avez pas eu
25:43ou vous n'avez pas
25:45à ce moment-là
25:46lors du procès
25:47les réponses
25:48que vous attendez,
25:49que vous guettez ?
25:50Ah ben non.
25:51Pour lui c'est pas lui,
25:52c'est son frère.
25:52Voilà,
25:53il campe sur sa position
25:54même si
25:55les preuves
25:57l'accablent.
25:58Lorsque la présidente
25:59de la cour
25:59lui donne la parole
26:00pour la toute dernière fois,
26:02il dit
26:03je regrette
26:04d'avoir emmené
26:04mon frère
26:04à son droit.
26:05Donc voilà,
26:06pour lui
26:07c'est pas lui.
26:08Il est encore
26:08dans le déni
26:10le plus total
26:11même si c'est maladroit
26:12et si c'est assez grossier.
26:14Maître Gérard Schemla
26:15on entend
26:15ce que dit
26:16William Desnois.
26:17Vous le connaissez bien
26:17évidemment
26:18vous défendez cette famille
26:19la famille Desnois
26:20avocat au barreau d'Orin
26:22si vous êtes
26:22au premier rang
26:23vous aussi
26:24de ce procès.
26:25A quoi est-ce qu'il ressemble
26:26cet accusé ?
26:27Rien.
26:27C'est un type
26:29absolument banal
26:31et rien que de le voir
26:33vous comprenez
26:34qu'un criminel
26:35c'est pas marqué dessus
26:37il n'y a pas le mode d'emploi
26:38et vous n'avez pas d'étiquette
26:40c'est quelqu'un
26:40c'est monsieur
26:41tout le monde
26:42il n'a absolument
26:44aucun intérêt
26:45et
26:46on va malgré tout
26:48avoir en face de soi
26:49quelqu'un
26:50qui est extrêmement dangereux.
26:53J'ai écouté
26:53William
26:54c'est toujours
26:55finalement
26:56la même histoire
26:57qui est
26:57pour les victimes
26:58une recherche
27:00complètement vaine
27:01d'humanité
27:02chez
27:03le criminel
27:04en série.
27:06Ça ne marche pas
27:06comme ça.
27:07Parce qu'on espère
27:07qu'il va dire en mots
27:08qu'il va tendre la main
27:09qu'il va parler
27:10et ça ne marche pas.
27:12Je suis bien d'accord
27:12avec vous
27:12il y a un cynisme
27:14absolu.
27:15Est-ce que
27:15Maître Schemla
27:16est-ce qu'il réagit
27:17quand les deux victimes
27:19une jeune fille
27:21qui avait été agressée
27:22à l'époque
27:22je crois qu'elle avait 14 ans
27:23la plus jeune
27:24l'autre avait 21 ans
27:25qui a été violée
27:26quand elles sont là
27:27et qu'elles viennent témoigner
27:27en larmes
27:28est-ce qu'il réagit
27:29lui cet homme ?
27:30Il regarde
27:31leur témoignage
27:32comme s'il était
27:33extérieur aux choses
27:35il ne commande pas
27:36la présidente lui dit
27:37monsieur la folie
27:38vous avez un commentaire
27:39à faire
27:41ou une question à poser
27:42non
27:43il n'a pas de commentaire
27:44il ne va pas contester
27:46mais il ne dit rien
27:47et quand on lui dit
27:49mais est-ce que vous avez
27:49fait des recherches
27:50après
27:51pour savoir
27:52si vous étiez recherché
27:53par la police
27:54il y avait des choses
27:55dans la presse
27:56il répond
27:56mais non
27:57moi ça ne m'intéressait pas
27:58c'était pas mon problème
28:00la victime pour lui
28:01n'existe pas
28:02donc même là
28:04lorsqu'elles sont
28:04en chair et à nos
28:05c'est envie de dire
28:05les survivantes
28:06ce sont des survivantes
28:07ces deux femmes
28:08ils ne les regardent pas
28:10il n'a pas d'attention
28:11pour elles
28:12il y a quelque chose
28:14de frappant aussi
28:14Gérard Schemm
28:15là dans ce procès
28:16c'est que
28:16tous les témoignages
28:17sont à charge
28:18contre lui
28:18à part son avocat
28:20finalement on se dit
28:22que l'avocat
28:23se fère à ça
28:23à part son avocat
28:25il n'y a pas grand monde
28:26qui est venu témoigner
28:27de son côté
28:28parce qu'il n'y avait
28:28pas grand chose à dire
28:29sur les deux victimes
28:32précédentes
28:32moi je veux dire un mot
28:33parce que je leur ai demandé
28:34de témoigner
28:35et j'ai trouvé que c'était
28:37des femmes qui avaient été
28:38extrêmement courageuses
28:39qui sont venues
28:40l'une et l'autre
28:41dire
28:42je considérais
28:43comme mon devoir
28:44le fait de venir témoigner
28:46parce qu'il ne faut plus
28:48que cet homme
28:49fasse du mal
28:49à une femme
28:50et rappelez-vous
28:51que la dernière
28:52celle de 2000
28:52elle a eu
28:54la capacité
28:55de le mordre
28:56jusqu'à ce que
28:58lui lâche prise
28:59elle l'a mordu au sang
29:01et elle s'est dit
29:03avant de le faire
29:04elle a vu
29:04l'orée du bois
29:05qui s'approchait
29:06et elle s'est dit
29:07je ne veux pas
29:07que ma mère
29:08apprenne demain
29:10que je suis morte là
29:11incroyable
29:12elle a dit ça
29:13tout ça
29:13l'audience
29:14effectivement
29:14dans une émotion
29:15intense
29:16et imperturbable
29:17révélation
29:19à l'audience
29:20une autre lycéenne
29:22tuée
29:22de la même façon
29:23Nadej Desnois
29:25est le chasseur
29:25de l'ombre
29:26il existe énormément
29:27de similitudes
29:28avec un meurtre
29:29non élucidé
29:30celui de
29:31Karine Leroy
29:32l'enquête
29:33de l'heure du crime
29:34on se retrouve
29:34dans un instant
29:35sur RTL
29:36l'heure du crime
29:39c'est avec
29:40Jean-Alphonse Richard
29:40sur RTL
29:41jusqu'à 15h
29:45c'est l'heure du crime
29:46sur RTL
29:47avec Jean-Alphonse Richard
29:49on retrouve aujourd'hui
29:50dans l'heure du crime
29:51sur le meurtre
29:51de Nadej Desnois
29:52la lycéenne
29:5417 ans
29:54avait été attaquée
29:55et tuée
29:55par un prédateur sexuel
29:57en 1994
29:58à Château-Thierry
29:59cet homme est jugé
30:0131 ans plus tard
30:02il nie les faits
30:03mais son parcours
30:04suscite le doute
30:05aurait-il tué
30:06d'autres femmes
30:07mardi 23 septembre 2025
30:10deuxième jour
30:11du procès
30:12de Pascal Lafolie
30:13maître Gérard Schemla
30:14s'étonne
30:15qu'aucun rapprochement
30:16n'ait été fait
30:17lors de l'enquête
30:17avec d'autres affaires
30:18qui pourraient
30:19viser l'accusé
30:21une commissaire de police
30:23fait sensation
30:24elle se dit
30:25convaincue
30:26que Pascal Lafolie
30:28a tué Nadej Desnois
30:29mais elle ajoute
30:30que cette affaire
30:31présente énormément
30:32de similitudes
30:33avec un meurtre
30:34non élucidé
30:35celui de Karine Leroy
30:36cette lycéenne
30:3819 ans
30:38avait été retrouvée
30:40en 1994
30:41année de la mort
30:42de Nadej
30:43étranglée
30:44en lisière
30:45d'un bois
30:46de Montsau-les-Maux
30:47en Seine-et-Marne
30:48le tueur avait utilisé
30:49des liens synthétiques
30:51utilisés pour ficeler
30:53des paquets de journaux
30:54comme Nadej Desnois
30:55Karine Leroy
30:56était sur le chemin
30:57de son lycée
30:58dossier
30:59qui intéresse
31:00désormais beaucoup
31:01le pôle des Colquays
31:02jeudi 25 septembre
31:05l'avocat général
31:06réclame le maximum
31:07contre Pascal Lafolie
31:09pour le meurtre
31:10de Nadej Desnois
31:11soit 30 ans de prison
31:13rien ne permet
31:14de maîtriser
31:15la dangerosité
31:16de cet homme
31:17un récidiviste
31:18qui à chaque fois
31:19attaque des femmes brunes
31:20et seul
31:21sur un chemin
31:22dit la magistrate
31:23pour l'avocat de la famille
31:25l'accusé
31:25est un
31:26chasseur de femmes
31:27il les chasse
31:29il les attrape
31:30il exige
31:31ce qu'il veut d'elles
31:33dit-il
31:33et évidemment
31:36à ce stade du procès
31:38on a compris
31:38qu'évidemment
31:39il a de très très fortes chances
31:42d'être condamné
31:43cet homme
31:43ce Pascal Lafolie
31:44maître Gérard Schemmler
31:46alors c'est important
31:47dans ce procès
31:47plus que cette allusion
31:49on pointe directement
31:51du doigt
31:51notre cas
31:53celui de Karine Leroy
31:54le scénario
31:56de son crime
31:57est totalement identique
31:59avec celui
32:00de Nadege Desnois
32:01donc on se pose
32:02beaucoup de questions
32:03il y a même
32:04une policière
32:05qui va dire
32:05il faut s'intéresser
32:07à cette histoire
32:08ça vous
32:09vous faites le rapprochement
32:09aussi
32:10alors moi je fais
32:11le rapprochement
32:12avec toutes les jeunes femmes
32:13qui se sont faites
32:14agresser
32:15durant cette période
32:16sur un rayon
32:17de 30 kilomètres
32:18autour de Jouard
32:20il est évident
32:21que nous
32:22Sainte-et-Marne
32:23c'est ça
32:24Sainte-et-Marne
32:25très très proche
32:28de l'Aisne
32:29et de la Marne
32:30on a
32:31en face de nous
32:32quelqu'un
32:34qui est à l'évidence
32:35un criminel
32:36en série
32:37et il recommence
32:39à chaque fois
32:39la même histoire
32:41il a cette pulsion
32:42alors c'est pas vraiment
32:44une pulsion
32:45parce qu'il guette
32:45il chasse
32:46il l'attrape
32:47et il l'attrape
32:47toujours de la même façon
32:48il l'attrape par derrière
32:50il passe le bras
32:51autour du cou
32:52il met le couteau
32:54devant
32:55à la gorge
32:56de la jeune femme
32:57et à partir de ce moment là
32:58il prend
32:59le contrôle d'elle
33:00sauf quand il n'y arrive pas
33:01et quand il n'y arrive pas
33:02ça fait Nadège Desnois
33:03et c'est le cas
33:04Nadège Desnois
33:04en tout cas
33:05c'est peut-être aussi
33:07le cas Karine Leroy
33:08tant les faits se ressemblent
33:09vous voulez le dire
33:09le pôle des Colquais
33:10il est très attentif
33:11à ce rapprochement
33:13moi j'aimerais
33:14que le pôle des Colquais
33:16avance
33:16le problème qu'on a
33:17c'est que
33:18sans ADN
33:19et sans aveu
33:20parce que c'est quelqu'un
33:21qui n'avouera plus
33:22il va être très compliqué
33:24d'avancer dans la vérité
33:26et c'est pour ça
33:27à mon avis
33:28qu'ils essayent
33:28de bétonner leur dossier
33:30et je souhaite
33:31qu'ils y arrivent
33:32et que les choses avancent
33:33ces familles
33:34ont le droit
33:35à la vérité
33:36bien sûr
33:37elles ont le droit
33:38à la vérité
33:39d'autant plus
33:39que les victimes survivantes
33:40vous nous le disiez
33:41j'ai cru que c'était mon tour
33:43je me suis identifié
33:45à effectivement
33:45à l'indèche des noms
33:46vous savez
33:47c'est moi qui ai appris
33:48à la victime de 96
33:50qu'il y avait eu
33:51une victime
33:53agressée avant elle
33:54et qu'elle était morte
33:55et elle avait toujours
33:58été persuadée
33:59qu'elle risquait sa vie
34:00et là elle a compris
34:01qu'elle aurait pu
34:03être à sa place
34:04et celle de 2000
34:05est venue le dire
34:06à l'audience
34:06elle est venue dire
34:07j'ai une grande conscience
34:09que je
34:10pourrait être
34:11morte aujourd'hui
34:13j'ai eu la chance
34:14de m'en sortir
34:15et donc
34:15c'est évident
34:17qu'elles ont croisé
34:17celui qui ne fallait pas
34:18que c'était un homme
34:20dangereux
34:21et qu'elles ont dû
34:23leur salut
34:23à très peu de choses
34:25William Desnois
34:26vous êtes avec nous
34:27dans cette heure du crime
34:28le frère de
34:29Nadej Desnois
34:30alors on en parle
34:31avec votre avocat
34:32maître Schemla
34:32très intéressant
34:34ce rapprochement
34:34suggéré d'ailleurs
34:35par une policière
34:36à l'audience
34:36vous l'avez entendu
34:37vous étiez là
34:38ce procès évidemment
34:39avec ce rapprochement
34:42avec le meurtre
34:42de Karine Leroy
34:43qu'est-ce que vous en pensez ?
34:45je vais vous donner
34:46mon point de vue
34:46parce que je suis quelqu'un
34:47qui étudie un peu
34:48toutes ces chroniques
34:50un peu criminelles
34:50depuis 30 ans
34:51moi je suis persuadé
34:53que Pascal Lafolie
34:54en a fait
34:54avant 1994
34:56et qu'il en a fait
34:58probablement
34:59après sa dernière
35:00sortie de prison
35:01oui moi je pense
35:02qu'il a un lourd passé
35:03de criminel en série
35:05ça évidemment
35:06Gérard Schemla
35:07votre avocat
35:07partage totalement
35:08ce jugement
35:08et je pense
35:09qu'on partage aussi
35:10chez certains enquêteurs
35:11ce jugement
35:12même si cette enquête
35:13elle est toujours en cours
35:14et les vérifications
35:14sont en cours
35:15un mot encore avec vous
35:16Julien Assailly
35:17journaliste à l'union
35:18de Reims
35:19vous étiez à ce procès
35:20l'avocat général dit
35:21on ne peut pas maîtriser
35:23cet homme
35:23il est trop dangereux
35:24ça veut dire quoi ?
35:26on s'est aperçu
35:26pendant le procès
35:27qu'en fait
35:28il n'avait pas vraiment
35:29changé
35:30vis-à-vis
35:31des différentes agressions
35:32qu'il avait commises
35:33pendant son parcours
35:34criminel
35:35et surtout
35:36que c'était quelqu'un
35:36qui avait
35:37un processus
35:39de clivage
35:39c'est-à-dire
35:40il y avait sépulsion
35:41et la façon
35:42dont il les assouvissait
35:44et par contre
35:44une fois que c'était terminé
35:45c'était comme s'il avait
35:46refermé un coffre
35:47et il repassait
35:47à une vie normale
35:48banale
35:49classique
35:49comme votre parfait voisin
35:52si personne ne l'arrête
35:53il ne s'arrêtera pas
35:54de lui-même
35:54après une semaine
35:56de procès
35:56l'heure du verdict
35:57Nadège Desnois
35:59est le chasseur de l'ombre
36:00nous avons été entendus
36:02c'était tout
36:02ce con
36:03attendez
36:04l'enquête de l'heure du crime
36:06je vous retrouve tout de suite
36:07sur RTL
36:08dans l'heure du crime
36:22aujourd'hui
36:22le meurtre d'une lycéenne
36:23de 17 ans
36:24Nadège Desnois
36:25en 1994
36:26dans l'Aisne
36:2731 ans
36:28après l'effet
36:29insuspect
36:30le criminel sexuel
36:31Pascal Lafolie
36:32est jugé aux assises
36:33trahi par son ADN
36:35le verdict
36:36va tomber
36:37jeudi 25 septembre 2025
36:42Pascal Lafolie
36:43est condamné
36:43à 30 ans de prison
36:45pour le meurtre
36:46de Nadège Desnois
36:47les proches de la victime
36:48vêtus de t-shirt
36:49frappés
36:50de la photo
36:50de la lycéenne
36:51ne peuvent retenir
36:53leurs larmes
36:54nous avons été
36:55entendus
36:55c'était tout
36:56ce qu'on attendait
36:57indique
36:58un des frères
36:59William Desnois
37:01Pascal Lafolie
37:03se réserve le droit
37:04de faire appel
37:05au regard de son temps
37:06déjà passé
37:07derrière les barreaux
37:07le condamné
37:08n'aurait plus que
37:098 années de détention
37:10à accomplir
37:11pour l'avocat
37:12de la famille Desnois
37:13il n'y a aucun doute
37:15cet homme
37:16a bel et bien fait
37:17d'autres victimes
37:18c'est une réelle victoire
37:20on attendait ça
37:22depuis tellement longtemps
37:23je ne vous cache pas
37:25que ça a été difficile
37:26parce que ça a été
37:26une perte d'espoir
37:28et puis au bout
37:29d'un certain temps
37:30vous vous dites
37:30c'est fini
37:31on n'aura jamais
37:32la réponse
37:33donc moi ça m'a apporté
37:34totale satisfaction
37:35la voix de William Desnois
37:39l'un des frères
37:40de Nadej
37:40sur RTL
37:41pour l'heure du crime
37:43maître Gérald Schemla
37:44vous êtes avec nous
37:45depuis le début
37:45de cette émission
37:46avocat à Reims
37:47avocat des frères
37:48et de la soeur
37:49de Nadej Desnois
37:51alors il y a ce soulagement
37:52de cette famille
37:53le papa de cette famille
37:55je le précise
37:56c'est très important
37:57il est mort
37:57pendant cette enquête
37:58il attendait
37:59il espérait un jour
38:00avoir la solution
38:01savoir qui avait pu
38:04tuer de cette façon
38:05sa fille
38:05la maman elle a tenu
38:07le choc
38:07elle a attendu
38:08elle est aujourd'hui
38:09très malade
38:10elle est souffrante
38:11elle a attendu jusqu'au bout
38:12c'est le combat
38:14de toute une famille
38:14oui le père
38:16il est mort en 2023
38:17c'est à dire que
38:17la folie avait été
38:19identifiée
38:19arrêtée
38:20mais n'était pas
38:21encore jugée
38:21et commençait
38:23à nier sa culpabilité
38:24la maman
38:26n'a pas pu
38:26assister au procès
38:27elle est soignée
38:28pour une grave maladie
38:31comme on dit
38:31et ce sont
38:33ces enfants
38:34qui ont tenu
38:35à la représenter
38:36pendant tout le procès
38:37et à parler pour elle
38:38c'est une famille
38:40qui n'a jamais lâché
38:41c'est à dire
38:42qu'ils se sont battus
38:43à chaque fois
38:43qu'un juge
38:44voulait fermer le dossier
38:45pour qu'on ne ferme pas
38:46qu'on recherche
38:47qu'on remette
38:48des expertises en route
38:50et en tout cas
38:51à jamais
38:52qu'on ne baisse les bras
38:53et
38:54c'est une bonne chose
38:56qu'ils ont obtenu satisfaction
38:57je vais mettre un bémol
38:59quand même
39:0030 ans de réclusion
39:02c'est le maximum
39:03de la peine
39:04parce que
39:05c'était ce qu'on pouvait
39:06prononcer
39:07en 1994
39:09et qu'on ne peut
39:10condamner quelqu'un
39:11que pour une peine
39:12qui existait
39:13au moment des faits
39:14au grand regret
39:14d'ailleurs de l'avocate générale
39:15elle l'a dit
39:16et au nôtre
39:17pas de suivi socio-judiciaire
39:19ça veut dire que
39:20la sortie de prison
39:21sera ce qu'on appelle
39:22une sortie sèche
39:23sauf
39:24s'il y a
39:25une libération
39:25conditionnelle
39:26c'est-à-dire une libération
39:27anticipée
39:28avec une surveillance
39:29ce qui va entraîner
39:30la justice
39:31à le libérer
39:32avant la fin
39:33de la peine
39:33et
39:35gros problème
39:36le système en France
39:38est celui
39:38du non-cumul
39:39c'est-à-dire que
39:40toutes les infractions
39:42que vous commettez
39:44entre le jour
39:45dans l'infraction
39:45et le jour
39:46du jugement
39:46les peines
39:48ne s'ajoutent pas
39:49il n'y a pas
39:50de cumul des peines
39:51évidemment
39:51ça se confond
39:52ce qui fait
39:53alors
39:54quand on fait
39:55cette addition
39:56mathématique
39:57le résultat
39:59il est
39:59incroyable
40:00et incompréhensible
40:02je vous le dis tout de suite
40:02maître Schemla
40:03cet homme
40:04il va sortir
40:05très vite
40:06maintenant
40:06cet homme
40:07est toujours
40:08dangereux
40:09il va sortir
40:10très vite
40:10la seule façon
40:11d'avoir un petit contrôle
40:12sur lui
40:13c'est une conditionnelle
40:14c'est-à-dire
40:14de le libérer
40:15avant la fin
40:16de la peine
40:16parce que
40:17sur le papier
40:18il a déjà fait
40:2018 ans
40:21pour les autres affaires
40:22fait commis après
40:23mais jugé avant
40:244 ans de détention
40:26provisoire
40:26il aura des remises
40:27de peine
40:27parce qu'il s'est bien
40:28comporté
40:29il a déjà fait
40:3023 ans de prison
40:31sur le papier
40:32il est condamné à 30
40:33je suis certain
40:34que dans les 2 à 3 ans
40:35qui viennent
40:36il sera dehors
40:36et je crains
40:38pour les femmes
40:38qu'il rencontrera
40:39et ça
40:40ça pose une vraie question
40:41une vraie question
40:43sur les problèmes
40:44de cumul de peines
40:45pour les criminels
40:46en série
40:46et je pense
40:47qu'il faut que la chancellerie
40:48s'y intéresse
40:49il faut peut-être
40:50sans doute modifier
40:51la loi là-dessus
40:52notamment sur le cumul
40:53des peines
40:53vous l'avez dit
40:54maître Schemla
40:55vous comprenez
40:56que c'est incompréhensible
40:57il est toujours
40:58moi le premier
40:59je ne comprends pas
41:00comment un homme condamné
41:01pour des faits aussi graves
41:02il sort presque tout de suite
41:04après son dernier procès
41:05voilà
41:06il est toujours compliqué
41:07de changer une loi
41:09pour une affaire
41:09mais cette affaire
41:10elle est emblématique
41:12de l'illogisme
41:14de la sottise
41:15à laquelle la loi
41:16nous amène
41:17en tous les cas
41:17dans une situation
41:18comme celle-ci
41:19la question doit être traité
41:21vous pensez
41:22qu'il y aura des suites
41:23que ce n'est pas fini
41:24encore avec cet homme
41:24vous avez dit
41:25s'il sort
41:26attention
41:26il est dangereux
41:28mais est-ce que
41:28qui peut prédire
41:29que ce type
41:31qui n'a pas encore 60 ans
41:32ne va pas demain
41:35repasser à l'acte
41:36les mêmes ingrédients
41:37étant présents
41:39le risque
41:40il me semble évident
41:41le risque est évident
41:43mais voilà
41:43il fallait le dire
41:44parce que c'est très important
41:45on ne se rend pas compte
41:46mais là on dit 30 ans
41:47on a l'impression
41:48que cet homme
41:48il va rester très longtemps
41:49en prison
41:49ce n'est pas le cas
41:50et on peut se poser
41:51beaucoup de questions
41:52William Desnois
41:53vous êtes avec nous
41:54dans cette heure du crime
41:55le frère
41:55l'un des frères
41:56de Nadège Desnois
41:57question très simple
41:59vous allez terminer
42:01cette émission
42:01avec nous
42:02comment est-ce que
42:03vous avez vécu
42:04ces 27 années
42:06jusqu'à l'arrestation
42:08de Pascal Lafolie ?
42:11ça a été difficile
42:12ça a été des suivis psychologiques
42:14ça a été des addictions
42:15ça a été dur
42:16parce qu'on a travaillé
42:18travaillé
42:18travaillé
42:18sur le dossier
42:19je veux dire
42:19on n'a jamais lâché
42:20j'ai lu l'intégralité
42:21des dépositions
42:22toutes les dépositions
42:23sans exception
42:23j'ai lu tous les rapports
42:25des médecins
42:26tout compte rendu
42:28de l'autopsie
42:29j'ai vraiment connaissance
42:30de l'intégralité
42:31du dossier
42:31ça a été 27 années
42:33de réel combat
42:34ça a été personnellement
42:36le combat de ma vie
42:36si je devais aujourd'hui
42:37remercier une personne
42:38c'est sa dernière épouse
42:40qui a eu le culot
42:41pas de porter plainte
42:42mais de faire parler
42:42de Pascal Lafolie
42:43ce qui a permis
42:44de pouvoir aujourd'hui
42:45l'avoir sur le banc de la cour
42:47merci beaucoup
42:50William Desnois
42:51maître Gérard Chemla
42:53et Julien Assailly
42:54d'avoir été les invités
42:55de l'heure du crime
42:56merci à l'équipe de l'émission
42:57rédactrice en chef
42:58Justine Vigneault
42:59préparation Marie Bossard
43:00l'Isa Canales
43:01réalisation en direct
43:03Nicolas Godet
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