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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Elisabeth Lévy, Jélui Lam Golnadel, Geoffroy Lejeune, Georges Fenech, Yoann Ozaï.
00:04Il y a souvent beaucoup de mauvaises nouvelles ces derniers jours, donc quand il y en a une bonne, il faut en parler.
00:09Israël et le Hamas sont parvenus ce jeudi à un accord de cesser le feu à Gaza.
00:13Première étape du plan de paix élaboré par Donald Trump pour mettre fin à deux années d'un conflit dévastateur dans le territoire palestinien, vous le savez.
00:21Je voudrais qu'on écoute immédiatement Donald Trump.
00:23Comme vous le savez, l'année dernière, nous avons réussi à rêver à quelque chose d'extraordinaire, des gens qui disaient que ça ne pourrait jamais être fait.
00:33Nous avons terminé la guerre à Gaza et sur une base beaucoup plus large, nous avons créé la paix.
00:37Je crois que ce sera une paix durable et, espérons-le, une paix éternelle, une paix au Moyen-Orient.
00:44Nous avons réussi à obtenir la libération de tous les otages qui restaient.
00:48Ils seront libérés lundi ou mardi.
00:50Les récupérer, c'est un processus très compliqué.
00:54Je ne raconte pas ce qu'ils doivent faire pour pouvoir les retrouver.
00:57Ils sont dans des endroits où personne n'aimerait être, mais on récupérera les otages lundi ou mardi.
01:05Et ce sera un jour de joie.
01:09Et on essaiera d'y aller.
01:12Et on travaille sur le timing exact.
01:16On va aller en Égypte et on aura une signature, une signature additionnelle.
01:21On a déjà signé, quelqu'un qui me représentait, mais on aura une signature officielle.
01:26Alors Trump assure qu'il y aura un désarmement dans une prochaine phase de l'accord sur Gaza.
01:30Trump dit également qu'il essaiera d'aller en Égypte pour la signature de l'accord sur Gaza.
01:35Une visite de Trump, on l'entendait à l'instant, à Jérusalem, est possible dimanche selon la presse israélienne.
01:40Alors avant de parler de Trump, d'abord parlons de Gaza et de cette guerre qui s'arrête.
01:46D'abord, soyons prudents.
01:49Avec quoi ?
01:50Ah oui, soyons prudents.
01:51Ah non.
01:52Il faut toujours l'être, mais...
01:53Ah ben non, avec le ramasse, il faut être prudent.
01:56On ne sait pas combien il reste d'otages.
01:59J'espère effectivement que lundi ou mardi, je n'aurai plus ça ici.
02:03Mais pardon de vous le dire.
02:04Mais bon, vous ne voulez pas parler de Trump, mais c'est quand même ce personnage fantasque.
02:10Oui, vous avez raison.
02:11C'est ce personnage fantasque qui a obtenu ça.
02:14Il est toujours fantasque, mais quand même, ça sera mis à son crédit.
02:19C'est quand même une victoire israélienne.
02:21Il a fallu quand même aller jusqu'au bout de la guerre.
02:24Dieu sait si elle a été meurtrière des deux côtés pour obtenir ça.
02:28Si le ramasse n'avait pas été mis à terre, on ne l'aurait pas obtenu.
02:32Le prix aussi à payer, c'est qu'Israël est maintenant un état paria.
02:38Et ce n'est pas demain matin que ça changera.
02:41Et quand Trump dit que ça sera un jour de joie, non.
02:46Ça ne sera pas un jour de joie.
02:48Israël va devoir rendre des criminels de...
02:52De mille.
02:53Mais de criminels de travel, des terroristes épouvantables.
02:57Et puis d'autre part, il restera...
02:59Il y a des dépouilles qui vont arriver.
03:02Il restera le souvenir de tous les otages torturés.
03:06Des mômes comme Fir et Ariel.
03:09Enfin bon, bref.
03:11Ça ne sera pas un jour de joie.
03:12Non.
03:13Ce sera même un jour.
03:14Sous-en-tachement.
03:15Vous avez tous vu cette photo, je suppose, que Greta Thunberg a posté, pour parler du martyre de la flottie,
03:24elle a posté la photo d'un otage israélien.
03:26Je vous assure que cette photo, on ne peut pas la regarder.
03:29Donc les otages, d'abord il va y avoir des corps.
03:31Il ne va pas y avoir tous les corps parce qu'en fait ils ne sont pas fichus de les retrouver tous.
03:35Et il va y avoir beaucoup de souffrance.
03:37Maintenant, moi j'ai parlé aujourd'hui à une dame qui est infirmière en chef à Tella Chomère
03:41et qui accueille les otages.
03:42Elle s'apprête donc à les accueillir.
03:44Et cette dame, elle a perdu une fille à Nova.
03:46Donc je crois qu'il ne faut pas oublier que c'est très mélangé.
03:49Maintenant, moi, je ne suis pas prudente.
03:51Non.
03:51Je crois que quand le président des Etats-Unis d'Amérique annonce de façon aussi claire
03:56que les otages vont rentrer, je le crois parce qu'il a tordu le bras du Hamas.
04:01C'est un accord qui est assez favorable à Israël.
04:03Tant mieux pour ce qui me concerne.
04:05Je pense que c'est tant mieux.
04:07Et par ailleurs...
04:07Tordu le bras aussi à Netanyahou ?
04:09Un peu mais beaucoup moins en réalité.
04:11L'accord est très favorable à Israël si vous voulez.
04:13Alors, un peu.
04:15Mais le fait qu'on dise ça, c'est que la négociation est bonne.
04:18Les deux bras sont tordus.
04:19Mais en réalité, il en a tordu quand même un plus que l'autre.
04:22C'est un accord dans lequel Israël a le droit de réintervenir si le Hamas relève la tête.
04:27Ça, c'était quand même très important.
04:29Juste un mot.
04:30C'est peut-être le début d'un chemin vers un jour, deux Etats.
04:34Mais pour l'instant, au moins vers une coexistence.
04:36Et ça, c'est quand même historique.
04:38Deux images que je voulais vous montrer.
04:39D'abord, lorsqu'il a appris l'accord, il était avec des journalistes.
04:43C'est une image d'ailleurs qui a rappelé un peu celle de lorsqu'on a prévenu Bush.
04:48Il y avait des attentats.
04:50Alors, ce n'est pas du tout la même circonstance.
04:52Mais en voyant cette image, j'ai pensé précisément à cette image célébrissine
04:56quand Bush est dans une école, je crois, et qu'on lui apprend que les tours sont percutées.
05:00Le secrétaire d'Etat vient de me donner une note indiquant que nous sommes très proches d'un accord au Moyen-Orient.
05:16Et ils vont avoir besoin de moi assez rapidement.
05:19Donc, nous allons répondre à quelques questions supplémentaires.
05:22Il était en conférence de presse avec des journalistes, vous l'aurez compris.
05:25Puis il y a une deuxième séquence qui a fait le tour du monde.
05:27C'est lorsqu'il appelle des familles d'otages de Donald Trump.
05:30President Trump, vous avez le meilleur crowd du monde.
05:34Ce que vous avez besoin de dire à President Trump?
05:36Merci!
05:37Merci!
05:37Merci beaucoup, tout le monde.
05:42Vous l'avez fait !
05:42Vous l'avez fait !
05:44Merci!
05:44Merci!
05:45Merci!
05:46Merci!
05:47C'est génial!
05:48C'est incroyable!
05:49Monsieur le Président, nous vous croireons.
05:51Nous savons que vous avez fait tellement pour nous depuis le passé, depuis que vous a devenu le Président,
05:55même avant de l'année.
05:57Et nous confrions que vous avez fait que vous a fait la mission,
05:59jusqu'à chaque hostage, chaque 48 de les hostages sont à la maison.
06:03Merci beaucoup.
06:04God bless.
06:05Bez les peacemakers.
06:06God bless you, Monsieur le Président.
06:07God bless America.
06:08Thank you very much.
06:09You just take care of yourselves.
06:10The hostages will come back.
06:12They're all coming back on Monday.
06:13Oh!
06:14Oh!
06:21Alors là où évidemment on ouvre le dossier Trump, c'est qu'on juge un homme politique à ses résultats.
06:28On le juge pas à sa coiffure, à sa vulgarité, à ceci, à cela, parce qu'on est là dans des domaines infiniment plus subjectifs.
06:36Ça lui revient.
06:37Et là, évidemment, c'est une victoire qui change tout d'ailleurs.
06:40Bien sûr.
06:41Parce que ce qui est terrible, c'est qu'il y a peut-être même des personnes qui ne sont pas forcément contentes de cet arrêt de la guerre,
06:48parce que vous leur enlevez leur fonds de commerce.
06:50Voyez-vous.
06:52Vous avez vu qu'il y a plusieurs voix qui s'élèvent maintenant pour qu'ils obtiennent le prix Nobel de la paix.
06:56Alors oui.
06:57Il y a eu le maréchal Al-Sisi.
06:58Oui.
06:59Netanyahou, bien sûr.
07:00Donc c'est intéressant de voir que même l'Egypte appelle à lui délivrer, à lui décerner.
07:03Il y a un tweet, effectivement.
07:04Qui, à mon avis, est mérité. Quoi qu'on pense de Donald Trump ?
07:07Oui.
07:08Mais pourquoi ce quoi qu'on pense ?
07:10Parce qu'il est quand même assez clivant.
07:12Il est quoi ?
07:13Il est clivant.
07:14Il nous a tordu le bras aussi pour les droits de douane, par exemple.
07:17Il défend ses intérêts.
07:19En fait, il est très clivant dans le bras.
07:21Moi, ce matin, je vous posais simplement une question.
07:23Si vous êtes un citoyen d'un pays lambda, la guerre commence.
07:27Vous préférez être piloté par Elisabeth Borne ou par Donald Trump ?
07:30Non.
07:31J'ai pas besoin de vous répondre.
07:32C'est un choix Cornélien.
07:33J'ai pas besoin de vous répondre.
07:34Vous préférez que ce soit Gabriel Attal, Édouard Philippe ou Donald Trump ?
07:38J'ajoute notre propre président.
07:39On va parler d'Emmanuel Macron.
07:41C'est une évidence.
07:42Donc, évidemment que...
07:44Alors, Emmanuel Macron a dit espoir immense pour les otages et leurs familles.
07:47Il est parfait son tweet.
07:49Moi, j'ai trouvé parfait.
07:51Espoir immense pour les otages et leurs familles,
07:53pour les Palestiniens, de Gaza, pour la région.
07:55Je salue l'accord conclu dans la nuit pour la libération des otages
07:57et le cessez-le-feu à Gaza et les efforts du président Trump,
08:00comme des médiateurs qatariens, égyptiens et turcs pour y parvenir.
08:03J'appelle les partis à en respecter strictement les termes.
08:05Cet accord doit marquer la fin de la guerre
08:07et l'ouverture d'une solution politique fondée sur la solution à deux États.
08:11La France se tient prête à contribuer à cet objectif.
08:13Nous en discuterons dès cet après-midi à Paris.
08:15Non, mais la réalité, pardon, c'est que si Israël n'avait pu compter que sur la France,
08:23les otages ne seraient pas sur le chemin du recours.
08:25Oui, mais ça, on le sait.
08:27Moi, j'ai envie aux Américains d'avoir un chef,
08:30d'avoir quelqu'un qui agit, qui décide.
08:32Oui, pardon, parce que nous, en France, nous avons un président...
08:35Bien sûr, son tweet, il est très bien.
08:37Nous avons un président qui a organisé une conférence au Quai d'Orsay cet après-midi
08:41pour faire croire qu'il joue un rôle.
08:43On a un président, mais pardon, son avis sur le Proche-Orient, tout le monde s'en fiche.
08:47Alors, on a un président en ce moment qui s'invente une vie.
08:49Il s'invente des dossiers internationaux à gérer.
08:51Mais il dit, nous souhaitons que la France participe au maintien de la paix au Proche-Orient.
08:56Mais non, mais la paix, elle se fait en Égypte sans la France.
08:58Ceux qui vont assurer la paix dans la bande de Gaza, ce sont les Américains, ce sont les Israéliens...
09:03Vous avez raison, mais même si on avait un chèque, ce seraient quand même les Américains.
09:08Non, mais c'est pathétique, pardon, le rôle que ça montre Emmanuel Macron aujourd'hui est pathétique, c'est tout.
09:13Nous sommes d'accord, c'est votre avis. Mathilde Panot a dit, un accord de cessez-le-feu.
09:18Soyez gentil, un peu de discipline.
09:20Oui, mais pourquoi vous me regardez, moi ?
09:22Je sens que le jeudi, vous êtes...
09:24Oui, c'est vrai que c'est un...
09:26Un accord de cessez-le-feu en passe d'être signé.
09:29Espoir et soulagement de voir le génocide s'arrêter, dit Mathilde Panot.
09:32La vigilance et la mobilisation restent à la qualité.
09:34Aux colons israéliens, nous disons, libérer Gaza, libérer la Palestine,
09:37et liberté pour Margane Bargouti.
09:40Vous avez remarqué qu'il n'y a pas un mot sur les otages.
09:45C'est quand même extraordinaire.
09:47Écoutez Robert Ménard sur le prix Nobel de la paix.
09:50Ce matin, Robert Ménard, il parle, aujourd'hui vraiment sans filtre,
09:55ce qui est assez agréable d'ailleurs.
09:57Je fais un parallèle avec Monsieur Lecornu.
09:59J'ai découvert Monsieur Lecornu.
10:01J'ai trouvé formidable la manière dont il parle.
10:04Il n'est jamais en surplomb.
10:06Il est, j'allais dire, parle aux uns et aux autres de manière très compréhensible.
10:13Je pense que ça, ça ne s'apprend pas.
10:15Et je pense qu'il est comme ça dans la vie.
10:17Il n'a pas de cours de communication.
10:19C'est pour ça que les cours de communication, ça me fait toujours rire.
10:21Parce que ou t'as ça ou t'as pas ça.
10:23Et je ne sais pas s'il va continuer ou pas.
10:26Mais j'ai trouvé que dans cette séquence, il a réussi.
10:29Hier, il a dit les choses.
10:31Il n'a pas dit grand-chose, mais il les a bien dites.
10:35Je trouve qu'il y a quelque chose d'agréable dans la manière...
10:38Vous savez, la chanson de Zouchon.
10:40Comme on nous parle.
10:42Comme on nous parle.
10:43Il n'est pas là pour sa gloriole et ça se voit.
10:45C'est agréable.
10:47Non seulement dans son parler, mais également dans sa décision de démissionner,
10:51qui est très gaullienne.
10:53Enfin bon...
10:54On n'était plus habitués à ce qu'il y a...
10:57Il a raison.
10:59Rien ne l'obligeait à remettre les clés de Matignon.
11:01Vous en connaissez beaucoup.
11:02Je crois que vous le connaissez bien.
11:04Moi aussi, on le connaît bien.
11:05Vous avez souvent travaillé.
11:06Oui, vous le connaissez bien.
11:07Bien sûr.
11:08Moi, je l'ai connu à l'UMP.
11:10J'allais faire des conférences chez lui dans l'heure.
11:12Moi, je vais vous raconter.
11:14C'est toujours intéressant, la personnalité des uns et des autres.
11:16Je ne veux pas citer d'autres noms.
11:18Mais il y a des gens, ça sonne fou et lui, ça sonne juste.
11:20En fait, moi, je ne le connais pas moins bien que Georges.
11:22Je le connais depuis trois ans.
11:23Quand je suis arrivé au journal du dimanche, il m'a téléphoné.
11:25Et il m'a dit, voilà, dans les mois qui viennent, dans les années qui viennent,
11:28on va être amené à se parler sur les sujets qu'il était ministre des Armées à l'époque.
11:31Et il m'a parlé, on se connaissait à peine, des armées.
11:34Il m'a parlé des conflits.
11:35Il m'a parlé de l'Afrique, etc.
11:36Et je me suis fait la réflexion à ce moment-là.
11:37En fait, c'est très, très rare, voire ça n'existe plus.
11:39Un homme politique qui vous parle d'un sujet pour lequel il s'est passionné
11:43et qui ne vous parle pas de la petite technique pour aller dégommer un tel, etc.
11:47D'ailleurs, c'est intéressant.
11:48Il a été très souvent nommé pour Matignon,
11:50mais il n'a jamais intrigué pour arriver à Matignon.
11:52Finalement, il a réussi.
11:53Il a pris le job au moment où plus personne n'en voulait.
11:56En tout cas, on ferme la parenthèse et on faisait le parallèle avec Robert Ménard,
11:59qu'on va écouter.
12:00Vous parlerez après.
12:01Et Robert, parce que vous, ce n'est pas le cornu.
12:04Non, mais après, ça perdra tout son sens.
12:06Voilà.
12:07Donc, je ne le dirai plus.
12:08Je voulais simplement dire, puisque vous insistez,
12:10que dans cette période ridicule, il ne s'est pas ridiculisé.
12:15Oui.
12:16C'est tout.
12:17Et il a une voix.
12:18Il a une formidable voix, j'allais dire.
12:20Il a une voix qui est marrant.
12:21Vous dites ça depuis une semaine ?
12:22C'est une très belle voix qui a presse.
12:23D'ailleurs, on ne connaissait pas sa voix.
12:25Et ce n'est pas en rapport avec forcément…
12:27Avec la voix de Léa Salamé, la pauvre qui était à faune.
12:30Oui.
12:32Écoutons Robert Ménard, Nobel de la paix.
12:35Il le demande.
12:38Dieu sait que je suis critique.
12:40Dieu sait que Donald Trump n'est pas ma tasse de thé.
12:43Mais enfin, quand un type dit des choses et les faits,
12:46le minimum, c'est de le reconnaître.
12:48Enfin, s'il n'est pas là, ça ne se fait pas.
12:51S'il n'est pas là, aujourd'hui, on l'espère tous,
12:54on prie le bon Dieu que ça se passe comme ça,
12:56que lundi, les otages sont de retour dans leur famille.
12:59On le doit à lui.
13:00On le doit à Israël, qui a fait la guerre à tous ses ennemis autour.
13:04Mais on le doit à Donald Trump.
13:06Et c'est vrai que moi, quand ils disent…
13:08Il a quand même tordu le bras aussi à Benjamin Netanyahou,
13:10Donald Trump.
13:11Ah oui, bien sûr.
13:12Mais c'est pour ça qu'on lui doit d'abord à lui.
13:14D'abord à lui.
13:15Et quand les gens pouffent de rire…
13:17Et j'étais de ceux-là.
13:18Alors, je ne vais pas faire le mariol ici.
13:20Moi, je vais dire…
13:21Le prix Nobel, il commence à me casser les bonbons
13:23avec ce prix Nobel et tout ça.
13:24Honnêtement, il le mérite.
13:26Et Panurge, qui est le saint patron des journalistes,
13:29il n'y a pas une personne qui…
13:31Mais c'est vrai, il n'y a pas un éditorialiste,
13:33tous les éditorialistes qu'il traitait de fasciste,
13:36de tous les noms et de ça.
13:37En fait, il est formidable dans cet exercice,
13:40et peut-être dans d'autres idées, là, depuis six mois.
13:43Donc, on verra.
13:46Mais c'est ça qu'est…
13:47Il n'y a pas un journaliste qui peut…
13:49ou d'un libération ou ailleurs qui peut dire,
13:51mais en fait, c'est formidable.
13:52Ça doit leur faire mal.
13:53Oui, je suis assez d'accord.
13:55Ça doit leur faire très mal.
13:56Bon, autre sujet.
13:57Robert Badinter.
13:58Alors là, je vous attends sur Robert Badinter.
14:00Parce qu'évidemment…
14:02Alors, c'est une journée de panthéonisation,
14:04ce qui réclame une forme de respect, bien évidemment.
14:08Ce n'est pas le jour où on critique quelqu'un.
14:10On peut critiquer en étant respectueux, vous savez.
14:12Ah bon ?
14:13Oui, mais il y a forcément un usage au cours des précautions.
14:18C'est-à-dire que c'est un homme de grande qualité.
14:21De toute façon, nous ne sommes jamais respectueux ici.
14:23C'est entendu.
14:26Mais en revanche, on a aussi le droit de dire
14:29qu'il y a une forme d'unanimisme à reconnaître…
14:34Qui est très malsain, en fait.
14:36À reconnaître son action.
14:38Bon, d'abord, est-ce que, pour vous, c'est justifié qu'il entre au panthéon ?
14:41Voilà une question toute simple.
14:42Oui, pourquoi pas.
14:43Mais en fait, moi, ce qui me gêne…
14:44Est-ce que c'est un grand homme ?
14:45Oui.
14:46Oui, bien sûr.
14:47La patrie reconnaissante.
14:48Moi, j'ai lu l'exécution à 14 ans, ça m'a beaucoup marqué.
14:50Moi aussi, et l'abolition, et j'ai vu le film avec Charles Berling le week-end dernier.
14:54J'ai trouvé ça formidable.
14:55Absolument.
14:56Donc, bien sûr.
14:57Maintenant, moi, je suis déjà gêné par la panthéonisation, parce que, d'ailleurs,
15:00c'est votre malaise le traduit.
15:01Ça équivaut quasiment à une béatification d'aujourd'hui.
15:04C'est-à-dire que, parce qu'il rentre au panthéon, parce qu'il a fait des grandes choses,
15:07et l'abolition, évidemment, en est une, il faudrait qu'on le critique sur rien du tout.
15:10Je ne suis pas d'accord avec cette idée.
15:11Il n'a pas été déclaré sain.
15:12On a le droit de ne pas être d'accord avec beaucoup de choses que Robert Banninter a faites,
15:15sans pour autant l'insulter.
15:17Moi, j'ai évidemment beaucoup de respect pour l'homme, pour sa...
15:20Je vous permettez, je l'épouse.
15:22Et c'est un homme politique, donc il a fait des grandes choses, et il a fait des choses terribles.
15:26Et je pense que tous les mots de la justice d'aujourd'hui sont dans l'action de Robert Banninter à partir de 1981.
15:31Il y a deux familles qui sont absentes aujourd'hui au panthéon.
15:34La famille de Georges Obès.
15:36Je sais.
15:37Et si vous m'autorisez à faire une critique.
15:39Mais vous avez raison.
15:40Ce qui n'enlève en rien à la grandeur de cet homme.
15:42La famille de Georges Obès et la famille du général Audran.
15:46Bien sûr.
15:47Que les membres d'action directe, qui étaient Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouyan et Aubran,
15:55ont été amnistiés par M. Banninter en 1981, avec 250 autres terroristes,
16:02qu'on appelait à cette époque-là des combattants de la liberté.
16:05Ils avaient été condamnés pour des hold-up, plein de choses.
16:08Et une fois remis en liberté, 3 et 4 ans et 5 ans plus tard,
16:12ils ont assassiné le patron de la Régie Renaud, Georges Obès, et le lieutenant général de la direction de l'armement.
16:20Voilà.
16:21Donc il y a ces deux familles qui ne sont pas venues et qui n'ont pas été invitées aujourd'hui.
16:25Et il y a 40%.
16:26C'est dur de dire cela comme ça.
16:28Mais si vous voulez, c'était cette espèce d'angélisme de cette culture que le criminel est d'abord lui-même la victime
16:34et qu'il fallait faire table rase de ce qu'avait mis en place Perfit juste avant lui,
16:38d'un trait de plume, supprimer la loi sécurité-liberté, sans même une autre loi,
16:43et ouvrir les portes des prisons, y compris à des gens dangereux.
16:47Donc, je veux dire, il y a cet épisode sombre.
16:50Et moi, d'ailleurs, c'était tout mon engagement.
16:52C'est notre combat.
16:53On a existé au sein de la justice, barreau et magistrature, en opposition à cette politique absolument dévastatrice
17:03dont, aujourd'hui, on en paie les conséquences.
17:05Pardon d'avoir dit ça.
17:06Je dis simplement d'un dernier mot.
17:08Van Inter a mis en musique la peine de mort, l'abolition qu'avait voulu Mitterrand,
17:12et Jacques Chirac, en 2007, l'a constitutionnalisé.
17:16Moi, je vais vous dire quelque chose.
17:18Il y a quand même un juste milieu entre la profanation épouvantable qui a lieu sur son tombeau
17:25et la béatification à laquelle on assiste.
17:29Moi, c'est vrai, quand je suis arrivé au palais, j'ai tout de suite senti
17:33que j'étais en opposition philosophique avec Robert Badinter.
17:38Vous étiez avocat, comme vous ?
17:39Oui, mais oui, sauf que moi…
17:42Les avocats sont plutôt…
17:44Non, non.
17:45Alors, peut-être…
17:47Vous défendez plutôt les condamnés, les délinquants, les criminels ?
17:51Il se trouve que, sans doute, j'étais déjà démodé, peut-être, par rapport à mai 68.
17:56Je voulais défendre la veuve et l'orphelin.
17:59Et c'était extrêmement rare, à l'époque, en ce palais,
18:04puisqu'on était déjà, avec M. Badinter, dans la culture de l'excuse
18:09et dans l'oubli en corrélation des victimes.
18:15Et je l'ai vécu vraiment très mal.
18:18Je vous le dis très franchement.
18:20Et, si vous voulez, j'ai beaucoup apprécié Robert Badinter
18:24dans sa lutte contre l'antisémitisme,
18:26surtout lorsqu'il s'est aperçu que l'antisémitisme est d'extrême-gauche
18:29et, maintenant, sa merveilleuse femme est dans le même cadre intellectuel, si vous voulez.
18:36Mais, par contre, celui qui a…
18:39La badinterisation de la magistrature, elle a encore, aujourd'hui, des effets pernicieux.
18:47On marque une pause, à tout de suite.
18:49Robert Badinter au Panthéon, c'est vrai que c'est une cérémonie traditionnelle.
18:58Le président aime beaucoup ce genre de cérémonie et de rendez-vous.
19:01Je vous propose de l'écouter précisément, Emmanuel Macron,
19:05qui rendait hommage à Robert Badinter.
19:08De cette exécution, Robert Badinter a tout vu.
19:13La guillotine dressée au petit matin.
19:17Le bruit du couperet.
19:19Un homme coupé en deux.
19:22Et la conviction, plus que jamais ancrée en lui,
19:24que ce spectacle n'est pas digne de la société et des droits de l'homme.
19:28Que cette férocité, qui croit venger, nous déshonore tous.
19:33C'est ce chemin de vie qui mène Robert Badinter à François Mitterrand,
19:42dont il est un compagnon de route fidèle.
19:46Et c'est à lui, et à lui seul,
19:50que le premier président socialiste de la Ve République
19:54confie la tâche ultime,
19:57obtenir l'abolition de la peine de mort.
20:02Face à une opinion rétive,
20:05Robert Badinter, au-delà des rangs de la gauche,
20:07sut convaincre des parlementaires, de la droite et du centre,
20:10de voter en faveur de l'abolition.
20:14La loi fut promulguée.
20:17Voilà 44 ans.
20:20Ce combat, pourtant, n'est pas terminé.
20:25Et jusqu'au bout, il continua.
20:28Et nous continuerons de le porter jusqu'à l'abolition universelle.
20:33Pour Robert Badinter,
20:37chaque jour devant nous doit être un 9 octobre.
20:41C'est un peu énervant, non ?
20:46Qu'est-ce que vous trouvez énervant ?
20:50On a le pays qui est en flamme.
20:53La France est dans un état de quasi chaos.
20:55La classe politique s'entretue dans un spectacle pathétique.
20:58Lui, c'est le responsable de tout ça.
21:00Et il parade.
21:01Parce que les cérémonies mémoriales, on a compris.
21:03C'est vraiment ce qu'il préfère faire.
21:04C'est peut-être la seule chose qu'il a envie de laisser.
21:06Et il s'en sert.
21:07Moi, on parle souvent d'instrumentalisation.
21:09Je trouve qu'il y a une instrumentalisation.
21:11Le ton théâtral, pardonnez-moi.
21:12Mais quand on en a soupé pendant 8, presque 9 ans,
21:15on finit par se lasser.
21:17Et pour terminer, c'est le nombre de contresens invraisemblable.
21:20Moi, je suis désolé.
21:21La République ne pouvait pas tolérer.
21:23C'est impossible.
21:24La guillotine, etc.
21:25Il faut juste lui expliquer que la République,
21:26n'est grâce à la guillotine.
21:29Et justement, d'ailleurs...
21:30C'est tellement vrai.
21:32C'est tellement vrai.
21:33Tous les gens qui applaudissent aujourd'hui
21:35à cette panthéonisation applaudissaient également
21:38lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques
21:41la célébration de la guillotine
21:43par Marie-Antoinette interposée, je vous rappelle.
21:46Si, si, si.
21:47Vous avez raison.
21:48Et puis, on a vu les guillotines.
21:50Je voudrais dire un mot, pardon.
21:51Je voudrais dire un mot quand même sur Robert Badinter
21:53puisque moi, je suis d'accord avec vous.
21:55On n'est pas obligé de tout prendre.
21:57Non, je ne peux pas.
21:58Allez-y, vite.
21:59Je ne comprends pas.
22:00Je n'en ai pas parlé.
22:01Tout le monde a parlé.
22:02Vas-y.
22:03On n'est pas obligé de tout prendre.
22:05Mais je suis désolé.
22:07Robert Badinter, c'est aussi l'histoire extraordinaire
22:09des Juifs dans la République.
22:11C'est, à la fin de sa vie,
22:12la redécouverte de l'antisémitisme
22:14avec cette grande douleur.
22:15Je vous signale qu'il était d'ailleurs
22:17aussi très contre l'euthanasie.
22:19Parce qu'on avait aussi beaucoup parlé.
22:21Et, par ailleurs, on peut absolument critiquer
22:24une partie de ce qu'il a fait.
22:25Mais moi, je trouve que c'est une belle chose
22:27qu'il soit aujourd'hui entrée au Panthéon.
22:29Mais il y en a d'autres.
22:30Je critiquerais beaucoup plus Gisèle Halimi
22:32quand ça viendra.
22:33Alors, je vais vous dire quelque chose.
22:34Non, non, non.
22:35Non, non.
22:36C'est gentil.
22:37Oui, oui.
22:38Aucun garde des Sceaux n'a fait autant
22:40pour les victimes que Robert Badinter,
22:42dit Alain Jakubowicz qui nous écoute.
22:44Et cessez de juger 81 avec les yeux de 2025.
22:47Au cas où ça vous aurait échappé,
22:48le monde et la société ont un peu changé.
22:50Alors, ce que je voulais simplement dire,
22:53c'est rendre hommage à Charlotte Dornela.
22:55Charlotte, elle a fait un papier extraordinaire
22:57ce matin sur Europe 1.
22:58Mais vraiment un papier d'un courage,
23:00d'une intelligence.
23:01Ça ne m'étonne pas.
23:02Voilà, ça ne nous étonne pas.
23:03Et figurez-vous que j'étais avec elle
23:04dans le studio ce matin
23:05et je lui ai pris sa feuille.
23:07Et je vais lire ce qu'elle a écrit.
23:09Mais c'est évidemment Charlotte qui parle.
23:11Outre la suppression de la Cour de Sûreté de l'État
23:13et de la loi anti-casseurs,
23:14avant même d'abolir la peine de mort,
23:16Robert Badinter multiplie les sorties de prison
23:17par sa loi d'amnistie.
23:19Il évoque alors la générosité traditionnelle
23:21de la gauche française
23:22et précise ce qu'il met en œuvre,
23:23sans le formuler ainsi,
23:24une sorte de régulation carcérale
23:26de prison déjà pleine.
23:27Il instaure également l'idée
23:28de ces aménagements de peines
23:30qui hantent nos débats.
23:31Sous son règne,
23:32les peines de moins de six mois de prison
23:33seront transformés en travaux d'intérêt général.
23:36Il n'aime pas la prison
23:37et rêve déjà d'un tribunal
23:38de l'application des peines.
23:39C'est également à lui
23:40que nous devons la possibilité
23:41de recours individuels
23:42devant la Cour européenne
23:43des droits de l'homme
23:44et le développement de la jurisprudence
23:45qui asphyxie désormais
23:46toute volonté nationale.
23:48Et elle parle également
23:49du syndicat de la magistrature
23:50qui le salue avec autant de chaleur.
23:52C'est aussi pour service rendu.
23:53Dans les années 80,
23:54voilà déjà presque une décennie
23:55que la fameuse harangue de Baudot
23:57qui réclame au magistrat d'avoir
23:58un préjugé favorable
23:59pour la femme contre le mari,
24:00pour l'enfant,
24:01contre le père,
24:02pour le voleur,
24:03contre la police,
24:04pour le plaideur,
24:05contre la justice est écrite
24:06et ça n'empêche pas
24:07de choisir des membres
24:08de ce syndicat
24:09pour composer son...
24:10Bien sûr, Louis Jouanet notamment.
24:11Alors ça c'est une critique bien sûr.
24:12Mais elle est tellement fondée.
24:14Bien sûr.
24:15Est-ce que je peux dire encore un mot ?
24:16Je vous en prie.
24:17C'est tout ce qu'on déplore aujourd'hui.
24:19Et c'est ça le paradoxe aussi.
24:20Mais il n'empêche qu'il y a un homme,
24:22un grand avocat,
24:24un homme qui a marqué
24:25la société française aussi
24:26par sa hauteur de vue,
24:28par ses prises de pouvoir
24:30qu'on a pu entendre généralement
24:32dans les émissions de télévision,
24:33dans les émissions de radio,
24:34qu'il n'ait commenté l'actualité.
24:36Oui, c'était un...
24:37Une intelligence.
24:38C'est un immense...
24:39Un homme aussi
24:40qui a eu une vie particulièrement difficile
24:42puisque son père avait été déporté.
24:43Donc c'est aussi tout cela...
24:45Comment ?
24:46Il lui a failli l'être.
24:47Et c'est tout cela
24:48qui est rentré au Panthéon.
24:49Nous sommes d'accord.
24:50Mais si...
24:51Moi, le fait qu'il soit au Panthéon,
24:53je le comprends.
24:54Mais je voudrais vous dire quelque chose.
24:55Quand je suis arrivé au palais,
24:57il y avait aussi un grand avocat,
24:58un grand hénor,
24:59qui s'appelait Henri René Garot.
25:01Oui.
25:02D'accord ?
25:04C'était un...
25:05Il était plein de verve.
25:07Grand avocat.
25:08Sauf qu'il était méprisé.
25:10Pourquoi il était méprisé ?
25:12Parce que lui, il défendait les victimes.
25:14Il avait fondé une association
25:16qui s'appelait Légitime Défense.
25:17Oui, je m'en souviens.
25:18Et donc, beaucoup de gens le raillaient
25:20parce qu'il était du côté des victimes.
25:23Je comprends parfaitement
25:25que M. Badinter soit au Panthéon,
25:27mais je pense que M. Henri Garot
25:30pourrait être aussi au Panthéon,
25:32sauf qu'il ne le sera pas
25:34parce qu'il ne vivait pas du même côté de la rue.
25:37Voilà.
25:38Bon.
25:39Voilà ce qu'on pouvait dire.
25:40En tout cas, ce soir,
25:41il y a peu d'avocats...
25:43Un premier avocat qui est entré au Panthéon,
25:46entré au Panthéon, en tout cas,
25:48sous...
25:49avec Emmanuel Macron.
25:52Il n'était pas qu'avocat.
25:53Il était président du Conseil constitutionnel.
25:55Il a eu une carrière...
25:56Bien sûr.
25:57Mais c'est l'homme qui a aboli la peine de mort.
25:59Mais il restera l'abolition.
26:01Bon.
26:02La crise politique, madame, messieurs.
26:04La crise politique.
26:05Bon.
26:06On ne sait...
26:07D'abord, on ne sait pas qui sera le Premier ministre.
26:10Vous avez des informations ou pas ?
26:11Moi, on me dit le contenu.
26:13Oui, j'entends comme vous,
26:14mais le problème, il faut arrêter de donner ce qu'on entend à la télévision
26:17parce qu'on va passer pour des idiots demain, quoi.
26:19Oui.
26:20Il n'a pas tort.
26:21Un bon point.
26:22Non, mais ça...
26:24C'est pas des rumeurs, d'ailleurs.
26:26C'est des indiscrétions.
26:27Mais le problème...
26:28En fait, le problème de notre métier quand on fait ça,
26:30c'est que quand on a des indiscrétions,
26:31qu'on essaie de les vérifier,
26:32on entend des démentis, puis des confirmations.
26:35C'est très fatigant.
26:36Il faut mieux attendre le secrétaire.
26:37Vous n'avez pas de tendance ?
26:40Non.
26:41Moi, la seule chose que je partage avec vous,
26:43c'est mon avis, c'est pas une tendance.
26:44Je pense que Lecornu, en démissionnant,
26:46et je suis d'accord avec Georges, c'était noble,
26:49et en disant qu'il était candidat à rien,
26:51et en disant qu'il s'est sacrifié,
26:52et il a utilisé l'expression de moine-soldat,
26:54mon avis, à montrer quelque chose.
26:56Pardon, je pose une question qui est peut-être une question bête,
26:58mais est-ce que ça a un intérêt de savoir qu'il sera à Matignon pour ne rien faire ?
27:01C'est la question la plus intelligente de la soirée.
27:04Non, c'est pas vrai, parce que je la trouve un peu démago, votre question.
27:07Je vais vous dire pourquoi.
27:08Pourquoi ? Dites-moi.
27:09Tout le monde dit que les Français ne s'intéressent pas à cette séquence.
27:11C'est parfaitement faux.
27:13Les audiences des chaînes d'info prouvent le contraire.
27:15Mais c'est pas ce que j'ai dit.
27:16Hier soir, monsieur Lecornu a fait 6 millions sur France 2,
27:21et a battu le record de Léa Salamé depuis qu'elle est en place.
27:24Donc les gens sont passionnés par ça.
27:26Ce n'est pas ce que j'ai dit, Pascal.
27:27J'ai dit que ça sera quelqu'un qui ira à Matignon pour ne rien faire.
27:31Il n'aura le pouvoir de rien faire.
27:33Le budget, il ne sera pas à Matignon.
27:34Le budget, il sera au Parlement.
27:35Il faut quand même qu'on sache son nom.
27:37D'accord, oui.
27:38C'était une formule que vous avez utilisée.
27:39On a l'impression qu'on attend ça comme le Messie,
27:41alors qu'en fait, ça ne va absolument rien changer,
27:44et le Premier ministre ne fera rien.
27:46Personne n'attend ça comme le Messie.
27:47Combien de temps va-t-il tenir ?
27:49Laissez le Messie en dehors de tout ça, s'il vous plaît.
27:52Non, personne.
27:54S'il vous plaît, ne blasphémez pas.
27:55Pas vous, pas ça.
27:56Il est allé trop loin.
27:57Pas vous, pas ça.
28:00Bon, vous n'avez pas la discrétion, rien du tout.
28:02Combien de temps va-t-il tenir ?
28:03Combien de temps ?
28:05Combien de temps ?
28:06C'est une belle chanson, ça.
28:07Oui, oui.
28:08On ne va pas la chanter ce soir.
28:10Combien de temps va-t-il tenir ?
28:11Je ne sais pas.
28:12Moi, je pense qu'il ne passera pas le budget.
28:14Il n'y aura pas.
28:15Voilà, c'est-à-dire fin d'année.
28:16Fin d'année.
28:17Si vous n'avez que ça à me dire, franchement...
28:19Non, mais attendez, il y a des autres.
28:20Il faut mieux que je vous parle de Badinter.
28:22Vraiment.
28:23D'ailleurs, je ne vous ai pas tout dit sur Badinter, parce que j'ai oublié de vous dire,
28:26et là, pardonnez-moi, j'ai oublié de vous dire que Marion Maréchal avait fait un tweet.
28:31Pardon de casser ce bel unanimisme, mais faire entrer Robert Badinter au Panthéon,
28:34c'est aussi sanctifier une vision de la justice qui a désormais la société face aux criminels, a-t-elle dit.
28:40Il y a tout un tweet que vous pourrez lire et qui est encore plus lourd.
28:43Et surtout, Éric Zemmour.
28:45Aux grands hommes, la patrie reconnaissante, c'est ce qu'il y a écrit au fronton du Panthéon.
28:49C'est sous cette glorieuse épitaphe que Robert Badinter va y entrer aujourd'hui.
28:52Mais la patrie n'est pas reconnaissante à l'homme qui abolit la peine de mort pour les criminels endurcis,
28:56mais pas pour les victimes.
28:58Il est terrible, le tweet d'Éric Zemmour.
29:01Si je peux me permettre, je ne suis pas d'accord, moi j'étais favorable à la peine de mort,
29:07sauf qu'on nous l'a vendu avec mensonge.
29:11Parce que l'argument principal, notamment de M. Badinter sur l'abolition, c'est qu'il y avait encore plus sévère que la peine de mort, c'est la prison à vie.
29:22Ah, je peux vous dire que par rapport à l'autopiquement, ce n'était pas la raison d'en faire.
29:26Non, ce n'est pas ça qui était en jeu.
29:29Je vous dis que par rapport à ceux qui étaient...
29:31On ne va pas rouvrir le débat de la peine de mort ce soir.
29:33Non, mais il n'est pas Christian, on se l'approuve.
29:36Mais il n'a jamais dit ce que vous dites.
29:37La grande différence, c'est que le lendemain matin, où la peine de mort a été abolie...
29:41C'est la droite qui l'a fait.
29:42...a été abolie, et bien ensuite, la prison à vie n'existait plus.
29:47C'est la droite qui l'a fait.
29:48La prison à vie n'existait plus, c'était une prison maximum à 20 ans, et que par conséquent, il y a eu...
29:54Non, mais c'est ça.
29:55Mais oui, il n'y avait pas de peine de sûreté.
29:57Il n'y avait pas de peine incompressible.
29:58Mais Patrick Henry restait plus de 20 ans, ce que vous dites n'est pas juste.
30:01Non, il a raison.
30:02Non, il n'y a pas eu de 20 ans.
30:04Il n'y avait pas la peine incompressible, c'est la droite qui l'a mise en 86.
30:07Exactement.
30:08De même que la Cour de Sûreté de l'Etat, lorsqu'il la supprime, il ne le remplace pas par une Cour de Sûreté de l'Etat.
30:13Mais la Cour de Sûreté de l'Etat, vous voudriez remettre en place la Cour de Sûreté de l'Etat.
30:16Mais parce que, écoutez, ne caricaturez pas mon propos.
30:19La Cour de Sûreté de l'Etat, ça a été pour les militaires.
30:21Il fallait la supprimer, mais la remplacer par autre chose, ce qui n'a pas été fait.
30:24Mais puisqu'on est contre l'unanimisme, je voudrais juste quand même le défendre un peu plus sur un point.
30:30Vous avez raison sur tout ce que vous avez dit.
30:32Mais je ne peux pas lire entièrement ce que dit Eric Zemmour.
30:34C'est très argumenté.
30:36C'est assez remarquable dans l'articulation intellectuelle, comme toujours.
30:39Après, on est d'accord.
30:40Il commence quand même par dénoncer très fermement, par condamner très fermement la profanation de sa tombe.
30:48Ce que j'essaye de vous dire, c'est que Robert Badinter arrive dans une période, on est à la fin des années 70.
30:53Je ne crois pas que ni la criminalité, ni la justice n'étaient ce qu'on connaît aujourd'hui.
31:00Alors, voilà, c'est tout.
31:02Il a libéré presque 40% des détenus.
31:06Il y a eu une augmentation formidable de la criminalité.
31:09On est reparti sur Robert Badinter.
31:10En tout cas, le texte de Zemmour est à la fois violent, brillant, remarquable et évidemment clivant.
31:19Parce qu'il termine en disant, c'est du Zemmour.
31:22C'est du Zemmour dans le texte.
31:23C'est du bon Zemmour.
31:24C'est du très bon Zemmour.
31:25Il n'arrive d'avoir raison.
31:26Je lis.
31:27Je termine.
31:28Entre ici, Robert Badinter.
31:30Conclu-t-il.
31:31Entre ici, Robert Badinter.
31:33T'accueillera tout à l'heure Emmanuel Macron.
31:35Logique filiation.
31:36Celui-ci est le petit-fils de celui-là.
31:38Macron est le produit de Badinter.
31:39C'est le même humanisme abattardi en humanitarisme et le même universalisme abattardi en mondialisme
31:47qui tue la France.
31:49La patrie n'est pas reconnaissance au socialiste qui a noyauté tous les rouages de son ministère
31:54avec les militants du syndicat de la magistrature qui, depuis 40 ans, ont contaminé la justice française
31:58de leur idéologie sectaire laxiste et victimaire.
32:00Je signe des deux mains.
32:01Oui, mais alors ce n'est pas Badinter non plus qui est responsable de tout.
32:05Il y a eu d'autres ministres.
32:07Pardonnez-moi, en 86...
32:08On parle de la badinterisation de la justice.
32:11C'était le Bing Bang.
32:12Oui, enfin...
32:13En 86, la majorité change.
32:17Arpaillange, qui est ministre de la justice en 86 avec Jacques Chirach.
32:20En 86...
32:21Arpaillange, non ?
32:22C'est Arpaillange.
32:23Il y a eu Pierre Méniori, il y a eu...
32:26On a été...
32:27Vous vous souvenez, il y a un mot célèbre de Santini sur Arpaillange.
32:31Ah oui, ils en ont...
32:32Saint Louis la rendait sous la chaîne et l'autre la rendait comme un gland.
32:36Non, il n'y a pas de ça.
32:37Je crois que c'est ça.
32:38Je crois que c'est un mot célèbre d'Arpaillange.
32:40De Andri Santini sur Arpaillange, il me semble.
32:43Il y avait une évasion de détenus.
32:45À l'Assemblée nationale, il avait dit qu'il y a 48 détenus qui se sont évadés,
32:48mais on en a déjà récupéré 49.
32:50Oui, oui.
32:51Il s'en met les pinceaux.
32:52C'est M. Arpaillange.
32:53Bon.
32:54Pardonnez-moi, on est revenus en arrière, mais bon, ça peut arriver de temps en temps.
32:59Ça manque de ordre.
33:00Oui, bien sûr.
33:01Mais est-ce que...
33:02Tiens, je vais vous faire écouter Robert Ménard sur le moment d'aujourd'hui.
33:07Alors, Robert Ménard disait tout à l'heure...
33:09Ce qui est formidable, c'est qu'il est sans filtre.
33:12C'est comme ces gens qui, avec un certain âge...
33:14D'abord, il est maire de Béziers.
33:15Maintenant, il dit ce qu'il pense.
33:16Il a toujours été comme ça.
33:17Oui, oui.
33:18Non, il n'a jamais été dans le politique correcte, Robert.
33:21Pardon, hein.
33:22Disons qu'il le dit vraiment plus facilement.
33:25Il n'a jamais jamais...
33:26J'ai l'impression.
33:27Il a un langage châtié, je trouve.
33:28Bon.
33:29Et là, il dit quel foutoir.
33:30C'est ça.
33:31Et ce qu'il dit, il traduit par des mots simples ce que 90% des gens doivent penser.
33:35Écoutez Robert Ménard, c'était ce matin, chez Sonia Mabrouk, sur Europe 1 et sur CNews.
33:41Quelle foutaise.
33:43Quel bordel.
33:44Foutaise.
33:45Enfin, vous imaginez, ils se foutent de nous.
33:48Ils se foutent de nous.
33:51Attendez...
33:52Oui, il y a un truc que j'ai compris hier, en réalité.
33:54Monsieur Macron a 48 heures de plus.
33:57Parce que là, à un moment donné, il va bien.
33:59Mais attendez, il faut prendre en compte ce que les Français en vivent.
34:02Moi, j'en ai ras-le-bol de ces gens-là.
34:04J'en ai ras-le-bol de leurs pseudo-accords.
34:08J'en ai ras-le-bol des partis politiques.
34:10J'en ai ras-le-bol de cette classe politique.
34:12Je trouve qu'il faut...
34:13Ce n'est pas un plaidoyer pour moi, attention.
34:15Ne rigolez pas, je vois votre sourire.
34:17Je vois votre sourire en face de moi.
34:19Non, je pense qu'il faut aller chercher ailleurs.
34:22Ailleurs que dans les partis politiques.
34:24Ailleurs que dans la classe politique.
34:25On a vu le résultat que cela donne, monsieur Ménard.
34:28Attendez, mais il y a des gens...
34:29C'est tellement une personnalité de la société civile qui a réussi en politique.
34:32Attendez, peut-être parce qu'on n'est pas allé les chercher du bon côté.
34:34Il y a des maires qui sont fabuleux.
34:36Oui.
34:37Il y a des gens qui ont de l'expérience.
34:38Certainement.
34:40Attendez, il y a des...
34:41On leur dit bonne chance d'ailleurs pour rentrer dans ce bourbier.
34:44Attendez, je ne dis pas que c'est facile de rentrer.
34:46Enfin moi, vous ne tenez pas à la France.
34:48Vous y tenez, je tiens à la France.
34:49Et ça ne peut pas durer comme ça.
34:51Oui, mais Emmanuel Macron, voilà, il a raison.
34:55Non, mais on l'a dit 100 fois.
34:57Il cherche à gagner du temps.
34:58Parce qu'Emmanuel Macron, il veut pouvoir continuer à panthéoniser celui qu'il aura choisi et décidé de panthéoniser.
35:04Il y a d'autres...
35:05Il y a Gisèle Halimi.
35:06Il y a Gisèle Halimi qui arrive.
35:08Il veut pouvoir continuer à faire semblant de s'occuper du dossier au Proche-Orient.
35:12Voilà, Emmanuel Macron, il veut continuer comme ça jusqu'à 2020.
35:15Il reste un an et demi que voulez-vous qu'il arrive. De toute façon, il ne va pas partir avant un an et demi.
35:18Mais vous n'en savez rien.
35:19Mais Yohann, c'est peut-être bien pour la France.
35:21Je n'en sais pas.
35:22Peut-être que c'est mieux pour la France.
35:23Ah, c'est mieux pour la France.
35:24Oui, moi, je pense que c'est mieux pour la France que d'avoir une élection présidentielle précipitée.
35:27D'accord.
35:28Où on n'aura pas de campagne.
35:29Ben oui, on n'est pas d'accord.
35:30C'est comme ça.
35:31Moi, je ne veux pas.
35:32Moi, je n'ai pas...
35:33Elle peut ne pas être précipitée.
35:35S'il n'y a pas d'autre solution...
35:36Elle peut être...
35:37Elle peut être précipitée.
35:38Elle peut être précipitée.
35:39D'accord.
35:40Si M. Lecornu arrive à tenir avec un gouvernement tel qu'il soit, moi, je trouve que c'est bien pour la France.
35:46Mais pour faire quoi, Elisabeth ?
35:47C'est pas la question.
35:48Pour faire quoi ?
35:49Donc, tu n'auras pas d'une nouvelle majorité.
35:50Mais tu as une dissolution avant.
35:51Une dissolution.
35:52Oui, mais tu as une dissolution avant.
35:53Mais il refuse la dissolution.
35:54Mais elle arrive, la dissolution.
35:56Mais il la refuse.
35:57Elle arrive.
35:58Il faut trouver normal qu'on perde du temps.
35:59Mais non, je ne trouve pas normal.
36:01Mettons un Premier ministre qui va rester là trois semaines.
36:03Et dans trois semaines, on sera là à se demander qui va aller à Matignon.
36:05Vous n'avez pas programmé la demande de suspension des retraites ?
36:09Ça ne vous choque pas, ça vous ?
36:11Mais bien sûr que si, ça me choque.
36:12C'est à l'heure du jour, là.
36:13Vous l'écoutez, Mme Borne ?
36:15Oui.
36:16Vous êtes en train de spoiler, ça s'appelle.
36:18Oui, vous êtes en train un peu de...
36:20Mais pas du tout, ça n'a pas de sens.
36:21On en a parlé hier, déjà.
36:23C'est-à-dire que Mme Borne a jeté en une minute, on en a déjà parlé hier soir.
36:28C'est-à-dire que des policiers...
36:30Vous n'écoutez pas des policiers.
36:32Oui.
36:33Vous êtes comme Talleyrand.
36:34Quand on ne parle pas de vous, vous croyez que vous êtes sourds.
36:36Mais quand...
36:38Est-ce que vous vous rendez compte...
36:40Celle-là, elle te va bien.
36:41Est-ce que vous vous rendez compte de ce que j'ai la meilleure de la soirée ?
36:44Oui, elle est bonne.
36:45Elle te va tellement bien.
36:49De rire des infirmes.
36:51Oh !
36:52C'est tout ce que j'ai à vous dire.
36:54Je pense aux malentendants.
36:55Écoutons.
36:56Écoutons.
36:57Écoutons.
36:58Écoutons.
36:59Écoutons.
37:00Mme Borne qui parle de la réforme des retraites.
37:02Parce qu'effectivement, en fait, c'est terrible ce qu'elle a fait.
37:08Parce qu'on a l'impression qu'elle est prête à tout.
37:11Y compris se couper un bras et peut-être davantage pour rester en place.
37:16C'est ça qui est fou.
37:17Elle n'est pas seule.
37:18Bien sûr, elle n'est pas seule.
37:19Et c'est terrible.
37:20Écoutez Mme Borne.
37:22Je n'ai pas dit qu'il fallait bazarder la réforme des retraites.
37:25J'ai dit très précisément qu'il fallait examiner les modalités
37:30et les conséquences concrètes d'une suspension de la réforme
37:35jusqu'au débat qui, de toute façon, interviendra dans le cadre de l'élection présidentielle.
37:40Quand on parle de suspendre la réforme des retraites,
37:42c'est pour ça que je dis aussi qu'il faut savoir de quoi on parle.
37:46Par exemple, la CFDT dit que ça peut vouloir dire
37:50qu'on gèle le décalage de l'âge de départ.
37:54Ça ne veut donc pas dire qu'on est en train de tout remettre en cause.
37:57Et si c'est la seule voie pour pouvoir sortir de la crise actuelle,
38:03je pense que ça vaut la peine de poser cette question.
38:06Vous savez combien ça a coûté les grèves de la SNCF contre la grève ?
38:10Les grèves.
38:11Ça a coûté 400 millions.
38:13Et les policiers qui ont été caillassés dans les nombreuses manifestations.
38:17Il y en a plein des exemples.
38:18C'est parfaitement inadmissible.
38:19C'est suicidaire.
38:21La suspension, c'est trop bien.
38:22Mais on en a parlé hier.
38:23Dès hier, vous m'avez...
38:24Vous vous êtes souvenu que moi-même, sur la réforme, j'étais...
38:26Oui, c'est moi qui vous ai dit ça.
38:28J'étais toujours senté ambiguë.
38:29Vous étiez pas...
38:30Mais parce que j'ai pas envie de voir des gens de 65 ans,
38:32plaquistes, peintres, etc...
38:33Bien sûr, les Allemands et les Espagnols sont beaucoup plus...
38:36Franchement, presque tout le monde était contre cette réforme.
38:39Bon, que voulez-vous dire ?
38:41Que voulez-vous dire ?
38:43Retraite par capitalisation, c'est ça qui devrait être décidé depuis bien longtemps.
38:48Bon, que voulez-vous dire ?
38:50Vous avez demandé le sujet.
38:51Eh oui.
38:52Oui, ben j'ai dit simplement...
38:53Vous n'avez rien dit ?
38:54Non, je considère que...
38:55Vous dites rien, alors que vous vouliez parler.
38:57Non, mais écoutez ça...
38:58Cette détestation que je vous inspire.
39:01Je dis simplement que Mme Borne est en train de vouloir noyer le seul bébé qu'elle a fabriqué.
39:09C'est déjà...
39:11Mais oui...
39:12L'image est osée.
39:13Je parle du bébé illégal.
39:15Je parle pas d'autre chose.
39:16Je sais pas...
39:17Je connais pas sa vie, Mme Borne.
39:18Premièrement.
39:20Deuxièmement, nous sommes dans une période de faillite économique.
39:24Et la seule idée qu'elle a et qu'ils ont, c'est de voir encore augmenter la faillite de 3 milliards.
39:33Si ça, c'est pas suicidaire, j'ai un problème de vocabulaire.
39:36Non, mais il y a un truc qui est pire, William, c'est qu'on a passé combien de temps sur cette réforme ?
39:40On a passé un an et demi sur cette réforme et maintenant, on va passer six mois sur le détricotage de la réforme.
39:46Non, mais Gilles William, tu dis que c'est suicidaire.
39:49Mais bien sûr, c'est suicidaire pour la France, mais c'est pas suicidaire pour eux.
39:52Ils vont sauver eux, et c'est tout ce qui les intéresse.
39:54Oh, je ne crois pas.
39:55Comment ?
39:56Ça va leur éviter une dissolution, donc ils seront députés quelques semaines ou quelques mois de plus.
40:00Il n'y a que le RN qui veut la dissolution.
40:02Et Emmanuel Macron sera président parce que les députés ont décidé de le sauver.
40:07C'est ça la réalité.
40:08Il n'y a que le RN.
40:09Les RN veulent l'abrogation de la loi.
40:11Oui, mais ils veulent la dissolution aussi.
40:12C'est les seuls.
40:13Bien sûr.
40:14C'est possiblement qu'ils veulent retourner aux urnes.
40:18Quel est l'intérêt du...
40:19Je demande à notre spécialiste politique.
40:22Quel est l'intérêt du Parti républicain de jouer le jeu qu'il joue en ce moment-là ?
40:26Ah ben tiens, Robert Ménard en a parlé.
40:28Ah.
40:29Excellente transition.
40:30Et là, je vous félicite.
40:31Oui.
40:32C'est un vrai sujet.
40:33Oui.
40:34Le rôle, effectivement, des LR.
40:36Je signale que M. Bellamy a voté d'ailleurs la motion de censure avec le RN contre Mme von der Leyen
40:43qui n'a pas été acceptée à Bruxelles.
40:46Vraiment.
40:47Mais François-Xavier Bellamy a voté avec.
40:49De la même manière que M. Carucci avait dit qu'il voterait RN contre LFI.
40:54De la même manière que Sophie Primas a expliqué qu'elle pourrait travailler avec le RN.
40:58Enfin, ils sont minoritaires, je crois.
41:00Bien sûr.
41:01Ils sont minoritaires.
41:02En fait, ils sont majoritaires parmi les électeurs.
41:04Bien sûr.
41:05Mais les, comment dire, les LR, en tout cas, les gouvernements des LR.
41:10Mais écoutez ce qu'a dit, avec beaucoup d'intelligence là aussi, M. Ménard.
41:16Et si les LR, ils regardaient à leur droite pour une fois ?
41:20Et s'ils n'étaient pas obsédés par ce qu'on peut faire ?
41:24Vous avez entendu M. Rotaillot.
41:25Il dit, je ne travaillerai pas pour le RN.
41:27Mais il a tort.
41:28Il a tort.
41:29Il a tort.
41:30Et j'aime beaucoup.
41:31Je vous l'ai dit 20 fois ici.
41:32J'aime beaucoup.
41:33J'ai beaucoup d'estimes.
41:34D'estimes même humaines.
41:36Je trouve le type formidable.
41:37Vous le comprenez en ce moment ?
41:38Non, je ne le comprends pas.
41:39Depuis dimanche soir.
41:40Je ne le comprends pas.
41:41Il s'est mis dans un truc qui s'appelle de la politique politicienne et ça ne lui ressemble pas.
41:47Ça ne lui ressemble pas.
41:49Rétrospectivement parlant, je pense qu'il aurait dû partir avant.
41:52Yoann Ozaï, la question est posée par Gilles William.
41:55Quelle était la question ?
41:57La question, est-ce que le jeu que joue le RN en ce moment, le LR en ce moment, de vouloir un tout petit peu s'acoquiner avec la gauche et le centre, ne va pas être très coûteux sur le plan de sa popularité ?
42:14Mais Bruno Retailleau, depuis quelques jours, depuis dimanche dernier, a perdu beaucoup de points. Il aura laissé beaucoup de plumes dans cette affaire, évidemment, parce que d'abord, maintenant, le groupe est extrêmement divisé.
42:23Ils sont obligés maintenant de rester au gouvernement ou de soutenir le gouvernement qui sera en place parce que la plupart des députés ont peur de perdre leur siège en cas de législatif.
42:32C'est pour ça qu'ils ne veulent pas de dissolution.
42:34C'est parce que les députés et les républicains, dans leur grande majorité, ne veulent pas retourner devant les électeurs par peur de ne pas être réélus.
42:41Le groupe est extrêmement divisé. Les électeurs ne comprennent pas pourquoi Bruno Retailleau, dimanche soir, a voulu quitter le gouvernement alors que sur la crise algérienne, il ne l'a pas fait.
42:49Donc oui, Bruno Retailleau, il a perdu beaucoup de points depuis dimanche dernier. Ça, c'est sûr.
42:53Mais est-ce que les LR ne peuvent pas exploser, en fait ? Tout simplement, je me tourne vers l'ange.
42:56Ils sont très, très divisés.
42:57Parce que, franchement, ça devient impossible, cette stratégie centriste. En fait, c'est...
43:03Ce n'est pas une stratégie centriste au départ. Pardonnez-moi. C'était... Wauquiez-Retailleau, ce n'est pas une stratégie centriste.
43:10Alors pourquoi ? Si, c'est une stratégie centriste, ce n'est pas un fonds.
43:13Ils ont travaillé avec les macronistes, mais ce qu'ils disaient n'était pas centriste du tout.
43:18Vous avez raison. Vous avez raison. Mais justement, si vous voulez, c'est des gens qui ont des convictions, qui devraient les rapprocher de l'autre côté, parler de l'autre côté.
43:25Et alors, ils reviennent toujours, la droite et le centre.
43:29Moi, je ne sais pas la peur du RN, de penser que quand ils vont se retrouver aux élections, je parle sous ton contrôle, à côté du RN, qu'il n'est pas d'une nature accommodante, alors le RN va tout prendre.
43:42Alors, je rappelle que Jordan Bardella sera tout à l'heure avec Gauthier Lebrez. Vous pourrez lui poser des questions.
43:46Mais notre ami Geoffroy Lejeune et Georges qui n'ont pas ou peu parlé ce soir.
43:51Oh si !
43:53Un peu trop, à vos yeux de William.
43:55Je peux chier une liste.
43:56Sur la question du RN, en fait, si on essaie de dézoomer un peu ce qui s'est passé depuis 2017.
44:02Je remonte un peu, mais je ne vais pas vous refaire toute l'histoire, ne vous inquiétez pas.
44:05Mais en fait, depuis 2017, la vie politique française, elle se résume au fait d'empêcher le RN de gagner.
44:09Mais 2017, le second tour, Macron-Le Pen, c'est le front républicain contre Marine Le Pen.
44:132022, c'est la même chose.
44:15Et 2024, les législatives, c'est la même chose.
44:17Regardez le résultat.
44:18Le résultat, c'est l'espèce de fiasco, le cirque absolu qu'on a.
44:22Et ils continuent tous.
44:24C'est-à-dire que les républicains, moi je pense que c'est ça qui fait perdre aujourd'hui le radar à Bruno Retailleau.
44:28C'est surtout pas, surtout pas, je ne veux surtout pas travailler avec eux.
44:31Et ils ont cette espèce de digue qui continue à fonctionner.
44:33D'où le mot de Robert Ménard.
44:35Regardez, je suis à droite.
44:36Mais il n'y a pas qu'eux, il y a tout l'espace médiatique.
44:39Et bien hier, c'était « Entendez-vous ».
44:41Bien sûr, bien sûr.
44:42Parce que la presse, ces cartes de prêche, elle fait la morale.
44:47Elle fait de la politique aussi.
44:48Oui, mais elle fait plus de morale encore que de politique.
44:50C'est mal au grand nom de Péril Brun.
44:53Il parle de Péril Brun, je vous dis.
44:55Bien sûr.
44:56Et la une du Parisien, c'est vraiment intéressant.
44:59Parce que le Parisien, c'est un journal mainstream.
45:01C'est ce qu'on appelle mainstream.
45:02Donc vous avez quatre ou cinq leaders.
45:04Pas évidemment, c'était hier.
45:06Entendez-vous, c'est une injonction.
45:09Mais la presse n'était pas comme ça il y a 50 ans.
45:11C'est fou.
45:12Vous n'auriez pas fait une une en disant « Entendez-vous ».
45:14Ce n'était pas le journal qui disait « Entendez-vous ».
45:16Parce qu'entendez-vous, ça veut dire « Tous ».
45:18Sauf le RN.
45:20C'est ça le sous-texte.
45:21Moi, autant j'ai approuvé l'entrée au gouvernement de Bruno Retailleau,
45:27Philippe Tabarro, Annie Gennevar.
45:29Parce qu'il y avait une véritable menace que la gauche ou à l'ultra-gauche arrive au pouvoir.
45:35Autant, si jamais, effectivement, les rênes sont données à un socialiste, à Matignon ou qui est de la gauche,
45:41s'il y a l'air continuent à faire partie de ces gouvernements, c'est la fin de tout.
45:46Moi, j'aimais vraiment le vœu qu'on reste en dehors de cette histoire.
45:49Alors, je vois que Gauthier Lebret est là, je vois que Jordan Bardella est là.
45:52Il veut nous dire bonjour, Jordan Bardella et Gauthier Lebret, ou vous le gardez pour vous, uniquement ?
45:58Il va vous le garder dans un instant.
45:59Oui, oui, il veut le garder.
46:02Il a toujours joué perso.
46:04Voilà, donc vous avez beaucoup de questions à lui poser.
46:06Absolument.
46:07Une question de l'ouverture possible avec les LR,
46:11même si ce qu'il a dit, au fond, ce n'est pas un changement de ligne
46:15par rapport à ce qu'a toujours dit le Rassemblement national, me semble-t-il,
46:18sur l'ouverture possible avec les LR en cas de non-majorité ?
46:22C'est-à-dire que l'ERN est prêt à travailler avec les LR depuis bien longtemps.
46:26C'est un peu non plus.
46:26C'est quand même, il a fait un pas de plus en tendant la main officiellement aux Républicains.
46:30Oui, moi j'avais l'impression que ça avait été plutôt dit.
46:33Mais en revanche, ce qui est vrai, c'est que les LR ne sont pas dans ce même état.
46:39Ah oui, parce que Bruno Retailleau a dit non, mais on va interroger Jordan Bardella sur ce sujet.
46:42Il y a Bruno Retailleau et puis il y a les députés.
46:44Vous pensez que si le Rassemblement national a 250 ou 260 députés,
46:47il n'y a pas des députés à l'air une fois l'élection passée ?
46:49Donc ça, on veut l'entendre là-dessus.
46:51C'est prêt ? C'est prêt ?
46:52On veut l'entendre sur l'économie.
46:56Les retraites ?
46:56Oui, parce que les retraites, c'est un programme socialiste, l'ERN ?
47:01C'est-à-dire que si vous faites les questions et qu'il les entend ça ?
47:03Non, non, mais moi je vous pose des questions à vous.
47:05Parce que c'est ça le reproche qui est fait.
47:07Les patrons notamment disent, enfin le milieu économique est réticent avec l'ERN.
47:12Et les retraites, c'est un bon exemple.
47:15Il a une fibre plus libérale, Jordan Bardella.
47:16Enfin, il va pouvoir la développer ce soir, mais il a une fibre plus libérale.
47:19Plus libérale que ?
47:20Plus libérale que Marine Le Pen.
47:22Il y a deux lignes au RN.
47:23On va en parler.
47:24Vous êtes en train de planter son ligne.
47:25Pas du tout, mais pas du tout.
47:27Au contraire, ça va être passionnant.
47:28Il veut conserver la maîtrise.
47:30Mais pas du tout, ça va être passionnant.
47:31Je vous dis les questions qui vont être...
47:34Et puis sur Badinter, sur Robert Badinter, c'est intéressant la pompéonisation.
47:38Absolument.
47:38Et la tombe profanée, qui est quand même un scandale absolu.
47:41Qui est une horreur.
47:41Et que tout le monde a condamné à juste titre.
47:43Bon, il est 20h59.
47:45On va vous écouter.
47:46Merci.
47:46Ça va être...
47:47C'est surtout Jordan Bardella qu'on va écouter.
47:49Oui, mais il n'y a pas de grandes interviews.
47:52Il n'y a que des grands interviews, disait Jean-Pierre Elkabach.
47:54Oui, en tant que grands interviews, mais c'est sûr.
47:59Donc, on vous attend ce soir.
48:03Bon, merci en tout cas.
48:05Et ça va être un plaisir.
48:06C'était jeudi.
48:06Demain soir, ce sera évidemment notre ami Deval qui serait là.
48:11Et je sais que vous avez une grande affection pour lui.
48:15Cher Gilles-Louis.
48:16Oui, parce que...
48:17Parce qu'il vous interrompt moins lorsque vous parlez.
48:21C'est ça.
48:22Bon, en tout cas, c'était un plaisir.
48:24Allez également sur Europe.
48:25Écoutez ce que nous a dit tout à l'heure Georges Fenech sur son déracinement quand il a quitté la Tunisie.
48:30Et c'est une séquence qui tourne sur les réseaux.
48:32C'est d'une émotion et c'est formidable de vous écouter.
48:35Oui, vous m'avez pris vraiment par le cœur.
48:38Écoutez, en tout cas, vous en avez.
48:40Ce qui n'est pas le cas de tout le monde.
48:41Et ça, c'est bien.
48:42Laurent Capra était à la réalisation.
48:44Merci à David Tonnelier.
48:46Merci à Rodrigue qui était au son.
48:48Qui a aussi du cœur, bien sûr.
48:49Rodrigue a aussi du cœur.
48:51Benjamin Noeux était avec nous.
48:53Lucas Consalves.
48:54Astrid Yalig.
48:55Toutes ces émissions sont retrouvées sur CNews.fr.
49:01Michael Dosantos est au Panthéon.
49:03Restez sur l'antenne, bien évidemment, avec Jordan Bardella et Gauthier Lebrecht.
49:09A demain.
49:10L'entrée au Panthéon de Robert Badinter, cette cérémonie s'est conclue il y a environ une heure.
49:23Une projection a eu lieu sur les colonnes du Panthéon.
49:26Une projection d'images qui a retracé la vie de Robert Badinter accompagnée de certaines de ses prises de parole.
49:34Un peu plus tôt dans la journée, aux alentours de 19h, le cercueil de Robert Badinter, sans son corps,
49:40mais avec des objets symboliques comme sa robe d'avocat, ont remonté la rue Sufflot accompagnée de la garde républicaine.
49:49Plusieurs textes sur sa vie ont été lus.
49:52Le chanteur Julien Clerc a interprété un titre également.
49:56L'assassin assassiné.
49:58Et enfin, des avocats ont salué l'héritage de Robert Badinter à quelques pas de l'université de la Sorbonne,
50:05où Robert Badinter a été professeur.
50:08Une fois arrivé sous la nef du Panthéon, le cercueil a été accueilli par les proches de Robert Badinter,
50:14son épouse Elisabeth, ses enfants, mais aussi plusieurs personnalités politiques,
50:21notamment le chef de l'État Emmanuel Macron.
50:24Le président a rendu hommage à l'ancien garde des Sceaux, un homme attaché à l'état de droit,
50:30aux valeurs de la République, artisan de l'abolition de la peine de mort.
50:34Le président qui a d'ailleurs promis de porter ce combat, celui de la peine de mort, jusqu'à l'abolition universelle.
50:42Dans son discours, Emmanuel Macron a forcément aussi fait référence au passé de Robert Badinter,
50:48un enfant issu d'une famille juive, d'immigrés russes installés en France,
50:53et dont plusieurs proches, dont son père, ont été déportés sous l'occupation allemande.
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