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David Lisnard, maire de Cannes, président de Nouvelle Énergie et candidat à l’élection présidentielle, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est David Lissnard.
00:04Bonjour à vous, bienvenue candidat à l'élection présidentielle, président de Nouvelle Énergie.
00:08Est-ce que vous avez la gagne ce matin ?
00:10Alors je précise tout de suite que c'était le thème de votre campus d'été le week-end dernier
00:14à Cannes.
00:14La gagne, 500 parrainages dans la poche, une détermination à aller jusqu'au bout,
00:19quitte à ce que cela aboutisse à la déroute des candidats de la droite et du centre, David Lissnard.
00:23Moi j'ai la gagne pour faire gagner le pays.
00:25Je vais aller jusqu'au bout, quitte à faire gagner le pays de ceux qui veulent s'en sortir.
00:30De cette France qui est exaspérée mais qui n'est pas résignée.
00:32Et pour éviter de perdre par la division, je propose depuis des mois et des mois une sélection, une compétition.
00:38C'est-à-dire un quart de finale avant la demi-finale du premier tour.
00:42Où viennent ceux qui veulent, qui se disent de droite.
00:44Et qui nous permettra d'éliminer les macronistes qui sont rejetés par le pays.
00:50Et non seulement...
00:51C'est qui est macroniste ?
00:51Est-ce que Bruno Rotaio c'est un macroniste par exemple ?
00:54Non, je ne crois pas.
00:55Mais diriger le pays c'est affirmer un caractère qui doit résister à tous les conformismes.
01:01Voilà, c'est tout le problème.
01:03C'est-à-dire qu'on ne peut pas cautionner l'abandon des réformes des retraites.
01:08On ne peut pas cautionner la bouillie dans laquelle on est budgétaire.
01:11Qui fait qu'on a une dégradation continue des comptes publics.
01:13Mais on fait des petits efforts minables.
01:16Et qui à la fin font que les conditions de vie se dégradent petit à petit.
01:20On plante quand même les générations futures.
01:21Donc il faut une radicalité raisonnable.
01:23Et c'est pourquoi je propose cette compétition.
01:26Gabriel Attal et Jean-Philippe ou pas ?
01:28Non, je ne les exclue pas.
01:29Quand je dis éliminés, c'est par le vote.
01:31Ce ne sont pas des macronistes ?
01:32Si, ce sont des macronistes.
01:33Ce que je veux dire, c'est qu'il y a une division des voix à droite, au centre.
01:39Il faut arriver à rassembler les voix.
01:41Non pas par des arrangements notables, des conclaves.
01:44Ou demander aux gens comme moi qui viennent du terrain.
01:46Allez les gars, en responsabilité, soyez raisonnable.
01:48C'est un peu réservé à nous, à la caste.
01:49On peut faire aussi le tirage au sort des chapeaux à plumes.
01:52On peut aussi dire que c'est le classement de l'ENA qui dira qui est candidat.
01:56Moi, je n'ai pas fait l'ENA.
01:56Alors, je n'y vais pas.
01:58Tout ça, c'est fini.
01:59C'est l'ancien monde, ça ?
02:01En tout cas, c'est un monde aujourd'hui qui tient le pouvoir, qui échoue, qui nous fait des leçons
02:06et qui ouvre des vannes incroyables au RN et à LFI.
02:11Et c'est donc le projet que je veux faire entendre.
02:14Mais c'est aussi une question de personnalité, de caractère, de parcours de vie.
02:18Faire entendre cette France, des gens qui, je répète, qui veulent s'en sortir, des gens qui travaillent,
02:23des retraités qui ont envie d'accompagner des jeunes, des jeunes qui ne sont pas résignés à être dans un
02:29système de guichet.
02:29Enfin, voilà, toute cette France-là, elle existe.
02:32Il faut la traduire par une offre politique, une proposition politique et c'est la démarche que je mène.
02:36Vous avez des mesures très concrètes.
02:37Juste un mot de cette grande primaire.
02:39Vous voulez une compétition à la loyale, en réalité, qui réunisse, alors, de vous à Bruno Retailleau, évidemment.
02:46Bruno Retailleau, ce matin dans le Figaro, vous tend la main.
02:48Il vous dit, il faut rassembler.
02:50Je tends la main à tous ceux qui partagent l'essentiel avec moi.
02:52J'ai beaucoup d'estime pour David Lysnard.
02:54Oui, mais c'est réciproque.
02:55Vous seriez prêt à faire un ticket avec lui ?
02:56C'est réciproque.
02:57Je suis prêt à ce qu'ils me soutiennent, voilà, parce qu'il faut arrêter les hypocrisies.
03:00Il faut une compétition.
03:02Je crois que je propose une approche très différente de tous les autres candidats qui, quoi qu'on en dise,
03:09sont toujours sur un prisme très étatiste, très centralisateur.
03:12Voilà, c'est fini.
03:13On ne reviendra pas aux 30 Glorieuses.
03:14C'était formidable les 30 Glorieuses.
03:15Sauf qu'aujourd'hui, il y a un triple changement qui fait que tout change.
03:19Il y a le numérique, il y a l'exigence écologique, dont je parle beaucoup, et il y a l
03:23'effondrement démographique.
03:25L'État-providence est mort.
03:26C'est plus possible.
03:27Ça fait des mois et des mois que je le dis.
03:29Parce qu'on ne fait plus d'enfants, parce qu'on ne maîtrise plus l'immigration,
03:32que c'est l'immigration de peuplement et non pas de travail,
03:34et parce qu'on ne fait pas de gains de productivité.
03:36Donc, il faut proposer un État-performance, au service de la société.
03:42Enfin, voyez-moi, pardon, mais moi, ça fait...
03:44J'ai encore eu une fusillade dans ma ville.
03:47Quand ?
03:47Oui, l'année dernière.
03:50Qu'est-ce qu'on constate ?
03:51C'est que dans le pays qui a le record du monde des impôts,
03:53partout, et tous les mermes le disent, en zone police, dans les villes moyennes, les grandes villes,
03:58après une heure du matin, on n'a plus de police nationale.
04:01Parce que pas assez d'effectifs ?
04:03Oui, dans le pays, c'est-à-dire qu'il y a des effectifs en France,
04:06mais ils sont bouffés par la bureaucratie.
04:08Ils sont bouffés par un système qui est un système de procédure,
04:11qui est un système de reporting obligatoire.
04:15C'est ce que l'on dénonce à quelques-uns.
04:16J'entends des gens, Louis Borloo, il disait exactement la même chose,
04:18il a une autre expérience que moi, mais on vit tout cela.
04:20C'est ce qu'on vit en entreprise.
04:22J'entends qu'ils défendent la facturation électronique obligatoire,
04:25y compris dans le patronat, mais qu'ils viennent tenir une PME ou une boîte.
04:29Ça peut être bien la facturation électronique.
04:31Arrêter d'embêter les Français, comme vous le disiez.
04:32Laissez-nous travailler. Laissez-nous faire.
04:34On sait faire. On sait mieux faire que l'État
04:38pour affecter les moyens de nos entreprises
04:40à la performance des entreprises.
04:42On sait faire du dialogue social.
04:44Aujourd'hui, on enferme les gens dans des trappes à pauvreté.
04:4760% des salariés gagnent moins de 1,6 miq.
04:51On crée un système égalitariste.
04:52On les met dans des écoles ghettos, obligatoires par la planification.
04:55Il faut oxygéner la société.
04:57Il faut libérer la société.
04:59C'est ce projet que je propose.
05:00Moi, je souhaite que un maximum de personnes me rejoignent et me soutiennent.
05:03Les plus proches de moi dans l'emprise,
05:05évidemment, des François-Xavier Bellamy, des Bruno Tariou, tout ça.
05:08Il n'y a pas de souci.
05:09Mais ce qu'il faut, c'est une grande compétition.
05:11Je ne suis pas là pour dire qui a une honorabilité républicaine
05:14ou qui a une compatibilité droitière.
05:16Est-ce qu'il faut exclure Éric Zemmour de ce champ-là ?
05:20Je n'exclus bien qui veut et qui dit, ok, je veux dans la compétition.
05:25Je n'ai pas peur de la compétition.
05:27Qui a peur de la compétition ?
05:28Je ne dis pas qu'Éric Zemmour doit soutenir M. Philippe ou inversement.
05:33Je dis que celui qui perd, de toute façon, il vaut mieux perdre au quart de finale
05:36qu'en demi-finale parce qu'autrement, on prend le risque de ce deuxième tour
05:40Mélenchon-Le Pen, etc.
05:42Et qu'ensuite, soit il y a des alliances, soit il se tait jusqu'au bout.
05:46Moi, je ne cherche pas de poste.
05:47Je n'irai pas avec les macronistes.
05:48Je ne gouvernerai pas avec des gens qui nous ont conduits dans le mur.
05:51C'est aussi simple que cela.
05:52Donc, je souhaite faire entendre le projet du terrain, la voix du terrain,
05:56la voix d'une France, du pays réel.
05:59Qui a peur de la primaire, David Lysnard ?
06:00Ceux qui la refusent.
06:02Édouard Philippe, notamment.
06:03Édouard Philippe a peur de la compétition ?
06:04Je le pense, oui.
06:05Pourquoi ? Parce qu'il se rappelle de ce qui s'est passé pour Alain Juppé à l'époque ?
06:07Je ne sais pas, il faut lui demander, ce n'est pas à moi qui...
06:09Non, mais est-ce que cette compétition à la loyale,
06:12elle fait peur à un certain nombre de candidats ?
06:14Qui se disent, tout peut arriver dans une primaire.
06:17C'est une machine à perdre, c'est aussi la petite musique qu'on entend.
06:19Sauf que ça, c'est faux.
06:20Moi, j'ai connu celle de François Fillon,
06:22qui a failli gagner malgré tout ce qui s'est passé.
06:26Et qu'il a fait plus de 20%,
06:29c'est-à-dire plus que les quatre premiers tours de Jacques Chirac.
06:31Il ne faut jamais oublier ça.
06:33Et ce n'est pas ça.
06:34La machine à perdre, c'est d'arriver totalement éparpillé,
06:37et de laisser un boulevard aux autres.
06:40La gauche s'organise, on n'est pas capable de s'organiser à droite ?
06:42La gauche va faire une primaire, effectivement, socialiste.
06:44Et ouverte à d'autres, à la public, etc.
06:47Donc, avec un candidat à la clé,
06:49mais il faudra compter avec Jean-Luc Mélenchon aussi.
06:51De toute façon, moi, je pense qu'à la fin, à gauche,
06:53c'est Mélenchon qui gagne.
06:54Parce qu'il aspire, la gauche ?
06:56Oui, parce qu'il a...
06:59Vous savez ce que j'en pense.
07:00Je pense qu'il a virillé dans le néofascisme.
07:03Il traite tout le monde de fascisme,
07:04mais il ne voit pas que le fasciste, c'est lui.
07:05C'est lui ?
07:06Ça, c'est sûr.
07:07C'est lourd.
07:08Oui, mais je le pense.
07:09Parce qu'apologie de la violence,
07:11idéologie hyper-étatiste,
07:13c'est ça le fascisme, contrairement à ce qu'on nous raconte.
07:16Fragmentation des individus,
07:17c'est-à-dire que l'indigénisme, le racialisme,
07:19c'est un nouveau racisme, en réalité.
07:21Moi, je suis républicain, je suis universaliste.
07:22C'est pour ça qu'il y a des gens de gauche, d'ailleurs,
07:24paradoxalement, qui viennent vers moi.
07:26Et donc, il a...
07:27Mais là, il faut lui reconnaître
07:29qu'il a un concept, sa nouvelle France.
07:32Moi, je lui repose la grande France.
07:33Je veux faire gagner, en fait, la belle France.
07:36La France que j'évoquais tout à l'heure,
07:38qui se fout des couleurs de peau,
07:39des croyances, des origines.
07:40Moi, ce que je veux, c'est que les gens,
07:41ils soient fiers d'être français
07:42et en défendent un idéal commun au XXIe siècle.
07:45Donc, vous vous fichez qu'on porte le voile dans la rue, par exemple ?
07:47C'est-à-dire, quelle est la question exactement là-dessus ?
07:49Alors, est-ce qu'il faut interdire le port du voile dans l'espace public
07:52comme le propose le RN ?
07:53Moi, la dynamique de l'islamisme, je l'affronte tous les jours.
07:56Ce qui me trouble dans la proposition du RN,
07:58c'est qu'une fois de plus, c'est la politique politicienne.
08:00J'en ai marre de tout ça.
08:01Ça ne m'intéresse pas.
08:01Pourquoi je vous dis ça ?
08:02Pourquoi c'est la politique ?
08:03Ce n'est pas un fait fondamental ?
08:04Je vais vous dire pourquoi.
08:05Parce que quand j'étais le premier maire de France
08:08à interdire le Burkini,
08:10sur un phénomène qu'on ne pouvait maîtriser à l'époque.
08:12C'était le début, c'était des troubles à l'ordre public.
08:13C'était après l'attentat de Nice.
08:15Et on voyait des provocations par des islamistes.
08:18Eh bien, à l'époque, le RN a condamné ma mesure
08:20pour des raisons politiciennes.
08:21Ils ont dit, mais non, c'est gadget, c'est un vêtement, etc.
08:24Et j'ai dit, attendez, donc, c'est une hypocrisie totale.
08:26Donc, oublions le RN.
08:27Ensuite, ils savent très bien...
08:29Est-ce que quand vous voyez une femme volée dans la rue,
08:30ça vous dérange ou pas ?
08:31Gabriel Attal dit, ça ne me dérange pas.
08:32Moi, quand je vois la dynamique de l'islamisme,
08:34ça me dérange profondément.
08:35Parce que les mêmes qui voient, je pense encore une fois à LFI,
08:41qui voient du patriarcat partout,
08:43y compris dans une côte de bœuf sur un barbecue,
08:46souvenez-vous, ils disaient que le barbecue
08:47était un signe du patriarcat,
08:48ne voient pas le patriarcat islamique
08:51qui fait que des femmes se sentent obligées
08:53de cacher une partie de leur corps.
08:55Et donc, même si c'est une soumission volontaire,
08:57c'est une soumission.
08:58Et moi, je suis pour la libération des gens.
09:01Le truc, c'est que quand vous voyez une dame âgée
09:04qui a un voile de façon traditionnelle,
09:07vous allez demander à la police de lui enlever le voile.
09:10Ce n'est pas le boulot des policiers de faire ça ?
09:11Et ces gosses vont dire,
09:12ils vont sentir une humiliation.
09:14Tout ça, c'est de l'hypocrisie.
09:16Ce qu'il faut, c'est casser les ressorts de l'islamisme.
09:18Ça veut dire quoi ?
09:20Quantitativement, couper le robinet
09:21de l'immigration arabo-musulmane.
09:23Beaucoup de mes compatriotes musulmans,
09:25enfin, divisés par 8.
09:27Non, pas zéro.
09:27Il faut passer en dessous de 100 000.
09:29L'année dernière, ça a été, en titre légaux,
09:31presque 400 000,
09:33sans le droit d'asile, d'ailleurs,
09:35contrairement à ce que j'ai entendu ici.
09:37Donc, en fait, c'était 500 000 personnes,
09:39c'est-à-dire presque deux fois la Corse.
09:4317 % seulement des titres de séjour supplémentaires,
09:45c'était pour du travail.
09:46Donc, ce n'est pas pour du travail.
09:47C'est l'immigration du peuplement.
09:48Je suis dans une ville où il y a beaucoup d'immigrés,
09:50y compris maghrébins.
09:51Beaucoup sont d'accord avec moi.
09:52Dissent qu'il est temps de maîtriser l'immigration,
09:54que ça ne peut plus durer.
09:55C'est tout.
09:56Là aussi, parce qu'ils savent très bien,
09:57ils sont venus en France pour des bonnes raisons.
09:59Ils ne veulent pas que la France soit,
10:01j'ai vu que ça avait été repris par un candidat,
10:03open bar.
10:04C'est aussi simple que ça.
10:04Donc, quantitativement, il est temps,
10:07d'où ce que l'on propose à plusieurs,
10:08dont Bruno Retaille aussi,
10:09le référendum,
10:12la primauté du droit national
10:13sur ces questions fondamentales du droit au peuplement.
10:15Et ça va être compliqué juridiquement,
10:17mais on va le faire.
10:18Le deuxième élément,
10:19c'est dans le travail d'intégration et d'assimilation.
10:23Quand vous dites,
10:24toute la journée, vous critiquez,
10:25vous crachez sur la France,
10:26comment voulez-vous que les gens soient fiers d'être français ?
10:28Donc, de retrouver une ambition éducative,
10:31une ambition culturelle,
10:32de sanctionner tous ceux qui trichent immédiatement.
10:34L'autorité, la sanction,
10:36sont liées à la prévention
10:39et à la nécessité de créer de la concorde nationale
10:42autour d'une fierté française.
10:44Et les tenues,
10:45qui sont des tenues islamistes,
10:46il faut les interdire.
10:48Il faut les interdire.
10:49Qu'est-ce que c'est qu'une tenue islamiste ?
10:50C'est les tenues intégrales.
10:51Donc, il y a déjà la burqa.
10:52Moi, je le fais respecter dans ma ville.
10:54J'ai vu que certaines villes,
10:54y compris RN,
10:55j'en vois quand j'y passe.
10:56Je le dis au passage,
10:57parce que tout ça,
10:58ça commence à me fatiguer.
11:00Je ne veux pas les citer.
11:01En plus, c'est des adhérents de l'AMF.
11:02Non, je ne suis pas débile.
11:03Et deuxième élément,
11:05c'est toutes ces tenues
11:06qui sont évidemment des uniformes,
11:08des uniformes islamistes.
11:09C'est un nouveau totalitarisme.
11:11C'est là, il faut les interdire.
11:12Mais le voile, donc, vous dites.
11:13OK pour le voile.
11:14Le voile simple.
11:15Pour les mineurs,
11:16on interdit ou pas ?
11:16À quel âge ?
11:17Ce qu'on avait fait dans les années 70,
11:19dire écoutez, en France,
11:20la laïcité fait que,
11:21dans l'espace public,
11:22on ne met pas un voile,
11:23donc on ne met pas une burqa.
11:25Enfin, évidemment,
11:26on ne met pas non plus une kippa.
11:27Tout ça, ça n'a pas été fait.
11:29Voilà.
11:29Donc, aujourd'hui,
11:30principe de réalité,
11:31les policiers eux-mêmes,
11:33qui ne sont pas forcément
11:34très éloignés du RN pour certains,
11:35nous disent, écoutez,
11:40soyons réalistes.
11:41Donc, interdiction pour les mineurs,
11:42à quel âge ?
11:43Ah oui, pour les mineurs.
11:43Proposition de renaissance,
11:45interdiction à 15 ans ?
11:46Je pense qu'aujourd'hui...
11:46Vous allez au-delà, à 18 ans ?
11:48C'est-à-dire, je pense que
11:49dans tous les lieux d'universalisme,
11:51dans l'université,
11:52je pense qu'on doit se passer
11:53de signaux ostentatoires.
11:54Et dans les accompagnants scolaires ?
11:56J'ai déjà dit que j'étais, moi,
11:57aussi favorable à l'interdiction
11:58pour les accompagnants scolaires,
11:59qui doivent être considérés
12:01comme des supplétifs
12:02de l'éducation nationale.
12:03Et donc, on se doit d'aborder
12:05une neutralité religieuse
12:07et idéologique.
12:08Il y a du boulot idéologique
12:09dans les écoles.
12:10David Listard,
12:11vous êtes notre invité
12:11sur CNews et sur Europe 1.
12:12Hier, il y avait des manifestations
12:15monstres organisées en Espagne
12:17pour dire non
12:18à ce qui se passe à Ceuta,
12:20à ces flux migratoires incontrôlés.
12:22Il y a 70 000 migrants
12:24qui ont pénétré l'enclave espagnole
12:25avant de partir
12:26pour une petite partie d'entre eux.
12:29Il y a beaucoup de mineurs
12:29qui sont encore sur place.
12:30Est-ce que l'Espagne,
12:31c'est la France de demain ?
12:32Est-ce que ce qui se passe,
12:33c'est vraiment la responsabilité
12:35pour vous du gouvernement socialiste
12:36de Pedro Chancel
12:37ou on est-ce que sur quelque chose
12:38de beaucoup plus global ?
12:39Et qu'est-ce que vous proposez ?
12:40C'est évidemment les deux.
12:42C'est la France d'aujourd'hui aussi.
12:44J'évoquais tout à l'heure,
12:45dans une ville,
12:46et ce que je vous dis,
12:47c'est vrai,
12:47c'est-à-dire des Français
12:48d'immigration,
12:49peut-être de deuxième
12:50ou troisième génération,
12:51mais parfois même arrivés
12:53il y a quelques décennies,
12:54qui me disent
12:54« Monsieur Listard,
12:55vous avez raison,
12:55il faut couper l'obinette
12:56d'immigration ».
12:58Voilà où on en est.
13:00Et la finalité
13:01de l'action politique,
13:02c'est la dignité humaine
13:03et c'est la concorde nationale.
13:04Donc,
13:05il est évident
13:06qu'il faut revoir
13:07la Constitution
13:08pour sortir de l'étau
13:09des jurisprudences européennes,
13:10pour pouvoir déterminer
13:12comme plein de démocratie
13:13des quotas
13:14et savoir
13:16qui on accueille.
13:17Le droit au peuplement,
13:18c'est fondamental
13:18dans une nation,
13:20c'est une évidence.
13:22Il est une évidence aussi
13:24qu'on doit rétablir
13:25le délit
13:26de séjour illégal
13:27en France.
13:29Ce délit a été abrogé
13:30en 2012,
13:31c'est absurde.
13:32Il est évident aussi
13:34qu'on doit faire
13:35des centres de traitement
13:36des visas de rétention
13:37à l'extérieur
13:38des frontières européennes.
13:40Vous vous rendez compte
13:40qu'il y a quasiment
13:41tous les pays européens
13:42qui sont d'accord.
13:43Les seuls qui ont été contre,
13:45c'est la France et l'Espagne.
13:47Et en fait,
13:47ça a révélé
13:48peut-être la seule constance
13:49du président de la République
13:50partant,
13:51Emmanuel Macron,
13:52qui a été contradictoire
13:54dans les propos
13:55et dans les quelques actes
13:57qu'il a faits,
13:57il y a une constance,
13:58c'est qu'il a été
13:59immigrationniste.
14:00Donc,
14:01tout cela,
14:02c'est plus supportable,
14:03c'est plus possible.
14:04Tout en disant le contraire,
14:04évidemment.
14:05Oui, bien sûr,
14:05ça dépendait.
14:06Quand il faisait une interview
14:06au Figaro,
14:07il était contre l'immigration.
14:08Et puis,
14:08quand il faisait une interview
14:09sur un podcast dit de gauche,
14:11tout d'un coup,
14:11il était beaucoup plus ouvert.
14:12Une mesure concrète
14:15sur le logement.
14:15Vous parlez beaucoup
14:16de logement en ce moment.
14:17Vous dites que la crise,
14:17elle empêche les jeunes
14:18de quitter le foyer parental.
14:19Qu'est-ce que vous proposez
14:20concrètement pour libérer
14:21le marché du logement
14:22et permettre à des jeunes,
14:23des jeunes couples aussi,
14:24d'avoir un toit ?
14:26Si vous voulez,
14:26vous avez raison,
14:27il faut libérer le logement.
14:28C'est-à-dire qu'on n'a pas
14:29compris en France
14:30que si on veut des locataires,
14:31et moi,
14:31j'ai été quasiment toute ma vie
14:32locataire,
14:32il faut des propriétaires.
14:33De même que si on veut
14:34qu'il y ait des salariés bien payés,
14:35il faut qu'il y ait des entreprises,
14:35donc des entrepreneurs.
14:36Et des riches.
14:37Oui,
14:38parce qu'il vaut mieux
14:39répartir la richesse
14:39que la pénurie.
14:40Or,
14:41l'hyperadministration,
14:42la planification,
14:42ça se traduit toujours,
14:44tout le temps.
14:45D'abord,
14:45c'est toujours liberticide
14:46parce que ça multiplie
14:46les procédures,
14:47les CERFA,
14:48les machins,
14:48et ça se traduit toujours
14:49par de la pénurie,
14:50tout le temps,
14:51tout le temps.
14:52Et donc,
14:52dans le logement,
14:53on a fait la loi SRU
14:54qui oblige à des quotas
14:57incompréhensibles
14:57de logements sociaux,
14:58des machins,
14:59vous verrez les heures
14:59qu'on passe là-dessus
15:00dans toutes les mairies
15:00d'une certaine taille.
15:02Vous avez eu la loi Allure,
15:03la loi Climat et Résilience,
15:04le DPE,
15:05Diagnostic de Performance Énergétique,
15:07qui sort de l'offre
15:09500 000 logements,
15:11bien sûr qu'on enlève tout ça.
15:12On a créé...
15:13À la tronçonneuse.
15:14Non, non, non,
15:15tout simplement au bon sens,
15:16au bon sens,
15:16à la broyeuse,
15:17la broyeuse de l'hypercodification,
15:19si vous préférez.
15:21Vous vous rendez compte
15:22qu'on a créé l'impôt
15:23sur la fortune immobilière,
15:25donc ceux qui ont des ronds
15:26ont intérêt à investir
15:26ailleurs que dans l'immobilier.
15:28Le seul impôt local,
15:29c'est le foncier bâti.
15:32Donc l'acte est,
15:33dans un pays
15:34de 68 millions d'habitants,
15:35le notre pays,
15:36aujourd'hui,
15:37il y a 280 000 logements neufs,
15:38il y a 40 ans,
15:40dans un pays
15:41de 54 millions,
15:42il y avait quasiment
15:43500 000 logements neufs.
15:44Donc il faut qu'on se pose
15:45les bonnes questions.
15:47Et ça crée...
15:48Donc la pénurie crée
15:49l'envolée du montant
15:50des loyers
15:51et on préfère interdire
15:53un logement classé G
15:55et voir des gens
15:55dormir dans leur voiture.
15:56C'est honteux.
15:58Donc le projet que je propose,
15:59moi, c'est pour les plus modestes.
16:00C'est ça.
16:00Maintenant, il est temps
16:01de le dire.
16:02C'est pour tous les gens
16:03qu'on enferme dans
16:03des mauvaises écoles,
16:05qu'on empêche de se loger,
16:06qu'ils sont dans
16:06des mauvais salaires.
16:07On va libérer
16:08toute la capacité
16:10de production en France.
16:11On va laisser faire les gens.
16:12On va travailler
16:13avec les forces locales,
16:15les élus locaux,
16:16de façon transpartisane.
16:17Et c'est comme ça
16:18qu'on va oxygéner la France.
16:20Il faut en finir
16:21avec 40 ans
16:22de socialitatisme,
16:24de centralisation.
16:25Est-ce que vous pensez
16:25que les Français
16:26sont prêts à ça ?
16:27Et ils sont attachés
16:27à leur état providence,
16:28David Lysnard.
16:29Vous arrivez...
16:30J'utilisais l'image
16:31de la tronçonneuse.
16:32Mais est-ce qu'ils vont
16:33accepter, encore une fois,
16:35ce que vous proposez ?
16:36Des coupes claires ?
16:36Des coupes dures ?
16:38Je vais être très court.
16:39Très court,
16:40pas très court.
16:41D'abord,
16:42être attaché
16:42à l'état providence,
16:43c'est attaché
16:43à être un système
16:44qui est mort.
16:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
16:46l'état providence,
16:47c'est quoi ?
16:47On vend,
16:47on se paye des trucs,
16:48etc.
16:48Et on envoie la facture
16:49à nos enfants,
16:50à nos petits-enfants.
16:51Non, mais c'est ça,
16:51la réalité.
16:52C'est insupportable.
16:54Moi, je connais...
16:54Les Français,
16:54ils n'ont pas ça
16:55dans leur mentalité.
16:56Ce n'est pas vrai.
16:56Qu'on arrête
16:57de me dire ça.
16:57Deuxième élément,
16:58tous les jours,
16:59on va vous voir,
16:59vous allez voir,
17:00vous allez être moins bien remboursés
17:01dans les médicaments.
17:02On voit les choses se rogner,
17:03se diminuer, etc.
17:05Donc, plutôt que de garder
17:06sous perfusion
17:06un système qui est mort,
17:08moi, je propose autre chose.
17:09Les coupes budgétaires.
17:10C'est ce qui permet
17:12de ressentir...
17:13C'est ce qui va permettre...
17:14On va à nouveau motiver
17:15les fonctionnaires.
17:16On va avoir plus de policiers
17:17dans les rues,
17:18on va avoir plus de greffiers
17:19et pourtant,
17:20il y aura moins de dépenses.
17:21Pourquoi ?
17:21Parce qu'on va revenir
17:22au niveau normal
17:23de la bureaucratie.
17:24Je vous donne un exemple très vite.
17:26Les Pays-Bas
17:26ont une dépense publique
17:28par rapport à la richesse
17:29de 45%.
17:30Nous, c'est 57%
17:32de la richesse
17:32qui est captée
17:33par le système public.
17:34Les Pays-Bas
17:35ont une couverture de soins
17:36de 99,6%.
17:38Nous, on est 5 points de moins.
17:4012 points d'écart
17:41de PIB,
17:42c'est 350 milliards.
17:43Cet argent-là,
17:44on le rend aux Français.
17:45C'est-à-dire que c'est
17:46des cotisations en moins
17:47et on met 60%
17:49sur les salaires nets
17:50des économies
17:51qui sont réalisées.
17:52Moi, dans ma mairie,
17:53on m'avait dit
17:53vous ne pourrez pas baisser
17:54la dette.
17:54Vous ne pourrez pas
17:55baisser les impôts.
17:56On a baissé la dette
17:56de 84 millions d'euros.
17:58On a baissé la fiscalité
17:59de 3,6%.
18:00Les fonctionnaires
18:00sont mieux payés qu'avant.
18:02Il y en a moins.
18:03Mieux payés qu'avant,
18:04recentrés sur des bonnes missions.
18:05Je n'ai pas besoin
18:05de payer l'État
18:06qui me fait des pubs
18:07pour me dire
18:08combien de temps
18:08doit durer une douche,
18:09qui me fait des pubs
18:10par l'ADEME
18:11pour me dire
18:11combien de fois
18:12je dois laver ma chemise,
18:13etc.
18:13Que l'État
18:14mette des policiers,
18:16c'est tout ça
18:17qu'on va retrouver.
18:18On n'est pas plus idiot
18:24politique
18:24qui est devenue
18:25étatiste,
18:26conformiste,
18:27technocratique
18:28et qui ouvre
18:29des boulevards
18:30à tous les extrémistes.
18:31C'est pour ça
18:32que je veux une alternative,
18:33pas simplement une alternance.
18:34David Lissnard,
18:35vous êtes un amoureux
18:35de la liberté d'expression.
18:37Les syndicats de Radio France
18:38appellent à la grève
18:38pour demander le retrait
18:39de l'éditorial
18:40de Charles Sapin,
18:41directeur adjoint
18:42de Valeurs Actuelles.
18:43Visiblement,
18:43on n'aime pas le pluralisme
18:44à Radio France.
18:45Manifestement,
18:46vous savez ce qui m'a
18:46le plus troublé ?
18:48J'ai vu que c'était
18:49pour un édito
18:50le dimanche,
18:51une fois par semaine,
18:52d'un monsieur
18:52qui est passé
18:53par le Figaro
18:54et le Point.
18:55Et ce qui est extraordinaire,
18:57c'est que là-dedans,
18:57c'est que ça a été
18:58à l'unanimité
19:00que les personnels
19:01de Radio France...
19:02Ça veut dire qu'en fait,
19:03ils sont tous...
19:04Quand ils disent
19:04qu'il n'y a pas
19:05de dérive idéologique,
19:06c'est faux.
19:07S'il y avait un sondage
19:08électoral à Radio France,
19:09je voudrais savoir
19:09combien de gens
19:10votent à droite.
19:11Je suis sûr qu'il y en a zéro.
19:13Donc, Radio France,
19:14France Télé
19:15n'appartiennent pas
19:16ni aux syndicats,
19:17ça appartient à tous
19:18les Français.
19:18Les Français de gauche,
19:20les Français de droite,
19:21les Français qui sont
19:21ni de gauche-droite,
19:22qui s'en foutent.
19:22Ça appartient à tout le monde,
19:23ça appartient aux contribuables.
19:25Et tout ça,
19:26il y en a assez.
19:27C'est du bon sens.
19:28Qu'il y ait des éditorialistes
19:29de gauche,
19:30tant mieux.
19:31Vive l'expression de gauche,
19:32mais qu'on ne flingue pas
19:34l'expression de droite.
19:36Et vous voyez,
19:36une fois de plus,
19:37le sectarisme,
19:38il est chez ceux
19:38qui, pendant des années,
19:40nous ont dit
19:40qu'ils étaient tolérants.
19:41Les valeurs républicaines,
19:43les machins, etc.
19:44Tout ça,
19:45maintenant,
19:45les masques tombent.
19:46Donc, on va rétablir
19:47un peu de joie dans ce pays,
19:49un peu d'ambition collective,
19:51un peu de liberté individuelle
19:52et du pluralisme.
19:53Le meilleur antidote
19:55à la bêtise,
19:56le meilleur antidote
19:57au sectarisme,
19:57au fake news,
19:58c'est le pluralisme,
19:59c'est la culture,
20:00c'est l'éducation artistique
20:01et culturelle
20:02autour des grandes œuvres
20:03de l'esprit.
20:03C'est-à-dire que,
20:04oui, il y a une culture française,
20:05oui, il y a une vibration française
20:06et le service public,
20:07il devrait partager cet amour
20:08des grandes œuvres de l'esprit,
20:10du génie français
20:11et non pas nous emmerder,
20:12pardonnez-moi,
20:13cette expression un peu triviale,
20:14avec leur pétition,
20:15avec leur tristounet,
20:17avec leur ricanement,
20:18ils ricanent,
20:19on paye des gens
20:19à ricaner des autres,
20:20ils ricanent du peuple,
20:22voilà,
20:22ils exaspèrent tout le monde.
20:23Merci beaucoup David Lysna,
20:25qui était ce matin
20:26notre invité sur CNews
20:27et sur Europe 1.
20:27Bonne journée à vous.

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