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  • il y a 1 an
Ce mardi 7 octobre, l'accélération dans l'IA avec Mistral de Stellantis a été abordée par Igor de Maack, associé et dirigeant de Vital Epargne, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00En portefeuille, un focus sur une thématique, un secteur d'activité ou des valeurs directement avec un gérant.
00:09Et nous avons le plaisir d'avoir au téléphone aujourd'hui Igor Demac. Bonjour Igor Demac.
00:13Bonjour.
00:14Merci d'être avec nous. Vous êtes associé et dirigeant de Vital Epargne, deux valeurs du secteur automobile que nous allons traiter ensemble aujourd'hui.
00:25Ou en tout cas une valeur du secteur automobile et une valeur à la lisière entre le secteur automobile et le secteur du luxe.
00:31On commence avec Stellantis, Igor Demac.
00:34Comment est-ce qu'on analyse cette valeur qui a beaucoup fait parler d'elle depuis le début de l'année et qui à l'heure actuelle est à plus ou moins à l'équilibre, en recul de 0,09%.
00:46On a un léger recul sur la valeur dans un contexte où la Commission européenne analyse à l'heure actuelle la possibilité de revenir sur cette date butoir de 2035 en matière d'interdiction de voitures thermiques, Igor Demac.
01:01Oui, je trouvais que c'était intéressant et opportun au moment présent puisque le chancelier allemand Merz a déclaré qu'il voulait revenir sur cette interdiction en 2035 sur les véhicules thermiques.
01:15Alors le secteur automobile, c'est un secteur sous-performant d'une trentaine de points sur les 3 et 5 dernières années.
01:20Je voulais parler effectivement d'une première valeur mass market qui a été vraiment très chahutée en raison d'abord de mauvaises performances opérationnelles, du départ du PDG et puis aussi des difficultés techniques sur le moteur hybride PureTech.
01:34Alors la dernière publication montre une chose qui me paraissait importante à relever, c'est des immatriculations américaines pour le groupe en croissance de 6%.
01:43Vous savez que Donald Trump a plus ou moins laissé entendre qu'il serait beaucoup plus clément sur les tarifs pour les producteurs américains.
01:51Donc ça explique aussi la raison pour laquelle Stellantis souhaite investir 10 milliards de dollars dans ses usines américaines pour produire des nouveaux modèles.
01:59Et on sait que l'industrie automobile est certes une industrie de remplacement mais surtout d'offres de nouveaux produits.
02:05Donc aux Etats-Unis, on a la Jeep Cherokee, on a le Dodge Charger.
02:09Tous ces produits doivent alimenter la croissance de la production, la croissance du chiffre d'affaires pour parvenir à redresser la marge.
02:17On attend sur le deuxième semestre dans le consensus une marge opérationnelle peut-être de 2-3%
02:23et enfin redevenir une valeur génératrice de free cash flow à partir de 2026-2027.
02:30Alors évidemment c'est la valeur la plus cyclique, la plus fragile mais aussi la plus américaine avec le plus gros rebond
02:37et je trouve les multiples les plus avantageux aujourd'hui.
02:40Un PE 2026 inférieur à 5 et puis une valeur d'entreprise rapportée à l'EBITDA 2026 de 2-1 fois.
02:46Donc je trouve que c'est un joli cas de redressement aujourd'hui avec pas mal d'atouts dans la conjoncture actuelle.
02:56Avec quand même un cours de bourse en recul de 26% depuis le début de l'année, Igor Demac sur Stellantis.
03:01Ça veut dire que là, selon vous, on rentrerait dans une phase de progression à nouveau, de rebond pour la valeur potentielle ?
03:10Oui, alors bon, elle a perdu plus de 26% depuis son plus haut.
03:14Donc la bourse est finalement un bon sismographe, elle a reconnu la perte de valeur et les difficultés opérationnelles.
03:23Moi je pense que le secteur automobile aussi a été très contraint par des normes qui lui sont imposées et qui sont trop dures
03:29à appliquer, notamment pour changer tout l'appareil de production industrielle,
03:35surtout dans un groupe comme Stellantis qui est mondial, tri-zone, tri-géographie.
03:39Mais c'est quand les valeurs sont un peu au tapis, quand elles baissent qu'il faut les acheter aussi.
03:43Je ne dis pas que c'est toujours le cas, mais là on est dans un cas de retournement.
03:47Peut-être un peu moins facile que le cas Renault, mais je trouve que là il y a des avantages,
03:53notamment avec cette exposition américaine qui me paraissent intéressantes de noter.
03:58Un mot, alors on parle beaucoup d'intelligence artificielle en bourse, Igor Demac,
04:02ce n'est pas la thématique, là on est plus dans la thématique des valeurs automobiles.
04:06Mais Stellantis a notamment annoncé un partenariat avec Mistral EA.
04:10Est-ce que là aussi la thématique intelligence artificielle peut venir porter un secteur automobile
04:17qui en Europe connaît les difficultés que vous avez décrites ?
04:23Écoutez, le secteur automobile, c'est un secteur industriellement tellement important.
04:26Toutes les innovations technologiques qui passent, quasiment, on a eu le GPS,
04:31après on a eu la multiplication des puces et des semis dans les capteurs
04:36et on voit bien qu'intelligence artificielle maintenant se déverse sur quasiment tous les secteurs
04:41et en premier lieu des secteurs très industriels.
04:44Donc le véhicule devient de plus en plus technologique, certes de plus en plus hybride,
04:49mais il me semble que ça sera une thématique d'investissement.
04:54Et dès qu'on met le mot intelligence artificielle dans une présentation de Journée Investisseur
04:58ou un communiqué, on espère toujours que ça fera monter le cours de bourse,
05:02mais c'est une donnée technologique qui aujourd'hui est, à mon avis, indispensable
05:07pour les constructeurs automobiles et on le verra dans le deuxième cas Ferrari.
05:11Évidemment, c'est une valeur de luxe, il y a énormément de technologie dans les voitures.
05:16Justement, vous commencez à répondre à la question que je voulais vous poser,
05:20Igor Demac, la valeur Ferrari, on l'analyse comme une valeur automobile
05:23ou comme une valeur du luxe en octobre 2025 ?
05:28Je pense même que ça a les multiples d'une valeur techno-américaine,
05:31puisque le PE 2026, je voulais commencer justement par les multiples.
05:35On est à 40 fois, la valeur d'entreprise rapportée à l'EBITDA, on est à 24 fois.
05:40Donc vous voyez, là, c'est des valorisations qui sont propres à l'industrie du luxe,
05:45avant le grand effondrement, j'allais dire,
05:47et puis à l'industrie technologique américaine,
05:51parce que c'est une valeur de forte croissance et à forte marge.
05:56Donc évidemment, les investisseurs vont payer plus cher.
05:59Donc je suis un peu en contradiction avec ma position sur Stellantis,
06:02où je vous ai dit qu'il fallait acheter quand ça baisse et que ce n'est pas cher.
06:06Là, en fait, ce qu'on achète, c'est la progression des résultats,
06:09des agrégats opérationnels, du chiffre d'affaires à la marge jusqu'aux dividendes.
06:13Et c'est un petit peu le nouveau plan qui sera dévoilé le 9 octobre,
06:18lors de la journée investisseur.
06:19Ferrari avait atteint, avec deux ans d'avance, son plan précédent.
06:23Là, on devra avoir des métriques avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 10 milliards d'euros,
06:28une marge d'EBITDA qui dépasserait 40%.
06:30Donc vraiment des caractéristiques, là, de valeur du luxe.
06:34Mais n'oublions pas qu'en fait, il y a énormément de technologies dans les voitures,
06:39notamment les supercars.
06:40Et puis, ce qui tire beaucoup la valeur, en fait, c'est la stratégie plus value que volume.
06:48Mettre de la valeur dans le véhicule.
06:50Et comment on fait ?
06:51Soit on sort des modèles très exclusifs, très performants,
06:55soit on personnalise les voitures.
06:57Et donc, on augmente le prix moyen de vente de l'ordre de 7% par an.
07:04C'est ce qui est prévu par le consensus sur les cinq prochaines années.
07:06Et ça, ça permet d'avoir un free cash flow et une petite distribution de dividendes qui sera plus généreuse.
07:12Donc, on est sur un modèle différent de ces lancis.
07:15Il n'y a pas de restructuration, de problématique de vente.
07:19Le carnet de commande est plein.
07:20Il y a une stratégie d'augmentation graduelle des prix des modèles vendus.
07:25Avec quand même deux risques qu'il faut bien, bien comprendre.
07:30Et qui est aussi lié à ce qu'on a dit sur la date fatidique de 2035.
07:34C'est qu'on a dans les modèles hybrides, pour l'instant, une baisse des valeurs résiduelles.
07:37Et on a une problématique d'électrification.
07:39En fait, là où on devait avoir une généralisation de l'électrification,
07:43Ferrari a reporté.
07:44Et vraisemblablement, ne sortira qu'un seul modèle.
07:46Donc, vous voyez que, mine de rien, ces deux valeurs sont quand même liées à ce couvercle
07:51qui pourrait être enlevé et qui ferait énormément de biens sectoriellement
07:55et de manière individuelle à des valeurs comme Stellantis et Ferrari.
08:00Merci, Gordemac, de nous avoir accompagnés dans la rubrique
08:02En portefeuille de Good Morning Market.
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