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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros, aujourd'hui sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:07La France est un paillasson, un paillasson sur lequel le monde entier s'essuie les pieds, et je le dis avec tristesse et regret.
00:00:15La France a accordé 8351 visas des étudiants algériens pour l'année universitaire 2025-2026, c'est 1000 de plus que l'an passé.
00:00:23Ces étudiants ne sont évidemment pour rien dans le conflit politique, diplomatique, historique qui oppose la France à l'Algérie.
00:00:32Et sans doute méritent-ils de venir en France faire leurs études.
00:00:35Et le simple fait qu'ils en manifestent l'envie est déjà un signe positif bien sûr.
00:00:41Hélas, accueillir ces 8000 étudiants quand deux otages sont prisonniers d'un régime totalitaire,
00:00:47quand Boilem Sansal purge une peine de 5 ans pour délit d'opinion,
00:00:52quand l'Algérie refuse de reprendre ses ressortissants en situation de QTF,
00:00:56montre la faiblesse d'un État français qui ne sait plus se faire respecter.
00:01:02Je n'ai pas entendu beaucoup de voix politiques s'élever contre cette mesure.
00:01:05Le chef de l'UDR, Éric Ciotti, a parlé d'un gouvernement tartuffe,
00:01:09ajoutant que Boilem Sansal est prisonnier de l'État voyou algérien.
00:01:13Sarah Knafo a aussi regretté ses visas accordés.
00:01:16Louis Alliot, qui est avec nous aujourd'hui, nous dira la position du Rassemblement national.
00:01:20Je ne crois pas qu'aucun membre des Républicains n'ait réagi.
00:01:23Ne parlons pas de la Macronie soumise, ni de la gauche, qui applaudit sans doute.
00:01:29Hier, un sondage plaçait le Rassemblement national largement en tête.
00:01:32Je ne sais pas si la droite républicaine mesure, dans l'opinion,
00:01:37les ravages que son immobilisme entraîne.
00:01:40Comment rester encore dans un gouvernement qui subit sans réagir,
00:01:44qui se couche devant un ennemi de la France ?
00:01:47J'imagine le dilemme ce matin auquel est confronté Bruno Retailleau.
00:01:51Rester ou parti ?
00:01:52Rester au risque d'apparaître comme une caution ou partir,
00:01:57mais alors ne plus agir sur le réel.
00:01:59Le sondage présidentiel indique que les Français souhaitent une rupture.
00:02:02Les Républicains préfèrent la participation sans le total soutien.
00:02:06C'est une stratégie risquée que les électeurs de droite voient en la Macronie
00:02:11et les Républicains les deux faces d'une même pièce.
00:02:15Bonnet blanc et blanc bonnet.
00:02:17Il est 9h02, Alice Sommerer.
00:02:19Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:33Plus de 8300 visas ont été accordés aux étudiants algériens.
00:02:38Un chiffre dont s'est félicité l'ambassade de France en Algérie,
00:02:40mais qui suscite la colère pour cause de ces 1000 visas de plus que l'an dernier.
00:02:46Demain, l'intersyndical appelle à une journée de grève.
00:02:48Néanmoins, le trafic devrait être normal sur les réseaux SNCF et RATP.
00:02:53Seulement quelques perturbations et retards sont prévus sur certaines lignes.
00:02:56C'est le cas notamment des intercités sur les lignes Lyon-Nantes, Bordeaux-Nantes et Marseille-Bordeaux,
00:03:01ainsi que sur les RERD et E du réseau RATP.
00:03:05Aujourd'hui, nous sommes donc le 1er octobre.
00:03:07Il marque le début de la campagne Octobre Rose,
00:03:10campagne de prévention et de lutte contre le cancer du sein.
00:03:13L'occasion pour chacun de prendre le temps de consulter son médecin
00:03:16et apprendre à s'auto-palper, un geste primordial qui sauve des vies.
00:03:19Merci Alice. On est ce matin avec Sarah Salman.
00:03:23Nous sommes avec également Sabrina Birlin.
00:03:26On parlait tout à l'heure du procès Gérard Depardieu.
00:03:29Éric Nolot est avec nous.
00:03:30Olivier Delagare, Thomas Bonnet et Louis Alliot, je l'ai dit,
00:03:33maire du Rassemblement National de Perpignan.
00:03:35C'est terrible d'être un paillasson, d'avoir ce sentiment d'être un paillasson.
00:03:39Mais parfois, on se demande dans quel pays
00:03:41ceux qui nous gouvernent vivent.
00:03:44Je voudrais simplement qu'on commence par ce tweet de l'ambassade de France en Algérie.
00:03:48L'ambassade de France en Algérie.
00:03:50Campus qui se réjouit.
00:03:52Elle est très contente.
00:03:53Très contente.
00:03:54Mais ces gens sont complètement déconnectés, en fait.
00:03:56Il faut qu'ils fassent autre chose.
00:03:57Il faut qu'ils aillent dans la rue.
00:03:59Il faut qu'ils parlent aux uns et aux autres.
00:04:00Tweet de l'ambassade de France en Algérie.
00:04:03Campus France et l'ambassade de France en Algérie.
00:04:05Félicite.
00:04:07Félicite.
00:04:07Les 8351 étudiants algériens qui ont obtenu un visa pour venir étudier en France à la rentrée 2025.
00:04:15Qui n'y sont pour rien, les pauvres.
00:04:16Je le dis, ils n'y sont absolument pour rien.
00:04:18Et au contraire, qu'ils aient envie de venir en France, j'y vois comme un signal positif.
00:04:23Ce chiffre représente une augmentation de plus de 1000 visas par rapport à l'année 2024.
00:04:26Mais où les ambassadeurs ou les gens qui vivent à l'ambassade vivent ?
00:04:30Y vivent-vous ?
00:04:31Y vivent-vous ces gens-là ?
00:04:33Quelle honte vis-à-vis de Boilem sans salle ?
00:04:36Quelle honte vis-à-vis d'un pays qui ne reprend pas des EQTF ?
00:04:38Quelle honte vis-à-vis de l'autre otage ?
00:04:40Mais ces gens sont qui ? Ils sont où ?
00:04:43Jusqu'à quand on va avoir ces gens qui gouvernent ?
00:04:47Donc moi, je ne sais pas, ça me...
00:04:48Je trouve ça invraisemblable, en fait.
00:04:50Je trouve ça invraisemblable.
00:04:51Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:04:52Serge Lama avait résumé l'affaire en musique.
00:04:55Je suis cocu, je suis cocu, mais content.
00:04:57Ces gens-là sont cocu et contents.
00:04:58Ils se félicitent d'être cocu, d'être fait cocu par l'Algérie.
00:05:00Mais jusqu'à quand ça va durer ?
00:05:02D'autant que la méthode douce avec l'Algérie, on l'a vu, ne fonctionne pas.
00:05:05Mais ils s'en félicitent !
00:05:07Ça ne fonctionne pas.
00:05:08Mais Olivier Delagarde, il s'en fait.
00:05:10Mais où vivent-ils ?
00:05:12Je ne veux pas totalement exclure que ce soit un bras d'honneur
00:05:14à destination du ministère de l'Intérieur.
00:05:16Parce que moi, je peux vous le dire, j'ai échangé avec le ministère de l'Intérieur.
00:05:18Mais qu'ils partent !
00:05:19Ils sont évidemment hors de...
00:05:22Mais que Bruno Retailleau parte !
00:05:24Évidemment, ça fait partie de l'équation.
00:05:25Bruno Retailleau, il ne décolle plus aujourd'hui.
00:05:27Il est à 9-10%.
00:05:28Les Français veulent une rupture.
00:05:30Quand je vois M. Lecornu faire son gouvernement,
00:05:33qu'ils partent, les Républicains.
00:05:35Qu'ils disent, on n'en veut plus.
00:05:37Ils sont complètement associés à la Macronie, maintenant.
00:05:39C'est le risque.
00:05:40Vous avez raison, et vous l'avez bien dit dans votre édito.
00:05:42En tout cas, ce que je constate quand même,
00:05:43c'est que les visas étudiants, c'est du ressort éduqué d'Orsay
00:05:45et du ministère de l'Enseignement supérieur.
00:05:48On n'est pas totalement à l'abri.
00:05:49Que ce soit, comme je le disais, une forme de bras d'honneur
00:05:51à ceux comme Bruno Retailleau, par exemple.
00:05:53Un commenté pour le faire partir.
00:05:54Non, mais en tout cas, dire que malgré les discours,
00:05:57dans les faits, voilà ce qui se passe.
00:05:58Dans les faits, voilà.
00:05:59En fait, les gens sont ce qu'ils font.
00:06:01C'est toujours la même chose.
00:06:02Les paroles, paroles, on s'en moque.
00:06:04Mais je trouve ça invraisemblable.
00:06:05Alors, on peut considérer que c'est un détail, bien sûr.
00:06:08Le détail n'existe pas.
00:06:09Louis Alliot.
00:06:10Je ne suis pas sûr d'avoir lu Marine Le Pen sur ce sujet.
00:06:15Je ne sais pas si elle a tweeté, si elle est montée au créneau.
00:06:17Je crois qu'elle ne l'a pas encore fait.
00:06:18Mais vous savez, on est...
00:06:20Pratiquement tous les jours, il y a une position algérienne
00:06:23qui choque la France.
00:06:25Ces gens-là sont en guerre.
00:06:26Hier, j'étais avec un ancien soutien du FLN de gauche
00:06:29dans un débat.
00:06:32Et je discutais avec lui.
00:06:33Il me disait, mais ils sont en guerre contre nous encore.
00:06:37Ils veulent faire plier la France.
00:06:39Et face à cela, ce qui paraît extravagant,
00:06:42eh bien, la France ne répond pas.
00:06:44En tout cas, on n'a pas connaissance de la moindre réponse.
00:06:48Mais non seulement elle ne répond pas, mais elle se félicite.
00:06:50Elle tend l'autre...
00:06:51C'est bien au-delà de ne pas répondre.
00:06:55Elle se félicite.
00:06:56Écoutez, on a rendu hommage, nous, ce week-end à Perpignan,
00:06:59précisément à Boilem Sansal.
00:07:01On avait le congrès du cercle algérieniste.
00:07:04Il y avait le comité de soutien,
00:07:05madame Noël Lenoir, qui est venue.
00:07:07Il y avait la fille de Boilem Sansal.
00:07:09C'est scandaleux pour Sansal et pour sa famille.
00:07:12C'est vraiment...
00:07:12C'est incroyable que la France réagisse comme cela.
00:07:15Mais regardez l'indigence de Barreau,
00:07:17le ministre des Affaires étrangères,
00:07:19hier, par rapport aux propositions de Trump sur la paix.
00:07:23C'est du même tonneau.
00:07:24Il se félicite en disant que c'est la France
00:07:25qui a initié la proposition de Trump.
00:07:28Ces gens-là ne sont pas dans le réel.
00:07:29Ou alors, ils sont complètement à côté de la plaque,
00:07:31ou ils le font exprès.
00:07:32Mais je trouve qu'aujourd'hui...
00:07:33Je pense qu'ils sont complètement à côté de la paix.
00:07:35Je crois pas.
00:07:35Je vous assure, le tweet, c'est une œuvre d'art.
00:07:37Le tweet, c'est une œuvre d'art.
00:07:39Vraiment, on peut le revoir, ce tweet,
00:07:41parce qu'il dit tout de ce qu'est la France aujourd'hui.
00:07:42Je pense que c'est des gens complètement déconnectés.
00:07:44À un niveau de...
00:07:45Alors, je sais pas comment dire.
00:07:47Ou d'incompétence, ou de nullité.
00:07:49La campagne étudiante 2024-2025 est une réussite.
00:07:54Ça, c'est vos impôts qui payent un tweet comme ça.
00:07:57Mais pas que, vous savez...
00:07:59Enfin, je sais, ces gens sont ailleurs.
00:08:02Tous les MNA qu'on arrête dans les rues aujourd'hui,
00:08:06moi, je le sais à mon niveau,
00:08:08le plus souvent, ils viennent d'Algérie.
00:08:11On se demande même si l'Algérie n'a pas un plan
00:08:13de... j'allais dire d'occupation
00:08:15pour déstabiliser la France aujourd'hui
00:08:18par différents biais.
00:08:19L'immigration est l'un de ces biais.
00:08:22Peut-être que les étudiants en sont un autre,
00:08:24avec la complicité des affaires étrangères françaises.
00:08:27Peut-être que ça va demander,
00:08:29et d'ailleurs, c'est ce que l'on va faire,
00:08:30une commission d'enquête à l'Assemblée nationale,
00:08:32ou même juste des questions à M. Barrault
00:08:35sur cette affaire-là.
00:08:36Mais il est évident que les Français en ont ras-le-bol
00:08:38et que le gouvernement ne prend pas la mesure
00:08:41de ce ras-le-bol.
00:08:42Mais qu'est-ce que vous voulez ?
00:08:42Les élections arrivent,
00:08:43et on verra bien ce que les Français décident.
00:08:45Alors, Sarah Knafo avait tweeté hier,
00:08:47parce qu'elle était montée au créneau,
00:08:48on découvre encore plus de 1000 visas
00:08:49aux étudiants algériens cette année,
00:08:50a-t-elle dit.
00:08:51L'Algérie nous coûte 9 milliards d'euros chaque année.
00:08:54J'ai établi la facture et elle augmente encore.
00:08:56Alors, je ne sais pas si tout ça est vrai,
00:08:57je ne sais pas si on peut le vérifier.
00:08:59Aide publique au développement annuel
00:09:00à destination de l'Algérie,
00:09:01on donnerait 136 millions.
00:09:03On donnerait un payé des hôpitaux publics,
00:09:06100 millions.
00:09:07Fraude aux pensions de retraite,
00:09:08elle l'évalue à 880 millions.
00:09:10Manque à gagner en TVA ou en impôts sur le revenu
00:09:13du fait des transferts de fonds vers l'Algérie.
00:09:16Les logements sociaux pour les immigrés algériens,
00:09:19étudiants étrangers algériens en France,
00:09:21ça nous coûterait 380 millions.
00:09:22Mais jusqu'à quand, en fait ?
00:09:24Je vous assure, mais en fait, c'est terrifiant.
00:09:26Je vous assure, ce pays est terrifiant.
00:09:28Je ne peux pas dire autre chose.
00:09:29Mais chaque matin, tu ouvres le capot
00:09:32et tu découvres un truc, c'est terrifiant.
00:09:35Et c'est d'autant plus terrifiant, Pascal,
00:09:36que ce n'est pas si inaperçu.
00:09:37Mais au cœur de l'été, Emmanuel Macron lui-même
00:09:39a demandé à son gouvernement
00:09:40d'engager la manière forte avec l'Algérie.
00:09:43Voilà le résultat de ces déclarations du président.
00:09:46Je note aussi que sur le cas de Boalem Sansal,
00:09:48on nous a dit qu'il fallait peut-être
00:09:49en faire un peu moins de bruit,
00:09:51pour permettre justement sa libération.
00:09:52Vous avez remarqué que le traitement médiatique
00:09:54a un peu messé et ça n'a rien changé.
00:09:55Si vous êtes Bruno Retailleau,
00:09:57si vous êtes Bruno Retailleau,
00:09:59vous dites non.
00:10:00Sauf qu'un ministre démissionnaire n'émissionne pas.
00:10:05On est dans une période un peu...
00:10:07Alors je vais le dire, si vous êtes président des Républicains,
00:10:10vous dites stop.
00:10:13Stop.
00:10:14Nous, on ne cautionne pas ça.
00:10:16Et si vous n'êtes pas capable de le faire,
00:10:18vous terminerez à 8% et M. Bardella fera 40%.
00:10:21Parce que toutes ces séquences, actuellement,
00:10:24elles ne servent que le Rassemblement National.
00:10:27Vous, vous pouvez vous frotter les mains.
00:10:30Vous avez un président de la République
00:10:31qui a reconnu un État...
00:10:32Ce n'est pas une solution non plus.
00:10:33Vous avez un ancien président de la République
00:10:40qui a été mis en prison
00:10:40ou qui va être mis en prison,
00:10:42ce qui choque la majeure partie des gens.
00:10:44Toutes ces séquences-là,
00:10:46vous pouvez dire...
00:10:47Et effectivement, ça ne fait que monter
00:10:50ou faire monter,
00:10:51parce que les autres ne réagissent pas.
00:10:52Oui, mais c'est une question de courage.
00:10:54Ils sont au pouvoir, ils sont ministres.
00:10:56Et il faut effectivement qu'ils s'expriment
00:10:57et qu'ils prennent des décisions.
00:10:58Ils ne les prennent pas.
00:10:59Les Français ne sont pas bêtes.
00:11:00Aujourd'hui, ils voient très bien
00:11:02un peu le paysage politique français.
00:11:04Et ils font le choix.
00:11:06Et le choix, aujourd'hui,
00:11:07il est de tourner une page.
00:11:08Cette page, elle a du mal à se tourner.
00:11:10Et M. Macron continue à s'accrocher au pouvoir.
00:11:13Et bien, petit à petit,
00:11:14il va falloir qu'il décroche,
00:11:15d'une manière ou d'une autre.
00:11:16Où vous en êtes, vous-même,
00:11:17de votre inéligibilité possible ?
00:11:20On va attendre le...
00:11:21On va attendre le...
00:11:22Vous avez le droit de vous représenter
00:11:23à l'Amérique de Perpignan ?
00:11:24Oui, j'ai le droit de me représenter
00:11:25et je me représente.
00:11:26Et on va aller...
00:11:28Ils ont mis le...
00:11:28Vous, il n'y a pas l'exécution provisoire ?
00:11:30Non, je n'ai pas l'exécution provisoire.
00:11:32Pourquoi ?
00:11:32Parce qu'ils ont tenu compte
00:11:33de la décision du Conseil constitutionnel
00:11:35qui dit qu'il faut respecter les électeurs.
00:11:37Et comme les électeurs ont voté pour moi à Perpignan,
00:11:40ils laissent, je vais dire,
00:11:41les électeurs choisir, en quelque sorte.
00:11:43Bon, mais...
00:11:44Donc, cette élection pourra se passer normalement ?
00:11:50Oui.
00:11:50Et l'appel est après l'élection,
00:11:52Et non, malheureusement,
00:11:53l'appel est pendant l'élection.
00:11:55Oui, pendant, oui.
00:11:55Mais bon, vous savez,
00:11:56c'est une affaire qui dure depuis dix ans.
00:11:58Systématiquement,
00:11:59la presse locale, évidemment indépendante,
00:12:01a remis sur le tapis cette histoire.
00:12:04Donc, je ne suis pas très inquiet
00:12:05de ce que pense l'opinion.
00:12:06Mais néanmoins,
00:12:07ça va parasiter les élections municipales
00:12:09d'une manière ou d'une autre.
00:12:10Bon.
00:12:10Je ne vous ai pas entendu,
00:12:13Sarah Salmane,
00:12:13je n'ai pas entendu Eric Nolot non plus.
00:12:15Non, mais cette affaire,
00:12:16quand même, sur le tweet,
00:12:17il y a quand même quelque chose de très particulier.
00:12:18Moi, je ne crois pas à la déconnexion,
00:12:19en la circonstance.
00:12:20Je crois à la provocation.
00:12:21C'est un tweet de provocation.
00:12:23On ne peut pas sortir quelque chose
00:12:25sans avoir une arrière-pensée politique.
00:12:27Alors, contre qui s'est dirigé ?
00:12:28En effet, peut-être Bruno Retailleau,
00:12:30mais ce n'est pas possible
00:12:31que quelqu'un soit déconnecté à ce point.
00:12:33Alors, on n'a pas vu le sujet.
00:12:35Moi, je pense que c'est la déconnexion.
00:12:37Je vous assure,
00:12:37pour les connaître un peu,
00:12:40bien souvent,
00:12:42on cherche parfois des raisons,
00:12:44c'est simplement l'incompétence.
00:12:46La déconnexion est une incompétence.
00:12:48Mais on n'a pas vu le sujet,
00:12:49donc je vous propose...
00:12:50On cherche les commentés,
00:12:50souvent c'est juste de la bêtise.
00:12:51Charlotte Diry nous rapporte ce sujet
00:12:54que je trouve tellement symbolique
00:12:57et qui illustre tellement la France d'aujourd'hui.
00:12:59Dans un message publié ce lundi
00:13:02sur les réseaux sociaux,
00:13:03l'ambassade de France en Algérie
00:13:05se réjouit des plus de 8000 visas
00:13:07accordés à des étudiants algériens.
00:13:09Ce chiffre représente une augmentation
00:13:10de plus de 1000 visas
00:13:11par rapport à l'année 2024.
00:13:13Des données conformes aux engagements
00:13:15pris par les autorités françaises.
00:13:17Il avait été annoncé
00:13:18que les visas accordés aux étudiants algériens
00:13:21ne seraient pas impactés
00:13:22par les tensions entre les deux pays.
00:13:24Une situation qui provoque la colère
00:13:26de certains élus,
00:13:27comme Marion Maréchal.
00:13:29La diplomatie masochiste de la France.
00:13:31Offrir 8500 visas étudiants,
00:13:34dont 1000 de plus que l'année dernière,
00:13:36à l'Algérie,
00:13:37qui détient Boilem-Sensal,
00:13:39refuse de reprendre ses délinquants
00:13:40et nous voue une haine viscérale.
00:13:43Monsieur l'ambassadeur,
00:13:44êtes-vous vraiment fier de cela ?
00:13:46Depuis plusieurs mois,
00:13:47les relations sont de plus en plus tendues
00:13:49entre la France et l'Algérie.
00:13:51Il y a notamment
00:13:52la question des obligations
00:13:53de quitter le territoire.
00:13:55Selon Paris,
00:13:56Alger ne respecte pas ses engagements.
00:13:58accusation rejetée par Alger.
00:14:01Le cas de Boilem-Sensal
00:14:02cristallise également ses tensions.
00:14:05L'écrivain franco-algérien
00:14:06a été condamné en mars
00:14:08à cinq ans de prison.
00:14:09La France exige sa libération.
00:14:12En août dernier,
00:14:13Emmanuel Macron a demandé au gouvernement
00:14:15de suspendre l'accord de 2013.
00:14:17Il permet notamment
00:14:18aux hauts fonctionnaires algériens
00:14:20de circuler sans visa
00:14:22sur le territoire français.
00:14:23Ce qui est incroyable,
00:14:25je n'ai pas vu de réaction des LR,
00:14:26Thomas Bonnet,
00:14:27sauf erreur de ma part.
00:14:28Je n'ai pas vu non plus de réaction.
00:14:29Je ne sais pas où ils sont, les LR.
00:14:32C'est quand même extraordinaire.
00:14:34Je ne sais pas qui.
00:14:35Bruno, tu as vu une position
00:14:36un peu particulière
00:14:37parce que, comme l'a rappelé Olivier,
00:14:38il est ministre des missionnaires.
00:14:39Donc, normalement,
00:14:39il ne peut pas vraiment s'exprimer,
00:14:40engager des choses.
00:14:41Après, il peut le faire
00:14:42en tant que président des Républicains.
00:14:44Mais vous voyez que tout ça
00:14:44est quand même assez compliqué.
00:14:46Moi, ce que je peux vous dire,
00:14:46c'est qu'il est furieux
00:14:47et qu'effectivement,
00:14:48on n'a pas apprécié du tout
00:14:49ce tweet du côté
00:14:50du ministère de l'Intérieur.
00:14:51Après, la question que vous avez posée,
00:14:53elle est légitime.
00:14:53Est-ce que ça remet en cause
00:14:55l'implication des LR dans ce gouvernement ?
00:14:57Oui, la question se pose.
00:14:58Sur le dossier algérien,
00:14:59ça fait plusieurs fois quand même.
00:15:00La question pour les LR,
00:15:01la question de l'appartenance
00:15:03à ce gouvernement,
00:15:04c'est de dire qu'il vaut mieux
00:15:05participer à ce gouvernement
00:15:06afin d'ancrer ce gouvernement
00:15:08plutôt à droite.
00:15:10Sinon, ils vont faire
00:15:11rentrer des socialistes.
00:15:13Ils sont en train de passer
00:15:13un contrat de gouvernement d'ailleurs.
00:15:14Vous avez raison.
00:15:16Mais entre les impôts
00:15:18qui pourraient augmenter,
00:15:19parce qu'on parle quand même
00:15:19des impôts qui pourraient augmenter.
00:15:21Si les LR acceptent ça,
00:15:22d'augmenter des impôts...
00:15:24Alors, pas tous.
00:15:24La flat tax devrait augmenter.
00:15:25La CSG pourrait baisser.
00:15:27La flat tax,
00:15:28elle est à 30% aujourd'hui.
00:15:30Elle passerait à 36%.
00:15:31Vous savez combien
00:15:32est la flat tax en Angleterre ?
00:15:34Elle est la flat tax.
00:15:35La flat tax, d'ailleurs,
00:15:36on ne devrait pas dire la flat tax.
00:15:38L'impôt sur les dividendes,
00:15:39c'est le plus haut en France.
00:15:42Aujourd'hui,
00:15:42c'est plus haut que dans toute l'Europe.
00:15:45C'est-à-dire que tu payes 30%
00:15:46sur les dividendes en France,
00:15:49alors que tu payes 11 ou 15%
00:15:51en Espagne,
00:15:52aux Pays-Bas, etc.
00:15:54Et vous avez un gouvernement
00:15:55qui va l'augmenter à 36%.
00:15:56Mais ces gens sont des maboules.
00:15:59Ces gens sont des maboules.
00:16:01Et si les Républicains acceptent ça
00:16:03et qu'ils restent dans un gouvernement
00:16:05qui augmente les dividendes,
00:16:07c'est des maboules.
00:16:07Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:16:09C'est le pays le plus imposé.
00:16:12Donc, il y a un moment,
00:16:13il faut arrêter.
00:16:14Mais sur ce sujet-là,
00:16:15le Rassemblement national,
00:16:16par exemple,
00:16:17lui aussi prévoit
00:16:18des taxes supplémentaires, etc.
00:16:20Ah ben, demandez à M. Alliou.
00:16:21Les LR, de ce point de vue-là...
00:16:23M. Alliou, vous êtes pour
00:16:24l'augmentation des impôts.
00:16:24Je ne vous félicite pas
00:16:26si vous êtes pour l'augmentation des impôts.
00:16:27En supprimant l'IFI
00:16:28et en créant une autre taxe...
00:16:31Mais pourquoi vous voulez créer des taxes
00:16:32dans un pays
00:16:33qui est déjà le plus taxé au monde ?
00:16:34Non, oui, d'accord, mais...
00:16:35Ah oui, d'accord,
00:16:36c'est quand même...
00:16:36Et en baissant...
00:16:37Parce qu'on voit bien
00:16:38que ça ne marche pas.
00:16:40Baisser les impôts.
00:16:40En baissant un certain nombre
00:16:41d'impôts sur la production.
00:16:43Mais on ne peut pas se satisfaire
00:16:44aujourd'hui quand même
00:16:45de ne pas taxer
00:16:46un certain nombre,
00:16:48que vous le vouliez ou non,
00:16:49de profits qui se font...
00:16:50Mais lesquels ?
00:16:52Excusez-moi, lesquels ?
00:16:53Mais ils sont déjà taxés.
00:16:54Qui voulez-vous taxer en plus
00:16:56aujourd'hui ?
00:16:56Je ne vous dis pas en plus,
00:16:57c'est remplacer un impôt par un autre.
00:16:58Cet impôt IFI
00:16:59qui est très injuste
00:17:00par un impôt plus juste
00:17:02qui préserve l'outil de production.
00:17:04Parce qu'aujourd'hui,
00:17:05le problème de l'impôt,
00:17:05c'est qu'il confisque
00:17:06cet outil de production
00:17:08et il nuit à la compétitivité
00:17:09des entreprises.
00:17:10C'est ça qu'il faut libérer en France
00:17:12pour permettre aux entreprises
00:17:13d'être plus compétitives.
00:17:14Sauf que les entreprises
00:17:14ne sont pas d'accord
00:17:15avec ce que vous dites.
00:17:16Ah bon ?
00:17:17Vous le savez ?
00:17:18Parce que le président du MEDEF
00:17:19n'est pas d'accord.
00:17:20Il n'est pas aligné.
00:17:20Il n'y a pas qu'un MEDEF en France.
00:17:22Le premier employeur en France,
00:17:24ce sont les commerçants
00:17:24et les artisans.
00:17:25Il faut arrêter avec le MEDEF.
00:17:26Mais ils ne sont pas d'accord.
00:17:27Et les PME.
00:17:28Et les PME.
00:17:29Ce cœur de cible-là,
00:17:31lui, il sait très bien
00:17:32ce que l'on veut.
00:17:32D'ailleurs, il nous soutient.
00:17:33Regardez toutes les enquêtes d'opinion.
00:17:34Ils n'en peuvent plus.
00:17:36Alors, vous avez le MEDEF
00:17:36qui défend les intérêts
00:17:38des grands patrons
00:17:39et vous avez le reste.
00:17:40Mais bien sûr, en fait.
00:17:41Mais tout le monde le sait.
00:17:43Moi, je peux vous dire
00:17:43que tout le monde le sait.
00:17:44Et c'est évident.
00:17:45Et quand vous êtes sur le terrain,
00:17:46vous le voyez.
00:17:47Ceux qui souffrent aujourd'hui,
00:17:49ce sont les chefs d'entreprise
00:17:50entre guillemets d'en bas.
00:17:52C'est le petit commerçant
00:17:53qui ne peut pas payer ses charges,
00:17:55qui est accablé par la fiscalité.
00:17:57Ceux-là, oui.
00:17:57Et lui, il se paye en dividende.
00:17:59De la même manière, parfois,
00:18:00ce plus chef d'entreprise.
00:18:02Au contraire, même.
00:18:03C'est lui qui se paye
00:18:03le plus en dividende.
00:18:05Donc, il faut se parler.
00:18:06Non, mais on ne fait que parler
00:18:07du CAC 40
00:18:08alors que le reste souffre.
00:18:09Non, mais je ne parle pas
00:18:10du CAC 40.
00:18:10Mais le MEDEF.
00:18:11Ah oui, mais le MEDEF.
00:18:12Je vous dis, les dividendes,
00:18:14justement, les dividendes,
00:18:15c'est souvent des chefs d'entreprise.
00:18:18Allez, ils ont une...
00:18:19Voilà, ils vont faire
00:18:203, 4, 5 millions d'euros
00:18:21de chiffre d'affaires par an.
00:18:23Voilà.
00:18:23C'est une toute petite PME.
00:18:25Une petite PME.
00:18:26Oui, enfin...
00:18:27Bon, 3, 4, 5 millions d'euros.
00:18:28Les chiffres,
00:18:29ce n'est pas la majorité.
00:18:30Alors, on va dire 2...
00:18:31Bon, donc, ils ont 5, 6 personnes
00:18:34pour faire entre 3 et 5 millions
00:18:37d'euros de chiffre d'affaires.
00:18:37Ils se prennent généralement
00:18:39un salaire qui n'est pas très élevé
00:18:40et ils se payent en dividende.
00:18:42Voilà.
00:18:43C'est ça, la réalité
00:18:43de ces chefs d'entreprise.
00:18:44C'est ce qu'ils me disent.
00:18:45Si vous augmentez de 30 à 36 %,
00:18:47vous les pénalisez, forcément.
00:18:48Mais regardez les dividendes
00:18:50qui ont été versés
00:18:51chaque année en France
00:18:53depuis maintenant
00:18:53une dizaine d'années.
00:18:55Chaque année, ça augmente.
00:18:56et parallèlement à ça
00:18:57que vous le vouliez ou non.
00:18:58Mais les dividendes
00:18:59dont vous parlez,
00:19:01c'est les dividendes des actions.
00:19:03Bon, ça représente
00:19:0410 ou 20 %
00:19:05de tous les dividendes.
00:19:06À 80 %,
00:19:07les autres,
00:19:07ils se payent,
00:19:07comme je vous l'ai dit.
00:19:08Mais pendant que ça,
00:19:09ça augmente,
00:19:10M. Pro,
00:19:10quelle que soit votre opinion
00:19:11sur le sujet,
00:19:12en bas de l'échelle,
00:19:14vous avez des petits chefs
00:19:15d'entreprise,
00:19:16j'y reviens,
00:19:16parce que c'est important,
00:19:17des artisans,
00:19:18des commerçants,
00:19:18des PME
00:19:19qui, elles,
00:19:20n'ont pas cette chance-là
00:19:21et qui souffrent
00:19:22de toutes les taxes
00:19:23et réglementations.
00:19:25Là-dessus,
00:19:26vous avez raison.
00:19:27En réalité,
00:19:28il faut mettre moins de taxes
00:19:29et pas remplacer
00:19:30une taxe par une autre
00:19:31parce que ce que vous proposez,
00:19:32c'est laisser le même régime fiscal
00:19:33mais vous faites un peu
00:19:34de bisouiller
00:19:35pour remplacer une taxe
00:19:35par une autre.
00:19:36Oui, mais au soutien
00:19:38de l'économie
00:19:39et pas précisément
00:19:40contre l'économie.
00:19:42Or, le problème de l'IFI,
00:19:43c'est contre l'économie.
00:19:44Le sondage qui nous intéresse
00:19:46hier avec...
00:19:47Ce qui est intéressant,
00:19:48d'ailleurs,
00:19:48c'est...
00:19:48Alors ça,
00:19:49je crois que c'est la première fois
00:19:50quand même,
00:19:50c'est qu'au-delà
00:19:51de l'incarnation,
00:19:52t'as l'impression que
00:19:53celui qui porterait
00:19:54les couleurs
00:19:55du Rassemblement National,
00:19:56que ce soit Marine Le Pen,
00:19:57Jordan Bardella
00:19:57ou pourquoi pas vous,
00:19:59vous feriez le même score.
00:20:01C'est-à-dire qu'il y a
00:20:01un tel désir
00:20:02de changement,
00:20:03me semble-t-il,
00:20:04en tout cas,
00:20:04je l'analyse comme ça,
00:20:05c'est que l'incarnation
00:20:06au fond est importante,
00:20:08bien sûr,
00:20:09mais ce qui est important,
00:20:10c'est manifestement
00:20:11le moment...
00:20:12La marque.
00:20:12Voilà, la marque.
00:20:13La marque du Rassemblement National,
00:20:15elle est puissante,
00:20:17disons-le,
00:20:18ces dernières années.
00:20:19Et vous avez hier,
00:20:20pour la première fois,
00:20:21M. Carrucci,
00:20:22qui a dit entre le RN
00:20:23et LFI,
00:20:25moi je choisis le RN.
00:20:27Bon, est-ce que vous voyez là
00:20:28la possibilité
00:20:29d'une union des droites
00:20:30que vous ne voulez pas ?
00:20:32C'est-à-dire que vous,
00:20:33vous ne tendez jamais la main.
00:20:34Vous ne dites jamais au LR,
00:20:36venez travailler avec nous.
00:20:37Mais le LR ne veut pas le plus.
00:20:39Oui, mais si personne ne se...
00:20:40Monsieur Proulx,
00:20:41si personne ne le souhaite,
00:20:42c'est peut-être que ce n'est pas acceptable.
00:20:43Est-ce que vous dites ?
00:20:44On l'a tendu 100 fois,
00:20:46100 fois on nous l'a refusé.
00:20:48Et aujourd'hui ?
00:20:48Alors, comme on n'est pas maso,
00:20:50si vous voulez,
00:20:50on ne l'attend plus.
00:20:51Et on attend
00:20:52de voir ce qu'on nous propose.
00:20:55M. Carrucci,
00:20:56qui est un élément important
00:20:57au Sénat
00:20:58et dans le camp républicain,
00:21:00je crois,
00:21:00ouvre une brèche.
00:21:02Parce qu'effectivement,
00:21:03s'il y a un front républicain
00:21:04qui doit se faire
00:21:04la prochaine fois,
00:21:05il doit se faire
00:21:06contre la France insoumise.
00:21:08Et à ce moment-là,
00:21:09oui,
00:21:09on pourra faire
00:21:09un vrai front républicain,
00:21:11un authentique front républicain.
00:21:13Et pourquoi pas
00:21:14avec des gens
00:21:14comme M. Carrucci ?
00:21:15C'est une évidence.
00:21:16Une union de la droite
00:21:17face à l'union de la gauche
00:21:18aux législatives
00:21:20en cas de dissolution, là ?
00:21:22Vous voyez ça ?
00:21:23En cas de dissolution législative,
00:21:25c'est une élection
00:21:26où chacun y va
00:21:27avec sa bannière.
00:21:28Vous avez bien vu
00:21:28ce que l'union de la gauche
00:21:31a écouté.
00:21:32Les Français
00:21:32n'aiment pas la magouille.
00:21:33Si c'est pour faire
00:21:34une entente de parti
00:21:35dans un petit salon
00:21:37en décidant
00:21:37qui fait quoi,
00:21:38qui va où,
00:21:39ça nous n'en voulons pas.
00:21:40Donc pas de l'union.
00:21:41Mais on va aux élections
00:21:43et on regarde
00:21:44au deuxième tour
00:21:44qu'il faut soutenir
00:21:46ou qu'il faut éliminer
00:21:46pour le gouvernement.
00:21:49Mais aujourd'hui,
00:21:49vous faites quoi
00:21:51au deuxième tour ?
00:21:51Oui, mais pour aujourd'hui,
00:21:53le problème,
00:21:53c'est que nous sommes
00:21:54les plus nombreux
00:21:55au second tour.
00:21:56Et qu'est-ce qui s'est passé
00:21:57aux dernières élections
00:21:58législatives ?
00:21:59C'est que les LR
00:21:59ont appelé à voter
00:22:00contre nous
00:22:01pour les candidats,
00:22:03soit de la gauche,
00:22:03soit de la France et Soumise,
00:22:04soit de M. Macron.
00:22:05Vous, vous allez faire,
00:22:06on sait ce que les LR ont fait,
00:22:07mais vous,
00:22:07vous faites quoi
00:22:08au deuxième tour
00:22:08des législatives
00:22:09quand vous n'êtes pas représenté
00:22:10au deuxième tour ?
00:22:11Vous appelez clairement
00:22:12à voter pour LR,
00:22:14pour des gens qui se...
00:22:14Nous, en général,
00:22:15on laisse nos électeurs libres.
00:22:17Ah, voilà.
00:22:17Ah oui, mais Marine Le Pen
00:22:18n'avait pas...
00:22:19Marine Le Pen,
00:22:20en son temps,
00:22:21n'avait pas appelé
00:22:22à voter au deuxième tour
00:22:23pour Nicolas Sarkozy.
00:22:24Mais quand même,
00:22:25vous ne pouvez pas
00:22:25appeler à voter
00:22:26pour des gens
00:22:27qui vous insultent
00:22:28en permanence.
00:22:29Ça paraît complètement...
00:22:30On pourrait savoir,
00:22:31vous disiez
00:22:32le Front Républicain
00:22:32contre la France.
00:22:33Roger Carotti,
00:22:34il ne vous insulte pas.
00:22:35La preuve,
00:22:36c'est qu'il vous insulte.
00:22:37C'est le premier.
00:22:37Non, il se change quand même.
00:22:40Non, mais moi,
00:22:40à Perpignan, par exemple,
00:22:41aux dernières élections municipales,
00:22:44j'ai réussi à mettre
00:22:45sur ma liste
00:22:46des anciens LR
00:22:47ou des LR en rupture de banc.
00:22:49Ils sont très contents
00:22:50d'être dans mon équipe.
00:22:52Mais la direction actuelle
00:22:53des LR bloque,
00:22:55y compris localement,
00:22:56toute initiative
00:22:57de rapprochement,
00:22:59même pour les élections locales.
00:23:00Donc la balle,
00:23:01elle est dans le camp LR
00:23:02et pas dans le camp
00:23:03du Rassemblement National.
00:23:04Donc si demain,
00:23:05par exemple,
00:23:05les LR disent
00:23:06on entend,
00:23:06on imagine pouvoir
00:23:08travailler avec
00:23:09le Rassemblement National,
00:23:11Marine Le Pen
00:23:12sera sensible à cela.
00:23:13C'est ce que vous me dites
00:23:14ce matin.
00:23:14Écoutez,
00:23:15s'il y a des gens
00:23:15qui veulent faire tomber
00:23:16le front républicain
00:23:18mis en place
00:23:18par Mitterrand,
00:23:19on va dire depuis très longtemps,
00:23:21le fameux cordon sanitaire,
00:23:22eh bien,
00:23:23c'est quelque chose
00:23:23qui va dans le bon sens.
00:23:24Bon,
00:23:24il ne s'agit même pas
00:23:28de travailler ensemble.
00:23:29Regardez ce qui s'est passé
00:23:30à gauche.
00:23:31Il n'est jamais été question
00:23:32que le Parti Socialiste
00:23:33travaille avec les LFI.
00:23:34Simplement,
00:23:35ils s'entendent
00:23:35au moment des élections
00:23:36afin de maximiser
00:23:38le nombre d'élus après.
00:23:40Olivier,
00:23:40la pause.
00:23:41On va marquer une pause.
00:23:42Moi,
00:23:42j'ai souvent fait un parallèle
00:23:44entre le programme
00:23:45de l'Union de la Gauche
00:23:46et le PC et le PS
00:23:47n'étaient pas d'accord sur tout
00:23:48mais Mitterrand
00:23:49avait réussi cela
00:23:50et il me semble
00:23:51que les électeurs
00:23:53souhaitent aujourd'hui
00:23:54l'Union de la droite.
00:23:55Alors,
00:23:56est-ce que le Rassemblement
00:23:57national est de droite ?
00:23:58Ça,
00:23:58c'est un grand sujet
00:23:59de conversation
00:24:00sur le plan économique.
00:24:01Est-ce qu'il est libéral ?
00:24:03Marine Le Pen
00:24:03dit que je ne suis pas de droite,
00:24:04en tout cas,
00:24:05c'est ce qu'elle dit.
00:24:05Mais elle dit aussi
00:24:06que je ne suis pas de gauche.
00:24:06Il est à la fois
00:24:09de droite et de gauche.
00:24:10Oui,
00:24:10c'est en même temps.
00:24:12Non,
00:24:12pas du tout.
00:24:13Il est patriote.
00:24:14Il est patriote.
00:24:15Oui,
00:24:16il est patriote.
00:24:17Bon,
00:24:17à tout de suite
00:24:18avec Louis Alliot
00:24:20et on continue la discussion.
00:24:23Il est 9h30,
00:24:23on est à l'heure
00:24:24et ça,
00:24:25c'est une bonne chose
00:24:25et on est avec Sommayat Labidi
00:24:26qui nous rappelle l'été.
00:24:28Bonjour Sommayat.
00:24:31Bonjour Pascal
00:24:32et bonjour à tous.
00:24:335 000 forces de l'ordre
00:24:34déployées en Ile-de-France
00:24:35pour la journée de mobilisation
00:24:37prévue demain
00:24:38annonce ce matin
00:24:39du préfet de police de Paris,
00:24:40Laurent Douniez,
00:24:41une grève qui s'annonce
00:24:42moins suivie
00:24:43que celle de la semaine dernière.
00:24:44Une enquête ouverte
00:24:46après la mort
00:24:47la semaine dernière
00:24:48d'un homme
00:24:48d'une trentaine d'années
00:24:50atteint de la rage
00:24:50à l'hôpital de Perpignan.
00:24:52Pratiquement disparu en France,
00:24:54cette maladie virale
00:24:55qui affecte les hommes
00:24:56et les animaux
00:24:56touche 50 000 personnes
00:24:58dans le monde par an.
00:25:00Et puis,
00:25:00c'est une situation inédite
00:25:01depuis 2018 aux Etats-Unis.
00:25:03Les démocrates
00:25:04et les républicains
00:25:05n'ont pas trouvé d'accord
00:25:06sur le budget.
00:25:07Conséquence,
00:25:08les comptes publics
00:25:09sont bloqués depuis minuit.
00:25:10un shutdown
00:25:11qui ne pourra prendre fin
00:25:12qu'à l'issue du bras de fer
00:25:13entre les deux parties
00:25:14au Congrès.
00:25:16Merci,
00:25:17Soumaya.
00:25:18Donc,
00:25:18tout à l'heure,
00:25:18quand j'ai parlé
00:25:19des dividendes de 36%,
00:25:20c'est une fois que les impôts
00:25:21sont payés de la société.
00:25:22C'est-à-dire que tu payes deux fois.
00:25:23Il y a déjà la TVA,
00:25:24ensuite l'impôt...
00:25:25Non, la TVA,
00:25:25c'est autre chose.
00:25:26C'est un impôt,
00:25:27excusez-moi.
00:25:28Oui, mais la TVA,
00:25:28tu la reverses.
00:25:30Tu factures aussi.
00:25:31C'est 20% ?
00:25:32Oui, mais on la facture.
00:25:33C'est extra.
00:25:34C'est extra.
00:25:34Ben, 20% ?
00:25:35Non, mais c'est autre chose.
00:25:36Ce n'est pas grave.
00:25:36Mais on la facture.
00:25:37Tu la factures
00:25:38et tu la récupères.
00:25:40Je veux dire,
00:25:40bon,
00:25:41en revanche,
00:25:42les impôts...
00:25:43Vous avez l'esprit là,
00:25:44c'est bien.
00:25:44Mais non,
00:25:44mais c'est objectif.
00:25:45Vous facturez de la TVA
00:25:46et vous la reverser.
00:25:46Je pense que,
00:25:47bon,
00:25:48quand tu as une société,
00:25:50tu payes sur les bénéfices
00:25:51une première fois,
00:25:5225%.
00:25:52Nous sommes d'accord.
00:25:5325% d'impôts.
00:25:55Par exemple,
00:25:55tu as la société
00:25:56qui fait 3 millions d'euros
00:25:57tout à l'heure
00:25:58de chiffre d'affaires.
00:26:00Mettons qu'elle fait
00:26:01100 000 euros
00:26:02de bénéfices.
00:26:04100 000 euros de bénéfices.
00:26:05Et que vous,
00:26:06vous êtes le PDG
00:26:07de cette...
00:26:0825 000 euros
00:26:09d'impôts sur les sociétés.
00:26:09Bon, déjà,
00:26:10il y en a 25 000 euros
00:26:11qui parlent.
00:26:12Nous sommes d'accord.
00:26:12Il reste 75 000 euros
00:26:14sur la société.
00:26:16Ces 75 000 euros,
00:26:17c'est ce qu'on appelle
00:26:17les dividendes.
00:26:18Et vous pouvez les prendre
00:26:19pour vous.
00:26:19Vous vous payez en dividendes.
00:26:21Et sur ces 75%,
00:26:22vous allez payer
00:26:2330%.
00:26:24Donc, encore 25 000 euros.
00:26:26À peu près.
00:26:27Donc, il en reste 50 000.
00:26:29Donc, vous payez deux fois.
00:26:30Donc, vous avez fait
00:26:31100 000 euros de bénéfices
00:26:33et à l'arrivée,
00:26:34vous avez 50 000 dans votre poche.
00:26:35De toute façon,
00:26:36tout ce qui rentre
00:26:36dans votre poche
00:26:37à ce niveau-là,
00:26:38c'est 50%,
00:26:39voire plus ou 52%
00:26:41d'impôts en France.
00:26:42Mais encore,
00:26:43si ça marchait à la France,
00:26:44si c'était bien investi,
00:26:45tu te dirais
00:26:46je paye beaucoup d'impôts,
00:26:48mais bon,
00:26:49ça marche bien.
00:26:50Mais dès que tu te tournes
00:26:51de quelque part,
00:26:53ça marche mal.
00:26:53En revanche,
00:26:54Louis Allieu est avec nous.
00:26:55Je voulais juste une précision.
00:26:56Une précision.
00:26:57Vous êtes maire de Perpignan,
00:26:57vous êtes le vice-président du RN
00:26:59et vous avez donc été condamné
00:27:01à six mois fermes
00:27:02et à une peine d'inéligibilité
00:27:04de trois ans
00:27:05coupables de détournement
00:27:06de fonds publics.
00:27:07Bon.
00:27:07Le procès aura lieu,
00:27:09vous disiez,
00:27:09du 12 janvier au 15 février
00:27:10en appel,
00:27:11mais vous avez pu garder
00:27:12votre mairie
00:27:14au nom d'une jurisprudence
00:27:16parce que les électeurs
00:27:17avaient voté pour vous.
00:27:18Bon.
00:27:19Là,
00:27:19vous êtes candidat,
00:27:20donc vous allez vous présenter
00:27:22de nouveau.
00:27:22Bien sûr.
00:27:22Bon.
00:27:23Mais si vous êtes élu,
00:27:24vous pourrez rester maire
00:27:25ou la même jurisprudence
00:27:27s'appliquera
00:27:28que les électeurs
00:27:29vous ont élu
00:27:29et on vous fichera la paix ?
00:27:31C'est tout le débat
00:27:32du tribunal.
00:27:33Après,
00:27:33on n'en sait rien.
00:27:34Donc,
00:27:34elle ne sert à rien
00:27:34cette peine d'inéligibilité,
00:27:36en fait,
00:27:37si vous pouvez vous présenter
00:27:38et que vous pouvez rester en place.
00:27:40Oui,
00:27:40mais on verra.
00:27:41Ça dépend du procès.
00:27:42Vous savez,
00:27:42le procès en appel
00:27:43est un autre procès.
00:27:43Le procès en appel,
00:27:44mais si vous êtes condamné
00:27:45de nouveau,
00:27:46parce que là,
00:27:46vous êtes condamné
00:27:47à une peine d'inéligibilité,
00:27:48mais vous pouvez à la fois
00:27:49rester en place
00:27:50et à la fois vous présenter.
00:27:52Donc,
00:27:52je pose une question toute bête.
00:27:53À quoi sert la peine d'inéligibilité ?
00:27:54Le tribunal a aussi
00:27:55la solution du sursis
00:27:56pour des affaires
00:27:58comme celle-là.
00:27:58Non,
00:27:58mais d'accord,
00:27:59mais...
00:27:59J'entends bien,
00:27:59mais enfin,
00:28:01comprenez ce que je veux dire.
00:28:02Mais il n'y a pas eu
00:28:03d'exécution pour l'exécution.
00:28:04Ah oui,
00:28:04c'est ça.
00:28:06Même si,
00:28:08sur le fond,
00:28:08je pense que ce n'est pas
00:28:09au tribunal
00:28:09de prononcer
00:28:10les peines d'inéligibilité.
00:28:12Je pense que c'est le fond,
00:28:14mais en même temps,
00:28:14c'est le législateur
00:28:15qui l'a voulu.
00:28:16Et de toute façon,
00:28:17derrière,
00:28:18il y aura la Cour de cassation.
00:28:19Ça ne s'arrête pas là.
00:28:21Donc,
00:28:21voilà.
00:28:21Et quel est votre avis
00:28:22sur la sanction
00:28:23ou le jugement
00:28:24qui a frappé Nicolas Sarkozy ?
00:28:26Écoutez,
00:28:26je suis un peu comme tout le monde.
00:28:27Je trouve ça extravagant.
00:28:28Voilà.
00:28:29Et j'ai écouté encore hier
00:28:30un certain nombre de juristes
00:28:31sur tous les plateaux
00:28:33qui considèrent que...
00:28:35Là,
00:28:36on parle de privation
00:28:36de liberté
00:28:37à l'exécution provisoire
00:28:39sur un mandat
00:28:40qui est déjà un scandale en soi
00:28:41pour Marine Le Pen,
00:28:43par exemple.
00:28:44Là,
00:28:44c'est privation de liberté.
00:28:46On sait que l'exécution provisoire
00:28:47va conduire Nicolas Sarkozy
00:28:49en prison.
00:28:50On a toutes les raisons
00:28:51de ne pas prononcer
00:28:52cette exécution provisoire
00:28:53et on le fait.
00:28:54Moi,
00:28:54c'est ça qui m'interroge.
00:28:56Pourquoi les magistrats,
00:28:57alors qu'il a été lavé
00:28:58de,
00:28:58on va dire,
00:28:59de tout soupçon
00:28:59sur trois
00:29:00des incriminations
00:29:01qui lui étaient faites,
00:29:02pourquoi sur la quatrième,
00:29:03on en profite
00:29:03pour le conduire en prison ?
00:29:05Pourquoi ?
00:29:05Je vous pose la question.
00:29:08Parce que c'était le but.
00:29:09Voilà.
00:29:10Le mandat est fait.
00:29:11Le mandat de dépôt.
00:29:12Je pense que
00:29:13quand on voit
00:29:14que cette magistrate
00:29:15que je ne connais pas
00:29:16manifestée il y a quelques années
00:29:17contre Nicolas Sarkozy,
00:29:19je pense qu'il y a des affaires
00:29:20quand même aujourd'hui
00:29:22dans la justice
00:29:22qui devraient interpeller
00:29:25les gens.
00:29:26Et ça,
00:29:27c'est quelque chose
00:29:27qui m'interpelle.
00:29:28Elle aurait pu se déporter
00:29:30en sachant qu'elle avait été engagée
00:29:31contre lui
00:29:32dans des manifestations.
00:29:34Donc,
00:29:34la justice aujourd'hui,
00:29:36elle n'est pas,
00:29:38attention,
00:29:38elle n'est pas
00:29:39toute à jeter à la poubelle.
00:29:40Dans la majorité,
00:29:41moi,
00:29:42je pense de la justice,
00:29:43il y a des magistrats
00:29:43consciencieux.
00:29:45Mais au milieu,
00:29:46il y a très certainement
00:29:47des gens qui,
00:29:48eux,
00:29:48se vengent
00:29:49ou veulent faire payer
00:29:50notamment les politiques.
00:29:53Et c'est ça,
00:29:53aujourd'hui,
00:29:54qui interpelle.
00:29:54Mais beaucoup de gens,
00:29:55de droite comme de gauche.
00:29:56Là,
00:29:56je ne parle pas des plateaux télé
00:29:57entre les leaders de droite
00:29:59et les leaders de gauche.
00:30:00Je parle, moi,
00:30:01dans le peuple,
00:30:02les gens sont un peu étonnés
00:30:04de cette manière
00:30:04de voir les gens.
00:30:04Après,
00:30:05ce qui est gênant
00:30:05dans l'affaire de Nicolas Sarkozy,
00:30:07c'est qu'il a été condamné
00:30:07sans preuve.
00:30:09Ce qui n'est peut-être pas
00:30:10le cas.
00:30:11Sans preuve matérielle.
00:30:11En plus...
00:30:12Oui,
00:30:13il n'y a pas de preuve matérielle.
00:30:13C'est sur une construction intellectuelle,
00:30:15sur un soupçon,
00:30:16une suspicion.
00:30:17Et le mandat de dépôt
00:30:18à effet différé,
00:30:19je ne vois pas pourquoi on le met.
00:30:20Il n'y a pas de risque
00:30:21de récidive,
00:30:22pas de risque de fuite.
00:30:23Il n'est pas un danger
00:30:24pour la société.
00:30:25C'est sur l'exécution provisoire,
00:30:27surtout.
00:30:27Oui,
00:30:27mais même le mandat de dépôt.
00:30:29Et puis,
00:30:30vous dites ça,
00:30:31Madame Salmane,
00:30:32dans notre procès,
00:30:33le même procès,
00:30:34le même volume d'affaires
00:30:36pour les mêmes faits...
00:30:37Ce n'est pas les mêmes faits.
00:30:38Vous,
00:30:38c'est du fournement de...
00:30:39Non,
00:30:39je vous parle le modem,
00:30:40sursis pour tout le monde
00:30:42et M. Bayrou sans rien.
00:30:43Le même procès.
00:30:45Non,
00:30:45mais ça,
00:30:45c'est vrai que ça a choqué
00:30:47parce que c'est une réalité.
00:30:48Le même.
00:30:48Mais c'est malheureusement
00:30:50ce que je pense souvent
00:30:51de la justice,
00:30:51c'est pile ou face.
00:30:52Donc,
00:30:53mieux vaut ne pas avoir affaire
00:30:55à...
00:30:56Parce qu'en l'occurrence,
00:30:57le même raisonnement
00:30:57produit deux résultats différents.
00:30:59Parce qu'on dit,
00:31:00Nicolas Sarkozy
00:31:00ne pouvait pas ignorer
00:31:02et on dit,
00:31:03M. Bayrou pouvait ignorer
00:31:04ce que...
00:31:04Mais le pire,
00:31:05je vais vous dire,
00:31:05M. Pourrault,
00:31:06c'est comme moi,
00:31:07par exemple,
00:31:07je suis un homme public
00:31:08donc j'interviens sur ces sujets.
00:31:10On me conseille
00:31:11de ne pas trop en dire.
00:31:12Oui.
00:31:13Mais vous,
00:31:13c'est détournement de fonds publics,
00:31:15ce n'est pas la même infraction.
00:31:16Je n'ai rien détourné du tout.
00:31:18Voilà.
00:31:19La juridiction,
00:31:20on le dira.
00:31:20Aucun enrichissement personnel.
00:31:22Voilà.
00:31:23C'est l'utilisation
00:31:23des assistants parlementaires
00:31:25qui est en jeu.
00:31:25C'est la justice qui le dira.
00:31:27Oui.
00:31:27Non,
00:31:27mais je vous le dis.
00:31:28Le terme est pompeux
00:31:29mais derrière,
00:31:30il n'y a rien.
00:31:30Après,
00:31:30on peut se poser la question
00:31:31est-ce qu'il est souhaitable
00:31:32de pouvoir se soumettre
00:31:33au suffrage universel direct
00:31:34quand on a un casier judiciaire ?
00:31:36C'est une question
00:31:37qu'on peut se poser.
00:31:38En fait,
00:31:39moi ce que je veux
00:31:40c'est que le peuple tranche.
00:31:41Oui,
00:31:41mais vous voyez,
00:31:42moi par exemple,
00:31:42je suis avocate
00:31:43et je dois donner
00:31:43un casier vierge
00:31:44pour prêter serment.
00:31:45Pourquoi les politiques
00:31:45pourraient avec un casier judiciaire
00:31:47se soumettre
00:31:47au suffrage universel direct ?
00:31:49Parce que vous n'êtes pas élu
00:31:50et que c'est le peuple.
00:31:51Mais il y a beaucoup de politiques
00:31:52qui avaient dit justement
00:31:53qu'ils voudraient un casier vierge
00:31:54pour se présenter
00:31:55et je crois que Marine Le Pen
00:31:56en faisait partie.
00:31:56Non,
00:31:57mais c'est la question
00:31:57du peuple souverain.
00:31:58C'est un vrai débat.
00:32:00Qu'est-ce qu'il doit décider ?
00:32:01Est-ce que c'est le peuple souverain ?
00:32:01C'est le peuple souverain.
00:32:02Ou est-ce que ce sont finalement
00:32:03les juges ?
00:32:03Effectivement,
00:32:04l'utilisation de détournements
00:32:06de fonds publics
00:32:06qui est souvent faible
00:32:07pour ceux qui ont attaqué
00:32:09en l'occurrence Marine Le Pen.
00:32:10Ce n'est pas ça le vrai sujet
00:32:11parce que les gens te disent...
00:32:13C'est quand même un sujet
00:32:13de détourner plusieurs millions.
00:32:17Ne tombez pas dans ce piège.
00:32:18Non,
00:32:18mais je vous dis
00:32:19que ce soit pour le RN
00:32:20ou pour LFI
00:32:20pour tout le monde.
00:32:22C'est-à-dire
00:32:22cette notion
00:32:24est instrumentalisée
00:32:25par ceux effectivement
00:32:28la vérité du sujet
00:32:29c'est que tu as utilisé
00:32:30des assistants
00:32:31et tu considères
00:32:32que ces assistants
00:32:33font de la politique
00:32:34qu'ils soient à Strasbourg
00:32:35ou à Paris.
00:32:36Ils ont servi
00:32:37le mouvement.
00:32:39C'est ça
00:32:39le fond.
00:32:41Oui,
00:32:41mais c'est à la justice
00:32:41d'en décider.
00:32:43mais la justice
00:32:44quand c'est le modèle
00:32:44et quand c'est le RN
00:32:45elle ne dit pas la même chose.
00:32:46pour M. Mélenchon
00:32:47que pour Mme Le Pen.
00:32:48Oui,
00:32:48j'entends bien.
00:32:49Louis Alliot avait commencé
00:32:50d'évoquer un point important.
00:32:51Pourquoi est-ce qu'on vous conseille
00:32:52de ne pas trop vous exprimer
00:32:53ou de ne pas trop réagir ?
00:32:54Pour ne pas subir
00:32:56l'éventuel...
00:32:57Ben voilà.
00:32:58Et ça...
00:32:59L'éventuel quoi ?
00:32:59Ben voilà,
00:33:00moi je trouve ça très grave.
00:33:01Oui moi aussi.
00:33:02Je trouve ça extrêmement grave.
00:33:04Parce que si
00:33:04en tant qu'homme politique
00:33:05je ne peux pas donc parler
00:33:07de choses
00:33:08style le procès
00:33:09de Nicolas Sarkozy
00:33:10qu'on me conseille plutôt
00:33:11de me taire
00:33:12et de rester vague
00:33:13je pense qu'il y a une pression
00:33:15aujourd'hui en France
00:33:16par rapport à ça
00:33:17qui est à mon avis
00:33:18l'antithèse de la démocratie.
00:33:20Ce qui explique
00:33:20le silence des LR.
00:33:21Eh ben écoutez,
00:33:22faites ce que vous voulez.
00:33:23Moi j'ai aucun conseil
00:33:24à donner à personne.
00:33:25Je pense qu'il faut aller
00:33:26au combat.
00:33:27Voilà.
00:33:27Et on y va.
00:33:28Et quand je parle
00:33:29avec Gilles-Louis-Dame Goldadel
00:33:30ou avec Pascal-Pierre Garbarini
00:33:33qui sont des avocats
00:33:34ils disent
00:33:35dans le prétoire
00:33:35quand tu n'es pas d'accord
00:33:36il faut combattre.
00:33:37Oui mais regardez les avocats.
00:33:37Il faut aller jusqu'au bout.
00:33:38Regardez les avocats.
00:33:39Combattre loyalement.
00:33:40C'est pas la même chose.
00:33:40Non mais si il faut combattre.
00:33:41Monsieur Proulx.
00:33:42Et se faire entendre.
00:33:43Regardez dans l'affaire...
00:33:44Quand on est innocent.
00:33:45Dans l'affaire Sarkozy l'autre.
00:33:47Les avocats
00:33:48quand même
00:33:49ils ont écouté des avocats
00:33:51avec leurs clients.
00:33:52Vous avez vu monter vous
00:33:53beaucoup d'avocats au créneau
00:33:54pour dénoncer cela ?
00:33:55Il y en a eu.
00:33:56Pas beaucoup.
00:33:57Non non non.
00:33:59Pas beaucoup.
00:34:00Ils ont lâché leurs confrères
00:34:02parce que ces gens-là
00:34:03sont aussi dans une caste
00:34:04et ils n'en bougeront pas.
00:34:05Il a parfaitement raison
00:34:06et d'ailleurs
00:34:06beaucoup d'avocats le disent
00:34:07effectivement.
00:34:09C'est-à-dire que
00:34:10tu pouvais imaginer
00:34:10une grève des avocats.
00:34:11C'est ça monter au créneau.
00:34:12C'est-à-dire...
00:34:13Exactement.
00:34:14Pardonnez-moi.
00:34:15On cède sur...
00:34:15Ils ont fait la grève
00:34:16pour sauver leur caisse de retraite.
00:34:17Oui pour la seule grève
00:34:18qui me revient en mémoire
00:34:19c'est 2019
00:34:19pour la caisse de retraite.
00:34:20Je suis bien d'accord avec vous.
00:34:22Mais quand on veut...
00:34:23Si le principe est important...
00:34:25Il est fondamental.
00:34:25En fait c'est toujours pareil.
00:34:27Il n'y a qu'un rapport
00:34:29qui existe.
00:34:29C'est le rapport de force.
00:34:30Donc si tous les avocats disent
00:34:32« Niet ! »
00:34:33Il n'y a plus d'avocats en France.
00:34:34Croyez-moi ça change.
00:34:36C'est ça le bon thé au créneau.
00:34:37Autrement tu fais du bruit
00:34:38avec ta bouche.
00:34:39Tu parles comme ça et...
00:34:41Quand on est avocat
00:34:42on est payé un peu pour ça.
00:34:42Je voudrais revenir
00:34:43sur ce que vous avez dit
00:34:43il y a un instant.
00:34:44Vous appelez à la combativité
00:34:45des avocats.
00:34:45Oui je pense qu'il faut combattre
00:34:46quand tu penses que tu es
00:34:47dans ton bon droit.
00:34:48Oui mais c'était le sens
00:34:48de la question que je posais
00:34:50à Louis Alliot.
00:34:51À LR vous avez vu
00:34:52la timidité des réactions.
00:34:53Pourquoi ?
00:34:54Parce que les hommes politiques
00:34:55se disent
00:34:56si j'en fais trop
00:34:57je vais me retrouver
00:34:57devant des juges
00:34:58qui vont vouloir
00:34:59non pas rendre la justice
00:35:00mais exercer la vengeance
00:35:01qui est très différente
00:35:03de la justice.
00:35:03Alors vous en appelez
00:35:04à la combativité
00:35:05moi je comprends
00:35:06qu'ils hésitent
00:35:06parce qu'au moment voulu
00:35:08ils auront beau avoir
00:35:10tous les avocats
00:35:11les plus combattifs du monde
00:35:12si vous avez devant vous
00:35:13quelqu'un qui a décidé
00:35:14de faire un carton sur vous
00:35:15comme on a décidé
00:35:16de faire un carton
00:35:17sur Nicolas Sarkozy
00:35:18bah votre vie va changer.
00:35:20Écoutez
00:35:21Oui mais regardez
00:35:22Mais s'ils ont décidé
00:35:23que vous parliez
00:35:24ou que vous ne parliez pas
00:35:24Un mot sur le lynchage
00:35:26du policier de Tourcoing
00:35:27parce que sa libération
00:35:29avait provoqué
00:35:29l'émoi des confrères
00:35:30du policier agressé
00:35:31et filmé à Tourcoing
00:35:32après son interpédation
00:35:3348 heures après l'effet
00:35:34le jeune homme majeur
00:35:35avait été remis en liberté
00:35:36il vient
00:35:37la justice
00:35:38la renvoyer
00:35:39derrière les barreaux
00:35:40parce que le parquet
00:35:41avait fait appel
00:35:42et c'est vrai
00:35:43que ça avait fortement
00:35:44frappé l'opinion
00:35:45d'autant que ça arrivait
00:35:46au moment où
00:35:47Nicolas Sarkozy
00:35:48était condamné
00:35:48à 50 prisons
00:35:49et vous avez quelqu'un
00:35:50qui frappe des policiers
00:35:51qui étaient dehors
00:35:52bon donc la justice
00:35:53elle est considérée
00:35:54parfois comme laxiste
00:35:55Ah non non mais
00:35:56moi je peux vous dire
00:35:57le parquet
00:35:58notamment dans ces affaires-là
00:35:59et dans les départements
00:36:00il est impitoyable
00:36:02les procureurs
00:36:03font leur travail
00:36:04et bien tant mieux
00:36:04quand ils sont remis
00:36:06à liberté
00:36:06c'est pas le procureur
00:36:07ce sont les gérants
00:36:09des magistrats
00:36:10Je voulais vous faire écouter
00:36:11Yael Broun-Pivet
00:36:12parce qu'elle a parlé
00:36:13aujourd'hui de l'Assemblée Nationale
00:36:14et elle souhaite
00:36:15que vous ayez
00:36:15manifestement
00:36:16des présidences
00:36:17de commissions
00:36:17Yael Broun-Pivet
00:36:23allons-y
00:36:24Il y a eu des vice-présidents
00:36:26de la France Insoumise
00:36:27et moi je souhaite
00:36:28qu'il y ait effectivement
00:36:29et c'est toutes les discussions
00:36:30que j'ai menées
00:36:31avec l'ensemble
00:36:31des présidents de groupe
00:36:32qu'il y ait des membres
00:36:34du Rassemblement National
00:36:35présents au bureau
00:36:36de l'Assemblée Nationale
00:36:37et effectivement
00:36:37les discussions
00:36:38que nous avons eues
00:36:39nous conduisent
00:36:40à arriver à un équilibre
00:36:41assez clair
00:36:42assez simple
00:36:43assez basique finalement
00:36:44avec deux vice-présidents
00:36:45issus du nouveau
00:36:47Front Populaire
00:36:48deux vice-présidents
00:36:49issus du socle commun
00:36:50et deux vice-présidents
00:36:51issus de l'extrême droite
00:36:53pour vous c'est parfaitement normal
00:36:54mais vous êtes
00:36:55Bon, vous êtes d'extrême droite
00:36:56pour madame Broun-Pivet
00:36:57Oui, vous savez
00:36:58quand tout le monde
00:36:58ne l'est plus personne ne l'est
00:36:59vous aussi vous êtes
00:37:00d'extrême droite monsieur Pau
00:37:01et la chaîne aussi
00:37:02donc
00:37:02Donc en fait
00:37:04plus personne n'est
00:37:05d'extrême droite en France
00:37:06quand tout le monde
00:37:07est traité d'extrême droite
00:37:08en fait ça ne sert à rien
00:37:10Mais vous avez raison
00:37:11j'ai lu ma fiche
00:37:11Wikipédia
00:37:12et à l'antenne de repas
00:37:13et bon
00:37:15j'ai vu qu'effectivement
00:37:16j'étais
00:37:16un dangereux personnage
00:37:18manifestement
00:37:19C'est important
00:37:19les postes clés
00:37:20c'est important
00:37:21parce que vous savez
00:37:21la composition du bureau
00:37:22de l'Assemblée
00:37:23c'est eux qui décident
00:37:23les sanctions par exemple
00:37:24sur les députés
00:37:25et là elle était majoritairement
00:37:26composée d'élus de gauche
00:37:28et donc il n'y avait pas de sanctions
00:37:29pour les députés
00:37:29On en revient au débat tout à l'heure
00:37:31Est-ce que vous allez vous allier
00:37:32avec les LR
00:37:34pour obtenir des postes
00:37:35ou est-ce que vous allez continuer
00:37:36à jouer cavalier seul
00:37:38et avec le même résultat
00:37:40qu'il y a deux ans quoi
00:37:40Vous avez posé la question
00:37:42à monsieur Retailleau
00:37:43Non
00:37:44Pardonnez-moi
00:37:45Pardonnez-moi
00:37:47Pardonnez-moi
00:37:49il y a un truc
00:37:49où vous n'êtes pas clair
00:37:50C'est l'affaire
00:37:53de la présidence
00:37:54de la commission
00:37:55Oui
00:37:55Sur les liens
00:37:56entre les partis
00:37:57Vous ne voulez pas présenter
00:37:58de candidat
00:37:59Vous ne voulez pas présenter
00:38:00de candidat
00:38:00ce qui fait que c'est
00:38:01Émeric Caron
00:38:01qui va être peut-être président
00:38:03Là vous n'êtes pas clair
00:38:04Je ne crois pas que ce soit comme ça
00:38:05Mais si
00:38:05C'est exactement ça
00:38:06En fait c'est
00:38:08Je veux dire
00:38:09Mais je peux vous comprendre
00:38:10d'ailleurs
00:38:11Alors c'est un peu compliqué
00:38:12pour les uns et les autres
00:38:13d'expliquer ça
00:38:14parce que c'est un peu
00:38:14de la magouille
00:38:15ou de la tambouille électorale
00:38:16C'est
00:38:17Le réponse
00:38:19du berger
00:38:21à la bergère
00:38:21comme dit l'hôte
00:38:22Comme les LR
00:38:23sont avec vous
00:38:24ne sont pas
00:38:25comme vous aimeriez
00:38:26qu'ils soient
00:38:26Vous leur rendez
00:38:27la modèle
00:38:28de leur pièce
00:38:29en ne les aidant pas
00:38:30parce que c'est une commission
00:38:32qui sera présidée
00:38:33par un LR
00:38:33donc il ne peut pas avoir
00:38:34Le rapporteur serait LR
00:38:37Donc il ne peut pas avoir
00:38:38et le rapporteur
00:38:38et le président LR
00:38:39Donc ça serait intéressant
00:38:41Ce serait quand même logique
00:38:42que ce soit un président RN
00:38:43Et s'il se présentait
00:38:45il serait élu
00:38:46Mais Marine Le Pen dit non
00:38:47Donc vous préférez
00:38:48que ce soit Émeric Caron
00:38:49qui soit à cette commission
00:38:50Ben vous riez
00:38:51parce que vous savez bien
00:38:52Mais non
00:38:52Je me renseignerai
00:38:53sur ce que vous dites
00:38:54Ben vous savez bien
00:38:55Excusez-moi
00:38:56Moi je suis à Perpignan
00:38:58dans ma ville
00:38:58C'est très compliqué
00:39:00Tout le monde ne connait pas ça
00:39:02Mais Laurent Wauquiez
00:39:03a reporté
00:39:04l'élection
00:39:05Émeric Caron
00:39:06est le seul candidat
00:39:07Il est le seul candidat
00:39:08parce qu'il n'y a pas
00:39:08de candidat RN
00:39:09Ben mettez un candidat
00:39:11Écoutez
00:39:11Je vais vous demander
00:39:13Vous connaissez
00:39:13Vous souriez
00:39:14Vous connaissez
00:39:15Non parce que
00:39:15Vous me l'apprenez
00:39:16Oui vous me l'apprenez
00:39:18Après le poste de rapporteur
00:39:20est plus important
00:39:21Bon Sabrina Birlin
00:39:22Vous pouvez rester avec nous
00:39:234h30 parce qu'on va parler
00:39:24de justice
00:39:25Avec Jean-Marie Roir
00:39:27on va parler de justice
00:39:28Je suis obligé de partir
00:39:29Obligé ?
00:39:30Mais qui vous oblige ?
00:39:31Vous avez rendez-vous
00:39:32Avec qui ?
00:39:35Vous allez
00:39:35Je ne suis jamais allé
00:39:38à Perpignan de ma vie
00:39:38Ben oui
00:39:39Ben oui
00:39:40Je n'allais que dans des villes
00:39:41de football
00:39:42Vous savez qu'on a créé
00:39:43le printemps de la liberté
00:39:44d'expression
00:39:45et vous êtes attendu
00:39:46Ah bah alors
00:39:47Je viendrai
00:39:49Il y a toujours visa pour l'image
00:39:49à Perpignan
00:39:49Il y a toujours visa pour l'image
00:39:50Et c'est le centre
00:39:51Qui disait que c'était
00:39:52le centre du monde ?
00:39:53Dali
00:39:53Salvador Rémi
00:39:53C'était Zalbator Dali
00:39:55La gare
00:39:56La gare
00:39:56Et notre ami Jacques
00:39:57Séguela
00:40:01est né à Perpignan
00:40:02Et Charles Traîné
00:40:03il n'y a vécu
00:40:04Ah
00:40:04Bon
00:40:05Donc je vous dis au revoir
00:40:06alors vous deux partez
00:40:07Voilà
00:40:07Bon bah je vous dis au revoir
00:40:08Merci
00:40:09Au revoir monsieur
00:40:09Aliot
00:40:10C'est toujours un plaisir
00:40:11de vous écouter
00:40:129h46
00:40:13Sabrina Birlin
00:40:14On va parler du procès
00:40:16Depardieu
00:40:17qui a lieu
00:40:18Alors c'est le procès
00:40:20sur le dossier
00:40:20complément d'enquête
00:40:21où on a détourné
00:40:23ce que dit
00:40:24Gérard Depardieu
00:40:25en tout cas c'est
00:40:25la position de la défense
00:40:27Oui c'est un procès
00:40:28qui va être compliqué
00:40:28parce que technique
00:40:29La question
00:40:30le cœur du litige
00:40:31c'est y a-t-il eu ou non
00:40:33montage illicite
00:40:34d'une séquence en particulier
00:40:35Rappelez-vous
00:40:36c'est une séquence
00:40:37où on voit en Corée du Nord
00:40:38donc Gérard Depardieu
00:40:39qui est dans un hara
00:40:40et il voit
00:40:41plusieurs femmes
00:40:42cavalières
00:40:43et une petite fille
00:40:44un moment qui passe
00:40:45devant lui
00:40:45et il l'aurait sexualisé
00:40:47par ses propos
00:40:48cette petite fille
00:40:48C'est ça le montage
00:40:50qui est au cœur
00:40:52de cette question
00:40:53Alors il y a eu
00:40:54plusieurs expertises
00:40:54pour savoir
00:40:55s'il y a eu montage
00:40:55ou non
00:40:56La première
00:40:56c'est un rapport d'huissier
00:40:57qui accablait
00:40:59Gérard Depardieu
00:40:59Ce qui est intéressant
00:41:01c'est que ce rapport d'huissier
00:41:02cette huissier de justice
00:41:03a été mandatée
00:41:03par France Télévisions
00:41:04Il y a eu d'autres expertises
00:41:06Une dernière
00:41:06dont on a eu
00:41:07la synthèse
00:41:08fin septembre
00:41:09donc tout récemment
00:41:10et c'est sur cette expertise
00:41:12que ça appuie surtout
00:41:13la défense de Gérard Depardieu
00:41:14Elle dit que oui
00:41:15il y a eu montage
00:41:16Il faut savoir qu'en fait
00:41:18précisément
00:41:18Gérard Depardieu
00:41:19quand il voit cette fillette
00:41:20sur les images
00:41:22c'est ce que nous fait voir
00:41:23en tout cas
00:41:23le montage apparent
00:41:24il dirait
00:41:25il aurait dit
00:41:26à ce moment-là
00:41:26quand elle passe devant lui
00:41:27sur l'image
00:41:28c'est bien ma fifi
00:41:29continue
00:41:30tu vois
00:41:30elle se gratte là
00:41:32gratter ici
00:41:33aurait une connotation sexuelle
00:41:34parce que juste avant
00:41:35il avait à peu près
00:41:35les mêmes termes
00:41:36sur une cavalière
00:41:37adulte
00:41:38ça c'est ce qu'on voit
00:41:38à l'image
00:41:39monter
00:41:39selon la défense
00:41:41de Gérard Depardieu
00:41:42comme il y a eu montage
00:41:44on regarde un peu plus loin
00:41:45sur les autres extraits
00:41:46et 18 secondes après
00:41:48il s'avère que
00:41:48cette fillette
00:41:49se gratte la joue
00:41:50à l'image
00:41:51donc
00:41:52Gérard Depardieu
00:41:53et sa défense
00:41:54disent
00:41:54il y a peut-être eu
00:41:55un différé
00:41:56ce montage
00:41:57fait porter ses propos
00:41:57Et vous les avez vus
00:41:58les rushs ?
00:41:59Le tribunal a les rushs ?
00:42:00Le tribunal aura les rushs
00:42:02mais il y a eu
00:42:02beaucoup de montage
00:42:03ça a été diffusé en 2023
00:42:05ils ne vont pas garder
00:42:06tous les rushs
00:42:07plusieurs caméras
00:42:08donc c'est très compliqué
00:42:09d'estimer ça
00:42:09France Télévisions dit
00:42:11c'est la réalité des faits
00:42:12il reste là-dessus
00:42:13France Télévisions est diffuseur
00:42:14il y a aussi la boîte
00:42:15de production
00:42:16qui sera au procès
00:42:18donc la question
00:42:19c'est à partir de demain
00:42:21c'est une journée
00:42:22donc on va voir
00:42:24s'ils vont pouvoir
00:42:24véritablement trancher
00:42:26sur cette question
00:42:26Jérémy Assous
00:42:27c'est le président
00:42:28c'est le avocat
00:42:29de Gérard Depardieu
00:42:30écoutez sa défense
00:42:31Cette date
00:42:33est une date
00:42:34ce procès
00:42:35est une date
00:42:35très importante
00:42:36puisqu'elle permettra
00:42:37aux juges
00:42:39de confirmer
00:42:41ce qui a déjà été dit
00:42:43tant par le tribunal
00:42:44que par la cour d'appel
00:42:45au vu des rushs
00:42:47et par l'expert
00:42:48que Gérard Depardieu
00:42:49a bel été victime
00:42:51d'un montage illicite
00:42:52ils ont détourné
00:42:53ses propos
00:42:53ils ont détourné
00:42:55des images
00:42:55pour obtenir
00:42:56un résultat
00:42:57qui ne correspond pas
00:42:58à la vérité
00:42:59afin de faire
00:43:01uniquement
00:43:01de l'audience
00:43:02et pour conforter
00:43:03leur thèse
00:43:04à savoir
00:43:04que Gérard Depardieu
00:43:05sexualisait un enfant
00:43:07Alors écoutez
00:43:08également
00:43:09parce qu'il va
00:43:09encore plus loin
00:43:10sur une forme
00:43:11de manip
00:43:11pense Jérémy Assous
00:43:14cette fois-ci
00:43:15une manip
00:43:15évidemment sur le rush
00:43:16mais qui est aussi
00:43:17une manip
00:43:17sur les esprits
00:43:18ils sont passés
00:43:21d'un cran
00:43:21puisque tout ce qu'ils
00:43:22disaient avant
00:43:23Gérard Depardieu
00:43:24mis en cause
00:43:25dans une affaire
00:43:25d'agression sexuelle
00:43:26Gérard Depardieu
00:43:27accusé par
00:43:28X ou Y
00:43:29personne
00:43:30ça
00:43:30il n'y avait rien
00:43:31de nouveau
00:43:31et on pouvait
00:43:32systématiquement
00:43:33en répondre
00:43:34là où
00:43:35ils ont fait
00:43:35un coup
00:43:36mais illégal
00:43:38c'est qu'ils ont
00:43:38dit
00:43:39regardez
00:43:39c'est pire
00:43:40que ce que vous pensez
00:43:41Gérard Depardieu
00:43:42a des propos
00:43:43pédophiles
00:43:44donc
00:43:44les accusations
00:43:45dont il est victime
00:43:47sont bel et bien vraies
00:43:48puisque regardez
00:43:49comment il se conduit
00:43:49dans la vrille privée
00:43:50alors que c'était
00:43:51dans un cadre professionnel
00:43:52et que les propos
00:43:54qu'on entend
00:43:55ne correspondent
00:43:56absolument pas
00:43:56à la vérité
00:43:57et ce n'est pas des propos
00:43:58qui ont été tenus
00:43:58à l'encontre d'une fillette
00:43:59mais c'était des propos
00:44:00qui ont été tenus
00:44:01dans le cadre
00:44:02d'un long métrage
00:44:02cinématographique
00:44:03c'est important quand même
00:44:05parce que Delphine Ernot
00:44:06je ne veux pas dire
00:44:06qu'elle joue sa place
00:44:07mais s'il y a eu
00:44:09Manip
00:44:09elle joue sa place
00:44:10tous les jours
00:44:11d'un autre côté
00:44:11Delphine Ernot
00:44:12mais s'il y a eu
00:44:13Manip
00:44:14et qu'elle a couvert ça
00:44:16et que
00:44:18l'enquête est condamné
00:44:19je vous assure
00:44:21après ce qu'on a vu
00:44:21sur le service public
00:44:22et ces deux journalistes
00:44:24qui étaient
00:44:26qui faisaient la stratégie
00:44:27ces deux attachés de presse
00:44:28du parti socialiste
00:44:29ça commence à faire beaucoup
00:44:30pour le service public
00:44:31je suis d'accord avec vous
00:44:33Gérard Depardieu joue très gros
00:44:35et en télévision
00:44:36joue très gros aussi
00:44:36il y a une cavale
00:44:38contre Gérard Depardieu
00:44:39vous regardez Mediapart
00:44:40il y a des dizaines
00:44:40et des dizaines d'articles
00:44:41sur Gérard Depardieu
00:44:42je ne vois pas du tout
00:44:43le même traitement
00:44:43pour Gérard Miller
00:44:44très franchement
00:44:45il y a deux poids
00:44:46deux mesures
00:44:46il y a un acharnement
00:44:47contre Gérard Depardieu
00:44:48où vraiment
00:44:49c'est de tous les côtés
00:44:50on verra
00:44:50parce que Gérard Miller
00:44:51vient d'être mis en examen
00:44:52on verra si ça aura
00:44:53elle a raison
00:44:55dans l'espace médiatique
00:44:56je dis simplement
00:44:56que dans l'espace médiatique
00:44:57effectivement
00:44:58alors Gérard Miller
00:44:59ne pèse pas
00:45:00aussi gros
00:45:01vous avez raison
00:45:04vous regardez
00:45:05la commission
00:45:06où Sandrine Rousseau
00:45:08passe tous les membres
00:45:09du cinéma au crible
00:45:09pourquoi elle ne fait pas
00:45:10la même chose
00:45:11dans son entourage
00:45:12mais l'affaire là
00:45:12par rapport à Le Grand Cohen
00:45:13c'est une toute autre gravité
00:45:15là c'est une sorte de complot
00:45:18derrière Bistrot
00:45:19mais là il y aurait eu
00:45:20une manipulation
00:45:21dans le but de nuire
00:45:22tout ça diffusé
00:45:23sur une chaîne nationale
00:45:24avec le rôle
00:45:25de France Télévisions
00:45:26qui est très trouble
00:45:27là vraiment
00:45:28c'est un scandale d'Etat
00:45:30et on a du mal
00:45:31à voir les ruches
00:45:31manifestement
00:45:32les ruches brutes
00:45:33c'est ça qu'il faudrait
00:45:34les ruches brutes
00:45:34c'est le montage
00:45:35ça aura raison
00:45:38est-ce que le tribunal
00:45:39a à disposition
00:45:40les ruches brutes
00:45:42il me semble
00:45:43qu'ils n'ont plus gardé
00:45:44tous les ruches
00:45:45et comment ils peuvent juger
00:45:47ils ont des extraits
00:45:49de montage
00:45:50qu'ils ont fait
00:45:50ils ont certains ours
00:45:52les premiers montages
00:45:53qui ont été faits
00:45:54ça va être compliqué
00:45:55mais c'est ça tout l'enjeu
00:45:55je précise quand même
00:45:59qu'un ours
00:45:59c'est pas l'animal
00:46:00bien sûr
00:46:00c'est le premier montage
00:46:03brut qui est fait
00:46:04d'un documentaire
00:46:05ce qui est intéressant
00:46:06c'est que France Télévisions
00:46:07avait dit qu'ils montreront
00:46:08toutes les images
00:46:09ce qu'ils disent
00:46:10lors du procès
00:46:11la défense de Gérard Depardieu
00:46:13dit bah oui
00:46:13on attend de voir
00:46:14donc il y a quand même
00:46:15une réelle défiance
00:46:16entre les deux
00:46:17ça serait aussi un précédent
00:46:19point de vue journalisme
00:46:21d'investigation
00:46:21parce que si on remet en cause
00:46:23aussi les montages
00:46:24qui sont faits
00:46:25dans les documentaires
00:46:26d'investigation
00:46:27ça peut prendre une portée
00:46:29beaucoup plus large
00:46:30que juste la personnalité
00:46:31de Gérard Depardieu
00:46:32bon un mot sur Gérard Miller
00:46:33puisque vous en parliez
00:46:34donc il est en garde à vue
00:46:37il y a le
00:46:38le ding ding
00:46:39le ding ding
00:46:40vous appelez ça le ding ding
00:46:41moi j'appelle ça le ding ding
00:46:42le carillon
00:46:42le ding ding
00:46:44le célèbre carillon
00:46:46est-ce que vous connaissez
00:46:47le célèbre Thomas Hill
00:46:48qui ne le connaît pas
00:46:50un des garçons
00:46:51les plus séduisants
00:46:52de la place de Paris
00:46:53et sympathique
00:46:54il dit toujours bonjour
00:46:54à la cantine
00:46:55alors je vais donner
00:46:57deux informations
00:46:58d'abord qu'il déjeune
00:46:58à la cantine
00:46:59ce qui montre
00:47:00qu'il est resté très simple
00:47:01c'est vrai
00:47:02malgré sa grande réussite
00:47:05c'est vrai
00:47:05qu'on vous voit moins
00:47:06à la cantine Pascal
00:47:07mais parce que
00:47:08je vais vous dire pourquoi
00:47:09vous savez pourquoi
00:47:10vous me voyez moins
00:47:11parce qu'il déjeune pas
00:47:12vous allez au resto d'à côté
00:47:13pas du tout
00:47:14parce que je déjeune tôt
00:47:15à 12h
00:47:16à l'heure où vous travaillez encore
00:47:19et je prends
00:47:20un petit plat de pâtes
00:47:21quelque chose comme ça
00:47:22et après
00:47:22voilà
00:47:24j'ai des frites
00:47:25comment ?
00:47:26donc voilà
00:47:27c'est pour ça
00:47:27on n'est pas à la même heure
00:47:28la cantine elle est de 12h
00:47:30à 14h30
00:47:31dans la maison
00:47:31on n'est pas raccord
00:47:32cette année Pascal
00:47:33ça ne va pas du tout
00:47:34les horaires
00:47:35alors que sur le plan
00:47:36intellectuel et politique
00:47:37on l'est complètement
00:47:38à là-dessus
00:47:38il n'y a pas
00:47:40il n'y a pas
00:47:41il n'y a pas
00:47:43l'ombre
00:47:44le feuille de papier à cigare
00:47:45on est raccord
00:47:47complètement
00:47:47impeccable
00:47:49bon comment ça va Thomas ?
00:47:50ça va très bien
00:47:51mais j'adore
00:47:52cette petite échange
00:47:53entre vous
00:47:53entre nous
00:47:54je veux dire
00:47:55c'est toujours un bonheur
00:47:56bien sûr
00:47:56je reçois Bernard Werber
00:47:58ce matin
00:47:58vous le connaissez Bernard Werber
00:48:00oui je l'ai vu hier
00:48:01Bernard Werber
00:48:02justement
00:48:02bon ?
00:48:03oui
00:48:03je l'ai croisé
00:48:04dans un restaurant
00:48:05à la cantine
00:48:08il n'était pas
00:48:09à la cantine
00:48:10tout près de la maison
00:48:13non mais c'est un immense succès
00:48:15Bernard Werber
00:48:16et à part ça
00:48:1730 millions
00:48:1730 millions de livres vendus
00:48:19vous imaginez
00:48:19le jour où ça nous arrivera
00:48:2130 millions
00:48:22mais ça c'est le
00:48:23alors je suis sûr
00:48:24qu'Éric Nolo par exemple
00:48:25ça le fait rêver
00:48:2630 millions
00:48:2730 millions c'est irréel
00:48:29pour retenir ça
00:48:30il faut vraiment toucher
00:48:30le très très grand public
00:48:31c'est-à-dire
00:48:32s'adresser à tout le monde
00:48:33c'est rare
00:48:34la technologie des fourmis
00:48:35ça avait vraiment bon marché
00:48:36non mais je pense
00:48:36qu'il n'y a pas
00:48:3750 personnes
00:48:38qui vivent de leur plume
00:48:39en France
00:48:40il n'y a pas 50 personnes
00:48:41sérieusement
00:48:41je pense vraiment
00:48:43qu'ils ne font que ça
00:48:44comme Werber
00:48:45je pense que c'est
00:48:46de cet ordre-là
00:48:46donc il y a des gens
00:48:47comme
00:48:48Marc Lévy
00:48:49Amélie Nothomb
00:48:51Amélie Nothomb
00:48:52Musso
00:48:53Maxime Chatham
00:48:53il n'y en a pas 50
00:48:54non je pense qu'il n'y en a pas 50
00:48:55ah ça c'est intéressant
00:48:56et au Musso
00:48:56et
00:48:57vivre
00:48:58bon vivre
00:48:58c'est-à-dire
00:48:59donc à quel
00:49:02bar vous mettez
00:49:03combien il vous faut
00:49:05pour vivre
00:49:05combien il vous faut
00:49:06pour vivre
00:49:06et oui ça dépend
00:49:07où on déjeune
00:49:09voilà exactement
00:49:09ça dépend de la cantine
00:49:10bon
00:49:11et vous m'avez dit
00:49:13à part Bernard Werber
00:49:13c'est pendant deux heures
00:49:14c'est tout autrement
00:49:15non non avant
00:49:16il y aura un producteur
00:49:17de télévision
00:49:18qui s'appelle Thierry Lachkar
00:49:19qui produit notamment
00:49:20The Voice
00:49:21que vous regardez
00:49:22tous les samedis soir
00:49:23non je ne regarde jamais
00:49:23The Voice
00:49:24mais j'aimerais bien
00:49:26mais souvent le samedi
00:49:28c'est vrai que
00:49:28c'est là où votre entente
00:49:30bon
00:49:31merci
00:49:32et j'espère que tout va bien
00:49:34et que
00:49:34j'espère que votre train
00:49:36va revenir
00:49:36surtout on essaye
00:49:37de l'appeler
00:49:38quand même pour la
00:49:38un jour
00:49:39un jour ou l'autre
00:49:40vous connaissez
00:49:41allez bonne émission Pascal
00:49:43j'ai eu deux malheurs
00:49:43dans ma vie
00:49:44ma première femme
00:49:45est restée
00:49:46ma première femme
00:49:47est partie
00:49:48et ma deuxième
00:49:49est restée
00:49:49vous connaissez ce mot
00:49:51je crois que c'est
00:49:52Francis Blanche
00:49:52c'est Francis Blanche
00:49:53qui a dit ça
00:49:53il était drôle
00:49:55Francis Blanche
00:49:56notre maître
00:49:57un de nos maîtres
00:49:58il écrivait des chansons
00:49:59également
00:50:00il a écrit je crois
00:50:01et Vlant
00:50:02passe moi l'éponge
00:50:03je crois
00:50:03mais c'est un génie
00:50:05regardez le sketch du Fakir
00:50:08avec Pierre Dac
00:50:09c'est un classique
00:50:10un démodable
00:50:11exactement
00:50:11ils étaient l'un et l'autre
00:50:12torché
00:50:12donc ça donne un sketch
00:50:13tout à fait en roue libre
00:50:14est-ce que vous pouvez le dire
00:50:15je peux le dire
00:50:18Pierre Dac
00:50:19plus personne connaît Pierre Dac
00:50:20France Blanche
00:50:20il y a des jeunes gens
00:50:21ils ne savent même pas
00:50:22de qui on parle
00:50:22à tout de suite
00:50:23il est 10h03
00:50:27on va recevoir
00:50:27Jean-Marie Roy
00:50:28de l'Académie Française
00:50:29drôle de justice
00:50:31Albin Michel
00:50:32confession d'un anarchiste de droite
00:50:34ainsi que vous
00:50:35je ne sais pas si c'est vous
00:50:37qui avez trouvé cette définition
00:50:40ou si c'est votre éditeur
00:50:41c'est le président Macron
00:50:42qui quand j'avais fait cet article
00:50:44sur Villers-Cotterêts
00:50:45un peu vachard
00:50:46avait dit
00:50:48vraiment
00:50:49je lui pardonne
00:50:50parce que c'est un anarchiste de droite
00:50:52alors on va en parler ensemble
00:50:53vous allez rehausser votre tabouret
00:50:55parce que vous êtes un petit peu bas
00:50:57ce qui pour l'Académie Missy
00:50:59n'est pas condamnable
00:50:59mais Somaïa Labidi
00:51:01va nous rappeler les titres
00:51:03C'est bon
00:51:03Coup d'envoi de la rentrée parlementaire
00:51:08avec en point d'orgue
00:51:09le renouvellement
00:51:10des 22 postes clés
00:51:11de l'Assemblée nationale
00:51:13et le RN
00:51:14compte bien en décrocher
00:51:15après avoir été écarté
00:51:16l'année dernière
00:51:17par le bloc central
00:51:18ouverture depuis 6h ce matin
00:51:21de la billetterie de la SNCF
00:51:22pour les vacances de Noël
00:51:24spécificité cette année
00:51:25la compagnie ferroviaire
00:51:27a augmenté son offre TGV
00:51:28pour Strasbourg et Colmar
00:51:30et leur célèbre marché de Noël
00:51:31et puis au quatrième jour
00:51:33de manifestation
00:51:34de la jeunesse au Maroc
00:51:36des heures
00:51:36et une soixantaine d'interpellations
00:51:38des jeunes
00:51:39qui réclament une réforme
00:51:40du système éducatif
00:51:41et des services de santé publique
00:51:43point de départ
00:51:44de cette vague de colère
00:51:45le décès de 8 femmes
00:51:47à l'hôpital d'Agadir
00:51:48après des césariennes
00:51:49Merci Somaïa
00:51:51Jean-Marie Roir
00:51:52c'est un livre
00:51:53j'ai envie de dire
00:51:54c'est un double livre
00:51:55d'abord il y a un essai
00:51:56sur la justice
00:51:56où vous rappelez votre parcours
00:51:58et c'est vrai que vous vous êtes engagé
00:52:00notamment pour sauver Omar Haddad
00:52:01vous êtes allé de votre vie
00:52:03de votre vie d'artiste
00:52:04vous avez beaucoup à perdre
00:52:06dans ce débat
00:52:07vous étiez journaliste au Figaro
00:52:09et vous avez défendu
00:52:10un jardinier marocain
00:52:12c'est ce que vous dites
00:52:13en tout cas
00:52:13il faut mieux parfois
00:52:15défendre le roi du Maroc
00:52:17sans doute
00:52:18donc ce combat était noble
00:52:19et vous l'avez
00:52:20est-ce que vous l'avez gagné ou pas
00:52:22pour le moment
00:52:23le procès est en révision
00:52:24mais en tout cas
00:52:25il marquera votre vie
00:52:26et puis il y a la deuxième partie
00:52:27et c'est celle-là
00:52:28dont on va parler
00:52:29c'est la pièce
00:52:30c'est une pièce sur la justice
00:52:31mais la pièce est vraiment
00:52:32très drôle
00:52:32elle est sarcastique
00:52:34il y a un président
00:52:35qui est un président de tribunal
00:52:36qui attend sa nomination
00:52:38pour la cour de cassation
00:52:39bon
00:52:39c'est un être
00:52:40il n'en a rien à faire
00:52:41de la justice
00:52:42c'est quand même terrifiant
00:52:44ce que vous nous racontez
00:52:45parce qu'au fond
00:52:46il y a une phrase qui est dite à un moment
00:52:47la justice est là
00:52:48pour maintenir la fiction
00:52:49de l'ordre social
00:52:50sans lequel l'injustice
00:52:52la barbarie
00:52:52régnerait
00:52:53donc c'est
00:52:54vous ne l'aimez pas beaucoup
00:52:56la justice en France
00:52:57ah non
00:52:57pas du tout
00:52:58non mais
00:52:58j'étais sûr que vous me diriez ça
00:53:00mais vous ne l'aimez pas du tout
00:53:01mais j'adore la justice
00:53:02vous dites
00:53:03vous dites
00:53:03ce qu'il y a de bien
00:53:04par exemple
00:53:05on n'aurait pas été jusqu'à le fusiller
00:53:06vous parlez d'un magistrat
00:53:07après l'occupation
00:53:09c'est ce qu'il y a de bien
00:53:10chez les magistrats
00:53:10ils ne se condamnent jamais entre eux
00:53:12parfois
00:53:12ça donne envie d'être magistrat
00:53:14et à un autre moment
00:53:15vous dites
00:53:16plus c'est gros
00:53:16plus ça passe
00:53:17donc je me dis
00:53:17que vous n'aimez pas beaucoup
00:53:18la justice
00:53:19vous n'y êtes pas du tout
00:53:21mon cher ami
00:53:22il a été acquitté
00:53:22ah il vous reste beaucoup
00:53:24à prendre sur la justice
00:53:25sachez une chose élémentaire
00:53:26plus c'est gros
00:53:27plus ça passe
00:53:28mais je savais
00:53:29en posant la question
00:53:30que vous direz
00:53:30pas du tout
00:53:31non mais
00:53:32attendez
00:53:33la justice
00:53:33c'est un idéal
00:53:34ce qui est juste
00:53:35c'est un idéal
00:53:36mais il y a la légalité
00:53:38bon
00:53:38ce que je reproche très souvent
00:53:40à la justice
00:53:41c'est d'être dans l'illégalité
00:53:43dans une affaire récente
00:53:44dont nous parlons peut-être
00:53:45mais dans beaucoup de cas
00:53:47dans l'affaire Omar Haddad
00:53:48c'est l'inégalité
00:53:49à tous les étages
00:53:51dans l'affaire
00:53:51des disparus de Lyon
00:53:52que j'évoque dans la pièce
00:53:53c'est monstrueux
00:53:55il y a 15 filles
00:53:56qui ont disparu
00:53:57pendant 20 ans
00:53:58personne
00:53:59on n'a absolument rien fait
00:54:00il n'y a aucune enquête
00:54:02qui a été diligentée
00:54:03finalement
00:54:04quand il y a eu un procès
00:54:05il y avait un témoin
00:54:06à charge
00:54:07qui était absolument formidable
00:54:08qui avec qui lui
00:54:09c'était battu
00:54:10c'était un gendarme
00:54:10le gendarme Chambère
00:54:11tenez-vous bien
00:54:12la veille du procès
00:54:14qui était son apothéose
00:54:15il s'est suicidé
00:54:16de deux balles dans la tête
00:54:17à deux orifices différents
00:54:19et la justice a dit
00:54:20bah oui ça arrive
00:54:21quelquefois
00:54:21il y a des
00:54:22alors
00:54:23vous voyez c'est ça
00:54:24que je reproche à la justice
00:54:25c'est très souvent
00:54:26elle n'est pas
00:54:27justement
00:54:28elle n'est pas légale
00:54:29c'est complètement
00:54:30l'illégalité
00:54:31mais j'aime la justice
00:54:34j'ai été très ami
00:54:35de plusieurs juges
00:54:38le juge sait qu'elle dit
00:54:39qu'elle avait lancé
00:54:40celui qui avait été asbroqué
00:54:42il a été
00:54:43bon non mais
00:54:44vraiment
00:54:45ça serait idiot
00:54:47et j'espère que vous ne pensez pas
00:54:48que je suis un idiot
00:54:49et bien ça serait idiot
00:54:50de détester la justice
00:54:51vous avez compris ce que je veux dire
00:54:53vous avez porté un jugement critique
00:54:55alors cette pièce d'abord
00:54:57il faut dire qu'elle est jouée
00:54:57au théâtre de Passy
00:54:59nous sommes d'accord
00:55:00à partir du 8 octobre
00:55:02voilà à partir du 8 octobre
00:55:04que c'est Daniel Russo
00:55:05qui va jouer le président
00:55:06formidable
00:55:07personnage
00:55:08oui mais
00:55:08quelle écriture
00:55:09la vôtre
00:55:10vous êtes gentil
00:55:12c'est gentil
00:55:13je pense
00:55:14non mais c'est vrai
00:55:15vraiment c'est très drôle
00:55:16c'est très sarcastique
00:55:17les gens vont rire
00:55:17j'espère
00:55:19les gens vont rire
00:55:19pour moi le théâtre
00:55:21il faut rire
00:55:22il faut rire
00:55:23et être sérieux
00:55:23c'est-à-dire comme Molière
00:55:24un peu comme nous
00:55:25comme Beaumarchais
00:55:26comme vous
00:55:26comme nous on essaye
00:55:28d'apprendre
00:55:28on essaye
00:55:30dans cette émission
00:55:31de dire des choses sérieuses
00:55:32et garder un peu de légèreté
00:55:33qui joue
00:55:33le rôle de la femme
00:55:35du président ?
00:55:36Florence Darrell
00:55:37Florence Darrell
00:55:37qui est une merveilleuse comédie
00:55:38oui oui
00:55:39mais c'est vrai que
00:55:40ce regard
00:55:41très critique
00:55:42que vous portez
00:55:43trouve peut-être
00:55:45dans
00:55:46l'actualité immédiate
00:55:48puisqu'on a parlé
00:55:49de Nicolas Sarkozy
00:55:50beaucoup
00:55:51que vous-même
00:55:52êtes intervenu
00:55:53pour regretter
00:55:54si j'ai bien compris
00:55:55cette décision
00:55:56et dans ces cas-là
00:55:57les uns et les autres
00:55:58posent la question
00:55:59est-ce que vous avez lu
00:55:59le jugement ?
00:56:00c'est ça parfois
00:56:01qu'on reproche
00:56:01à ceux qui parlent
00:56:02d'un jugement
00:56:03vous n'avez peut-être
00:56:04pas lu les 400 pages
00:56:05je n'ai pas lu
00:56:05les 400 pages
00:56:06mais disons
00:56:07ce qui est très intéressant
00:56:09dans l'affaire
00:56:09de Nicolas Sarkozy
00:56:10c'est que
00:56:11c'est l'aboutissement
00:56:13d'une
00:56:14de magistrats
00:56:16de droits divins
00:56:17ce que je reproche
00:56:18à la justice
00:56:19c'est qu'elle n'a plus
00:56:20aucun contrôle
00:56:21et vous savez bien
00:56:22que quelqu'un
00:56:23qui n'a plus de contrôle
00:56:24il abuse de son pouvoir
00:56:26donc la justice
00:56:27aujourd'hui
00:56:27abuse de son pouvoir
00:56:28et elle intervient
00:56:30dans le processus
00:56:31démocratique
00:56:32que ce soit
00:56:32avec Nicolas Sarkozy
00:56:33que ce soit
00:56:34avec Marine Le Pen
00:56:36ou François Fillon
00:56:38donc c'est ce que
00:56:39je lui reproche
00:56:39les juges
00:56:40maintenant
00:56:41ont pris une indépendance
00:56:42moi j'ai connu
00:56:43le début
00:56:43du syndicat
00:56:44de la magistrature
00:56:45et j'ai soutenu
00:56:46parce qu'à ce moment-là
00:56:47c'était un idéal
00:56:48très intéressant
00:56:49mais après
00:56:50après il y a eu
00:56:51le mur des cons
00:56:52il y a eu
00:56:52beaucoup de choses
00:56:53de la justice
00:56:53elle a dérapé
00:56:54et maintenant
00:56:55les juges
00:56:56se sentent
00:56:57comme des rois
00:56:57vous savez
00:56:58c'est la fameuse phrase
00:56:59de Mitterrand
00:57:00et bien
00:57:01les juges
00:57:02ont eu
00:57:02les magistrats
00:57:03ont eu la peau
00:57:04de la monarchie
00:57:05ils auront celle
00:57:06de la république
00:57:06qu'est-ce qu'il y ait
00:57:07précisément
00:57:07dans le dossier
00:57:08Sarkozy
00:57:09ah bah tout
00:57:11c'est l'illégalité
00:57:13là aussi
00:57:13à tous les étages
00:57:14parce que
00:57:15l'exécution provisoire
00:57:18est complètement absurde
00:57:19et surtout
00:57:21surtout
00:57:21la complicité
00:57:23de
00:57:23ce qu'on
00:57:25lui reproche
00:57:27c'est cette complicité
00:57:29de
00:57:29l'association
00:57:30de malfaiteurs
00:57:31parce que
00:57:33ce délit
00:57:36il était
00:57:37qu'en bas de la terre
00:57:38qu'on va mettre au panthéon
00:57:39et qu'en bas de la terre
00:57:40était
00:57:41ministre de la justice
00:57:42et il s'y connaissait un peu
00:57:43on va dire
00:57:43de justice
00:57:44il l'avait fait supprimer
00:57:46il l'avait fait supprimer
00:57:47parce qu'il trouvait
00:57:48que c'était
00:57:48attentatoire
00:57:49aux libertés
00:57:50parce que
00:57:50qu'est-ce que c'est
00:57:51l'association de malfaiteurs
00:57:52nous
00:57:53en sortant d'ici
00:57:54on peut aller prendre un verre
00:57:55boire un peu trop
00:57:56et dire
00:57:57tiens on va faire
00:57:57un coup d'état
00:57:58et bien vous tombez
00:57:59on tombe
00:58:00sous le chef
00:58:02d'inculpation
00:58:03d'association de malfaiteurs
00:58:04c'est complètement
00:58:05attentatoire
00:58:06c'est quelque chose
00:58:07c'est un ramasse-tout
00:58:09qui permet
00:58:10d'incuper
00:58:10qui on veut
00:58:11mais cher académicien
00:58:12vous usez d'un mot
00:58:13dans un mauvais sens
00:58:14il n'y a rien d'illégal
00:58:15malheureusement
00:58:16les juges ne font rien d'illégal
00:58:17ils s'appuient sur des textes
00:58:18de loi
00:58:18alors c'est pas la légalité
00:58:20qui est en cause
00:58:20c'est la légitimité
00:58:21parce qu'ils utilisent
00:58:23des textes qui existent
00:58:24pour faire un carton
00:58:26sur l'ancien président
00:58:26de la République
00:58:27vous savez très bien
00:58:28que les juges
00:58:30ils appliquent la loi
00:58:31mais ils sont chargés
00:58:32de l'interpréter
00:58:33je sais bien
00:58:33alors j'ai dit
00:58:35l'autre jour
00:58:36que contrairement
00:58:37à ce qu'on pensait
00:58:38l'association de malfaiteurs
00:58:39n'avait pas été annulée
00:58:41par Robert Badinter
00:58:42et puis finalement
00:58:43Sophie Obadia
00:58:45que vous connaissez
00:58:46qui est intervenue régulièrement
00:58:47sur Europe 1
00:58:47ou sur CNews
00:58:48m'a envoyé un petit texte
00:58:49et elle me dit
00:58:50en 1983
00:58:50le délit d'association
00:58:52de malfaiteurs
00:58:52est supprimé du code pénal
00:58:53par une loi portée
00:58:54par Robert Badinter
00:58:55alors ministre de la justice
00:58:56du gouvernement
00:58:57de Pierre Moroy
00:58:58sous la présidence
00:58:58de François Mitterrand
00:58:59cette disposition
00:59:00était considérée
00:59:01par la gauche
00:59:01comme liberticide
00:59:02et lors des débats
00:59:03dans l'hémicycle
00:59:04la droite
00:59:05tente d'empêcher
00:59:06cette suppression
00:59:07en vain
00:59:07Alain Madeleine
00:59:09alors député
00:59:09qui deviendra
00:59:10quelques années plus tard
00:59:11ministre du gouvernement
00:59:11de Jacques Chirac
00:59:12défendait le délit
00:59:13d'association de malfaiteurs
00:59:14de la sorte
00:59:15pour pouvoir caractériser
00:59:16la infraction
00:59:17on devra attendre
00:59:18l'ultime moment
00:59:18celui où les malfaiteurs
00:59:19mettront leur cagoule
00:59:20avant d'entrer dans la banque
00:59:22qu'ils veulent attaquer
00:59:22donc on voit bien
00:59:26effectivement
00:59:26le débat
00:59:27que pose la justice
00:59:28pour en discuter
00:59:29avec des magistrats
00:59:30ils disent
00:59:30c'est quand même
00:59:31cette accusation
00:59:32est très pratique
00:59:34pour l'antiterrorisme
00:59:35ou alors
00:59:36les braquages
00:59:37parce que ça permet
00:59:38effectivement
00:59:39de frapper les complices
00:59:41oui sauf qu'en matière
00:59:42de terrorisme
00:59:42et de braquage
00:59:43comme vous le dites
00:59:43il y a des preuves matérielles
00:59:44souvent
00:59:44ça permet d'avoir
00:59:47un filet très large
00:59:48vous voyez bien
00:59:50l'interprétation
00:59:51Jean-Marie Roy
00:59:51l'appliquer
00:59:52à Nicolas Sarkozy
00:59:53c'est un déni de justice
00:59:55c'est absurde
00:59:56ça ne tient pas debout
00:59:56voilà
00:59:57mais enfin
00:59:58bon
00:59:58moi en ce qui concerne
00:59:59ma pièce
01:00:00je ne pourrais pas croire
01:00:01que c'est une pièce
01:00:02très sérieuse
01:00:02non
01:00:03c'est une pièce
01:00:03qui se veut
01:00:04justement
01:00:04comme chez Beaumarchais
01:00:06voilà
01:00:06mon inspirateur
01:00:08c'est Beaumarchais
01:00:08pardonnez-moi
01:00:10il est horrible
01:00:11non mais
01:00:12il y a des gens
01:00:13qui ne sont pas terribles
01:00:14mais seulement
01:00:14il a une justification
01:00:17c'est sa carrière
01:00:20sa carrière
01:00:20et sa carrière
01:00:21il pense qu'il y a sa cour de casse
01:00:22il est à la cour de casse
01:00:23c'est un vaniteux
01:00:25c'est un monsieur homais
01:00:26non mais
01:00:27ça existe
01:00:28c'est un fa
01:00:29ça existe chez les justes
01:00:30mais ça existe
01:00:31chez les journalistes
01:00:32ça existe chez tout le monde
01:00:33oui mais c'est la représentation
01:00:34que vous donnez de ce président
01:00:35non
01:00:35non parce que
01:00:36il y a une explication
01:00:37il y a une explication
01:00:38c'est qu'il dit
01:00:39nous sommes tous complices
01:00:41de l'injustice
01:00:42à tous les niveaux
01:00:43il dit
01:00:44je ne veux pas être
01:00:44jouer les Brigitte Bardot
01:00:46mais c'est vrai
01:00:47que les aliments qu'on tue
01:00:48nous en sommes complices
01:00:49la bombe d'Hiroshima
01:00:51nous en sommes complices
01:00:52nous sommes complices
01:00:53d'un certain nombre
01:00:54d'exactions
01:00:54qui sont commises
01:00:55que nous acceptons
01:00:57parce que
01:00:57c'est notre confort
01:00:59voilà
01:00:59il a une justification
01:01:00cela dit
01:01:01c'est vrai
01:01:02j'ai voulu
01:01:02faire un peu d'ironie
01:01:04sur la justice
01:01:05j'ai voulu
01:01:05tirer un peu
01:01:06les moustaches
01:01:07des juges
01:01:08parce que
01:01:09personne ne le fait
01:01:10est-ce que vous connaissez
01:01:11beaucoup
01:01:11de gens qui s'attaquent
01:01:12à la justice
01:01:13il y a des critiques
01:01:14autour de cette table
01:01:15oui bien sûr
01:01:17mais quand même
01:01:17on va peut-être tous
01:01:18terminer à la Bastille
01:01:19mais surtout
01:01:20ce qui est très grave
01:01:21c'est qu'ils ne sont pas
01:01:23contrôlés
01:01:24ils doivent être contrôlés
01:01:25par le Parlement
01:01:26ils ne sont pas sanctionnés
01:01:26il n'y a pas de sanctions
01:01:29il n'y a pas de contrôle
01:01:30mais est-ce qu'il y a
01:01:31une justice au monde
01:01:32ou
01:01:33et c'est ce qu'elle a demandé
01:01:34d'ailleurs Nicolas Sarkozy
01:01:35c'était après
01:01:36une affaire
01:01:37dans
01:01:38je crois que c'était
01:01:39monsieur Péillon
01:01:40je crois
01:01:40qui avait tué
01:01:41à Nantes
01:01:42une jeune femme
01:01:43et ce jeune homme
01:01:44avait été relâché
01:01:45quelques jours avant
01:01:46et Nicolas Sarkozy
01:01:47avait dit que
01:01:48les juges
01:01:48devraient être responsables
01:01:49des actes
01:01:50qu'ils produisent
01:01:51ce qu'on peut imaginer
01:01:52oui mais ça
01:01:53c'est beaucoup plus difficile
01:01:54moi j'aimerais bien
01:01:55et regarder sur internet
01:01:56les condamnations
01:01:58des juges
01:01:59entre eux
01:01:59quand ils se jugent
01:02:01entre eux
01:02:01parce qu'il leur arrive
01:02:02de commettre des délits
01:02:03des choses
01:02:04quelquefois un peu graves
01:02:06et bien regardez
01:02:07les condamnations
01:02:08c'est merveilleux
01:02:09alors là
01:02:10vraiment ils se jugent
01:02:11avec une douceur
01:02:12une indulgence
01:02:13on aimerait être juge
01:02:14pour ne pas être condamné
01:02:15parce que c'est merveilleux
01:02:16la façon
01:02:17dont ils se comprennent
01:02:18c'est toujours
01:02:20c'est toujours
01:02:21les circonstances atténuantes
01:02:22il n'y a pas de juge
01:02:23à l'Académie française
01:02:24il n'y a pas de magistrat ?
01:02:25pas pour l'instant
01:02:26mais peut-être
01:02:27il y en a un qui se comporte bien
01:02:28il pourra rentrer
01:02:29non mais comprenez
01:02:31que c'est effrayant
01:02:31en fait
01:02:31les français
01:02:32aujourd'hui
01:02:33ont le sentiment
01:02:33que s'ils sont jugés
01:02:36par un magistrat
01:02:37ça peut mal se passer
01:02:39parce que
01:02:39moi
01:02:40la chose la pire
01:02:41je trouve
01:02:42c'est cette absence
01:02:43de preuves matérielles
01:02:44voilà
01:02:45c'est-à-dire que
01:02:46quand j'entends
01:02:47il ne pouvait pas
01:02:48ne pas le savoir
01:02:49ce qu'a dit André Valigny
01:02:50hier sur ce plateau
01:02:51il dit
01:02:52il ne pouvait pas
01:02:52ne pas le savoir
01:02:53ça je ne veux pas
01:02:53entendre ça
01:02:54je ne veux pas
01:02:55entendre ça
01:02:56pour moi
01:02:56ce n'est pas une preuve
01:02:57je veux des preuves matérielles
01:02:58ça existe aussi
01:02:59regardez l'affaire Jubilard
01:03:00par exemple
01:03:00il n'y aura pas de preuves matérielles
01:03:02c'est une preuve d'appareil
01:03:03c'est pas le
01:03:04mais non mais
01:03:05vous savez
01:03:05vous savez ce que m'a dit
01:03:09Dominique Rizet
01:03:09il a une réponse
01:03:10absolument formidable
01:03:11et c'est un
01:03:13il connait très bien
01:03:14comme Sabrina
01:03:15et je l'ai reçu sur Europe 1
01:03:17parce qu'il a fait un livre
01:03:18il a dit
01:03:19je pense que monsieur Jubilard
01:03:20est coupable
01:03:21mais si je suis dans le jury
01:03:23je ne
01:03:25comment dire
01:03:26je ne le condamne pas
01:03:27parce que je n'en ai pas
01:03:28la preuve matérielle
01:03:30il faut beaucoup de crans
01:03:31pour dire cela
01:03:32ça paraît une évidence
01:03:34ça paraît une évidence
01:03:36une justice
01:03:37c'est ce qu'il a dit lui
01:03:39une justice sans preuve
01:03:40c'est plus la justice
01:03:41c'est tout à fait le cas
01:03:43d'Omar Radad également
01:03:44aucune preuve
01:03:45rien
01:03:45ni l'arme du crime
01:03:46ni aucun motif
01:03:47tout ça en est d'ailleurs
01:03:48ça en est
01:03:49mais il attend toujours
01:03:49sa révision
01:03:50qui n'arrive pas
01:03:51mais c'est d'un bout à l'autre
01:03:53l'injustice
01:03:54puisqu'il y a de preuves
01:03:56nulle part
01:03:56mais enfin
01:03:57je suis très sérieux
01:03:59mais enfin
01:04:00dans cette pièce
01:04:01ne craignez rien
01:04:01c'est quand même
01:04:02une pièce
01:04:03c'est une pièce drôle
01:04:04elle est vraiment drôle
01:04:04elle est très amusante
01:04:06d'ailleurs
01:04:07c'est vrai que
01:04:08moi souvent
01:04:09vous avez dit tout à l'heure
01:04:09j'étais pour le syndicat
01:04:10de la magistrature
01:04:11c'est vrai que vous m'agaciez souvent
01:04:12parce que je ne sais pas
01:04:14où vous classez
01:04:15ça m'agace
01:04:16vous n'êtes pas vraiment de droite
01:04:18vous n'êtes pas vraiment
01:04:18vous y ferez
01:04:19et je me dis
01:04:20vous voulez plaire à tout le monde
01:04:22je veux plaire à tout le monde
01:04:24un petit peu
01:04:24franchement
01:04:25j'étais viré deux fois
01:04:26j'étais viré deux fois
01:04:27le figuero
01:04:28j'étais condamné
01:04:28à 100 000 euros
01:04:29de mage d'intérêt
01:04:30et bien j'entends
01:04:30ce que vous dites aussi
01:04:31vous avez raison
01:04:32oui
01:04:32ça s'entend
01:04:33c'est pour ça
01:04:34que vous êtes un classable
01:04:34vous êtes un classable
01:04:36je peux vous dire
01:04:36vous êtes un artiste
01:04:37je reprendrai
01:04:38vous êtes un classable
01:04:39ça c'est très juste
01:04:41que vous l'aidez
01:04:41et bien je reprendrai
01:04:43la définition
01:04:44parce que très souvent
01:04:45on me dit
01:04:45vous êtes de droite
01:04:46et bien au figuero
01:04:48je passais pour un gauchiste
01:04:49mais
01:04:49vous vous en êtes déjà
01:04:51oui déjà
01:04:52c'est parce que je défendais
01:04:53le syndicat d'administratur
01:04:55mais je reprendrai
01:04:56la définition
01:04:57qui me convient parfaitement
01:04:59qui est d'un écrivain
01:05:00que j'aime beaucoup
01:05:01qui est Balzac
01:05:01il dit
01:05:02j'appartiens
01:05:03à ce parti d'opposition
01:05:05qui s'appelle
01:05:06la vie
01:05:06je suis du côté de la vie
01:05:08oui mais quand il y a la guerre
01:05:09vous êtes où ?
01:05:10je suis du côté
01:05:11de la paix
01:05:12toujours
01:05:13je suis comme
01:05:15caillot
01:05:15je suis comme Jaurès
01:05:17ah oui
01:05:17je suis pour la paix
01:05:18vous savez que l'assassin de Jaurès
01:05:19il a été acquitté
01:05:20c'est monstrueux
01:05:22ça c'est la justice
01:05:23il a été acquitté
01:05:24et tenez-vous bien
01:05:25la femme de Jaurès
01:05:27a été condamnée
01:05:28aux dépens
01:05:28vous allez me dire
01:05:31il a été assassiné
01:05:32il y a un très bon livre
01:05:33d'ailleurs qui vient de paraître
01:05:34sur l'assassin de Jaurès
01:05:36sur vilain
01:05:36il a été ensuite
01:05:38assassiné en Espagne
01:05:39par les anarchistes
01:05:41mais
01:05:41c'est vrai
01:05:42que les gens sont toujours
01:05:44pour les gens qui font la guerre
01:05:45est-ce que ça signifie être pour la paix ?
01:05:48si c'est contre la guerre
01:05:50oui mais là
01:05:50est-ce que la guerre de 1914
01:05:54c'était pour la paix ?
01:05:55bon
01:05:55ça a été pour entraîner
01:05:56une deuxième guerre mondiale
01:05:58je vous parle dans le contexte d'aujourd'hui
01:05:59je ne parle pas de la guerre proprement dite
01:06:01mais de la guerre des idées
01:06:02de cette société
01:06:03qui est quand même très polarisée
01:06:04de cette lutte d'un camp contre l'autre
01:06:06vous ne vous prenez pas partie
01:06:07vous êtes du côté de la vie
01:06:08vous regardez les filles passer
01:06:09et vous relisez par le sac ?
01:06:11ce n'est pas vrai du tout
01:06:12je suis pour la discussion
01:06:13la négociation
01:06:15je vais prendre la défense
01:06:17de Jean-Pierre
01:06:17parce qu'il a fait un papier
01:06:19il a fait un papier extraordinaire
01:06:21où il s'en est pris à Macron
01:06:22mais alors
01:06:22ils répondent
01:06:23Olivier
01:06:24il y a une question qui a été posée
01:06:25répondez
01:06:26non
01:06:26dans l'article que j'avais fait
01:06:28sur Macron
01:06:28en disant
01:06:29qu'il déterrait la rage de guerre
01:06:31en effet
01:06:32j'ai dit que
01:06:33tous les hommes politiques
01:06:34qui veulent être populaires
01:06:36parlent de la guerre
01:06:37parce qu'il y a le fond
01:06:38de chaque être humain
01:06:39un désir terrible
01:06:41de violence et de guerre
01:06:42mais si
01:06:43vous ne vous rendez pas compte
01:06:44vous même
01:06:44et que moi
01:06:46je suis pour la négociation
01:06:47je suis contre la guerre
01:06:49parce qu'il y a la guerre
01:06:49vous négociez avec
01:06:50monsieur le président algérien ?
01:06:53mais la guerre non
01:06:53avec Boilem Sansal ?
01:06:54non
01:06:55alors j'avais dit
01:06:56que je serais gentil avec vous
01:06:57on ne va pas faire la guerre d'Algérie
01:06:58c'est pas la question
01:06:58on ne va pas faire la guerre d'Algérie
01:06:59l'académie française
01:07:00sur Boilem Sansal
01:07:01franchement
01:07:02j'avais dit que je serais gentil avec vous
01:07:04mais vous n'êtes pas
01:07:04vous n'êtes pas au sommet
01:07:07j'en ai envie de poser ma question
01:07:08vous dites
01:07:09il y a chez beaucoup d'hommes politiques
01:07:11un désir de guerre
01:07:12moi je trouve
01:07:13qu'il y a chez beaucoup d'hommes
01:07:14un désir de rester bien peinard
01:07:16donc c'est bien
01:07:17c'est bien de rester bien peinard
01:07:18moi j'aime bien regarder les filles
01:07:19j'aime bien regarder Balzac
01:07:20simplement
01:07:21en effet
01:07:21par exemple Boilem Sansal
01:07:22l'académie française
01:07:23a été en première ligne
01:07:24je trouve qu'elle s'est
01:07:25un peu trop rangée
01:07:26du côté de la paix
01:07:27pas de vagues
01:07:28négociations
01:07:29non vous vous trompez
01:07:29alors là
01:07:30sur l'académie française
01:07:31j'ai un peu vécu cette période
01:07:32en effet
01:07:33c'était très difficile
01:07:35on ne pouvait pas
01:07:36sans qu'il pose sa candidature
01:07:38les lire
01:07:39la principe fondamentale
01:07:41de l'académie
01:07:42c'est qu'il faut poser sa candidature
01:07:43il est en prison
01:07:44oui mais
01:07:45il y a des gens
01:07:45qui peuvent le poser en prison
01:07:47d'ailleurs il y a des académiciens
01:07:48qui ont fini en prison
01:07:49non mais vous ne croyez pas
01:07:50qu'il fallait un peu briser les règles
01:07:51pour poser les choses
01:07:53je vais vous dire
01:07:53il faudrait que vous y veniez
01:07:55d'ailleurs
01:07:55vous ayez votre place
01:07:57et bien à l'académie
01:07:58mais vous verrez
01:07:59que c'est plus difficile
01:08:00parce qu'il y a 40 personnes
01:08:01qui sont là
01:08:02qui sont d'avis différents
01:08:03enfin tout ça manque un peu de courage
01:08:04mais bon
01:08:05la question c'est
01:08:09est-ce que vous avez reçu
01:08:10en tout cas des indications
01:08:12de la part du cas d'Orsay
01:08:13ou de l'Elysée
01:08:13pour ne pas porter
01:08:15cette candidate
01:08:16de plus loin
01:08:16est-ce que vous voulez voir
01:08:19par exemple
01:08:19ça ça peut vous intéresser
01:08:20le sujet de Gaëlle Benhamou
01:08:22c'est qu'aujourd'hui
01:08:23on a vu cette campagne
01:08:25à Strasbourg
01:08:27d'une jeune femme
01:08:27qui a un voile
01:08:28donc ça ça passe
01:08:29crème
01:08:30d'une femme
01:08:31c'était pas une jeune femme
01:08:32c'était une dame
01:08:33c'est une expression
01:08:35qui n'est pas encore passée
01:08:36dans le dictionnaire
01:08:37de l'académie
01:08:38moi j'aime bien ça
01:08:40ça passe crème
01:08:41c'est pas encore passé
01:08:41à l'académie française
01:08:42je ne connaissais pas l'expression
01:08:43ça passe crème
01:08:44vous n'avez jamais entendu parler
01:08:46mais vous vivez où ?
01:08:48je ne sais pas
01:08:48dans une autre planète
01:08:49dans la littérature
01:08:51non c'est vrai
01:08:51jamais ça passe crème
01:08:52vous n'avez jamais entendu
01:08:53vous êtes
01:08:54bah si
01:08:56je suis sûr que c'est dans le dictionnaire
01:08:57ça passe crème
01:08:58non pas c'est crème
01:08:59c'est pas dans le dictionnaire
01:09:01de l'académie
01:09:01mais en revanche
01:09:02il y a un film
01:09:04qui s'appelle
01:09:04Sacré Coeur
01:09:05qui sort aujourd'hui
01:09:07et simplement
01:09:08on voulait
01:09:08le producteur
01:09:10voulait afficher
01:09:11l'affiche du film
01:09:13Sacré Coeur
01:09:14et bien la régie
01:09:15de la SNCF
01:09:16et de la RATP
01:09:17refuse
01:09:18et refuse
01:09:20pourquoi ?
01:09:20non pas au nom de la laïcité
01:09:22c'est de la blague
01:09:23elle refuse
01:09:24parce que
01:09:25elle a peur des incidents
01:09:26c'est ça la réalité
01:09:28elle a peur que
01:09:29les murs soient tagués
01:09:30elle a peur
01:09:31d'une manif
01:09:32c'est toujours pareil
01:09:32c'est les mêmes mécanismes
01:09:34quand vous dites
01:09:35vous êtes pour la paix
01:09:36mais
01:09:36je veux dire à force
01:09:38c'est la phrase de Churchill
01:09:39si vous vous battez pas
01:09:41vous êtes pour la paix
01:09:42mais à l'arrivée
01:09:43vous êtes
01:09:43vous êtes mort
01:09:44regardez le résultat
01:09:46moi je veux bien
01:09:46mais Churchill
01:09:47vous oubliez une chose
01:09:48quand même
01:09:48souvent
01:09:49c'est que
01:09:49oui vous oubliez une chose
01:09:50parce que
01:09:51vous voyez votre point de vue
01:09:53de français peinard
01:09:55mais vous oubliez quand même
01:09:57que l'Europe
01:09:58a été complètement occupée
01:09:59par les communistes
01:10:00la moitié de l'Europe
01:10:01avec la politique de Churchill
01:10:02et Yalta
01:10:03il a confié
01:10:05la moitié de l'Europe
01:10:06à Staline
01:10:07est-ce que vous croyez
01:10:08que ces gens-là
01:10:08portent dans leur cœur
01:10:09Churchill
01:10:10est-ce que vous croyez
01:10:11que les Polonais
01:10:11est-ce que vous croyez
01:10:12que les Roumains
01:10:13tous ces gens
01:10:14qui ont vécu dans le communisme
01:10:15est-ce que vous croyez
01:10:16que c'était
01:10:17quelque chose d'agréable
01:10:18pour eux
01:10:19et vous croyez
01:10:19que c'est de la responsabilité
01:10:20de Churchill
01:10:21c'est Yalta
01:10:21c'est Yalta
01:10:22oui mais c'est Yalta
01:10:24Churchill était à Yalta
01:10:25oui mais c'est Roosevelt
01:10:26ils ont complètement
01:10:27été naïfs
01:10:28ils ont été
01:10:29pardon
01:10:29mais très nuls
01:10:31en l'occurrence
01:10:31parce que
01:10:32une manière de présenter
01:10:33les choses
01:10:33l'armée rouge
01:10:34était partout
01:10:34en Allemagne de l'Est
01:10:35est-ce que vous vouliez faire
01:10:36que Churchill déclare
01:10:37la guerre
01:10:37à l'Union soviétique
01:10:38pour dégager
01:10:39je dis
01:10:40que les conséquences
01:10:42de la politique
01:10:42de Churchill
01:10:43ça a été
01:10:44un laxisme
01:10:45complet
01:10:45vis-à-vis de Staline
01:10:46voyez en tout cas
01:10:47le sujet
01:10:48moi qui m'intéressait
01:10:49beaucoup
01:10:49voyons le sujet
01:10:50de Yael Benhamou
01:10:52c'est très symptomatique
01:10:54de la société française
01:10:55vous ne trouverez pas
01:10:58cette affiche
01:10:59du film Sacré-Coeur
01:11:00dans une gare
01:11:01ou dans les métros
01:11:01sa campagne d'affichage
01:11:03a été refusée
01:11:04par la régie publicitaire
01:11:05de la RATP
01:11:06et de la SNCF
01:11:07Médiatransport
01:11:08ce docu-fiction
01:11:10relate les apparitions
01:11:11de Jésus en Seine-et-Loire
01:11:12et pour le réseau
01:11:13de transport public
01:11:14il n'est pas en adéquation
01:11:15avec sa politique
01:11:16c'est la réponse
01:11:17qui a été donnée
01:11:18au réalisateur
01:11:19une telle campagne
01:11:20revêt un caractère
01:11:21confessionnel
01:11:22et prosélite
01:11:23incompatible
01:11:24avec le principe
01:11:25de neutralité
01:11:25du service public
01:11:26qui lie nos opérateurs
01:11:28le réalisateur
01:11:29ne cache pas aujourd'hui
01:11:30son amertume
01:11:31en octobre dernier
01:11:32Jordan Bardella
01:11:33a subi la même déconvenue
01:11:35le réseau de transport public
01:11:36a refusé la campagne
01:11:37d'affichage de son livre
01:11:38estimant que le visuel
01:11:40de l'affiche
01:11:41contrevenait au principe
01:11:42de neutralité
01:11:42les éditions Fayard
01:11:44ont alors attaqué
01:11:45en justice
01:11:45la régie publicitaire
01:11:46ferroviaire
01:11:47le tribunal de Paris
01:11:48a estimé que
01:11:49Médiatransport
01:11:50était coupable
01:11:51d'une inexécution
01:11:52fautive du contrat
01:11:53il y a 10 ans
01:11:54dont la RATP
01:11:55avait également
01:11:55refusé d'apposer
01:11:56la mention
01:11:57au bénéfice
01:11:58des chrétiens d'Orient
01:11:58sur une affiche
01:11:59pour un concert
01:12:00du groupe
01:12:00Les prêtres
01:12:01toujours en invoquant
01:12:02le principe de neutralité
01:12:04Ce n'est pas tant
01:12:06le principe de neutralité
01:12:07je pense
01:12:07c'est surtout qu'on a peur
01:12:08aujourd'hui
01:12:09Justement
01:12:09j'étais l'avocate
01:12:10de Fayard
01:12:11dans ce dossier
01:12:11et au début
01:12:12ils avaient dit oui
01:12:13et les syndicats
01:12:13ont menacé
01:12:14de troubler l'ordre public
01:12:15ensuite ils ont dit non
01:12:17c'est Sudrail exactement
01:12:18et c'est pour cela
01:12:18qu'il y a eu
01:12:19une inexécution
01:12:20fautive
01:12:20alors là
01:12:21ils ont pris
01:12:22cette jurisprudence
01:12:22en compte
01:12:23et ils disent non
01:12:23tout de suite
01:12:24ils ne disent pas oui
01:12:25puis non
01:12:25Je pense qu'ils ont peut-être
01:12:26plus peur
01:12:26peut-être même des salariés
01:12:28parce que vous savez
01:12:28qu'il y a eu quand même
01:12:29beaucoup de fois
01:12:34Non là ils ont peur
01:12:35des syndicats je pense
01:12:36Mais ils ont peur
01:12:37J'ai vu une vidéo
01:12:38on la regardait
01:12:38une vidéo dans une station
01:12:39de métro
01:12:40où on diffuse une chanson
01:12:41de prière musulmane
01:12:44dans une station de métro
01:12:44de la RATP
01:12:45donc il y a aussi peut-être
01:12:46Jean-Marie Rouard
01:12:48est avec nous ce matin
01:12:48de l'Académie française
01:12:49et on aime le recevoir
01:12:50parce que c'est un bel esprit
01:12:52c'est un artiste
01:12:53drôle de justice
01:12:54alors je le taquine bien sûr
01:12:55en disant
01:12:55je me demande parfois
01:12:56où il est
01:12:57et je le trouve
01:12:58pas assez combatif
01:12:59parfois précisément
01:13:00sur la bataille culturelle
01:13:01parce qu'elle est forte
01:13:02la bataille culturelle
01:13:03Mais oui nous vivons
01:13:04un moment Jean-Marie Rouard
01:13:05où effectivement
01:13:06c'est un sujet
01:13:07par exemple
01:13:08il est intéressant celui-là
01:13:09les renoncements
01:13:12les petits renoncements
01:13:14de l'état français
01:13:17mais parfois aussi
01:13:17des français
01:13:18font qu'il y a un risque
01:13:19aujourd'hui
01:13:20de perdre
01:13:20une identité
01:13:22une culture
01:13:23est-ce que vous en êtes conscient
01:13:24est-ce que vous partagez ça ?
01:13:25J'ai écrit un livre
01:13:26qui s'appelle
01:13:27Ce pays des hommes sans Dieu
01:13:28sur la religion
01:13:30sur le catholicisme
01:13:31je trouve
01:13:31personnellement
01:13:33j'étais favorable
01:13:34au concordat
01:13:35je trouve que le concordat
01:13:36convenait parfaitement
01:13:38à la France
01:13:38parce que la France
01:13:39est un pays
01:13:39On rappelle ce qu'il y a
01:13:40un concordat
01:13:41parce que je ne suis pas sûr
01:13:41que les gens sachent
01:13:42dont les racines
01:13:42c'était l'accord
01:13:43avec Napoléon
01:13:44l'accord avec le Vatican
01:13:46pour que la religion
01:13:48de la France
01:13:49soit le catholicisme
01:13:52parce qu'il y avait
01:13:53un grand risque
01:13:55enfin
01:13:55de passer
01:13:57au protestantisme
01:13:58et Napoléon a décidé
01:13:59que ça serait
01:14:00le catholicisme
01:14:01donc c'était très bien
01:14:03puisque les autres religions
01:14:04étaient appointées
01:14:05c'est ce qui existe encore
01:14:07en Alsace
01:14:08en Alsace
01:14:09et dans la Meuse
01:14:10il y a un certain nombre
01:14:11et le blasphème
01:14:12était condamné
01:14:13à la prison
01:14:14donc il ne fallait pas
01:14:16qu'il y ait de blasphème
01:14:17et ça c'est le concordat
01:14:18c'est le concordat
01:14:19ça correspondait
01:14:20parce que
01:14:20les racines chrétiennes
01:14:22de la France
01:14:23sont très importantes
01:14:24nous sommes façonnés
01:14:25par le christianisme
01:14:27et par le catholicisme
01:14:28donc tous nos réflexes
01:14:29tout ce que nous sommes
01:14:30la littérature
01:14:32tout l'état
01:14:33nous avons été
01:14:35complètement imbibés
01:14:36vous imaginez bien
01:14:38que ça a duré
01:14:3918 siècles
01:14:41mais il faut le dire
01:14:43et
01:14:43et
01:14:44je vais vous dire
01:14:45je vais vous dire
01:14:45l'Académie française
01:14:47est-ce qu'elle le dit suffisamment
01:14:48ils ne sont vraiment pas idiots
01:14:49vous savez pour rentrer
01:14:50à l'Académie française
01:14:51il faut avoir
01:14:51un minimum
01:14:52vital de culture
01:14:53mais je m'en fiche
01:14:54qu'ils soient idiots
01:14:55et pas
01:14:55est-ce qu'ils sont courageux
01:14:56bien sûr
01:14:57autrefois il y a peut-être eu
01:14:59des gens pas très courageux
01:15:00mais aujourd'hui
01:15:00ils sont tous très courageux
01:15:01à mon image
01:15:02mais
01:15:03mais si vous voulez
01:15:06vous ne me ferez pas
01:15:08te dire de mal
01:15:08des académiciens
01:15:09non mais
01:15:09en fait vous pourriez
01:15:11cette Académie
01:15:13elle pourrait être
01:15:13en pointe
01:15:14sur certains
01:15:14mais elle ne serait plus
01:15:15l'Académie
01:15:15si elle avait
01:15:16une position
01:15:16vous savez ce qu'il y a
01:15:17de formidable à l'Académie
01:15:18c'est qu'elle a évité
01:15:19tous les pièges
01:15:20imaginez-vous
01:15:21il y a eu
01:15:22pendant l'occupation
01:15:23pendant l'occupation
01:15:24elle n'a fait aucun vote
01:15:25pendant l'occupation
01:15:26et elle a même refusé
01:15:28une motion de soutien
01:15:29au maréchal Pétain
01:15:30qui était proposée
01:15:31elle l'a refusé
01:15:32elle n'a
01:15:32c'est pas du tout engagé
01:15:34dans aucune
01:15:34cher Jean-Marie
01:15:35le passé est très bien
01:15:36mais le présent
01:15:37vous dites vous-même
01:15:38la France est imbibée
01:15:39de culture catholique
01:15:40son identité
01:15:42sa culture etc
01:15:43or
01:15:43cette identité
01:15:44est chaque jour attaquée
01:15:45c'est-à-dire
01:15:46on veut faire table rase
01:15:47moi j'attends de l'Académie
01:15:48qu'elle ait un discours
01:15:49en effet en pointe
01:15:50vous défendez la langue
01:15:52ça c'est déjà très bien
01:15:52parce que la langue
01:15:53j'ai écrit un livre
01:15:54sur la question
01:15:54mais je parle de l'Académie
01:15:55je ne peux pas
01:15:57prendre l'Académie
01:15:58par la peau du dos
01:15:59et l'amener à ce que je veux
01:16:00ils sont garante
01:16:01Yves Montand
01:16:02vous aimez bien Yves Montand ?
01:16:03j'adore
01:16:03alors c'est bien
01:16:04parce que le film
01:16:05est très réussi
01:16:05Marina Foy
01:16:06c'est paraît-il formidable
01:16:07je ne l'ai pas vu
01:16:08pour tout vous dire
01:16:09le film
01:16:09et Rush Dizem
01:16:11alors Rush Dizem
01:16:12c'est un comédien
01:16:12formidable également
01:16:13donc les deux
01:16:14sont vraiment formidables
01:16:16et c'est un film
01:16:17de Diane Curis
01:16:18on a une tendresse
01:16:18particulière pour Diane Curis
01:16:20qui a une carrière
01:16:21depuis Diabolomante
01:16:22je crois que c'est 77
01:16:23Diabolomante
01:16:24on était ados
01:16:26et c'est un film
01:16:26qui nous avait bouleversé
01:16:27mais il y en a d'autres
01:16:28il y a Labo de l'épin
01:16:29c'est un film formidable
01:16:30Labo de l'épin
01:16:30le film sur Omar Haddad
01:16:32c'est lui qui a fait
01:16:34d'après mon livre
01:16:35oui
01:16:35exactement
01:16:36alors ça c'est
01:16:38on va voir peut-être
01:16:40un petit extrait
01:16:42où on voit
01:16:43alors ça c'est
01:16:44à la colombe d'or
01:16:44ce qui est bien
01:16:45c'est qu'on reconnaît
01:16:46même sans
01:16:47même ceux qui ne sont pas
01:16:50allés à la colombe d'or
01:16:51reconnaissent
01:16:53ce qu'est la colombe d'or
01:16:54et puis là on voit
01:16:55alors on imagine même
01:16:56voilà c'est les amis
01:16:58on imagine qu'on est
01:16:59chez François Perrier
01:17:00chez Serge Reggiani
01:17:01tous ces gens
01:17:03qui étaient autour
01:17:04du coup de montant
01:17:04et je voulais vous faire
01:17:05écouter une archive
01:17:06de Simone Signoret
01:17:06parce que
01:17:07il y a un charisme
01:17:09il y a une voix
01:17:10il y a une intelligence
01:17:11c'est quelques secondes
01:17:12mais écoutez
01:17:13Simone Signoret
01:17:14interroger
01:17:15je pense dans
01:17:15ce qu'on appelait
01:17:16la roulotte
01:17:16place Dauphine
01:17:17là où elle habitait
01:17:18votre principal défaut
01:17:20de parler beaucoup
01:17:26d'être fouillie
01:17:30désordonnée
01:17:31pas dans mon travail
01:17:34mais terriblement
01:17:36dans mes tiroirs
01:17:36et dans mes placards
01:17:38mais j'ai un désordre
01:17:39extraordinaire
01:17:40parce que je me retrouve
01:17:41à travers mon désordre
01:17:41je ne suis pas menteuse
01:17:43je mens comme tout le monde
01:17:46mais pas beaucoup
01:17:47enfin le moins possible
01:17:49ça ne m'amuse pas
01:17:50de mentir
01:17:51je me crois de bonne foi
01:17:55je déteste la mauvaise foi
01:18:00chez les autres
01:18:01dans quelle mesure
01:18:03on est toujours
01:18:04de bonne foi de soi
01:18:05quand on est sur la mal raison
01:18:06on croit qu'on est de bonne foi
01:18:08il me paraît
01:18:08qu'on déteste
01:18:09chez les autres
01:18:10le défaut qu'on a soi-même
01:18:11on est les seuls
01:18:12je pense qu'on est des tests
01:18:16il y a une forme
01:18:17de complicité
01:18:19enfin moi
01:18:19j'ai des copains
01:18:20qui ont exactement
01:18:21les mêmes défauts que moi
01:18:22on aurait fait des couples
01:18:23dans la vie
01:18:24abominables
01:18:26à cause de ça
01:18:27mais on fait
01:18:29des amis extraordinaires
01:18:31mais pour vous alors
01:18:34qu'est-ce qui est bien
01:18:35pour un mari alors
01:18:36d'être le contraire de vous
01:18:37ah c'est
01:18:39oui
01:18:40il faut tout
01:18:41il faut être
01:18:41il faut tout
01:18:42il faut
01:18:43ne pas avoir
01:18:47mes défauts
01:18:48non mais il faut
01:18:50que je puisse s'admirer
01:18:51complètement
01:18:52il y a une intensité
01:18:54il y a une intensité
01:18:57il est 10h31
01:18:58Sommayal Abidi
01:18:59nous rappelle les titres
01:19:01un mort et un blessé
01:19:05par Bala
01:19:05se vend en Seine-Saint-Denis
01:19:07cette nuit
01:19:07la victime
01:19:08un homme de 34 ans
01:19:09a été découvert
01:19:10en arrêt cardio-respiratoire
01:19:12un fusil à pompe
01:19:13à canon scier
01:19:14qui pourrait être
01:19:15l'arme des tirs
01:19:15a été trouvé
01:19:16dans une aile
01:19:16de la cité
01:19:17Rougemont
01:19:17où les faits ont
01:19:18lieu
01:19:19la journée de mobilisation
01:19:21de demain
01:19:22s'annonce moins suivie
01:19:23que celle de la semaine
01:19:24dernière
01:19:24selon le ministre
01:19:25des missionnaires
01:19:26des transports
01:19:27à la SNCF
01:19:28le trafic
01:19:28devrait être
01:19:29peu perturbé
01:19:30pas d'impact notable
01:19:32non plus
01:19:32dans le métro parisien
01:19:33et peu de perturbations
01:19:34dans l'aérien
01:19:35si ce n'est
01:19:36quelques retards
01:19:37assure Michel Tabarro
01:19:38et puis
01:19:39l'armée française
01:19:40en renfort au Danemark
01:19:41objectif
01:19:42surveillance du ciel danois
01:19:43pour le sommet européen
01:19:45qui débute aujourd'hui
01:19:45à Copenhague
01:19:46la capitale
01:19:48est passée en alerte maximale
01:19:49après les multiples
01:19:50survols de drones
01:19:51non identifiés
01:19:52ces derniers jours
01:19:53si Somaia
01:19:54c'est qui pour ce soir
01:19:55à partir de 17h
01:19:5718h
01:19:57tous les français juifs
01:19:58vont célébrer
01:19:59le grand pardon
01:20:00qui est la fête
01:20:01la plus importante
01:20:02de l'année
01:20:04et chaque année
01:20:05je me fais plaisir
01:20:06je repasse
01:20:07une séquence
01:20:08extraordinaire
01:20:09du grand pardon
01:20:10avec Roger Adin
01:20:12et faisons-nous plaisir
01:20:14on a parlé tout à l'heure
01:20:15de Diane Curie
01:20:16c'est le film
01:20:16d'Alexandre Arkady
01:20:18voyez cette séquence
01:20:20lorsque
01:20:20lorsque Roger Adin
01:20:22vient voir
01:20:23Bernard Giraudot
01:20:24c'est Bobiard
01:20:26qui nous a donné
01:20:27ton adresse
01:20:28tu as tout caché
01:20:32ça va Pascal
01:20:35qu'est-ce qu'il y a ?
01:20:37pourquoi tu regardes
01:20:38à droite à gauche
01:20:38comme ça ?
01:20:40t'as pas peur au moins
01:20:41t'as qu'une raison
01:20:46d'avoir peur
01:20:46tu sais pourquoi
01:20:49parce qu'aujourd'hui
01:20:52chez les juifs
01:20:53c'est le Kippour
01:20:53tant qu'on tâche
01:20:56dans ce que tu as
01:20:57c'est le grand pardon
01:20:59c'est le jour
01:21:02du grand pardon
01:21:03ce jour-là
01:21:05on peut rien faire
01:21:06on peut ni travailler
01:21:07ni recevoir de l'argent
01:21:10ni rien quoi
01:21:11sinon on est rayé
01:21:13du livre
01:21:14aujourd'hui
01:21:18dans le monde entier
01:21:19tous les juifs
01:21:23pardonnent
01:21:23ceux qui leur ont fait
01:21:24du mal
01:21:25tous les juifs
01:21:29sauf
01:21:33moi
01:21:35moi je pardonne pas
01:21:38bon c'est une scène
01:21:42effectivement
01:21:42très très connue
01:21:43les yeux de Bernard Girodeau
01:21:45et on salue évidemment
01:21:48Alexandre Arcadier
01:21:49et tous les français juifs
01:21:50bien sûr
01:21:50qui nous écoutent
01:21:51Jean-Marie Roy
01:21:51allez voir
01:21:52vraiment drôle de justice
01:21:53c'est à partir du 8
01:21:55avez-vous dit
01:21:56c'est au théâtre de Passy
01:21:58qui est un très joli théâtre
01:21:59c'est à quelle heure ?
01:22:01c'est à 19h
01:22:03le jeudi
01:22:03à 21h
01:22:04le jeudi à 21h
01:22:06oui
01:22:07d'accord
01:22:08et c'est intelligent
01:22:10c'est drôle
01:22:11et ça permet de réfléchir
01:22:13sur ce qu'est la justice
01:22:15Jean-Marc Morandini
01:22:17c'est à vous
01:22:18on va se poser des questions
01:22:19dans l'émission
01:22:19on va se demander
01:22:20quels sont vraiment
01:22:21les rapports entre la France
01:22:22et l'Algérie
01:22:22parce que c'est vrai
01:22:23que cette histoire
01:22:23de visa étudiant
01:22:24pose vraiment question
01:22:25et puis on va également
01:22:27s'interroger
01:22:27sur ce qui se passe en France
01:22:28avec la justice
01:22:29avec l'homme qui menaçait
01:22:30Linda Kebab
01:22:30qui l'a menacé de mort
01:22:32qui a été jugé coupable
01:22:33mais qui n'a aucune peine
01:22:34voilà
01:22:35il est dispensé de peine
01:22:36donc on va essayer de comprendre
01:22:37parce que c'est deux affaires
01:22:38où franchement
01:22:38moi je suis resté quoi
01:22:40ce matin ?
01:22:41Merci Jean-Marc
01:22:42Thibault
01:22:43Palfroy était à la réalisation
01:22:44Rémi était à la vision
01:22:46Paul Echalini était au son
01:22:47merci à Marine Lançon
01:22:48Pauline Tretzer
01:22:49toutes ces émissions
01:22:50sont retrouvées
01:22:51sur cnews.fr
01:22:53merci encore à Jean-Marie Roir
01:22:54vous vous présentez quand ?
01:22:57Jean-Marie m'a convaincu
01:22:58j'hésitais
01:22:59mais là
01:22:59vous voterez ?
01:23:00vous voterez ?
01:23:01non seulement pour lui
01:23:02je voterai pour vous
01:23:03oui mais moi je me présente pas
01:23:04parce que ce serait des gens
01:23:06remarquables
01:23:0610h35
01:23:07merci à tous
01:23:08je suis mal barré quoi
01:23:09merci à tous
01:23:10merci à tous
01:23:11merci à tous
01:23:12merci à tous
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