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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue ce matin pour une nouvelle semaine sur Europe 1 jusqu'à 10h lors des pros et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:08Le parquet national financier, le PNF, existe depuis 2014.
00:00:13Il a subi avec le jugement prononcé par le tribunal contre Nicolas Sarkozy, il a subi son échec le plus cinglant depuis sa création.
00:00:22Il avait mis en examen Nicolas Sarkozy pour corruption passive pour le versement présumé de fonds libyens.
00:00:27Le tribunal n'a pas retenu cette accusation.
00:00:30Il avait mis Nicolas Sarkozy en examen pour recel de détournement de fonds publics.
00:00:36L'accusation est tombée.
00:00:38Comme est tombée l'accusation de financement illégal de la campagne électorale.
00:00:42J'ajoute que le PNF a déclenché ses enquêtes à la suite de la publication par Mediapart d'un document dont le tribunal dit qu'il est probablement un faux.
00:00:50Le tribunal n'a pas retenu trois qualifications juridiques qui dépendent exclusivement du PNF.
00:00:57Cela pose tout de même un problème.
00:01:00Et tous les hommes politiques mais aussi tous les commentateurs devraient s'interroger sur le fonctionnement du PNF et sur l'impartialité ou l'acharnement de la justice.
00:01:10C'est une question légitime.
00:01:1112 ans d'enquête, plusieurs jugeurs d'instruction, paraît-il des centaines, des dizaines, une cinquantaine de commissions rogatoires internationales,
00:01:20des centaines d'auditions, de garde à vue, de perquisitions.
00:01:23Et tout ça pourquoi ? Pour ne rien trouver, dit le tribunal.
00:01:28Et je ne parle pas des frais engagés, plusieurs millions d'euros.
00:01:31Le souci est que le PNF et les juges ne subissent aucun contrôle.
00:01:34Il n'existe pas de contre-pouvoir et encore moins de sanctions.
00:01:38Je soumets cette évidence à votre réflexion.
00:01:41Et nous écouterons dans quelques instants le procureur du PNF, Jean-François Bonnert,
00:01:45qui a répondu, pour la première fois, à ses critiques.
00:01:50Il est 9h01, Alice Sommerer.
00:01:52Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:06Aujourd'hui, les auto-écoles et les instructeurs du permis de conduire sont en grève.
00:02:11Ils manifestent à Paris.
00:02:12C'est la première fois qu'ils déposent un préavis de grève commun.
00:02:16Ensemble, ils protestent contre l'augmentation du temps pour passer l'examen de conduite.
00:02:20Et puis, l'affaire du crash du vol Rio-Paris en 2009 fait son retour devant la justice.
00:02:26Air France et Airbus seront jugés pendant deux mois en appel pour homicides involontaires à partir d'aujourd'hui.
00:02:3216 ans plus tard, les familles des 228 victimes attendent une réponse de la justice.
00:02:37Et puis, Donald Trump reçoit Benjamin Netanyahou aujourd'hui à la Maison Blanche.
00:02:42Le président américain souhaite construire un dialogue afin de trouver un chemin pour la paix à Gaza et au Moyen-Orient.
00:02:47C'est la quatrième fois que les deux hommes se retrouvent depuis l'investiture du président Trump en janvier dernier.
00:02:53Merci Alice.
00:02:54Elisabeth Lévy est avec nous ce matin.
00:02:56Richard Millet, Gérard Carrerou, Thomas Bonnet et Georges Fenec.
00:02:59Georges, je vais avoir vraiment besoin de vous.
00:03:01Parce que j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt Jean-François Bonner.
00:03:03Tu me rappelles qu'il est le procureur du PNF.
00:03:05Et il a dit, il y a quelques instants, c'était sur Radio Luxembourg,
00:03:09le tribunal dit, le tribunal dit, ce n'est pas la position du PNF,
00:03:13le tribunal dit que Nicolas Sarkozy a obtenu un financement libyen.
00:03:17Il dit donc que c'est l'analyse du tribunal.
00:03:20Je pense que le tribunal n'a pas retenu ce financement libyen.
00:03:24Donc là, évidemment, on n'est pas juriste, on n'est pas avocat, on est un peu décontenancé.
00:03:30Donc je vous propose d'écouter ce qu'a dit précisément M. Bonner.
00:03:34Et vous allez me dire, alors, qu'il défend le PNF, je le comprends, c'est l'accusation.
00:03:39Mais ce n'est pas ce qu'il dit.
00:03:40Il fait une analyse du tribunal qui n'est pas celle qu'aurait dite le tribunal.
00:03:45Et c'est en cela que j'ai besoin de vous.
00:03:46Écoutez M. Bonner, le procureur.
00:03:50Quand vous lisez ce jugement, est-ce que vous dites que le parquet national financé s'est trompé dans ces accusations ?
00:03:55Ou est-ce que vous maintenez tout de A à Z ?
00:03:58Nous le maintenons, pourquoi ?
00:04:00Tout, y compris le pacte de corruption.
00:04:01Mais parce que le tribunal, dans son jugement, valide ce pacte de corruption.
00:04:06Il dit, sous la qualification d'association de malfaiteurs,
00:04:10Nicolas Sarkozy a cherché à obtenir, et il l'a obtenu, un financement libyen,
00:04:16en contrepartie d'une reprise des relations diplomatiques avec la Libye,
00:04:21et de l'examen, ne l'oublions pas, de la situation d'un criminel
00:04:25qui a été condamné par la France, Abdallah Senoussi, pour...
00:04:28Donc vous n'enlevez rien ?
00:04:31Pardon ?
00:04:31Vous n'enlevez rien ?
00:04:32Ah non, non, non.
00:04:33Donc vous allez faire appel, puisque 3 des 4 délits n'ont pas été retenus ?
00:04:36Ça, on y réfléchit, on est en train de regarder ça,
00:04:38parce qu'il faut ciseler les conditions dans lesquelles on exprime l'appel.
00:04:43Ça, ça nécessite un petit peu, sur ce dossier, un petit peu de réflexion.
00:04:48Il faut se poser, il faut prendre le temps du recul.
00:04:51Mais encore une fois, moi, ce que je retiens, c'est l'indépendance d'analyse du tribunal.
00:04:55Le tribunal a fait son analyse, est arrivé au résultat qui fait aujourd'hui 400 pages,
00:05:00que nous sommes encore en train de décortiquer, parce que tout cela, ça se pèse au trébuchet.
00:05:05C'est ça l'exercice des voies de recours, et c'est ça l'application de l'État de droit.
00:05:09Vous persistez à penser qu'il y a eu un pacte de corruption,
00:05:12vous persistez à penser qu'il y a eu un financement illégal de campagne ?
00:05:15Oui, parce qu'on trouve effectivement 6,5 millions qui partent de Libye et qui arrivent en France,
00:05:21par des comptes divers, le compte de Takiédine, le compte d'Alexandre Joury.
00:05:27Après, il y a un mécanisme de chambre de compensation qui se fait,
00:05:31mais on voit bien ce financement partir de Libye et arriver en France
00:05:35sur les comptes des proches de Nicolas Sartre.
00:05:37Donc il y a eu un détournement de fonds publics aussi.
00:05:39Et là-dessus, il faut reprendre l'analyse qui a été faite par le tribunal,
00:05:43on le verra, nous avons notre thèse, on va se définir dans les prochains jours
00:05:48et on soumettra la question à la Cour d'appel de la déchirée politique.
00:05:51Il risque quand même de vous dire, Nicolas Sarkozy, quand il sera face à vous,
00:05:54l'abandon de 3 charges sur 4, c'est une grosse claque pour vous, non ?
00:05:56Écoutez, nous ne sommes pas en épicerie,
00:05:58ce n'est pas parce qu'il y a 75% des éléments qui ne sont pas retenus.
00:06:02Le dernier élément qui est retenu, je le rappelle quand même,
00:06:04l'association de malfaiteurs, dans son cas, lui faisait encourir 10 ans d'emprisonnement.
00:06:10Moi, je vous assure, je ne suis évidemment pas un membre de la justice,
00:06:16mais quand tombe l'accusation de financement illégal,
00:06:19quand tombe le recel de détournement de fonds publics,
00:06:22quand tombe le versement présumé de fonds libyens,
00:06:27effectivement, c'est le plus gros échec pour le PNF.
00:06:30D'ailleurs, quand on lui pose la question, est-ce que vous allez faire appel ?
00:06:33Il dit, oui, je ne suis pas sûr, etc.
00:06:35Il n'est pas très à l'aise, disons-le, là-dessus.
00:06:37Mais sur le fond de la question que je vous posais tout à l'heure,
00:06:42lorsqu'il dit que le tribunal a reconnu qu'il y avait un financement libyen,
00:06:46c'est vrai ou c'est faux ?
00:06:47Tout simplement, parce que ça, c'est factuel.
00:06:49Vous l'avez lu, le jugement ?
00:06:51Oui, je n'ai lu pas l'intégralité des 398 pages,
00:06:54mais j'ai lu l'essentiel, effectivement.
00:06:57Moi, je n'ai pas la même lecture du jugement
00:06:59qu'en fait le procureur, qui a le droit de faire cette lecture.
00:07:02D'ailleurs, il le dit bien, quand il parle du financement libyen,
00:07:06le procureur a dit bien 6 millions au profit de Tachédine,
00:07:11qui est décédée, l'action publique est éteinte pour lui,
00:07:14c'était l'intermédiaire,
00:07:15et pour Alexandre Jury, qui lui, a été condamné pour cela
00:07:18et incarcéré immédiatement après le procès.
00:07:22Donc, le tribunal n'a pas dit que cet argent est arrivé
00:07:25dans la poche de M. Sarkozy.
00:07:27Au contraire, il l'a exclu, ou dans les comptes de campagne, il l'a exclu.
00:07:31Pourquoi il dit le contraire ?
00:07:32Il a obtenu, il a tenté, obtenu.
00:07:35Parce que ce sont des proches de Nicolas Sarkozy, vous comprenez ?
00:07:39Il dit que ce sont des proches.
00:07:40Donc, c'est ce qu'a dit le tribunal aussi.
00:07:42Le président Sarkozy ne pouvait pas, ne pas savoir...
00:07:46Oui, mais le tribunal...
00:07:47Est-ce que le tribunal écrit noir sur blanc
00:07:51qu'il y a eu un financement libyen dans la campagne,
00:07:56ou est-ce qu'il a exclu cette hypothèse ?
00:07:58Il l'a exclu puisqu'il l'a relaxée.
00:07:59Donc, monsieur le procureur, lorsqu'il nous dit,
00:08:02qu'il a tenté et obtenu, pour reprendre sa phrase,
00:08:05il dit quelque chose qui, factuellement, n'est pas juste.
00:08:08Oui ou non.
00:08:08Ce n'est pas ce qu'a dit le tribunal.
00:08:10Le tribunal parle de ces 6 millions, effectivement,
00:08:13qui sont passés par différents comptes,
00:08:15mais qui n'ont jamais été tracés,
00:08:17ni sur le compte personnel,
00:08:19ni sur la compte de campagne de M. Sarkozy.
00:08:20On essaye de faire des gestes judiciaires, mais...
00:08:25Bon, Gérard Carreroux.
00:08:27Moi, je ne suis pas, comme mon voisin, un juriste ni un spécialiste.
00:08:33Et je pense que je retiens à peu près ce que l'ensemble des Français retiennent,
00:08:38qu'ils soient sarkozistes ou anti-sarkozistes, peu importe.
00:08:41Ils retiennent qu'on a fait sortir par la porte l'essentiel de l'accusation,
00:08:48c'est-à-dire les trois chefs d'accusation,
00:08:51en disant, ben non, on ne peut pas le démontrer,
00:08:53donc on laisse tomber le deuxième idem et le troisième idem.
00:08:57Et on fait quoi ?
00:08:59On fait revenir par un tour de passe-passe,
00:09:02de prestidigitation,
00:09:04par la fenêtre de l'association de malfaiteurs,
00:09:08que tout le monde a décrite comme étant le moyen,
00:09:13quand on avait devant soi des trafiquants de drogue
00:09:16ou des gens qui étaient pas recommandables,
00:09:18il fallait trouver un truc parce qu'on n'avait rien trouvé,
00:09:21alors on trouvait l'association de malfaiteurs.
00:09:23Donc, on a exactement le même mécanisme,
00:09:25et je suis scandalisé de voir qu'on justifie effectivement cette procédure.
00:09:30Non, mais ce qui est intéressant, c'est que justement,
00:09:33cette décision a déclenché véritablement un débat
00:09:37qui va tout de même au-delà de la droite,
00:09:39on l'a cité ici Jean-Michel Apathy,
00:09:41qui n'est pas un affreux conservateur,
00:09:46qui a fait un tweet tout à fait,
00:09:47en disant à peu près ce que vous venez de dire sur la décision.
00:09:50Je note le tweet du président de la République,
00:09:53alors ce matin sur France Inter,
00:09:54j'entends dire que le président de la République
00:09:56condamne avec la plus grande fermeté
00:09:58les attaques contre les juges,
00:10:00et que c'est ça l'état de droit.
00:10:02Oui, c'est vrai, il a raison de le faire,
00:10:03et je crois que nous l'avons tous fait.
00:10:04Mais dans le tweet, il dit également
00:10:07qu'on a le droit de critiquer une décision de justice,
00:10:10qu'on a le droit de contester une décision de justice.
00:10:13Il parle du droit de recours,
00:10:14donc en réalité, on n'a pas besoin de lire beaucoup entre les lignes
00:10:17pour savoir qu'il prend aussi une position
00:10:19qui est assez critique, me semble-t-il.
00:10:22Écoutez, M. Bonner, qui pour le coup a...
00:10:25Oui, parce qu'en fait, le décret sur l'exécution provisoire,
00:10:27c'est 2019, donc c'était déjà Emmanuel Macron.
00:10:28Emmanuel Macron dénonce les attaques contre les magistrats,
00:10:41l'état de droit, le socle de notre démocratie,
00:10:45a rappelé Emmanuel Macron ce dimanche 28 septembre 2025.
00:10:49Les attaques et menaces de mort anciennes ou récentes
00:10:52contre plusieurs magistrats sont inadmissibles.
00:10:53Mais il a parfaitement raison là-dessus.
00:10:56Mais en même temps, si vous êtes accusé,
00:11:00vous avez le droit de vous défendre.
00:11:01C'est toujours la même chose.
00:11:02Si vous êtes accusé, vous pouvez monter au créneau.
00:11:06On va écouter, par exemple, il y a une citation de Judith Allerbach
00:11:10que je voulais vous proposer.
00:11:12Et que dit-elle, Mme Allerbach ?
00:11:17Je crois qu'on va voir ce qu'elle dit.
00:11:19Allonne Bach, pardonnez-moi.
00:11:21Elle dit Nicolas, ça, elle est magistrale, bien sûr.
00:11:23Elle dit Nicolas Sarkozy alimente ce ressentiment.
00:11:25Il met de l'huile sur le feu.
00:11:26Il redouble de violences dans ses attaques.
00:11:27C'est comme si...
00:11:28Alors, bien sûr, toute comparaison n'est pas...
00:11:32Comparaison n'est pas raison, comme dit l'autre.
00:11:34Mais c'est comme si Omar Haddad, lorsqu'il est monté au créneau,
00:11:37ou le capitaine Dreyfus, on lui reprochait de se défendre
00:11:42et de dire vous mettez de l'huile sur le feu.
00:11:43Ou Solzhenitsyn ou n'importe qui.
00:11:46Je le dis, comparaison n'est pas raison.
00:11:48Mais si vous êtes innocent, et ce qu'a dit Nicolas Sarkozy,
00:11:51je suis innocent, il a le droit de monter au créneau.
00:11:55La magistrate qui dit cela, ça me paraît tout à fait étonnant.
00:11:59En revanche, Emmanuel Macron a raison de dire
00:12:00l'état de droit est le sac de notre démocratie.
00:12:02Les attaques et menaces de mort ancienne ou récentes
00:12:04contre plusieurs magistrats sont inadmissibles.
00:12:06Les décisions de justice peuvent être commentées ou critiquées
00:12:09dans le débat public, mais toujours dans le respect de chacun.
00:12:11Et c'est ce qu'on essaye, évidemment, de faire autour de cette table.
00:12:15Je vous propose d'écouter Jean-François Bonnert qui est revenu sur ce sujet tout à l'heure.
00:12:21Ce qui s'est passé ces dernières heures, ces derniers jours,
00:12:25après le rendu du délibéré, est proprement insupportable et inadmissible.
00:12:30À qui la faute ?
00:12:30Ça a été rappelé, permettez-moi quand même de le souligner,
00:12:33ça a été rappelé par le président de la République,
00:12:36ça a été rappelé par le garde des Sceaux,
00:12:38ça a été rappelé par le conseil supérieur de la magistrature.
00:12:41On est en train de marcher sur la tête.
00:12:44Quand on vient critiquer avec violence et menace de mort un tribunal,
00:12:49c'est l'état de droit qui est menacé.
00:12:51Et souvenons-nous, l'état de droit, c'est le socle de la démocratie.
00:12:55Je peux vous le dire, à cette heure, je suis sûr
00:12:57que Montesquieu est en train de se retourner dans sa tombe.
00:13:01La démocratie est en danger aujourd'hui ?
00:13:02Oui.
00:13:03Oui, dès lors que l'on s'en prend de façon aussi véhémente,
00:13:07aussi violente à la justice.
00:13:09Que l'on ne soit pas d'accord avec une décision,
00:13:12c'est arrivé combien de fois dans le passé ?
00:13:14Et ça arrivera encore.
00:13:16Les décisions sont critiquables.
00:13:18C'est le débat public.
00:13:19On est là pour s'en parler.
00:13:20Mais dès lors qu'on franchit ce pas,
00:13:22là, on va trop loin.
00:13:24– Bon, je rappelle quand même que c'est ce qui s'est passé en France
00:13:27avec l'affaire Dreyfus pendant des années.
00:13:29Et toute la gauche trouve ça absolument formidable.
00:13:31C'est-à-dire que tout le monde est monté au créneau.
00:13:33Je répète, comparaison n'est pas raison.
00:13:35Mais s'il y a quelqu'un qui est innocent, c'est un scandale,
00:13:39il faut monter au créneau.
00:13:41– Non mais autant il faut condamner avec la plus grande fermeté des menaces,
00:13:44évidemment, il faut les condamner.
00:13:46Autant un prévenu, un accusé a le droit de critiquer et la décision,
00:13:51voire même de récuser, de demander la récusation de son juge,
00:13:55qui considère qu'il n'est pas impartial.
00:13:57– C'est prévu par la loi.
00:13:59– Justement, je ne connaissais pas M. Péman et Galet Marzban.
00:14:04J'espère que je n'écorche pas son nom.
00:14:06Il est président du tribunal judicieux de Paris, Marzban.
00:14:10Et il est revenu sur le profil de cette présidente
00:14:15qui, effectivement, avait manifesté contre Nicolas Sarkozy.
00:14:18Elle ne s'en doute pas la seule, d'ailleurs,
00:14:19puisqu'il voulait réformer la justice.
00:14:22Alors, écoutez ce qu'il a dit, c'était sur France Inter.
00:14:23– Cette information était connue.
00:14:27Il y avait un article de Valeurs Actuelles
00:14:29qui, bien avant le procès, avait sorti cette information.
00:14:32Je considère, pour ma part, que faire cette sortie
00:14:35après la décision, c'est une discrédite.
00:14:39Je veux juste dire que la présidente de la formation
00:14:41n'a pas caché cette information
00:14:43et que c'est en accord avec sa hiérarchie
00:14:45qu'elle a statué dans le...
00:14:46– Vous avez raison.
00:14:47– Je défends aujourd'hui les juges du tribunal de Paris.
00:14:51– Il le défend, mais en fait, on n'a rien le droit de dire, en fait.
00:14:56En fait, on n'a jamais rien le droit de dire.
00:14:57C'est-à-dire qu'on dit, attention, la présidente qui me juge,
00:15:01elle a pris des positions contre moi.
00:15:05Bon, je le dis simplement.
00:15:08Donc, si on n'a rien le droit de dire qu'il fasse tout
00:15:09et puis qu'on a le droit de dire quelque chose,
00:15:12la justice, elle n'est pas au-dessus de tout, que je sache.
00:15:14C'est ça que je trouve tout à fait étonnant dans ce débat.
00:15:20Celui qui est jugé a envie d'être jugé d'une manière impartiale.
00:15:25– Mais bien sûr.
00:15:26– Donc, s'il y a eu des prises de position avant...
00:15:28Alors, là où il a peut-être raison,
00:15:29c'est que les avocats ne l'ont pas mis en...
00:15:31– Ça a été un choix stratégique de défense de ne pas le soulever.
00:15:34– Alors, là où...
00:15:35– Ils auraient pu.
00:15:36– Et à mon avis, il l'aurait obtenu, à mon avis.
00:15:39– Oui.
00:15:40– Parce que quand un magistrat prend...
00:15:42– Il fallait peut-être le faire avant.
00:15:43– Ah non, mais ils ne l'ont pas fait, c'est clair.
00:15:45– Donc, c'est vrai que s'ils ne l'ont pas fait avant,
00:15:48ça peut s'entendre.
00:15:49– Peut-être qu'ils n'ont pas voulu indisposer d'une manière générale
00:15:53la magistrature et le tribunal judiciaire de Paris
00:15:56en commençant par une mise en demande de récusation.
00:16:00Peut-être que ça a été un choix stratégique de ne pas indisposer...
00:16:03– Elisabeth Lévy.
00:16:04– C'est extraordinaire, c'est d'invoquer Montesquieu dans cette affaire.
00:16:07Non mais, c'est quand même Montesquieu,
00:16:10il faut que le pouvoir arrête le pouvoir.
00:16:11Et là, on a un pouvoir qui est pris du bris.
00:16:14Un pouvoir judiciaire dont on a l'impression
00:16:16que plus rien ne va l'arrêter, justement.
00:16:19– Maintenant, Nicolas Sarkozy a quand même
00:16:21quelques bonnes raisons, non pas précisément
00:16:23pour cette magistrate, mais d'une manière générale.
00:16:25De dire, mais on s'acharne contre moi.
00:16:28Pourquoi sa tête sur le mur des cons ?
00:16:31Pourquoi...
00:16:33– Il a condamné les menaces.
00:16:34– Et pourquoi a-t-on appelé à le faire battre aux élections ?
00:16:37Et pourquoi... Vous voyez, il y a quand même eu un conflit ouvert
00:16:40entre les syndicats de magistrats et le ministre intérieur,
00:16:45puis ensuite le président de la République,
00:16:47pendant tout l'exercice de son mandat.
00:16:49Ça a été, mais vraiment, une guerre quotidienne, quoi.
00:16:52– Pémane Gallet-Marzban, il est président du tribunal judiciaire de Paris.
00:16:58Je vous propose de l'écouter.
00:17:00Alors, est-ce qu'il parle là de l'exécution provisoire ?
00:17:03Je demande à Marine Lançon,
00:17:05ou est-ce qu'il met en évidence le sujet du jugement ?
00:17:11Eh bien, c'est l'exécution provisoire que nous allons entendre à l'instant.
00:17:17– Monsieur Sarkozy est poursuivi pour quatre infractions.
00:17:20Il y a trois relaxes et il y a une condamnation pour l'association de malfaiteurs.
00:17:24Un point de pédagogie.
00:17:25L'association de malfaiteurs, c'est une infraction obstacle.
00:17:28C'est l'idée qu'il y a des actes préparatoires d'infractions
00:17:31qui sont d'une telle importance qu'on va les réprimer,
00:17:34même si l'infraction ne se réalise pas.
00:17:36En matière de terrorisme, vous pouvez condamner quelqu'un
00:17:39pour la préparation d'un attentat,
00:17:41même si l'attentat n'a pas eu lieu.
00:17:43Et c'est quelque chose qui est très connu.
00:17:44Non, l'association de malfaiteurs, ce n'est pas une infraction fourre-tout,
00:17:47c'est une infraction qui est précisée par la Chambre criminelle.
00:17:50– Très bien qu'on ait entendu effectivement ce passage à ce moment-là.
00:17:52On écoutera l'exécution pour Usard tout à l'heure.
00:17:54Mais moi, j'entends aussi ce qu'il dit.
00:17:56Mais dans un jugement, je remarque que ce qu'il y a de plus précis,
00:18:01ce qui demande des preuves matérielles, est tombé.
00:18:05Donc je veux bien qu'ils peuvent me raconter la messe, s'ils veulent.
00:18:09Mais s'il n'y a pas de...
00:18:11Moi, je veux des preuves matérielles.
00:18:13Alors l'association de malfaiteurs, manifestement, c'est...
00:18:17– C'est une valise.
00:18:17– Non, mais vous êtes d'accord ?
00:18:19– Oui, c'est une valise.
00:18:20– Mais c'est une maison dont les murs porteurs sont tombés,
00:18:23les trois murs porteurs sont tombés,
00:18:25mais il y a la toiture qui finalement reste.
00:18:28Alors on dit la toiture reste.
00:18:29– Ce qui est quand même étonnant.
00:18:30– Et vous êtes magistrat, ce n'est pas moi qui le dis,
00:18:32mais tu n'as pas besoin d'avoir...
00:18:34– Je l'ai pratiqué, l'association de malfaiteurs.
00:18:35– Tu n'as pas besoin d'avoir une maîtrise de drogue.
00:18:36– En matière de drogue, en matière de volant marmé.
00:18:39Mais ce qui est quand même étonnant,
00:18:40qu'on retienne l'association de malfaiteurs,
00:18:42c'est quoi l'association de malfaiteurs ?
00:18:43C'est un groupement d'individus formés en vue de commettre des infractions.
00:18:48Ce groupement, c'est qui ?
00:18:49C'est un ministre avec ses collaborateurs.
00:18:50– C'est pour gagner les élections.
00:18:51– C'est gouvernemental, c'est un groupement gouvernemental
00:18:54qui se serait formé, donc, pour commettre des crimes et délits.
00:18:57Ça ne tient pas.
00:18:58Ça ne tient pas.
00:18:59– Pourquoi pas ?
00:19:01Ça pourrait tenir.
00:19:03– Mais non, mais non.
00:19:04– De mon point de vue, le tribunal a dit oui.
00:19:07– Ça a pu exister dans...
00:19:09– Jamais.
00:19:10Jamais on n'a appliqué, jusqu'à aujourd'hui,
00:19:13on a appliqué l'association de malfaiteurs.
00:19:15– Mais en revanche, contrairement à ce qu'on dit,
00:19:17parce que j'ai été vérifié,
00:19:18Robert Bannater n'a jamais supprimé le délit d'association de malfaiteurs.
00:19:21– Pour les malfaiteurs ?
00:19:22– Oui, pas pour les épiciers, je veux dire.
00:19:25– C'est pour le gouvernement, c'est pour le gouvernement.
00:19:26– Mais ça n'a jamais, le délit n'a jamais été supprimé.
00:19:29– Mais il ne faut pas le supprimer.
00:19:30– Oui, mais...
00:19:31– Rien, là.
00:19:33– Je ne sais pas si...
00:19:34Vous avez peut-être entendu dans les débats
00:19:36que c'était tellement n'importe quoi
00:19:38que Bannater l'aurait supprimé en 81.
00:19:40Et ce n'est pas vrai du tout.
00:19:42C'est-à-dire qu'il a été garde des sceaux de 81-86,
00:19:44il a conduit plusieurs grandes réformes,
00:19:45mais contrairement à une idée reçue,
00:19:47il ne l'a jamais supprimé le délit d'association de malfaiteurs.
00:19:49L'association de malfaiteurs est une incrimination ancienne,
00:19:52déjà prévue dans le code pénal napoléonien.
00:19:55– Oui, 810, oui.
00:19:57– Oui, la réforme du nouveau code pénal de 94,
00:20:00a modernisé et redéfini ce délit.
00:20:03Elle y figure toujours.
00:20:04L'infraction a même été renforcée
00:20:05car elle est devue une incrimination clé
00:20:08dans la lutte contre la criminalité organisée,
00:20:10le terrorisme.
00:20:12Donc, voilà.
00:20:13Mais par exemple, nous, on parle tous les six là,
00:20:15on peut dire, voilà, vous fomentez non pas une révolution,
00:20:20mais une révolte contre la justice.
00:20:23Vous en parlez depuis tout à l'heure.
00:20:25Hop !
00:20:25– Les actes préparatoires, moi, je ne les vois pas.
00:20:28C'est plutôt, au niveau où ça serait intentionnel.
00:20:30J'aurais l'intention de commettre.
00:20:32– C'est pourquoi, en fait, on se répète tous les jours,
00:20:35moi, je veux des preuves matérielles.
00:20:36C'est tout ce qui m'intéresse.
00:20:37– Le tribunal a dit qu'il n'y en a pas.
00:20:39– Oui, d'accord, mais bon.
00:20:41Et on termine par l'exécution provisoire
00:20:44et on réécoute Pémen, Galet, Masban,
00:20:49cette fois-ci sur le jugement
00:20:50et pourquoi il y a eu à la fois l'exécution provisoire
00:20:54et puis c'est quelques jours
00:20:55avant que Nicolas Sarkozy soit convoqué.
00:21:00– Le tribunal a minutieusement précisé
00:21:03pourquoi il a prononcé un mandat de dépôt.
00:21:06– Pardon, vous êtes le pédagogue de la...
00:21:08– Dans la pratique judiciaire,
00:21:09cinq ans d'emprisonnement,
00:21:11eh bien, il y a très habituellement
00:21:13un mandat de dépôt.
00:21:14Et le fait d'avoir eu un mandat de dépôt
00:21:16à effet différé, c'est justement
00:21:18avoir tenu compte de la situation professionnelle
00:21:20de M. Sarkozy, dit la décision.
00:21:23– On desserne un mandat de dépôt à l'audience
00:21:26quand il y a un risque de fuite,
00:21:28quand il y a un risque de récidive.
00:21:30Là, il n'y avait ni l'un ni l'autre.
00:21:31Les critères n'étaient pas réunis.
00:21:33En effet, c'est très contestable.
00:21:35C'est probablement ce qui est le plus contestable
00:21:36dans cette affaire.
00:21:37– Richard Millet, le romancier, l'intellectuel
00:21:40que vous êtes.
00:21:42– Si je vous écoute, s'il n'y a pas de preuves,
00:21:46je pose une question très ingénue.
00:21:48Pourquoi cet acharnement ?
00:21:50Sur Sarkozy, pourquoi ?
00:21:53– Je ne sais pas, peut-être parce que...
00:21:55– Non, mais c'est ça qui m'adresse.
00:21:56– Parce qu'il était entré en conflit ouvert.
00:21:59– Il vient, alors, comment dire, Nicolas Sarkozy,
00:22:03en 2007, il est élu président de la République.
00:22:05– Je me souviens.
00:22:06– Et le jour de la cour de cassation,
00:22:09d'une représentation officielle, il est là,
00:22:11et il va un jour chez Michel Luricaire,
00:22:13et il dit, je les ai tous vus,
00:22:15tous ces juges devant moi,
00:22:17et je me suis dit, c'est la représentation
00:22:19des élites françaises, tous pareils,
00:22:22tous formatés pareils, etc.
00:22:23– Ah, c'est des petits pois.
00:22:24– Bon, dans ces cas-là, effectivement,
00:22:26vous créez une hostilité avec le monde judiciaire.
00:22:30Première chose.
00:22:31Deuxième chose, vous avez des juges,
00:22:33parce que moi, je pense que ça va bien
00:22:35au-delà de Nicolas Sarkozy.
00:22:36C'est-à-dire que vous avez des juges,
00:22:38aujourd'hui, qui disent, le pouvoir, c'est nous.
00:22:42C'est ça.
00:22:42– Voilà.
00:22:43– Donc ça dépasse bien Nicolas Sarkozy.
00:22:45C'est-à-dire qu'il y a un désir de morale,
00:22:47et c'est pour ça que tous les hommes politiques
00:22:48devraient monter au créneau.
00:22:49Parce qu'on ne vote pas pour des juges.
00:22:51– Exactement.
00:22:51– On vote pour des hommes politiques
00:22:52qui appliquent une politique pénale.
00:22:57Et donc, cette dimension-là,
00:22:58vous savez, quand les islamistes
00:23:00veulent couper la tête de quelqu'un,
00:23:02au-delà du fait qu'ils coupent la tête d'une personne,
00:23:03c'est surtout le message qu'ils envoient à tout le monde.
00:23:05– Bien sûr.
00:23:06– Et ça, ça me paraît très, très important.
00:23:07– Exactement.
00:23:08– Et ce message-là, alors, c'est une interprétation.
00:23:11La justice dit, maintenant, c'est nous.
00:23:14Mais c'est normal, c'est humain, d'ailleurs.
00:23:17C'est-à-dire que chacun veut plus de pouvoir.
00:23:19Je crois que c'est François Métérot qui disait,
00:23:20chacun va toujours au bout de son pouvoir.
00:23:22Les juges, ils disent, on veut un plus de pouvoir.
00:23:25Moi, je ne leur reproche même pas ça.
00:23:27Je reproche aux politiques de ne pas faire son job.
00:23:29– D'accord.
00:23:29Mais il me semble avoir lu que la présidente du tribunal
00:23:32avait manifesté à l'époque contre Nicolas Sarkozy
00:23:35à propos d'une affaire qui avait fait grand bruit,
00:23:37l'affaire Laetitia.
00:23:39Nicolas Sarkozy avait eu des remarques
00:23:41sur la non-exécution ou sur la récidive,
00:23:43la libération de ce criminel.
00:23:45Et donc là, c'est une autre partie du problème
00:23:48que M. Dupond-Moretti a souligné en disant,
00:23:52mais non, mais non, il y a 58% des peines qui sont exécutées.
00:23:56Mais quelles sont les autres qui ne sont pas exécutées ?
00:23:59– Mais vous avez raison, c'est-à-dire que Nicolas Sarkozy
00:24:01avait demandé ce qu'on peut tous demander,
00:24:03est-ce que les juges peuvent être responsables ?
00:24:04– Le juge Burgaud est toujours dans la justice française.
00:24:07– Ça, on ne lui a pas pardonné à Nicolas Sarkozy.
00:24:08– Il est toujours membre de la justice française, le juge Burgaud.
00:24:12Donc qu'est-ce qu'il faut pour être sanctionné ?
00:24:14– Donc on a le droit de...
00:24:16– Il y avait aussi le son idée de...
00:24:17– Allez, il est 9h23.
00:24:19– On est en retard, déjà.
00:24:21C'est lundi, la pause, à tout de suite.
00:24:26Il est 9h30 et notre discussion, je l'espère, est passionnante.
00:24:30Sommayal Abidi nous rappelle les titres Bonjour Sommayal.
00:24:34– Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:24:38On l'a appris ce matin, mort de l'adolescent de 14 ans
00:24:40qui a agressé au couteau une enseignante
00:24:42dans un collège de Benfeld, dans le bar un mercredi.
00:24:46Il s'était porté plusieurs coups à l'arme blanche
00:24:48lors de son interpellation.
00:24:51Sans surprise, Michel Barnier a remporté le second tour
00:24:53d'une législative partielle dans la deuxième circonscription de Paris
00:24:57avec plus de 62% des voix.
00:24:59L'ancien Premier ministre va donc retrouver les bancs de l'Assemblée
00:25:02au sein du groupe Les Républicains.
00:25:05Et puis autre victoire, celle du parti Action et Vérité
00:25:07qui remporte dès le premier tour les législatives en Moldavie
00:25:11avec un peu plus de 50% des voix.
00:25:13Un scrutin marqué par des accusations d'ingérence russe
00:25:16alors que le pays est divisé entre une obédience à Moscou
00:25:19et un rapprochement avec l'Union Européenne.
00:25:22– J'ai écouté Éric Dupond-Moretti quand on m'a rapporté ses paroles
00:25:28et je les ai réécoutés en différé.
00:25:30Il n'est pas tendre avec vous, M. Fenech.
00:25:34On l'écoutera peut-être tout à l'heure, mais il devrait venir un matin.
00:25:36– Ce n'est pas que ce soit utile.
00:25:37– Il fait tous les médias.
00:25:39– Il fait tous les médias.
00:25:40– Il ne viendra pas.
00:25:41– Pourquoi il ne viendra pas ?
00:25:42– Posez-vous la question parce que je pense qu'il veut éviter
00:25:45un certain nombre de questions.
00:25:47– On ne lui pose pas ailleurs.
00:25:48– Oui, mais qu'est-ce qu'il a dit sur vous ?
00:25:51– Je ne sais pas.
00:25:52– Mais qu'est-ce qu'il ferait sans CNews ?
00:25:53Mais qu'est-ce qu'il ferait sans CNews Dupond-Moretti ?
00:25:56– L'essentiel de son temps de parole est pour ça.
00:25:59– Les attaques ad hominem, ça me passe au-dessus de la tête.
00:26:04– Ça fait deux fois en plus qu'il dit la même chose.
00:26:06Il dit que j'ai demandé une prison à vie pour des OQTF.
00:26:10Alors, qu'il trouve la bande, je veux dire.
00:26:13– Ah, ça c'est vous, ça.
00:26:14– Oui, mais enfin, je n'ai jamais dit ça.
00:26:16– Ah, vous n'avez jamais dit ça.
00:26:17– Jamais de ma vie, je n'ai dit ça.
00:26:19– Jamais de ma vie, je n'ai dit ça.
00:26:21En revanche, je voudrais qu'on écoute Alain Finkielkraut.
00:26:23– Alain Finkielkraut, il parle de persécution judiciaire
00:26:26contre Nicolas Sarkozy.
00:26:28Bon, il a le droit de s'exprimer, ce n'est pas n'importe qui.
00:26:30C'est un philosophe, c'est quelqu'un qui est dans le paysage médiatique.
00:26:33Ça vous voit compte, il est académicien français.
00:26:36Ce n'est pas n'importe qui, convenons-en.
00:26:39Donc, son analyse peut nous intéresser.
00:26:40Alain Finkielkraut, il était chez Frédéric Aziza pour Radio-G.
00:26:45Et c'est vrai que Frédéric Aziza a une façon d'interroger les uns et les autres
00:26:49qui est toujours surprenante.
00:26:50– Merci.
00:26:53– Toute l'accusation, tout est parti du document de Mediapart.
00:26:58La persécution du judiciaire a commencé là.
00:27:00Donc, si quelqu'un devait être condamné,
00:27:06ce sont les journalistes de Mediapart.
00:27:09– Edwip Lennel ?
00:27:10– Je n'en sais rien, j'en fiche.
00:27:14Mediapart joue un rôle extrêmement nocif, toxique aujourd'hui dans la presse française.
00:27:21– Oui ? Ah bon ?
00:27:21– Aucune objectivité.
00:27:22– Pourquoi vous dites ça ?
00:27:23– Aucune objectivité, un agenda purement politique,
00:27:28un acharnement contre les personnalités politiques jugées à droite.
00:27:33C'est-à-dire, toutes les règles déontologiques du journalisme sont pavouées par certains organes de presse.
00:27:42Mediapart, c'est la version contemporaine de l'ami du peuple de Marat.
00:27:46Le Pen, c'est le grand succès… Le Pen, pardon, Edwip Lennel, en effet, c'est l'héritier…
00:27:52– Un lapsus révélateur.
00:27:53– Edwip Lennel, c'est l'héritier de Marat.
00:27:57On en est là, c'est l'ami du peuple, les dénonciations de l'ami du peuple,
00:28:02c'est le robespierrisme toujours très présent dans la tradition française.
00:28:10Et toute la classe politique aurait dû unanimement se révolter contre cette décision.
00:28:16Ce n'est pas parce que Sarkozy est un homme de droite qu'il faut se dire que sa place est en prison.
00:28:23– Est-ce que ça veut dire que Mediapart est au journalisme,
00:28:26que la musique militaire est à la musique ?
00:28:29– Je ne dirais pas la musique militaire, je ne dirais pas forcément.
00:28:32C'est-à-dire que Mediapart, c'est encore une fois, ce n'est pas un organe d'information,
00:28:39c'est une officine de propagande, d'une cruauté et d'une violence inouïe.
00:28:47– Et qui travaille effectivement parfois main dans la main, disons-le, avec les…
00:28:52– Alors, c'est ça le problème.
00:28:52– Juste un correctif sur Mediapart, en fait leur efficacité vient du fait que,
00:28:57comme Wyshimsky, le procureur des procès de Staline,
00:28:59il montait de véritables dossiers.
00:29:01Ces gens vont toujours chercher des dizaines de témoignages,
00:29:05de gens qui disent il m'a fait ci, il m'a fait ça.
00:29:07– Donc j'imagine qu'ils vous ont cherché des choses sur vous, sur Georges, sur moi ?
00:29:11– À mon avis, sur vous, j'ai déjà…
00:29:15Pas moi, parce que moi, ils ne vont pas m'appeler pour leur demander des infos,
00:29:18mais je sais qu'ils ont déjà cherché sur vous.
00:29:20– Alors ça veut dire qu'ils n'ont rien trouvé ?
00:29:21– Alors là, on ne peut rien trouver sur vous, Pascal, là, il faut faire quelque chose,
00:29:25parce que ça ne va pas.
00:29:27Vous ne pouvez pas ne rien avoir à cacher.
00:29:29– Je pense qu'il n'a rien à cacher, moi.
00:29:32Parce qu'il a tellement peur de se faire prendre.
00:29:34– Enfin, vous êtes gonflé de dire ça, j'ai pas peur de faire prendre.
00:29:39– Vous avez peur de la justice, dites-le.
00:29:40– Non, mais c'est intéressant d'avoir ce sentiment qu'aujourd'hui, on a peur de sa justice.
00:29:46– Mais je pense que tous ceux qui nous écoutent se disent,
00:29:50le mieux, mais ce n'est pas nouveau, Olivier Guichard l'a dit il y a 40 ans,
00:29:53le mieux dans la vie, c'est de ne jamais avoir affaire à la justice.
00:29:57Mais par définition, dans n'importe quel pays du monde,
00:30:00parce qu'il y a une part de subjectivité, elle peut se tromper,
00:30:03il peut y avoir un acharnement, pourquoi pas ?
00:30:06Les hommes sont les hommes.
00:30:08Donc effectivement, ça peut mieux vaut ne pas avoir affaire à ça.
00:30:13Ce n'est pas une peur non plus dans la justice de mon pays.
00:30:17– Mais oui, mais tout ça, ce sont des phrases, bien évidemment.
00:30:21Alors Alain Finkielkraut, deuxième passage,
00:30:23rien n'arrête le pouvoir judiciaire.
00:30:25– Rien aujourd'hui n'arrête le pouvoir judiciaire.
00:30:31– Le pouvoir des juges, on va en reparler.
00:30:33– Le pouvoir judiciaire qui fait ce qu'il veut,
00:30:37qui persécute Nicolas Sarkozy depuis des décennies
00:30:42à cause de ses propos très critiques à l'égard de la magistrature.
00:30:49Alors des gens nous disent, la justice a manifesté son indépendance.
00:30:57Si les juges avaient été vraiment indépendants,
00:31:04ils auraient eu le courage de précisément se démarquer
00:31:08de tous leurs prédécesseurs dans cette affaire.
00:31:11mais ils ont fait preuve de corporatisme
00:31:15et d'un conformisme absolument affligeant.
00:31:20– Alain Finkielkraut a également dit qu'entre Marine Le Pen
00:31:26et Jean-Luc Mélenchon, il voterait Marine Le Pen.
00:31:28Mais je peux vous dire que cette séquence-là…
00:31:29– Ou Jardin Bardella.
00:31:30– Oui, cette séquence-là, il suffit d'entendre un petit peu
00:31:33la rumeur de la ville.
00:31:35Je pense que Bardella ou Marine Le Pen,
00:31:37ils ont pris cinq points depuis vendredi.
00:31:39Parce qu'il y a beaucoup de gens que je connais
00:31:41et qui m'ont dit, j'aurais jamais voté pour Bardella ou Marine Le Pen,
00:31:46mais maintenant je vais voter pour eux.
00:31:47Comme en plus les LR sont quasiment aux abonnés obsens,
00:31:51j'exagère à peine sur ce sujet.
00:31:53– On a eu encore un élu hier, Barnier.
00:31:55– On a eu un élu député.
00:31:57– On part à Paris 6e.
00:31:58– Sur ce sujet-là, Sarkozy, ils sont un peu en retrait.
00:32:04Ceux qui sont montés le plus, c'est Éric Ciotti,
00:32:07c'est Marine Le Pen, c'est François-Xavier Benhamy,
00:32:10c'est Jardin Larcher.
00:32:11– Il s'en fait pas mal.
00:32:12– Oui, mais les autres, ils ne comprennent pas l'enjeu, je pense.
00:32:16Croyez-moi, le public, il le connaît bien.
00:32:18Il le comprend bien, l'enjeu.
00:32:19Il le comprend bien.
00:32:20Donc c'est ça, comment dire, qui peut être un effet boomerang.
00:32:24C'est que ça peut être contre-productif par rapport à la sensibilité des juges.
00:32:28Mais on verra.
00:32:30– Et vous avez l'exemple même d'un intellectuel indépendant
00:32:33indépendant et libre avec Alain Fécault-Croix.
00:32:36– Oui.
00:32:36– C'est rarissime dans le paysage français.
00:32:40– Je suis d'accord, parce que de dire,
00:32:41je préfère voter Marine Le Pen,
00:32:44j'allais dire Marine Lançon.
00:32:45– Ah bah oui, on préfère tous voter Marine Lançon !
00:32:48– J'allais dire Marine Lançon.
00:32:51Préférez dire à la télévision, en tant qu'académicien français,
00:32:55je préfère voter Marine Le Pen que Jean-Luc Mélenchon.
00:33:00Je trouve qu'effectivement, il y a du courage.
00:33:02– Il dit même qu'il faut un front républicain contre la France insoumise.
00:33:05Et ça, c'est une idée qui commence à faire son arrivée dans le départ.
00:33:08C'est intéressant.
00:33:08Moi, je suis contre les fronts républicains.
00:33:10– Vous voulez qu'on parle du journal du dimanche quand même ?
00:33:11Parce que cette interview, c'est vrai qu'elle est importante.
00:33:15D'ailleurs, Nicolas Sarkozy était présent au Parc des Princes
00:33:18où il a reçu, j'allais dire, un accueil romain.
00:33:23Dès qu'il va quelque part, il fait son footing, les gens l'arrêtent.
00:33:26Il est allé dans un restaurant, les gens se sont levés pour applaudir.
00:33:28Parce qu'effectivement, les uns et les autres ont le sentiment
00:33:33qu'il y a une injustice qui est mise en place.
00:33:37Alors, écoutons ce sujet sur le journal du dimanche hier.
00:33:40Vous l'avez peut-être lu.
00:33:42Nicolas Sarkozy plaide à nouveau son innocence
00:33:45dans une interview au journal du dimanche.
00:33:48– Je ne cesserai le combat que lorsque j'aurai obtenu la vérité,
00:33:52c'est-à-dire la reconnaissance de mon honnêteté.
00:33:53– Si l'ancien président s'attendait à toutes les hypothèses,
00:33:58l'exécution provisoire a été une surprise.
00:34:00– Les magistrats invoquent le risque de troubles à l'ordre public.
00:34:03Sur la base de quels éléments ?
00:34:05Aucun élément ne justifiait l'exécution provisoire.
00:34:08Il y a juste la volonté d'humiliation.
00:34:10Si je dois dormir en prison, je dormirai en prison.
00:34:13Mais je ne reconnaîtrai jamais quelque chose que je n'ai pas fait.
00:34:16– Concernant la possible partialité de la présidente du tribunal,
00:34:19qui avait par le passé appelé à manifester contre Nicolas Sarkozy,
00:34:24ce dernier évoque à nouveau l'état de droit.
00:34:27– Est-ce qu'on aurait dû désigner un autre juge ?
00:34:29Au regard de l'état de droit, cela aurait été préférable sans doute.
00:34:32Mais c'est une habitude.
00:34:34Dans l'affaire dite des écoutes déjà,
00:34:36la présidente de chambre de la cour d'appel
00:34:38avait fait des déclarations politiques contre moi.
00:34:40– Selon lui, l'impartialité de la fonction publique serait à revoir.
00:34:44– Ce que je sais, c'est que l'officier de police judiciaire
00:34:47en charge de l'enquête sous le contrôle du PNF
00:34:49likait les publications de Mediapart sur les réseaux sociaux.
00:34:52J'observe que chacune de mes convocations judiciaires
00:34:54était annoncée par Mediapart
00:34:56avant même que je sois dans le bureau des enquêteurs ou des magistrats.
00:34:59– En aucun cas, Nicolas Sarkozy espère une grâce du président Macron,
00:35:02a-t-il déclaré.
00:35:03Car pour être gracié, il faut accepter sa peine.
00:35:07Lui, qui compte poursuivre son combat
00:35:09pour faire reconnaître son innocence.
00:35:12– Bon, et puis le public retient parfois des...
00:35:15n'ont pas des détails, parce que le détail n'existe pas,
00:35:17mais des gestes qui font sens.
00:35:19Et c'est vrai que la bonnette enlevée,
00:35:22avec le sourire, avec le charme, disons-le,
00:35:27et puis de marcher dessus, voilà,
00:35:30comme la pécale abruni.
00:35:32Mais c'est vrai que je suis assez d'accord avec vous.
00:35:35Hop !
00:35:35Parce que c'est extrêmement intelligent.
00:35:37Je trouve que c'est un geste d'abord très classe,
00:35:39et extrêmement intelligent.
00:35:41Et finalement, qui dit plus parfois un geste que beaucoup de choses.
00:35:48Vous voyez ?
00:35:48Et puis tu ne dis pas un mot, tu enlèves la bonnette.
00:35:52Alors, Carla Bruni, justement,
00:35:55qui a mis en ligne une séquence
00:35:59où Nicolas Sarkozy vient l'écouter.
00:36:02Alors, vous allez entendre la chanson « Let it be ».
00:36:05Donc, évidemment, il y a un message politique.
00:36:07Donc, tout le monde connaît cette chanson.
00:36:09Simplement, peut-être faut-il le traduire.
00:36:11Quand je me trouve dans les moments difficiles,
00:36:13Mère Marie vient à moi,
00:36:14disant des mots sages,
00:36:16« Ainsi soit-il ».
00:36:17Et dans mes heures de ténèbres,
00:36:18elle est debout, droite en face de moi,
00:36:20disant des mots sages,
00:36:21« Ainsi soit-il », « Let it be ».
00:36:23« Ainsi soit-il », « Ainsi soit-il », « Ainsi soit-il ».
00:36:25Chuchote des paroles de sagesse,
00:36:28« Ainsi soit-il ».
00:36:28Et quand les gens, le cœur brisé, vivant dans le monde,
00:36:32seront d'accord,
00:36:32il y aura une réponse « Ainsi soit-il ».
00:36:35C'est la traduction de « Let it be ».
00:36:36Je vous propose d'écouter par Carla Bruni,
00:36:39qui le chante beaucoup mieux.
00:36:43Je peux te jouer une chanson, mon amour ?
00:36:45Avec plaisir.
00:36:46Sous-titrage Société Radio-Canada
00:36:53Et on me fait remarquer à juste titre
00:37:20que j'ai oublié de citer Éric Zemmour
00:37:22dans les personnalités qui sont montées au créneau
00:37:24pour le président Sarkozy.
00:37:27Donc effectivement, c'est plutôt Marine Le Pen,
00:37:29plutôt Éric Ciotti,
00:37:30plutôt Éric Zemmour que Laurent Wauquiez,
00:37:32si on peut le dire comme ça.
00:37:34Éric Zemmour, depuis longtemps,
00:37:36il s'en prend au pouvoir des juges,
00:37:38au coup d'État judiciaire.
00:37:4097, il avait déjà écrit un livre.
00:37:4297.
00:37:42Un livre prémonique.
00:37:43Et puis alors, Karine Lemarchand m'a étonnée d'ailleurs,
00:37:48ça fait partie d'une personnalité
00:37:50qui a voulu dire des choses,
00:37:52donc écoutons-la.
00:37:54Vous savez aussi que je prends très peu la parole
00:37:56pour la politique
00:37:58parce que je présente une ambition intime
00:38:01et que j'essaie de rester neutre,
00:38:03mais en tant que française,
00:38:06que citoyenne,
00:38:07je ne comprends pas ce qui se passe
00:38:09avec Nicolas Sarkozy,
00:38:1070 ans,
00:38:12ancien président de la République,
00:38:14on vient de dire
00:38:15qu'il n'avait pas eu d'enrichissement personnel.
00:38:18On vient de démontrer
00:38:19que l'article de départ de Mediapart était faux,
00:38:23que l'enquête est partie donc d'un faux.
00:38:26Et on le condamne à 5 ans
00:38:27alors qu'on a des jeunes qui tabassent
00:38:30un policier qui sont relâchés,
00:38:33que des mecs sous OQTF condamnés
00:38:36jusqu'à 11 fois qui agressent des femmes
00:38:39sont relâchés.
00:38:40Je ne comprends pas.
00:38:41Je ne comprends pas cette justice.
00:38:44Je suis extrêmement choquée.
00:38:46C'est une personnalité,
00:38:48j'ai envie de dire comme une autre,
00:38:49qui exprime un sentiment
00:38:51que beaucoup de Français peuvent exprimer.
00:38:53C'est courageux quand même.
00:38:54Je n'entends pas énormément de voix médiatiques.
00:38:56J'entends du tout de voix médiatiques ce week-end.
00:38:58Si vous voulez, par exemple,
00:38:59Marina Feuys, pour citer qu'elle,
00:39:01qui n'est pas dans la même tonalité.
00:39:02Je trouve que c'est quand même courageux
00:39:03de la part de Karine Lemarchand.
00:39:05Et d'ailleurs, elle fait référence,
00:39:06Karine Lemarchand,
00:39:06à l'affaire de Claire Géronimie,
00:39:08qui a été reconnu coupable
00:39:12et sanctionné la semaine dernière.
00:39:13Et donc, c'est tout encourageux de sa part
00:39:14de parler de cette affaire
00:39:16qui était passée sous les radars médiatiques.
00:39:17Qui n'a pas été soutenue d'ailleurs
00:39:19par quelle association ?
00:39:20Par la Fondation des Femmes,
00:39:22par Mme Anne-Cécile Meilfer.
00:39:24Et qui est Anne-Cécile Meilfer ?
00:39:25Elle est chroniqueuse également
00:39:26sur le service public à la radio.
00:39:28Et je crois qu'elle partage l'avis
00:39:29d'un dirigeant du service public
00:39:30de l'audiovisuel.
00:39:32Et alors, elle a finalement apporté son soutien
00:39:34dans une vidéo,
00:39:34mais une vidéo dans laquelle
00:39:35elle passe l'essentiel du temps
00:39:37à ricaner et à dire
00:39:38c'est de la récupération
00:39:39d'extrême droite.
00:39:40Ah, tiens, je vous propose
00:39:41de demander à Marine
00:39:42parce que je n'ai pas vu cette vidéo.
00:39:44Si on peut récupérer cette vidéo
00:39:45puisque c'est quand même intéressant
00:39:47de dire que
00:39:48ce n'est pas de la récupération
00:39:49d'extrême droite
00:39:50de parler de ce sujet.
00:39:52Mais puisqu'on parle de l'extrême droite,
00:39:53Éric Dupond-Morédi,
00:39:54que ferait Éric Dupond-Morédi
00:39:57sans nous ?
00:39:58Parlons de nous un peu.
00:40:00Vous avez la minute Corse,
00:40:01maintenant vous avez la minute Dupond-Morédi.
00:40:02Alors, ce qui est drôle,
00:40:03c'est qu'il répète
00:40:04mot pour mot
00:40:05M. Dupond-Morédi.
00:40:07C'est le côté théâtre,
00:40:09maintenant qu'il est au théâtre.
00:40:10Il a dû l'apprendre par cœur.
00:40:11Il répète mot pour mot
00:40:13de plateau en plateau
00:40:14la même chose,
00:40:15mais qu'il vient de nous le dire ici.
00:40:16Non, mais surtout...
00:40:17Éric Dupond-Morédi,
00:40:18un peu de courage quand même.
00:40:20La vie est monomaniaque.
00:40:22Mais moi, je pensais
00:40:23que vous étiez un bretteur.
00:40:25Je pensais qu'il y avait
00:40:25un côté Cyrano de Bergerac.
00:40:27Et finalement,
00:40:28vous êtes planchet.
00:40:30Je veux dire,
00:40:31mais non,
00:40:31mais écoute, c'est vrai.
00:40:33C'est le planchet,
00:40:34c'est le...
00:40:35Oui, oui, oui.
00:40:35Je le sais.
00:40:36Non, mais franchement,
00:40:37c'est le...
00:40:37Le d'Artagnan.
00:40:38C'est le domestique, oui.
00:40:39Moi, je suis triste.
00:40:39Venez sur ce plateau.
00:40:41Mais non,
00:40:41ne les vins pas avec le diable.
00:40:43Mais venez !
00:40:44Avec une longue cuillère.
00:40:45Ils viennent avec une longue cuillère.
00:40:46Une longue cuillère.
00:40:47On vous présentera des gens.
00:40:50Georges Schvenec,
00:40:51que vous connaissez.
00:40:51Je pense que sa vie est triste
00:40:52quand même pour penser.
00:40:54Il pense qu'à ça.
00:40:55Il ne commande que ça.
00:40:55Il est un peu monomaniaque.
00:40:57Mais il est...
00:40:57Je n'arrive pas
00:40:58à avoir de l'antipathie pour lui.
00:41:00Non, il n'est pas antipathique en plus.
00:41:01C'est fou, parfois.
00:41:02Je n'arrive pas.
00:41:02Je pense que...
00:41:03Voilà, il est un peu...
00:41:05Comment on disait ?
00:41:06Près du bonnet,
00:41:06c'était quoi l'expression ?
00:41:07La tête près du bonnet.
00:41:08Ça veut dire qu'on est facilement...
00:41:10On se met facilement en colère.
00:41:11Je pense que c'est ça.
00:41:12Richard Millet,
00:41:15qui n'a pas parlé...
00:41:15Dire le fond de roulement de Séniou,
00:41:18c'est 5 ou 6 fachos interchangeables,
00:41:21je n'ai pas envie de discuter,
00:41:22moi, avec ce type.
00:41:23Voilà.
00:41:23Mais parce que...
00:41:25Si, c'est intéressant.
00:41:26Parce qu'il ne le dira pas devant vous.
00:41:27Par exemple, il serait là.
00:41:28Il dirait,
00:41:28mais non, Gérard Carréhoux,
00:41:29vous n'êtes pas facho.
00:41:31En fait,
00:41:32mais non, Georges Schvenec,
00:41:33vous n'êtes pas facho.
00:41:34Mais Richard Millet,
00:41:35il dirait,
00:41:35vous n'êtes pas facho.
00:41:36Mais comptez-moi, je suis...
00:41:37Vous, vous seriez prêts
00:41:39pour aller déjà...
00:41:40C'est très important ce que va dire Richard,
00:41:42parce que dans la même interview,
00:41:43il dit,
00:41:44contester une décision de justice,
00:41:45vous mettez une cible dans le dos des magistrats.
00:41:46En revanche,
00:41:47dire des journalistes de Séniou
00:41:48ce que ce sont des fachos,
00:41:49là, il n'y a aucun problème.
00:41:50Oui.
00:41:50Là, c'est bon.
00:41:51Il n'y a pas de problème.
00:41:52Mais là, effectivement,
00:41:53je pense qu'il a tort, évidemment,
00:41:56mais on va quand même l'écouter,
00:41:58M. Dupont-Moretti,
00:41:59et espérer qu'il vienne sur...
00:42:00C'est en rue des...
00:42:01Je lui donnerai l'adresse,
00:42:03s'il souhaite.
00:42:05Oui, monsieur,
00:42:05je dis que c'est une chaîne d'extrême droite.
00:42:10Une chaîne, si j'ose dire, d'évangélisation.
00:42:12C'est une chaîne d'extrême droite.
00:42:14Oui.
00:42:15Il y a un jour le type
00:42:16qu'on n'arrive pas à expulser
00:42:18qui fait l'objet d'une OQTF.
00:42:21Alors, on va dire pour nos téléspectateurs
00:42:22qu'il y a différents types d'OQTF.
00:42:26Le jeune étudiant qui vient,
00:42:27il arrête ses études.
00:42:28Il avait demandé à venir pour faire des études.
00:42:30Il les arrête peut-être au QTF.
00:42:32Et puis après, il y a des gens dangereux.
00:42:33Il y a tout.
00:42:36Le type qui fait l'objet d'une OQTF
00:42:38qu'on n'arrive pas à expulser,
00:42:39« Prisons à vie », dit Pascal Praud.
00:42:42Mais, monsieur,
00:42:44on s'arrête deux minutes, hein ?
00:42:46Je suis devenu ministre.
00:42:47Dix jours après, j'ai dit
00:42:48« Il y a de l'insécurité ».
00:42:52J'étais assez bien placé pour le savoir.
00:42:53J'étais avocat 36 ans.
00:42:55Mais aussi un sentiment d'insécurité,
00:42:58notamment nourri par les chaînes
00:42:59d'informations continues
00:43:01ou d'opinions continues.
00:43:02Pendant quatre ans, j'ai entendu
00:43:03« Pour Dupond-Moretti,
00:43:04il n'y a que de l'insécurité ».
00:43:05Un sentiment d'insécurité.
00:43:07Je n'ai évidemment jamais dit
00:43:09« Prisons à vie ».
00:43:10Bien sûr que non.
00:43:11Et je l'invite à chercher les bandes.
00:43:13Ce que nous avons dit,
00:43:15c'est qu'un OQTF
00:43:16que son pays ne veut pas reprendre,
00:43:19il reste dans un centre de rétention
00:43:22jusqu'à ce que son pays le reprenne.
00:43:24Ça peut être à vie, alors ?
00:43:25C'est pas la prison, en fait.
00:43:27On peut imaginer qu'à ce moment-là,
00:43:30le rapport de force change.
00:43:31Oui, vous avez raison.
00:43:32On parle des OQTF, délinquants.
00:43:33Délinquants et criminels.
00:43:35Ça va de soi,
00:43:35mais il ne le dit pas.
00:43:37Et simplement, il dit
00:43:38« Marine Le Pen, dites ces news, ma chaîne ».
00:43:39Bon, déjà, il sort ça.
00:43:41Je précise quand même
00:43:41qu'il écrit son livre
00:43:42avec l'ancien patron
00:43:43de la chaîne sur laquelle
00:43:43il s'exprimait hier.
00:43:44Donc, vous voyez, les liens,
00:43:45c'est intéressant.
00:43:46Il a écrit son livre écrit ?
00:43:47Avec Marc-Olivier Fogel.
00:43:48Ah, c'est pas vrai ?
00:43:49Ah oui ?
00:43:50Ah, mais je ne le savais pas, ça.
00:43:51Et c'est pour ça que Marc-Olivier Fogel,
00:43:52l'autre jour, l'a reçu sur RTL ?
00:43:54Ah, peut-être.
00:43:54Mais vous êtes sûr de ça ?
00:43:55Ah oui, le livre est co-écrit
00:43:56avec Marc-Olivier Fogel, bien sûr.
00:43:58Mais il a raison,
00:43:59mais il faut le dire, simplement.
00:44:00Oui, parce qu'il questionne les liens.
00:44:01Mais Marc-Olivier Fogel...
00:44:03Ah oui, ils étaient invités
00:44:03tous les deux dans une émission
00:44:04cette soirée.
00:44:04Oui, mais quand il a interrogé
00:44:06sur RTL...
00:44:08Ah bah, c'est quand même...
00:44:09C'est génial !
00:44:10Ah, c'était Soto qui l'avait interrogé.
00:44:11L'auteur...
00:44:12C'était Soto, me dit Marine.
00:44:13Ah oui, c'était Soto.
00:44:14Oui, c'est normal.
00:44:15En plus, c'est un bon professionnel,
00:44:16Marc-Olivier Fogel.
00:44:17Bien sûr.
00:44:17Donc, il n'y a pas de sujet.
00:44:19Soto également.
00:44:21Un excellent professionnel.
00:44:23Nous allons écouter maintenant
00:44:24ce que disait Éric Dupond-Moretti
00:44:26sur le sentiment d'insécurité,
00:44:29ce qu'il avait dit à Sonia Mabrouk
00:44:32il y a quelques années.
00:44:35On passe d'une question de sensibilité.
00:44:37Chacun utilise les mots
00:44:38qu'il veut utiliser.
00:44:40Quand même, vous ne partagez pas
00:44:41le même diagnostic sur la réalité
00:44:43de notre pays
00:44:43que le ministre de l'Intérieur.
00:44:45Ça nous intéresse.
00:44:45Le ministre de l'Intérieur,
00:44:45c'est le ministre de l'Intérieur.
00:44:47L'ensauvagement, c'est un mot
00:44:49qui développe, me semble-t-il,
00:44:51Madame, le sentiment d'insécurité.
00:44:53Et je vais vous dire quelque chose
00:44:54à ce propos.
00:44:54Le sentiment ?
00:44:55C'est un sentiment ?
00:44:56Madame, je vais vous dire quelque chose.
00:44:58Pire que l'insécurité,
00:44:59il y a le sentiment d'insécurité.
00:45:01Par quoi est-il nourri,
00:45:01le sentiment d'insécurité ?
00:45:03D'abord, par les difficultés économiques
00:45:06que traverse notre pays.
00:45:07Les gens ont peur, bien sûr.
00:45:09Par le Covid, ça fait peur aussi,
00:45:11ça fout la trouille.
00:45:13Par certains médias,
00:45:14je voudrais vous dire quelque chose,
00:45:15Madame, pardonnez-moi,
00:45:15mais autrefois,
00:45:17vous appreniez un crime.
00:45:20Voilà.
00:45:20On poussait tous des cris d'orfraie.
00:45:22Maintenant, sur certaines chaînes
00:45:23d'infos continuent,
00:45:24c'est plus un crime que vous apprenez.
00:45:26C'est 50 crimes.
00:45:27Mais c'est le même, en réalité.
00:45:29Et ça nourrit le sentiment
00:45:30d'insécurité, tout ça.
00:45:31Et puis ensuite,
00:45:31vous avez le discours populiste.
00:45:33La surenchère.
00:45:34Ceux qui en rajoutent en permanence.
00:45:37Chiffres doublés.
00:45:38Les chiffres de domicile volontaire
00:45:39et tentatives d'homicide volontaire.
00:45:41ont doublé depuis qu'ils sont au pouvoir.
00:45:44Mais vous voyez,
00:45:45je rebondis quand même
00:45:45sur Marc-Olivier Frugel.
00:45:47Parce que c'est quand même
00:45:47très intéressant.
00:45:49Parce qu'on a empêché Achilly
00:45:51de faire un bouquin
00:45:53et on l'a viré du service public
00:45:54parce qu'il faisait un bouquin
00:45:55avec Bardella.
00:45:56Il l'envisageait.
00:45:57Et vous avez un des journalistes
00:45:58les plus célèbres de France
00:45:59qui fait un bouquin
00:46:01avec Dupond-Maurici.
00:46:03Il a évidemment le droit.
00:46:05Bien évidemment.
00:46:06Mais ça montre bien
00:46:07la collusion qui existe
00:46:09entre des journalistes,
00:46:12un bloc central,
00:46:13des idées convenues.
00:46:15Et ça.
00:46:15En fait, ce sont les mêmes.
00:46:17Ce sont les mêmes.
00:46:18C'est-à-dire qu'ils ont le droit d'ailleurs.
00:46:20Mais ils partagent.
00:46:21Et dans...
00:46:22Qu'est-ce qui les définit tous ?
00:46:24Qu'est-ce qui les rassemble tous ?
00:46:25Ils ne veulent pas de Marine Le Pen.
00:46:27C'est ça, le fil directeur
00:46:30de ces gens-là.
00:46:30Donc, ils sont prêts à tout.
00:46:33À tout.
00:46:34Artistes, journalistes,
00:46:36hommes politiques,
00:46:37bloc central.
00:46:39Leur point commun, c'est
00:46:40pas de Marine Le Pen,
00:46:41pas de Zemmour,
00:46:43pas de ces idées-là,
00:46:44pas de Bruno Retailleau d'ailleurs
00:46:45s'il vient sur ces idées-là.
00:46:47Ces idées-là, c'est quoi ?
00:46:49C'est simplement d'entendre
00:46:50les Français sur la sécurité
00:46:51et l'immigration.
00:46:52Richard Millet.
00:46:53Intéressant, je trouve,
00:46:54l'affaire Marc-Olivier Fogel.
00:46:55Oui, tout à fait.
00:46:56Mais je pense qu'au-delà
00:46:57de Marine Le Pen,
00:46:58ils ne veulent surtout pas
00:46:59de la réalité.
00:47:00Oui.
00:47:00Ils ne veulent pas parler
00:47:01du réel.
00:47:02Parce que l'OQTF
00:47:04qui a violé
00:47:05Claire, Jéromini et Mathilde,
00:47:08c'est pas de la blague.
00:47:09C'est pas un sentiment
00:47:10d'insécurité.
00:47:11Moi, j'aurais pas parlé
00:47:12de collusion parce que...
00:47:14Pas de passerelle.
00:47:15Non, tout simplement
00:47:16de proximité.
00:47:17De proximité.
00:47:18Tout simplement, ça n'a rien de...
00:47:19De proximité.
00:47:19Voilà, c'est une proximité
00:47:21idéologique.
00:47:22Exactement.
00:47:22Aussi sociologique peut-être
00:47:24un petit peu.
00:47:24Mais complètement, c'est ça.
00:47:25Voilà.
00:47:25Mais qui est par soi,
00:47:28si vous voulez,
00:47:28elle me paraît pas...
00:47:29Et tu vois ça, par exemple,
00:47:31dans des messes parfois
00:47:32d'enterrement
00:47:32ou dans des messes
00:47:33de mariage
00:47:34où tu vois tous
00:47:35les journalistes de Paris,
00:47:37tous les hommes politiques,
00:47:38tout ça,
00:47:38ensemble,
00:47:39certains,
00:47:40et avec toutes ces passerelles.
00:47:42Et le public perçoit ça.
00:47:44Il voit bien qu'au fond,
00:47:45c'est les mêmes,
00:47:45que les uns et les autres
00:47:46se défendent mutuellement.
00:47:49Pourquoi pas ?
00:47:50Parce qu'ils sont d'accord,
00:47:52c'est surtout ça,
00:47:54c'est qu'ils sont d'accord.
00:47:54Ils ont la même vision du monde.
00:47:57Ça a sonné.
00:47:57Mais monsieur...
00:47:58Ça a sonné.
00:48:00Je vais ouvrir.
00:48:01Allez ouvrir.
00:48:03Monsieur Thomas Hill.
00:48:04Thomas Hill,
00:48:04je suis encore passé ce matin
00:48:06à 9h moins 10.
00:48:07Je dis au Téhospital,
00:48:08à 9h moins 10,
00:48:09vous n'êtes pas à votre bureau.
00:48:10Non mais il faut dire,
00:48:11moi je balance.
00:48:12C'est l'ami du peuple.
00:48:13C'est marat.
00:48:13Vous avez raison
00:48:15de faire la petite pointeuse.
00:48:17Je balance.
00:48:18Je vois que vous travaillez
00:48:19avec la direction
00:48:20des ressources humaines
00:48:21désormais.
00:48:22Écoutez,
00:48:23je ne vois jamais.
00:48:25Eh bien figurez-vous
00:48:25que j'étais à l'école
00:48:26de ma fille.
00:48:27J'ai accompagné ma fille
00:48:28à l'école.
00:48:29Vous êtes excusé.
00:48:31Vous avez quel âge à la,
00:48:32votre fille ?
00:48:32Et donc je me débrouille seul.
00:48:34Votre femme vous a quitté,
00:48:36vous dites ?
00:48:36Non, non.
00:48:37Elle va revenir.
00:48:38Elle va revenir.
00:48:38Elle est juste une semaine
00:48:39en vacances.
00:48:40Votre femme est partie
00:48:41une semaine en vacances.
00:48:42Eh oui.
00:48:42Le 25 septembre.
00:48:44Je serais mis
00:48:44m'inquiéterais.
00:48:45On est bien d'accord.
00:48:46C'est un peu tôt.
00:48:47Elle est partie toute seule
00:48:47en vacances.
00:48:48Non, avec des copines.
00:48:50Enfin, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:48:52Mais ça, vous êtes un homme
00:48:52déconstruit mon ami.
00:48:54Je crois que je suis
00:48:54totalement déconstruit.
00:48:55Donc votre femme revient
00:48:57de vacances avec vous
00:48:57et le 25 septembre
00:48:59elle part en vacances
00:49:00avec des copines.
00:49:00Bah oui, elle a besoin
00:49:01de se reposer.
00:49:02Qu'est-ce que vous voulez ?
00:49:03Ah ça, je sais qu'un mois
00:49:04de vacances avec vous,
00:49:05elle a besoin de se reposer
00:49:05sans doute.
00:49:06Mais c'est quand même étonnant.
00:49:07Donc c'est vous qui faites
00:49:08tout à la maison.
00:49:09Exactement.
00:49:10Vous faites les dîners,
00:49:11les déjeuners.
00:49:12Eh oui, je sais,
00:49:13ça vous épate.
00:49:14Bah oui, pour le moment.
00:49:17Bon, vous allez parler de quoi ?
00:49:18On va parler notamment
00:49:19de Goldman ce matin.
00:49:21Héritage Goldman,
00:49:22c'est un grand spectacle
00:49:23autour de l'œuvre
00:49:24de Jean-Jacques.
00:49:25Donc on va beaucoup chanter
00:49:26dans ce studio.
00:49:26Ça c'est bien.
00:49:27Bon bah il est 9h55,
00:49:29on marque une pause,
00:49:29on réécoutera
00:49:30Éric Dupont-Moretti
00:49:32si vous le souhaitez.
00:49:33Marc-Olivier Fogel
00:49:35a dit samedi soir
00:49:36qu'il aimerait aussi
00:49:36écrire un livre
00:49:37avec Marine Le Pen.
00:49:38Ah bah très bien.
00:49:39C'est important de le préciser.
00:49:40Ah bah ça c'est intéressant.
00:49:41On me l'a signalé,
00:49:42Marine Sabourin me l'a signalé.
00:49:44Eh bah non.
00:49:44En plus, vraiment,
00:49:46moi j'ai travaillé avec lui
00:49:48et d'abord c'est un plaisir
00:49:51de travailler avec lui
00:49:52et c'est un très bon pro
00:49:53et c'est sûrement
00:49:54un des meilleurs interviewers
00:49:55qui existe aujourd'hui.
00:49:56C'est un garçon très civil là.
00:49:58Oui, bien sûr.
00:49:59Jurement.
00:50:01Exactement.
00:50:01Donc il n'y a pas de soucis.
00:50:04Nous marquons une pause
00:50:05à 9h55
00:50:06et nous revenons.
00:50:10Restez avec nous
00:50:11parce qu'Omar Youssef Suleiman est là
00:50:13Les complices du mal.
00:50:14C'est le bouquin,
00:50:15le livre
00:50:16qui a voulu faire interdire
00:50:17Jean-Luc Mélenchon
00:50:19et finalement
00:50:19il lui a donné
00:50:20la meilleure publicité
00:50:21comme toujours
00:50:22parce que si tu dis
00:50:22d'interdire un livre
00:50:23ça s'appelle
00:50:24l'effet Streisand je crois.
00:50:25Tout le monde se dit
00:50:26oh là là
00:50:26pourquoi est-ce qu'on veut
00:50:27l'interdire ?
00:50:28Et c'est vrai que ce bouquin
00:50:29est édifiant.
00:50:31Merci d'être avec nous.
00:50:32Merci à vous.
00:50:32Somaïa Labidi
00:50:33nous rappelle les titres.
00:50:34Ce qui est une atteinte
00:50:38à l'état de droit
00:50:39ce sont des menaces
00:50:40contre les juges
00:50:41et non un jugement
00:50:42rendu minutieusement
00:50:43réponse ce matin
00:50:45du président
00:50:45du tribunal judiciaire
00:50:46de Paris
00:50:47aux déclarations
00:50:47ce week-end
00:50:48de Nicolas Sarkozy
00:50:49qui a estimé
00:50:51que toutes les limites
00:50:51de l'état de droit
00:50:52avaient été violées
00:50:53suite à sa condamnation
00:50:54pour association
00:50:55de malfaiteurs
00:50:56dans l'affaire
00:50:57des soupçons
00:50:58de financement
00:50:58libyen
00:50:59durant sa campagne
00:51:00de 2007.
00:51:02Nouveau home jacking
00:51:03cette fois
00:51:03dans le Val-de-Marne
00:51:04dans la nuit
00:51:05de samedi à dimanche
00:51:06une femme a été ligotée
00:51:07et baïonnée
00:51:08par quatre individus
00:51:09à Perreux-sur-Marne
00:51:10qui sont repartis
00:51:11avec des bijoux
00:51:11un quartier
00:51:12qui avait déjà été
00:51:13ciblé en mars dernier.
00:51:15Et puis le bilan
00:51:16s'alourdit
00:51:17aux Etats-Unis
00:51:17un homme a tué
00:51:18quatre personnes
00:51:19en tirant sur
00:51:20les fidèles
00:51:20d'une église mormone
00:51:21située dans la localité
00:51:22de Grand Blanc Township
00:51:24dans le Michigan.
00:51:25Le suspect
00:51:26a été de 40 ans
00:51:27et a été abattu
00:51:28par les forces de l'ordre.
00:51:29Un drame qualifié
00:51:30de nouvelle attaque
00:51:30ciblée contre les chrétiens
00:51:32par Donald Trump.
00:51:33Merci Somaya.
00:51:35On va parler évidemment
00:51:36de votre livre
00:51:36Les complices du mal
00:51:38dans un instant.
00:51:39Je peux faire quand même
00:51:40un petit teasing
00:51:41avant de revenir
00:51:42à Eric Dupont-Moretti.
00:51:45Vous dites
00:51:45j'ai toujours été choqué
00:51:46par la présence
00:51:47des islamistes en France
00:51:48moi qui viens de Syrie
00:51:49un pays où ces derniers
00:51:51manipulent la société
00:51:52la culture
00:51:52et l'être humain
00:51:53je me demande
00:51:53comment est-il possible
00:51:55qu'en France
00:51:55pays de la laïcité
00:51:57les intégristes
00:51:58soient si présents
00:51:59qu'ils profitent
00:52:00de la démocratie
00:52:01pour y infiltrer
00:52:01leur idéologie
00:52:02cela ne détruit pas
00:52:03seulement la citoyenneté française
00:52:05mais aussi les musulmans
00:52:06de France.
00:52:07Vous voyez cette question
00:52:08ça fait 20 ans
00:52:09que je me la pose.
00:52:11La question sur l'intégrisme
00:52:12effectivement
00:52:13Non
00:52:13c'est pourquoi la France ?
00:52:15Pourquoi la France ?
00:52:16Parce que la France
00:52:16est considérée pour
00:52:18l'extrême gauche
00:52:20malheureusement
00:52:20comme le pays du mal
00:52:21c'est-à-dire le pays colonialiste
00:52:23et ils font
00:52:23ils référencient
00:52:25ceci avec l'histoire
00:52:26de la France
00:52:27c'est-à-dire
00:52:27la France pour eux
00:52:29c'est toujours
00:52:29un pays impérialiste
00:52:30d'ailleurs on a grandi
00:52:31dans cette
00:52:32avec cette idée
00:52:35vous voyez
00:52:35quand on était petit
00:52:36et comme quoi
00:52:37que la France
00:52:38d'ailleurs
00:52:39même parler français
00:52:40en Syrie
00:52:40vous imaginez
00:52:41à ce point
00:52:41parler français
00:52:42c'était très mal vu
00:52:43quand on était petit
00:52:44donc la France
00:52:45est vue
00:52:46d'ailleurs
00:52:46surtout
00:52:47ces dernières années
00:52:48suite
00:52:49à la loi
00:52:50contre le séparatisme
00:52:51par Emmanuel Macron
00:52:52la France
00:52:53est représentée
00:52:54par les chaînes islamistes
00:52:55des frères musulmans
00:52:56surtout Al Jazeera
00:52:57au Moyen-Orient
00:52:58comme le premier pays
00:53:01islamophobe
00:53:02dans le monde entier
00:53:03mais non
00:53:03mais c'est pas ça
00:53:04ma question
00:53:04c'est moi
00:53:05pourquoi nous
00:53:05on accepte ça
00:53:06qu'est-ce qui fait
00:53:08que dans notre ADN
00:53:09on veuille expier
00:53:11à ce point
00:53:12d'accepter cela
00:53:14au nom d'une tolérance
00:53:15au nom de ça
00:53:15c'est ça moi
00:53:16qui m'intéresse le plus
00:53:17alors je pense
00:53:19regardez par exemple
00:53:20les frères musulmans
00:53:21aujourd'hui
00:53:21ils sont considérés
00:53:22comme une organisation
00:53:23comme
00:53:25enfin terroriste
00:53:26interdit
00:53:28en Arabie Saoudite
00:53:29en Émirat
00:53:30en Égypte
00:53:31et dernièrement
00:53:31en Jordanie
00:53:32le mois d'avril dernier
00:53:33moi je pose cette question
00:53:35au ministère de l'Intérieur
00:53:36qu'est-ce qu'on attend
00:53:37pour les considérer
00:53:38comme un organisme
00:53:39mais vous répondez pas
00:53:39à la question
00:53:40il y a quelque chose
00:53:41moi je n'ai pas de réponse
00:53:42en fait
00:53:42si il y a une forme
00:53:43de culpabilité
00:53:44je pense
00:53:44qui a été mise en place
00:53:45depuis des années
00:53:46par des intellectuels
00:53:47des artistes
00:53:48des journalistes
00:53:48que sais-je
00:53:49une pensée dominante
00:53:50où effectivement
00:53:51on serait coupable de tout
00:53:52mais on en parlera
00:53:53tout à l'heure
00:53:53on termine avec
00:53:54Eric Dupond-Moretti
00:53:55qui a parlé du mot
00:53:56pourquoi vous souriez
00:53:57c'est un feuilleton
00:53:59Eric Dupond-Moretti
00:54:00qui a parlé du mot
00:54:02barbare
00:54:03si on appelle
00:54:08un gamin
00:54:09qui va voler
00:54:10après la victoire
00:54:12du Paris Saint-Germain
00:54:12un maillot de foot
00:54:13dans un footlocker
00:54:14si on l'appelle
00:54:15un barbare
00:54:16comment on appelle
00:54:19un barbare
00:54:19c'est quoi
00:54:21cette surenchère
00:54:22des mots
00:54:22est-ce qu'elle est utile
00:54:23et est-ce qu'elle
00:54:25apaise notre pays
00:54:26et la surenchère
00:54:28des mots
00:54:28quand vous traitez
00:54:29les autres d'extrême droite
00:54:30monsieur Dupond-Moretti
00:54:31c'est vraiment
00:54:31de fachos
00:54:34elle est où
00:54:35la surenchère des mots
00:54:36donc vous n'avez pas honte
00:54:38vous n'avez pas honte
00:54:40de traiter les uns
00:54:41et les autres de fachos
00:54:41vous traitez
00:54:42Gérard Carréau de fachos
00:54:43et vous venez après
00:54:44donner des leçons
00:54:44alors voilà
00:54:47ce qui est plus vexant
00:54:48de fachos
00:54:48c'est interchangeable
00:54:49le mot barbare
00:54:50le mot barbare
00:54:51il a été employé
00:54:52en disant
00:54:53les barbares
00:54:54c'est les gens
00:54:54qui ne respectent pas
00:54:54la civilisation
00:54:55c'est un mot
00:54:56qui a été dit
00:54:57par Bruno Retailleau
00:54:58au lendemain du 31 mai
00:54:59au lendemain des exactions
00:55:01des voyous
00:55:01qui étaient dans la rue
00:55:02il n'y a rien de très choquant
00:55:03il a dit
00:55:04voilà c'est des pratiques
00:55:05de barbares
00:55:05n'importe qui pourrait dire ça
00:55:07le mot fachos
00:55:08c'est autre chose
00:55:09vous avez vu
00:55:09comment il présente l'effet
00:55:10des gamins
00:55:10qui vont voler un t-shirt
00:55:11dans un footlocker
00:55:12c'est comme ça
00:55:13qu'il qualifie
00:55:14les émeutes
00:55:14qui ont suivi
00:55:15la victoire du Paris Saint-Germain
00:55:16franchement
00:55:17on est dans
00:55:17l'euphémisation
00:55:18la plus totale
00:55:19d'un ancien garde des Sceaux
00:55:20quand même
00:55:20et vous il vous a accusé
00:55:22en fait d'être
00:55:23mais moi je vous le dis
00:55:24vous auriez été à la tête
00:55:27d'un syndicat
00:55:27d'extrême droite
00:55:28oui je sais ça
00:55:29c'est quoi le syndicat
00:55:30que vous avez présidé ?
00:55:32on a créé
00:55:33dans les années 80
00:55:34lorsque Badinter
00:55:35est arrivé
00:55:36place Vendôme
00:55:37et que le syndicat
00:55:38de l'administration
00:55:38a pris le pouvoir
00:55:39partout
00:55:40on a senti le besoin
00:55:41de créer un contre-pouvoir
00:55:43syndical
00:55:43mais comme on était
00:55:44contre le syndicalisme
00:55:45on s'est appelé
00:55:46association professionnelle
00:55:48des magistrats
00:55:49et qui était un syndicat
00:55:50en réalité
00:55:50pour contrer
00:55:51le syndicat d'administration
00:55:53et essayer de lutter
00:55:53contre cette politisation
00:55:54et cette idéologie
00:55:55donc j'en ai été le président
00:55:57pendant un certain nombre
00:55:57d'années
00:55:58et j'ai été traité
00:56:00effectivement
00:56:00de droite extrême
00:56:01par le monde
00:56:02libération
00:56:03la gauche évidemment
00:56:05puisqu'on nous situait
00:56:06sur un échiquier
00:56:07à droite de l'USM
00:56:09donc on était forcément
00:56:09d'extrême droite
00:56:10alors franchement
00:56:11je peux vous refaire
00:56:12beaucoup de reproches
00:56:13mais vous n'êtes pas
00:56:14un homme d'extrême droite
00:56:14je pense que tout
00:56:16régulièrement d'ailleurs
00:56:18quand on parle
00:56:18de l'union des droites
00:56:19c'est absolument opposé
00:56:20à l'idée
00:56:21d'union des droites
00:56:21pour vous Marine Le Pen
00:56:23c'est le diable
00:56:23quasiment
00:56:24mais si c'est votre position
00:56:26c'est votre position
00:56:28pour moi l'extrême droite
00:56:29c'est autre chose
00:56:30c'est dans l'histoire
00:56:31alors à ce moment là
00:56:32pourquoi vous vous fichez de moi
00:56:34quoi
00:56:34mais c'est la gauche
00:56:35qui me traitait comme ça
00:56:36oui mais pourquoi
00:56:36vous ne voulez pas
00:56:37l'union des droites
00:56:37vous m'expliquez
00:56:38que vous n'avez pas
00:56:39les mêmes valeurs
00:56:39etc
00:56:40maintenant vous venez
00:56:42de me dire le contraire
00:56:43vous avez posé la question
00:56:44à Marine Le Pen
00:56:44si elle veut l'union des droites
00:56:46je la pose à vous
00:56:49on verra quand Marine Le Pen
00:56:50je lui poserai
00:56:51parce que je rappelle
00:56:51à chaque fois
00:56:52que Nicolas Sarkozy
00:56:53l'avait fait
00:56:53ce qu'il avait réduit
00:56:55à 5%
00:56:55vous biaisez
00:56:56et vous biaisez
00:56:57Nicolas Sarkozy
00:56:58il ne l'a pas fait
00:56:58et on va pas vouloir
00:57:00l'union des droites
00:57:00pour d'autres raisons
00:57:01que morale
00:57:02voilà
00:57:02en tout cas
00:57:04vous n'êtes pas
00:57:04d'extrême droite
00:57:05donc il vous traite
00:57:06encore d'extrême droite
00:57:06en fait pour
00:57:07pour monsieur du
00:57:08pour le moment
00:57:09tout le monde
00:57:09est d'extrême droite
00:57:10ce syndicat
00:57:11l'était
00:57:11c'est news
00:57:12l'était
00:57:12alors Marina Foyz
00:57:15Marina Foyz
00:57:16ça ça a fait parler
00:57:17Marina Foyz
00:57:18qu'a-t-elle dit
00:57:20c'était sur RTL
00:57:21je vous propose
00:57:22de l'écouter
00:57:23c'est une actrice
00:57:24Marina Foyz
00:57:24je ne suis pas sûr
00:57:24que tout le monde
00:57:25connaisse Marina Foyz
00:57:26c'est une notoriété
00:57:27bon elle a une notoriété
00:57:28écoutons ce qu'elle a dit
00:57:30sur le monde sociétal
00:57:33d'aujourd'hui
00:57:33tel qu'elle l'entend
00:57:35moi je viens
00:57:36d'une famille d'exilés
00:57:37en fait
00:57:37il n'y a pas ma mère
00:57:38elle est la première
00:57:39à avoir la nationalité française
00:57:41l'exil c'est une identité
00:57:43très forte
00:57:43moi il y a une chose
00:57:45que je ne comprends pas
00:57:46c'est qu'on est à une époque
00:57:47où on parle beaucoup
00:57:47de bienveillance
00:57:49et d'empathie
00:57:49qui sont des mots
00:57:50qui reviennent tout le temps
00:57:51je ne comprends pas
00:57:52le problème empathique
00:57:55vis-à-vis du sort
00:57:55des migrants
00:57:56surtout dans un pays
00:57:57comme la France
00:57:57où les français
00:57:58sont tous très attachés
00:58:00à leur culture
00:58:01à leur terre
00:58:02à leur région
00:58:03donc comment se fait-il
00:58:04que ce soit si compliqué
00:58:05de se projeter
00:58:06dans ces histoires
00:58:07de gens
00:58:07qui se déracinent
00:58:09qui peu importe
00:58:10les raisons économiques
00:58:11politiques
00:58:11familiales
00:58:12on est dans des questions
00:58:13de survie
00:58:13ils abandonnent
00:58:14leur famille
00:58:15leur terre
00:58:16leur culture
00:58:16c'est un déchirement
00:58:17sans doute
00:58:20parce qu'ils n'ont pas le choix
00:58:21pourquoi eux
00:58:22ils n'auraient pas
00:58:22le droit d'avoir
00:58:23des perspectives
00:58:24que nous on s'accorde
00:58:25c'est quoi
00:58:25comment fonctionne
00:58:27le principe de hiérarchisation
00:58:28de l'être humain
00:58:29qui fait que
00:58:29toi tu as le droit
00:58:31à une vie décente
00:58:32et pas toi
00:58:33le problème
00:58:35il est politique
00:58:36c'est pour ça
00:58:37que je demande des chiffres
00:58:38parce que je pense
00:58:38que évidemment
00:58:39on sait que
00:58:40ça marche avec la peur
00:58:41et que pour répandre la peur
00:58:42il faut parler
00:58:42de submersion migratoire
00:58:44qui n'est pas vrai
00:58:44c'est ce que disait
00:58:46et à titre
00:58:49plus individuel
00:58:50et plus humain
00:58:51je ne comprends pas
00:58:52qu'on n'arrive pas
00:58:53à se projeter
00:58:54dans ces destins tragiques
00:58:55et que juste
00:58:56tout simplement
00:58:56on n'ait pas
00:58:59envie
00:59:00qu'on n'ait pas
00:59:02le besoin impérieux
00:59:03de décence
00:59:04pour tous
00:59:05et d'égalité
00:59:06c'est de l'indifférence
00:59:07ou c'est de la peur
00:59:08on peut aussi comprendre
00:59:09que certaines personnes
00:59:10aient peur de l'autre
00:59:10ça c'est un sentiment
00:59:12non moi je ne comprends pas
00:59:12la peur
00:59:12moi je ne comprends pas
00:59:14la peur de l'autre
00:59:15à moins d'être
00:59:15très très fragile
00:59:16sur qui on est
00:59:17sur notre identité
00:59:18sur ce qu'on a
00:59:19je n'ai pas peur
00:59:21de la différence
00:59:22et je n'ai pas peur
00:59:23de l'autre
00:59:23et je refuse
00:59:24ce discours-là
00:59:27non je ne suis pas d'accord
00:59:30c'est clair
00:59:30il fallait le dire
00:59:31la culture française
00:59:32la France est un pays
00:59:33moi j'entends la colère
00:59:35je n'ai pas voulu
00:59:36intervenir tout à l'heure
00:59:37je comprends
00:59:38le sentiment d'injustice
00:59:39des français
00:59:39je ne vais pas moi
00:59:40dans ma situation
00:59:40de privilégier
00:59:41dire aux gens
00:59:42tout va bien
00:59:42mais c'est un pays
00:59:43qui fonctionne
00:59:43à plein d'endroits
00:59:44j'ai perdu le fil
00:59:47de ma pensée
00:59:48mais la France
00:59:50est un pays qui tient
00:59:51le français n'est pas menacé
00:59:53parce qu'il y a quelqu'un
00:59:54qui arrive
00:59:54qui a faim
00:59:55qui a froid
00:59:55et qui a besoin
00:59:56d'un travail
00:59:57par ailleurs
00:59:57je crois qu'on manque
00:59:58de main d'oeuvre
00:59:59et quand
01:00:01l'intégration
01:00:03l'intégration culturelle
01:00:05moi je m'en fous
01:00:05je m'en fous
01:00:05que les gens pratiquent
01:00:06leur religion
01:00:07ils ne mangent pas
01:00:07la même chose que moi
01:00:08mais l'intégration
01:00:09le fait de travailler
01:00:11pour le pays
01:00:11et tout ça
01:00:12c'est localement
01:00:14quand on s'intéresse
01:00:15à comment ça marche
01:00:15localement
01:00:16ça marche
01:00:16une famille syrienne
01:00:18qui s'installe
01:00:18dans un village
01:00:19elle fait marcher l'école
01:00:20elle fait réouvrir
01:00:21la boulangerie
01:00:22etc
01:00:22ça c'est une réalité
01:00:23dont on ne parle jamais
01:00:25c'est possible en fait
01:00:26idéologiquement
01:00:28on nous raconte
01:00:28que c'est pas possible
01:00:29mais c'est une connerie
01:00:30c'est une erreur
01:00:31c'est une faute morale
01:00:32je ne suis pas d'accord
01:00:33Gérard Carreau
01:00:34écoutez
01:00:37j'écoute
01:00:38cette chanson
01:00:39que chantait
01:00:40cette actrice
01:00:41qui est un discours
01:00:42chrétien
01:00:43oui
01:00:44non mais d'accord
01:00:44écoutez
01:00:45c'est le discours
01:00:46d'Hollywood
01:00:47sur les migrants
01:00:48c'est le discours
01:00:49de tous les films
01:00:51j'en vois
01:00:5213 à la douzaine
01:00:53moi je regarde
01:00:53beaucoup le cinéma
01:00:54les chaînes
01:00:55de cinéma américain
01:00:57et c'est le thème
01:00:58absolument
01:00:59c'est le migrant
01:01:00qui débarque
01:01:00c'est la mode
01:01:02oh c'est la mode
01:01:03elle est à la mode
01:01:03elle-même a joué
01:01:04dans un film d'ailleurs
01:01:04qui avait ce scénario là
01:01:06on peut lui répondre
01:01:06elle dit
01:01:07comment on peut avoir
01:01:07la décence de vivre
01:01:09avoir une vie décente
01:01:10et à côté de nous
01:01:11des gens qui vivent mal
01:01:12José Spéric
01:01:13dans son appartement parisien
01:01:14elle accueille énormément
01:01:15de gens issus de l'immigration
01:01:16puisqu'on pousse son raisonnement
01:01:17à l'extrême
01:01:17c'est ça l'idée
01:01:18et surtout pardon
01:01:20mais dire ça au moment
01:01:21elle nous dit
01:01:22je ne comprends pas
01:01:22l'hostilité
01:01:23on peut l'accompagner
01:01:25on va lui faire écouter
01:01:25des gens qui ont subi
01:01:26Claire Géronimie
01:01:28vous en parliez tout à l'heure
01:01:32Julie Audou l'a dit
01:01:33il faudra que cette actrice
01:01:34ratée d'extrême gauche
01:01:35aille expliquer ça
01:01:36à la famille de la retraitée
01:01:37de 80 ans violée
01:01:38tuée par un migrant afghan
01:01:39à New York
01:01:40ainsi qu'à la famille
01:01:41du jeune de 15 ans
01:01:42violée par un Algérien
01:01:43sous OQTF
01:01:44dans le Val d'Oise
01:01:44non mais
01:01:45j'ai dit tout à l'heure
01:01:46avec un peu de provocation
01:01:47c'est un discours chrétien
01:01:48ce qui est vrai
01:01:48c'est franchement
01:01:50c'est quasiment
01:01:51le discours du pape
01:01:51pardonnez-moi
01:01:52quoi du pape
01:01:53par François
01:01:54oui l'ancien pape
01:01:55alors il y a une part
01:01:57de provoc dans ce que je dis
01:01:58parce que je pense
01:01:59qu'il faut protéger
01:02:00les nations
01:02:01et tout simplement
01:02:01ce qu'elle oublie de dire
01:02:03c'est qu'on n'est pas
01:02:03capable de bien
01:02:05les accueillir
01:02:06parce que si on était
01:02:07capable de bien
01:02:08les accueillir
01:02:09dans les meilleures conditions
01:02:10déjà les choses
01:02:12seraient différentes
01:02:13mais Richard Millet
01:02:14que pensez-vous
01:02:16de cette intervention
01:02:17de Marina Feuille
01:02:18alors je rappelle
01:02:19ces derniers films
01:02:19Marina Feuille
01:02:20parce que je suis allé voir
01:02:21elle a fait
01:02:21Je le Jure
01:02:22qui est sorti
01:02:23le 26 mars 2025
01:02:25qui a fait 50 000 entrées
01:02:26et Magma
01:02:2750 000 entrées
01:02:28c'est pas beaucoup
01:02:29non c'est pas beaucoup
01:02:30pour le CNC
01:02:31c'est pas tellement bien plié
01:02:33d'accord
01:02:33alors c'est un film
01:02:34de Samuel Tess
01:02:35elle a fait Magma
01:02:36qui est sorti
01:02:36le 19 mars 2025
01:02:39qui a fait 45 000 entrées
01:02:40ça c'est un film
01:02:40de Cyprien Vial
01:02:42et Captive
01:02:43c'est les 3 derniers films
01:02:44le 24 janvier 2025
01:02:46qui est un film
01:02:47de Arnaud Depallière
01:02:47qui a fait 100 000 entrées
01:02:48c'est les 3 derniers films
01:02:50et là il y a le film
01:02:50de Montand
01:02:51donc on va voir
01:02:52si cette publicité
01:02:55en tout cas
01:02:55cette promotion
01:02:56sera utile
01:02:58pour le film
01:02:59Richard Miasset
01:03:00que pensez-vous de cela ?
01:03:02Pour moi
01:03:02c'est le catéchisme
01:03:03universaliste
01:03:05pseudo-chrétien
01:03:06qu'on entend
01:03:07dans le 7ème
01:03:07moment
01:03:07Pourquoi pseudo-chrétien
01:03:08en soi c'est chrétien ?
01:03:08Parce que
01:03:09cet universalisme là
01:03:11peut être adopté aussi
01:03:12par les frères musulmans
01:03:13ou par l'oumma
01:03:14ou par n'importe qui
01:03:14je veux dire par là
01:03:15que c'est facile de dire
01:03:17ne regardez pas
01:03:17ce que sont les migrants
01:03:18accueillez-les sans regarder
01:03:20voilà
01:03:20or
01:03:21madame Foy
01:03:22c'est d'origine italienne
01:03:23si je crois
01:03:23elle est d'origine italienne
01:03:26ou je crois qu'elle était
01:03:27d'origine
01:03:28franco-italienne
01:03:29voilà franco-italienne
01:03:31donc
01:03:31d'origine italienne
01:03:33d'origine chrétienne
01:03:33européenne
01:03:34etc
01:03:34donc des gens
01:03:36dont l'inclusion
01:03:37ne s'est pas posé
01:03:39de problème
01:03:39en France
01:03:39il y a eu des petits soucis
01:03:41quand même
01:03:41les Italiens racontent
01:03:45que dans les 20
01:03:4630-40
01:03:47c'était quand même
01:03:47pas très facile
01:03:48comme les Polonais
01:03:49c'était pas très facile
01:03:49non plus
01:03:49c'est ce que Chesterton
01:03:51parle des idées chrétiennes
01:03:53devenues folles
01:03:54Pascal il dit ça
01:03:55terminé
01:03:56et ce qu'on pourrait dire
01:03:58c'est justement
01:03:59et pour revenir à monsieur
01:04:00c'est que justement
01:04:02il y a une immigration
01:04:03qui se structure
01:04:05politiquement
01:04:07et celle dont vous parlez
01:04:08dont vous dénoncez
01:04:09les encointances
01:04:10avec la France insoumise
01:04:12non moi j'ai pas parlé
01:04:14d'immigration
01:04:14j'ai pas parlé
01:04:15des frères musulmans
01:04:16mais c'est la même chose
01:04:18beaucoup de musulmans
01:04:19sont soutenus
01:04:20par
01:04:21ou instrumentalisés
01:04:23par les frères musulmans
01:04:25en tout cas
01:04:26il y a dans ce discours
01:04:27je sais ce qui peut choquer
01:04:28souvent le public
01:04:30peut-être
01:04:31en tout cas
01:04:31c'est d'une personne
01:04:33dans un milieu
01:04:34hyper privilégié
01:04:35et qui donne
01:04:36une forme de leçon
01:04:37en disant
01:04:38je comprends pas
01:04:38les français
01:04:39ils n'ont pas l'empathie
01:04:41tu as envie de dire
01:04:42à madame Foy
01:04:43elle ne comprend pas
01:04:44non plus
01:04:45que
01:04:46c'est elle
01:04:48que je comprends pas
01:04:49elle comprend pas
01:04:49qu'elle ne comprend pas
01:04:50il y a un décalage
01:04:51en fait
01:04:52elle ne subit pas
01:04:52elle ne vit pas
01:04:53au quotidien
01:04:54les répercussions
01:04:55que peut avoir l'immigration
01:04:56il ne s'agit pas de dire
01:04:56l'immigration
01:04:57en tant qu'immigration
01:04:58est un sujet
01:04:59mais il y a évidemment
01:05:00des préoccupations
01:05:01qui sont légitimes
01:05:02est-ce qu'elle n'a pas dit
01:05:02pardon je vous t'occupe Thomas
01:05:03est-ce qu'elle n'a pas parlé de culture
01:05:04en disant
01:05:05c'est pas important
01:05:06l'intégration
01:05:06oui elle a dit
01:05:07l'intégration
01:05:07je m'en fous
01:05:08voilà
01:05:09c'est assez étrange
01:05:11quand même
01:05:11comme phrase
01:05:12que dites-vous
01:05:14moi je pense qu'il faut traiter
01:05:18l'immigrant
01:05:19comme des individus
01:05:21on a déjà dit
01:05:22que l'immigrant
01:05:23sont une chance
01:05:24pour la France
01:05:24d'autres disent
01:05:25qu'ils sont des diables
01:05:26pour la France
01:05:27je pense personnellement
01:05:29en tant que français
01:05:30qui est arrivé en France
01:05:31en 2012
01:05:32je connaissais pas
01:05:33la langue française
01:05:34j'ai appris cette langue
01:05:35et je suis tombé amoureux
01:05:36à ce pays
01:05:37et je pense
01:05:38qu'une fois qu'on travaille
01:05:40qu'on respecte la loi
01:05:40mais aussi il y a d'autres choses
01:05:42pour l'intégration
01:05:42ou l'assimilation
01:05:43il y a la civilité française
01:05:45qu'on doit aussi respecter
01:05:47ou s'intégrer là-dedans
01:05:47vous voyez
01:05:48et c'est ainsi
01:05:49on devient français
01:05:51et c'est ça en fait
01:05:52la beauté de notre pays
01:05:53vous voyez
01:05:54ce que dit Marina Foy
01:05:55c'est l'inverse
01:05:55c'est venez comme vous êtes
01:05:56justement
01:05:57c'est la France McDo
01:05:58d'ailleurs personne
01:05:59par exemple
01:06:00si cette actrice
01:06:01va dans un autre pays
01:06:02comme en Arabie Saoudite
01:06:03elle ne veut pas vivre
01:06:04en fait
01:06:05sans mettre le voile
01:06:06dans les rues
01:06:06vous voyez
01:06:06c'est normal
01:06:07c'est la civilité
01:06:08de l'Arabie Saoudite
01:06:09il faut la respecter
01:06:10tout comme la France
01:06:11elle a cette propre civilité
01:06:12c'est normal
01:06:12il me semble aussi
01:06:13qu'il faut
01:06:13c'est d'ailleurs très choquant
01:06:15de dire l'intégration
01:06:16moi je m'en fiche
01:06:16vis-à-vis des français
01:06:17c'est de dire
01:06:18moi je m'en fous des français
01:06:19donc c'est très étrange
01:06:21et il y a des français
01:06:21qui ne sont pas intégrés en France
01:06:23il ne faut pas
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