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Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole ; François Ouzilleau, maire de Vernon ; Lionel Maillet, correspondant à Marseille pour Sud Radio ; Hania Hamidi, secrétaire générale de l’UNEF (Union Nationale des Étudiants de France ; Clément Bargain, correspondant à Paris pour Sud Radio ; Christine Bouillot, journaliste et correspondante à Toulouse pour Sud Radio.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-09-10##

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News
Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile de Minibus.
00:05Avec Philippe David, bien entendu, on est ensemble jusqu'à 20h autour de sa table.
00:09Philippe Bilger, président de l'Institut de la Parole, et François Ouzio, maire de Vernon.
00:14Et vous au 0826 300 300 avec cette question, puisqu'on se posait la question,
00:18est-ce que selon vous, Sébastien Lecornu, qui a été nommé hier Premier ministre,
00:23peut-il être le dernier Premier ministre de l'ère Macron ?
00:27Christophe est avec nous de Paris. Bonsoir Christophe.
00:30Bonsoir Cécile, bonsoir les deux Philippes, et bonsoir François Ouzio.
00:34Bienvenue sur Sud Radio, Christophe.
00:37Que pensez-vous d'abord de cette nomination, et d'autre part, est-ce que vous pensez que ça peut durer ?
00:42Je pense que cette nomination était logique, puisque de toute façon, elle avait déjà dû avoir lieu,
00:47puisque notre précédent Premier ministre avait en quelque sorte cassé le bras à notre président pour prendre la place.
00:54C'est ce qu'il dit, c'est ce qu'il se dit, effectivement.
00:56C'est en effet ce qui s'est passé, c'est ce qu'on pense.
01:00Après, c'est infidèle.
01:02Je pense que c'est une nomination logique, étant donné que la France pense quand même largement plus à droite
01:07que certains qui manifestent aujourd'hui voudraient nous le faire croire.
01:11Et que M. Lecornu, qui tout en étant infidèle, est quand même quelqu'un qui est originaire de droite.
01:15Et avec déjà deux ministres, enfin même trois ministres qui étaient dans le précédent gouvernement de droite,
01:21je pense, voire même quatre si on inclut notre ministre de la Culture.
01:24Voilà, il y a une logique à respecter et je pense que notre président actuel, tant qu'il le restera,
01:32et peut-être jusqu'en 2027 s'il décide de ne pas démissionner, il continuera avec ce Premier ministre.
01:38Et une équipe à peu près identique, en tout cas, je pense et j'espère, en tout cas pour l'intérieur et pour le ministère de la Justice.
01:46François Osillo, est-ce que c'est peut-être le Premier ministre le plus consensuel,
01:51c'est-à-dire créer des consensus, des compromis, être un peu au milieu de l'ARN,
01:57plutôt que ce qu'a fait Bayrou, ou certains, ou ce que voulait faire Xavier Bertrand,
02:02d'écarter le RN par exemple, est-ce que ce sera plus simple avec une personnalité comme Sébastien Lecornu ?
02:08Je pense qu'au final, contrairement à ce qu'on a pu dire de ses prédécesseurs,
02:11en l'espèce François Bayrou et Michel Barnier,
02:13le vrai négociateur, celui qui est le plus en capacité de parler avec tout le monde,
02:18il l'a démontré lors de sa loi de programmation militaire, c'est Sébastien Lecornu.
02:22Et d'ailleurs, j'ai revu des tweets ou des dépêches de presse de formation politique
02:27de tous les chiquiers de l'Assemblée nationale,
02:30et pendant sa loi de programmation militaire, tout le monde a salué sa capacité de pédagogie,
02:34d'écoute, de dialogue, et c'est aussi pour ça qu'elle a été très bien votée à l'époque, cette loi.
02:39Et il l'a fait dans tous ses postes ministériels depuis 2017.
02:42Notre-Dame-des-Landes, c'était un dossier qui était enlisé depuis des dizaines d'années.
02:46Je rappelle qu'à l'époque...
02:47Enzadé !
02:48Enzadé !
02:49Je rappelle qu'à l'époque, une ancienne gloire de la télé,
02:53devenu ministre Nicolas Hulot, était censé s'en occuper.
02:56Il a bien laissé le bébé à Sébastien Lecornu, qui a sorti le sujet,
02:59et qui a réglé cette affaire, sur la demande d'Edouard Philippe, premier ministre de l'époque.
03:04Est-ce qu'ils ont bien fait, d'ailleurs ?
03:06Ça, c'est un autre débat, mais ça faisait partie des nombreux dossiers enlisés depuis très longtemps.
03:15Idem quand il a été aux collectivités territoriales pour le grand débat, et j'en ai d'autres.
03:20Donc je pense que, oui, il a cette capacité d'écoute,
03:22et je rebondis sur ce que disait Philippe tout à l'heure.
03:25Moi, je suis désolé, mais je le défends forcément, je ne suis pas très objectif,
03:27mais Sébastien Lecornu, il ne vient pas de la Start-up Nation.
03:31Non, non.
03:31On vient de la droite, on vient de l'UMP, d'ailleurs.
03:34Heureusement, on retravaille tous ensemble aujourd'hui,
03:36mais à l'époque, ils ont tous été vus comme des traîtres,
03:38quand ils sont allés bosser avec Sébastien pour le pays.
03:41Édouard Philippe, Darmanin, Lecornu.
03:42Lecornu, c'était sur le deuxième gouvernement de Philippe,
03:44mais ils étaient vus comme des traîtres.
03:46Et une partie de la droite ne leur a pas adressé la parole pendant des années.
03:49Donc, ce n'est pas vrai de dire que ça manque d'humilité.
03:52Je pense que ceux qui ont...
03:54Je ne l'ai pas visé...
03:56Je sais, je sais bien.
03:56Mais je pense que ceux qui ont été les plus humbles,
03:59encore une fois, je ne suis peut-être pas objectif,
04:01ces dix dernières années, dans les différents gouvernements
04:03qui ont été nommés,
04:05c'est sans doute souvent ceux qui venaient de la droite.
04:07Non, l'idée était surtout pour moi, en ce qui concerne Macron,
04:10Gabriel Attal et surtout Bruno Le Maire,
04:11qui avait dit que sa grande intelligence avait été un handicap
04:14pour sa carrière politique.
04:15Oui, je ne relèverai pas ça.
04:19Mais même dans les critiques, François,
04:22la droite a été plus indulgente
04:25avec Sébastien Le Cornu qu'avec les autres.
04:29Mais ce qui me frappe, et bien sûr,
04:32vous le connaissez infiniment mieux que nous,
04:35je crois tout de même qu'on aurait tort d'oublier
04:38la volonté du président, alors qu'il est très proche de la fin du quinquennat,
04:44de se retrouver dans un terrain, encore une fois, plus confortable.
04:48Je pense que, quelles que soient les difficultés de la politique,
04:53et elles sont nombreuses,
04:54il n'y aura pas dans ce duo
04:56quelque chose qui grippera en permanence la mécanique
05:01et que le président s'en tira mieux.
05:04Oui, mais je rajouterais quand même une chose.
05:05Et à contrario, le président n'a pas forcément non plus envie
05:08qu'on détricote certaines de ces réformes,
05:09qu'on marchait, qu'on produit des effets.
05:11On peut le critiquer dans plein de domaines,
05:13mais sur l'économie, quoi qu'on en dise,
05:15les bilans étaient là jusqu'en 2022-2023,
05:18jusqu'à la dissolution globalement.
05:19Et ça, unanimement, n'importe quelle personne raisonnable
05:22peut dire que sur l'économie,
05:23les premières lois qui ont été votées juste après 2017,
05:26le chômage a été historiquement bas.
05:30Donc permettez-moi de sortir du cercle de la raison.
05:32Excusez-moi, je reviens sur ce qu'a dit Sébastien Lecornu,
05:35il a dit un mot qui est quand même assez fort,
05:37c'est qu'il parle de rupture.
05:38Alors la rupture, elle est où ?
05:39Est-ce qu'elle est dans le gouvernement qu'il va annoncer,
05:45est-ce que ça veut dire qu'il y aura des gens étonnants,
05:49en tout cas, qui vont participer ?
05:50Est-ce que c'est la conduite ?
05:51Est-ce que c'est quoi ?
05:52Est-ce que c'est un peu de tout, en fait ?
05:54Est-ce que c'est fort comme mot, la rupture ?
05:55Oui, mais j'ai trouvé ça bien,
05:57parce que je pense que c'est ce que les Français attendent.
06:00Ils veulent un changement de méthode.
06:02Oui, mais si c'est la rupture pour remettre
06:04les mêmes membres du gouvernement...
06:06Ah, tombe-moi.
06:08Pour le coup, je ne suis pas suffisamment les petits papiers.
06:11Non, non, je ne vous pose pas la question.
06:13Vous avez raison, Cécile, le terme de rupture est très fort.
06:18Il ne faut pas qu'il soit déceptif.
06:19Non, et si on avait une vision optimiste de la fin de ce quinquennat,
06:25eh bien, on pourrait concevoir qu'il y a une totale complicité intellectuelle
06:30et politique entre le président et Sébastien Lecornu,
06:34et que le président retrouverait l'origine si rapidement perdue
06:39de la révolution à laquelle il aspirait en dominique.
06:43Je peux parler à sa place, pour le coup, là ?
06:45Allez, 30 secondes.
06:47En 10 secondes.
06:48Je pense que c'était aussi une référence à ce qui s'est passé
06:51sur les deux anciens premiers ministres,
06:52c'est-à-dire un Michel Barnier qui, parfois, était un peu rigide
06:55sur ses positions,
06:56et un François Bayrou qui, au final, a fait tout à l'envers.
06:59C'est-à-dire qu'il a annoncé les mesures d'économie,
07:01ensuite, il a quasiment programmé sa sortie,
07:05et après, il a été voir les formations politiques.
07:07Dans cet ordre-là, ça ne peut pas fonctionner, en fait.
07:09Et d'ailleurs, Sébastien Lecornu rencontrait les forces politiques
07:12dès l'après-midi, là.
07:13Voilà, pendant que, en tout cas, Sébastien Lecornu
07:15travaille à Matignon, sur place,
07:19Lionel Maillet est avec nous en direct de Marseille.
07:22Bonsoir, Lionel.
07:23Bonsoir.
07:23Bonsoir à tous.
07:25Lionel, vous êtes en direct, vous avez passé la journée,
07:27bien entendu, à Marseille pendant ces mobilisations.
07:30Est-ce qu'on peut avoir un petit « retake »,
07:32comme on dit, de cette journée de mobilisation ?
07:35Écoutez, ça a été assez calme.
07:36Ce n'était pas le cataclysme annoncé à Marseille.
07:39Pour l'instant, nous en sommes à sept interpellations,
07:42la plupart pour des violences sur les forces de l'ordre,
07:45des jets de projectiles, des feux de poubelle.
07:46On a pu voir, dans l'après-midi,
07:48quelques points de tension,
07:49notamment dans le centre-ville,
07:50aux abords de la gare Saint-Charles et du centre-bourse.
07:53Mais au final, assez peu de casse,
07:55ni de vrais blocages.
07:56Le bilan est donc plutôt positif
07:58pour Corinne Simon, la préfète de police déléguée.
08:01Nous avons choisi, encore une fois,
08:03un dispositif très mobile et très réactif.
08:05Ce qui veut dire qu'à chaque fois
08:06que des manifestants ont souhaité bloquer
08:09que ce soit des péages,
08:11que ce soit des autoroutes,
08:12que ce soit des ronds-points,
08:13que ce soit des accès stratégiques,
08:15à chaque fois, ces manifestants ont été repoussés
08:18par les forces de police
08:19parce que, justement, ce dispositif était très mobile.
08:22En milieu de matinée,
08:24ce sont plusieurs milliers de personnes
08:25qui ont manifesté dans les rues de Marseille
08:27jusque devant la préfecture.
08:298000 manifestants selon la police,
08:3110 fois plus d'après la CGT.
08:34Ambiance bon enfant, en tout cas,
08:36avec un cortège de lycéens,
08:38d'étudiants, de retraités, de salariés,
08:40comme ces aides-soignantes que j'ai rencontrées,
08:41elles sont venues de la Ciotat.
08:42C'est foutasse de gueule, le Premier ministre.
08:45C'est toujours le copain Macron.
08:47Ils n'ont pas écouté la rue, quand même.
08:49Il y a eu des votes.
08:50C'est que le début.
08:51C'est que le début.
08:52D'accord, d'accord.
08:53Ça va continuer encore et encore.
08:55Pour les retraites, on ne nous a pas entendus.
08:57Ça a été une catastrophe.
08:58Nous, dans la santé,
09:00on va tous mourir, en fait.
09:01Donc, en même temps,
09:02on fait la case des hôpitaux.
09:04Il n'y a plus de lits.
09:04Il n'y a plus rien.
09:05Et après, de l'autre côté,
09:06on nous dit de faire des efforts.
09:08C'est quand même pas normal, quoi.
09:10Alors, vous aurez apprécié Francis Cabrel.
09:12Oui, on t'a bien apprécié.
09:15Et puis, une date est entourée déjà
09:17dans les calendriers.
09:18C'est le 18 septembre et jeudi prochain
09:20pour une nouvelle journée
09:21de mobilisation intersyndicale.
09:23Puis d'ici là, difficile de prévoir,
09:25mais il pourra y avoir peut-être
09:26d'autres actions,
09:27d'autres tentatives de blocage
09:28parce que beaucoup sont encore motivés
09:29et ne veulent pas en rester là ce soir.
09:31Merci beaucoup, Léonel.
09:32Il y en a juste une question.
09:338 000 selon la préfecture,
09:3580 000 selon la CGT.
09:36Lequel des deux est de Marseille ?
09:37Oui, je ne sais pas.
09:39C'est la sardine, je pense.
09:41Exactement.
09:41C'est la sardine qui a bouché le vieux port.
09:44Voilà, exactement.
09:44Merci beaucoup, Léonel Maillet,
09:46pour ce point très précis.
09:47Vous restez avec nous dans un instant
09:48le tour de table de l'actu
09:49de nos vraies voix.
09:50Philippe Bilger ?
09:51Je vais parler un petit peu
09:53de deux ministres.
09:54Voilà, très bien.
09:55Philippe David ?
09:56Je n'aime pas quand on vole des idées.
09:58Très bien.
09:58Et François Ouzio ?
10:00Moi, je vais revenir un peu
10:00sur le sujet d'actualité,
10:02c'est-à-dire la méthode,
10:03le discours de la méthode, quelque part.
10:05Et je prendrai comme exemple
10:06évidemment notre premier ministre
10:07pour vous expliquer comment
10:08des méthodes de négociation locale
10:10peuvent faire en sorte
10:11qu'on arrive à produire des effets
10:13au niveau national.
10:14Et ce qui, hélas, je pense,
10:15a manqué un peu ces derniers mois
10:16et c'est ce qu'attendent les Français.
10:17C'est qu'au final,
10:17on s'entende aussi bien
10:18dans nos conseils municipaux,
10:20nos conseils départementaux
10:21C'est un teasing.
10:21C'est qu'au niveau national.
10:23Merci.
10:24Allez, à tout de suite.
10:25Sud Radio.
10:26Sud Radio.
10:27Parlons vrai.
10:27Parlons vrai.
10:28Sud Radio.
10:30Les vraies voix Sud Radio.
10:3218h-20h.
10:33Cécile de Minibus.
10:35Vous savez que Sud Radio,
10:36en tout cas,
10:36on vous remercie de votre fidélité.
10:38À Sud Radio,
10:38vous pouvez nous écouter
10:39sur les applis
10:40un petit peu partout en France
10:41dans votre voiture.
10:42Si vous avez le DAB+,
10:44une voiture assez récente,
10:46vous pouvez nous écouter partout
10:48et puis sur les applis,
10:49effectivement,
10:51et puis vous abonnez
10:52à notre chaîne YouTube,
10:53par exemple,
10:53sur Twitter,
10:54sur Instagram,
10:55sur TikTok.
10:55Vous ne pouvez pas nous rater.
10:56Ça, c'est certain.
10:58Je vous rappelle que Sud Radio
10:59est la radio des territoires.
11:01Donc, aujourd'hui,
11:02mobilisation un peu partout en France
11:04si vous voulez en parler.
11:05Notre antenne vous est ouverte
11:06au 0826 300 300
11:08avec Aude qui est avec nous.
11:10En attendant,
11:10tout de suite,
11:11le tour de table de l'actu.
11:12On a convoqué la table ronde.
11:14Le pognon, à la limite,
11:16on ne crasse pas de flux,
11:17mais là, ce n'est pas le problème.
11:18Alors, quoi ?
11:19Je ne sais plus que c'est vous.
11:20Vous voulez des terres.
11:21Des terres ?
11:21On n'a déjà pas assez
11:22pour s'occuper de celles qu'on a.
11:23C'est scandaleux.
11:24Alors, quoi ?
11:25C'est compliqué à expliquer
11:26en même pas une minute.
11:28Dans le détail,
11:29on ne sait pas, mais...
11:32Ce qui est sûr,
11:32c'est qu'on en a plein le cul.
11:33Le tour de table.
11:34De l'actualité.
11:38Philippe Bilger,
11:38vous voulez évoquer
11:40Retailleau et Darmanin
11:42qui vont sûrement garder leur poste.
11:43Avant même qu'on connaisse,
11:45c'est évidemment
11:45la composition du gouvernement,
11:47puisque c'est un double processus.
11:51D'abord,
11:52le Premier ministre devra réunir
11:54les partis
11:54pour déterminer les conditions
11:57éventuellement
11:58de l'élaboration du budget.
12:00Et ensuite,
12:01il y aura
12:02la composition du gouvernement.
12:04Mais j'espère profondément
12:06que dans ce nouveau gouvernement,
12:09il y aura de nouveaux ministres.
12:10Par exemple,
12:11je ne serai pas mari,
12:13ça n'arrivera pas.
12:15Si Elisabeth Borne
12:17était remplacée
12:18par Gabriel Attal
12:20qui, pendant six mois,
12:21a été remarquable,
12:22j'aimerais qu'on restera
12:24le ministre du quotidien
12:26qui était d'Aragon.
12:28C'était une très bonne idée.
12:29Il faudrait quelqu'un aux armées.
12:31Voilà.
12:31Et là, je pense...
12:33Sébastien Lecornu
12:35sera parfaitement avisé pour cela.
12:37Jean-Louis Thériault,
12:39qui est un spécialiste
12:40de la Défense
12:41et un républicain
12:43de grande qualité intellectuelle.
12:46Mais surtout,
12:47j'espère
12:48ne pas me tromper
12:50en ayant la certitude
12:51que Gérald Darmanin
12:52restera garde et sceau
12:54parce qu'il est remarquable
12:56dans cette fonction
12:57et Bruno Retailleau,
12:59dont, paraît-il,
13:00je prononce trop souvent le nom,
13:02eh bien,
13:03sera,
13:04demeurera ministre
13:05de l'Intérieur.
13:06Et là,
13:07il me semble que
13:08ça n'est pas
13:09faire des pronostics
13:11sur la comète
13:12que dire que
13:13Sébastien Lecornu
13:14est trop intelligent
13:16et trop prudent
13:17pour dissocier
13:19ses personnalités
13:20remarquables
13:21de leur poste.
13:22Moi, je crois que l'important
13:23pour faire un gouvernement,
13:24c'est de mettre des gens compétents.
13:25Alors là,
13:26il est violé de le dire,
13:26mais Sébastien Lecornu
13:28a du ménage à faire.
13:29Bon, déjà,
13:30Jean-Noël Barraud
13:31aux affaires étrangères,
13:32on a vu sa riposte graduée
13:33avec la Ligérie,
13:34on a vu à quel point
13:35ça marchait,
13:36il faut en changer.
13:37Afuela.
13:38Je pense,
13:38Afuela,
13:39comme vous voulez,
13:39on va le faire
13:40en la langue de Cervantes.
13:41Continuons avec Afuela.
13:43Continuons,
13:44par exemple,
13:44avec Madame Borne
13:46qui,
13:47alors que la France
13:48s'effondre au niveau
13:49de l'éducation
13:49et des classements PISA,
13:50a une priorité,
13:51féminiser la devanture
13:53du Panthéon Afuela.
13:55Alors,
13:55Adi Espanier-Runachi
13:57qui veut être plus écolo
13:58que Sandrine Rousseau
14:00et Marine Tandelier
14:00réunis Afuela,
14:02donc il faut mettre
14:02des gens qui ont du niveau,
14:03du talent
14:04et qui savent où ils vont.
14:05Joyeux Noël,
14:08j'ai envie de dire.
14:08Je bois les paroles
14:09des deux Philippes.
14:10Merci,
14:11il y en a qui vous apprécient
14:12chez vos amis politiques.
14:13Je sais,
14:13mais je m'en fous.
14:16Si vous n'avez pas d'amis
14:16tous les trois,
14:17vous allez maintenant
14:18pourquoi ?
14:19J'ai toujours eu
14:19un esprit libre,
14:20même si je fais attention
14:21avec les connaissances
14:23que je peux avoir,
14:23mais j'ai toujours
14:23eu un esprit libre
14:24et je trouve que
14:25ne pas être langue de bois
14:27en politique,
14:28ça compte,
14:28surtout en ce moment.
14:29Sur le régalien,
14:30c'est ce que disait
14:31votre auditeur,
14:31le pays penche à droite.
14:33Donc là,
14:33on n'a aucun intérêt
14:34à ne pas garder
14:35Darmanin et Retailleau
14:36qui, en plus,
14:37fonctionnent plutôt bien
14:38ensemble,
14:39ce qui n'a pas toujours
14:40été le cas.
14:40Il fallait quand même
14:41manquer de bon sens
14:44pour mettre des ministres
14:45qui étaient complètement
14:46antagonistes,
14:48alors que les Français,
14:49ça reste une de leurs
14:49principales priorités.
14:51Sur le reste,
14:52je suis assez d'accord
14:53avec Philippe,
14:54je dirais surtout
14:54des personnalités
14:56qui connaissent
14:56les Françaises
14:57et les Français,
14:57qui connaissent le terrain,
14:59qui sortent de Paris,
15:00pas techno,
15:01qui font de la politique
15:02mais qui sont quand même
15:02spécialistes de leurs dôles.
15:04Et qui savent les porter,
15:06qui ne se font pas
15:07dicter leur conduite
15:09par les administrations centrales
15:10parce que ça,
15:11on en crève
15:11et je suis bien placé
15:12pour le savoir
15:12en tant que maire.
15:14Voilà,
15:14des gens qui connaissent
15:15la France,
15:16tout simplement.
15:17Et qui ont du caractère.
15:18Qui ont du caractère,
15:19du charisme
15:20et qui savent gérer,
15:21qui savent lider
15:22leur administration.
15:23C'est important.
15:23Et vous n'avez pas
15:24donné mon nom
15:25une seule fois.
15:26C'est-à-dire que,
15:27bon,
15:27on ne peut vraiment
15:29pas compter sur vous.
15:29Il faudrait inventer
15:34un poste pour vous.
15:35C'est ça, oui.
15:36Moi, je vais faire
15:36un tour de table
15:38très rapide.
15:39Je suis révolté
15:40parce que
15:41le mouvement
15:42Nicolas qui paie
15:43a été volé.
15:45Il n'y a pas
15:45d'autre mot.
15:46Aujourd'hui,
15:46ça devait être
15:46une manifestation
15:47des Français
15:48qui en ont marre
15:48de travailler,
15:49de payer des impôts,
15:50de ne plus pouvoir
15:51partir tout le temps
15:52en vacances
15:52comme ils le pouvaient
15:53à l'époque.
15:54Et ça a été squeezé
15:55par des gens
15:55qui défilent
15:56avec la rupture,
15:57avec le capitalisme.
15:59Tous les flics
16:00sont des salauds.
16:01A cab,
16:01all cops are bastards.
16:04C'est la misère.
16:05Alors,
16:05j'ai adoré
16:06parce que
16:06le lycée Victor Hugo
16:07au quartier de Bobo,
16:09s'il y en a,
16:09c'est Paris 3ème,
16:11avec un panneau,
16:11une banderole dessus
16:12marquée
16:13qui sème la misère
16:14récolte la colère.
16:15Alors,
16:15inutile de dire
16:16qu'au prix du mètre carré...
16:17En matière de misère,
16:17là ?
16:18Là,
16:19la misère du côté
16:20du lycée Victor Hugo,
16:21ils peuvent tous aller
16:22dans l'émission de télé
16:23qui s'appelle
16:23Rendez-vous en Terre Inconnue.
16:24Et donc,
16:25moi,
16:25je suis révolté
16:25parce que ça a été volé.
16:27Et alors,
16:27une scène qui m'a marqué,
16:28une vidéo,
16:29un sexagénaire à peu près
16:31qui promène à Montpellier,
16:32qui manifeste
16:33avec un drapeau français
16:34et qui se le fait arracher
16:35par quelqu'un
16:36parce qu'ils ne sont entourés
16:37que de drapeaux palestiniens.
16:38Donc,
16:38je suis révolté
16:39parce que ce mouvement
16:39a été volé.
16:42Vous avez raison,
16:43même s'il a été volé
16:44parce que
16:45face à ce mouvement,
16:47il y a LFI
16:48et le terrifiant Mélenchon
16:52dont le talent
16:53est équivalent
16:55à la malfaisance.
16:56Et donc,
16:57il a très bien joué
16:59et ils ont récupéré,
17:01comme Philippe l'a très bien dit,
17:03un mouvement
17:03qui avait des origines
17:05très pures,
17:06si j'ose dire.
17:07François Osillot ?
17:08Oui,
17:08mais c'était le pari de Mélenchon
17:09de récupérer complètement
17:12ce mouvement
17:12avec tous ses amis insoumis.
17:14Ils y sont allés
17:15comme des barbares,
17:16d'ailleurs,
17:16dans leur manière de faire.
17:18À un moment donné,
17:19on a cru qu'il y avait
17:20un peu d'extrême droite.
17:21Il y en aura sans doute
17:22un peu à la fin,
17:22mais je pense que
17:23de manière générale,
17:25c'est quand même essentiellement...
17:25Excusez-moi,
17:25les drapeaux palestiniens
17:26et l'extrême droite,
17:27c'est pas trop...
17:28J'allais dire,
17:28ça a été complètement récupéré
17:30par l'extrême gauche.
17:31Et d'ailleurs,
17:33contrairement à ce que pensent
17:34beaucoup de Françaises
17:35et de Français,
17:35dans les Black Blocs et compagnie,
17:37on retrouve souvent
17:37des enfants de bourgeois.
17:38Oui, bien sûr.
17:39Et des quartiers,
17:40effectivement,
17:40très favorisés
17:41de nos métropoles.
17:42Vous savez ce que disait Coluche ?
17:43Y compris de la rue Saint-Guillaume.
17:44Vous savez ce que disait Coluche
17:45qui était très drôle ?
17:46Vous savez pourquoi
17:47toutes les manifs
17:47font lieu entre la République
17:48et la Nation ?
17:49Ils vont pas les faire
17:50entre l'étoile et la muette,
17:51c'est là qu'ils habitent.
17:53Non, mais il y a clairement
17:54du vrai là-dedans.
17:54Mais les révolutionnaires,
17:56François,
17:56on est de milieu...
17:58Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
17:59François,
17:59puisque vous avez la parole,
18:00la méthode des élus locaux
18:01transposée à l'actualité nationale ?
18:04Ben, je ne doute pas
18:05un seul instant
18:05que ce sera la méthode
18:06du nouveau Premier ministre.
18:07D'accord.
18:08Évidemment,
18:09vous me voyez venir.
18:11Non, mais je pense que
18:12tous ces élus locaux
18:13qui ont eu des responsabilités
18:15ou qui en ont encore
18:16et qui ont été élus
18:17dans des villes,
18:19dans des départements
18:20et dans des régions
18:21ont appris dès le début
18:22à faire des compromis
18:23et des consensus.
18:24Puisque quand on fait des listes,
18:26quand on fait des majorités,
18:27au niveau local,
18:28par définition,
18:29on a un axe très large.
18:32Alors évidemment,
18:32on fait toujours attention
18:33aux extrêmes.
18:35Mais moi, par exemple,
18:36à Vernon,
18:37je gère ma majorité
18:39du centre-gauche
18:40à une droite traditionnelle.
18:42Dans le département de l'Eure,
18:43c'est pareil.
18:43Dans la région Normandie,
18:45c'est pareil.
18:46Et en fait,
18:46j'ai l'impression
18:47que ce que les Français
18:48nous ont adressé comme message
18:49lors de la dissolution
18:50et manifestement
18:51ces derniers mois
18:52et de nouveau dans les sondages
18:54pour l'espoir
18:56qu'ils peuvent avoir
18:56dans le Premier ministre actuel
18:58ou si jamais
18:59il y avait une nouvelle dissolution,
19:01c'est d'inviter tout le monde
19:02à travailler ensemble.
19:03Et le Premier ministre,
19:04l'ancien Édouard Philippe,
19:05le disait hier
19:06sur TF1,
19:08les Français veulent
19:09que les politiques se parlent,
19:11veulent que les formations
19:12partisanes
19:13trouvent des compromis.
19:14Et je pense que,
19:15alors là, évidemment,
19:16je prêche pour ma paroisse,
19:17mais Sébastien Lecornu
19:18a le profil pour cela
19:19puisqu'il a su élargir
19:21ses majorités
19:21dans les mandats locaux
19:22qu'il a eus.
19:23Et pour le coup,
19:23les élus locaux,
19:24et d'ailleurs,
19:25la plupart des maires de France,
19:27des présidents
19:27de conseils régionaux,
19:28des présidents
19:28de conseils départementaux
19:29disent qu'il faut
19:30de la décentralisation,
19:31disent qu'il faut faire confiance
19:32aux assemblées locales
19:33et veulent que ces méthodes
19:35de gestion locale
19:37arrivent au niveau national
19:40et qu'on arrête
19:41d'avoir un Parlement
19:41qui est dans des postures
19:42et qui joue déjà
19:43la prochaine présidentielle.
19:45Et donc,
19:45le message qui a été envoyé,
19:46c'est ça.
19:47Et dans les sondages
19:48qui sont sortis
19:49avant la nomination
19:50du nouveau Premier ministre,
19:52ça redémontrait aussi
19:53que s'il y avait de nouveau
19:54une dissolution,
19:55de nouveau,
19:55il n'y avait pas
19:56de majorité absolue.
19:57Donc, en fait,
19:58les Françaises et les Français
19:59nous obligent
20:00à travailler tous ensemble
20:01et à se parler
20:02les uns les autres,
20:03y compris les formations politiques
20:04et à trouver un compromis,
20:07à faire des concessions
20:08pour voter un budget
20:09pour la France
20:10parce qu'il est bien normal
20:11qu'ils aient peur
20:12qu'on n'ait pas de budget
20:13tout de suite
20:13et qu'on se déclasse.
20:14Vous avez raison, François.
20:16Le paradoxe,
20:17c'est que les mêmes
20:18vous disent
20:19attention,
20:20les compromis,
20:21c'est la compromission,
20:22c'est terrible.
20:23Ce sont les mêmes
20:24qui sont incapables
20:25d'avoir du caractère
20:27à chaque fois
20:28qu'ils forment...
20:28Oui, mais j'observe
20:29quand même l'évolution
20:30des principales formations politiques
20:31depuis juin 2024.
20:33Je les trouve
20:33beaucoup moins obtus
20:34qu'elles ne l'étaient
20:35il y a un an et demi
20:35ou six mois.
20:36Le consensus,
20:37pourquoi pas,
20:38le consensus
20:39mou jamais de la vie.
20:40Vous voyez que j'ai été bref.
20:41Bref et efficace.
20:43Allez-vous rester
20:43avec nous
20:44et on part direct
20:47sur cette journée
20:47de mobilisation
20:48avec un syndicat
20:50de l'éducation nationale.
20:52Dans un instant,
20:53Ania Amidi
20:54sera avec nous,
20:55un secrétaire général
20:56de l'UNEF.
20:56A tout de suite.
20:57Sud Radio,
20:58c'est vous qui donnez le temps.
21:00Je vous remercie d'abord
21:01de permettre
21:01à des tas de gens
21:02de s'exprimer
21:03et de leur laisser
21:04surtout le temps
21:04de développer
21:05leur discours.
21:06Sud Radio,
21:07parlons vrai.
21:08Les vraies voix Sud Radio,
21:1018h-20h,
21:11Cécile de Ménibus.
21:13Avec Philippe David,
21:13bien entendu.
21:14François Oziot est avec nous
21:15aujourd'hui,
21:16maire de Vernon
21:17et puis Philippe Bilger
21:18et on part directement
21:20aux 0826-300-300
21:21avec Ania Amadi
21:23qui est avec nous,
21:24secrétaire général
21:24de l'UNEF,
21:25Union Nationale
21:26des étudiants de France.
21:27Bonsoir,
21:27merci d'avoir accepté
21:28notre invitation.
21:30On vous a vu
21:31sur le pavé aujourd'hui.
21:34Qu'est-ce qui pousse
21:35en tout cas
21:36les étudiants de France
21:37à se mobiliser
21:38en ce 10 septembre ?
21:40Oui, alors tout d'abord,
21:41bonjour.
21:42Bonjour.
21:42Pourquoi on considère
21:43que les étudiants
21:44doivent se mobiliser ?
21:45Parce qu'en fait,
21:45on a des choix budgétaires
21:46qui méprisent encore
21:48les étudiants
21:48et les universités
21:49et les étudiants
21:50à l'heure d'aujourd'hui
21:51sont en colère.
21:51En colère de subir
21:52une sélection
21:53de plus en plus forte
21:53à l'université
21:55dans la poursuite d'études.
21:56En colère d'avoir
21:57une précarité
21:58qui est de plus en plus forte.
21:59On a quand même
21:5943% des étudiants
22:01qui sautent aujourd'hui
22:02un repas par jour
22:03par faute de moyens
22:04et on est surtout en colère
22:05d'être encore
22:06les sacrifiés
22:10Merci beaucoup
22:12en tout cas
22:13pour cette intervention.
22:14Tout de suite,
22:14on part à Paris
22:15avec Clément Barguin
22:16qui est avec nous.
22:17Bonsoir Clément.
22:19Bonsoir Cécile.
22:20Bonsoir à tous.
22:21Petit, c'est pareil,
22:22petit re-tech
22:23de ce qui s'est passé
22:23à Paris.
22:24Alors, les chiffres
22:26seraient tombés.
22:27175 000 manifestants
22:29selon Bruno Retailleau
22:31sur toute la France
22:31et selon la CGT
22:33250 000 personnes.
22:34Est-ce qu'à Paris,
22:35effectivement,
22:36les mobilisations
22:36étaient importantes ?
22:38Je peux vous dire
22:39en tout cas
22:39de ce que j'ai vu,
22:39c'était assez important.
22:41J'étais en début
22:41d'après-midi
22:42place du Châtelet,
22:43rassemblement
22:44qui s'est fait
22:44à l'appel
22:45de quelques syndicats
22:46dont la CGT
22:47dans une ambiance,
22:47il faut le dire,
22:47assez calme
22:48et bonne enfant
22:49en début d'après-midi.
22:50Ce qui m'a marqué,
22:51c'est la diversité
22:52des profils
22:53qui étaient sur place.
22:54Beaucoup de jeunes,
22:55beaucoup d'étudiants,
22:56des retraités,
22:57des agents
22:57de la fonction publique,
22:58des personnels soignants,
22:59des profs.
23:00Et puis,
23:01en milieu d'après-midi,
23:02la foule a continué
23:03d'affluer.
23:04La place du Châtelet,
23:05elle est assez petite
23:06et c'est là
23:06que ça a fait
23:07un peu goulot
23:07d'étranglement
23:08et que plusieurs groupes
23:09sont partis
23:10en manifestation spontanée
23:11dans les rues de Paris,
23:13notamment dans le quartier
23:14des Halles
23:14où la situation
23:15s'est tendue
23:16avec plusieurs échauffrouées
23:17avec les forces
23:19de l'ordre
23:19et cette devanture
23:21notamment de magasins
23:22qui s'est enflammée.
23:25Ces images
23:26qu'on a pu voir
23:27qui étaient assez marquantes
23:28de cet après-midi.
23:29La situation,
23:30elle est ensuite
23:30redevenue plutôt calme.
23:32Les cortèges ont convergé
23:33vers la place de la République
23:35où se tient actuellement
23:36un rassemblement.
23:37Il y a aussi
23:37un autre appel
23:38à se réunir
23:39place des fêtes
23:40ce soir
23:40dans le 19e arrondissement
23:42pour un bal populaire.
23:44Là aussi,
23:44ce sont des appels
23:45qui ont été lancés
23:46sur les réseaux sociaux.
23:48Mais ce qui est assez difficile
23:49en étant été sur le terrain,
23:51c'est de dire
23:51quelle va être la suite
23:52de ce mouvement
23:53du 10 septembre.
23:54C'est difficile à dire
23:55parce qu'il y a
23:56énormément de profils différents.
23:58Beaucoup de participants
23:59que j'ai rencontrés
24:00se disent en tout cas
24:01prêts à poursuivre
24:02les mobilisations
24:03avec des actions ciblées,
24:05des assemblées citoyennes
24:06qui devraient continuer
24:07à se tenir
24:08dans les prochains jours.
24:09Alors,
24:09est-ce que ça va prendre
24:10de l'ampleur ?
24:11Est-ce qu'il va y avoir
24:12une convergence des luttes
24:13pour reprendre l'expression ?
24:15C'est difficile à dire
24:16pour l'instant,
24:17encore une fois,
24:18en étant allé sur le terrain.
24:20La prochaine étape,
24:20en tout cas,
24:21c'est bien évidemment
24:21jeudi prochain,
24:23le 18 septembre,
24:24là où plusieurs syndicats
24:25appellent à la mobilisation
24:27et à la grève
24:27partout en France.
24:28Merci beaucoup Clément Barguin
24:30à Correspondance Sud Radio
24:31à Paris.
24:32Agna Hamidi,
24:33vous êtes toujours avec nous,
24:34secrétaire générale de l'UNEF.
24:35Si, alors forcément,
24:36nouveau Premier ministre,
24:38Sébastien Lecornu.
24:39Qu'est-ce que vous lui demandez ?
24:41Alors, nous,
24:42on demande un changement total
24:43de cap politique
24:44à destination des étudiants
24:45et des universités.
24:47Nous, on veut effectivement
24:48qu'on ait un Premier ministre
24:49qui s'intéresse
24:49à la situation des étudiants,
24:50qui reconnaît d'une part
24:52que la précarité étudiante existe
24:53et qu'aujourd'hui,
24:54on a de plus en plus
24:55de difficultés
24:55de pouvoir étudier
24:56à l'université
24:57et on demande
24:58d'investissements massifs
24:59mis dans les universités.
25:03Madame la secrétaire générale,
25:05pardonnez ma question
25:07un peu naïve.
25:08Est-ce qu'au fond,
25:10il n'aurait pas été
25:11plus sain
25:13sur le plan démocratique
25:14d'attendre
25:16les propositions
25:17du Premier ministre
25:18et de voir
25:19si éventuellement
25:21elles pouvaient correspondre
25:23à vos attentes ?
25:24Alors, de toute façon,
25:25la date du 10 septembre,
25:26elle était déjà appelée
25:27avant la nomination
25:28du Premier ministre
25:29et nous, en tant que
25:30syndicat étudiant,
25:31nos revendications,
25:32elles sont claires.
25:32Un investissement massif
25:33dans les universités
25:34mais surtout un changement
25:35de cap total
25:36de politique
25:37en termes étudiantes.
25:40Merci beaucoup,
25:41en tout cas,
25:42Madame la secrétaire générale
25:43de l'UNEF.
25:44Agna Amidi était avec nous.
25:45Allez tout de suite.
25:46Et si j'étais Premier ministre ?
25:48Les vraies voix sud radio.
25:51Si j'étais Sébastien Lecornu,
25:53qui nommerais-je
25:54comme ministre de l'Intérieur,
25:55des armées,
25:56de la justice,
25:56de l'économie,
25:57des finances
25:57et des affaires étrangères
25:59et avec nous pour en parler,
26:00c'est Luc qui nous appelle
26:01du Pérou sur Marne.
26:03Faites-nous,
26:04mon cher Luc,
26:05bonjour,
26:05votre petite liste de courses.
26:08Bonjour,
26:08Cécile,
26:08bonjour.
26:09Bonjour.
26:09Bonjour à vos invités.
26:11Vous vous doutez bien,
26:12Cécile,
26:12et je vous prends votre appel
26:13parce que je vous connais bien
26:15et vous devez bien vous douter
26:16que je suis extrêmement occupé
26:17par les temps qui courent
26:18et je consulte sans discontinuer.
26:21Alors,
26:22pour vous discuter,
26:23d'exclusivité à l'intérieur,
26:26je nommerais
26:26M. Thibaut de Montbrial.
26:29Ah oui ?
26:29Oui,
26:30avocat,
26:30oui.
26:30Ok,
26:30avocat,
26:31oui.
26:32Défenseur de la police.
26:34Voilà.
26:34Voilà,
26:35exactement.
26:35Je le découvre
26:36à l'Institut de police
26:37régulièrement.
26:39À la justice,
26:40je nommerais
26:41au magistrat émérite
26:42M. Jean-Paul Garrault.
26:44Oui.
26:44Oula,
26:45Philippe,
26:45non,
26:45Philippe Bilger,
26:46elle dit.
26:47Qui est député européen,
26:47mais notre ami,
26:51le Premier ministre,
26:54au fond,
26:55il est assez paradoxal
26:56de remplacer
26:58d'excellents ministres
27:00par des ministres
27:01qui seraient moins bons.
27:02Bon,
27:02allez,
27:02on continue la liste,
27:04Luc ?
27:04M. Macron m'a demandé
27:07un gouvernement de rupture.
27:11Vous avez totalement raison.
27:14Alors,
27:15à l'économie et aux finances,
27:17je mettrai
27:17mademoiselle
27:18Sarah Knaffot.
27:20D'accord.
27:20Ok.
27:21Est-ce que vous pouvez
27:22le justifier ?
27:22C'est-à-dire,
27:23pourquoi ?
27:24Eh bien,
27:24tout simplement
27:24parce qu'elle se démarque
27:27par une bonne,
27:28une excellente connaissance
27:29des dossiers.
27:30Elle a été auditeure
27:31à la Cour des comptes.
27:32Elle a fait de belles études.
27:33Et surtout,
27:33elle se démarque
27:34par une lucidité
27:36absolument décoissante.
27:37Autour de la table,
27:37vous pouvez donner
27:38votre avis.
27:39Là,
27:39ce sera un sacré choc
27:41et là,
27:42je trouve que l'idée
27:43est très bonne.
27:46Les affaires
27:47étrangères ?
27:48Alors,
27:49les affaires étrangères,
27:50je mettrai
27:50monsieur Pierre Lelouch.
27:52Oui,
27:52ancien ministre
27:53des Affaires Européennes,
27:54secrétaire
27:55des Affaires Européennes
27:56à l'époque,
27:56oui.
27:57Voilà.
27:58Ce n'est pas très neuf.
27:59Ce n'est pas des...
28:00Ah,
28:01ben non,
28:01ce n'est pas très neuf.
28:02Mais que voulez-vous ?
28:05J'avoue que j'ai du mal
28:06à trouver
28:06chez la fille
28:07mon comptant.
28:09Je vous en serais douté.
28:12J'allais le dire.
28:12Et pour prendre
28:14le poste
28:15du démissionnaire
28:16Sébastien Lecornu
28:17aux armées ?
28:19Eh bien,
28:19écoute,
28:19je vais taper
28:20dans la jeunesse.
28:22Je nommerai
28:23Philippe De Villiers.
28:24Ah oui,
28:24effectivement,
28:24la jeunesse.
28:25Philippe De Villiers.
28:26Ah moi,
28:26quitte à mettre
28:27un De Villiers,
28:28j'aurais plutôt mis
28:28son frère,
28:29ancien chef d'état-major
28:30des armées,
28:30Pierre De Villiers.
28:31Et le retour.
28:31Oui.
28:32J'ai pensé aussi,
28:33mais bon,
28:33ils seront un bon tandem.
28:35En tout cas,
28:36c'est un gouvernement
28:37qui aurait de la gueule.
28:39Excusez-moi,
28:40mais ce gouvernement,
28:41il a annoncé
28:41l'union des droites.
28:43Donc,
28:44il ne tient pas 24 heures.
28:45Voilà,
28:45c'est ça.
28:47J'ai peur,
28:47Luc,
28:47que vous soyez renversés
28:48assez rapidement.
28:49Mais en tout cas,
28:50c'était bien essayé.
28:51Merci beaucoup,
28:52en tout cas,
28:53Luc,
28:53de nous avoir appelé
28:54au 0826 300 300
28:56dans un instant
28:57Thomas Binet
28:57et puis le coup de gueule
28:59de Philippe David.
28:59Oh,
29:00je vais pousser
29:00un coup de gueule
29:01sur la France
29:02qui pousse des cris
29:03d'orfraie
29:04sur un état
29:05qui ne fait que se défendre.
29:06Vous allez deviner
29:06de quoi je parle.
29:07Allez,
29:07tout de suite,
29:08les incontournables
29:09de la crypto-monnaie
29:10avec Thomas Binet.
29:23Bienvenue dans ce nouvel épisode
29:24d'Osez Investir
29:25les incontournables
29:26de la crypto-monnaie.
29:28Je reçois aujourd'hui
29:28Pierre Noisa,
29:29président fondateur
29:30de Paymium.
29:31Bonsoir,
29:32Pierre.
29:32Bonsoir,
29:32Thomas.
29:33Pierre,
29:34aujourd'hui,
29:34nous allons parler
29:35d'aides publiques
29:36et systèmes monétaires.
29:37Pouvez-vous d'abord
29:38nous parler du problème
29:40de la dette publique ?
29:41Quel sujet actuel ?
29:42La dette publique
29:43est désormais hors de contrôle
29:45car l'État vit à crédit
29:46finançant des dépenses
29:48de fonctionnement
29:49alors que le crédit
29:49devrait être réservé
29:51à l'investissement
29:52dans des projets
29:52d'infrastructure.
29:54En effet,
29:54alors que la dette privée
29:55doit être un engagement
29:56individuel et responsable,
29:58librement consenti,
30:00la dette publique
30:01est contractée
30:01en notre nom
30:02mais sans notre consentement.
30:05Plutôt que de faire payer
30:06immédiatement
30:06les électeurs
30:07par une augmentation
30:08des impôts,
30:09l'État reporte
30:10le fardeau financier
30:11sur les générations futures.
30:13Elle n'est donc légitime
30:14que si elle finance
30:15des infrastructures
30:16dont l'utilité se projette
30:17sur plusieurs générations.
30:19Du coup,
30:19quel lien faites-vous
30:20entre la dette publique
30:22dont vous venez
30:22de nous parler
30:23et la crypto-monnaie ?
30:24Les monnaies traditionnelles
30:26comme l'euro ou le dollar
30:27sont émises
30:27contre des promesses
30:28de travail,
30:29des dettes,
30:30alors que les bitcoins
30:31sont émises
30:32contre des preuves
30:33de travail.
30:34Comme une banque
30:36lorsqu'elle accorde
30:36un crédit
30:37créé des euros
30:38par un simple jeu
30:38d'écriture,
30:39l'euro n'incite pas
30:40l'État
30:41à la sobriété monétaire.
30:43Mais alors pourquoi
30:43la dette publique
30:44augmente-t-elle
30:45année après année ?
30:46L'État trouvera
30:47toujours une justification
30:48que ce soit une récession,
30:50une pandémie
30:50ou une guerre
30:51pour s'endetter
30:52toujours davantage
30:53comme si les crises
30:54étaient à la fois
30:55la cause
30:55et la conséquence
30:56de cette dérive.
30:58Sans cette création
30:59monétaire incontrôlée,
31:00il serait possible
31:01de restreindre
31:01le champ d'action
31:02de la puissance publique
31:03à des missions essentielles.
31:05Cela suppose
31:05d'admettre le bitcoin
31:06comme deuxième monnaie
31:07ou de mettre en place
31:08un étalon bitcoin
31:09sur le principe
31:10de l'étalon or
31:11qui a existé
31:12jusqu'en 1971.
31:13Mais Pierre,
31:14comment l'État
31:14peut-il utiliser
31:15l'endettement
31:16pour financer
31:17cette dépense ?
31:18Alors,
31:19quand l'impôt
31:19ne lui suffit plus,
31:21l'État émet
31:22des titres de dette
31:22sur les marchés financiers.
31:24Ces titres sont achetés
31:25par des banques
31:26et des fonds d'investissement
31:27qui deviennent
31:28les créanciers de l'État.
31:29Pour influencer
31:30les marchés financiers
31:31et soi-disant
31:32stimuler l'économie
31:33malgré les traités
31:34qui lui interdisent
31:35de prêter
31:36directement aux États,
31:37la Banque Centrale
31:38européenne
31:39achète des titres
31:40de cette dette publique
31:42sur le marché secondaire
31:43auprès des banques
31:44qui en détiennent déjà.
31:46Ce contournement
31:47de la règle
31:47par la BCE
31:48s'inscrit dans une logique
31:49de propagande
31:49pour convaincre
31:50les créanciers
31:51de continuer
31:51à prêter à l'État
31:52alors même
31:53que la dette publique
31:54est impossible
31:55à rembourser.
31:55La BCE
31:56pour Banque Centrale
31:57européenne
31:58vous l'avez bien saisi
31:59mais alors
31:59cela en a
32:00quelles conséquences
32:01aujourd'hui ?
32:02L'achat de ces titres
32:03par la BCE
32:04crée de la monnaie
32:05supplémentaire
32:05pour acheter des titres
32:07de dette
32:07auprès des banques
32:08commerciales.
32:09La BCE crédite
32:10leurs comptes
32:11et augmente ainsi
32:11leurs réserves.
32:13Ces liquidités
32:13supplémentaires
32:14permettent aux banques
32:15d'accorder
32:16de nouveaux crédits
32:17créant à leur tour
32:18de la monnaie.
32:19Elles n'ont qu'à inscrire
32:20à leur bilan
32:21simultanément
32:22une dette
32:23et un dépôt.
32:23Cet argent
32:25disponible
32:25immédiatement
32:26augmente
32:27la quantité
32:27de monnaie
32:27en circulation.
32:29Cette création
32:29monétaire
32:30provoque
32:30une inflation
32:31des prix
32:31et finance
32:32des projets
32:33de moins en moins
32:34utiles
32:34menant à des crises
32:35économiques.
32:36Mais alors
32:36Pierre,
32:37quel est selon vous
32:38quand même
32:38le principal problème
32:39posé par la dette
32:40publique ?
32:41Alors,
32:42outre la hausse
32:42des prix
32:43et l'instabilité
32:43économique,
32:44la dette publique
32:45a pour effet
32:46dévincer
32:47l'investissement
32:47productif
32:48en absorbant
32:49une part
32:49significative
32:50de l'épargne
32:51disponible
32:52sur les marchés.
32:53Les capitaux
32:54qui auraient pu
32:55être utilisés
32:56efficacement
32:56par le secteur
32:57privé
32:57sont utilisés
32:58par l'État.
32:59Bon,
32:59la question
32:59qui vaille
33:00maintenant
33:00c'est de se demander
33:01comment s'en sortir.
33:02La dette
33:03n'est pas censée
33:04être remboursée.
33:04Il faut juste
33:05maintenir l'illusion
33:06qu'elle peut l'être
33:07pour pouvoir
33:07continuer à emprunter.
33:09Un État
33:09peut d'ailleurs
33:10la répudier
33:11comme par exemple
33:11l'Équateur
33:12l'a fait en 2008.
33:14La dette
33:14n'est pas un accident
33:15mais une fonction
33:16de l'État
33:16alors qu'il bénéficie
33:17du monopole
33:18de la monnaie.
33:19C'est donc ce monopole
33:20qu'il faut repenser
33:21pour recentrer
33:22le rôle de l'État
33:22sur des domaines
33:23essentiels.
33:24Merci Pierre
33:25pour votre analyse.
33:26On vous donne rendez-vous
33:27mercredi prochain
33:27pour un autre numéro
33:28d'Osez investir
33:29les incontournables
33:30de la crypto-monnaie
33:31et pour ce qui me concerne
33:32je vous donne rendez-vous
33:33dimanche matin
33:33dès 9h27
33:34sur Sud Radio.
33:36Sud Radio
33:37les incontournables
33:38de la crypto-monnaie
33:39Thomas Binet
33:41Avec Pemium
33:42le premier partenaire français
33:44pour investir
33:45dans les cryptos
33:45en toute sécurité.
33:47Allez prenez un petit café
33:48une petite tisane
33:50on revient dans un instant
33:50avec Les Vraies Voix
33:51on est ensemble
33:51jusqu'à 20h
33:520826 300 300
33:53on a envie de vous entendre
33:55aujourd'hui.
33:57Sud Radio
33:57Parlons Vrai
33:58Parlons Vrai
33:58Sud Radio
33:59Parlons Vrai
33:59Sud Radio
34:00Parlons Vrai
34:01Les Vraies Voix Sud Radio
34:0318h 20h
34:04Cécile de Minibus
34:05Et Philippe David
34:06bien entendu
34:07et autour de cette table
34:08François Osillot
34:09qui est avec nous
34:10maire de Vernon
34:10et puis Philippe Bilger
34:12le président
34:12de l'Institut de La Farole
34:14ça va monsieur le président ?
34:15Ah ça va très bien
34:16D'accord
34:16Vous auriez pu être
34:17premier ministre ?
34:19Mon dieu
34:21il y a des années
34:22j'aurais beaucoup aimé
34:24Edgar Desso
34:25Mais vous êtes l'un des seuls
34:27à dire
34:27si jamais on me l'avait proposé
34:29j'aurais dit oui
34:30Ah bah bien sûr
34:31et vous aussi
34:31ma chère Cécile
34:32Ah non
34:33bah non
34:33on n'est pas dans le même
34:35moi j'aurais ri
34:37j'aurais ri
34:38j'aurais dit
34:38ah oui
34:38quelle bonne blague
34:39mais vous savez
34:40pourtant
34:41je me demande
34:43comme vous êtes
34:44une femme active
34:45et intelligente
34:46vous auriez eu des chances
34:47Ah bah j'aurais pu faire
34:48illusion 10-15 minutes
34:49Vous auriez tenu vos promettes
34:50Oui ça c'est sûr
34:51ça c'est certain
34:52Voilà j'aurais dit
34:54si j'y n'y arrive pas
34:55je vous promets
34:56je partirai
34:56au bout de des minutes
34:57je serai partie
34:57Philippe David
34:59tout de suite
34:59sans coup de gueule
35:00Les vrais voix
35:02Sud Radio
35:03Comme d'habitude
35:04je vais remettre
35:05le clocher au milieu
35:06du village
35:07un grand village lointain
35:08puisqu'il s'agit
35:09de Doha
35:10capitale du Qatar
35:11Pourquoi Doha ?
35:12Parce que c'est là
35:13qu'a eu lieu
35:13une frappe israélienière
35:14et que les réactions
35:16en particulier
35:17la réaction du président
35:18de la république
35:19m'ont pour le moins surpris
35:20en effet
35:21le chef de l'état
35:22a commenté cette opération
35:23par ses mots sur Twitter
35:25je cite
35:25Les frappes israéliennes
35:27de ce jour au Qatar
35:28sont inacceptables
35:29quel qu'en soit le motif
35:30j'exprime ma solidarité
35:32au Qatar
35:32et à son émir
35:33Sheikh Tami Maltani
35:34la guerre ne doit
35:35aucun cas s'étendre
35:36dans la région
35:37Alors rappelons
35:38que ces frappes
35:38étaient ciblées
35:39et visaient
35:40des chefs du Hamas
35:41qui ont porte ouverte
35:42dans l'émirat du Qatar
35:43Si elles ont échoué
35:44à liquider
35:45leur principale cible
35:46elles ont quand même
35:46permis d'éliminer
35:47le fils du négociateur
35:48en chef du Hamas
35:49Khalil Alaya
35:50le chef de son bureau
35:51et trois gardes du corps
35:52un policier qatari
35:54étant un dommage collatéral
35:55Le Hamas est un groupe terroriste
35:57tant pour la France
35:58que pour l'UE
35:58comment peut-on défendre
36:00des gens responsables
36:01d'un groupe terroriste
36:03qui a des hectolitres
36:04de sang sur les mains
36:05et pas que le 7 octobre 2023
36:07Ensuite
36:08ces pudeurs de gazelles
36:09parce que le Qatar
36:10serait un état souverain
36:11m'énervent
36:12Quand la France
36:13a été frappée
36:14par le terrorisme islamiste
36:15elle n'a pas hésité
36:16et à juste titre
36:17à frapper Mossoul
36:19en Irak
36:19et Raqqa en Syrie
36:20à leur sanctuaire de Daesh
36:22pour liquider
36:23des terroristes
36:24qui avaient fait couler le sang
36:25dans notre pays
36:26et tout le monde libre
36:27dont Israël
36:28avait applaudi
36:28les frappes ordonnées
36:29par François Hollande
36:30alors président de la République
36:32De même
36:33quand les américains
36:34ont été liquidés
36:35Ben Laden
36:36à Abbottabad
36:37en 2011
36:38la France
36:39les avait félicités
36:40c'était alors
36:41Nicolas Sarkozy
36:42qui était à l'Elysée
36:43Pourtant le Pakistan
36:44est comme le Qatar
36:45un état souverain
36:46Donc liquider
36:47des terroristes
36:48quand ils frappent la France
36:49ou les USA
36:50serait bien
36:50mais pas quand ils frappent Israël
36:52Frapper la Syrie
36:53l'Irak
36:53ou le Pakistan
36:54qui abriquent des terroristes
36:55serait bien
36:56mais le Qatar
36:56aurait une immunité
36:57dans ce domaine
36:59mais j'oubliais
37:00le Qatar
37:01rince tellement de monde
37:02en France et ailleurs
37:03Je n'aime pas le Qatar
37:06notamment
37:07dans sa
37:09possession
37:11du PSG
37:12mais
37:12comment dirais-je
37:14Philippe
37:14au premier degré
37:17je vous rejoins
37:18totalement
37:19je trouve que
37:20votre dénonciation
37:21est très pertinente
37:22mais est-ce que
37:23vous ne croyez pas
37:24qu'un président
37:25de la République
37:26peut à un certain moment
37:27quelles que soient
37:29les motivations
37:30de votre colère
37:31dire
37:32à Israël
37:33tout de même
37:34il faut peut-être
37:35arrêter
37:36à un certain moment
37:37Ben escutez-moi
37:38mais nous
37:39quand il fallait liquider
37:40Daesh
37:41personne ne nous a dit
37:42d'arrêter non ?
37:42Oui d'accord
37:43donc je ne me sens pas
37:44le droit de dire aux Israéliens
37:45d'arrêter de liquider
37:46les terroristes du Hamas
37:47Moi je ne suis pas
37:49dans le deux poids
37:50deux mesures
37:50j'assume totalement
37:51Je crois qu'il y a
37:53des intérêts géostratégiques
37:55qui passent
37:55Oui et financiers
37:57pour certains
37:58Evidemment
37:58le Qatar est puissant
38:00et le Qatar en plus
38:00sert de courroie
38:01de négociation
38:02et de transmission
38:03dans cette région
38:04du monde
38:04qui est très enflammée
38:05Les gens du Hamas
38:07qui ont porte ouverte
38:08au Qatar
38:08moi j'appelle ça
38:09un état qui soutient
38:10le terrorisme
38:10désolé
38:11comme contre l'Afghanistan
38:12abritait Al-Qaïda
38:13C'est pas un problème
38:14immobilier
38:15Donc Philippe Delvide
38:17à la négociation
38:19on annule
38:19on annule la diplomatie
38:21tout ça
38:21tout ça
38:22Merci
38:23Je serais meilleur
38:26que Jean-Noël Barou
38:27alors là
38:27personne ne se répire
38:28désolé
38:29Vous lui en voulez
38:31malheureux Barou
38:32Oui c'est fou
38:33c'est fou
38:33Quand je pense
38:35que j'ai été
38:35enfant de coeur
38:36et qu'on m'a enseigné
38:36la miséricorde
38:37Allez vous restez avec nous
38:39dans un instant
38:40la question du soir
38:41on va revenir
38:42sur ces tensions
38:44un petit peu partout
38:44en France
38:45notamment à Paris
38:46avec 250 000
38:49ce que disait
38:50notre ministre
38:52de l'intérieur
38:53175 000
38:54mobilisations
38:56un peu partout
38:57en France
38:57contre 250 000
38:58pour la CGT
38:59et on se demande
39:00si effectivement
39:01la France est proche
39:02de la révolution
39:02avec ses mobilisations
39:03du 10 septembre
39:04Oui on vous pose
39:05cette question
39:06et ça ne nous étonne pas
39:07comme François Ouzio
39:08et là vous faites
39:08une réponse de normand
39:09puisque vous répit toujours
39:10à 50-50
39:11que la France
39:12est en situation
39:13pré-révolutionnaire
39:14Vous voulez faire la différence
39:16pour que ça passe
39:16à 50, quelque chose
39:18appelez-nous
39:18au 0826 300 300
39:20et votez sur Twitter
39:21Allez à tout de suite
39:22Sud Radio
39:24Parlons vrai
39:25Parlons vrai
39:26Sud Radio
39:27Les Vraies Voix Sud Radio
39:2918h-20h
39:30Cécile de Minibus
39:31Avec Philippe David
39:32on vous accompagne
39:33jusqu'à 20h ce soir
39:34et on va rester
39:35sur cette mobilisation
39:36aujourd'hui
39:37un petit peu partout
39:38en France
39:38aux alentours
39:39de 19h30
39:4025
39:42on sera en direct
39:42avec Christine Bouillaud
39:44en direct de Toulouse
39:45bien entendu
39:46pour nous faire
39:46la très grosse mobilisation
39:48à Toulouse
39:49vous voulez nous en parler
39:500826 300 300
39:51et donc on s'est posé
39:53la question
39:53avec Philippe David
39:54mobilisation aujourd'hui
39:57du 10 septembre
39:57est-ce que la France
39:58est proche de la révolution ?
40:00Vous pensez qu'on est
40:01en situation pré-révolutionnaire
40:02ou pas ?
40:03Venez nous donner
40:04votre avis
40:04au 0826 300 300
40:06tout de suite
40:06la question du soir
40:07donc nous allons
40:09mobiliser
40:09beaucoup de forces
40:11gendarmes
40:11policiers
40:1280 000
40:15ils auront une consigne
40:15très claire
40:16c'est la fermeté
40:17on ne tolérera
40:18aucun bloc
40:18aucun violence
40:20Les vrais voix
40:30Sud Radio
40:31Est-ce qu'on est proche
40:33de la révolution
40:34Philippe Bilger ?
40:35Je ne crois pas
40:36même pas
40:37dans une situation
40:38pré-révolutionnaire
40:40et quand Alain Duhamel
40:42nous dit
40:43que nous sommes
40:44à la fois
40:45que nous vivons
40:46à la fois
40:46une crise politique
40:47et une crise
40:48de société
40:49il n'a pas tort
40:50mais cela ne signifie pas
40:52que nous sommes
40:53dans une situation
40:54pré-révolutionnaire
40:56à mon avis
40:57et pardon
40:58pour l'éponsif
41:00que j'ai développé
41:01bien sûr
41:02la situation politique
41:03on l'a dit
41:04est quasiment unique
41:06dans l'histoire
41:07depuis la 5ème république
41:10mais ce qui me permet
41:11de dire
41:12en dépit
41:13de certaines oppositions
41:14très violentes
41:16de LFI
41:17et de Mélenchon
41:18et de soutien
41:20qui sont prêts
41:21à saper
41:22la démocratie
41:23qu'on n'est pas
41:24dans une situation
41:25pré-révolutionnaire
41:26c'est que
41:27même
41:27on constate bien
41:29qu'il y a
41:29des portes de sortie
41:30il y a des issues
41:32de secours
41:33il y a des moyens
41:34d'y remédier
41:35et ça
41:35c'est fondamental
41:36ça interdit
41:38une explosion radicale
41:39et pourtant
41:40François Bayrou
41:41Philippe David
41:41a été très alarmiste
41:43sur le budget
41:43parce que ça
41:44c'est l'épine dans le pied
41:46là aujourd'hui
41:46alors oui
41:47c'est l'épine dans le pied
41:48mais c'est pas la seule
41:49mais moi je veux bien croire
41:50il y a un très bon édito
41:51dans l'Express
41:52aujourd'hui
41:52qui dit que
41:53nous sommes probablement
41:54au bord d'une révolution
41:55moi j'en ai très peur
41:56parce que le drame
41:57de la France
41:58c'est que dans son histoire
41:59elle ne s'est réformée
42:00que dans la douleur
42:00et dans la violence
42:01ça c'est une réalité
42:03historique
42:03qui est incontestable
42:04je ne vais pas faire
42:05le déroulé
42:08depuis 1789
42:09mais ça a toujours
42:10été comme ça
42:11sinon ça va être long
42:12mais ça a toujours
42:13été comme ça
42:14d'autant que certains
42:15qui ont compris
42:16qu'ils ne gagneraient
42:17jamais par les urnes
42:18jamais par les urnes
42:19pensent qu'ils pourront
42:20y arriver par la rue
42:21vous voyez vers qui
42:23mon regard se tourne
42:24donc je trouve ça
42:26extrêmement inquiétant
42:27François Ouzio
42:28je viens d'un milieu
42:31qui est la communication
42:33j'ai travaillé un peu
42:34dans la communication
42:35et on utilisait toujours
42:36une phrase
42:37qui à mon avis
42:37s'applique toujours
42:38à ce qu'on connait actuellement
42:39et on termine dans l'actualité
42:40la minorité est toujours agissante
42:42et la majorité
42:43toujours silencieuse
42:44et je ne crois pas
42:45qu'on soit dans un
42:46dans un moment
42:47pré-révolutionnaire
42:48il y a toujours eu
42:49des épisodes
42:49plus ou moins violents
42:51je repense
42:51à la loi El Khomri
42:52où ça avait sacrément
42:54été violent
42:55notamment dans les rues
42:56de certaines métropoles
42:56et de la capitale
42:57il y a eu les gilets jaunes
42:58oui c'est vrai
43:00le peuple est un peu plus
43:02énervé
43:03et éruptif
43:03qu'il ne l'a été
43:04par le passé
43:05mais je crois aussi
43:06que c'est pour ça
43:07que le Premier ministre
43:07ce matin
43:08a parlé de changement
43:09de méthode
43:09il y a une volonté
43:10de changement de méthode
43:11au niveau de la classe politique
43:12il y a un décalage
43:13et un gouffre
43:15qui s'est creusé
43:15entre le peuple
43:17et la classe politique
43:18aux uns et aux autres
43:20de faire en sorte
43:20d'être responsables
43:21alors je parle bien
43:22du bloc central
43:23élargi
43:24élargi
43:24bien élargi
43:25mais les extrêmes
43:26eux n'ont qu'un intérêt
43:27à ça
43:27et donc ils veulent jouer
43:29le chaos
43:29et l'extrême gauche
43:30en premier
43:30et à chaque fois
43:31dans ces mouvements
43:32violents
43:33comme on connaît
43:33aujourd'hui
43:34c'était toujours
43:34l'extrême gauche
43:35qui était en première ligne
43:37donc en fait
43:37il n'y a rien de nouveau
43:38sous le soleil
43:39sauf que la classe moyenne
43:41se sent de plus en plus
43:42pas écoutée
43:44et donc effectivement
43:45elle s'énerve
43:46elle s'énerve aussi
43:46dans les urnes
43:47elle n'est pas écoutée
43:48elle est surtout déclassée
43:49et elle est déclassée
43:50elle se sent abandonnée
43:51et c'est sans doute
43:52parfois à juste titre
43:53donc il faut réconcilier
43:54les institutions
43:56avec cette classe moyenne
43:57néanmoins
43:58ce n'est pas pour autant
43:59que les black blocs
44:00ou tous les excités
44:01d'extrême gauche
44:02représentent le peuple
44:02et je pense que la majorité
44:04des françaises
44:04et des français
44:05sont des gens raisonnables
44:06et qui croient
44:06en ce nouveau premier ministre
44:07comme ils ont sans doute
44:08cru au précédent
44:09et que là
44:10ils veulent surtout
44:11qu'il y ait un budget
44:11pour la France
44:12et que le pays
44:12ne soit pas déclassé
44:13et que ça ne se termine
44:14pas comme la Grèce
44:14absolument
44:15et François
44:16ils y croient
44:17d'autant plus
44:18que le seul intérêt
44:20si j'ose dire
44:20de Michel Barnier
44:21et de François Bayrou
44:23c'est d'avoir
44:24je dirais
44:25constitué des échecs
44:27sur lesquels
44:28les français comprennent
44:29qu'on peut s'appuyer
44:30pour créer une réussite
44:32et d'autre part
44:33à propos des gilets jaunes
44:35vous avez totalement raison
44:36je me rappelle
44:37une phrase
44:38qui disait
44:38à leur sujet
44:39c'est plus qu'une émeute
44:41moins qu'une révolution
44:43j'aimerais assez appliquer
44:44ça à la situation actuelle
44:46moi je crois
44:47qu'il y aurait
44:47un moyen déjà
44:48pour faire baisser
44:50la tension en France
44:51le problème
44:52c'est que c'est
44:52aux antipodes
44:53de la culture politique
44:54d'Emmanuel Macron
44:55qui est le mariage
44:55de la droite orléaniste
44:56et de la gauche caviar
44:58c'est de donner la parole
44:59au peuple
44:59par au moins
45:00un référendum
45:01ça je crois
45:02que ce serait le béabat
45:02et sur quel sujet ?
45:03ça il faut trouver le sujet
45:04il y en a plein
45:05c'est ce que je vous disais
45:06tout à l'heure
45:07il faut revenir à la proximité
45:08il faut revenir au peuple
45:09si ce qui avait été tenté
45:10pendant le grand débat
45:12mais je pense qu'il faut
45:12recommencer
45:13d'une certaine manière
45:13moi j'ai une idée
45:14de référendum
45:14le droit français
45:15doit-il être supérieur
45:17au droit européen
45:17par exemple
45:18pour nous éviter
45:20quand on veut
45:20expulser des gens
45:21etc
45:22qu'on ait la convention
45:23européenne des droits de l'homme
45:24qui nous en empêche
45:25etc
45:26ça ce serait un vrai sujet
45:27le dernier référendum
45:29qu'on ait évoqué
45:30c'était Emmanuel Macron
45:30c'est ça
45:31ce tordre de rire
45:32c'était sur les rythmes scolaires
45:33mais un référendum
45:34sur les rythmes scolaires
45:35pourquoi pas sur leur DT
45:36sauf que sur les sujets saillants
45:38il faut réformer la constitution
45:39il n'y aura pas de majorité
45:40pour la réformer
45:41donc en fait
45:41il faut tenir
45:42jusqu'à la prochaine présidentielle
45:43et là il y aura de nouveau
45:44un vrai débat
45:44mais l'urgence
45:45c'est de passer un budget
45:46alors oui
45:47l'urgence c'est de passer un budget
45:48je veux bien
45:50mais au cas où
45:50il ne faut peut-être pas non plus
45:52trop faire peur aux gens
45:53dans ce domaine
45:53pour une bonne et simple raison
45:54c'est que dans ces
45:55s'il n'y avait jamais
45:56il n'y avait pas de budget
45:57c'est le budget de l'année précédente
45:58qui s'appliquera
45:58seul problème
45:59c'est que comme on va être déclassé
46:01par fiche
46:01après-demain
46:02c'est un secret
46:03il faut envoyer des signaux
46:04il faut envoyer des signaux
46:05mais je pense quand même
46:07qu'Emmanuel Macron
46:08ayant mis 1000 milliards de dettes
46:10aux français
46:10en 8 ans
46:11il n'est peut-être pas
46:12le mieux placé
46:14pour dire que
46:14la situation budgétaire
46:16est catastrophique
46:16parce que
46:17à mon humble avis
46:18il a quand même
46:18une part énorme de responsabilité
46:20là-dedans
46:20la formule ayant été
46:22parfaitement résumée
46:23par une boutade
46:23de David Lissnard
46:25qui a dit
46:25maintenant on doit payer
46:26le n'importe quoi
46:27qu'il en coûte
46:28mais c'est très juste
46:29d'ailleurs le président
46:30et c'est trop rare
46:31pour ne pas être souligné
46:32a admis qu'il avait
46:34beaucoup dépensé
46:35s'il avait dit
46:36le contraire
46:37et moi j'ai milité
46:39il y a 20 ans
46:39pour un type qui disait
46:40travaillez plus
46:40pour gagner plus
46:41et là les gens
46:42que je rencontre dans ma ruse
46:43ont l'impression
46:43qu'ils vont travailler plus
46:44pour gagner moins
46:44et c'est globalement
46:46le sujet des deux jours fériés
46:47et ça c'est rester en travers
46:48de la gorge
46:49c'est pour ça que je vous parle
46:49de méthode
46:50excusez-moi
46:51qui a eu l'idée stupide
46:52des deux jours fériés
46:53non payés
46:54sans consultation
46:54en plein milieu de l'été
46:56qui a eu cette idée
46:58je vous pose ça là
46:59vous faites ce que vous voulez
47:00parce que je me dis
47:01on est mercredi soir
47:02pour l'inviter à un dîner
47:03je pense que là vraiment
47:05il y a du potentiel
47:05pour être le vainqueur
47:06après c'est une question
47:07François Ouzio
47:08c'est une question de méthode
47:09forcément
47:09c'est-à-dire
47:10quand on est un peu diplomate
47:12on peut faire passer
47:13des choses différemment
47:15parce qu'il a été brut
47:16de décoffrage quand même
47:17François Bayrou
47:17mais en fait
47:18je n'ai pas compris
47:19pourquoi il s'est autant
47:20roulé par terre
47:21il y a près d'un an
47:23pour être Premier ministre
47:24pour nous faire une sortie
47:26de cette manière
47:26je pense qu'il a surtout
47:28ménagé sa sortie
47:29et qu'il a voulu
47:30la programmer lui-même
47:31ou l'auto-programmer
47:32je pense qu'il y a un peu
47:34d'orgueil et d'égo
47:35dans tout ça
47:35mais ça ça n'engage que moi
47:36je ne veux surtout pas
47:36que ça gêne mon entourage
47:38mais je n'ai pas compris
47:41non
47:41je n'ai pas compris la méthode
47:42je n'ai pas compris
47:42le je reste à Paris
47:43tout l'été
47:43pendant que tout le monde
47:44est en vacances
47:45je vais faire des Facebook live
47:46je vous ponce ça
47:47le 15 juillet
47:48une fois que tout le monde
47:49est parti
47:49et à la fin
47:50je vais consulter les gens
47:51pour leur demander
47:51ce qu'ils en pensent
47:53et notamment
47:53les formations politiques
47:54dont j'ai besoin
47:54pour faire passer le budget
47:56en même temps
47:56vous n'avez pas
47:57beaucoup entendu
47:57ces derniers mois
47:58quand même
47:59c'est assez discret
48:00je me rappelle
48:01on s'en parlait déjà
48:02l'année dernière
48:03et vous me trouviez déjà
48:04dur sur l'homme
48:06je vous disais déjà
48:07qu'il a fait carrière
48:08même s'il est chef de parti
48:10il a fait carrière
48:11sur un certain nombre
48:13de constats
48:14mais que quand on est aux manettes
48:15c'est quand même
48:15complètement différent
48:16surtout dans le contexte
48:18dans lequel on est
48:18depuis un an et demi
48:20et donc entre le constat
48:21et les solutions
48:22il y a quand même
48:23en général un gaufre
48:24et c'est facile
48:24d'être spectateur
48:25c'est beaucoup plus difficile
48:26d'être acteur
48:27et d'ailleurs son dernier discours
48:28il a joué le temps
48:30et la montre
48:30jusqu'au moment où il y avait
48:32le précipice du budget
48:33et là vous êtes obligé
48:35d'arriver avec votre proposition
48:36et je ne pense pas
48:37que les jours fériés
48:37en tout cas c'est ce que j'entends
48:38dans ma vie
48:39étaient la meilleure des propositions
48:40son dernier discours
48:41était typique
48:42de son caractère
48:44il reprend les chiffres
48:46et ensuite c'est de la philosophie politique
48:48et voilà
48:48ce sera le mot de la fin
48:50et direction
48:50Toulouse
48:52avec Christine Bouilloux
48:53qui est avec nous
48:54en direct
48:55bonsoir Christine
48:55bonsoir les vrais voix
48:58bonsoir
48:58elle a marché Christine
48:59aujourd'hui
48:59elle a marché
49:00sur le pavé
49:01elle a marché
49:02toute la journée
49:03et il y avait du monde
49:03visiblement
49:04Christine Bouilloux
49:05à Toulouse
49:06Oui
49:07et je peux vous dire
49:08que cette journée
49:08se termine en fait
49:09comme elle a commencé
49:10malheureusement
49:11par des affrontements
49:12entre les forces de l'ordre
49:13et les manifestants
49:14on va commencer
49:15si vous le voulez bien
49:16par ce qui s'est passé
49:16déjà ce matin
49:17là où je me trouvais
49:19ce rond-point de Jolimont
49:20c'est un secteur stratégique
49:22d'accès au centre-ville
49:23depuis la périphérie
49:25il était à peine 7h
49:26200 personnes environ
49:28qui installent
49:28les premières barricades
49:29Laina
49:30elle est là
49:30et vous allez l'écouter
49:31pour dire son mécontentant
49:33Je viens là
49:34parce que depuis
49:34trop longtemps
49:35déjà le gouvernement
49:36ne nous respecte pas
49:38il est élu
49:40et surtout
49:41à oublier
49:42d'où on vient
49:43on nous emmène
49:44nulle part
49:45Sébastien Lecornu
49:47nouveau premier ministre
49:47ça change quelque chose ?
49:48Pas du tout
49:49pas du tout
49:51c'est pire
49:52je ne pensais pas
49:53qu'on pourrait faire
49:54pire que Bayrou
49:55et en fait
49:55si
49:56Voilà
49:59alors surpris aussi
50:00c'est les automobilistes
50:01par ces premiers blocages
50:02tôt ce matin
50:03et certains comprennent
50:05mais perdent un peu
50:05patience
50:06écoutez-les
50:07Oui je comprends
50:08l'histoire de bloquer
50:10mais bon
50:10ça vous embête
50:13plus qu'autre chose ?
50:14Ça m'embête
50:14parce que moi
50:15je serais bien
50:15à aller bosser
50:16mon employeur
50:17a besoin de moi
50:17mais bon
50:18c'est comme ça
50:19après je comprends
50:19très bien le mouvement
50:20en fait
50:21et voilà
50:21la prochaine fois
50:22j'irai pas bosser
50:23parce qu'on est incapable
50:25d'accord
50:27est-ce qu'on peut faire
50:28demi-tour au moins ?
50:29ben là on peut faire
50:29demi-tour ici
50:30organiser un demi-tour
50:31oui d'accord
50:32ça marche
50:33allez
50:33effectivement oui
50:35voilà
50:35effectivement
50:36alors c'est alors
50:37qu'arrivent les CRS
50:38très rapidement
50:39ils ne perdent pas de temps
50:40ils chargent
50:40un coup de gaz galacrymogène
50:41pour débloquer les axes
50:42le groupe de manifestants
50:44lui se disperse
50:45tout aussi rapidement
50:46ne cherchant visiblement
50:47pas l'affrontement
50:47et alors va commencer
50:49toute la matinée
50:49une sorte de jeu
50:50du chat et de la souris
50:51dans les rues de Toulouse
50:52alors les manifestants
50:53plutôt des jeunes
50:54très mobiles
50:55qui utilisent tout ce qu'ils trouvent
50:56dans les rues
50:56les poubelles
50:57les grilles de chantier
50:58les barrières
50:58pour bloquer
50:59ils mettent le feu
51:00de temps en temps
51:00quand ils le peuvent
51:01et tout aussi rapidement
51:03les policiers se déploient
51:04là aussi par petits groupes
51:05pour débloquer
51:06chasser ces manifestants
51:07à coups de gaz galacrymogène
51:08quand on va durer
51:10je vous le disais
51:10une bonne partie de la matinée
51:12dans leur lieu parfois
51:13à des coups de colère
51:14d'automobilistes
51:15ce qui parfois
51:16générait des tensions
51:17Cécile et Philippe
51:18et puis tout le monde
51:19attendait de savoir
51:20ce qu'allait devenir
51:21justement
51:22la manifestation
51:22prévue cet après-midi
51:23Oui absolument Cécile
51:2514h30
51:26c'était le lieu de rendez-vous
51:27donné sur les réseaux sociaux
51:29c'était à l'égeant Jaurès
51:30beaucoup de monde
51:30pour une manifestation
51:31qui avait été autorisée
51:33par le préfet
51:34seul l'hypercentre
51:35était interdit d'accès
51:36d'où une imposante
51:37présente policière
51:38le portège
51:39est tout aussi fourni
51:40alors les chiffres
51:4113 000 manifestants
51:42ce soir selon la préfecture
51:4430 000 selon les syndicats
51:46la vérité
51:46est sans aucun doute
51:47à chercher entre les deux
51:48mais de mémoire
51:49de Toulousains
51:50de vieux Toulousains
51:51comme Maurice
51:52que j'ai rencontré
51:5270 ans
51:53il est lui-même étonné
51:55de voir autant de monde
51:56dans la rue
51:56Ah oui il y a beaucoup de monde
51:57ça fait très longtemps
51:58qu'il n'y avait pas eu
51:59une manif comme ça
52:00ça m'inspire
52:00qu'il y a une prise de conscience
52:01qu'il y a une volonté
52:03de lutter un peu
52:04contre la résignation
52:05je veux dire
52:06et de se bouger un peu
52:07je veux dire
52:08après c'est vrai
52:09qu'il y a des solutions
52:10à trouver
52:10j'ai participé un peu
52:12à des assemblées générales
52:14de ce mouvement là
52:15et il y a des catalogues
52:17très précis
52:17de revendications
52:19de propositions
52:20etc.
52:20je veux dire
52:21quand
52:22le président Macron
52:23avait banonné
52:24devant des gilets jaunes
52:25avec les grands débats
52:27des cahiers de doléances
52:28déposés dans les mairies
52:28etc.
52:29rien
52:30ils n'ont même pas été élus
52:31ils n'ont même pas été ouverts
52:31ils n'ont même pas été élus
52:32pourtant il y avait
52:33des trésors de propositions
52:34Christine
52:36quels étaient les profils
52:37dans la manifestation ?
52:38il nous reste à peine
52:39une minute
52:39Christine
52:40rapidement
52:41c'était plutôt jeune
52:43pas seulement
52:43des finis
52:44des actifs
52:45les syndicats évidemment
52:46qui étaient là
52:47la CGT était en tête
52:48pour sécuriser le tracé
52:49avec un mot d'ordre
52:51quasi majoritaire
52:52Macron d'émission
52:53beaucoup d'anciens gilets jaunes
52:55aussi
52:56et dans les discussions
52:57de ce mouvement
52:57certains parlaient
52:58de ces agoras
53:00qui le voulaient
53:00depuis des semaines
53:01et qui a eu
53:02des discussions
53:03sur les territoires
53:04pour être force de propositions
53:06on l'a entendu
53:06comme ils disent
53:07ils veulent tout simplement
53:08être entendus
53:10et ça
53:11ça revenait
53:11quasi systématiquement
53:13Cécile et Philippe
53:13Merci beaucoup
53:14Christine Bouilloux
53:15en direct
53:16de Toulouse
53:18qui a traversé
53:19en tout cas
53:20cette journée
53:21et merci de nous avoir
53:22informés
53:22au plus précisément
53:24merci beaucoup
53:25Christine Bouilloux
53:26dans un instant
53:26enfin en tout cas
53:27à partir de 20h
53:28on ne vit pas
53:29dans la même France
53:29Magali Berda
53:31est avec nous
53:31ça va Magali ?
53:32ça va Cécile
53:32bonsoir
53:33ça va ?
53:34Oui
53:34au programme
53:35de cette émission
53:35ce soir
53:36alors ce soir
53:36on va parler justement
53:38de tous ces rebondissements
53:39en France
53:39toutes ces manifestations
53:40avec Hakim
53:41un influenceur
53:43d'un compte très célèbre
53:44qui s'appelle
53:44Mediacœur
53:45et Daniel Simonnet
53:46qui est député
53:47du nouveau Front Populaire
53:49de Paris
53:49cofondatrice de l'après
53:50qui a été chahuté
53:52qui a été chahuté ce matin
53:52dans un bar
53:54avec la question du jour
53:55est-ce que les manifs
53:56sont récupérés politiquement ?
53:58On vous retrouve
53:58à partir de 20h
53:59merci beaucoup
54:00merci beaucoup
54:00Philippe Bilger
54:01merci beaucoup
54:02François Ouzio
54:03on reste avec
54:04Philippe
54:04au 0826 300 300
54:06si vous voulez bien entendu
54:07continuer
54:08de parler de cette manifestation
54:10nos invités
54:11dans un instant
54:12au 0826 300 300
54:14nos invités
54:15qui seront
54:16Axel Persson
54:16secrétaire gérant
54:17de la CGT
54:18Cheminot
54:18Reda Bellach
54:19syndicaliste policier
54:21et porte-parole
54:21d'Unité Hides de France
54:22et Stéphane Sirot
54:23historien spécialiste
54:25de l'histoire des grèves
54:25et du syndicalisme
54:26à tout de suite
54:27Sud Radio
54:28votre avis fait la différence
54:30oui bonjour
54:31Sud Radio
54:32merci de votre émission
54:33de donner la parole
54:34au territoire
54:35sur les campagnes
54:36Sud Radio
54:37parlons vrai
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