- il y a 1 an
Acquérir, emprunter...comment se profile la rentrée immobilière ?
L’activité des marchés, les envies, les conditions d’emprunt et les perspectives...Sandrine Allonier, directrices des études de Voufinancer et Eric Allouche, directeur exécutif du réseau ERA France, livrent leurs analyses dans l'émission Figaro Immo, animée par Olivier Marin.
L’activité des marchés, les envies, les conditions d’emprunt et les perspectives...Sandrine Allonier, directrices des études de Voufinancer et Eric Allouche, directeur exécutif du réseau ERA France, livrent leurs analyses dans l'émission Figaro Immo, animée par Olivier Marin.
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00:00Vous avez un projet immobilier, c'est bien, mais comment se profile la rentrée immobilière ?
00:05Il y a beaucoup d'interrogations, les prix, les transactions, les conditions d'emprunt.
00:10Eh bien, on va faire le point avec nos experts.
00:12Figaro Imo, c'est parti !
00:18Deux invités sur le plateau de Figaro Imo pour décrypter la rentrée immobilière,
00:26l'activité des marchés, les envies, les conditions d'emprunt, les perspectives, nous éclairer.
00:32On est très heureux de les recevoir.
00:33Ils sont bronzés, de retour de vacances.
00:37Sandrine Allonnier, bonjour.
00:38Bonjour Olivier.
00:39Porte-parole et directrice des études de Vous Financez, Éric Allouche, bonjour.
00:43Bonjour Olivier.
00:44Directeur exécutif du réseau ERA France.
00:48Alors, en cette rentrée tous les deux, dans quel état d'esprit êtes-vous professionnellement ?
00:55Sandrine.
00:56Alors, j'aurais envie de vous répondre optimiste, mais avec ce qui nous attend dans les prochaines semaines,
01:02c'est plus difficile de l'être.
01:04Mais une chose est certaine, c'est qu'aujourd'hui, les banques veulent continuer à prêter.
01:09Elles veulent toujours capter des prix moins accédants.
01:12Donc, voilà, globalement optimiste.
01:14Mais ce qui nous attend dans les prochaines semaines, c'est-à-dire ?
01:16C'est-à-dire les bouleversements politiques, la remontée des taux d'emprunt d'État.
01:21On va le détailler, mais disons qu'on a eu un très beau premier semestre.
01:26Attendons de voir la suite.
01:27Bon, on attend, Éric, l'état d'esprit de cette rentrée.
01:30Oui, oui, pareil.
01:31Alors, on a un volume des transactions qui augmente, qui a augmenté de manière sensible.
01:37Donc, tout ça, c'est positif.
01:38On a des taux qui restent, qui ont baissé, même si, effectivement, il y a des signes qui remonteraient légèrement.
01:46Donc, tout ça, c'est positif.
01:47Donc, il faut se satisfaire de ce qu'on a aujourd'hui, évidemment.
01:51Alors, pareil, je partage tout à fait les incertitudes.
01:55Il y a également des chiffres sur les mobiliers locatifs qui ne sont pas bons,
01:58puisqu'on sait que c'est un domaine extrêmement important,
02:01puisque ça, effectivement, ça draine énormément de gens.
02:06Et il y a des besoins en matière de location extrêmement importants.
02:10Donc, il y a des choses positives.
02:11La situation actuelle, effectivement, on est un petit peu dans le flou.
02:14Là, on attend de voir un peu ce qui va se passer prochainement.
02:17Oui, effectivement.
02:18Et on sait que l'immobilier a besoin de confiance.
02:21Et c'est vrai qu'il y a des périodes un petit peu troubles, d'instabilité,
02:25que ça touche la fiscalité ou les projets immobiliers qu'on attend d'y voir clair.
02:30Bon, attendant d'y voir clair, justement, vous êtes là pour nous informer,
02:34nous livrer les meilleurs indicateurs.
02:36Eric, on démarre avec vous.
02:37Alors, les indicateurs, déjà, du premier semestre chez ERA.
02:41Alors, bon, nous, on est en augmentation en termes de volume de promesses de vente.
02:45Donc, les promesses de vente, c'est ce qui précède les actes authentiques.
02:49Donc, c'est bien parce que ça donne une indication de ce qui va se passer prochainement.
02:52Donc, on a 16% de plus par agence de promesses de vente.
02:56Donc, ce qui est extrêmement positif.
02:58On a, donc, d'une manière générale, 2,5% d'augmentation de vente.
03:03Ça aussi, c'est des sources FNAIM et c'est des sources officielles,
03:07puisqu'on était à 907 000 transactions actées à fin juillet 2025.
03:14Voilà.
03:14Donc, ça, c'est une augmentation en termes de chiffres,
03:17même s'il y a une petite bidouille.
03:19Alors, je ne vais pas rentrer trop dans les détails.
03:20Il y a une petite bidouille avec les modalités de calcul.
03:23Mais on est quand même dans une augmentation du volume de transactions.
03:26Donc, tout ça, c'est quand même positif.
03:28On vend, on achète des maisons, des appartements.
03:30D'ailleurs, il y a une augmentation aussi du taux de rotation.
03:35Vous savez, c'est le pourcentage de biens qui sont vendus chaque année.
03:39Donc, on a une augmentation, puisqu'on est actuellement à 2,8,
03:41ce qui est une augmentation notable, puisqu'on était, il n'y a pas très longtemps, à 2,5.
03:45Donc, plus de transactions, en tout cas, plus de ventes.
03:48Ça s'est constaté à la fois par les notaires de France, par les différents réseaux.
03:52L'évolution des prix.
03:53Alors, évidemment, quand on a une augmentation des volumes,
03:55forcément, mécaniquement, on a une augmentation des prix.
03:58Cette augmentation est quand même assez modérée.
04:01Elle est différente suivant les zones.
04:03Pas partout, pas au mépris.
04:04Voilà, pas partout, suivant les produits, suivant les zones,
04:07suivant l'état du bien aussi, qui rentre aujourd'hui de plus en plus en compte.
04:12Mais globalement, on a une légère augmentation des prix.
04:15On peut dire aujourd'hui que les prix sont quand même assez stables.
04:18Et pour les gens qui veulent acheter, qui veulent en profiter,
04:20je dirais que c'est le bon moment, puisque les taux sont attractifs
04:23et les prix restent tout à fait acceptables.
04:26Y a-t-il des secteurs géographiques où la dynamique est particulièrement porteuse ou en marche ?
04:32Alors, on voit dans certaines grandes villes, effectivement,
04:34où on a eu une augmentation des volumes, notamment, nous, on a vu Marseille.
04:39On voit que ça repart aussi dans la banlieue parisienne et à Paris aussi.
04:42On voit que c'est plus marqué dans les arrondissements du centre de Paris
04:49et puis également de l'ouest.
04:51Voilà, effectivement, le moins cher à la Bourgogne-Franche-Comté.
04:55Voilà, je vous ai mis un petit indicateur là-dessus.
05:00Globalement, on est sur quelque chose qui reste stable,
05:04avec en effet des disparités suivant les zones.
05:06Mais on voit aussi des évolutions assez intéressantes sur les littoraux,
05:12notamment la Bretagne, qui effectivement, elle va en poupe.
05:15On voit ça un petit peu partout avec le réchauffement climatique.
05:18Beaucoup de gens ont tendance à remonter vers la Bretagne,
05:21vers les zones où il fait un peu plus frais.
05:23Les marges de négociation, où en est-on ?
05:25Alors, c'est toujours difficile de parler de marge de négociation,
05:28parce que les gens peuvent penser qu'à chaque fois, ils peuvent négocier.
05:30On peut.
05:30On peut toujours essayer.
05:32Il y a toujours des marges possibles de négociation.
05:34Après, ce que ces négociations donnent lieu à des résultats,
05:38ça, c'est autre chose.
05:39Je dirais, donc, ça dépend du type de bien,
05:42ça dépend de son état, ça dépend de sa localisation.
05:46Ce qui fait le prix d'un bien immobilier, c'est sa demande.
05:49Si le bien est demandé, si le bien est très prisé,
05:52il y a beaucoup d'acheteurs, et à ce moment-là,
05:53la marge de négociation est forcément plus réduite.
05:56Si un bien est moins demandé, forcément, il y a plus de négociations.
05:58Donc, c'est vraiment une question d'offres et de demandes.
06:01On peut dire, globalement, qu'on est entre 5%.
06:04Ça peut monter des fois beaucoup plus.
06:07Ça dépend, après, l'état du bien.
06:08Ça dépend aussi de son diagnostic de performance énergétique.
06:11Ça dépend de plein de paramètres.
06:13Mais quand l'estimation est bien faite, en principe, on est au prix.
06:17Parce que c'est ça aussi qu'il faut la différence,
06:19c'est la qualité de l'estimation du bien immobilier.
06:23Un mot sur l'impact du DPE, notamment, sur la valeur des biens.
06:27Qu'est-ce que vous constatez, là aussi ?
06:29C'est quelque chose qui est de plus en plus pris en compte.
06:33Effectivement, et on voit arriver un petit peu avec anxiété la date de 2028.
06:38Effectivement, on va voir un certain nombre de biens qui vont disparaître.
06:41Ah, pour l'interdiction des biens classés.
06:43Exact.
06:44Qui vont devenir indécents.
06:45Alors là, on est dans l'immobilier locatif, effectivement.
06:47Et là, c'est effectivement un problème.
06:49Donc là, on a récemment eu une nouvelle mesure.
06:52où on a modifié le thermomètre en indiquant que le fameux coefficient
06:57qui permet de déterminer, comment dirais-je, je ne me souviens plus de nom précis,
07:03mais il y a un coefficient qui permet de déterminer l'avantage en matière d'électricité,
07:10qui permet de convertir.
07:11C'est le nouveau calcul, en fait.
07:12Voilà, le nouveau mode de calcul qui a été rabaissé,
07:15ce qui permet de faire rentrer, finalement, dans le cadre de ce qui n'est plus une passoire thermique,
07:23un certain nombre de logements.
07:25Donc, tout ça, c'est positif.
07:26Néanmoins, c'est quand même un facteur qui est de plus en plus pris en compte,
07:31tant d'ailleurs par les agents immobiliers, que par évidemment les clients,
07:34et puis aussi par les banques.
07:35Et au 1er janvier 2026, c'est 850 000 logements qui devraient sortir, justement,
07:41de ce statut de passoire thermique, parce que là, il y a le chauffage électrique,
07:46et donc, il va y avoir une nouvelle donne aussi dans le domaine.
07:49Exact.
07:49Parfait.
07:50Sandrine Allonnier, la production de crédit, les taux d'intérêt, où on est ?
07:56Alors là, on ne peut que se réjouir si on regarde dans le rétroviseur
08:00de ce qui s'est passé jusqu'à maintenant, puisque la production de crédit,
08:04on le voit sur ce graphique, n'a fait qu'augmenter,
08:07bon, avec un petit effet quand même de dents de scie,
08:10mais là, à 12,9 milliards au mois de juin,
08:13voilà, c'était bien plus qu'au mois de mai,
08:15donc on a vraiment une reprise qui est durable.
08:17Et sur les six premiers mois de l'année, on atteint quasiment 70 milliards.
08:21Donc, c'est une production en hausse de 47%.
08:23Donc, depuis le début de l'année, les banques ont prêté 47% de plus
08:27que sur les six premiers mois de l'année 2024.
08:30Donc, certes, on part d'un point bas,
08:32mais ça démontre que les banques qui avaient cette volonté de prêter
08:36l'ont fait, que les acheteurs ont été au rendez-vous
08:39puisque les taux de crédit ont baissé.
08:42Les banques aussi ont réduit un peu leurs exigences en matière d'apport.
08:46Donc, ça a vraiment permis de fluidifier ce marché du crédit
08:50qui a été évidemment alimenté par les baisses de taux.
08:54Là aussi, on le voit sur le graphique,
08:55donc on a une stabilisation ces dernières semaines.
09:00mais c'est vrai qu'on est passé à fin 2023 à des taux qui étaient à 4,20 en moyenne sur 20 ans,
09:07à aujourd'hui des taux à 3,20.
09:10Donc, c'est quand même très sensible.
09:12Pour quelqu'un qui peut rembourser 1 500 euros par mois de mensualité,
09:16c'est plus de 20 000 euros de capacité d'emprunt supplémentaire.
09:19Voilà, en deux ans, avec en plus des baisses de prix encore sur deux ans de l'ordre de 10 %.
09:25Donc, c'est vrai que c'est un bon gain de pouvoir d'achat.
09:28Mais vous avez raison que quand même, il y a évidemment des écarts selon les profils.
09:33Alors, profil, justement, on va voir des différents emprunteurs.
09:36C'est le slide suivant.
09:38Profil d'emprunteur, voilà.
09:39Oui, mais ce qui était intéressant, c'était de voir aussi les écarts de taux.
09:42Parce que ça, je voulais en parler.
09:44Notamment parce qu'on parle de remontées de taux.
09:48Mais il y a des remontées affichées,
09:51avec des banques qui nous annoncent des hausses de taux de 0,10.
09:54Il n'y en a que quelques-unes.
09:55Est-ce qu'il y en a eu au mois d'août ?
09:57Au mois d'août, oui.
09:58Il y a eu quatre banques qui ont annoncé des hausses de taux de 0,10.
10:02Non, je ne peux pas vous dire lesquelles.
10:03Mais ce qui est intéressant, c'est qu'on voit que les taux négociés,
10:07eux, restent quand même très bas.
10:09On peut encore emprunter à moins de 3% lorsqu'on a un beau dossier.
10:13Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les banques,
10:17dans un contexte de hausse des taux de refinancement,
10:20ont besoin d'aligner leurs taux sur ces hausses de taux de refinancement.
10:24Mais que sur les meilleurs profils,
10:25elles sont encore capables, évidemment, de faire des taux à moins de 3%,
10:29puisqu'elles vont estimer la rentabilité de chaque emprunteur.
10:33Alors, on va voir justement le slide suivant.
10:37Voilà.
10:38Concernant les profils, voilà.
10:39Ce qui est très intéressant, c'est que majoritairement,
10:42ceux qui ont emprunté là au premier semestre,
10:44ce sont des primo-accédants.
10:46Donc, ils sont bel et bien de retour.
10:48Et parce que les banques veulent capter cette clientèle-là,
10:51puisque c'est ceux qu'elles vont pouvoir accompagner sur le long terme,
10:54qui ne sont pas encore bancarisés,
10:56qui n'ont pas encore toutes leurs assurances.
10:58Donc, c'est une vraie cible pour les banques.
11:00Et ils sont de retour.
11:01Avec le levier du prêt à taux zéro ?
11:03Voilà, avec le levier, en effet, du prêt à taux zéro,
11:05qui en a resolvabilisé plus d'un.
11:08Il faut rappeler que le prêt à taux zéro est revenu
11:10depuis le 1er avril pour la maison individuelle
11:13et a été élargi à tout le territoire,
11:16notamment pour le neuf.
11:17Et que ça permet vraiment de resolvabiliser
11:20de jeunes emprunteurs,
11:21puisqu'ils vont avoir un coût du crédit bien moins important
11:24et également l'équivalent d'un taux à moins de 2%
11:28si on cumule tous les prêts aidés.
11:29Et ça peut couvrir justement l'acquisition d'un appartement neuf
11:33à hauteur de 50% et 30% pour une maison neuve.
11:37Mais c'est vrai que c'est important de le dire.
11:39On voit donc le prêt à taux zéro.
11:40On voit sur un slide suivant,
11:44emprunter à moins de 1%, c'est possible ?
11:46Tout à fait, si on cumule l'ensemble justement des prêts aidés.
11:50Puisque certes, il y a le prêt à taux zéro,
11:51mais tout le monde n'y a pas le droit.
11:53Mais à côté de ça, les banques font également
11:55leurs propres prêts aidés pour capter ces jeunes emprunteurs.
11:58Donc ça peut être des prêts à 1,99%,
12:01des prêts à 1%.
12:02Ça peut être sous condition aussi de réaliser
12:04des travaux de performance énergétique.
12:07Donc il y a tout un tas comme ça de prêts aidés
12:10qui peuvent aider et qui peuvent se cumuler surtout
12:12pour les primo-accédants.
12:14Donc voilà, même si on entend qu'il peut y avoir
12:17des hausses de taux,
12:18et bien grâce à ces mécanismes-là,
12:21les emprunteurs ne sont pas forcément pénalisés.
12:23C'est vraiment ça le message.
12:25Entre taux affichés et ce qu'on arrive effectivement
12:28à sortir comme financement,
12:30il y a quand même de vraies différences.
12:32Une nouvelle donne,
12:33avec depuis les annonces de François Bayrou,
12:36des taux d'emprunt d'État qui sont,
12:39c'est l'OAT à 10 ans,
12:40passés à 3,54%.
12:42Nous étions à 3,20% en début d'année.
12:47Ça fait quand même un écart important.
12:49On sait que les banques regardent.
12:50Ça ne peut pas dire qu'il y a un impact systématique,
12:53mais elles regardent.
12:54C'est un indicateur important pour elles.
12:55Parce que pour le particulier,
12:57évidemment,
12:58il va y avoir dans ce sillage
13:00une remontée progressive des taux d'intérêt.
13:03Alors en effet, ça peut impacter.
13:04Il y a vraiment trois choses à prendre en compte.
13:06Un, c'est la politique de la Banque Centrale Européenne
13:09qui avait baissé ses taux de refinancement,
13:12notamment pour les banques,
13:13huit fois de suite
13:14et qui en juillet les a laissés stables.
13:17Donc ça, c'est vrai que c'est un signe pour les banques
13:18qu'il pourrait y avoir une hausse
13:19de leurs conditions de refinancement.
13:22Les taux d'emprunt d'État,
13:23on en a parlé,
13:24mais il y a aussi la production de crédit des banques.
13:27En fait, plus elles ont déjà prêté,
13:28plus elles sont proches de leurs objectifs
13:30et moins elles ont intérêt à faire des taux très bas
13:32pour capter de nombreux emprunteurs.
13:34Donc évidemment que là,
13:35on est dans cette situation
13:37où on a un peu tous ces paramètres
13:39qui peuvent créer des tensions sur les taux.
13:41Mais ce qui est certain,
13:42c'est qu'une banque ne dit jamais non à un bon client
13:44et que du coup, pour les bons clients,
13:46il y a encore cette possibilité
13:47d'emprunter évidemment
13:49et de négocier surtout des taux à moins de 3%.
13:52Donc c'est pour ça qu'on reste quand même confiant.
13:54Le robinet du crédit reste ouvert
13:56et que finalement, un écart de taux,
13:58qu'on soit 3, 3,10 ou 3,20,
14:01ça ne va pas évidemment changer le plan de financement.
14:04Surtout que les banques sont plus flexibles
14:06sur l'apport personnel.
14:07Donc globalement,
14:08elles restent très ouvertes au crédit.
14:09Mais pour vous, Sandrine,
14:11il n'y a pas de nécessité,
14:13enfin en tout cas de voir des augmentations
14:15des taux pour les particuliers
14:17suite à la hausse de l'OAT 10 ans ?
14:19Si augmentation il y a,
14:21elle sera limitée de l'ordre de 0,10 ou 0,20.
14:24Il faudrait que l'OAT augmente durablement
14:27et dans de plus grandes proportions
14:29pour que les banques répercutent ça à coup sûr.
14:32Mais c'est vrai qu'une remontée de l'OAT
14:35de 0,20, 0,30 sur un ou deux mois
14:37peut être absorbée par les banques
14:39si leur politique commerciale
14:41est de continuer à prêter.
14:43Éric, ça vous inquiète ou pas justement
14:45tout ce climat à la fois politique,
14:48économique, d'incertitude
14:49pour ceux qui ont un projet immobilier ?
14:53Alors ça ne nous inquiète pas
14:54parce que l'immobilier représente une valeur sûre
14:56et surtout dans les périodes un peu balottées,
14:59c'est toujours bien justement
15:00de détenir son immobilier déjà
15:02et peut-être aussi de pouvoir investir
15:04dans l'immobilier.
15:05Ce qu'on aimerait bien,
15:06c'est qu'effectivement on ait plus de possibilités.
15:09Ce qu'on aimerait bien,
15:09c'est que les taux ne remontent pas trop,
15:11bien évidemment.
15:12Mais ça, là-dessus,
15:13on n'a pas la main sur la situation.
15:16Il y a une reconnaissance.
15:17Il y a eu récemment un rapport,
15:19je ne sais pas si je peux en parler,
15:20mais le rapport d'Aubès-Cosson,
15:23qui sont donc un parlementaire
15:24et un sénateur,
15:26enfin deux parlementaires plus exactement,
15:29donc une personne, un député et un sénateur
15:31qui ont produit ce rapport,
15:32qui est une reconnaissance
15:33de la situation de l'immobilier en France,
15:35est extrêmement intéressante
15:36puisqu'il est dit dans ce rapport
15:37un certain nombre de vérités
15:39que nous crions depuis très longtemps,
15:41donc en accord tout à fait avec la FNIM,
15:43et on a l'impression de ne pas être entendus.
15:45Donc pour citer un certain nombre de choses,
15:47on a une chute de 41%
15:49au premier trimestre de 2025
15:52de l'investissement locatif privé,
15:53donc c'est énorme quand même.
15:55Et on sait qu'en plus,
15:5758% des locataires sont logés par le privé,
16:01donc aujourd'hui, tout le monde pleure
16:03sur le prix des loyers,
16:05sur le montant des loyers.
16:06Alors on plafonne, on plafonne à Paris,
16:08mais le plafonnement,
16:09ce n'est pas une solution.
16:11Le plafonnement,
16:11ça ne va pas ramener plus de logements.
16:13On a un problème aujourd'hui de volume,
16:15on a un problème de nombre
16:16de logements disponibles,
16:17et là, il faut mettre en place
16:19des mesures qui sont des mesures
16:21qui sont positives,
16:23parce que même si on gagne moins,
16:25on gagne quand même.
16:26Et c'est ça qu'il faut voir.
16:27Donc vous aimeriez que la proposition
16:29d'instaurer un statut du meilleur privé,
16:32de relancer l'investissement locatif,
16:35voilà,
16:36est au bout en tout cas de cette volonté.
16:38Absolument, parce que l'immobilier locatif,
16:40l'immobilier évidemment en général,
16:41mais l'immobilier locatif,
16:42c'est de l'immobilier en plus,
16:43c'est du logement en plus pour les Français,
16:45et ça, au-delà des clivages politiques
16:48ou des péripéties politiques,
16:50le logement intéresse tout le monde,
16:52il intéresse les Français.
16:53Donc je crois que ce qui est important,
16:55c'est qu'il y a un accord de la part
16:56de nos politiciens de manière générale
16:58pour faire le même constat
17:00et pour agir dans ce sens-là,
17:02pour permettre une augmentation
17:03du volume de logement.
17:04Évidemment, en respectant les contraintes énergétiques,
17:07mais il faut aussi que les contraintes énergétiques
17:08s'alignent au regard des possibilités.
17:10– Et de considérer le logement
17:11comme un bien de première nécessité.
17:12– Absolument.
17:13– C'est important,
17:14mais pour tous ceux qui se posent la question,
17:16au-delà de l'investissement locatif,
17:18avec cette période un peu troublée
17:20et qui ont envie d'acheter,
17:22mais qui peuvent se dire
17:23« c'est peut-être pas le moment,
17:25on va attendre, on va y voir plus clair,
17:27peut-être dans quelques mois,
17:29qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ? »
17:30– Alors, pour ceux qui veulent acheter
17:31leur résidence principale,
17:33ce qu'on a constaté,
17:34c'est que finalement,
17:35les péripéties politiques
17:37existent déjà depuis plusieurs mois,
17:39et que le marché s'est redressé
17:40sur la résidence principale.
17:42Donc, on a le sentiment
17:43que les Français s'y sont faits finalement
17:44et que de toute façon,
17:46ils avancent quand même dans leur projet.
17:47Mais pour ceux qui se posent la question
17:49« est-ce que c'est le moment ? »,
17:50moi je dirais oui,
17:51parce que c'est le moment de négocier.
17:53Un, on peut encore négocier avec les banques
17:55des baisses de taux
17:56si on a un bon dossier,
17:58et on peut négocier aussi,
17:59évidemment avec les vendeurs,
18:01si on a un bien peut-être un peu atypique
18:04ou avec des travaux, etc.
18:05Mais voilà,
18:06il y a cette possibilité de négocier
18:07et je pense que finalement,
18:09le fait d'annoncer quelques hausses de taux,
18:12même si ça ne me fait pas plaisir,
18:13ça va aussi pousser certains attentistes
18:16à passer à l'acte.
18:17Donc voilà, pour moi,
18:19c'est finalement quand le marché se stabilise
18:21qu'il faut y aller
18:21puisque l'effet plateau n'existe pas.
18:24Le marché ne peut pas rester stable en temps.
18:26Dès qu'il y a des phénomènes d'offres et de demandes,
18:28ça va bouger.
18:29Donc là, je pense que jusqu'à la fin de l'année,
18:31pour ceux qui veulent acheter leur résidence principale,
18:33il y a une opportunité.
18:34Parce que je ne pourrais pas vous dire
18:35à quel niveau seront les taux l'année prochaine.
18:38Bien dommage, effectivement.
18:40Eric ?
18:40Tout à fait, il faut acheter aujourd'hui
18:43si on en a la possibilité
18:44parce que les taux restent attractifs.
18:47On sait dans le passé
18:48qu'on a toujours pu renégocier les taux
18:50au cas où ils baisseraient.
18:51C'est déjà arrivé.
18:53Et donc je dirais,
18:54il ne faut pas s'inquiéter non plus
18:55de la situation politique.
18:57Mais certains peuvent être attentistes
18:58en disant que ça ne remet pas en cause le projet,
19:01mais on va attendre un petit peu quand même.
19:02Oui, les investisseurs,
19:03mais vous savez qu'on a besoin de se loger.
19:05Bon, on ne se dit pas
19:06où est-ce que le gouvernement va changer demain.
19:06Pour la résidence principale, on est d'accord.
19:08Voilà.
19:08Absolument.
19:08Voilà.
19:09Et puis l'immobilier.
19:10Encore une fois, il y a une demande,
19:11il y a un besoin,
19:12il y a un manque de logement aujourd'hui.
19:15Donc même investir dans le locatif
19:16est une bonne chose
19:17parce que de toute façon,
19:18on sait qu'il n'y en a pas assez.
19:19Donc forcément, s'il n'y en a pas assez,
19:21il va y avoir une demande
19:22qui va être maintenue
19:23pendant les prochaines années.
19:24Qu'est-ce qui permettrait, selon vous,
19:27de fluidifier l'activité ?
19:29Sandrine.
19:31Construire davantage de logements,
19:33mais ça, ça prendra évidemment des années
19:35puisque ça permettrait de remettre de l'offre,
19:39remettre évidemment aussi un dispositif
19:41d'incitation au locatif également,
19:46y compris dans l'ancien
19:47puisque ça, je crois que c'est évidemment
19:49aussi une priorité.
19:50continuer à bien aider les primo-accédants
19:53et c'est vrai que...
19:54Encourager le parcours résidentiel.
19:55Voilà, encourager le parcours résidentiel globalement
19:58pour justement amener de la fluidité
20:00et vraiment inciter les banques
20:03à continuer à prêter.
20:05Et on en parle moins
20:06parce que c'est moins un frein,
20:07mais ça pourrait le redevenir.
20:09C'est ces recommandations
20:10du Haut Conseil de stabilité financière
20:12qui plafonnent l'endettement à 35%.
20:16Ça, ça reste quand même aussi un frein
20:19pour l'investissement locatif.
20:20Y compris pour certains
20:21qui ont un projet immobilier.
20:22Prendre en compte le reste à vivre.
20:23Voilà, prendre en compte le reste à vivre.
20:25Et dès globalement,
20:26tout ce qui peut l'être
20:27concernant le financement
20:28puisque voilà,
20:29on voit qu'on est dans un système financier
20:31qui est très sain
20:32et qu'aujourd'hui,
20:33la santé et la vigueur du marché
20:34reposent quand même
20:35sur cette volonté
20:36et cette capacité des banques à prêter.
20:38Donc, il faut surtout
20:39ne pas mettre de freins
20:40dans le système bancaire.
20:42Eric, les leviers
20:43pour fluidifier l'actualité.
20:45On a vu l'investissement locatif.
20:46Oui, pour moi,
20:47tout ce qui est incitatif,
20:48c'est un mot que j'aime beaucoup,
20:49incitatif parce que
20:50c'est vraiment le terme exact.
20:52Il faut inciter les gens,
20:53il faut leur donner envie.
20:54Inciter plutôt que contraindre.
20:55Plutôt que contraindre,
20:56je préfère l'incitation
20:57à la coercition
20:58pour dire les choses simplement.
20:59Je préfère donner envie aux gens
21:01plutôt que d'interdire.
21:02Vous voyez,
21:02c'est beaucoup plus efficace.
21:04D'ailleurs, on le voit dans ce rapport
21:05puisqu'il y a un calcul
21:06très intéressant qui est fait
21:07puisqu'il y a des amortissements
21:09qui sont prévus
21:10pour l'immobilier locatif.
21:11Je ne vais pas rentrer dans le détail.
21:13Mais on voit que derrière,
21:14c'est vertueux.
21:15C'est-à-dire que ça augmente
21:16les recettes de l'État.
21:16Donc, il ne faut pas voir les incitations
21:19comme une perte d'argent pour l'État.
21:22Il faut le voir au contraire
21:23comme quelque chose
21:23qui amène de l'argent pour l'État
21:25et qui est vertueux
21:26et qui prend en compte le futur.
21:28Ce fameux futur
21:29dont on a besoin aujourd'hui
21:32pour qu'il y ait plus d'immobilier.
21:34Il y a eu, je ne sais plus
21:35si vous avez vu,
21:36mais il y a eu un rapport
21:37de l'INSEE l'année dernière
21:38en début d'année
21:39qui établit qu'en 2050,
21:41il y aura un besoin
21:42entre 3 et 6 millions de logements en plus.
21:44C'est très intéressant.
21:45Ça veut dire qu'on s'inscrit
21:47dans une perspective
21:48de besoins supplémentaires
21:49pour plein de raisons,
21:51des raisons sociologiques.
21:52Il y a plein de paramètres
21:53qui rentrent en compte.
21:54Mais ça veut dire
21:55qu'il faut construire,
21:57il faut qu'il y ait plus de logements
21:58aujourd'hui
21:58et il faut des mesures d'incitation
22:00quelles qu'elles soient.
22:01Les conseils pratiques.
22:02Sandrine,
22:03pour ceux en couple ou célibataire
22:05qui souhaitent emprunter aujourd'hui,
22:07vos conseils pratiques.
22:08Alors, déjà,
22:09le premier conseil,
22:10c'est une bonne tenue de compte.
22:12Là, on rentre des vacances,
22:13donc les dépenses excessives,
22:16casinos, jeux d'argent, etc.
22:18Ça, c'est vraiment pas conseillé.
22:19Donc, évitez les découvertes bancaires.
22:21La banque demandera seulement
22:233 mois de relevé de compte,
22:25donc au moins pendant 3 mois
22:26une bonne tenue de compte.
22:28Avoir 10 % d'apport personnel,
22:30mais ça reste quand même
22:31une moyenne.
22:32Si on achète un bien
22:33à 400 000 euros,
22:35pas forcément nécessaire
22:36d'avoir les 40 000 euros,
22:38mais si on a 15 000, 20 000,
22:40demander de l'aide familiale
22:41ou sinon mettre en place
22:43une épargne au moins régulière
22:45pour montrer qu'on est capable
22:46de rembourser plus que seulement
22:47son loyer.
22:49Et puis, attention au DPE,
22:51on en a un peu parlé.
22:52Aujourd'hui, c'est devenu
22:53une pièce vraiment constitutive
22:54du dossier de crédit.
22:56Et en cas de mauvais DPE,
22:58la banque peut demander
22:59un apport supplémentaire.
23:01Ou à l'inverse,
23:02si on a un mauvais DPE,
23:03mais qu'on peut inclure
23:04une ligne de travaux
23:04dans le financement,
23:05on peut avoir
23:06moins 0,20,
23:07moins 0,30 sur le taux.
23:09Donc, savoir qu'on va
23:10rénover son bien.
23:12Des banques qui accompagnent
23:13justement pour aider
23:14à la rénovation.
23:15Voilà, qui incitent
23:15à la rénovation.
23:16Et finalement,
23:16tout le monde est gagnant
23:17puisque pour elle,
23:18le prêt devient moins risqué
23:19puisqu'elle va prêter
23:20du coup pour financer
23:21un bien qui va devenir
23:23performant énergétiquement.
23:25Et donc ça,
23:26la banque le bonifie.
23:27Donc, ça peut être aussi
23:28un moyen d'avoir
23:29une bonification de taux
23:30en incluant,
23:31si on achète
23:32un mauvais DPE,
23:34une ligne de travaux.
23:35Donc, bien penser au DPE.
23:36Comparer, s'informer,
23:38mettre en concurrence.
23:39Mettre en concurrence
23:40les banques
23:40puisque là,
23:41on va arriver
23:41dans une période
23:42où certaines ont atteint
23:44leurs objectifs
23:44de production de crédit.
23:45À partir de quel moment
23:46on sait généralement ?
23:47Septembre, octobre.
23:49Septembre, octobre.
23:49Les nouveaux crédits
23:50qui seront demandés
23:51là ce mois-ci
23:53seront les derniers
23:54de l'année
23:54puisqu'ensuite
23:55on passera
23:55sur l'année d'après.
23:57Donc, certaines
23:57qui ont déjà atteint
23:58leurs objectifs
23:58sont d'ailleurs celles
23:59qui affichent
24:00des remontées de taux
24:01alors qu'à l'inverse,
24:02les autres
24:03sont encore
24:04en recherche de clientèle.
24:06Donc, bien faire le tour
24:07des banques
24:07parce qu'entre deux profils
24:08on peut avoir
24:09un écart de taux
24:10de un demi-point.
24:11Donc, par exemple,
24:123 pour l'un
24:12et 3,5 pour l'autre.
24:14Donc, c'est vraiment important
24:15de mettre en concurrence
24:16les banques,
24:16d'aller en voir plusieurs.
24:17On peut être
24:18un très bon client
24:19dans une banque
24:19mais être à la place
24:21pas vraiment
24:22convoité dans une autre.
24:24Faire appel à un courtier ?
24:25Pas forcément
24:25si on s'entend bien
24:26avec son banquier.
24:27Alors, compte tenu
24:28des agendas
24:29de chacun à la rentrée,
24:31on sait que la période
24:31est chargée.
24:32aller voir un courtier,
24:34ça peut faire gagner
24:34beaucoup de temps
24:35puisque ça évitera
24:36de faire 4, 5, 6 rendez-vous
24:38dans des banques
24:39et en plus,
24:40le courtier va accompagner
24:41aussi sur l'assurance de prêt
24:42puisque ça reste quand même
24:43une composante importante
24:45dans le coût du crédit.
24:46Donc, aller voir un courtier,
24:48ce sera forcément
24:49de bons conseils.
24:50Merci pour ces conseils, Sandrine.
24:52Eric, alors,
24:53les conseils pratiques
24:54pour ceux qui souhaitent
24:55acheter
24:56ou vendre un bien immobilier.
24:58Vos conseils ?
24:59Il faut effectivement
25:00aller voir un professionnel,
25:02tout simplement,
25:03parce que ce qui est déterminant,
25:04c'est toujours la même chose,
25:05c'est le prix du bien,
25:06le prix auquel on va mettre
25:08le bien en vente
25:08et pour ça,
25:09il faut un expert,
25:10il faut quelqu'un
25:11qui connaisse le marché
25:12de manière très pointue,
25:14très précise
25:14et qui explique
25:15comment il arrive au prix
25:17parce que c'est surtout ça,
25:18il ne s'agit pas
25:18de donner un prix
25:19comme ça aux doigts mouillés,
25:20il s'agit d'argumenter
25:22avec des éléments objectifs,
25:24vous avez évidemment
25:25l'évaluation comparative
25:26de marché
25:26mais il y a plein d'autres paramètres,
25:27la valeur locative
25:28qui permettent de déterminer
25:29le prix réel
25:30du bien immobilier
25:31auquel effectivement
25:32ce bien peut être vendu.
25:34On sait qu'il y a des fois
25:35des différences
25:36au sein d'un même quartier,
25:37voire d'une heureuse.
25:38Absolument,
25:39c'est très pointu,
25:39c'est très fin
25:40et on connaît,
25:41on a énormément de cas
25:43où on a des vendeurs
25:44qui veulent vendre
25:45leur bien trop cher,
25:46ils n'en démordent pas
25:47parce qu'ils sont persuadés,
25:48ils ont vu sur internet,
25:49etc.
25:50et au bout de six mois,
25:52un an,
25:52qu'est-ce qu'ils font ?
25:53Ils écoutent,
25:53ils entendent
25:54et ils baissent leur prix.
25:55Total,
25:55ils ont perdu du temps
25:56et parfois même
25:57ils auraient pu le vendre
25:58plus cher parce qu'à un moment donné,
26:00la conjoncture était plus porteuse
26:01et les prix étaient plus élevés
26:02et il y en a qui perdent
26:04de l'argent avec ça.
26:05Donc écoutez bien
26:05le professionnel.
26:06Durée moyenne,
26:07une annonce
26:08qui reste trois mois,
26:10c'est généralement
26:11qu'elle n'est pas au bon prix.
26:12Il faut rapidement
26:13qu'il y ait des demandes,
26:16qu'il y ait des visites
26:17et là aussi,
26:18le professionnel
26:19informera quasiment
26:20en temps réel
26:21le client vendeur
26:23des réactions,
26:25des gens qui sont intéressés
26:26par le bien,
26:27il fera des visites
26:28et il essaiera
26:29de susciter des offres
26:30sur le bien immobilier.
26:32Donc quand un bien
26:33est au prix,
26:33il se vend très rapidement.
26:35Si un bien n'est pas au prix,
26:36effectivement,
26:37il se vend moins vite.
26:38Et voilà,
26:39donc tout se vend aujourd'hui.
26:41Mais effectivement,
26:41le prix d'un bien immobilier,
26:43il ne se fait pas
26:43aux doigts mouillés
26:44et le prix que quelqu'un
26:45est prêt à payer
26:46à un moment donné.
26:47C'est-à-dire qu'on est
26:48plus dans une fourchette
26:49puisque ça dépend
26:50de l'acquéreur
26:51qui va passer.
26:53Il se peut qu'il y ait
26:53un acquéreur
26:54qui ait un coup de cœur.
26:55Il se peut aussi
26:55qu'il n'y en ait pas.
26:57Donc il y a un certain
26:57nombre de paramètres
26:58qui ne sont pas forcément
27:00évidents à déterminer.
27:01Par contre,
27:01il y a une fourchette de prix
27:02dans laquelle
27:03il faut se trouver.
27:04Très bien.
27:05Un mot de conclusion
27:05à tous les deux.
27:07Optimiste,
27:07tout de même
27:08en cette rentrée immobilière.
27:09Disons qu'on va
27:10rester optimiste
27:11mais tout en restant
27:12attentiste
27:13sur ce qui va se passer
27:14dans les prochains jours.
27:16Très bien.
27:17Éric ?
27:17Oui, je confirme,
27:18tout à fait.
27:19Il faut être optimiste
27:20parce qu'aujourd'hui,
27:20on n'a pas de raison
27:21d'être pessimiste.
27:22La situation
27:23s'est beaucoup améliorée.
27:25On reste vigilant
27:26sur ce qui va se passer.
27:27On espère
27:28et on continue
27:29à croire dans l'immobilier.
27:30Eh bien,
27:31merci beaucoup
27:32à tous les deux
27:33pour vos éclairages
27:34et vos indicateurs.
27:36Éric Allouche,
27:37merci beaucoup.
27:37Merci beaucoup.
27:38Sandrine Allonnier,
27:39merci infiniment.
27:40Merci Olivier.
27:41Et à très bientôt
27:42pour une prochaine émission
27:43de Figaro.
27:45IMO.
27:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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