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  • il y a 5 mois
Au ministère de la Culture, trois crânes sakalava originaires de Madagascar – dont celui présumé du roi Toera, tué par les troupes coloniales françaises en 1897 – ont été officiellement restitués à la République malgache. Conservés jusqu’alors dans les collections nationales affectées au Muséum d’histoire naturelle, ces restes humains constituent la première application concrète de la loi du 26 décembre 2023 sur la restitution de restes humains appartenant aux collections publiques. B Smart a assisté à cette cérémonie historique.

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Transcription
00:00Il y a d'abord eu des débats, puis une loi, puis un comité scientifique.
00:08Trois crânes Sakalava originaires de Madagascar ont été remis officiellement par la France.
00:13Parmi ces restes humains se trouve le crâne présumé du roi Tohéra,
00:17décapité par les troupes coloniales françaises en 1897
00:20et conservé dans les collections nationales affectées au Muséum d'Histoire Naturelle.
00:25Bismarck a assisté à la cérémonie de remise de ses crânes au ministère de la Culture,
00:30une première application concrète de la loi cadre de décembre 2023
00:35relative à la restitution des restes humains appartenant aux collections publiques.
00:45Cette cérémonie vient clore plusieurs années d'échange entre nos administrations,
00:51nos experts également, pour répondre à la demande de restitution par la République.
00:54de Madagascar, le trois crânes Sakalava, dont celui évidemment présumé du roi Tohéra,
01:00comme vous l'avez rappelé tout à l'heure dans les différentes interventions,
01:04qui faisait partie des collections du Muséum d'Histoire Naturelle.
01:07Alors ce processus de restitution s'est acheté aujourd'hui par la signature de l'acte de sélection
01:12que nous avons signé à l'instant,
01:14et qui était la première mise en œuvre de la loi du 26 décembre 2023
01:19relative à la restitution des restes humains appartenant aux collections publiques.
01:23Ça a été un enjeu principal des travaux du comité conjoint de parvenir à identifier le mieux possible ces trois crânes.
01:32Je vous le dis, et ça a été rappelé, au vu de la documentation historique, scientifique,
01:37nous avons une certitude, c'est que ces crânes proviennent bien de la communauté Sakalava.
01:43Ils sont entrés dans la collection nationale,
01:44dans des conditions qui contrebiennent de manière très objective au respect de l'activité humaine
01:50et dans un contexte de violence coloniale à la fin du 19e siècle.
01:55Les conditions sont donc pleinement remplies pour autoriser leur sortie de nos collections nationales.
02:01Nous illustrons par cette restitution une première illustration de la loi de 2023,
02:07et qui, évidemment, va en appeler d'autres.
02:10On rentre dans une nouvelle étape, une dernière étape,
02:13avec les amants au Sénat de Midele-Wakane,
02:15et cette fois consacrée à la restitution des bioculturelles dans son ensemble,
02:19ayant fait l'objet d'une appropriation illicite, de manière très précise,
02:23puisque les critères ont été précisés,
02:25et ce texte est très attendu par le montable partenariat.
02:28Et je souhaite qu'évidemment, les débats puissent s'ouvrir tout à fait abysés.
02:34Mais je crois qu'aujourd'hui, il y a un consensus national sur cette question.
02:38Madadascar, c'est le premier pays concerné par la mise en œuvre de cette loi.
02:43Donc je souhaite aux autres pays qui souhaitent procéder à la mise en œuvre de cette restitution des restes humains.
02:54Madadascar est disposé à être avec vous aussi pour s'engager à partager nos expériences.
03:02C'est un nouveau départ, et grâce à cette restitution qu'on vient de dire,
03:08on a fait face à l'histoire, et la blessure de Madadascar par cette relation franco-malgache est actuellement cicatrisée.
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