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  • il y a 5 mois
Le vendredi, samedi et dimanche soir, Jean-Wilfrid Forquès est à la tête de Week-End Soir : un rendez-vous pour décrypter et débattre, au cœur de l’actualité.

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Transcription
00:00On vous a invité ce soir pour parler de politique, de rentrée sociale qui s'annonce certainement très agitée.
00:05Alors on a du temps Manon Aubry, je vous propose trois axes de réflexion.
00:10Demain il y a le Premier ministre qui s'exprime à Matignon, il va prendre la parole à partir de 16h
00:16et BFM TV sera en édition spéciale à partir de demain 15h.
00:20Ensuite il y aura la mobilisation, on va voir si ça prend ou ça ne prend pas.
00:23Je sais qu'LFI a fait le maximum pour qu'on se mobilise en France le 10 septembre prochain,
00:32un mouvement qui est relayé également par la CGT, on verra ce que pensent les autres syndicats.
00:36Et puis il y a la mobilisation mais aussi il y a la rentrée politique avec le Parlement,
00:42les députés qui seront convoqués très prochainement en session parlementaire
00:46et à partir du 23 peut-être la motion de censure.
00:50Alors on va prendre les choses dans l'ordre, demain François Bayrou il prend la parole.
00:53Il parle à 16h, il va dire ce qu'il pense de la situation aux journalistes,
00:59c'est son grand retour devant micros et caméras.
01:02Qu'est-ce que vous attendez de lui et est-ce que vous attendez quelque chose du Premier ministre ?
01:06Écoutez, ce n'est pas la première fois qu'il prend la parole depuis qu'il nous a annoncé les terribles mesures.
01:12Son plan qui est un plan qui est sans doute l'une des pires sénés sociales qui ait connu le pays.
01:17Il faut revenir là-dessus parce que peut-être les gens sont partis en vacances,
01:22pas tout le monde, pas tous les Françaises et les Français ont eu la chance de pouvoir partir en vacances.
01:26Mais pour se remémorer, on parle non seulement de la suppression de jours fériés
01:30mais qui est un peu la phase émergée de l'iceberg,
01:32mais on parle d'une année blanche qui est en réalité une année noire,
01:35qui va faire payer aux Françaises et aux Français davantage d'impôts,
01:38mais surtout aux 10% les plus pauvres qui vont payer dont l'augmentation va être trois fois plus importante
01:44que pour les 10% les plus riches.
01:46On parle d'une augmentation du reste à charge pour les médicaments.
01:51Concrètement, quand vous allez aller à la pharmacie acheter vos médicaments,
01:54en tout, dans l'année, vous aurez 100 euros en plus de votre poche.
01:57Ça fait partie de la longue liste des sacrifices sociaux qui seront demandés par ce gouvernement
02:03et ce plan social, vous voyez, j'ai dit plan social spontanément
02:08parce que je pense qu'il n'y a pas d'autre nom pour ce plan.
02:11Alors, dans ce contexte, François Bayrou a bien compris que personne n'était d'accord avec son plan.
02:18J'ai observé que même les députés macronistes avaient un peu du mal à le défendre pour être honnête.
02:22Oui, certains disent même, on en a parlé tout à l'heure sur BFMTV,
02:25que peut-être à la limite, la censure, ça serait la meilleure des solutions.
02:28Oui, et on voit que le soutien s'effrite, y compris dans le macronisme.
02:35On vit certainement les dernières heures du macronisme.
02:37Alors, François Bayrou, pendant l'été, peut-être que tout le monde ne l'a pas suivi
02:42parce qu'en réalité, ça a été vu par assez peu de personnes.
02:46Il s'est improvisé youtubeur.
02:48Mais en réalité, je crois que François Bayrou a fait la démonstration
02:52qu'il était surtout le plus grand des entubeurs
02:54parce qu'il a tenté d'expliquer comme si les Français étaient bêtes
02:59et n'avaient pas compris.
03:01Et de nouveau, il fait preuve d'un mépris absolu.
03:04Donc demain, il va nous refaire la même sauce.
03:06Mais je vous explique, on n'a pas le choix, on est pris à la gorge.
03:10Mais en fait, si, on a le choix.
03:12Je vous donne un seul exemple.
03:13Allez-y.
03:14Si, au lieu de prendre dans la poche des Françaises et des Français,
03:17au lieu de leur voler deux jours de plus
03:20après leur avoir volé deux ans de travail supplémentaires
03:23avec la retraite à 64 ans,
03:24au lieu de faire toute la liste que je vous ai faite,
03:27le gouvernement faisait le choix de s'en prendre aux milliardaires de notre pays.
03:31Ce n'est pas beaucoup de gens.
03:32Je parle de 148 personnes.
03:34Eh bien, juste avec une petite taxe sur ces gens-là,
03:39il fait déjà la moitié du chemin.
03:40C'est plus de 20 milliards d'euros qui peuvent être récoltés
03:43alors qu'il en veut 40 milliards d'euros.
03:45Donc, vous voyez, il y a des alternatives qui existent.
03:48La réalité, c'est qu'il ne veut pas toucher le moindre petit cheveu des plus riches
03:52et il préfère faire la poche de l'écrasante majorité des Françaises et des Français.
03:56Et ça, c'est inacceptable.
03:57François Calfon du PS Place Publique me disait tout à l'heure
04:00dans le journal à 20h sur BFM TV,
04:02il y a le feu et l'incendiaire, c'est lui.
04:06Oui, alors je n'oublie pas quand même que le Parti Socialiste
04:09a eu à de nombreuses reprises l'occasion de faire tomber ce gouvernement
04:12puisqu'il y a eu depuis François...
04:13Au début de l'année, par exemple.
04:15Par exemple, au hasard, quand François Bayrou est arrivé comme Premier ministre,
04:19nous avons déposé une motion de censure
04:21en disant que nous savions à quelle sauce nous allions être mangés.
04:26Il faut c'est de constater que malheureusement, on ne s'est pas trompé.
04:29Et à ce moment-là, le Parti Socialiste a fait le choix
04:31et je le regrette, sans doute le regrette-t-il.
04:33C'était un mauvais choix.
04:34Également, puisqu'ils ont indiqué qu'ils étaient prêts à censurer désormais.
04:39Mais au début de l'année, ils ont dit, on laisse voir
04:41et on fait un pacte de non-censure sous l'hypothétique promesse
04:47de revenir sur la retraite à 64 ans.
04:49On a bien vu que François Bayrou n'était absolument pas revenu
04:52sur la retraite à 64 ans.
04:54Et maintenant, le Parti Socialiste se mord un peu les doigts
04:56en se disant, mince, on a laissé l'opportunité
04:58de faire tomber ce gouvernement.
04:59Donc, tant mieux s'il peut y avoir un front uni de la gauche,
05:03du nouveau Front populaire pour faire tomber ce gouvernement.
05:05Et moi, je m'adresse à tous les députés de ce pays.
05:08Vous savez, François Bayrou, dans une interview aux Parisiens ce week-end,
05:11a parlé de faire face à la réalité.
05:14Mais la réalité de notre pays, c'est plus de 650 000 personnes
05:17qui ont versé dans la pauvreté l'an dernier.
05:21C'est 30% des gens en France qui se privent de soins
05:24parce qu'ils n'ont pas les moyens.
05:26Et la réalité, surtout, c'est que ce n'est pas eux
05:27qui ont gagné les élections il y a à peine un an.
05:30C'est le nouveau Front populaire.
05:31Donc, leur budget est illégitime.
05:33Et il ne s'agira pas de déplacer une virgule
05:35pour savoir si on va payer notre poche sur les médicaments
05:38ou sur les postes non remplacés à l'école.
05:41La réalité, c'est que l'ensemble de ce projet est à mettre à la poubelle.
05:44On va parler de tout ça, évidemment, sur la mobilisation
05:46parce que ça fait partie des motivations des gens
05:49qui pourraient être dans la rue le 10 septembre.
05:51On va parler de tout ça dans quelques secondes.
05:52D'abord, d'un mot sur François Bayrou demain,
05:55son intervention à Matignon.
05:56Qu'est-ce qu'il peut dire ?
05:58Vous avez fait allusion tout à l'heure
05:59au fameux deux jours fériés supprimés.
06:02Là, ils peuvent faire rétro-pédalage,
06:04passer à un jour supprimé
06:05ou éventuellement dire
06:06« sans pis, la copie n'est pas bonne, j'annule ».
06:09Vous savez, je crois qu'on se moque bien
06:12de la couleur de la corde
06:14avec laquelle il veut pendre les Françaises et les Français.
06:17Et désolé pour la sévérité de cette image,
06:19mais il peut passer de deux jours à un jour férié.
06:21Il y aura tout le reste du plan Bayrou.
06:25Un fonctionnaire sur trois non remplacé.
06:27Donc ça veut dire concrètement,
06:28alors que la rentrée se profile,
06:30qu'il y a déjà un certain nombre de classes dans notre pays,
06:33dans lesquelles on sait déjà qu'il n'y aura pas de professeurs,
06:36la situation va encore s'aggraver.
06:37À l'hôpital public, c'est la pire cure d'austérité.
06:40Vous allez payer plus cher votre protection sociale,
06:44votre santé, vous allez payer plus d'impôts.
06:46Donc vous voyez, s'il bouge une petite virgule
06:48pour donner l'illusion qu'il a entendu
06:51la colère des Françaises et des Français,
06:53en réalité...
06:53Non mais la virgule, par exemple,
06:54le retour à...
06:55Les Français sont contre la suppression
06:56de ces deux jours fériés.
06:59Faire machine arrière,
07:00ce serait un geste justement pour ces Français ?
07:02Mais les Françaises et les Français
07:03sont aussi contre-payés davantage
07:06pour leurs soins et pour leurs médicaments.
07:10Vous savez, la franchise santé
07:11passait de 50 à 100 euros
07:13pour les Françaises et les Français.
07:14C'est beaucoup.
07:15Et il y a une grande partie de la population française
07:18qui n'a pas la chance d'avoir une mutuelle
07:21parce que ça représente un coût.
07:22On a tous observé d'ailleurs
07:23que pour ceux qui ont une mutuelle,
07:25le coût de ces mutuelles n'arrête pas d'augmenter.
07:27Donc franchement, je vous le dis comme je le pense,
07:30il y en a marre, il y en a ras-le-bol
07:31qu'on demande toujours aux mêmes
07:34de faire les efforts
07:34et qu'on épargne toujours les grandes fortunes,
07:37les 500 plus grandes fortunes
07:39depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir,
07:41leur fortune a été doublée par deux.
07:43Est-ce que les salaires des gens
07:44qui nous regardent ce soir
07:45ont été doublés par deux ?
07:46Même vous, votre salaire à BFM,
07:48journaliste de BFM,
07:49est-ce qu'il a été doublé par deux
07:50depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir ?
07:52Même si je pense que vous ne faites pas partie
07:53des plus en difficulté de notre pays.
07:56Vous voyez, on parle d'une toute petite,
07:58écrasante minorité.
07:59Le vôtre, est-ce qu'il a été doublé ?
08:00Non, il n'a pas été doublé.
08:01Et d'ailleurs, moi, je ne cesse
08:02de me battre au Parlement européen
08:04pour diminuer le salaire des députés européens
08:06parce que je pense que l'on doit montrer l'exemple.
08:09L'on doit montrer l'exemple
08:10quand vous avez une majorité de Françaises
08:12et de Français qui vit avec,
08:14qui est dès le 15 du mois,
08:16qui est en train de compter
08:17et qui est déjà à découvert.
08:18Voilà, c'est ça la réalité des gens.
08:20Mais des gens comme François Bayrou,
08:22qui ont fait 40 ans de vie politique,
08:23qui n'ont jamais galéré dans leur vie,
08:25qui ils sont pour connaître cette réalité-là ?
08:28Et donc, je pense qu'au bout d'un moment,
08:31vous voyez, on parle de rentrée.
08:33Moi, je pense qu'Emmanuel Macron,
08:35j'ai l'absus,
08:36mais à commencer par François Bayrou,
08:37il ne doit même pas faire sa rentrée.
08:39Il doit partir tout de suite,
08:40prendre ses clics et ses claques
08:41et s'en aller.
08:41Parce qu'à aucun moment,
08:42il n'a eu une légitimité.
08:44À aucun moment,
08:45le projet qu'il propose
08:47n'a du soutien dans la population française.
08:48Vous avez les deux tiers des Français
08:49qui sont d'accord
08:51pour faire partir ce gouvernement
08:55et pour une motion de censure.
08:57Ah voilà, qu'il les écoute pour une fois.
08:58Alors, on va y revenir dans un troisième temps.
09:01Le deuxième temps que je vous proposais tout à l'heure,
09:03c'est parler de la rue.
09:06Vous avez déjà évoqué ces Français
09:07qui ont du mal à joindre les deux bouts,
09:10qui sont en difficulté,
09:11qui connaissent la crise,
09:13qui, dès qu'ils ont 70 euros dans le caddie,
09:16sont parfois dans le rouge
09:18dès le 10 du mois.
09:20Ces Français, vous leur dites quoi ?
09:22Le 10, il faut se mobiliser
09:23parce que vous ne devez pas être les victimes,
09:27c'est ça ?
09:27C'est ce que dit LFI,
09:28c'est ce que dit la CGT,
09:29c'est ce que dit Sudrail déjà ?
09:30Je leur dis qu'il y a une initiative
09:33qui a été lancée,
09:34qui n'a pas été lancée par la France Insoumise,
09:36qui a été lancée par des cercles citoyens,
09:40divers et variés,
09:41qui prend des formes d'organisation
09:43en réalité assez différentes
09:45d'une région à l'autre.
09:47Et ça nous donne une opportunité
09:48de mettre la pression
09:50et finalement de joindre
09:52à la perspective d'une censure parlementaire,
09:55une censure populaire.
09:56On a besoin que ça bouge
09:57parce que si ça ne bouge pas,
09:59La colère de la rue, vous manquez ?
10:00Ils vont continuer tel un rouleau compresseur
10:02à continuer tout droit
10:04sans jamais se remettre en question.
10:06Donc il y a besoin, oui,
10:08d'une grève générale,
10:10il y a besoin d'une mobilisation
10:11tous azimuts,
10:12ça peut prendre des formes
10:13extrêmement diverses et variées.
10:15Il y a des collectifs citoyens
10:17qui se réunissent
10:18dans plein de villes de France,
10:19dans plein de régions de France.
10:21Allez-y, rejoignez-les,
10:22organisez-vous de la manière
10:24que vous souhaitez
10:25mais faisons de ce 10 septembre
10:27une opportunité
10:28pour tout bloquer dans le pays
10:30et que, en bloquant tout...
10:32Tout bloquer à partir du 10 ?
10:33Oui, en bloquant tout,
10:35qu'on fasse tomber Bayrou.
10:36Voilà le slogan de ce 10 septembre.
10:37Il est simple,
10:38il est efficace
10:39et François Bayrou,
10:41vous savez,
10:41qui fait ses allers-retours
10:42en jet privé,
10:43entre Pau et Paris,
10:46qu'il sorte un petit peu de son jet
10:47et qu'il aille voir
10:48les gens qui galèrent
10:49dans notre pays
10:50et qui s'aperçoivent
10:51que ce n'est plus possible
10:52de leur demander à eux des efforts.
10:54Vous vous sentez légitime
10:55à LFI,
10:57avec Jean-Luc Mélenchon,
10:58pour mener ce combat
10:59en tête du cortège ?
11:01On n'a jamais prétendu le mener
11:04et on ne prétendra jamais le mener.
11:06On vient aujourd'hui en appui.
11:07On s'est dit,
11:08on a dit qu'on devait être au service.
11:10Donc on propose à nos militants
11:12de participer,
11:13d'aider,
11:14de soutenir,
11:15de donner de la force.
11:16La preuve en est,
11:17c'est que depuis qu'on a fait cette tribune,
11:19il y a à peine une semaine de cela,
11:21dans la tribune dimanche,
11:23en appelant à soutenir ce mouvement.
11:25Et bien depuis une semaine,
11:26c'est devenu un sujet
11:27des plateaux télé.
11:28Jusqu'à présent,
11:29au cours de l'été,
11:30ça s'organisait plutôt
11:31sur les réseaux sociaux,
11:33c'était plutôt plus discret
11:34ou en tout cas
11:35sous les radars médiatiques.
11:36Et depuis une semaine,
11:37c'est devenu un sujet médiatique.
11:39Et c'est plutôt bon signe ?
11:40Ça participe à faire connaître la date.
11:43Et donc moi,
11:44j'invite chacune et chacun
11:45qui nous écoute,
11:46qu'ils aiment ou pas
11:46la France insoumise.
11:48Mais s'ils sont profondément
11:49en colère contre ce gouvernement,
11:51alors vous avez l'opportunité
11:52de vous mobiliser.
11:54Comme les Françaises et les Français
11:55s'étaient mobilisés
11:56au moment des Gilets jaunes,
11:57ce mouvement déjà
11:57n'appartenait à personne à l'époque.
11:59Je n'ai pas la prétention aujourd'hui,
12:01ni demain,
12:02de le contrôler.
12:03Mais en tout cas,
12:03j'espère que la mobilisation
12:04sera la plus large possible.
12:05Alors je vais vous poser cette question
12:06sur est-ce que LFI
12:08sera en tête du cortège.
12:09parce que le ministre de l'Intérieur
12:10a un petit message
12:12à faire passer.
12:13Il estime que LFI
12:15et son leader,
12:16Jean-Luc Mélenchon,
12:17ne font pas partie
12:17de l'arc républicain.
12:19Écoutez.
12:20Ça veut dire que les Assoumis,
12:22ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon
12:23a quitté l'arc républicain.
12:25La République,
12:26ce n'est pas ça.
12:26La République,
12:27ce n'est pas vouloir le désordre.
12:28La République,
12:29c'est l'ordre républicain.
12:30C'est l'ordre républicain
12:31qui protège la liberté
12:32parce que quand il y a le désordre,
12:34il n'y a plus de liberté
12:34d'aller et de venir.
12:36C'est aussi l'ordre républicain
12:37qui protège l'égalité
12:38parce que quand il y a le désordre,
12:40ce n'est plus l'égalité,
12:41c'est l'inégalité,
12:42c'est la loi de la jungle,
12:43c'est la loi du plus fort.
12:45Et là encore,
12:45la fraternité,
12:46ce n'est pas non plus le désordre.
12:48Donc je constate
12:49que M. Mélenchon
12:50est en train de sortir
12:52de ce champ républicain.
12:54Et je voudrais lui dire
12:54que les plus modestes,
12:55les plus vulnérables
12:56sont toujours les plus touchés
12:58par les désordres.
12:59Voilà.
12:59Est-ce que le chef,
13:02Mélenchon et son parti,
13:03sortent de l'arc républicain,
13:05Manon Aubry ?
13:05Je crois que Bruno Retailleux
13:06est assez mal placé
13:07pour donner des leçons.
13:08On parle quand même
13:09d'un ministre de l'Intérieur
13:10qui, entre autres choses,
13:11parle de régression
13:12vers les origines ethniques,
13:14qui tient des propos racistes
13:15à longueur de journée
13:17et qui, en réalité,
13:19si on veut s'intéresser
13:20à qui sème le chaos
13:21dans notre pays,
13:22qui, en réalité,
13:23est à l'origine
13:24du chaos politique
13:25dans lequel nous sommes
13:26à l'heure actuelle ?
13:27C'est bien Emmanuel Macron
13:28et leur camp politique
13:29qui a refusé d'écouter
13:31le résultat des urnes
13:32qu'Emmanuel Macron
13:32a convoqué lui-même.
13:34Qui crée le chaos
13:35quand un tel projet
13:37est présenté
13:37devant les Françaises
13:38et les Français
13:39qui est,
13:40j'insiste là-dessus,
13:42la pire cure d'austérité
13:43qui est connue
13:44notre pays
13:45depuis la Seconde Guerre mondiale.
13:48Et donc,
13:49évidemment,
13:50ce qui est à l'origine
13:51du désordre,
13:53c'est cela.
13:54Mais ce que propose
13:55le mouvement du 10 septembre
13:56n'est rien d'autre
13:57que des manifestations.
13:59Manifester un désaccord ?
14:00Comment s'appelle
14:01un pays dans lequel
14:02vous n'avez plus le droit
14:02de manifester un désaccord ?
14:05Une dictature ?
14:06C'est ça qu'il veut,
14:06Bruno Retailleau ?
14:08Eh bien,
14:08pas moi.
14:09Et peut-être que
14:09Bruno Retailleau
14:11nous donne une raison
14:12supplémentaire
14:13de nous mobiliser,
14:14vous savez,
14:15à chaque fois que le gouvernement
14:15prend la parole
14:16et singulièrement
14:17plus de raisons aux gens
14:18de se mobiliser.
14:19Donc,
14:19allez-y,
14:19venez parler
14:20à l'antenne de BFMTV.
14:21Un monsieur qui est militant CGT,
14:24qui travaille dans un magasin,
14:25qui nous racontait
14:26que c'était très compliqué
14:27au quotidien
14:28donc de joindre les deux bouts.
14:31Les fins de mois difficiles,
14:32il nous disait qu'il connaissait,
14:34qu'il faisait partie,
14:35qu'il avait fait partie
14:35pendant la période de Covid
14:37de ceux qu'on avait appelés
14:38les invisibles.
14:40Ces gens-là,
14:41ils disent,
14:42on a lancé un mouvement citoyen
14:43et on a le sentiment
14:44que tout ça nous glisse
14:46un peu entre les mains.
14:47On sent que le mouvement
14:49est récupéré par vous,
14:51par les syndicats
14:51et tout ça.
14:52Qu'est-ce que vous dites
14:53à tous ces citoyens
14:55qui voudraient un mouvement
14:57dans la rue
14:57un petit peu comme
14:58il y a eu le mouvement
14:59des Gilets jaunes ?
15:00Écoutez,
15:01s'agissant du mouvement
15:02des Gilets jaunes,
15:03si ma mémoire est bonne,
15:04il a été lancé
15:05en novembre 2018
15:06et le premier acte
15:07du mouvement des Gilets jaunes
15:09avant de très nombreux autres
15:10a été lancé
15:11à la mi-novembre
15:12et à l'époque,
15:13nous avions déjà appelé
15:14à cette mobilisation
15:17et à ce rassemblement.
15:18Et je crois que ça n'a pas
15:19terni le mouvement,
15:20au contraire,
15:21ça lui a permis
15:22de s'élargir.
15:23Aujourd'hui,
15:23personne ne prétend avoir
15:24le monopole de ce mouvement
15:26et absolument pas nous.
15:27On n'aura jamais
15:28le leadership
15:29tel qu'il soit
15:30de ce mouvement.
15:32Nous disons simplement
15:32que nous voulons
15:33l'appuyer,
15:34l'aider,
15:35le soutenir
15:35logistiquement,
15:37par le nombre,
15:38en en parlant
15:39sur les plateaux télé.
15:39Aujourd'hui,
15:40je me présente à vous
15:41comme députée européenne
15:43de la France insoumise,
15:44pas comme porte-parole
15:45de ce mouvement.
15:46C'est d'ailleurs la force
15:47sans doute de ce mouvement.
15:48C'est qu'il n'a pas
15:49un seul leader,
15:50il n'a pas un seul porte-parole.
15:52C'est une coagulation
15:53des colères.
15:54Eh bien,
15:54nous,
15:54nous souhaitons participer
15:55à cette coagulation
15:57des colères
15:57à notre place.
15:59C'est-à-dire
15:59pour lui donner de la force,
16:01pour le soutenir,
16:01mais absolument pas
16:02pour le remplacer.
16:03Et comme je vous le disais,
16:05je pense qu'un bon indicateur
16:06de cela,
16:06c'est que depuis une semaine,
16:07on en parle plus.
16:08Et d'ici le 10 septembre,
16:10je pense que la pression
16:10va monter.
16:11et j'espère que la mobilisation
16:12sera le plus large possible.
16:13Alors,
16:14Manon Aubry,
16:14on a fait un petit peu le tour.
16:15Il nous reste cinq minutes.
16:16On a vu
16:17ce que vous attendiez
16:18de cette conférence de presse
16:20du Premier ministre demain.
16:21J'ai bien compris.
16:22Vous n'attendez pas grand-chose.
16:24Ensuite,
16:24il y aura le volet social
16:25avec la rue.
16:26Là,
16:26vous appelez à la mobilisation.
16:28Le dernier volet,
16:29c'est le volet politique.
16:30Donc,
16:31dans quelques jours,
16:33à partir du 20,
16:34tous les députés,
16:35vous êtes députée européenne,
16:37mais vos collègues
16:38seront au Palais Bourbon.
16:40Cette rentrée,
16:41comment elle s'annonce ?
16:42Ça a aussi agité ?
16:44Ce Premier ministre,
16:45vous n'en voulez plus ?
16:46Son gouvernement,
16:46vous n'en voulez plus ?
16:48Écoutez,
16:48il est évident
16:49que ce gouvernement
16:49n'a plus aucune légitimité,
16:52si tant est qu'il en ait eu
16:53une au moindre moment.
16:56Et que,
16:56pour faire tomber ce budget,
16:59il faut faire tomber
16:59ce gouvernement.
17:01Donc,
17:01le débouché naturel,
17:03si vous ne voulez pas
17:04avoir à payer de votre poche
17:06comme François Bayrou
17:07vous le demande,
17:08il faut qu'il s'en aille.
17:09Pour qu'il s'en aille,
17:09il faut voter une motion de censure.
17:10Dit autrement,
17:11il faut qu'une censure populaire
17:13laisse place
17:14à une censure parlementaire.
17:15Et en effet,
17:16vous l'avez dit...
17:16La censure populaire,
17:17c'est la rue ?
17:18C'est la rue,
17:18c'est la mobilisation
17:19qui commence le 10 septembre
17:21et on verra les formes
17:22que ça prendra.
17:23Et qui doit avoir un débouché,
17:25qui doit être
17:25la censure parlementaire.
17:26Vous l'avez dit,
17:27la reprise des travaux
17:28de l'Assemblée nationale
17:29est prévue pour le 23 septembre.
17:30Même,
17:31si en ce qui nous concerne,
17:32on aurait aimé souhaiter
17:33que ça reprenne plus tôt.
17:35J'ai bien vu que Marine Le Pen
17:37était encore en vacances.
17:38Mais nous,
17:38vous l'avez vu,
17:39nous sommes rentrés de vacances,
17:40présents,
17:41présents et prêts à mener
17:42les batailles.
17:43Et nous avons eu
17:45nos universités d'été
17:47ce week-end
17:47qui a été le plus grand
17:48événement politique
17:49avec plus de 5000 personnes.
17:51Donc nous sommes prêts
17:51à la bataille.
17:52Et donc le 23 septembre
17:53vont commencer
17:55les travaux
17:56de l'Assemblée nationale.
17:57Eh bien,
17:58nous l'avons dit
17:59très clairement,
17:59dès le 23 septembre,
18:01au matin,
18:02nous allons déposer
18:02une motion de censure
18:04pour faire tomber
18:05ce gouvernement
18:06le plus rapidement possible.
18:07Charge ensuite
18:08à chaque groupe politique
18:09de se positionner clairement
18:11en soutien
18:12ou non
18:13à ce gouvernement.
18:13Vous avez compris
18:14qu'en ce qui nous concerne,
18:15c'était très clair.
18:16Pour le reste,
18:17j'entends que les autres
18:18groupes politiques à gauche
18:19souhaitent la censure
18:20mais ne sont pas très précis
18:21sur la temporalité.
18:23J'observe que le Parti Socialiste
18:25d'ailleurs a dit
18:25qu'il fallait censurer
18:26à l'automne.
18:27J'ai vérifié,
18:28l'automne commence
18:29le 22 septembre.
18:30C'est la veille du 23 septembre.
18:31Donc j'espère
18:32que les socialistes
18:32seront au rendez-vous
18:33pour censurer avec nous
18:34le gouvernement Bayrou
18:35au 23 septembre
18:36et que les discussions budgétaires,
18:39puissent commencer
18:40sur une toute autre base
18:41que celle-là
18:42qui nous promet
18:43des jours terribles.
18:44Mais pour le faire tomber
18:45le gouvernement
18:46avec les socialistes,
18:47ça ne sera pas suffisant.
18:48Vous avez raison.
18:50Il faut une majorité.
18:52Il faut une majorité de députés.
18:53C'est la loi
18:54à l'Assemblée nationale
18:54et ici,
18:56il faut pointer du doigt,
18:58je crois,
18:58la responsabilité
18:59du Rassemblement national
19:00qui a huit reprises
19:01ces derniers mois
19:02quand des motions de censure
19:03se sont présentées.
19:04Le Rassemblement national
19:05a refusé
19:06de voter la censure.
19:08Ils sont le paillasson,
19:10la serpillère,
19:11la béquille
19:12des macronistes
19:13et la réalité,
19:14c'est que si on se prend
19:15ce mauvais budget,
19:16ce mauvais projet
19:17qui va faire la poche
19:17des Français,
19:18c'est parce que
19:19le Rassemblement national
19:19l'a soutenu jusqu'à présent.
19:21Reste à savoir
19:22pour combien de temps encore.
19:24Peut-être que c'est lié aussi
19:25au déboire judiciaire
19:25de Marine Le Pen
19:26qui peut être inquiète
19:27d'une possible dissolution
19:29dans laquelle
19:29elle ne pourrait pas
19:30se représenter.
19:31Vous voyez,
19:31nous tout ça,
19:32ça ne compte pas.
19:32Vous dites ce soir au RN
19:34qu'il faut nous aider
19:35pour faire tomber le gouvernement ?
19:36Je ne dis pas
19:36qu'il faut nous aider.
19:38Je leur dis
19:39que jusqu'à présent
19:42ils ont été
19:44en soutien
19:45à ce gouvernement
19:45et que ça se voit.
19:47Et qu'on continuera
19:48à le répéter
19:49autant de fois
19:49que nécessaire.
19:50Le moment
19:51où viendront
19:53des prochaines élections,
19:54parce qu'il y aura bien
19:55des prochaines élections
19:55à un moment ou un autre,
19:57même si Emmanuel Macron
19:58essaie de cacher
19:59sa responsabilité
20:00en la matière,
20:01tout le monde
20:02devra se souvenir
20:02que le RN
20:04a en réalité
20:04accompagné ce gouvernement.
20:05Merci à vous.
20:07Merci d'avoir accepté
20:08ce soir.
20:08Et rendez-vous le 10 septembre.
20:10On sera au rendez-vous.
20:11Merci d'avoir accepté
20:11l'invitation de BFM TV.
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