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  • il y a 5 mois
A la une de cette édition, un point sur la guerre en Ukraine et un retour sur le sommet russo-américain du vendredi 15 août.
Une page de politique nationale ensuite avec le Premier ministre François Bayrou qui gesticule sur Youtube pour tenter de rallier les français à sa cause budgétaire.
Et enfin l’actualité régionale avec l’Alsace et surtout les Alsaciens qui ne veulent toujours pas de la Région Grand Est, dix ans après sa création.

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00:00Générique
00:00...
00:00Madame, Monsieur, bonsoir.
00:15Ravi de vous retrouver après la traditionnelle pause du journal du début du mois d'août.
00:21Vous avez pu profiter durant cette période et vous pouvez toujours consulter nos programmes d'été
00:26qui ont rencontré un franc succès. En ce milieu de mois d'août, vous êtes plus de 950 000 à nous suivre sur YouTube.
00:34Un petit effort pour le million, regardez ce journal, partagez-le et cliquez sur le pouce vers le haut.
00:41Et pour démarrer cette nouvelle édition, retrouvez à la une de ce journal un point sur la guerre en Ukraine
00:46et un retour sur le sommet russo-américain du vendredi 15 août.
00:50Une page de politique nationale ensuite avec le Premier ministre François Béroud qui gesticule sur YouTube
00:56pour tenter de rallier les Français à sa cause budgétaire.
01:00Et enfin, l'actualité régionale avec l'Alsace et surtout les Alsaciens
01:03qui ne veulent toujours pas de la région Grand Est, 10 ans après sa création.
01:09Générique
01:09Après la rencontre historique entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska,
01:16c'est désormais le président ukrainien qui est attendu ce soir à Washington
01:20pour discuter d'une possible sortie de guerre.
01:23L'Europe est à la ramasse, le décryptage de Nicolas de Lamberterie.
01:27Huit mois après son retour aux affaires,
01:30Donald Trump, après de multiples rodomontades au sujet de la guerre en Ukraine,
01:34a reçu son homologue russe Vladimir Poutine aux Etats-Unis, plus exactement en Alaska.
01:39Les deux présidents ont échangé de prendre en près de trois heures,
01:42ce qui laisse entrevoir un succès en demi-teinte de cette rencontre,
01:45puisqu'elle n'a pas été aussi brève que certains le redoutaient,
01:48mais elle ne s'est pas non plus éternisée,
01:50l'éventualité d'un déjeuner en commun ayant été annulé.
01:53Si les deux présidents n'ont sur place que très peu communiqué
01:56au sujet du contenu de leur discussion,
01:59en dehors des commentaires sur place et ultérieurs de Donald Trump,
02:02tout laisse entrevoir que des échanges et concessions territoriales
02:05seraient demandés à l'Ukraine afin de mettre un terme au combat.
02:08Même s'ils n'ont pas communiqué sur le fond de leur discussion,
02:11il est très probable qu'ils se soient mis d'accord sur les termes d'une fin de guerre
02:15et notamment d'un accord de paix avec des échanges de territoires
02:19et donc des concessions territoriales de la part de l'Ukraine.
02:23Essentiellement, on s'orienterait vers l'abandon des revendications territoriales russes
02:28sur les parties des oblastes de Kherson et de Zaporizhia
02:32qui ne sont toujours pas conquis par les forces russes,
02:35mais par contre, les forces ukrainiennes devraient abandonner
02:38ne restent des parties des oblastes, des deux oblastes du Donbass
02:41que les russes n'ont toujours pas conquis intégralement.
02:45Première hypothèse, les ukrainiens acceptent les termes de cette fin de guerre
02:50avec les échanges de territoire, donc là les russes sont gagnants.
02:54Deuxième hypothèse, les ukrainiens, appuyés en cela par les européens
02:59qui en fait, par leur cécité stratégique, font le jeu des russes,
03:03poussent les ukrainiens à refuser et les appuient dans ce refus
03:08de cet accord basé sur des échanges de territoire,
03:11eh bien les russes continuent la guerre.
03:13Et du fait de la guerre d'attrition qu'ils conduisent depuis novembre 2022
03:18avec un épuisement, pas tant des forces ukrainiennes,
03:21mais surtout de la société ukrainienne, de l'économie ukrainienne
03:23et de l'État ukrainien, eh bien ils finiront par atteindre leurs objectifs
03:28par les armes et peut-être iront-ils au-delà et que, en cette fin de guerre,
03:32future, eh bien les termes de la fin de guerre pourraient être
03:35beaucoup plus cruels et désavantageux pour l'Ukraine.
03:38Du côté de la ligne de front, les combats et les attaques de drones
03:41n'ont pas cessé de part et d'autre, pas même durant la rencontre
03:44Poutine-Trump. On observe que depuis plusieurs semaines,
03:47une avancée importante des troupes russes, tout à fait inédite
03:51depuis le quasi-gel de la ligne de front à l'automne 2022
03:54avec la retraite des forces russes de Kherson.
03:57Pour rappel, l'une des nouveautés du conflit actuel en Ukraine
04:00est la généralisation de l'utilisation des drones civils
04:03dans l'observation et les combats, rendant presque impossibles
04:06les grandes offensives de troupes et de chars
04:08et contraignant les belligérants à se répartir en très petits groupes
04:12qui s'observent en permanence et en direct grâce aux drones.
04:15C'est ainsi que ces derniers jours, les forces armées russes
04:18ont progressé d'une bonne dizaine de kilomètres dans le secteur de Pokrovsk,
04:22l'une des villes fortifiées depuis une décennie par l'armée ukrainienne.
04:25Si aucune percée de grande envergure n'a encore eu lieu,
04:28selon Hervé Caress, cela pourrait toutefois se produire dans les prochains mois,
04:32dans un scénario comparable à la fin de la Première Guerre mondiale.
04:35D'une certaine manière, on pourrait faire un paradigme historique
04:38avec la situation de l'Allemagne en 1918 et des forces allemandes
04:42sur le front occidental en 1918, avec des forces qui tenaient toujours le front
04:46et qui, à un moment donné, par épuisement, par manque de ressources,
04:50par manque de ressources humaines notamment,
04:52que l'un des centres de gravité ukrainiens qui est le plus attaqué
04:54par la stratégie d'attrition russe, c'est la ressource humaine mobilisée, mobilisable,
04:59eh bien ces forces allemandes se sont délitées et ont lâché leur position.
05:03Et il se pourrait que, dans les mois qui arrivent,
05:06parce que la stratégie d'attrition, c'est un mal pernicieux
05:08qui ronge peu à peu l'adversaire,
05:11on assiste à des délitements d'unités,
05:13ça a commencé plus ou moins sur le plan tactique,
05:16des délitements d'unités, des effrontements partiels du front
05:19et peut-être une reprise des grandes avancées opératives russes
05:23telles qu'on avait pu les observer.
05:24En attendant, comme toujours, les Européens sont relégués au second rang
05:28et devraient a priori être laissés devant la porte
05:31lorsque Donald Trump recevra le président ukrainien Volodymyr Zelensky
05:36alors qu'ils avaient fait le choix de l'accompagner
05:38pour sa rencontre avec Donald Trump.
05:40D'ores et déjà, les principaux dirigeants européens,
05:43d'Ursula von der Leyen en passant par Emmanuel Macron,
05:46ont fait savoir qu'ils s'opposaient à toute cession territoriale
05:49de la part de l'Ukraine en faveur de la Russie,
05:51ce qui n'a évidemment aucune chance de recevoir l'approbation de Moscou.
05:54Quant à Trump, à ce sujet, il a rappelé sur les réseaux sociaux
05:57que c'est sous Obama, en 2014, que l'Ukraine a perdu la Crimée
06:01et que par ailleurs, l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN est inenvisageable.
06:05Au final, en cas d'échec de ces négociations,
06:08s'il y a peut-être un point sur lequel tout le monde pourra tomber d'accord,
06:11c'est l'éventualité de l'adhésion à terme de l'Ukraine à l'Union européenne,
06:15puisque cela ferait porter aux seuls Européens
06:18le fardeau de sa reconstruction et de la gestion de son après-guerre.
06:21En attendant, Donald Trump pourrait se laver les mains de l'échec des négociations,
06:25tandis que Vladimir Poutine pourrait continuer la guerre
06:28jusqu'à épuisement humain de l'Ukraine et économique de l'Europe.
06:32Un cataclysme dont il est peu vraisemblable
06:34que l'Ukraine et l'Europe se remettent au cours du siècle.
06:37Bérou, le youtubeur centriste de l'été,
06:43le Premier ministre tente de défendre son budget
06:46dans une opération de communication estivale.
06:49Le point.
06:55Bonjour à tous.
06:56C'est un peu le tube de l'été du modem.
06:59En mal de communication ou à la peine,
07:01dans sa communication, le Premier ministre François Bérou
07:04s'est mué en youtubeur le temps de l'été,
07:07s'essayant à un échange avec les Français
07:09ou en tout cas les quelques dizaines de milliers
07:11qui ont prêté importance à son petit show estival
07:14depuis son lancement le 5 août.
07:17Si la première vidéo a attiré 130 000 personnes,
07:20les suivantes peinent,
07:21oscillant entre 8 000 et 38 000.
07:24Au programme, des échanges qui se veulent interactifs
07:27et un chef du gouvernement qui fait mine d'être à l'écoute.
07:30Je m'étais engagé, lorsque nous avons commencé cette communication,
07:35à faire que vous puissiez participer, si vous le souhaitez,
07:39par vos questions, par vos propositions, par vos suggestions
07:42à cet effort si difficile de redressement du pays.
07:47Un redressement du pays comme horizon lointain
07:49mais des coupes budgétaires et surtout des hausses d'impôts à court terme,
07:53d'où la nécessité de surcommuniquer
07:55pour préparer les esprits à l'épineux examen du budget 2026.
07:59Face à une impopularité record avec 18% d'opinions favorables selon IFOP,
08:04François Béroux s'inspire d'une vieille formule politicienne
08:08consistant à jouer la proximité.
08:10De Pierre Mendès France à Valéry Giscard d'Estaing,
08:13ils sont nombreux à avoir eu recours à cette manœuvre.
08:16Depuis le 14 août, il invite même à participer via l'application Agora
08:21ou l'adresse fbdirect.gouv.fr
08:25promettant d'écouter suggestions et questions tout en évitant les injures,
08:30ce qui ne doit pas être une mince affaire pour ces équipes
08:32qui ne doivent pas passer les meilleures vacances d'été de leur vie.
08:36Cette démarche intervient dans un contexte tendu.
08:39Le budget 2026, à présenté mi-juillet, prévoit 44 milliards d'euros d'économies
08:44avec des mesures qui divisent comme le gel des dépenses de l'État,
08:47des prestations sociales et des retraites
08:49ou la suppression de deux jours fériés.
08:52Ces propositions critiquées comme frappant les classes populaires et moyennes
08:55ont suscité l'ire de l'opposition.
08:57Le Parti Socialiste exige une réduction de moitié de l'effort budgétaire
09:01pour éviter l'austérité,
09:02tandis que la France insoumise menée par Jean-Luc Mélenchon
09:05appelle à une motion de censure
09:07et soutient un mouvement de blocage prévu le 10 septembre.
09:11Ce mouvement qui s'inspire des gilets jaunes
09:13semble désormais largement acquis à la gauche
09:15et semble être condamné à l'échec.
09:18Sans majorité à l'Assemblée,
09:20François Béroux risque une censure par la gauche
09:23et le Rassemblement national rendant l'adoption du budget très incertaine.
09:27Pour éviter de se voir censuré par le RN,
09:29le Premier ministre relance son projet de Banque de la Démocratie
09:33visant à faciliter le financement des campagnes électorales
09:37notamment pour des partis comme le RN
09:39souvent refusés par les banques privées
09:42dont les dirigeants sont généralement acquis
09:44à la classe dirigeante socialo-macroniste.
09:47Annoncé dès 2017,
09:49ce fonds adossé à la Caisse des dépôts
09:50et consignations pourraient voir le jour
09:52via une proposition de loi déposée à la rentrée
09:55par le LR Philippe Gosselin
09:56et la présidente de l'Assemblée, la très communiquante Yael Broun-Pivet.
10:01Si le projet suscite un consensus de principes,
10:03des obstacles techniques comme les critères d'octroi des prêts
10:06et la prévention des risques d'ingérence
10:08pourraient le retarder.
10:10Le calendrier parlementaire chargé,
10:12dominé par le budget,
10:13pourrait également repousser son examen.
10:15François Béroux et son gouvernement
10:17devraient donc miser sur une dramatisation
10:19de l'enjeu budgétaire.
10:21La nécessité qui est devant nous,
10:24qui pèse sur nos épaules
10:25et que nous ne pouvons pas mettre de côté.
10:28Parce que les jours que nous allons vivre
10:30pendant ces semaines du mois d'août
10:32et du début du mois de septembre,
10:35ces jours sont absolument cruciaux.
10:39C'est le moment où tout va se jouer.
10:42Tout va se jouer,
10:44non pas pour le pays qui est déjà bien mal barré
10:46depuis longtemps,
10:47mais surtout pour François Béroux
10:48qui est sur la sellette.
10:50Celui que les Français ont rejeté trois fois
10:52lors d'élections présidentielles
10:53et qui a personnellement voté François Hollande
10:55au second tour en 2012,
10:57puis soutenu Emmanuel Macron en 2017,
10:59puis 2022,
11:00se trouve peut-être au crépuscule
11:02de son aventure gouvernementale.
11:04En cas d'échec,
11:05il prophétise un chaos politique
11:07comme s'il était devenu indispensable.
11:09Persistant dans sa démarche de surcommunication
11:11et prêchant probablement un peu dans le désert,
11:14il devra compter sur un improbable accord
11:15d'ici l'automne pour son budget
11:17ou compter sur le RN pour sauver son scalp.
11:20En cas de chute du soldat Béroux,
11:22il n'existe cependant pas vraiment d'alternative
11:24pour l'heure,
11:25à moins d'envisager une nouvelle dissolution
11:27à l'issue assez imprévisible.
11:33Les Alsaciens ne veulent toujours pas
11:35de la région au Grand Est.
11:37Une décennie après sa création,
11:38un nouveau sondage vient de le confirmer
11:40alors que la France est en plein débat
11:42sur son déficit budgétaire
11:44et son organisation territoriale.
11:46Imaginée sur un coin de table
11:48par le président Hollande en 2015,
11:50la région Grand Est,
11:51regroupant Alsace-Lorraine et Champagne-Ardenne,
11:54ne passe toujours pas auprès des Alsaciens.
11:56C'est en tout cas ce que vient de confirmer
11:58un énième sondage en la matière,
12:00selon lequel 72% des Alsaciens
12:03voteraient par référendum
12:04en faveur du retour à une région Alsace,
12:07si toutefois, bien évidemment,
12:09on leur posait la question.
12:10Pour rappel, en 2015,
12:13la réforme territoriale a fait diminuer
12:15le nombre de régions françaises
12:16de 22 à 13 avec des regroupements
12:19de régions existants.
12:20Mais, à l'exception du regroupement
12:22des deux régions normandes,
12:23cette réforme n'a jamais convaincu
12:25les administrés ni permis
12:27les économies qui étaient promises.
12:29Mais si la réaction générale
12:31a plutôt été une certaine indifférence,
12:33en Alsace, le projet a suscité
12:34dès le départ une hostilité massive
12:37de la population et des élus,
12:38en particulier à partir du moment
12:40où le projet de fusion
12:41des régions Alsace et Lorraine
12:43s'est vu ajouter,
12:44la Champagne-Ardenne.
12:46Fait rare dans l'histoire contemporaine,
12:48des manifestations importantes
12:49animèrent les principales villes alsaciennes
12:51fin 2014 en faveur
12:53de la préservation de la région Alsace.
12:56Dans ce sillage,
12:57le parti autonomiste Unserland
12:58en profite pour effectuer
13:00une percée électorale significative.
13:03Assez rapidement, pourtant,
13:04plusieurs cadres LR influents en Alsace,
13:07tels le président de la région Alsace,
13:08Philippe Richard,
13:09ou le maire de Mulhouse,
13:11Jean Rottner,
13:12se rallient progressivement
13:13à l'idée d'une région Grand Est.
13:15Tous deux finissent toutefois
13:17par quitter la vie politique.
13:19Philippe Richard,
13:20qui avait défendu pendant longtemps
13:21l'idée de la fusion
13:22des trois collectivités alsaciennes,
13:24région Alsace, département du Haut-Rhin
13:26et du Bas-Rhin,
13:27était au demeurant ressorti très déçu
13:29de l'échec du référendum d'avril 2013,
13:32où une majorité d'Alsaciens
13:33s'étaient prononcés en faveur
13:35d'une fusion, mais avec une participation
13:37insuffisante pour que le référendum
13:39soit valide.
13:40Une occasion manquée pour l'Alsace.
13:43Parallèlement à la consolidation
13:44du Grand Est en 2021,
13:47pour compenser la frustration
13:48des Alsaciens de ne plus avoir leur région,
13:50le pouvoir central finit par valider
13:52la création d'un département unique,
13:55requalifié pour l'occasion
13:56de Collectivité Européenne d'Alsace,
13:58ou CEA,
13:59qui fusionne les départements
14:01du Haut-Rhin et du Bas-Rhin,
14:02et lui donne quelques compétences supplémentaires.
14:05Mais la volonté alsacienne
14:06de sortir malgré tout
14:07de la région Grand Est
14:08n'a jamais cessé.
14:10Elle s'exprime à intervalles réguliers
14:12par la voix de Frédéric Biéry,
14:14président de la Collectivité Européenne d'Alsace,
14:16qui a notamment organisé début 2022
14:18une consultation à laquelle
14:19plus de 150 000 personnes
14:21ont répondu très favorablement
14:23à l'idée d'une sortie
14:24du département alsacien
14:25de la région Grand Est.
14:27Mais l'espérance que cette consultation,
14:29organisée à proximité
14:30de la présidentielle de 2022
14:32aboutisse à un changement,
14:34n'a pas été suivi d'effet.
14:35Et pourtant,
14:36en 2022,
14:37comme en 2024,
14:38l'Alsace est l'une des régions
14:40qui a donné
14:40la plus grande proportion
14:42de députés macronistes
14:43de tout le territoire français.
14:45Le dernier sondage,
14:46publié ces dernières semaines,
14:48confirme,
14:48selon Jean-Georges Trouillet,
14:50président du parti autonomiste
14:51Unserland,
14:52la constance des Alsaciens,
14:54mais aussi la constance
14:55du pouvoir central
14:56de ne pas écouter
14:57leur volonté.
14:58Ça dit plusieurs choses.
15:00Ça dit la première chose,
15:01c'est que les Alsaciens
15:01sont constants,
15:03qu'ils affirment avec force
15:05maintenant depuis plus de 10 ans
15:06qu'ils veulent sortir de Grand Est,
15:07cette région qui leur a été imposée,
15:08au même titre qu'elle a été imposée
15:09aux Lorrains
15:10et aux Champardonnais.
15:12Et que donc, finalement,
15:13ce serait un mauvais calcul
15:14de compter sur l'usure
15:15des Alsaciens,
15:16puisqu'ils démontrent
15:17une nouvelle fois de plus
15:18qu'ils n'ont pas changé d'avis
15:18et qu'ils ne comptent pas changer d'avis.
15:20Ça dit également autre chose.
15:22Ça dit que face, finalement,
15:23à cette détermination populaire alsacienne,
15:27qui est maintenant largement prouvée,
15:30puisque qu'est-ce qui n'a pas été fait
15:31jusqu'à présent,
15:32que ce soit au niveau de la population,
15:34au niveau des sondages,
15:36des propositions de loi,
15:37des différentes lettres ouvertes,
15:40pétitions, etc.
15:42Finalement, ça dit une chose,
15:43c'est que la volonté alsacienne
15:45est clairement exprimée,
15:46mais qu'en face,
15:47l'État ne fait rien.
15:48L'État préfère faire pourrir le jeu.
15:49Et finalement, on se rend compte
15:51que face à une volonté unanime,
15:56je dirais presque,
15:57il y a le poids que pèsent
16:03quelques apparatchiks,
16:05quelques amitiés politiques.
16:07Et finalement,
16:07au nom de ces petits calculs politiciens,
16:10l'avis de la population alsacienne,
16:12visiblement, ne pèse pas assez.
16:14Et ça dit une troisième chose,
16:15c'est que la France,
16:17qui veut faire de la paix dans le monde,
16:19qui a un avis surtout,
16:20à la fois en politique intérieure,
16:22en politique extérieure,
16:23la France qui veut s'attaquer
16:24à sa dette, etc.
16:26Moi, je constate que
16:27si elle n'est pas capable,
16:28finalement,
16:28de faire un découpage régional
16:30qui correspond aux attentes
16:32de la population,
16:33finalement,
16:33faire quelque chose de simple
16:34et qui ne coûte pas grand-chose,
16:35si elle n'est même pas capable
16:36de faire ça,
16:37alors il ne faut pas attendre
16:37qu'elle soit capable
16:38de faire autre chose.
16:38En attendant,
16:39une nouvelle mesure d'économie
16:41vient frapper directement
16:42les lycéens alsaciens,
16:44puisque l'on vient d'annoncer,
16:45pour la rentrée prochaine,
16:46la suppression pure et simple
16:48de l'option LCR,
16:49Langues et Cultures Régionales d'Alsace,
16:51pour des raisons budgétaires.
16:53Une annonce qui ne devrait,
16:54a priori,
16:55pas réconcilier les Alsaciens
16:57avec l'État centralisé.
17:01Passons à présent à l'actualité,
17:03en bref,
17:03en France.
17:04La canicule recule,
17:09sauf dans sept départements
17:10du sud de l'Hexagone.
17:11L'Aude,
17:12les Bouches-du-Rhône,
17:13le Gard,
17:13l'Hérault,
17:14les Pyrénées-Orientales,
17:15le Var et le Vaucluse
17:16sont encore en vigilance orange,
17:18selon Météo France,
17:19ce 18 août
17:20et le seront encore demain mardi.
17:22Soit neuf jours d'alerte
17:23continue pour ces départements.
17:25L'épisode de forte chaleur
17:27a pris fin dimanche soir
17:28dans les Alpes de Haute-Provence,
17:30les Alpes-Maritimes,
17:31l'Ariège,
17:31la Haute-Garonne,
17:32le Tarn,
17:32et le Tarn-et-Garonne.
17:34Au plus fort de cet épisode caniculaire,
17:36le 12 août,
17:3778 départements
17:38étaient en vigilance,
17:39rouge ou orange.
17:41Les lieux de culte chrétiens
17:43toujours pris pour cible en France.
17:45Samedi matin,
17:46deux églises de Seine-Saint-Denis
17:47à Pantin et la Courneuve
17:48ont été vandalisées
17:49par un individu
17:50selon une source policière.
17:52À l'église Sainte-Marthe-de-Pantin,
17:54près du métro Quatre-Cemins,
17:55l'homme a brisé des statuettes,
17:57arraché des affiches
17:58et cassé des chaises
17:59avant de s'enfuir.
18:00En début d'après-midi,
18:01il s'est rendu à l'église
18:02Saint-Yves de la Courneuve
18:03où une messe était en cours
18:05et a endommagé des bougeoirs
18:06et autres objets dans la nef.
18:08Interpellé par la brigade
18:09anticriminalité,
18:11le suspect,
18:11identifié comme un consommateur
18:12de krach en crise,
18:14portait un couteau suisse.
18:15Il a été placé en garde à vue.
18:17Les quelques vins fidèles présents
18:18ont été évacués calmement.
18:20Une enquête est en cours.
18:22Manuel Valls va tenter
18:24de négocier
18:24avec les indépendantistes kanak.
18:26Le ministre des Outre-mer
18:27est attendu le 19 août
18:29à Nouméa en Nouvelle-Calédonie
18:30pour sauver l'accord de Bougival
18:32rejeté par le Front
18:33de Libération Nationale
18:34Kanak Socialiste.
18:36L'accord, selon lui,
18:37doit permettre la création
18:38d'un État de Nouvelle-Calédonie
18:39et une nationalité calédonienne
18:41et une compétence
18:42en relations internationales.
18:44Mais le FLNKS a décidé
18:45de rompre les discussions
18:46sur cet accord,
18:48le jugeant incompatible
18:49avec les acquis
18:49et fondamentaux de sa lutte.
18:51Soulignons que Manuel Valls
18:52se rend à Nouméa
18:53alors que le leader
18:54indépendantiste christiantin
18:55a été mis en examen
18:57pour son rôle présumé
18:57dans les M.E. de 2024
18:59et se retrouve
19:00depuis interdit de séjour
19:01en Nouvelle-Calédonie.
19:03Des accusations
19:04sans fondement
19:04selon le Quai d'Orsay.
19:06Le Mali a diffusé
19:07le 14 août
19:07la photo d'un Français
19:08Yann Vézilier,
19:09quinquagénaire employé
19:10de l'ambassade de France
19:11à Bamako,
19:12l'accusant de travailler
19:12pour les renseignements français.
19:14Dans un même communiqué,
19:15la jeune au pouvoir
19:16a fustigé des États étrangers
19:17d'être derrière
19:18une tentative
19:19de déstabilisation
19:20menée par un groupuscule
19:22d'éléments marginaux
19:23des forces armées
19:23de sécurité malienne.
19:25Le pouvoir a mené
19:26une opération de purge
19:27dans l'armée
19:27avec l'arrestation
19:28de 55 militaires
19:29dont deux généraux.
19:30Un dialogue est en cours
19:32avec les autorités maliennes
19:33afin de dissiper
19:34tout malentendu
19:34et obtenir la libération
19:36sans délai
19:36du ressortissant français
19:37à un qu'indiqué
19:38le Quai d'Orsay.
19:43L'actualité internationale
19:44en bref.
19:45La crise se poursuit
19:49en Serbie
19:50pendant six nuits
19:51de suite.
19:51Des heures ont éclaté
19:52entre manifestants
19:53anticorruption
19:54et forces de l'ordre
19:54notamment à Valjevo,
19:57Belgrade
19:57et Novissade.
19:58À Valjevo,
19:59des hommes masqués
20:00ont incendié
20:01des locaux vides
20:02du parti progressiste serbe,
20:03le SNS
20:04du président
20:04Aleksandar Vucic
20:05avant d'affronter
20:07la police
20:07avec des pierres
20:08et des engins
20:09pyrotechniques.
20:10La police a riposté
20:11avec des grenades
20:12assourdissantes
20:13et du gaz lacrymogènes.
20:15Ces violences font suite
20:16à des mois de manifestations
20:17déclenchées par l'effondrement
20:18d'un haut vent en béton
20:20à la gare de Novissade
20:21en novembre 2024
20:22imputé à la corruption.
20:24Les manifestants
20:25menés par des étudiants
20:26réclament des élections
20:28anticipées
20:29tandis que Vucic
20:30dénonce un complot étranger.
20:32Les deux camps
20:32s'accusent mutuellement
20:33des violences.
20:35Depuis 15 jours,
20:36la situation à Gaza
20:37s'est aggravée
20:37avec l'intensification
20:39des opérations militaires
20:40israéliennes
20:41visant officiellement
20:42à défaire le Hamas.
20:43Dimanche,
20:43le chef d'état-major
20:44israélien
20:45Eyal Zamir
20:46a annoncé un plan
20:47concentrant les efforts
20:48sur Gaza-ville
20:49avec un déplacement
20:50prévu des civils
20:51vers le sud
20:52pour leur protection
20:53à un départ
20:53que d'aucuns appelleront
20:54une déportation.
20:56Les frappes
20:57et incursions
20:57au sol
20:58ont causé
20:59des centaines de morts
21:00dont 730 palestiniens
21:02entre le 30 juillet
21:03et le 6 août
21:03selon le ministère
21:05de la Santé de Gaza.
21:06Les conditions
21:07humanitaires
21:07se détériorent
21:09avec 86%
21:10des terres agricoles
21:11endommagées
21:11et une crise alimentaire
21:13aiguë.
21:14Les critiques
21:14internationales
21:15s'amplifient,
21:16notamment s'agissant
21:17des violations
21:17des lois humanitaires.
21:20Après cinq longues années,
21:22un jour de victoire
21:23pour 1820 ex-employés
21:25de la compagnie aérienne
21:26Cantas.
21:27Licenciés abusivement
21:28en 2020
21:28lors de la crise Covid,
21:30ils ont obtenu
21:31gain de cause.
21:32Ils toucheront
21:3222 millions d'euros
21:33et le syndicat
21:34des travailleurs
21:35de transport,
21:3528 millions.
21:36Cantas avait renvoyé
21:38ses salariés
21:38et fait appel
21:39à la sous-traitance
21:40en août 2020
21:41alors que le secteur
21:42faisait face
21:43aux fermetures
21:43généralisées
21:44des frontières
21:44et aux mesures
21:45de confinement.
21:46L'appareil judiciaire
21:47australien avait jugé
21:48que la compagnie
21:49avait empêché
21:50les membres du personnel
21:51d'exercer leur droit
21:52à mener une négociation
21:53collective
21:54et à faire grève.
21:56Grosse cylindrée
21:57et gros budget,
21:58la 600e Ferrari
22:00Daytona SP3
22:01numéro T
22:01599 plus 1
22:03a été vendue
22:04aux enchères
22:04par RM Sotheby's
22:06pour un record
22:07de 26 millions de dollars
22:09soit un peu plus
22:10de 22 millions d'euros.
22:11Ce modèle unique
22:12était présenté
22:13lors du concours
22:14d'élégance
22:14de Peeble Beach
22:15un événement californien
22:16qui a lieu
22:17tous les ans
22:17le troisième week-end
22:18d'août
22:18depuis 1950.
22:20Issue du programme
22:21TaylorMade,
22:22cette Ferrari
22:23Daytona SP3
22:24se distingue
22:25par sa carrosserie
22:26bicolore
22:26en fibre de carbone
22:27et Diallo Modena
22:28ornée du logo Ferrari
22:30une première.
22:31L'intérieur
22:32utilise un tissu
22:33innovant
22:33issu de pneus
22:34recyclés
22:35et un tableau
22:36de bord
22:36en fibre
22:36de carbone
22:37de Formule 1
22:38propulsé par un
22:39V12 6,5 litres
22:40de 840 chevaux.
22:42Cette SP3
22:43porte une plaque
22:44attestant
22:45de son exclusivité.
22:47Les fonds
22:47bénéficieront
22:48à la fondation
22:48Ferrari
22:49pour des projets
22:50éducatifs
22:51notamment la reconstruction
22:52de l'école
22:53de l'école
22:53Havesson Charter School
22:54en Californie.
22:59C'est la fin
23:00de cette édition.
23:01Merci de l'avoir suivie.
23:01Ce soir,
23:02vous avez rendez-vous
23:03avec un de nos programmes
23:04d'été passionnant
23:05consacré à un militaire
23:06reconverti
23:07dans la sculpture.
23:09A demain
23:09pour un nouveau journal.
23:10– Sous-titrage ST' 501
23:12– Sous-titrage ST' 501
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