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  • il y a 11 mois
A la une de cette édition, les négociations Russie - États-Unis qui avancent en vue de la préparation du sommet Trump-Poutine de Budapest, tandis que les Européens sont laissés de côté.

Nous reviendrons ensuite sur le chaos ferroviaire français. Des milliers de kilomètres de lignes supprimés en une décennie et des perspectives moroses.

Et enfin, retour sur le copinage républicain avec Najat Vallaud-Belkacem nommée à la Cour des comptes entre compétences douteuses et solidarité clanique socialiste.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. A la une de cette édition, les négociations Russie-États-Unis
00:18qui avancent en vue de la préparation du sommet Trump-Poutine de Budapest,
00:22tandis que les Européens sont laissés de côté.
00:25Nous reviendrons ensuite sur le chaos ferroviaire français, des milliers de kilomètres de lignes supprimées en une décennie
00:32et des perspectives moroses.
00:34Et enfin, retour sur le copinage républicain avec Najat Vallaud-Belkacem,
00:39nommé à la Cour des comptes entre compétences douteuses et solidarité clanique socialiste.
00:48La date de la rencontre Trump-Poutine à Budapest n'est pas connue,
00:52mais en coulisses, les deux parties s'activent pour une négociation mieux ficelée qu'en Alaska.
00:57Orban joue les entremetteurs et les dirigeants européens sont évincés.
01:01Nicolas de Lamberterie avec Romain Bessonnet.
01:05Après le coup d'épée dans l'eau de la rencontre en Alaska,
01:08Donald Trump et Vladimir Poutine vont-ils parvenir à un accord à Budapest dans les semaines à venir ?
01:14La négociation sera sans doute âpre, étant donné que les parties russes et ukrainiennes
01:19vont sans doute devoir faire des concessions douloureuses pour arracher au moins un cessez-le-feu.
01:24Les perspectives souvent évoquées dans la presse d'échange de territoires,
01:28qui consisterait à ce que la Russie concède des territoires concrets dans plusieurs oblastes
01:32en échange de la cession complète du Donbass,
01:35semblent simples sur le papier, mais sont beaucoup plus difficiles à mettre en œuvre dans la réalité.
01:40La presse annonce d'ailleurs que durant la semaine, Marco Rubio et Sergei Lavrov,
01:44ministres des affaires étrangères de leurs pays respectifs,
01:47auront plusieurs échanges afin de préparer la rencontre Trump-Poutine,
01:52dans l'espoir que le rendez-vous de Budapest soit plus productif que celui d'Alaska.
01:56Il faut bien garder par ailleurs à l'esprit que pour les Américains,
02:00la normalisation des relations commerciales avec la Russie
02:03n'est pas nécessairement totalement dépendante de la résolution du conflit ukrainien
02:08et que ces deux dossiers peuvent avancer à des vitesses différentes.
02:11Or, pour Donald Trump, les relations économiques avec la Russie
02:15constituent la cible prioritaire,
02:17bien plus que les négociations sur des morceaux de territoires d'oblastes ukrainiens lointains.
02:22Et même si la situation sur la ligne de front n'a quasiment pas évolué
02:25depuis la rencontre Trump-Poutine de mi-août 2025,
02:29et donc par conséquent les difficultés pour les négociations russo-ukrainiennes,
02:32plusieurs indices laissent à penser que les chances de succès des discussions de Budapest seront meilleures.
02:38C'est ainsi que le budget prévisionnel 2026 de l'État russe,
02:42publié fin 2025, montre un projet de diminuer les dépenses militaires,
02:47ce qui laisse entrevoir une préparation côté russe de la fin du conflit militaire avec l'Ukraine
02:52et une préparation d'un retour à la paix.
02:54C'est en tout cas l'analyse qu'en fait Romain Bessonnet,
02:56expert du monde post-soviétique.
02:59Ce qui est significatif dans ce document,
03:03c'est que les dépenses militaires vont passer de 135 milliards d'euros en 2025
03:10à 126 milliards d'euros en 2026.
03:14Donc on va baisser les dépenses militaires de 9 milliards d'euros.
03:18Ces 9 milliards vont être ventilés vers essentiellement deux domaines,
03:23la sécurité intérieure, où le budget va passer de 35 milliards à 44 milliards.
03:31Donc c'est le budget de sécurité intérieure qui va prendre la part du lien de ces 9 milliards.
03:36Mais aussi on va augmenter les budgets de la politique sociale,
03:41qui vont donc passer de 65 milliards d'euros en 2025
03:47à 71 milliards d'euros en 2026.
03:51Ce qui est assez significatif, c'est le fait que la projection budgétaire jusqu'en 2028
03:56prévoit une baisse en pourcentage du budget des dépenses militaires.
04:00Elles vont être à 30% du budget en 2026,
04:02après avoir connu un record l'an dernier à 31-32%.
04:06Elles vont passer à 29% en 2027 et 26% en 2028.
04:10Donc on voit que la Russie prévoit une décélération de ses dépenses militaires,
04:16une augmentation de ses dépenses en matière de sécurité intérieure,
04:19qui est le grand défi de la Russie actuelle.
04:21La Russie a des déficits de main-d'oeuvre
04:23et donc va renforcer sa politique d'immigration
04:26en passant d'une immigration désordonnée qu'elle avait actuellement,
04:30notamment avec les pays d'Asie centrale,
04:31vers une immigration choisie qui réclame plus de personnel.
04:35Et aussi il y a une demande de sécurité en Russie,
04:37étant donné que les salaires extrêmement élevés dans l'armée
04:41ont fait déserter les rangs de la police en Russie
04:44sur les deux dernières années.
04:46Donc le pouvoir russe souhaite muscler ses forces de sécurité intérieure
04:50pour faire face à ces défis sécuritaires,
04:53notamment qui sont importants quand vous sortez d'une guerre.
04:56On voit que le budget russe est déjà dans la construction de la paix
04:59et donc ça laisse prévoir que les négociations
05:03qui vont avoir lieu à Budapest
05:04vont être sous le signe d'une volonté de chercher un compromis.
05:09Et toutefois, les Russes partent dans ces négociations en position de force
05:13parce qu'il faut rappeler que la Russie n'a pas de dette extérieure
05:17contrairement à l'Ukraine qui est en état maintenant sur-endetté.
05:21Quant à la prétendue unité européenne,
05:23elle est en train de s'effriter
05:25puisque la Bulgarie vient d'annoncer
05:27qu'elle était prête à offrir un couloir aérien
05:30à l'avion présidentiel russe
05:32pour que ce dernier ne soit pas contraint
05:34de contourner toute la Méditerranée.
05:35Une proposition certes purement symbolique
05:38mais qui dénote la lassitude
05:40ou l'inquiétude d'un nombre
05:42grandissant d'états membres de l'Union européenne
05:44de faire partie du club
05:46des laissés pour compte
05:47une fois que les grands de ce monde
05:48auront potentiellement réglé le conflit russo-ukrainien.
05:51L'Union européenne s'acharne d'ailleurs
05:53à faire passer de nouvelles restrictions commerciales
05:55avec la Russie
05:56dont ne veulent pas la Hongrie et la Slovaquie
05:58en tentant de faire adopter
06:00à la majorité qualifiée
06:01et non pas à l'unanimité
06:03l'interdiction d'importer du gaz russe.
06:05Une décision qui affecterait lourdement
06:07les états d'Europe centrale
06:08toujours reliés au gaz russe via la Turquie
06:11et avec une Hongrie
06:12qui promet de s'y opposer
06:13par tous les moyens possibles.
06:15Quant à Emmanuel Macron,
06:17il réclame de nouveau
06:17que les Européens soient invités
06:19à la table des négociations.
06:21Mais il semble bien improbable
06:23que le président de la République française
06:25reçoive un carton d'invitation,
06:27étant donné que le rôle des Européens
06:29sera d'arriver après la fin des festivités
06:32et de payer l'addition bien lourde
06:34et bien salée du conflit
06:35avec le coût des réparations
06:37et de la gestion de l'Ukraine après-guerre.
06:40Une perspective qui risque bien
06:42d'accabler les Européens
06:44pour des décennies entières.
06:45Il n'y a pas que les musées français
06:50qui sont à l'abandon.
06:51Le réseau ferroviaire
06:52est aussi lourdement éprouvé.
06:54Éléments d'explication.
06:56La question de la desserte
06:57des territoires est capitale
06:59pour éviter qu'un sentiment
07:00de relégation ne se développe davantage
07:02chez des millions de nos concitoyens.
07:04Le ministre des Transports
07:05vous proposera une loi cadre
07:07qui permettra notamment
07:08de flécher les recettes
07:09des futures concessions autoroutières
07:11vers le développement
07:11de nouvelles mobilités
07:12et de nouvelles infrastructures
07:14notamment ferroviaires.
07:16Une annonce passée
07:17un peu inaperçue
07:18mais qui témoigne
07:19de l'urgence de la situation.
07:21Lors de son discours
07:22de politique générale au Sénat
07:23le 15 octobre
07:24le Premier ministre Sébastien Lecornu
07:26évoquait la présentation
07:27d'une loi cadre
07:28sur le financement des transports.
07:31Il faut dire que le réseau
07:32ferroviaire français
07:33traverse une crise sans précédent
07:35menaçant à la fois
07:36les objectifs de transition écologique
07:38que se sont fixés nos dirigeants
07:39et leurs patrons européens
07:41mais surtout
07:42pour la cohésion territoriale.
07:45Sous les présidences
07:45Hollande et Macron
07:46entre 2012 et 2020
07:483600 kilomètres de voies
07:50ont été fermées
07:51accentuant la dépendance
07:53à la voiture
07:54coûteuse pour les ménages
07:55et pas franchement
07:55dans le credo écologique
07:57que nous ont vendu
07:58nos gouvernants
07:58depuis une décennie et demie.
08:00Le désengagement progressif
08:01de l'Etat
08:01couplé à l'ouverture
08:02à la concurrence
08:03fragilise le modèle économique
08:04de la SNCF
08:05notamment la péréquation
08:07qui équilibre
08:08les lignes rentables
08:09et déficitaires.
08:10Le rôle des partenaires sociaux
08:11pourrait aussi être évoqué
08:12dans une structure sclérosée
08:14par les grèves
08:14et l'inertie induite
08:16par les baronies syndicales.
08:18De leur côté
08:18les collectivités territoriales
08:20souvent chargées du financement
08:22se retrouvent démunies
08:23face à la réduction
08:24du fonds vert
08:25qui passera
08:25de 2,5 milliards
08:26en 2024
08:28à seulement
08:28650 millions d'euros
08:29en 2026.
08:31Ce manque de moyens
08:32entrave
08:33la modernisation
08:33des infrastructures
08:34et la réouverture
08:35de lignes stratégiques
08:36essentielles
08:37pour l'accès
08:38à l'emploi
08:38aux soins
08:39et à la vie sociale.
08:41Un rapport
08:41d'organisation de gauche
08:43Oxfam France
08:43Alliance écologique
08:44et sociale
08:45et Sud Rail
08:46estiment que
08:47sans un investissement
08:48supplémentaire
08:48de 3 milliards
08:49d'euros par an
08:5010 000 kilomètres
08:51de petites lignes
08:52essentielles
08:53pour les territoires
08:54ruraux
08:54pourraient disparaître
08:55d'ici 2038.
08:57Ces lignes
08:57souvent âgées
08:58de plus de 30 ans
08:59sont à bout
09:00de souffle.
09:01Si le caractère
09:02militant
09:03de ces structures
09:04n'est pas approuvé
09:05leur inquiétude
09:05rejoint celle
09:06d'un rapport parlementaire
09:07présenté le 15 octobre
09:08par les députés
09:09LFI
09:10Béranger Cernon
09:11et Renaissance
09:12Olga Givernais.
09:14Ce document
09:14propose 44 recommandations
09:16pour un sursaut stratégique.
09:18Parmi celles-ci
09:19prioriser les trains
09:20du quotidien
09:21sur les TGV
09:21instaurer un ticket
09:23unique national
09:23réduire la TVA
09:24sur le rail
09:25de 10 à 5,5%
09:26et investir
09:27dans l'accessibilité
09:28universelle
09:29comme le maintien
09:30des guichets
09:31ou l'aménagement
09:31pour les personnes
09:32handicapées.
09:33Les rapporteurs
09:34insistent
09:35sur la nécessité
09:35d'une stratégie
09:36pilotée par l'État
09:37pour doubler
09:37le trafic voyageur
09:39et de fret
09:39avec les vertus écologiques
09:41que cela peut impliquer.
09:43S'agissant du recours
09:44aux fret,
09:44c'est un peu
09:45le serpent de mer
09:46du monde ferroviaire.
09:47Comme la réindustrialisation
09:48d'Emmanuel Macron,
09:50tout le monde en parle
09:50mais personne
09:51ne le fait.
09:53Sans une mobilisation
09:53massive et rapide,
09:55la France risque
09:56d'accroître
09:56sa fracture territoriale
09:58et réduire
09:58la mobilité
09:59des acteurs économiques
10:00et des personnes.
10:02Une urgence
10:02qui se heurte
10:03à des contraintes budgétaires
10:04et à l'instabilité institutionnelle.
10:11Les grandes institutions
10:12de l'État
10:12transformées en usines
10:14à recyclage
10:14des ratés
10:15de la politique française.
10:16Najat Vallaud-Belkacem
10:18à la Cour des Comptes
10:19en est un cas d'école.
10:20Renaud de Bourleuf.
10:21Quand les copains
10:23enchaînent échec
10:24sur échec,
10:25on leur tend la main
10:25pour les recaser,
10:26surtout dans le monde
10:27des politiques de gauche.
10:28La nomination
10:29de Najat Vallaud-Belkacem
10:30comme conseiller maître
10:31à la Cour des Comptes
10:32a suscité bien
10:33des discussions.
10:34Une nomination
10:35qui s'est faite
10:35sur proposition
10:36de François Béroud
10:37à leur Premier ministre
10:38selon le compte-rendu
10:39du Conseil des ministres
10:40du 16 juillet.
10:42Najat Vallaud-Belkacem,
10:43ancien ministre
10:43de François Hollande,
10:44n'étant pas énarque,
10:45n'est pas haut fonctionnaire
10:46et n'a pas de compétences
10:47en matière financière
10:48qui puisse justifier
10:50cette nomination
10:50comme conseiller maître
10:52chargé du contrôle
10:52de la dépense publique.
10:54Dans les jours
10:54qui ont précédé
10:54sa nomination,
10:55des rumeurs ont circulé.
10:57François Béroud
10:57aurait négocié
10:58avec les socialistes
10:59pour, en échange,
11:00ne pas avoir
11:01de censure de leur part.
11:02Rappelons que
11:03Boris Vallaud,
11:03chef du groupe socialiste
11:04à l'Assemblée nationale
11:05et le mari
11:06de Najat Vallaud-Belkacem,
11:08si c'était la stratégie,
11:09ça n'a pas marché
11:10pour François Béroud.
11:11Mais la principale intéressée
11:13démentait une telle manœuvre.
11:14Oui, la Cour des Comptes,
11:16si je devais y atterrir,
11:18ce ne serait pas
11:18une nomination politique.
11:19J'ai passé un concours
11:20pour cela
11:20dont j'attends le résultat.
11:22Quel concours ?
11:23Des juges de la rue Cambon
11:24auraient discrètement
11:25fait part de leur surprise
11:26quant à de tels propos,
11:28étant donné que le recrutement
11:29pour rentrer
11:29dans la célèbre institution
11:30se fait à la sortie
11:32de l'ENA,
11:32aujourd'hui de l'INSP.
11:34En réalité,
11:34ce dont parle
11:35Najat Vallaud-Belkacem
11:36n'est pas un concours,
11:37il s'agit d'une procédure
11:38mise en place en 2023.
11:39En 2025,
11:40cinq postes ont été ouverts
11:41au recrutement
11:42de profils
11:42au parcours professionnel
11:43diversifié
11:44qui intègre directement
11:45le corps des magistrats
11:46de la Cour des comptes
11:47au grade de conseiller
11:48ou de conseiller-maître.
11:50Il y a trois critères,
11:5120 ans d'activité professionnelle,
11:53être âgé de 45 ans accompli
11:55et avoir des compétences
11:56dans le domaine
11:57des finances publiques
11:58ou de l'évaluation
11:58des politiques publiques.
12:00S'agissant du troisième critère,
12:02le profil de Najat Vallaud-Belkacem
12:03laisse perplexe.
12:05Est-ce que siéger
12:05dans des conseils municipaux,
12:06départementaux et régionaux
12:08suffit pour prétendre
12:09à une expertise
12:09des finances publiques ?
12:11Le troisième critère
12:11est flou
12:12et ne ferme pas la porte
12:13à des soupçons
12:14de recassage politique.
12:15A fortiori,
12:16quand le président
12:16de la Cour des comptes
12:17n'est autre que Pierre Moscovici,
12:19un ancien ministre
12:20de François Hollande
12:20qui a donc été
12:21le collègue
12:22de Najat Vallaud-Belkacem
12:22pendant deux ans.
12:23Il y est arrivé
12:24par une procédure
12:24de recrutement professionnelle,
12:26parfaitement objectif,
12:27parfaitement collectif
12:28et sans que je sois intervenu
12:30en quoi que ce soit.
12:31Alors,
12:31arrêtons avec la République
12:32des copains.
12:32Problème,
12:33la voie à laquelle
12:34fait référence Pierre Moscovici
12:35n'est pas celle
12:36qui a permis
12:36à Najat Vallaud-Belkacem
12:37de poser ses bagages
12:38rue Cambon.
12:39Il s'agit d'une nomination
12:40au tour extérieur,
12:41l'intervention du premier ministre
12:43permettant une dérogation.
12:44Évidemment,
12:45Najat Vallaud-Belkacem
12:46a besoin d'amis politiques
12:47bien placés.
12:48Mis sur un piédestal
12:49pendant la présidence Hollande
12:50et encensé par de nombreux médias,
12:52elle n'est pas une adepte
12:52des résultats électoraux.
12:54L'ancienne ministre
12:54n'a jamais réussi
12:56à être élue députée.
12:57En 2007,
12:58alors peu connue du public,
12:59elle est battue au second tour
13:00dans la quatrième circonscription
13:01du Rhône
13:01par le candidat UMP.
13:03En 2012,
13:03devenue ministre des droits
13:04des femmes
13:05et porte-parole
13:05du gouvernement héros,
13:07elle envisage s'y représenter
13:08mais recule par crainte
13:09d'un nouvel échec.
13:10En effet,
13:11le premier ministre
13:11Jean-Marc Ayrault
13:12avait annoncé
13:13que tout ministre
13:13battu aux élections législatives
13:15devrait démissionner.
13:17Najat Vallaud-Belkacem
13:18aura plus de courage
13:19pour inculquer l'idéologie LGBT
13:20dans les écoles
13:21lors de son passage
13:22à l'éducation nationale.
13:23Mais en 2017,
13:24elle ne renonce pas pour autant
13:25au palais Bourbon.
13:26Elle se présente,
13:27toujours dans le Rhône,
13:28mais cette fois
13:29dans une circonscription
13:30sociologiquement plus favorable
13:31à la gauche.
13:32Nouvel échec.
13:33Najat Vallaud-Belkacem
13:34n'osera plus retenter
13:35l'aventure des législatives
13:36mais elle est élue présidente
13:37du groupe socialiste
13:38au conseil régional
13:39d'Auvergne-Rhône-Alpes
13:40en 2021.
13:41Et comme ce monde politique
13:42est très petit,
13:43Najat Vallaud-Belkacem
13:44va retrouver à la Cour des Comptes
13:46son prédécesseur
13:47rue de Grenelle
13:48Vincent Péillon,
13:49autre déchu du hollandisme.
13:51Elle y côtoiera aussi
13:52Philippe Gustin,
13:53un ancien directeur
13:54de cabinet de Sébastien Lecornu
13:55lors du passage
13:56de ce dernier
13:57au ministère des Outre-mer.
13:59Philippe Gustin
13:59vient lui aussi
14:00d'être nommé conseiller maître
14:01à la Cour des Comptes
14:02alors qu'il avait été épinglé
14:04par cette même institution
14:05en 2021.
14:06En tant que directeur de cabinet,
14:08il aurait engagé
14:08des dépenses
14:09sans limite de montant
14:10d'une nature
14:11conduisant,
14:11selon la Cour des Comptes,
14:12à la confusion
14:13des responsabilités
14:14et à la dilution
14:15des contrôles
14:15sur l'opportunité
14:16et la régularité
14:17des dépenses.
14:18En politique,
14:19il ne suffit pas
14:19d'être compétent
14:20pour prospérer.
14:21Le cas le plus emblématique
14:22est peut-être celui
14:22de Richard Ferrand,
14:24l'ancien président
14:24de l'Assemblée nationale,
14:26déchu lors des élections
14:27législatives de 2022
14:28et n'osant pas
14:29se représenter en 2024,
14:31aujourd'hui
14:31à la tête
14:32du Conseil constitutionnel.
14:33L'individu
14:34qui a papillonné
14:35pendant ses études de droit,
14:36quittant la faculté
14:37sans avoir même
14:37une licence,
14:38est aujourd'hui
14:39à la tête
14:39de l'ordre juridictionnel français.
14:41Et ce,
14:41malgré les nombreuses affaires
14:42qui traînent derrière lui,
14:43notamment celle
14:44des mutuelles de Bretagne,
14:45une affaire de conflit d'intérêts
14:46classée sans suite
14:47pour prescription,
14:48le fond du dossier
14:48n'a jamais été traité.
14:49Mais Richard Ferrand
14:50a une compétence,
14:51celle d'être notoirement
14:53un ami de longue date
14:53d'Emmanuel Macron.
14:58L'actualité en bref
14:59en France.
15:00De l'Elysée
15:04à la prison,
15:05ce mardi,
15:05Nicolas Sarkozy
15:06est arrivé à la prison
15:07de la Santé,
15:08une première
15:08pour un ancien président
15:09de la République.
15:10Il commence sa peine
15:11de 50 prisons fermes
15:12pour associations
15:13de malfaiteurs
15:14dans l'affaire
15:14des soupçons
15:15de financement libyens
15:16de sa campagne
15:16présidentielle de 2007.
15:18Concrètement,
15:18il est reconnu coupable
15:19d'avoir,
15:20en toute connaissance de cause,
15:21laissé ses collaborateurs
15:22Claude Guéant
15:22et Brice Hortefeux
15:23rencontrer à Tripoli
15:24un dignitaire de la Libye
15:26dirigé par Mouhamar Kadhafi
15:27pour discuter
15:28d'un financement occulte
15:29de sa campagne présidentielle
15:30de 2007.
15:31Nicolas Sarkozy
15:32a fait appel,
15:33mais son jugement
15:33est assorti
15:34d'une exécution provisoire.
15:36Après son arrivée
15:37et son incarcération,
15:38ses avocats ont pris la parole.
15:39Au moment où nous parlons,
15:40la demande de mise en liberté
15:41de Nicolas Sarkozy
15:42a été déposée.
15:44Rien ne justifie
15:45la première heure
15:47de détention.
15:48Il y est pour un minimum
15:49de trois semaines
15:50ou un mois,
15:51puisque la Cour d'appel
15:53a deux mois
15:53pour statuer
15:54sur une demande
15:55de mise en liberté
15:55et le délai moyen
15:57à la Cour d'appel
15:58de Paris,
15:59c'est un mois.
16:00Nicolas Sarkozy
16:01devrait donc sortir,
16:01rappelons qu'il a déjà
16:02été condamné en décembre 2024
16:04à un an de prison ferme
16:05sous bracelet,
16:06dans une autre affaire,
16:07celle des écoutes.
16:08Il avait bénéficié
16:08d'une libération conditionnelle
16:09avant la moitié de sa peine
16:10en raison de son âge.
16:12A l'heure actuelle,
16:13en raison de sa notoriété,
16:14il est placé à l'isolement
16:15dans un quartier vulnérable,
16:16c'est-à-dire réservé
16:17aux personnalités,
16:18dont la sécurité
16:19pourrait être menacée
16:20par le contact
16:20avec les autres détenus.
16:22Il est donc seul
16:23dans sa cellule
16:23de 9 mètres carrés.
16:25Ce mardi matin,
16:25avant son départ,
16:26de nombreux sympathisants
16:27sont venus lui témoigner
16:28son soutien
16:29près de son domicile
16:30du 16e arrondissement.
16:31Mais Nicolas Sarkozy
16:32a d'autres soutiens,
16:33tels qu'Emmanuel Macron
16:34qui a reçu
16:34l'ancien président
16:35à l'Elysée
16:35quelques jours plus tôt.
16:37L'affaire des bijoux
16:38du Louvre continue.
16:39Lundi, ce sont les touristes
16:40qui ont subi des désagréments
16:41ayant appris la réouverture
16:43du musée au public
16:44le lendemain matin du vol,
16:45mais la direction
16:45a changé d'avis
16:46à la dernière minute
16:47et les visiteurs
16:47ont trouvé les portes closes
16:49à 10h du matin.
16:50Pendant ce temps,
16:50l'enquête n'a pas donné de suite
16:52malgré les propos
16:52d'Emmanuel Macron,
16:53je cite,
16:54nous retrouverons les bijoux.
16:55Le président de la maison de Rouault
16:56ne partage pas cette analyse.
16:57Les pièces sont totalement invendables
17:00en l'état,
17:00mais malheureusement
17:01pour notre patrimoine,
17:03elles sont constituées
17:04de matières précieuses
17:05qui, elles, ont une valeur
17:06sans cesse plus importante.
17:09L'or a pris 100% en 10 ans.
17:11On peut craindre
17:12qu'elles soient entièrement
17:13desserties, démontées, fondues.
17:15Ça, c'est le risque.
17:19Catastrophe,
17:19puisque au-delà de la valeur
17:21intrasèque des métaux précieux,
17:24des matières précieuses,
17:26on a une valeur historique
17:27considérable
17:28qui multiplie par peut-être 100,
17:30la valeur, 10, 20,
17:32on ne sait pas,
17:32on n'a pas vraiment d'idées.
17:33Mercredi,
17:34Laurence Descartes,
17:34présidente du musée du Louvre
17:36depuis 2021,
17:37sera auditionnée au Sénat
17:38par les sénateurs
17:39de la commission de la culture,
17:40de la communication et des sports.
17:42Le même jour,
17:42une commission d'enquête
17:43sur la sécurisation des musées
17:45et la protection du patrimoine
17:46sera proposée à l'Assemblée nationale.
17:48En effet,
17:49la rapidité étonnante
17:50avec laquelle ce casse
17:51a été réalisé,
17:52environ 7 minutes,
17:53lance l'alarme
17:53sur la sécurité
17:54des autres musées,
17:55mais aussi des églises et cathédrales
17:57et des châteaux publics ou privés.
17:58C'est sûr,
17:59et nous-mêmes,
18:00tous les professionnels
18:01du marché de l'art
18:02qui avons l'habitude
18:02de gérer des objets
18:04plus ou moins précieux,
18:06évidemment,
18:06la question va se poser,
18:08notamment au niveau
18:09des assurances
18:10qui vont devenir,
18:10je pense,
18:11de plus en plus regardantes
18:12sur leurs exigences.
18:14Pour le Louvre,
18:15la question ne se pose pas
18:16parce que c'est l'État
18:17qui assure les collections.
18:20Mais oui,
18:21c'est évident
18:21qu'on va tous
18:22se poser des questions
18:23et qu'aujourd'hui,
18:26la sécurité
18:26des transactions
18:28est un peu en jeu.
18:30Et en effet,
18:30la série continue.
18:31Lundi matin,
18:32à Langres,
18:33en Haute-Marne,
18:33un vol a été constaté
18:34au musée
18:35de la Maison des Lumières
18:36de Nîmes d'Hydreau.
18:37Un ensemble de pièces
18:38d'argent et d'or,
18:38découvertes lors des travaux
18:39de rénovation
18:40de l'hôtel Dubreuil,
18:41qui abrite aujourd'hui le musée,
18:42a disparu.
18:43La porte coulissante d'entrée
18:44a été forcée
18:45et une vitrine
18:46contenant les pièces
18:46d'orées d'argent
18:47a été brisée.
18:49Une première
18:49depuis 17 ans
18:50en France.
18:51Une tornade
18:51s'est déchaînée
18:52à Hermont
18:53dans le Val-d'Oise
18:53lundi,
18:54tuant une personne
18:55et blessant
18:55grièvement quatre autres.
18:56Un phénomène météorologique
18:58exceptionnel,
18:59le premier aussi meurtrier
19:00depuis la tornade
19:00d'Autemont
19:01en 2008.
19:02L'île de France
19:03n'est pourtant pas considérée
19:04comme une région
19:04à risque habituelle,
19:05contrairement aux Hauts-de-France
19:06ou à la Normandie.
19:07Cette tornade
19:07s'inscrit dans un contexte
19:08de perturbation
19:09lié à un système
19:10dépressionnaire atlantique
19:11renforcé par un coup rangé.
19:13L'observatoire Kironos
19:14indique que la cellule
19:15orageuse particulièrement active
19:16s'est intensifiée
19:17vers 16h30 près de Dreux
19:19avant de frapper
19:19le Val-d'Oise
19:20vers 17h45.
19:21Résultat,
19:22chute de grues,
19:23toiture arrachée
19:24et arbres déracinés
19:25marquant un épisode
19:26d'une violence inédite.
19:28Amazon Librairie,
19:29la guerre se poursuit.
19:30Avec une réduction
19:31de 5% sur les livres neufs
19:32livrés dans ses 3000 points
19:33de retrait,
19:34dont des casiers automatiques,
19:35Amazon chauffe à blanc
19:36les librairies.
19:37Le syndicat de la librairie française,
19:38le SDLC et la FNAC
19:40dénoncent un contournement
19:41de la loi sur le prix unique
19:42du livre de 1981,
19:44saisissant le médiateur du livre
19:45pour une possible action en justice.
19:47Cette offensive s'ajoute
19:48à la controverse
19:49sur la loi d'Arcos de 2023
19:50qui impose des frais de port
19:51pour limiter la concurrence
19:52déloyale des géants en ligne.
19:54Les librairies critiquent
19:55l'utilisation des casiers
19:56non assimilables à des librairies.
19:57Amazon se défend,
19:58argant respecter la loi,
20:00mais le conflit pourrait aboutir
20:01à une révision législative
20:02avec un dénouement attendu
20:03en 2026 ou 2027.
20:05Pour vos livres,
20:05rendez-vous dans les librairies
20:07Amis ou sur notre page
20:08Boutique TVL.
20:13L'actualité internationale
20:14en bref.
20:18Cessez-le-feu menacé
20:19en Palestine.
20:20Entrée en vigueur
20:21depuis le 10 octobre,
20:22l'arrêt des combats
20:22n'est pas respecté.
20:23Dimanche,
20:24des frappes israéliennes
20:25ont tué 45 Palestiniens
20:26à Gaza
20:27en réponse à des prétendues
20:28violations de la trèfle
20:29par le Hamas
20:29qui dément toute attaque.
20:31Les deux parties
20:32s'accusent mutuellement
20:33de rompre l'accord.
20:34Par ailleurs,
20:35le Hamas a restitué
20:3613 corps d'otages
20:37mais 15 dépouilles
20:38restent à Gaza,
20:40retardant l'accord
20:41qui prévoyait leur remise
20:42avant le 13 octobre.
20:43La suspension temporaire
20:45de l'aide humanitaire
20:46par Israël
20:46dénoncée par l'ONU
20:47et l'émir du Qatar
20:48aggrave la crise.
20:50Malgré des efforts
20:50pour maintenir la trêve,
20:51les tensions
20:52et les violences persistantes
20:53compromettent une paix durable.
20:55Du côté de la Palestine,
20:57on craint
20:57que la fin
20:57de la remise
20:58des dépouilles
20:59ne marque
20:59le début
21:00d'une nouvelle offensive
21:01israélienne.
21:03Avant-goût
21:03d'un chaos numérique,
21:05lundi,
21:05une partie de l'Internet mondial
21:06a connu une panne
21:08Amazon Web Service
21:09dit AWS.
21:10Le service cloud
21:11d'Amazon
21:11a été perturbé
21:12affectant des plateformes
21:14comme Airbnb,
21:15Reddit,
21:15Snapchat,
21:16Fortnite
21:16ainsi que des services
21:17bancaires au Royaume-Uni.
21:19Le problème
21:19lié au DNS,
21:20c'est-à-dire
21:21un système essentiel
21:22d'Internet
21:23qui traduit
21:23les noms de domaines
21:24lisibles par les humains
21:25comme Google.com
21:27et la région
21:28US East One
21:29en Virginie
21:30a causé des ralentissements
21:31dès 9h11 à Paris.
21:33AWS a annoncé
21:34un retour
21:35à la normale
21:36à la mi-journée
21:36bien que des lenteurs
21:38persistaient.
21:39Cette défaillance
21:40souligne la dépendance
21:41des entreprises
21:41aux géants du cloud
21:42comme Amazon,
21:43Microsoft et Google.
21:45Selon les experts,
21:46elle pose des questions
21:46sur les risques
21:47de l'externalisation
21:48des infrastructures
21:49critiques,
21:50rappelant la panne mondiale
21:51de Crowstrike
21:52en juillet 2024
21:54qui avait paralysé
21:55des millions
21:55d'appareils.
21:57Droite et gauche
21:58se rendent
21:59coup pour coup
21:59aux Etats-Unis.
22:00Le gouverneur démocrate
22:01de Californie
22:02Gavin Newsom
22:03propose de redessiner
22:04les circonscriptions
22:05électorales
22:06imitant la stratégie
22:07républicaine
22:08au Texas
22:08soutenue par Donald Trump.
22:10Ce projet,
22:10soumis au vote
22:11le 4 novembre 2025,
22:12vise à sécuriser
22:135 sièges démocrates
22:14à la Chambre des représentants
22:15pour contrer
22:16l'avantage républicain.
22:18Malgré une réforme
22:18de 2010
22:19confiant le découpage
22:20à une commission
22:21indépendante,
22:22Newsom justifie
22:23cette mesure
22:23comme une riposte
22:24nécessaire.
22:25Un sondage indique
22:2651% de soutien
22:27parmi les Californiens,
22:28mais l'ex-gouverneur
22:29Arnold Schwarzenegger
22:30s'oppose fermement
22:32dénonçant un retour
22:32en arrière.
22:33Ce bras de fer
22:34illustre les tensions
22:35autour des pratiques
22:36électorales
22:37partisanes
22:37alors que les circonscriptions
22:38sont redessinées
22:39tous les 10 ans
22:40pour refléter
22:41l'évolution démographique
22:43aux Etats-Unis.
22:43Ce soir,
22:49choc du monde
22:49et on se retrouve
22:50demain
22:50pour une nouvelle édition.
22:52Sous-titrage Société Radio-Canada
22:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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