- il y a 7 heures
Cette année-là, l’émission d’Éléments sur TVLibertés, revient sur l’année 1969 et un numéro de Nouvelle École avec en couverture le décollage d’Apollo 11 en route vers la Lune. Cinquante plus tard, le mythe prométhéen revient plus fort que jamais : IA, transhumanisme, refus des limites… Mais derrière la promesse d’un homme augmenté, ne se profilerait-il pas un homme diminué, standardisé et déraciné ? La question ne serait alors plus tant de conquérir la Lune que de savoir si nous y croyons encore.
Autour de Patrick Lusinchi, directeur artistique d’Éléments, les analyses de Daoud Boughezala, Rodolphe Cart, Anthony Marinier et François de Voyer.
Le rendez-vous musclé et impertinent du magazine des idées.
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Autour de Patrick Lusinchi, directeur artistique d’Éléments, les analyses de Daoud Boughezala, Rodolphe Cart, Anthony Marinier et François de Voyer.
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ÉducationTranscription
00:16Bonjour à tous et content de vous retrouver pour ce nouveau numéro de cette année-là.
00:21Mais avant de commencer, je vais avec nos invités qui sont de ma droite, Daoud Bagazala.
00:30Bonjour Daoud.
00:31Rodolphe Karte, toujours là.
00:36Anthony Marigny qui est avec nous.
00:38Et alors c'est plus un petit nouveau maintenant François Devoyer parce qu'on l'a vu le mois dernier.
00:43Au moment de la présentation de ce magnifique numéro d'élément que vous pouvez trouver en kiosque depuis un petit
00:49moment
00:49et qui marche très fort pour l'instant chez nos abonnés et nos lecteurs.
00:57Nous on va partir, je vais vous montrer une très belle couverture.
01:01C'est la couverture d'un nouvel école qui date de 1969, juin, juillet, août 1969, qui était sur l
01:10'écriture.
01:11Et ça va être l'année qu'on va voir avec vous, avec ce numéro.
01:16Et mon cher Anthony, vous allez nous faire une petite présentation de ce qui s'est passé en 1969, l
01:23'année, comme disait Serge Gainsbourg, l'année érotique.
01:25L'année érotique, exactement.
01:26L'année érotique selon Gainsbourg.
01:28Mais surtout année décisive pour nous et notre courant de pensée, la nouvelle droite.
01:32Parce que c'est en 1969 que le GRESS, le Grouvement de Recherche et d'Études pour la Civilisation Européenne,
01:38est officiellement créé.
01:39Par une quarantaine de personnalités, de militants et d'intellectuels, parmi lesquels un de Benoît, Dominique Vénère ou Jean-Claude
01:47Vallin.
01:49Pour resituer un petit peu le GRESS et la nouvelle droite, l'idée c'est d'abandonner le champ de
01:54la politique politicienne pour se consacrer à la métapolitique et ce qu'on appelle le gramschisme de droite.
02:021969, c'est également la création du journal pamphlétaire L'Idiot International, par Jean-Édard Nallier.
02:08C'était la première version.
02:10Exactement, la première version.
02:12Côté culture, on déplore la mort de Jacques Kerouac, l'écrivain emblématique de la Beat Generation.
02:19Et pareil côté littérature, celle de John Kennedy Toole, le génial auteur de La Conjuration des imbéciles, que j'invite
02:25tous les auditeurs et les téléspectateurs à lire.
02:29Côté politique, en France, on a la démission du général de Gaulle et l'élection de Pompidou.
02:34En Libye, Kadhafi prend le pouvoir et aux Etats-Unis, Richard Nixon devient président.
02:40Bon, très bien.
02:41Il y a une dernière info, qu'est-ce qui s'est passé en 1969 pour que Nouvelle École mette
02:47une fusée ?
02:48C'est les premiers pas de l'homme sur la Lune.
02:51Et voilà, c'est le 21 juillet à 3h56 heure française que Neil Armstrong pose le pied sur la Lune.
02:56Et alors, à l'époque, je vais vous lire juste ce petit extrait parce que c'est quand même très
03:00savoureux.
03:01Il n'est pas signé à l'époque, l'introduction, qui était
03:04« Cet homme qui marche sur la Lune est celui qui, dans les zones tempérées de la planète, n'a
03:08jamais accepté vraiment de suzerain, ni à son intuition, ni à ses prégoratives.
03:13L'homme blanc qui s'est entouré de Dieu sans leur laisser la libre disposition de son génie.
03:17Ailleurs, chez les Asiatiques, les Noirs, les pré-colombiens, l'homme abdiquait devant ses propres mythologies.
03:23Lui qui ordonnait soit d'agir dans un sens précis, soit de s'abstenir de toute action.
03:28La curiosité inlassable, la remise en cause de soi, l'insatisfaction devant les mystères de la nature, sont les appanages
03:35de cet homme blanc,
03:36que les croyants sont parfois guidés sans qu'ils se permettent jamais qu'elle l'écrase. »
03:41À l'époque, le Grèce, c'est l'homme blanc, c'est l'homme qui réussit, c'est celui qui
03:45va sur la Lune.
03:47Et on voit que dans les années 80, nos amis du Grèce voient bien que les échecs des guerres coloniales,
03:56ils arrivent avec un discours qui est plus ethno-différentialisme, avec un respect des peuples, des terres, des cultures et
04:04de la nature.
04:04On a un respect de la nature alors qu'à cette époque-ci, on veut contrôler la nature.
04:09Cette idée-là, elle est en train de revenir, je ne sais pas, dans une toute jeune génération.
04:14Et on s'aperçoit que ces idées que le Grèce se trouvait innovantes sont en train de devenir, sont ringardisées
04:21par une nouvelle génération.
04:23Alors là, je vais m'adresser à Rodolphe, vous êtes le plus jeune de cette table.
04:27Oui, c'est ça.
04:30Vous, vous avez l'impression qu'on ne le défend pas assez, l'homme blanc.
04:33Bon, c'est un peu cette impression que ça donne et que ces vieilles thèses d'ethno-différentialisme, de respect
04:38de toutes les cultures, ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas.
04:43Oui, peut-être remettre aussi dans le contexte que notre génération arrive après des générations justement qui se sont couvert
04:49aussi la tête de cendres
04:50à cause de la repentance mémorielle, de la repentance coloniale, etc.
04:55C'est vrai que nous, dans la jeune génération, je m'en suis rendu compte aussi, parce que moi qui
05:00suis né dans un petit village au Savoyard,
05:02la question identitaire, on ne se la posait pas forcément, parce qu'on n'avait pas d'altérité.
05:06En fait, on est identitairement inscrit dans un territoire par l'enracinement et en fait, on n'a pas quelque
05:13chose qui nous renvoie à notre identité de blanc.
05:15Mais par contre, on s'est rendu compte à cause justement des bouleversements démographiques qu'on connaît dorénavant en Europe
05:21de l'Ouest, mais aussi aux Etats-Unis.
05:22Il ne faut pas aussi le sous-estimer, cette bascule et peut-être revoir là-dessus le livre de Samuel
05:27Huntington en 2004,
05:28qui sommes-nous, qui est peut-être plus intéressant que le choc des civilisations, parce que Samuel Huntington pose la
05:33question du devenir de la nation américaine,
05:35le jour où les blancs, donc ceux qui ont constitué la nation américaine, les wasps descendants des Européens, allaient devenir
05:42minoritaires.
05:43Et c'est vrai qu'aujourd'hui, moi je m'en suis rendu compte en côtoyant plus de jeunes déracinés,
05:48qui sont parfois nés dans des environnements,
05:50je ne vais pas dire hostiles, mais en tout cas dans des environnements où ils étaient en situation de minorité,
05:54que le premier facteur identitaire par lequel on peut se construire une identité, quand on a une famille déconstruite,
05:59quand on n'a plus la religion, quand on n'a plus le réseau communautaire de base,
06:03et bien c'est l'identité première, c'est celle de blanc, c'est la blanchité, comme dirait Uriah Boutelja,
06:09mais vraiment c'est le fait d'être blanc.
06:11Donc après, moi qui suis sur une voie un petit peu, on va dire parallèle...
06:15Oui, vous, vous êtes un peu souverainiste alors...
06:18Oui, mais par contre, je ne renie absolument pas la dimension identitaire du combat aussi qui est fondamental.
06:24Et donc on a aujourd'hui une tentative d'alliance avec François le mois dernier, on a insisté sur les
06:29Nicolas Kippel,
06:30et Nicolas Kippé c'est aussi une chose un peu plus profonde, parce que c'est aussi la volonté de
06:33convergence entre d'un côté le libéralisme,
06:36et de l'autre côté le conservatisme ou l'identitarisme.
06:39Et à mon avis, enfin en tout cas c'est ce dont on s'est rendu compte,
06:42vous avez toute une frange des identitaires, notamment des jeunes identitaires,
06:45qui se sont dit l'ethno-différentialisme, la recherche d'une troisième voie entre le capitalisme et le communisme,
06:52ça on va laisser ça de côté, et aujourd'hui on va essayer de séduire notamment les libéraux
06:56qui constituent souvent, on va dire, l'élite des sociétés occidentales,
07:01pour essayer de les convertir justement à l'identitarisme, pour qu'ils se rendent compte.
07:05J'ai plus le titre d'un livre, vous savez, qui a été pas mal sur le sujet,
07:09c'était The Word, les personnes bizarres, je ne sais plus,
07:13qui revenait justement en mentionnant que le décalque libéral universaliste qu'ont les Blancs,
07:18en fait on ne peut pas le décalquer aux autres civilisations.
07:22Et justement les identitaires ont parié que dans les années à venir,
07:25les libéraux colorblind universalistes dans leur mode de fonctionnement allaient se rendre compte,
07:30notamment avec l'insécurité montante et les bascules démographiques,
07:35que justement le monde libéral capitaliste, il est possible que dans des sociétés homogènes,
07:40et donc ils allaient faire la bascule vers l'identitarisme.
07:42Alors c'est un projet qu'ils ont fait, on voit que c'est un courant qui a plutôt le
07:46vent en poupe dans la jeunesse,
07:48et à mon avis il faut poser cette question parce qu'elle est fondamentale.
07:51Oui nous sommes blancs, mais par contre je pense qu'on est un peu plus que ça,
07:54moi en tant que nationaliste et même au sein de la nouvelle droite,
07:56on est aussi européens d'une certaine région ou d'un pays.
08:01Mais oui quand même, quand même.
08:04Daoud, j'ai l'impression que cette nouvelle génération qui revient en fait au mythe promettéen,
08:08c'est ça, est fascinée par l'IA, le transhumanisme,
08:12un mépris du climat total pour eux, l'homme dominera la nature.
08:17C'est un retour, c'est quoi ? C'est un retour en arrière ou c'est parce qu'on
08:21n'est plus capable
08:22de leur parler qu'ils ont besoin de rêver, comme à l'époque de 1969 ?
08:27Alors je pense qu'avant de les juger, de psychiatriser, il faut effectivement remettre les choses dans leur contexte.
08:34Effectivement cet attrait pour le promettéisme, peut-être que c'est aussi une réaction à mon avis
08:39à tout un tas de phénomènes qui contestent.
08:43Par exemple le présentéisme, on a l'impression qu'il n'y a plus véritablement d'espérance aujourd'hui.
08:48D'ailleurs, dans tous les coins de l'échiquier politique, il n'y a plus vraiment de progrès.
08:54Donc il y a peut-être une fuite en avant technologique,
08:56parce que l'IA c'est une des rares réalités tangibles qu'il y a aujourd'hui, par exemple.
09:01Donc on n'est plus dans l'émission sur la Lune.
09:04Donc vous avez d'un côté peut-être une toute petite marche qui est dans un passéisme un peu creux,
09:09type cabinet des Antiques, qu'on ne jugera pas non plus, dans la restauration.
09:13Et puis, pour reprendre un slogan de la droite italienne non conformiste de l'après-guerre,
09:19peut-être qu'ils ont la nostalgie d'un avenir, comme disait l'admirante.
09:23C'est-à-dire qu'effectivement, il s'agit sinon de créer des lendemains qui chantent,
09:27du moins d'essayer de trouver une perspective pour un français occidental
09:32qui s'en prend plein la gueule, pour le dire vulgairement, tous les jours.
09:36Puis il faut dire, un sujet qui nous est cher à François aussi,
09:38c'est que les écologistes, tels qu'on les connaît depuis 40-50 ans,
09:43après René Dumont, etc., ont tout fait aussi pour dégoûter les jeunes,
09:47notamment enracinés, de ce qu'ils perçoivent comme une idéologie du métissage obligatoire,
09:53de fumeurs de joints, de punks à chiens, etc.
09:56Donc à partir de là, quand vous êtes un jeune déclassé, notamment,
10:00ou qui en a marre d'être ponctionné par l'État, type Nicolas qui paye,
10:05je comprends, c'est humain que vous cherchez une sorte d'échappatoire
10:10d'un prométhéisme, une sorte de progressisme de droite
10:14que Guillaume Fay ou d'autres avaient un peu exploré avec l'archéofuturisme.
10:19François, l'idée qu'il y a eu il y a quelques années,
10:22qui est en train de faire pchit, c'est cette idée de décroissance, etc.
10:26C'est vrai que ça ne fait pas rêver.
10:28Moi, je me fais un peu rêver.
10:30Oui, moi aussi, mais je me suis aperçu.
10:32Non, pas la décroissance.
10:33Et j'avais eu cette discussion avec notre ami Jean-François Gauthier
10:37qui m'a dit, mais l'homme ne peut pas être décroissant.
10:41Ça ne viendra que parce qu'il la subira.
10:45Voilà, c'est la nécessité qui fera l'où.
10:47C'est la nécessité qui fera...
10:49Ça, je vous rejoins totalement.
10:52Non, ce qui m'inquiète un peu, Prométhée, ça n'était pas un être humain.
10:55C'était un titan.
10:57Et j'ai l'impression qu'on passe vraiment, en fait...
10:59Ça finit mal pour lui, en plus.
11:01Et ça finit très mal.
11:02Je te fais bouffer le foie tous les jours, tout de même, par un retour.
11:06Ce n'est pas franchement agréable.
11:09Et en fait, j'ai le sentiment qu'on vit une vraie rupture anthropologique.
11:13C'est-à-dire que c'est la fin des idées chrétiennes devenues folles.
11:16Donc, il y a eu un monde occidental emprunt de christianisme.
11:21Puis, ces idées sont passées dans le mondialisme, une forme d'humanisme avec cette colonisation du monde entier
11:32et l'espérance que ces valeurs occidentales pouvaient être imposées partout, finalement, et être adoptées surtout partout.
11:38Et là, j'ai l'impression qu'on vit le monde sans morale.
11:44On est à nouveau face à une page blanche.
11:47Et ce qui m'inquiète, c'est que l'homme d'après, en tout cas, l'homme de cette...
11:52Moi, je qualifie un peu ça de droite américaine.
11:54Il bazar de tout de même l'écologie.
11:57Il adopte le libéralisme qui nous a entraînés justement dans les dérives, dans beaucoup de dérives qu'on connaît actuellement.
12:04Et surtout, j'ai le sentiment, effectivement, que la notion de discernement,
12:09discernement vis-à-vis de soi-même, c'est-à-dire le rapport au moi,
12:13et discernement entre le bien et le mal, est en train de disparaître.
12:16Alors, ça paraît un propos très vague comme ça, mais ça se traduit très concrètement
12:19par capacité, par exemple, à mentir sans complexe, les yeux dans les yeux,
12:24à pouvoir adopter une position un jour, une position opposée l'autre jour.
12:28Alors, ces derniers temps, on le voit vis-à-vis d'un tout récent régime Trump,
12:33des gens qui ont pu l'encenser il y a un an,
12:37et qui aujourd'hui le vomissent, mais sans se rendre compte qu'ils l'ont encensé.
12:41C'est-à-dire qu'il y a une espèce de sortie du temps, également.
12:44Ça a toujours existé. Le problème, c'est qu'on garde les traces avec Internet et les réseaux sociaux.
12:49Mais je ne suis pas sûr. Alors, je me trompe peut-être.
12:52Peut-être qu'on est...
12:52Mais j'ai le sentiment que là, justement, ça s'est toujours fait,
12:56mais les gens savaient qu'ils le faisaient.
12:57C'est-à-dire qu'il y avait une conscience qu'ils étaient en contradiction avec leur position passée.
13:00Et puis s'exprimer au bispo, pas sur Twitter.
13:03Oui, et là, il y a tout de même...
13:05Moi, j'ai l'impression qu'il n'y a plus de rapport au temps,
13:06plus de rapport au monde, plus de rapport à la géographie,
13:08ni à l'histoire.
13:09On est dans une espèce de présentéisme total.
13:13Et c'est bien ce qui m'inquiète le plus.
13:15Alors, au départ, on a parlé de génération.
13:18Anthony, c'est une génération que vous connaissez.
13:21C'est la vôtre.
13:22C'est bien, oui.
13:23Ce qui prouve qu'il n'y a pas que des vieux.
13:25On a même Rodolphe.
13:27En fait, vous n'êtes peut-être pas le plus jeune.
13:29C'est peut-être Anthony dans le...
13:30Non, c'est moi le plus jeune.
13:31Je suis de 93.
13:32Le plus jeune, bon.
13:34Est-ce que c'est, en fait,
13:35est-ce que c'est un phénomène de génération
13:38ou vraiment un autre mouvement
13:40qui est en train de se mettre en place ?
13:41Ou est-ce que tous les jeunes pensent ça, aujourd'hui ?
13:43Pas tous les jeunes pensent ça.
13:45Pour en revenir à l'identité,
13:48c'est sûr que les jeunes de notre génération
13:50et celles qui viennent après
13:52sont davantage confrontés à la société multiculturelle
13:55et donc se définissent avant tout
13:59comme par leur couleur de peau.
14:01On peut le déplorer,
14:02mais parce qu'on n'est pas que des êtres de chair,
14:04on est des héritiers,
14:06on est des êtres de culture,
14:07des êtres sociaux.
14:08Mais malheureusement,
14:09en fait, confrontés aux difficultés,
14:12typiquement au racisme anti-blanc,
14:14on se réfugie sur cette identité première
14:17qui est la couleur de peau.
14:18En fait, c'est la fameuse...
14:19C'est l'ennemi qui vous désigne.
14:21Il vous désigne comme blanc.
14:22Et donc, voilà.
14:23Et ça, c'est irréduit à ça.
14:27Oui.
14:27Disons que c'est un point d'entrée, en fait.
14:29Et après, on a toute cette droite
14:33promethéenne, technosolutionniste
14:35qui a les yeux de Chimène pour les États-Unis,
14:37pour Elon Musk et pour Trump.
14:41Musk, vous avez vu d'ailleurs très récemment
14:43au Forum économique de Davos,
14:44a dit qu'il y aurait davantage de mains,
14:46il y aurait davantage de robots que d'êtres humains
14:48et que tout le monde aurait un robot
14:50pour aller sortir le chien,
14:51pour aller aider le grand-parent
14:53qui est en difficulté
14:54ou même pour garder les enfants.
15:00Rodolphe, je reviens à vous
15:01parce que vous êtes peut-être un cas,
15:05effectivement, là où Anthony a raison,
15:07c'est que vous, vous êtes un cas à part,
15:08vous êtes enraciné dans une région,
15:10vous avez un accent,
15:11ce qui devient de plus en plus rare
15:13d'avoir un accent...
15:14Vous êtes un peu perdu depuis que j'habite à Paris.
15:16En fait, le problème de cette génération,
15:18c'est que contrairement peut-être aux anciennes,
15:20ils n'ont plus d'origine, d'endroit, de région
15:25qui leur appartient.
15:27Ils ne sont pas enracinés,
15:28ils habitent tous.
15:29C'est cette fameuse phrase que je ne dirais pas
15:31qu'il a dite, parce que je ne veux pas avoir de problème,
15:34mais c'est Vincent Té qui disait
15:35« Ah, je suis content, je suis dans un pays
15:37où je peux manger dans mon McDonald's entre blancs. »
15:40Le problème, ce n'est pas d'être entre blancs,
15:42c'est de bouffer au McDonald's pour nous.
15:44Il est là, le problème.
15:45C'est qu'en fait, ils n'ont plus de racines
15:47et leurs racines, c'est les films américains,
15:49c'est la culture américaine
15:51et on ne peut pas leur en vouloir,
15:52c'est ce qu'ils ont appris.
15:53Mais justement, parce que cette voix de l'enracinement,
15:56comme vous l'avez très bien dit,
15:56elle est en train de s'épuiser.
15:58Je vais me référer, tiens, à des auteurs allemands,
16:00ça va vous plaire, Patrick ?
16:02Je sais que c'est un procès qu'on me fait assez souvent.
16:04Ce n'est pas un procès.
16:05Mais par contre, il y a une triplette d'auteurs allemands
16:09qui mentionnent bien, à mon avis,
16:10les deux voix possibles pour l'homme de l'ouest,
16:13on va dire, le blanc.
16:14C'est Spengler, Schmitt et Werner Sombart.
16:17C'est des livres qu'on a ressortis récemment
16:18aux éditions de la Nouvelle Librairie,
16:20Terre et Mère pour Karl Schmitt,
16:22Les marchands et les héros, justement, de Sombart.
16:25Et Spengler, c'est un livre qu'on n'a pas chez nous,
16:28mais c'est Prussianité socialiste.
16:29C'est Prussianité socialiste.
16:30Et c'est intéressant parce qu'à chaque fois,
16:32ces trois auteurs reviennent sur une opposition,
16:34justement, de la destinée de l'homme blanc,
16:37qui est, à mon avis, assez pertinente.
16:38C'est, d'un côté, on va dire,
16:40la vision anglo-saxonne du marchand.
16:42Vous savez, c'est le viking qui va conquérir,
16:44justement, le continent américain.
16:47Donc, celui qui outrepasse la thalassocratie.
16:49Et de l'autre côté, l'homme enraciné,
16:51le Juncker, le Prussien.
16:52Et c'est intéressant de voir
16:54à quel point ça a vraiment,
16:56à un certain moment,
16:58notamment au XIXe siècle
16:59et un peu plus tard, au XXe siècle,
17:00avec Karl Schmitt,
17:01fondé, justement, en tout cas,
17:02un certain imaginaire.
17:03Mais aujourd'hui, cet imaginaire
17:05de l'enracinement du Juncker,
17:07des sociétés, on va dire,
17:08subsidiaires,
17:09il est, il manque d'énergie.
17:11La vitalité, elle est de l'autre côté
17:12de l'Atlantique.
17:13Elle est chez les Américains.
17:15Trump, on peut lui faire
17:16tous les reproches possibles.
17:17Mais par contre,
17:18c'est une vitalité qui s'assume
17:19et surtout qui ne s'excuse pas.
17:21Et ça, il y a une partie des jeunes
17:22qui ont été,
17:23comme l'a très bien dit Daoud et Anthony,
17:25souvent, justement,
17:26culpabilisés,
17:27attaqués, violentés,
17:28voire même tués.
17:29Là aussi, il faut le mentionner.
17:30Et justement,
17:31qu'ils pensent à travers cette,
17:32on va dire,
17:33cette sortie de leurs conditions
17:34de victimes par la technologie,
17:36par le fait qu'on est quelque part
17:37un peu la race,
17:39il faut dire le mot justement,
17:40qui a dominé,
17:41qui a apporté la science,
17:42tout ça au monde.
17:43Ils se disent,
17:44c'est peut-être un moyen aussi,
17:46je ne dirais pas de vengeance,
17:47mais en tout cas,
17:47un peu de retrouver
17:48une certaine fierté.
17:50Et donc, peut-être,
17:51c'est à nous de le faire
17:52du côté des souverainistes
17:53ou même du côté
17:53de la nouvelle droite,
17:54c'est de montrer
17:54qu'il y a une autre voie aussi
17:55qui est possible
17:56pour l'homme blanc.
17:57C'est celle de l'enrancignement,
17:58des identités locales.
17:59Alors, je sais bien
18:00qu'elle a parfois
18:01un peu du mal
18:02à être mise,
18:03comment dire,
18:05dans l'effet concret,
18:07dans la réalité,
18:07parce que,
18:08comme vous l'avez dit,
18:08aujourd'hui,
18:09il faut aussi considérer
18:09qu'une partie de la jeunesse,
18:10c'est une jeunesse déracinée.
18:12Mais par contre,
18:12je pense que c'est notre rôle
18:14de reconquérir
18:15ou en tout cas,
18:16d'essayer de recréer
18:16des communautés.
18:17Et je pense,
18:18par exemple,
18:18dans notre génération,
18:19à une personne
18:19comme Jean-Eudgana
18:20qui incarne bien
18:21justement ce retour
18:23à la défense
18:23d'une certaine identité,
18:24mais aussi à l'importance
18:25du local,
18:26des circuits courts,
18:27des écologies,
18:28d'une certaine écologie de droite.
18:30Parce que nous,
18:30par contre,
18:31si on mentionne
18:32l'importance des paysages,
18:34de la beauté,
18:34de conserver une certaine
18:36homogénéité
18:36sur un territoire,
18:38nous,
18:39comparé à la gauche,
18:40on fait aussi
18:40le distinguo
18:41avec les populations.
18:42Et c'est pour ça
18:42que la voie
18:43ethno-différentialiste
18:44de la Nouvelle-Droite
18:44est, à mon avis,
18:45une voie pertinente
18:46dans les années à venir
18:46et qu'il faut la défendre.
18:49François,
18:50vous qui êtes
18:51un peu dans l'agriculture
18:52quand même
18:53et en ce moment,
18:54ça ne va pas bien
18:55l'agriculture.
18:56ça ne va pas très bien.
18:57C'est un peu la crise.
19:00Cette jeunesse,
19:01vous la voyez ou pas ?
19:03Je la vois,
19:03est-ce que je la rencontre ?
19:05Oui.
19:07Est-ce qu'on parle
19:08de la même langue ?
19:09Je ne suis pourtant pas si âgé,
19:10on a 10 ans d'écart
19:11avec Rodolphe.
19:13Mais j'ai l'impression
19:14vraiment qu'on n'a plus
19:15forcément les mêmes
19:16référents culturels.
19:17Et on parlait
19:17d'enracinement,
19:18ce que j'observe
19:19en tout cas,
19:19moi,
19:20dans ma région,
19:20au Sud-Touraine,
19:22nord du Poitou,
19:23ce sont des gens
19:24qui n'ont pas du tout
19:25le sentiment
19:26d'appartenir.
19:27L'effroyable douceur
19:29d'appartenir,
19:29c'est comme ça
19:30que Nicolas Mathieu
19:32terminait son roman
19:33« Leurs enfants après eux ».
19:36Elle est rare.
19:37Parfois,
19:38elle revient
19:39quand ils sont critiqués,
19:40quand ils sont acculés.
19:41Mais en temps normal,
19:43je vais dire,
19:44ce sont des consommateurs
19:45comme les autres.
19:46Moi,
19:46j'ai surtout l'impression,
19:47le sentiment que j'ai,
19:48c'est que c'est avant tout
19:49le consumérisme,
19:50une forme de libéralisme
19:51qui l'a emporté.
19:54Et dans l'analyse
19:55de ce qui se produit
19:56aujourd'hui,
19:57je vois davantage
19:59peut-être
20:00le dernier éclat
20:01du capitalisme
20:02de la finitude.
20:03Je ne sais plus,
20:03j'ai oublié le nom
20:04de l'auteur,
20:04mais qui en parlait récemment.
20:06C'est-à-dire qu'il y a
20:06les périodes
20:07où le libéralisme
20:09se porte bien.
20:10Et dans ce cas,
20:11c'est un libéralisme
20:13d'échange
20:15de diversité culturelle,
20:17de flux de capitaux
20:18et de personnes.
20:19Et puis,
20:20quand les choses
20:20se durcissent,
20:21que les ressources
20:22sont moins présentes,
20:24qu'il y a des bouleversements
20:25environnementaux
20:25ou climatiques,
20:26eh bien,
20:27on arrive
20:27à cette forme
20:28de capitalisme
20:29où ceux qui le peuvent
20:31ramassent
20:32tout ce qui est
20:33à leur portée.
20:34Et donc,
20:35une forme de rapacité
20:37se déploie.
20:38Et moi,
20:39j'ai un peu
20:39plutôt l'impression
20:39qu'on en est là,
20:41hélas.
20:41Alors,
20:41il y a des mouvements,
20:43vous citiez Jean-Hudgana,
20:44je pense à Academia Christiana
20:46ou ce genre de choses,
20:46effectivement,
20:47qui donnent beaucoup
20:48d'espérance.
20:49Mais c'est comme
20:50lorsque je vois
20:51les catholiques se réjouir
20:52et tant mieux
20:52du pèlerinage de Chartres
20:53et de son succès.
20:54Ça reste dérisoire
20:56numériquement
20:56dans la population française
20:58et on est sur les mêmes
21:03proportions
21:03au niveau européen
21:04et au niveau mondial,
21:05si on parle de blanc.
21:06C'est un concept
21:07assez flou.
21:08Mais la jeunesse
21:10qui se dit enracinée,
21:11ultra minoritaire
21:12et ce que je vois avant tout,
21:13ce sont des consommateurs
21:14qui voient que le mur arrive,
21:17qu'on y fonce à plein
21:18et ceux qui le peuvent
21:19grattent tout ce qu'ils veulent
21:22et puis les autres
21:25attendent un peu
21:26comme des pantins.
21:27Moi,
21:28je suis assez pessimiste,
21:28j'avoue.
21:29En plus,
21:29je suis d'un naturel
21:31enthousiaste
21:31et je suis toujours
21:32rempli d'espérance.
21:33Mais là,
21:34j'ai l'impression
21:34qu'on est à un point
21:35où tout de même,
21:36l'homme blanc occidental,
21:37le français,
21:38il me semble avant tout
21:39apathique
21:40et pas du tout prêt
21:42à la révolution
21:43qui nous arrive
21:43en pleine figure.
21:45On parle de révolution,
21:46mais c'est vrai
21:47qu'il y a aussi
21:47cette fascination
21:48pour la technique
21:50qui, à l'époque,
21:51en 69,
21:52pouvait se comprendre
21:53parce qu'on était
21:54au début.
21:55Il faut se rendre compte
21:56que depuis 69,
21:58on n'a quasiment rien fait,
22:00par exemple,
22:00sur le plan spatial.
22:02on admire le fait
22:03de faire aller
22:04une fusée en l'air
22:05et de la faire atterrir,
22:08etc.
22:08Alors qu'eux,
22:09à l'époque,
22:09ils allaient sur la Lune.
22:10Le fait qu'on ne l'a pas fait.
22:12Cette fascination
22:13pour la technique,
22:15il y a un côté...
22:19Il manque un peu
22:20de religion,
22:20de sacré là-dedans.
22:22La technique
22:23qui a remplacé tout ça,
22:24c'est un peu...
22:25Ils se réfèrent tous
22:27à Guillaume Fay
22:27parce que Guillaume Fay
22:28a un peu encensé tout ça
22:30et on en a fait
22:30une sorte de truc
22:32un peu indigeste.
22:33Mais en fait,
22:34c'est une sorte de religion
22:35qu'ils ont...
22:36Ou alors ils totémisent
22:37peut-être des choses,
22:39y compris la blanchité,
22:41ce qui est une manière
22:42de reconnaître aussi,
22:44donner un point
22:45à Auréa Bauteljean
22:46puisqu'elle a diségné
22:47l'ennemi très clairement
22:49en disant...
22:50Et donc à se reconnaître
22:51de manière négative aussi
22:52puisque le blanc,
22:52c'est celui qui n'est pas
22:53un tel ou un tel.
22:55Effectivement,
22:56mais en même temps,
22:57je me mets à la place
22:58des gens comme François
22:58et nous,
22:59c'est-à-dire que nous,
23:00on apparaît facilement
23:01comme des Philippulus
23:02dans Tintin,
23:03l'étoile mystérieuse
23:03à annoncer l'apocalypse
23:05écologique,
23:06technologique pour demain.
23:09Et je comprends
23:10que les foucades,
23:11les rodomontades de Trump
23:12aient un côté un peu bravage
23:14qu'ils puissent attirer,
23:15mais j'en parlais
23:16avec un géopolitologue
23:17il y a un ou deux jours.
23:19Il ne faut pas se leurrer.
23:21Derrière les coups de menton
23:22de Trump,
23:23il y a une puissance en déclin
23:24qui s'est pensée comme telle.
23:25Les géostratèges américains
23:27en ont pleinement conscience
23:28que la Chine va passer devant.
23:30Et en fait,
23:30tous les coups,
23:31y compris le Groenland,
23:32c'est une manière
23:33d'endiguer la Chine
23:35tant que c'est possible
23:37et en fait de gérer,
23:38c'est le syndic
23:39de liquidation
23:40de l'hégémonie américaine,
23:42Trump.
23:42Quand on...
23:45Spengler avait raison,
23:46le déclin de l'Occident
23:46est là.
23:47Oui,
23:47dans cette fascination
23:48de la technique,
23:49de l'IA,
23:50etc.
23:50et tout,
23:51ce n'est pas l'homme blanc
23:52qui est leader là-dedans.
23:53C'est les Chinois,
23:54c'est les Indiens,
23:55c'est eux qui font des...
23:56Et toute l'industrie mondiale
23:58des semi-conducteurs
23:59est dominée par Taïwan.
24:01Oui,
24:01oui.
24:02Donc,
24:02ne pas oublier aussi
24:03à l'époque
24:04que la religion du progrès,
24:05ça a été aussi
24:06l'apanage de la gauche.
24:08Par exemple,
24:09vous prenez le texte,
24:10le manifeste techno-pessimiste
24:11de Kurtis Yerwin,
24:12donc on va dire
24:13mouvement de la néo-réaction,
24:14lumière sombre,
24:16etc.
24:16Et justement,
24:17lui,
24:17il a mentionné
24:18dans son manifeste
24:19à la fin
24:20ce fameux texte
24:21de Trotsky
24:21où par exemple
24:22Trotsky faisait un éloge
24:23justement de la technique
24:25en disant
24:26qu'on aurait des palais
24:27en haut du Mont-Blanc
24:27et que chaque homme moyen
24:29serait un Goethe
24:30et un Aristote.
24:31Et d'ailleurs,
24:32on mentionnait
24:33quelque chose d'important,
24:34c'est qu'au moment,
24:35vous savez,
24:35où on a les états totalitaires,
24:37donc le fascisme italien,
24:39le mouvement nationaliste allemand
24:41et aussi le communisme,
24:42on s'était rendu compte
24:43aussi que dans l'art,
24:44par exemple,
24:44on avait un gigantisme.
24:46C'est Jean-Claire
24:46qui avait fait
24:47un super livre là-dessus
24:48où on sortait du modèle,
24:50j'ai envie de dire,
24:51de l'homme
24:51pour aller vers
24:52des statues monumentales.
24:54On pense par exemple
24:54à Arnaud Brecker,
24:55mais même des bâtiments,
24:56on essayait vraiment,
24:57il y avait une course comme ça
24:58à la religion du progrès.
24:59Donc c'est pas forcément...
25:00Le Staline en a fait partie.
25:02Voilà,
25:02donc c'est pas forcément
25:03quelque chose
25:04qui a trait
25:04qu'à la civilisation occidentale,
25:06à moins qu'on considère
25:07par contre
25:08que le communisme
25:08était aussi quelque part
25:10englobé dans la civilisation occidentale.
25:12Mais là,
25:12c'est un débat aussi
25:13assez intéressant.
25:14Mais par contre,
25:15eux,
25:15là où ils font vraiment
25:16un lien entre ce techno-capitalisme,
25:19c'est que pour eux,
25:20il faut accélérer sans cesse
25:22le mouvement du capitalisme
25:23et le mouvement de la technologie
25:24parce qu'on va arriver
25:25à la fin
25:26à l'accompliment d'un système
25:27où on reviendra
25:28sur une sortie
25:29plutôt égalitaire
25:30parce que vous avez par exemple
25:31des accélérationnistes
25:33de gauche
25:33ou d'autres
25:34qui vont dire justement
25:35plutôt à droite
25:36qu'on va accélérer
25:37le mouvement techno-capitaliste
25:39et là,
25:39on va arriver
25:39à la société,
25:40j'ai envie de dire,
25:41naturelle des inégalités
25:42mais par contre
25:43qui sera la société
25:44telle qu'elle doit être.
25:46Je vais terminer avec vous,
25:47Anthony,
25:48je vais être un peu taquin.
25:49Chez tous ces jeunes-là,
25:51il n'y a pas beaucoup
25:51de scientifiques.
25:53Ils sont fascinés
25:55par la science
25:55mais en même temps,
25:56on ne les sent pas
25:57aller vers la recherche,
25:59vers ces métiers-là,
26:00vers l'ingénierie,
26:01etc.
26:02On a l'impression
26:03qu'ils attendent
26:04de sorte de messie
26:06une technologie
26:07qui va,
26:08on ne sait pas
26:08s'y elle va arriver
26:09et qu'est-ce que ça va devenir
26:11d'ici 20 ou 30 ans ?
26:13Ils sont fascinés
26:14par les puces Neuralink,
26:16par les fusées de Musk
26:17ou par les robots
26:19dont je parlais tout à l'heure,
26:20ça c'est certain.
26:21Mais après,
26:22qu'est-ce qu'il y a derrière ?
26:23Est-ce qu'il y a
26:24une formation intellectuelle
26:25qui sous-tend ?
26:26Non,
26:26c'est sûr que non.
26:27Non ?
26:28Bon,
26:28écoutez.
26:29En tout cas,
26:29nous,
26:31on en reparlera
26:32parce que je pense
26:33qu'après cette émission,
26:33on va s'en prendre.
26:34sur les réseaux sociaux,
26:36je ne regarderai même pas
26:38parce que je ne veux pas
26:39me faire du mal
26:39et puis les vieux d'éléments,
26:41on va continuer
26:42quand même à en parler
26:42parce que c'est quand même
26:43la génération
26:44qui est derrière nous
26:44et c'est eux
26:45qui vont prendre le pouvoir.
26:47Mais ça nous pose aussi
26:47quand même une question
26:48parce qu'à l'heure
26:48du capitalisme
26:49tel qu'on le connaît,
26:50quelle voie d'accomplissement
26:52à part faire fortune
26:54par la crypto
26:55ou alors en lançant
26:56un business,
26:56une idée de business
26:57qu'on va revendre
26:58à une multinationale
26:59et devenir millionnaire ?
27:00Si on avait des ancêtres
27:02qui étaient conquérants,
27:03aviateurs, navigateurs,
27:06explorateurs,
27:06quand on est dans un monde
27:08connu,
27:08alors peut-être
27:08les fonds sous-marins
27:09qui restent
27:11peut-être la dernière zone
27:12à explorer,
27:13aujourd'hui,
27:13qu'est-ce qui s'offre aussi
27:15à nous ?
27:15Il y avait un texte
27:16d'Adriano Schanke
27:17qui était très intéressant
27:18qui montrait que plus
27:19le monde devenait technologique,
27:20plus on passait
27:21sur ce modèle du consommateur
27:22comme tu l'as très bien dit,
27:23Patrick.
27:24Aujourd'hui,
27:24on nous amène tout
27:25à la maison.
27:26C'est Netflix,
27:27le cinéma à la maison,
27:28c'est les sites pornographiques
27:30avec la sexualité à la maison,
27:32c'est les livraisons Amazon
27:33à la maison,
27:34des livros,
27:34etc.
27:35Donc c'est intéressant
27:36parce qu'on voit
27:37un continent qui s'ouvre
27:38avec ce développement
27:39des technologies
27:40et en parallèle
27:41un amoindrissement,
27:42j'ai envie de dire,
27:43de l'homme
27:43qui est réduit
27:44au simple rôle de consommateur
27:45et vraiment un abaissement.
27:47Daoud, pour conclure.
27:48Il y a une phrase
27:48très juste
27:49de l'édito Nouvelle École
27:50qui va contre le prométhéisme
27:52qui dit que
27:53la connaissance de l'univers
27:54et de la science
27:55progresse plus
27:55que notre connaissance de l'homme.
27:57Ça reste vrai.
27:58Voilà, on termine là-dessus.
28:00On se retrouve le mois prochain
28:01avec notre ami Olivier François
28:03pour nous présenter
28:04le prochain numéro d'Éléments.
28:05Bonjour chez vous.
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