- il y a 1 an
Les débats de l'été avec Erwan Barillot, Marie-Eve Malouines, Brice Soccol et Benjamin Cauchy
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##LE_DEBAT_DU_JOUR-2025-07-10##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:06On rentre dans le vif du sujet désormais avec l'actualité en débat sur Sud Radio
00:11et nos invités qui sont désormais en studio, Erwann Barillot, bonjour.
00:15Merci d'être avec nous, vous êtes écrivain, metteur en scène, essayiste,
00:19votre pièce « Les 5 avant l'histoire » va se jouer au théâtre du Nord-Ouest à partir du 4 août.
00:23Merci beaucoup d'être avec nous.
00:25Marie-Ève Malouine, bonjour.
00:27Bonjour.
00:27Vous êtes journaliste politique, éditorialiste à la Revue Politique et parlementaire.
00:31Merci beaucoup d'être avec nous.
00:32Brice Socol, bonjour.
00:33Bonjour.
00:34Politologue, essayiste et co-auteur avec Frédéric Dhabi notamment de « Parlons-nous tous la même langue ».
00:38C'est aux éditions de l'Aube et nous sommes également avec le chef d'entreprise Benjamin Cauchy.
00:42Bonjour.
00:44Bonjour à tous.
00:45Merci à tous d'être avec nous dans ce studio Sud Radio pour décortiquer l'actualité du jour qui est riche.
00:50Notamment, on reviendra sur le harcèlement judiciaire dont semble être victime le Rassemblement National.
00:56C'est en tout cas ce que dit Jordan Bardella.
00:58Et il y a aussi, vous allez le voir, cette chose qu'on pourrait qualifier d'anecdotique mais qui ne l'est pas.
01:03La décision de l'Union Européenne de réduire les indemnisations en cas de retard d'avion.
01:08Aujourd'hui, il y a des conditions qui ne sont pas non plus faciles, notamment quand on prend des conditions low cost.
01:12Mais les 27 se sont accordés pour dire non, non, non, non, ça il faut absolument arrêter.
01:17On doit durcir les conditions d'accès à certaines indemnisations, ça pourrait aller jusqu'à moins 60%.
01:22C'est un débat qui vous intéresse, auquel vous avez envie de participer.
01:25Ça tombe bien, vous avez le 0826 300 300, le standard de Sud Radio.
01:30Le camarade Manu est déjà dans son fauteuil prêt à vous accueillir.
01:33Et puis vous avez également les réseaux sociaux avec les questions qui attendent, vos commentaires, vos réponses, vos interrogations.
01:39Bref, votre participation. Avant cela, vos coups de cœur, évidemment, vos coups de gueule.
01:44C'est la tradition de cette émission et je me tourne vers vous d'abord, Brice Socol.
01:48Le coup de gueule sur la baisse drastique des budgets de la culture, quel signal donne-t-on ?
01:54Vous vous interrogez et c'est vrai que d'autres disent, à contrario, quand on cherche 40 milliards, c'est parfois dans la culture qu'il faut couper.
02:00Oui, c'est trop souvent, c'est trop facile de couper dans la culture.
02:03Il y a une étude qui est sortie là, en termes de fonctionnement et d'investissement, les collectivités, toutes collectivités confondues,
02:08aujourd'hui, c'est moins 30%. Alors, on est au mois de juillet, c'est le temps des différents festivals.
02:13C'est le Festival d'Avignon, mais d'autres festivals en France.
02:16Et moi, j'ai beaucoup travaillé sur les sujets de fractures territoriales.
02:21Et je trouve qu'enlever des budgets à la culture, c'est donner un mauvais signe à un certain nombre de nos territoires
02:28qui sont déjà des oubliés en termes de services publics.
02:31La culture, ça crée du lien, ça crée de la fraternité, ça crée des rencontres.
02:35Et je trouve que c'est toujours facile de taper ce budget-là, qui est plutôt un budget qui, pour moi, de rassemblement,
02:43un budget festif, un budget où on a besoin de liens.
02:48Et ça va continuer à accroître, je le crains, les fractures sociales entre ces grandes métropoles
02:53qui ont toujours les moyens de pouvoir agir, et un certain nombre de nos territoires
02:57qui, aujourd'hui, ont un sentiment de déclin.
03:00Voilà. Donc la culture, c'est essentiel pour nous tous, pour nos enfants, pour nous, pour nos territoires.
03:05Et ne pas accentuer ce sentiment, parfois, de déclassement, de délaissement avec un objet aussi important que la culture.
03:09Aussi important et aussi déterminant.
03:11Marie-Ève Malouine, journaliste politique, comment vous observez ça ?
03:15Est-ce que vous faites partie des gens qui disent, au bout d'un moment,
03:17oui, mais bon, on a 40 millions d'euros à faire pour le budget qui arrive dans quelques mois.
03:20S'il faut couper dans la culture, eh bien, il faut le faire.
03:24Je crois que je ne présenterai pas les choses tout à fait comme ça.
03:27Je suis d'accord pour regretter qu'on considère que la culture peut faire partie des dépenses qu'on coupe.
03:33Mais je pense qu'il faut sortir de cette logique où, dans tout budget,
03:37il y a ce qui augmente, c'est bien, ce qui baisse, c'est pas bien.
03:39Et donc, évidemment, tout était essentiel.
03:41Et je crois qu'il faut, au contraire, réorganiser.
03:43Quand on voit les subventions pour la culture qui sont données par l'État,
03:46ce sont des subventions qui n'ont aucun regard sur ce qui est fait.
03:52C'est juste, par les communes, elles décident de faire les spectacles, etc., qu'elles veulent.
03:56Et c'est juste une subvention de l'État, une aide, les yeux fermés.
04:00Et si on privilégiait les milieux ruraux par rapport aux villes,
04:05on pourrait peut-être réorganiser les choses.
04:07Je pense qu'il faut, au contraire, réorganiser tout notre budget.
04:12Pas supprimer, mais réorganiser.
04:13Réorganiser et que ce soit plus efficace.
04:15Parce que donner des subventions et dire que si on les baisse,
04:17ça veut dire qu'on sacrifie, on n'y arrivera jamais.
04:20Je pense qu'il faut privilégier, hiérarchiser,
04:22et regarder vraiment où on en a besoin ou pas, ou moins.
04:25En parlant de culture, qu'en pense notre écrivain émetteur en scène
04:28autour de la table à Juan Barriot ?
04:30Est-ce que, justement, vous, principalement concerné par ça,
04:32vous dites que c'est une honte ou vous comprenez quand même l'état d'esprit ?
04:35Disons que l'unique marqueur de gauche du macronisme,
04:38c'est-à-dire l'éducation et la culture, en prend un sacré coup.
04:41Après, il faut voir, effectivement, quelle culture était subventionnée.
04:45Il y a trois écoles.
04:46Moi, celle que je préfère, c'est l'école de Jeanne Ionesco,
04:48qui disait qu'un ministère de la Culture devrait donner du papier
04:51et un crayon à tout le monde, c'est-à-dire les moyens de créer.
04:54Il y a l'acception plus de Malraux, qui est de dire
04:57que le ministère de la Culture va promouvoir les grandes humanités classiques
05:00et, finalement, les grands hommes de notre culture nationale.
05:04Et il y a la troisième exception, qui est un peu celle, malheureusement,
05:08de l'oligarchie qui nous gouverne aujourd'hui,
05:10c'est de dire qu'on va saupoudrer de subventions les amis,
05:14les copains et les coquins, etc.,
05:16dans une espèce de connivence.
05:19Et donc, la question, ce n'est pas tant plus ou moins de culture,
05:23c'est quelle culture on promeut.
05:24Et donc, moi, je serais plus partisan du ministère de la Culture
05:29à la Ionesco ou à la Malraux, mais pas à la Macron.
05:31Donner les outils, mais pas forcément subventionner, tout et n'importe quoi.
05:34Ou alors promouvoir les grandes humanités,
05:36ou les grands hommes et les grandes femmes de notre culture nationale.
05:38Qu'en pense celui aussi qui a un portefeuille à gérer,
05:41le chef d'entreprise, Benjamin Cauchy ?
05:43Comment observez-vous ces baisses de crédit du côté de la culture
05:45que dénonce Brice Socol ?
05:48Pour moi, c'est une bonne nouvelle.
05:49Alors, je l'ai provoqué un petit peu ce matin.
05:51Mais quand on a 3 500 milliards de dettes
05:52et qu'on a du mal à payer deux Canadair,
05:55qu'on a du mal à embaucher dans les fonctions régaliennes de l'État,
05:59que sont la justice, la santé, la sécurité,
06:02même l'éducation, je pense qu'il y a des priorités.
06:07Et pour le coup, malheureusement, la culture va être une victime
06:11de cette régulation budgétaire qui est impondérable.
06:14Et si on ne fait rien, ça sera encore pire demain.
06:17Donc, je mets juste en perspective.
06:19Et puis, je ferai un autre petit parallèle.
06:21Elle a un petit peu de polémique ce matin.
06:22Ça fait du bien, Maxime.
06:23Mais bien sûr.
06:24C'est l'été.
06:24Il faut échauffer les gens un peu.
06:25Il faut les réveiller.
06:27C'est l'été.
06:28Il peut faire chaud.
06:28Ça peut les endormir.
06:29Non, rapidement, sur le Festival d'Avignon,
06:31vous voyez qu'un syndicat demande
06:34à ce que la direction du Festival d'Avignon
06:37n'invite plus la ministre de la Culture.
06:40Donc, lorsque l'État, le contribuable,
06:43finance une très belle institution,
06:46qui est ce Festival d'Avignon,
06:49et qu'en parallèle de cela,
06:50ils font des choix politiques et partisans,
06:52je me pose la question sur la pertinence
06:54et sur l'humanité des festivals.
06:57Voilà.
06:57Donc, je mets juste ça en point d'interrogation.
06:59Mais il faudrait quand même qu'il y ait,
07:01comme dirais-je, deux poids, deux mesures.
07:03Et lorsque des festivals crachent, entre guillemets,
07:06à la figure de ceux qui font un chèque,
07:07je pense qu'il y a une problématique.
07:08Et malheureusement, ils se tirent une balle dans le pied.
07:10Et ça peut porter une grande partie de la population
07:13à se dire que si on doit faire des coupes budgétaires,
07:15ça sera avant tout là-dessus.
07:16Mon cher Benjamin, vous semblez très en forme.
07:18Alors, je vous en prie, gardez la parole pour votre coup de cœur.
07:21Ou vous nous dites, en réalité,
07:23c'est « Vive le sport amateur », c'est ça ?
07:25Absolument, « Vive le sport amateur ».
07:26Dans l'esprit de réveiller nos auditeurs, c'est à vous.
07:29Ok, très bien.
07:30On a une actualité, Maxime, vous le savez bien,
07:32qui est très anxiogène entre les incendies,
07:34les agressions qui se répètent toute la journée.
07:37Eh bien, moi, j'avais envie de lancer un gros coup de cœur
07:39et un gros coup de chapeau à ces millions,
07:41à ces millions de Français
07:43qui, soit en étant enfants ou soit adultes,
07:47participent à la vie de la collectivité
07:48sans demander forcément des subventions, d'ailleurs,
07:51au travers du sport amateur.
07:53Et donc, moi, l'engagement.
07:55L'engagement pour les valeurs du sport.
07:58Celle où on apprend aux enfants à travailler,
08:01à vivre en collectivité,
08:03à respecter des règles,
08:04à partager les valeurs de fair-play.
08:06Avoir des parents qui, malgré leur journée longue,
08:08eh bien, vont quand même s'engager bénévolement.
08:10Avoir des coachs et des éducateurs sportifs
08:12qui, au-delà de leur, comment dirais-je,
08:15de leur obligation professionnelle,
08:16sont vraiment engagés humainement.
08:18Donc, c'était vraiment un gros coup de clin d'œil
08:19depuis ma petite fenêtre de président de club de sport
08:23de dire, finalement,
08:25il y a encore beaucoup d'espoir dans notre pays
08:27et on voit quand même qu'il y a une bonté,
08:29une volonté d'engagement de la part des citoyens.
08:32Et ça, c'est très, très bien.
08:33Maxime, vous doutez bien
08:34que si je ne profitais pas de l'antenne
08:36pour sensibiliser les chefs d'entreprise
08:38qui nous écoutent
08:39pour vouloir soutenir et sponsoriser
08:41le football de fair,
08:43bien évidemment,
08:44ils seront les bienvenus
08:45et je vous lance une berche,
08:46pourquoi pas un tournoi de foot Sud Radio.
08:48Mais bien sûr.
08:49Le problème, c'est qu'on a de vrais talents à Sud Radio
08:51et je crains que très rapidement
08:52nous nous retrouvions à jouer en Ligue des Champions.
08:54Mais ça, voilà, je ne veux pas donner nom.
08:56Mais c'est comme ça.
08:57Merci pour ce coup de cœur.
08:58Et puis, vous avez prononcé quelques mots.
09:00Le collectif, le parler vrai,
09:01l'important d'être ensemble,
09:02c'est aussi toutes les valeurs de Sud Radio.
09:04Et vous avez bien choisi votre radio pour cet été.
09:08On se retrouve dans quelques instants
09:09pour la suite des coups de cœur et des coups de gueule,
09:11mais aussi pour, évidemment,
09:12débattre des grands débats de l'été
09:13qui reviennent dans une poignée de secondes.
09:15A tout de suite.
09:15C'est la radio de l'élite,
09:27donc toujours en compagnie des meilleurs
09:29autour de la...
09:31Oui, c'est humble comme intro.
09:34Erwann Barillot, écrivain, essayiste,
09:36metteur en scène, votre pièce,
09:38Les 5 avant l'histoire,
09:39se jouera au Théâtre du Nord-Ouest
09:41à partir du 4 août.
09:42Marie-Ève Malouine, journaliste politique,
09:44éditorialiste à la Revue Politique et Parlementaire,
09:46Brice Socol, politologue, essayiste
09:48et co-auteur avec Frédéric David
09:49de Parlons-nous Tous la même langue,
09:51et Benjamin Cauchy, chef d'entreprise,
09:53qui était en train de nous parler
09:54de la présidence, évidemment,
09:55d'un club de foot,
09:57avec les avantages du sport,
09:59avec toutes les vertus que ça a, naturellement.
10:01Mais il y a aussi d'autres vertus,
10:02notamment dans la vie politique,
10:03ce serait d'avoir du fond dans les programmes politiques,
10:06et du fond tout court, d'ailleurs,
10:08au municipal.
10:09Et vous, c'est votre sujet du jour,
10:10Marie-Ève Malouine,
10:11sur ce sujet, justement.
10:12Oui, parce que je vois ce qui se passe pour Paris,
10:14parce que c'est la capitale,
10:15et il y a la succession d'Anne Hidalgo
10:16qui se prépare,
10:17mais je pense que c'est le sujet ailleurs aussi,
10:19en tout cas au niveau national,
10:21c'est qu'on entend parler d'alliances,
10:23comment il faut faire pour désigner le candidat,
10:25est-ce qu'on ira derrière tel ou tel candidat,
10:27et on ne parle pas du fond,
10:30c'est-à-dire de la vie des habitants,
10:32et je pense qu'avant de faire des alliances,
10:34il faut regarder ce que les gens proposaient,
10:36comment ils voient l'avenir d'une ville,
10:37et puis après se mettre ensemble,
10:40dès le premier tour ou dès le second tour,
10:41ceux qui voient la même vision,
10:43le même avenir pour la ville,
10:45et là, je pense qu'on désintéresse complètement les gens,
10:48et au contraire,
10:49il y a beaucoup de choses à dire,
10:51il y a un vrai projet municipal,
10:53c'est important,
10:53puisque c'est le maire qui est l'élu
10:55le plus apprécié,
10:55le plus proche des habitants,
10:57donc j'aimerais qu'on parle de ça.
10:57D'après son, ces conversations sont trop superficielles,
11:00en réalité,
11:00elles sont sur les alliances,
11:01c'est évident qu'en politique,
11:02il faut faire des alliances,
11:03mais on ne parle que de ça,
11:05et jamais à partir des ententes sur le fond.
11:08Que la gauche fasse des alliances de son côté,
11:10la droite,
11:11et éventuellement les macronistes,
11:12fassent des alliances,
11:13d'accord,
11:14mais sur quoi ?
11:15Si ce n'est pour gagner,
11:16mais gagner en soi,
11:17ça ne sert à rien,
11:17si on ne sait pas quoi faire après.
11:19Parlons des programmes,
11:20et de l'avis justement,
11:21de ceux qui vont subir les décisions,
11:22et la prochaine élection municipale,
11:24c'est ce que veut nous dire Marie-Ève Malouine,
11:26vous êtes d'accord avec ça,
11:27vous Benjamin Cauchy ?
11:28Oui, oui,
11:29on est trop sur la forme,
11:30c'est sur le fond.
11:31Oui, oui,
11:32c'est vrai que beaucoup de candidats
11:33sont en train de miser sur l'incarnation,
11:36ou en tout cas sont en train d'établir
11:37la première phase de campagne électorale,
11:39c'est celle de la notoriété,
11:40donc aujourd'hui le choix des hommes ou des femmes,
11:44et des femmes d'ailleurs,
11:45leur semble prédominant,
11:47mais je partage complètement l'analyse
11:50qui vient d'être portée,
11:51que si l'on souhaite incarner une vision,
11:54encore faut-il avoir un projet.
11:56Et aujourd'hui,
11:56dans beaucoup de communes,
11:58les enjeux climatiques,
11:59évidemment,
12:00sont extrêmement importants,
12:01on le voit nous dans le sud-ouest,
12:02avec ces crises caniculaires
12:05qui reviennent régulièrement,
12:07les enjeux de sécurité également,
12:08quand vous entendez Mme Panot,
12:10la semaine dernière,
12:12ou début de semaine,
12:12nous dire qu'elle voulait supprimer
12:13la télésurveillance,
12:15ou désarmer la police,
12:16il commence à y avoir des bribes de programmes,
12:18en tout cas peut-être plus idéologiques
12:20que programmatiques,
12:21mais quoi qu'il en soit,
12:22effectivement,
12:23mettons le projet avant les hommes,
12:24je crois que ça redonnera peut-être
12:26un peu de gage,
12:27de noblesse à la politique,
12:29puisque finalement,
12:30on vit sur un sens un peu
12:31à un crêpage de chignon
12:33plus qu'à un combat de deux projets.
12:36Donc je signe,
12:37je digne le signe.
12:38Ça ne ferait pas de mal.
12:39Erwann Barillot.
12:40Oui,
12:40le projet avant les hommes,
12:42mais également,
12:43je dirais,
12:43le local avant le national,
12:45puisqu'on voit bien
12:46que la proposition de Mathilde Panot
12:48était complètement farfelue
12:49et déconnectée des territoires aussi,
12:51et que d'ailleurs,
12:52les mairies LFI
12:54ou sympathisantes LFI
12:55n'ont pas du tout suivi
12:56sur cette proposition
12:57qui était déconnectée,
12:59un peu suspendue en l'air.
13:00Et donc,
13:01être un maire,
13:02surtout d'une petite commune,
13:03c'est d'abord affronter des réalités.
13:05Et il y a très peu d'idéologies,
13:07en réalité,
13:07dans une gestion municipale.
13:09C'est la bonne gestion
13:10des données publiques,
13:11c'est faire en sorte
13:12que les enfants puissent aller
13:14dans des conditions satisfaisantes
13:15à l'école.
13:16C'est la vie du quotidien.
13:18Et donc,
13:19on est très loin
13:19des envolées lyriques
13:20de la France insoumise.
13:22Et vous,
13:23Brice Socol,
13:24justement sur ces sujets...
13:25C'est un sentiment
13:25que je partage complètement,
13:26c'est qu'il faut faire attention
13:27à l'effet miroir,
13:28c'est-à-dire que jamais
13:29dans l'histoire
13:30de la Vème République,
13:31il y a une telle séparation
13:32entre la politique nationale
13:33et la politique locale.
13:34La politique nationale,
13:36la parole,
13:37la confiance en la parole publique
13:38n'est plus dans la politique nationale.
13:40Elle est dans la politique locale.
13:41Et on le voit bien,
13:42en plus,
13:42avec les sondages des maires,
13:43le politique,
13:44on dit souvent à portée de claques,
13:45mais celui dans lequel
13:46on a le plus confiance.
13:47C'est le maire.
13:4760% de popularité
13:48pour le maire.
13:49C'est le maire aujourd'hui.
13:50Et moi,
13:51tous les maires que je rencontre
13:52me disent, moi,
13:52surtout ne me parlez pas
13:53de politique nationale.
13:54Moi, ce qui m'intéresse,
13:55ce sont mes enjeux locaux.
13:57Je ne veux pas d'étiquette,
13:58que ce soit à droite
13:59ou à gauche.
14:00Et les thématiques,
14:00ils les ont comprises.
14:01Les thématiques,
14:01c'est d'abord l'insécurité
14:02et l'incivilité du quotidien.
14:05Deux,
14:06le cadre de vie.
14:07Et trois,
14:07les services publics
14:08et la santé.
14:09Voilà les trois grands thèmes
14:10qui, à mon avis,
14:12d'après les études d'opinion
14:13que l'on fait,
14:13vont émerger
14:14sur ces élections municipales.
14:15Mais encore une fois,
14:16oui,
14:17vous avez raison,
14:17ce sont des élections
14:22entre le national
14:23dans lequel ils n'ont
14:23plus du tout confiance.
14:24Et c'est vrai que
14:25le gouvernement,
14:27depuis dix ans,
14:27ne donne pas,
14:28à leur image,
14:30une confiance extraordinaire.
14:32Et la confiance,
14:33aujourd'hui,
14:33elle est dans la proximité.
14:34Notre maire,
14:35notre conseiller départemental,
14:38la confiance est là,
14:39proximité,
14:40parce qu'écoute
14:41et résultat.
14:42Et en plus,
14:43des élections municipales
14:44qui sont peut-être
14:46beaucoup plus importantes
14:46que les précédentes,
14:47on voit à quel point
14:48la fonction,
14:49le métier,
14:50peut-être pas le métier,
14:50mais en tout cas l'incarnation
14:51le métier de maire
14:54est en danger.
14:55On en parlait encore
14:56en début de semaine ici,
14:57autour de cette table
14:58et sur cette antenne.
14:59L'Assemblée nationale
15:00qui est obligée
15:01de se pencher
15:01sur la condition des élus
15:03en essayant d'augmenter
15:04leur salaire.
15:05On l'a vu avec
15:05des démissions records
15:07cette année,
15:07plus de près de 6%
15:08des maires.
15:09Je crois que ça représente
15:10plus de 2100 édiles.
15:12Donc,
15:12un vrai sujet,
15:13peut-être plus
15:14que les autres années encore,
15:15Marie-Eve Malouine.
15:16Oui,
15:16parce que la vocation de maire,
15:18c'est vraiment une vocation
15:19parce que ça prend
15:20énormément de temps.
15:21c'est beaucoup de responsabilité
15:22y compris juridique.
15:24Il y a la responsabilité morale
15:25quand on gère une commune,
15:26mais il y a aussi
15:26la responsabilité juridique.
15:28Donc,
15:29ça demande des compétences
15:30et c'est peu payé
15:32par rapport au temps
15:33que ça demande.
15:34D'où le sujet
15:35de l'Assemblée nationale
15:35en disant peut-être
15:36mettre un petit billet au bout
15:37comme ça,
15:38en plus dans l'enveloppe
15:39parce que ça peut jouer.
15:39Il y a eu plusieurs lois
15:41pour essayer d'améliorer
15:42la condition des maires
15:43qui en plus,
15:43alors c'est vrai que les gens
15:44aiment beaucoup leur maire,
15:45mais ils l'aiment beaucoup aussi
15:46parce qu'il est tout proche
15:47et que parfois,
15:49il y a des...
15:50C'est lui qui reçoit
15:51les incivilités,
15:52les mécontentements
15:53et parfois
15:54des agressions violentes.
15:56Il y en a eu
15:56beaucoup trop
15:57et il y en a beaucoup.
15:58C'est vrai qu'ils sont en train
15:59de travailler
16:00à un fameux statut de l'élu.
16:01Voilà,
16:02statut de l'élu,
16:02ça fait dix ans
16:03qu'on en parle.
16:03Mais moi,
16:04je voudrais bien souligner
16:04le rôle difficile des maires
16:06parce que le maire
16:06est pris en étau aujourd'hui
16:07entre l'État,
16:09les politiques publiques
16:10de l'État
16:10et ses exigences
16:11et les nouvelles exigences
16:14des citoyens
16:14qui sont plus aujourd'hui
16:16peut-être,
16:17on parlait tout à l'heure
16:17de l'associatif
16:18mais qui sont quand même...
16:19L'associatif est important,
16:21évidemment,
16:22les gens continuent
16:23à s'engager
16:23mais les maires me disent
16:24attention parce qu'on a
16:25aujourd'hui des gens
16:26qui sont très individualistes
16:27voire communautaristes
16:29et qui parfois
16:30consomment le service public.
16:32Voilà,
16:32c'est intéressant aussi
16:33l'évolution.
16:34Et donc ces maires
16:35on consomme le service public.
16:38C'est-à-dire qu'on s'engage
16:38moins dans l'associatif
16:40alors qu'on devrait,
16:41c'est un espace extraordinaire
16:42comme le disait monsieur
16:43l'associatif.
16:44Et donc le rôle du maire
16:45est de plus en plus compliqué
16:45pris en étau
16:46entre l'État
16:47et des citoyens
16:48de plus en plus individualistes.
16:49Il est aussi compliqué
16:50parce qu'il y a
16:50de moins en moins de moyens
16:51et je voudrais rajouter
16:53une dimension
16:53par rapport à ce qui vient
16:54d'être dit,
16:55c'est la suppression
16:55de la taxe d'habitation
16:56dont on a déjà
16:57beaucoup parlé par ailleurs
16:59mais qui est vraiment
17:00qui a grévé
17:01le budget
17:01de nombreuses petites communes
17:03et aujourd'hui
17:04on est en train d'y revenir
17:05parce qu'on voit
17:06que ça ne peut pas fonctionner
17:07une commune
17:08qui n'est pas
17:08on va dire autosuffisante
17:10et dans laquelle
17:11les citoyens
17:11ne sont pas directement
17:12contributeurs
17:13aux efforts de la commune
17:14ça ne peut pas fonctionner.
17:15Et donc s'il y a un impôt
17:16qui est juste
17:17c'est l'impôt local
17:19qui contribue directement
17:21aux associations
17:22à la vie locale
17:22etc.
17:23Et justement
17:24vous avez la parole
17:25gardée là
17:25parce qu'on parlait
17:26de l'élection municipale
17:27il y a une autre élection
17:28dont on parle beaucoup
17:29beaucoup plus lointaine
17:30c'est l'élection présidentielle
17:31et vous dites
17:31mon cher Erwan
17:32et si l'INSEE venait de prédire
17:34les résultats de la prochaine
17:35élection présidentielle ?
17:36Oui
17:36alors il y a plusieurs indicateurs
17:38dans cette étude de l'INSEE
17:39qui est sortie hier
17:40on ne va pas parler
17:41de la baisse du désir d'enfant
17:42on ne va pas parler
17:42du nombre de logements
17:43qui ne sont pas occupés
17:44mais bon
17:45je me suis dit
17:46et si l'INSEE
17:47était un petit peu
17:48Madame Irma
17:48parce qu'elle a produit
17:50peut-être sans le savoir
17:51les résultats
17:52de l'élection présidentielle
17:53avec le top 3
17:55des prénoms
17:56les plus donnés
17:56aux garçons en 2024.
17:57On en parlait tout à l'heure
17:58dans la rédaction
17:59il y a eu des tests
18:00et tout
18:00donc allez-y
18:01expliquer
18:01Alors le premier
18:02de cette élection présidentielle
18:05en tout cas des prénoms
18:06c'est Gabriel
18:07voilà
18:09donc je ne sais pas
18:10si un ancien Premier ministre
18:11s'y reconnaîtra
18:12le deuxième
18:14qui perdrait du coup
18:15au second tour
18:16face à Gabriel
18:17c'est Raphaël
18:18et bien sûr
18:19encore un autre
18:19voilà
18:20et le troisième
18:21donc Challenger
18:22qui échouera
18:23aux portes
18:24du second tour
18:25c'est un certain Louis
18:27donc fils
18:27d'un ancien président
18:28de la République
18:29et donc
18:30est-ce que l'INSEE
18:31nous a donné
18:31le classement
18:32de la prochaine présidentielle
18:33à travers ce baromètre
18:34des prénoms 2024
18:35c'est ce qu'on découvrira
18:37dans deux ans
18:38Non mais c'est amusant
18:39en effet de voir
18:40les tendances
18:40sur les prénoms
18:41ça a toujours été
18:41excessivement révélable
18:42de la société
18:43il y avait eu énormément
18:43d'enquêtes
18:44rappelez-vous au moment
18:44des grandes séries américaines
18:46qui arrivaient en France
18:46avec l'arrivée
18:47des Kevin
18:48des Jordan
18:48et on voit
18:49à quel point
18:50parfois en effet
18:50les cultures
18:51et les influences
18:52se reflètent sur les prénoms
18:53c'est assez stupéfiant
18:54Marie-Evelle
18:54je n'aurai qu'une remarque
18:56c'est quand même
18:56il n'y a que des prénoms
18:57de garçons
18:57vous n'avez pris
18:58que des prénoms
18:58alors j'ai pris
18:59les prénoms de garçons
18:59tout à fait
19:00mais c'est un choix
19:01trop peu de gens
19:02parce que ça ne marchait pas
19:04en fait
19:04il n'y avait pas de marine
19:06il n'y avait pas
19:07d'Aurore Berger
19:07on ne connait pas
19:10on parle toujours
19:11dans les élections
19:11du troisième homme
19:12ou de la troisième femme
19:13peut-être parce qu'aujourd'hui
19:14on ne sait pas
19:15en réalité
19:16qui va gagner
19:17la présidentielle
19:18et on ne le connait pas encore
19:19en un mot
19:19j'ai aperçu hier
19:20en effet
19:20c'est le parisien
19:21notamment
19:22qui a mis
19:22via cette étude
19:25de l'INSEE
19:25un simulateur
19:26vous pouvez tester
19:26votre prénom
19:27de façon assez honteuse
19:29je m'aperçois
19:29que le prénom Maxime
19:30est en train de chuter
19:31honteusement
19:32donc je pense
19:32qu'il faut un réarmement moral
19:34de ce très joli prénom
19:35je peux te présenter
19:36l'élection présidentielle
19:37Maxime
19:37c'est ça
19:39vous avez raison
19:39pallier un égo
19:40il y en a qui le font
19:41il y en a qui le font
19:41j'en suis pas arrivé là
19:42j'essaye de m'en préserver
19:44l'élection présidentielle
19:45celui qui va devoir
19:46s'y préparer
19:47en tout cas
19:47c'est ce que
19:48l'a conseillé
19:49c'est ce que lui a conseillé
19:49de faire Marine Le Pen
19:50c'est Jordan Bardella
19:51et hier il se trouve
19:52qu'il a publié un tweet
19:53pour dénoncer
19:54l'arrivée
19:55d'une vingtaine
19:56de policiers
19:57armés
19:58pour faire des berquisitions
19:59au siège
20:00du Rassemblement National
20:01il a dénoncé
20:02je cite
20:02un harcèlement
20:04et toutes les troupes
20:05y sont allées
20:05sur les plateaux télé
20:06sur les plateaux radio
20:09également
20:09c'était le cas
20:10à cette antenne
20:11tout à l'heure
20:12est-ce que vous considérez
20:13qu'il y a un acharnement
20:14judiciaire
20:15contre le Rassemblement National
20:16on se souvient
20:17de l'exécution provisoire
20:18concernant l'inégibilité
20:20de Marine Le Pen
20:21et on parlerait également
20:22de ce petit sujet
20:24l'islamo-gauchim
20:25n'existe pas
20:26à l'université
20:27c'est ce qu'assure
20:27le ministre
20:28de l'enseignement supérieur
20:29on va se poser la question
20:30et surtout on attend
20:31vos commentaires
20:32réactions
20:320826
20:33300
20:34300
20:34et les réseaux sociaux
20:35attendent également
20:36vos votes
20:37sur les différents sondages
20:39vous êtes bien sur Sud Radio
20:40à tout de suite
20:40Sud Radio
20:42Parlons Vrai
20:43Parlons Vrai
20:44Sud Radio
20:44Parlons Vrai
20:45Sud Radio
20:46Les débats de l'été
20:4710h-13h
20:49Maxime Liedot
20:50On va commencer à mettre
20:52les mains dans le cambouis
20:53de l'actualité
20:53avec le sujet
20:54que vous connaissez
20:55la question vous est posée
20:56sur l'application Sud Radio
20:58sur les réseaux sociaux
20:59perquisition menée
21:00au Rassemblement National
21:01y a-t-il un acharnement
21:02judiciaire
21:03contre le parti
21:03de Jordan
21:05Bardella
21:06et notamment
21:06plus largement
21:07contre les partis
21:08politiques
21:09et puis
21:10l'Union Européenne
21:11a de grands projets
21:12pour ses pays membres
21:14notamment réduire
21:15les indemnisations
21:16en cas de retard d'avion
21:18c'est une question
21:18qu'on se posera
21:19alors qu'il y a des conditions
21:20qu'ils ont déjà strictes
21:22elles décident
21:22on va dire
21:23d'abaisser ce seuil
21:24pour éviter
21:24et pour obtenir
21:25un taux de moins 60%
21:27afin de les obtenir
21:29on en débattra
21:29dans quelques instants
21:30mais d'abord
21:31c'est les propos
21:32d'un ministre
21:33qui nous ont fait réagir
21:34ce matin
21:35thème qui a pourtant
21:36parcouru le quinquennat
21:37d'Emmanuel Macron
21:38alors en plus
21:39que le président
21:40de la République
21:41il y a deux jours
21:41convoquait un conseil
21:42de défense
21:43pour traiter le sujet
21:44de l'antrisme
21:45des frères musulmans
21:45dans ce pays
21:46je vous propose
21:46d'écouter ce que disait
21:48le ministre
21:48de l'enseignement supérieur
21:50Philippe Baptiste
21:51maintenant
21:52est-ce que derrière tout ça
21:53il y a un amalgame
21:54de temps en temps
21:54qui est fait par certains
21:55en parlant d'islamo-gauchisme
21:56ce terme là
21:57n'existe pas
21:58et honnêtement
21:59il n'existe pas
22:01en tant que terme universitaire
22:03il n'est même pas
22:04bien défini
22:04donc cette notion
22:05n'existe pas
22:06donc j'ai envie de dire
22:08autant oui
22:08il y a des abus
22:09et il faut être
22:09extrêmement vigilant
22:10autant se dire
22:12qu'il y a un mouvement
22:13qui est conçu
22:14pour prendre le pouvoir
22:15au sein des universités
22:16un mouvement
22:17islamo-gauchiste
22:18qui serait là
22:18en train de vouloir
22:19prendre le pouvoir
22:20au sein de telle ou telle université
22:22non je ne crois pas
22:23que ce soit la réalité
22:24on est très vigilant
22:25on est très vigilant
22:27je ne crois pas
22:28que ce soit
22:29la réalité
22:30c'est ce que dit
22:30en tout cas
22:31le ministre
22:31Philippe Baptiste
22:32il y a quand même
22:33un aspect contradictoire
22:34dans ces propos
22:35non ?
22:35c'est à dire que
22:36oui bien sûr
22:36on est très vigilant
22:37oui bien sûr
22:38on n'hésitera pas
22:39et on n'hésite pas
22:39à prendre des décisions
22:41quand on voit
22:43en effet des mouvements
22:44qui débordent
22:45maintenant dit-il
22:46est-ce qu'il y a derrière tout ça
22:47un amalgame de temps en temps
22:49qui est fait par certains
22:50en parlant d'islamo-gauchisme
22:51en réalité il est gêné quoi
22:52par le terme
22:53Erwan Bariot c'est ça ?
22:55oui alors effectivement
22:56personne ne dit
22:56qu'il y a un parti organisé
22:58qui s'appellerait
22:59le PIG
22:59le parti islamo-gauchiste
23:00et qui souhaiterait
23:01avec son président
23:03prendre le pouvoir
23:04non c'est pas un parti
23:06c'est une mouvance
23:07c'est une tendance
23:08et donc il sait très bien
23:10en fait
23:10en déplaçant les termes
23:12qu'il fait preuve
23:13de malhonnêteté intellectuelle
23:14personne ne prétend
23:15qu'il s'agit d'un complot
23:16avec des gens cachés
23:18qui souhaiteraient
23:19prendre le pouvoir
23:20dans les universités
23:21c'est plus un mouvement
23:22je dirais
23:23une alliance de circonstances
23:25un artefact
23:26entre des mouvements gauchistes
23:28qui prétendent
23:29défendre les opprimés
23:30surtout issus des minorités
23:32et des mouvements
23:34sympathisants
23:35de l'islam radical
23:36qui prétendent également
23:38défendre
23:39ces minorités opprimées
23:40et qui se retrouvent
23:40autour de la question
23:41de Gaza notamment
23:42oui puis lui
23:42il essaie de faire une pirouette
23:43en disant
23:44bon en réalité
23:44ça n'est pas défini
23:46de façon universitaire
23:47donc je n'ai pas employé
23:48ce terme moi déjà
23:49ayant travaillé dans ce milieu là
23:50ce qui n'existe pas
23:51pour les sciences sociales
23:52n'existent pas
23:53oui c'est exactement ça
23:54donc c'est pour ça
23:54peut-être qu'on a un vrai problème
23:55avec la réalité par moment
23:57Marie-Ève Malouine
23:57qu'est-ce que vous pensez
23:58des déclarations du ministre
23:59est-ce qu'il a raison
24:00peut-être de prendre des pincettes
24:01sur ce sujet là
24:02ça mérite mieux qu'une polémique
24:03alors je pense que le ministre
24:05essaie d'envoyer
24:06de faire un petit clin d'oeil
24:07à l'électorat
24:08qu'il suppose
24:08enfin ce qu'il suppose être
24:10l'électorat de gauche
24:11qui dès qu'on parle de gauchisme
24:12dit que ça n'existe pas
24:14mais il nous dit bien
24:16très clairement
24:16ça n'existe pas
24:17il revient ce matin
24:18en disant
24:18ça n'existe pas
24:19au sens intellectuel
24:20en revanche
24:21c'est un sujet politique
24:22c'est une façon
24:23de prendre des pincettes
24:25c'est une posture
24:26électoraliste
24:27une posture électoraliste
24:30électoraliste
24:30vis-à-vis d'une partie
24:31de l'électorat de gauche
24:33mais une partie seulement
24:33et c'est une façon
24:35de dire aussi
24:35ce n'est pas un sujet
24:36prioritaire
24:37pour mon action
24:38en tant que ministre
24:39mais c'est ignorer aussi
24:41que si
24:41il y a une partie
24:42de son électorat
24:43qui est choquée
24:43gênée par le terme
24:44d'islamo-gauchisme
24:46l'islam politique
24:47qui prétend
24:48que la charia
24:49serait supérieure
24:50à la loi nationale
24:51ça existe
24:52et ça gêne aussi
24:54l'électorat de gauche
24:55c'est une préoccupation
24:56pour l'électorat de gauche
24:57donc là je pense
24:58qu'on a aussi
24:58toujours cette forme
24:59de déni
25:00à gauche
25:01qui est de dire
25:01on ne nomme pas le sujet
25:02comme la plupart des gens
25:04le nomment
25:04donc on ne le traite pas
25:06et donc au-delà
25:07de nommer le sujet
25:08il y a le fait
25:08qu'on ne le traite pas
25:09et là ce qu'il prépare aussi
25:10c'est le fait
25:11qu'il ne sera pas très actif
25:12sur le sujet
25:13heureusement d'autres
25:14avant lui
25:15vous rejoignez
25:16dans votre analyse
25:17celle de Fabrice Ballange
25:19vous savez
25:19c'était cet enseignant
25:21dans l'université
25:22à Lyon 2
25:22qui avait été agressé
25:23on en avait beaucoup parlé
25:24lui il dit
25:25vis-à-vis de ses déclarations
25:26de toute façon
25:26le ministre cherche
25:27à minimiser le problème
25:28c'est aussi comme ça
25:29que vous l'interprétez
25:30Benjamin Cochy
25:30un ministre
25:31qui essaye de mettre
25:32des œillères
25:32pour minimiser le problème
25:33Marie-Ève
25:38il y a effectivement
25:38sur un jeu de sémantique
25:40une volonté électoraliste
25:42de capter
25:43un électorat peut-être
25:44en déshérence
25:45l'islamo-gauchisme
25:47existe
25:48dans notre société
25:50que ce soit
25:51dans les clubs de sport
25:52que ce soit
25:54à l'université
25:55il est bien clair
25:56et la note
25:58que le ministre
25:59de l'Intérieur
25:59ministre d'Etat
26:00Bonheur Taillot
26:01avait rendu
26:01il y a quelques semaines
26:02de cela
26:03expliquait bien
26:04l'entrisme islamiste
26:06y compris
26:06dans les universités
26:08donc c'est quand même
26:08encore une fois
26:09un côté schizophrénique
26:10entre ce que peut dire
26:12le ministre
26:12de l'enseignement supérieur
26:14et ce qu'a pu exposer
26:15le ministre
26:16de l'Intérieur
26:18moi je pense
26:18qu'il n'est pas à sa place
26:19et que pour moi
26:20c'est une erreur politique
26:21et j'attends surtout
26:23de la part
26:24de François Bayrou
26:25quand il sera libre
26:26de toute occupation
26:27peut-être d'exprimer
26:29et de rappeler
26:29un petit peu
26:30le danger
26:32que l'islamo-gauchisme
26:33peut représenter
26:34non seulement
26:35au sein du corps
26:36professoral
26:36mais aussi
26:37des enseignements
26:38distillés
26:39auprès des jeunes
26:40citoyens français
26:41mais en plus
26:42c'est totalement
26:42en contradiction
26:43avec les propos
26:44d'anciens ministres
26:45on se rappelle
26:45de Frédéric Vidal
26:46qui s'était vanté
26:47d'avoir éradiqué
26:48on va dire
26:49l'islamo-gauchisme
26:50à l'université
26:50enfin pardon
26:51qui ne s'en était pas vanté
26:52mais qui avait déjà
26:53alerté sur le phénomène
26:54et puis Jean-Michel Blanquer
26:55qui avait fait
26:56de ces combats
26:57contre ces idéologies
26:58vraiment une priorité
27:00vous l'observez
27:00de la même façon aussi
27:01Brice Ocone ?
27:02Absolument
27:02vous avez raison
27:02de rappeler
27:03les déclarations
27:04de Frédéric Vidal
27:04en 2021
27:05parce qu'elle avait
27:06provoqué
27:06une polémique
27:09parce qu'elle avait
27:10tout simplement dit
27:11qu'il fallait faire
27:12la distinction
27:12entre la recherche
27:13académique
27:14et le militantisme
27:15elle avait demandé
27:16au CNRS
27:17de travailler
27:18sur le sujet
27:18et la réponse
27:19du CNRS
27:20a été
27:20non
27:21nous ne travaillerons pas
27:22sur le sujet
27:23parce qu'il n'y a pas
27:24de fondement scientifique
27:25à l'islamo-gauchisme
27:26et c'est surprenant
27:27parce que le ministre actuel
27:29était son directeur
27:30de cabinet
27:30et d'où vient
27:31le ministre actuel ?
27:32Il vient du CNRS
27:33et moi je m'interroge
27:35beaucoup
27:35sur sa position
27:36parce que
27:37en fait
27:38j'aurais tendance
27:39à dire
27:40qu'encore une fois
27:42il protège
27:43une institution
27:44il se protège
27:45bien sûr
27:46et excusez-moi
27:46moi je parlerais même
27:47peut-être de conflit
27:48d'intérêt
27:48c'est-à-dire
27:48quand il ne sera plus
27:49ministre
27:50il va redevenir
27:51chercheur
27:51ce qu'il ne veut surtout
27:52pas se froisser
27:52avec ses collègues
27:53et je pense qu'il ne veut
27:53pas se froisser
27:54et je tiens aussi
27:55à souligner
27:55et j'aimerais bien avoir
27:56l'avis d'Edouard Philippe
27:56sur le sujet
27:57parce qu'il a été conseiller
27:58d'Edouard Philippe
27:58ce monsieur
27:59et c'est ce qui est intéressant
28:00ce sera la dernière déclaration
28:01d'Edouard Philippe
28:02sur le voile
28:03et l'islam politique
28:03sur ce sujet
28:04de l'islamo-gauchisme
28:05donc attention
28:06à ce conflit d'intérêt
28:08il vient du CNRS
28:09il va repartir au CNRS
28:10il a été directeur
28:11du cabinet de Mme Vidal
28:12donc tout ça
28:13pour moi
28:13est une confusion
28:14un peu des genres
28:15un peu
28:16voilà
28:16intrigante
28:170826
28:18300
28:19300
28:19pour justement
28:21participer à cette conversation
28:22vous êtes peut-être
28:23enseignant en fac
28:24où vous avez des enfants
28:25qui y sont
28:25vous êtes témoin
28:26d'un islamo-gauchisme
28:27que le ministre
28:28ne souhaite pas nommer
28:29n'hésitez pas à nous appeler
28:30et c'est déjà le cas
28:31de Yamina
28:31bonjour Yamina
28:32oui bonjour
28:34merci de me prendre à l'antenne
28:35merci beaucoup
28:36de nous appeler
28:38chère Yamina
28:38vous êtes enseignante
28:39à la fac
28:40comment vous avez interprété
28:41et comment vous avez perçu
28:42ces propos du ministre
28:44qui nie l'islamo-gauchisme
28:46oui absolument
28:48donc moi je suis enseignante
28:49à la fac
28:50en région parisienne
28:52et
28:53grosse déception
28:55grosse inquiétude aussi
28:56parce que
28:56c'est un déni
28:57de réalité
28:58un déni de réalité
29:00bien sûr
29:01que c'est un déni
29:02de réalité
29:02il n'y a pas besoin
29:03il n'y a pas besoin
29:05de discours de sémantique
29:06ou
29:07de définition
29:09la définition
29:10elle existe
29:10mais c'est surtout
29:11des réalités vécues
29:13dans différentes universités
29:14est-ce que vous pouvez
29:15nous raconter Yamina
29:16justement
29:16ce que vous appelez
29:17les réalités
29:17que vous voyez certainement
29:19dans votre fac
29:19je vous invite
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