- il y a 10 heures
Mettez vous d'accord avec Philippe Coy, Frédéric Fougerat, Baptiste Menar et Lucas Planavergne
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NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:00:06On attaque les discussions, les conversations, les échanges autour de la table au 0826 300 300
00:00:11parce que vous faites partie intégrante de la discussion, amis auditeurs, 0826 300 300, ça c'est pour le standard.
00:00:16Vous avez également le site sudradio.fr, l'application ainsi que les réseaux sociaux.
00:00:21Je vous présenterai ceux qui vont participer à la conversation dans une poignée de secondes,
00:00:24mais d'abord le menu, le programme.
00:00:27On parlera d'une petite phrase venant de l'homme, bon, trois fois rien,
00:00:30mais l'homme qui a actuellement la première fortune de France, il s'appelle Bernard Arnault,
00:00:33il s'est longuement exprimé dans un média en ligne qui s'appelle Légende
00:00:36et au milieu de tout ce qu'il a pu dire de très intéressant sur la fiscalité,
00:00:39sur son parcours, sur ses entreprises, il y a une petite phrase sur la réussite en France.
00:00:43Apparemment, nous n'aimons pas la réussite, qu'elle soit financière, qu'elle soit professionnelle,
00:00:47qu'elle soit statutaire, nous n'aimons pas ça en France.
00:00:50Est-ce que nous avons, nous Français, nous citoyens, un problème avec la réussite ?
00:00:54Venez en parler et en discuter avec nous au 0826 300 300.
00:00:58Une loi qui ne cesse de faire polémique, elle revient comme un éternel débat,
00:01:02l'âme de fond dans la vie politique française.
00:01:04C'est la loi très contestée, très controversée sur la fin de vie.
00:01:07Est-ce que la loi de fin de vie, comme elle est présentée actuellement, est indigne ?
00:01:12Agnès Buzyn, l'ancienne ministre de la Santé, était au micro de Sud Radio ce matin.
00:01:15Elle se dit elle-même inquiète.
00:01:17Et vous, autour de la table, et vous, d'un point de vue politique peut-être,
00:01:20mais aussi d'un point de vue moral, d'un point de vue religieux, ça peut exister dans ce débat
00:01:23-là.
00:01:24Est-ce que vous trouvez que cette loi sur la fin de vie est indigne ?
00:01:27Est-ce qu'elle vous inquiète ?
00:01:28Vous venez en parler au 0826 300 300.
00:01:31Mais pour le moment, alors qu'il est 10h34, le premier sujet de conversation va tourner autour de Marine Le
00:01:35Pen.
00:01:37Les débats de l'été Sud Radio.
00:01:39Eh bien oui, Marine Le Pen qui est, d'une certaine manière, la star de l'actualité cette semaine.
00:01:43Et nous avons un sondage IFOV fiducial pour Sud Radio qui s'attarde sur,
00:01:48et vous le savez, comme on appelle ça autour de la table, le jargon,
00:01:51il y a un cali, c'est un sondage qui teste l'image du candidat.
00:01:54Et une grande majorité de Français estiment qu'encore aujourd'hui,
00:01:59la candidate a une image d'extrême droite.
00:02:02Est-ce que Marine Le Pen, aujourd'hui, est d'extrême droite ?
00:02:04Est-ce que, quand on est suivi par autant d'électeurs,
00:02:06est-ce que c'est encore une qualification qui fonctionne ?
00:02:08Est-ce qu'aujourd'hui, vraiment, vous, peut-être, qui votez Rassemblement National,
00:02:12vous vous sentez d'extrême droite ?
00:02:13Venez témoigner, venez nous raconter, venez réciter votre regard politique
00:02:18à l'antenne de Sud Radio 0826 300 300.
00:02:21Pour en discuter autour de la table, j'accueille Frédéric Fougera.
00:02:24Bonjour.
00:02:25Bonjour, Maxime.
00:02:25Président de Tenkan Paris, auteur de C'est de la com', 60 idées reçues,
00:02:29c'est aux éditions Bréal Studiorama.
00:02:31J'accueille également Gilbert Azoulay, bonjour.
00:02:33Bonjour.
00:02:34Directeur général du New Tank Education,
00:02:36et vous êtes également journaliste pour l'Ebysic,
00:02:38Lucas Planaverne, qui est journaliste au JDD, également, est avec nous.
00:02:41Bonjour.
00:02:41Bonjour.
00:02:42Et pour clore ce tour de table, on est également avec un buraliste,
00:02:45le vice-président de la CPME, qui est vous, Philippe Coix.
00:02:47Bonjour.
00:02:48Bonjour.
00:02:49Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:02:50Autour de la table, donc, une équipe de choc pour débattre de l'actualité,
00:02:53à commencer par cette question.
00:02:56En réalité, Marine Le Pen est-elle d'extrême droite
00:02:58quand les Français, à plus de 67%, la considèrent d'extrême droite ?
00:03:02Est-ce que pour vous, c'est justifié ?
00:03:03Loin de moi de faire dans le cliché,
00:03:05mais Lucas Planaverne, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:03:08Écoutez, je pense qu'aujourd'hui, le débat n'est plus là.
00:03:11En réalité, on voit dans les sondages que une large majorité de Français
00:03:15considèrent que Marine Le Pen est d'extrême droite,
00:03:16mais il y a aussi une majorité de Français qui, à ce stade,
00:03:19toujours selon les sondages, voteront Marine Le Pen.
00:03:21Est-ce que ça veut dire que les Français se qualifient eux-mêmes d'extrême droite ?
00:03:25Il y en a dans le lot, forcément, qui font ce choix-là.
00:03:29Ça montre, à mon avis, que finalement, aujourd'hui, le qualificatif d'extrême droite,
00:03:33quand bien même certains le reconnaissent,
00:03:36n'a plus d'incidence sur les votes.
00:03:39Il ne fait plus peur, comme il a pu servir par les détracteurs,
00:03:44notamment du Rassemblement National, depuis 20 ans,
00:03:47pour faire peur, justement, aux électeurs.
00:03:51En réalité, aujourd'hui, on voit que des gens peuvent arrêter
00:03:55de rentrer dans le sempiternel débat de
00:03:58« Je suis d'extrême droite, Marine Le Pen d'extrême droite,
00:04:00elle ne l'est pas, etc. »
00:04:01pour, finalement, tout simplement s'en foutre,
00:04:05même, je risque à dire,
00:04:06et voter pour les candidats qui les représentent le mieux.
00:04:10En tout cas, l'extrême droite, l'image de l'extrême droite telle qu'on l'avait avant,
00:04:14n'a rien à voir avec ce que c'est aujourd'hui.
00:04:16Il y a une vraie rupture.
00:04:17Et puis, je dois dire qu'entre Marine Le Pen et Retailleau,
00:04:20parfois, il n'y a pas beaucoup de différences.
00:04:22Donc, sur l'issue d'immigration, par exemple, ils sont raccords.
00:04:26Pour vous, par exemple, Gilbert Azoulay,
00:04:27qualifier Marine Le Pen d'extrême droite,
00:04:29je vous assure, Gilbert Azoulay, que je vais lancer ce téléphone.
00:04:32Vous avez raison, mais qui ose m'appeler ?
00:04:33C'est vendredi, c'est la fin de la semaine,
00:04:34on n'a plus aucun stock de patients.
00:04:36Il faut vraiment comprener ça.
00:04:37On peut faire comme en classe,
00:04:39on peut mettre une boîte à l'enquête du studio.
00:04:41Mais est-ce que ça vous dit que vous faites partie des citoyens,
00:04:43aujourd'hui, qui n'imposent plus le préfixe d'extrême droite
00:04:48en qualifiant Marine Le Pen ?
00:04:49D'ailleurs, ceux qui mettent le préfixe à l'extrême droite,
00:04:52ce sont surtout les gens de l'extrême gauche
00:04:54et qui viennent manifester pour dire non à l'extrême droite systématiquement.
00:04:58Moi, je crois qu'il y a une offre politique qui s'est développée
00:05:01de l'extrême gauche à l'extrême droite,
00:05:03mais en tout cas de la droite ou de la gauche.
00:05:05Et moi, je considère que ce n'est pas parce que les Français disent
00:05:07qu'elle est extrême droite ou pas.
00:05:09Ça veut dire que, simplement, aujourd'hui,
00:05:10le paysage s'est complètement éclaté
00:05:12et que la terminologie extrême droite et extrême gauche
00:05:15ne fait plus tellement sens dans la mesure où,
00:05:18par exemple, en Hongrie, il y a des gens de droite,
00:05:20en Italie, il y a des gens de droite aussi,
00:05:22voire d'extrême droite.
00:05:23Il y a des politiques qui se sont développées un peu partout
00:05:25et puis surtout, l'extrême droite telle qu'on l'avait
00:05:27façon Deuxième Guerre mondiale
00:05:28ou post-près-Deuxième Guerre mondiale,
00:05:30elle n'a plus rien à voir aujourd'hui.
00:05:32Philippe Coil, comment vous regardez ça ?
00:05:33Je pense que ce que dit Gilbert est tout à fait
00:05:36la situation extrême droite.
00:05:38Qui catégorie cette extrême droite ?
00:05:42Les autres partis politiques et les médias.
00:05:45Je pense que les Français, aujourd'hui,
00:05:47ne s'identifient pas à l'extrême droite
00:05:50dans les idées qui sont portées par le Rassemblement national.
00:05:53Ils adhèrent, me semble-t-il, à des idées,
00:05:56à un changement, mais pas forcément se retrouver
00:05:59dans ce qui a pu être feu Jean-Marie Le Pen.
00:06:03En tout cas, se faire enfermer dans une catégorie politique.
00:06:05Non, et puis je crois que Marine Le Pen
00:06:07l'a fait depuis des années,
00:06:08la dédiabolisation du parti, l'ouverture,
00:06:11la normalisation, comme certains l'appellent.
00:06:14En tous les cas, ce n'est plus à mon sens
00:06:17et de ce que j'entends...
00:06:18Ce n'est plus valable, presque.
00:06:19Non, parce que ce que j'entends au quotidien
00:06:21dans mon commerce et au comptoir
00:06:23qui est le Parlement du peuple,
00:06:24les gens ne s'en cachent plus.
00:06:26D'ailleurs, des fois, on peut être choqué
00:06:27parce qu'il y a des années,
00:06:30les gens qui votaient extrême-droite
00:06:32avaient une retenue, c'était très discret,
00:06:34c'était dans l'isoloir et c'était mon jardin secret.
00:06:37Tandis qu'aujourd'hui, c'est les conversations du quotidien.
00:06:40Il n'y a plus de...
00:06:41Vous, c'est ce que vous entendez.
00:06:42En tous les cas, c'est ce que je ressens
00:06:43et ce que j'entends auprès de mes clients.
00:06:45Vous, Frédéric Fougera, spécialiste de la communication,
00:06:48est-ce que vous comprenez aussi
00:06:50ces Français qui trouvent qu'encore
00:06:52Marine Le Pen est aujourd'hui d'extrême-droite ?
00:06:54Est-ce que vous comprenez en tout cas cette image-là ?
00:06:56Je la comprends parce qu'en fait,
00:06:58ce qu'il faut comprendre,
00:06:59c'est ce qu'on met derrière l'étiquette.
00:07:00Il ne suffit pas de mettre une étiquette,
00:07:01il faut comprendre ce qu'il y a derrière.
00:07:03Et derrière, il y a deux approches possibles.
00:07:04Il y a l'approche historique et philosophique
00:07:06et puis il y a l'approche pragmatique et institutionnelle.
00:07:09Contrairement à ce qu'il m'a dit,
00:07:10ce ne sont pas les partis politiques
00:07:12qui mettent l'étiquette sur le dos des autres.
00:07:14C'est l'administration
00:07:16qui, officiellement, met un classement sur les partis politiques
00:07:18que certains acceptent, que d'autres récusent.
00:07:20Et puis les politologues.
00:07:22Et il y a des arguments pour
00:07:23et il y a des arguments contre.
00:07:24Les arguments pour, c'est l'histoire de ce parti,
00:07:27c'est le cœur idéologique de ce parti
00:07:29avec la préférence nationale
00:07:30et aussi sa vision de l'identité et de l'immigration.
00:07:34Mais il y a aussi des arguments contre.
00:07:36Les arguments contre, c'est la doctrine
00:07:38ni de droite ni de gauche.
00:07:40C'est l'acceptation du jeu démocratique
00:07:42et donc le respect des institutions.
00:07:44Et c'est aussi le présent.
00:07:47Et son programme,
00:07:49quand il est lisible, il ne l'est pas toujours.
00:07:50Et puis aussi son entourage.
00:07:52de qui est-elle entourée ?
00:07:54Elle est entourée de gens qui viennent
00:07:55de la droite républicaine,
00:07:57qui viennent de la gauche,
00:07:58qui viennent d'un échantillon assez large.
00:08:00Nous expliquerons que dans les recoins
00:08:01de certaines entreprises
00:08:02qui conseillent Marine Le Pen,
00:08:03il y a encore des personnalités
00:08:05non fréquentables
00:08:06qui appartiennent aux GUD et autres.
00:08:08C'est ce qu'on avait dit.
00:08:09Oui, mais on le assure deux fois par mois.
00:08:12C'est une réalité,
00:08:14mais on ne peut pas non plus définir
00:08:15tout un mouvement
00:08:15et encore moins tous ses électeurs
00:08:17sur une ou deux exceptions,
00:08:19même dix exceptions,
00:08:20même davantage.
00:08:21Après, quand l'exception devient presque la norme,
00:08:23peut-être que certains peuvent se dire
00:08:24que quand,
00:08:24même si c'est dans Libération,
00:08:26deux fois par mois,
00:08:26peut-être que certaines informations
00:08:28dans Libération,
00:08:28deux fois par mois,
00:08:30sont vérifiées,
00:08:30sont audibles,
00:08:31Lucas Palanavergne.
00:08:32D'abord, sur le fait qu'aujourd'hui,
00:08:34des électeurs qui se cachaient auparavant,
00:08:36aujourd'hui,
00:08:37assument justement de voter
00:08:38pour le Rassemblement National,
00:08:39c'est justement, à mon avis,
00:08:40parce qu'il y a une sorte de stigmate partagé
00:08:42qui fait que pendant des années,
00:08:43ils étaient conspués,
00:08:45ils étaient justement qualifiés
00:08:46d'extrême droite
00:08:47et aujourd'hui,
00:08:47comme ils savent,
00:08:48par les résultats des élections,
00:08:50par la configuration de l'Assemblée Nationale,
00:08:52qu'en fait,
00:08:53ils ne le sont pas seuls,
00:08:54eh bien,
00:08:54une forme de retournement du stigmate
00:08:55et de façon d'assumer ce vote.
00:08:59Ensuite,
00:08:59ce qui est assez cocasse,
00:09:00tout de même,
00:09:00avec le Rassemblement National,
00:09:02avec Marine Le Pen,
00:09:02peut-être légèrement moins
00:09:03avec Jordan Bardella,
00:09:05c'est que,
00:09:06autant elle est qualifiée
00:09:07d'extrême droite,
00:09:07évidemment,
00:09:08par ses détracteurs de gauche,
00:09:10d'extrême gauche,
00:09:10même parfois centriste,
00:09:11autant elle est qualifiée
00:09:12de gauche,
00:09:13voire parfois d'extrême gauche,
00:09:14par ses adversaires de droite.
00:09:15Parce que ce qui a changé,
00:09:16quand même,
00:09:16depuis plusieurs années
00:09:17dans le spectre politique,
00:09:18c'est qu'il y a eu des partis,
00:09:20je pense notamment à Reconquête
00:09:21au parti d'Éric Zemmour,
00:09:22qui est venu recentrer
00:09:24légèrement
00:09:24le Rassemblement National,
00:09:25notamment sur les sujets économiques.
00:09:27Et on le disait tout à l'heure
00:09:27avec Bruno Rotaillot,
00:09:29j'ai entendu plusieurs fois
00:09:30Bruno Rotaillot,
00:09:31qui est le candidat
00:09:31de la droite traditionnelle,
00:09:33dire que Marine Le Pen
00:09:34est une candidate de gauche
00:09:35à cause d'un programme
00:09:36qui serait socialiste.
00:09:37C'est un programme socialiste
00:09:38parce que c'est la personnalité de gauche,
00:09:40je ne sais pas,
00:09:40elle a un programme,
00:09:41notamment pour la plupart
00:09:41quand il dit ça,
00:09:42c'est pour insister
00:09:43sur des points,
00:09:43on va dire,
00:09:44très économiques.
00:09:45C'est exactement ce que je voulais dire.
00:09:49Ce qu'il a qualifié
00:09:51d'extrême droite,
00:09:52c'était au fond
00:09:52cette lutte contre l'immigration
00:09:54et puis cette volonté
00:09:55de franciser la France,
00:09:56de refranciser la France,
00:09:58d'éviter le grand remplacement.
00:09:59En fait,
00:09:59là où elle est attaquée
00:10:00aujourd'hui majoritairement,
00:10:01Bardella comme elle,
00:10:02c'est sur le programme économique
00:10:04et son incapacité
00:10:05à véritablement gérer la France
00:10:06et on reproche même
00:10:08à Bardella
00:10:08d'être beaucoup trop jeune,
00:10:10voire incompétent
00:10:11pour gérer des problématiques
00:10:12qui le dépassent,
00:10:13européennes évidemment,
00:10:14économiques et financières.
00:10:15Et nationales peut-être
00:10:16dans quelques mois.
00:10:17Vous savez,
00:10:17juste ce double qualificatif
00:10:19des deux bords
00:10:20de l'échiquier politique,
00:10:21en réalité,
00:10:21ça fait plutôt le jeu
00:10:22de Marine Le Pen
00:10:23parce que que dit Marine Le Pen
00:10:24depuis une quinzaine d'années
00:10:26pour assumer son positionnement ?
00:10:27Elle dit
00:10:27je ne suis ni de droite
00:10:28ni de gauche.
00:10:29Quand on se fait conspuer
00:10:30à la fois par la droite
00:10:31sur le programme économique
00:10:32et par la gauche
00:10:33sur le programme sociétal,
00:10:34c'est qu'on n'est
00:10:35ni de droite ni de gauche
00:10:36selon ses termes.
00:10:36Mais c'est peut-être aussi
00:10:37le meilleur moyen
00:10:38qu'elle a trouvé
00:10:38pour essayer de rassembler
00:10:39le plus possible,
00:10:40éviter des étiquettes
00:10:42pour jouer la personnalité
00:10:44pragmatique
00:10:44qui veut seulement
00:10:45essayer de sauver.
00:10:46Alors peut-être d'abord
00:10:46les Français
00:10:47et ensuite la France.
00:10:48Pourquoi ?
00:10:49Oui, ça c'est sûr.
00:10:49Lui, il s'assume de droite
00:10:50et il assume la ligne.
00:10:52La ligne d'ailleurs
00:10:53peut-être fera partie
00:10:53aussi de la suite
00:10:54de notre conversation.
00:10:550826 300 300
00:10:56Est-ce que vous comprenez
00:10:57une grande majorité
00:10:58de Français
00:10:58qui continuent
00:10:59d'accoler le justificatif,
00:11:01en tout cas l'appellation
00:11:02extrême droite
00:11:02à la candidate Marine Le Pen ?
00:11:04C'est en tout cas
00:11:04ce que répète
00:11:05notre sondage
00:11:05IFOP fiducial
00:11:07pour Sud Radio.
00:11:0876% des Français
00:11:10la considèrent comme telle.
00:11:11Et vous, amis auditeurs,
00:11:12est-ce que si vous votez,
00:11:13si vous êtes un électeur
00:11:13du Rassemblement National,
00:11:15vous avez l'impression
00:11:16de voter pour un parti
00:11:17d'extrême droite ?
00:11:17Et vous,
00:11:18est-ce que plus largement
00:11:19vous êtes un citoyen engagé,
00:11:21vous êtes un spectateur,
00:11:22commentateur de la vie politique ?
00:11:23Vous trouvez que oui,
00:11:25absolument,
00:11:25Marine Le Pen
00:11:26est encore d'extrême droite,
00:11:26vous avez des arguments ?
00:11:28Tiens, venez les développer
00:11:29à votre café
00:11:29au comptoir de 10h44
00:11:31sur Sud Radio.
00:11:32Comme ça,
00:11:32tout le monde sera content.
00:11:340826 300 300.
00:11:35Je vous attends,
00:11:35on se rejoint
00:11:36dans une poignée de minutes.
00:11:37A tout de suite.
00:11:40On poursuit la conversation
00:11:42sur l'antenne de Sud Radio
00:11:43avec vous au 0826 300 300.
00:11:45Une discussion qui est politique
00:11:47pour commencer ce début de matinée
00:11:48avec Marine Le Pen.
00:11:49Une image testée
00:11:50auprès des Français
00:11:51par notre enquête
00:11:52exclusive
00:11:53auprès de l'IFOP,
00:11:54Fiducial et Sud Radio.
00:11:5676% des Français
00:11:57considèrent que Marine Le Pen
00:11:59est encore une personnalité
00:12:01d'extrême droite.
00:12:01Est-ce la réalité ?
00:12:02Est-ce que vous,
00:12:03amis auditeurs,
00:12:03vous la considérez toujours
00:12:04comme telle ?
00:12:05Eh bien,
00:12:05on va vous poser la question.
00:12:070826 300 300.
00:12:08Bonjour Arnaud.
00:12:10Oui,
00:12:10bonjour.
00:12:11Bonjour à toute l'équipe.
00:12:12Merci.
00:12:13On est avec nous ce matin Arnaud.
00:12:14Allez,
00:12:15parlons peu,
00:12:15parlons bien.
00:12:16Est-ce que Marine Le Pen
00:12:16est d'extrême droite ?
00:12:18Non,
00:12:19pour moi,
00:12:19elle n'est pas d'extrême droite.
00:12:21Elle est,
00:12:22avec un peu d'expérience politique,
00:12:24elle est ce qu'était le RPR
00:12:26dans les années 90,
00:12:2880-90 à peu près.
00:12:30Elle est de droite,
00:12:32voilà,
00:12:32de droite tout court.
00:12:34Alors ça veut dire quoi
00:12:35de droite tout court
00:12:35et quand vous,
00:12:37visiblement,
00:12:37vous vous rappelez
00:12:38du RPR des années 90,
00:12:40qu'est-ce qui vous fait penser,
00:12:41vous,
00:12:41dans l'attitude de Marine Le Pen
00:12:42d'aujourd'hui,
00:12:43mon cher Arnaud,
00:12:44au RPR d'il y a 30-40 ans ?
00:12:47Elle a la fermeté
00:12:49d'un pasquois,
00:12:53Chirac,
00:12:53Chirac,
00:12:54voilà,
00:12:55Chirac,
00:12:55Pasquois,
00:12:56elle a une certaine,
00:12:57bon,
00:12:58avec un volet social,
00:12:59effectivement,
00:13:00mais de par sa personnalité,
00:13:02elle n'est pas d'extrême droite.
00:13:03Pour moi,
00:13:04non,
00:13:05elle est de droite,
00:13:06de droite,
00:13:06la droite qu'on a connue
00:13:08dans les années 90.
00:13:09Voilà,
00:13:09voilà,
00:13:09c'est que je peux dire.
00:13:10Donc, une bonne droite
00:13:10et visiblement une droite ferme,
00:13:12c'est-à-dire une droite
00:13:13qui s'assume.
00:13:13Ça,
00:13:13on le note pour la suite
00:13:14de la conversation.
00:13:15Merci beaucoup.
00:13:17qui défend les Français.
00:13:20Merci beaucoup
00:13:20d'avoir été avec nous,
00:13:23mon cher Arnaud,
00:13:230826-300-300.
00:13:25Vous avez tous un peu souri
00:13:26à l'évocation des comparaisons
00:13:27avec Pasquois et Chirac.
00:13:28Pourquoi ?
00:13:28RPR, pour moi,
00:13:29c'est la droite bourgeoise,
00:13:31affairiste,
00:13:33soucieuse
00:13:33de la préservation
00:13:35d'une certaine classe
00:13:36qui dirige la France.
00:13:37Moi,
00:13:38ce n'est pas du tout
00:13:38le parallèle avec Le Pen
00:13:40qui exige
00:13:41un retour de la France
00:13:42aux Français,
00:13:43comme elle le dit souvent.
00:13:43Frédéric Fougera
00:13:44et ensuite Philippe Couaille.
00:13:45Je n'ai pas trouvé
00:13:46la comparaison absurde.
00:13:48Le RPR des années 90,
00:13:50c'était effectivement
00:13:51d'un côté
00:13:51la fermeté de Charles Pasquois,
00:13:53d'autre côté,
00:13:53c'était une droite plus sociale
00:13:56que représentait
00:13:57Philippe Seguin.
00:13:58Donc oui,
00:13:59on ne peut pas dupliquer
00:14:03les deux situations
00:14:04et les deux époques,
00:14:05mais ce n'est pas
00:14:06pour autant absurde.
00:14:06Philippe Couaille-Coupon,
00:14:08vous allez rigoler un peu.
00:14:10Oui,
00:14:11parce que d'abord,
00:14:12on n'est pas dans le même contexte
00:14:13et la même époque,
00:14:14que ce soit Pasquois,
00:14:15que ce soit Chirac.
00:14:16On n'avait pas
00:14:16les mêmes enjeux,
00:14:18les mêmes préoccupations,
00:14:19je pense,
00:14:20les Français.
00:14:20Le pays n'était pas
00:14:21dans le même état.
00:14:22Et donc,
00:14:23je ne sais pas
00:14:23s'il est possible aujourd'hui
00:14:24de comparer
00:14:26les décennies Pasquois-Chirac
00:14:28à ce qui est aujourd'hui
00:14:29la situation du pays,
00:14:31les enjeux,
00:14:32l'insécurité,
00:14:32enfin tout ce qui est
00:14:33la crise économique,
00:14:34la crise géopolitique.
00:14:36Et on n'a pas
00:14:37les mêmes hommes
00:14:38et femmes politiques
00:14:38qu'il y a 15 ans
00:14:40et dans les années 90.
00:14:41C'était aussi
00:14:42dans le respect.
00:14:43Il y avait des idées,
00:14:44des valeurs.
00:14:44Je ne les commande pas
00:14:45mais en tous les cas,
00:14:46il y avait moins aussi
00:14:47de populisme
00:14:48dans la classe politique
00:14:49et des gens
00:14:50qui défendaient
00:14:52une position,
00:14:53une doctrine
00:14:54et ça disait encore
00:14:55quelque chose
00:14:56à l'époque,
00:14:57me semble-t-il,
00:14:58de la droite,
00:14:59la gauche.
00:14:59En fait,
00:14:59j'étais dans mes débuts
00:15:00d'électeur
00:15:02ce qui me semble
00:15:03un peu plus confus
00:15:04aujourd'hui.
00:15:04la preuve,
00:15:05si le débat
00:15:05de ce matin
00:15:07est-ce que Marine Le Pen
00:15:08c'est l'extrême droite,
00:15:09c'est que ce n'est pas clair
00:15:10dans les idées
00:15:10et puis aujourd'hui
00:15:12la droite républicaine
00:15:13si je m'abuse
00:15:13s'appelle comme ça,
00:15:14il y avait un des candidats
00:15:16qui était Laurent Wauquiez
00:15:17qui était classé
00:15:18d'une droite dure
00:15:20avec là aussi
00:15:21de l'ordre,
00:15:23du respect,
00:15:25la nation.
00:15:26Donc je ne sais plus
00:15:27très sincèrement
00:15:29où on en est.
00:15:30Voilà,
00:15:30tout simplement.
00:15:31C'est un mot
00:15:31qui est populisme
00:15:33mais qui me semble
00:15:33le mot qui fait la différence
00:15:35avec le RPR
00:15:35des années 90
00:15:38et sortant de ma bouche
00:15:39ce n'est pas forcément
00:15:40infamant le mot populisme
00:15:41mais c'est vrai
00:15:42que dans la ligne
00:15:43de Marine Le Pen
00:15:43encore une fois
00:15:44légèrement moins
00:15:45j'aurais plus vu
00:15:45la comparaison
00:15:46avec Jordan Bardella
00:15:47par exemple
00:15:47qu'avec Marine Le Pen
00:15:49où il y a quand même
00:15:51cette forme de populisme
00:15:52que ce soit visuellement
00:15:54quand on la voit
00:15:54faire des bains de foule
00:15:57en déplacement
00:15:57dans sa circonscription
00:15:59du Nord
00:15:59etc.
00:16:00ou alors
00:16:02dans la ligne
00:16:03dans le côté
00:16:04un peu gilet jaune
00:16:05dans le côté
00:16:05France périphérique
00:16:06etc.
00:16:07j'aurais plus vu
00:16:07la comparaison
00:16:08avec Jordan Bardella
00:16:09qui a tout de même
00:16:10un côté plus
00:16:10justement
00:16:11droit traditionnel
00:16:12milieu d'affaires
00:16:13business
00:16:13le côté
00:16:15peut-être
00:16:15RPR
00:16:15peut se faire ressentir
00:16:16le côté proche
00:16:17du milieu d'affaires
00:16:18s'assumant plutôt
00:16:19de droite
00:16:19prenons un peu son image
00:16:20certains rapports
00:16:21au patronat
00:16:21etc.
00:16:22Je suis d'accord
00:16:22mais juste un clin d'œil
00:16:23pour notre auditeur
00:16:25faire référence à Charles Pasqua
00:16:26et faire un comparatif
00:16:28avec Marine Le Pen
00:16:29je ne pense pas
00:16:29que ce soit un doute
00:16:30là en tout cas
00:16:30c'était pas la bonne période
00:16:32il y a 2-3 ans
00:16:33on aurait rigolé là
00:16:33en revanche pour revenir
00:16:35moi j'avais assisté
00:16:36j'étais au MEDEF
00:16:36l'année dernière
00:16:37à la REF
00:16:37avec le grand débat
00:16:38vous savez
00:16:38tous les partis politiques
00:16:39qui étaient rassemblés
00:16:40et c'est vrai que Jordan Bardella
00:16:42représentait l'ERN
00:16:43je peux vous dire
00:16:43que les hommes d'affaires
00:16:45les patrons
00:16:45et tous les professionnels
00:16:47qui étaient là
00:16:48il y a eu un écho
00:16:49parce que ça allait
00:16:49de l'extrême gauche
00:16:50à l'extrême droite
00:16:51et plus on se rapprochait
00:16:53de Bardella
00:16:53plus il y avait
00:16:54une résonance positive
00:16:55chez les patrons
00:16:56ce qui peut s'expliquer
00:16:56quand on voit en effet
00:16:57la différence de ligne
00:16:58je vous propose juste
00:16:58qu'on ajoute à notre conversation
00:17:00quelqu'un qui nous a appelé
00:17:01au 0826 300 300
00:17:02Corinne bonjour
00:17:04oui bonjour Maxime
00:17:05et bonjour tout le monde
00:17:05merci beaucoup
00:17:06d'être avec nous ce matin Corinne
00:17:07vous allez bien ?
00:17:08ça va et vous
00:17:09je sens une forme insolente
00:17:10je sens une joie
00:17:11je sens presque de l'indécence
00:17:13ben oui
00:17:14j'habite à Bayonne
00:17:15donc qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:17:17Corinne
00:17:17comme dirait l'autre
00:17:18ne bougez pas
00:17:19nous arrivons
00:17:21il y a les fêtes de Bayonne
00:17:22qui commencent mercredi prochain
00:17:23mais c'est pour ça
00:17:24que nous allons arriver
00:17:25je ne sais pas dans quel état
00:17:26Corinne
00:17:26mais nous allons arriver
00:17:28en bon état
00:17:29c'est le retour
00:17:29oui vous avez entièrement raison
00:17:31c'est dans la nuit
00:17:32où il se passe toujours
00:17:33des éléments de trou
00:17:34si ce week-end a clôturé
00:17:34si il se passe à Bayonne
00:17:35reste à Bayonne
00:17:37comme dirait l'autre
00:17:38je connais cette théorie Corinne
00:17:39comment vous regardez
00:17:40vous l'actualité politique
00:17:43est-ce que vous faites partie
00:17:43des citoyens
00:17:44des électeurs
00:17:45des électrices
00:17:45Corinne
00:17:46qui regardait toujours
00:17:47Marine Le Pen
00:17:47avec la loupe extrême droite
00:17:49ah oui toujours
00:17:50et alors j'ai eu mal aux oreilles
00:17:51parce que je suis une ancienne
00:17:52électrice RPR
00:17:53franchement
00:17:54de faire la comparaison
00:17:55j'ai un peu
00:17:55ça fait un peu mal
00:17:56franchement
00:17:57parce que moi pour moi
00:17:58effectivement
00:17:59alors on ne peut pas nier
00:18:00qu'ils ont réussi
00:18:01la dédiabolisation
00:18:03effectivement
00:18:04mais moi je n'ai pas oublié
00:18:05d'où ils viennent
00:18:06enfin ma génération
00:18:07je pense qu'on est un peu
00:18:08comme ça
00:18:08et alors en fait
00:18:09quand bien même
00:18:10on pourrait admettre
00:18:12que Marine Le Pen
00:18:13et compagnie
00:18:14ne soient plus
00:18:15d'extrême droite
00:18:17je veux dire
00:18:17Alain Le Pen
00:18:18perd
00:18:20les électeurs
00:18:20par contre
00:18:21le sont
00:18:22vous voyez ce que je veux dire
00:18:23c'est à dire
00:18:23qu'il y a quand même
00:18:24un gros noyau
00:18:24alors il y a
00:18:25énormément d'électeurs
00:18:27qui vont voter
00:18:27Rassemblement National
00:18:28là parce que
00:18:29c'est les seuls
00:18:30qui leur parlent
00:18:30pouvoir d'achat
00:18:31etc
00:18:31ça c'est ce qu'on entend
00:18:33régulièrement
00:18:33enfin moi je parle
00:18:34avec beaucoup de monde
00:18:34qui assument totalement
00:18:36de voter Rassemblement National
00:18:38et ça se respecte
00:18:39mais ils vous disent toujours
00:18:41ah mais moi je suis pas raciste
00:18:42c'est parce que
00:18:43c'est les seuls
00:18:43qui nous parlent
00:18:44pouvoir d'achat
00:18:44etc
00:18:45bon
00:18:45ça c'est un autre sujet
00:18:46mais par contre
00:18:47il y a quand même
00:18:48un noyau
00:18:49qui est quand même
00:18:49assez dur
00:18:50d'électeurs
00:18:51du Rassemblement National
00:18:52qui eux sont
00:18:54faire plaisir
00:18:55si le Rassemblement National
00:18:56passe l'année prochaine
00:18:57vous voyez ce que je veux dire
00:18:58et une question Corinne encore
00:18:59quand vous dites
00:19:01moi j'ai été un peu
00:19:01scandalisé ou très
00:19:02tout à l'heure
00:19:03en tout cas j'ai mes oreilles
00:19:04conseignées
00:19:04quand j'ai entendu Arnaud
00:19:05notre ami auditeur
00:19:06qui a dit
00:19:07qu'est-ce qui vous a choqué
00:19:09dans la comparaison
00:19:09qu'est-ce qu'aujourd'hui
00:19:10n'a pas Marine Le Pen
00:19:11qu'avait le RPR à l'époque
00:19:13pour que la comparaison
00:19:14entre les deux
00:19:14vous interpelle à ce point
00:19:15écoutez alors moi
00:19:16à l'époque
00:19:17alors j'étais peut-être
00:19:18un petit peu plus naïve
00:19:19mais moi je suis assez
00:19:20chiracienne de base
00:19:21même si bon
00:19:22là j'ai pas retrouvé
00:19:23les valeurs de la droite
00:19:24je les retrouve plus
00:19:25mes valeurs à moi
00:19:26de la droite
00:19:27alors c'est quoi
00:19:28vos valeurs de droite Corinne
00:19:29c'est ça qu'on aimerait
00:19:29comprendre un peu ce matin
00:19:30on va pas faire de la psychanalyse
00:19:31immédiatement
00:19:32mais c'est quoi
00:19:32c'est un principe
00:19:33assez clair
00:19:34c'est-à-dire qu'on peut
00:19:34être de droite
00:19:35et faire du social
00:19:36je sais que ça fait mal
00:19:37aux oreilles à beaucoup de gens
00:19:38mais moi ma droite à moi
00:19:39de chirac
00:19:40c'était la droite
00:19:42bienveillante
00:19:43alors avec
00:19:44de l'ordre
00:19:44enfin de l'ordre
00:19:45comment vous dire ça
00:19:46de l'autorité en tout cas
00:19:47de l'autorité etc
00:19:48qui a perdu
00:19:49mais quand on écoute
00:19:50maintenant
00:19:51monsieur Rotaillot
00:19:52il pourrait prendre
00:19:53sa carte au RN
00:19:53franchement
00:19:54parce qu'il y a vraiment
00:19:55peu de
00:19:56limite il est plus
00:19:58vindicatif
00:19:58que Marine Le Pen
00:20:00vous voyez ce que je veux dire
00:20:00je me dis
00:20:02oula
00:20:02lequel est d'extrême droite
00:20:04mais Corinne restez avec nous
00:20:05on échange autour de la table
00:20:07vous en êtes où alors aujourd'hui
00:20:08parce que du coup
00:20:10excusez-moi Maxime
00:20:12entre gens des pierres et Atlantique
00:20:13on a une petite discussion
00:20:15entre Basque et Bernay
00:20:17vous en êtes où aujourd'hui
00:20:18puisque vous étiez
00:20:20ben voilà
00:20:20vous avez
00:20:21une critique à l'égard
00:20:22de monsieur Rotaillot
00:20:23vous étiez
00:20:24la droite
00:20:25Chirac
00:20:26et aujourd'hui
00:20:27c'est quoi
00:20:27votre attente
00:20:28et vous situez où
00:20:29si vous voulez le dire
00:20:30je le dis avec grand plaisir
00:20:32je l'ai dit déjà
00:20:33officiellement
00:20:33alors moi
00:20:34j'ai voté
00:20:35une première partie
00:20:35de ma vie
00:20:36à droite
00:20:38j'ai été même encartée
00:20:39jusqu'à Sarkozy
00:20:40quand monsieur Sarkozy
00:20:41est arrivé
00:20:41je me suis dit
00:20:42ah là les mêmes valeurs
00:20:43ne correspondent plus trop
00:20:45et en fait
00:20:46j'ai voté à gauche
00:20:46je sais que ça peut paraître
00:20:48totalement bizarre
00:20:49jusqu'à il n'y a pas très longtemps
00:20:51mais par contre
00:20:51on ne m'y reprendra plus
00:20:54ça c'est dit
00:20:54mais beaucoup
00:20:55en tout cas Corinne
00:20:56d'avoir été avec nous
00:20:560826 300 300
00:20:57mais Corinne
00:20:58juste pour ajouter
00:20:59ne soyez pas triste
00:21:00parce qu'en réalité
00:21:01vous êtes toujours représenté
00:21:02dans la droite
00:21:03vous avez Jean-François Copé
00:21:04vous avez Xavier Bertrand
00:21:05alors après
00:21:06on a les champions
00:21:07on a les champions
00:21:09je ne sais pas
00:21:10à quel point c'est ironique
00:21:11c'est ironique Corinne
00:21:12je taquine
00:21:12moi à l'heure actuelle
00:21:14honnêtement
00:21:14je ne vais pas encore
00:21:16je ne vais pas aller voter
00:21:17l'année prochaine
00:21:17si personne
00:21:19je sais que ça ne peut paraître
00:21:20si il n'y a personne
00:21:20on va dire
00:21:21d'un peu hors du commun
00:21:23qui sort du lot
00:21:23Frédéric Fougera
00:21:24pour clôturer cette conversation
00:21:25je voulais reprendre
00:21:26le propos de Corinne
00:21:27qui disait pour elle
00:21:28Marine Le Pen est d'extrême droite
00:21:29parce qu'on sait
00:21:30d'où ils viennent
00:21:30ça illustre ce que je disais
00:21:32juste avant
00:21:33c'est qu'il y a une approche
00:21:34historique et philosophique
00:21:35c'est l'approche de Corinne
00:21:36et puis il y a l'approche
00:21:37pragmatique et institutionnelle
00:21:38quand on voit aujourd'hui
00:21:39ça veut dire quoi
00:21:40d'où ils viennent
00:21:41mais d'où ils viennent qui
00:21:41les fondateurs
00:21:42ou les gens qui sont aujourd'hui
00:21:43à la tête de ce mouvement
00:21:44quand on voit par exemple
00:21:45un des principaux portes-paroles
00:21:47qu'est Andréa Cotarac
00:21:48il vient du parti de gauche
00:21:50et de LFI
00:21:51donc là ça c'est plutôt
00:21:52l'approche pragmatique
00:21:53institutionnelle
00:21:54ça donne pas la réponse
00:21:55à l'étiquette
00:21:56mais ça montre qu'il y a
00:21:57deux approches
00:21:57pour aborder le sujet
00:21:58et de toute façon
00:21:59c'est un débat
00:22:00qui reviendra régulièrement
00:22:02sur l'antenne de Sud Radio
00:22:03et ailleurs
00:22:04il y aura peut-être
00:22:04des éléments de réponse
00:22:05à cette question
00:22:06entre midi 30 et 13h
00:22:07avec un invité
00:22:09avec lequel on a voulu
00:22:10prendre le temps
00:22:11d'échanger
00:22:11de poser les choses
00:22:12notamment en ce débat
00:22:13à savoir Jean-Yves Camus
00:22:14qui est spécialiste
00:22:14des radicalités politiques
00:22:15pour l'Institut Jean Jaurès
00:22:16qui travaille de façon
00:22:18très intense
00:22:18sur toutes ces questions-là
00:22:19et pour lui d'ailleurs
00:22:20vous l'entendrez
00:22:21c'est assez intéressant
00:22:22le côté extrême droite
00:22:23attaché à Marine Le Pen
00:22:24est quelque chose
00:22:25qu'il faut nuancer
00:22:26parce qu'il suffit
00:22:27de s'appuyer
00:22:27sur toute la littérature
00:22:28scientifique et politique
00:22:29pour se rendre compte
00:22:29qu'aujourd'hui
00:22:30ce n'est pas le meilleur
00:22:31qualificatif
00:22:32qu'on peut lui attribuer
00:22:33ce sera donc
00:22:33dans cette émission
00:22:34entre midi 30 et 13h
00:22:36les informations
00:22:36dans un instant
00:22:37et on viendra
00:22:38sur ce débat
00:22:38concernant un homme
00:22:40d'affaires important
00:22:41fortuné
00:22:41qui estime que la réussite
00:22:42en France
00:22:43est quelque chose
00:22:43de mal vu
00:22:44Bèv là encore
00:22:45une autre histoire
00:22:45on en discute
00:22:46dans une poignée de secondes
00:22:47à tout de suite
00:22:47sur l'antenne de Sud Radio
00:22:48Tour de la table
00:22:49pour vos débats
00:22:49pour animer les conversations
00:22:50pour mettre un peu de sel
00:22:52dans le débat
00:22:52pour ferrailler
00:22:53comme il se doit
00:22:54avec vous
00:22:54au 0826 300 300
00:22:56autour de la table
00:22:57Philippe Coy
00:22:57Frédéric Fougera
00:22:58Gilbert Azoulay
00:22:59Lucas Planavergne
00:23:00on continue à discuter
00:23:01après avoir causé
00:23:02un peu popole
00:23:02après avoir causé politique
00:23:03on va discuter
00:23:04d'une phrase
00:23:05qui fait énormément réagir
00:23:06c'est Bernard Arnault
00:23:07un gars qui n'a pas
00:23:08beaucoup de pognon
00:23:09mais qui est très sympathique
00:23:10bref
00:23:10première fortune de France
00:23:11en réalité
00:23:11qui a constitué un empire
00:23:13alors il a beaucoup
00:23:14fait réagir
00:23:14parce qu'il a donné
00:23:15un entretien
00:23:16très long
00:23:18légende qui explose
00:23:19déjà tous les compteurs
00:23:20près d'un million de vues
00:23:21en à peine 24 heures
00:23:22exactement
00:23:23Guillaume Plé
00:23:23qui était à l'animation
00:23:24de cet entretien
00:23:26et donc il a lâché
00:23:27une petite phrase
00:23:28notamment sur la réussite
00:23:29en France
00:23:29et je vous propose
00:23:30de l'écouter
00:23:31cette petite phrase
00:23:31on a réussi à l'extraire
00:23:32et on en débat
00:23:33parce que je pense
00:23:34que c'est quelque chose
00:23:35sur lequel on va pouvoir
00:23:36s'écharper
00:23:37en toute
00:23:37de façon républicaine
00:23:38comme on dit
00:23:39écoutez Bernard Arnault
00:23:40en France
00:23:40quand on réussit un peu
00:23:43immédiatement
00:23:43on est critiqué
00:23:45bon voilà
00:23:45c'est tout
00:23:46par des gens souvent
00:23:47qui comprennent pas
00:23:48ce qu'on fait
00:23:48ou qui veulent critiquer
00:23:50pour différentes raisons
00:23:51qui leur sont propres
00:23:52pourquoi quoi ça sert
00:23:53c'est pas la peine
00:23:54de se polluer l'esprit
00:23:56avec ça
00:23:56à mon avis
00:23:57parce que la partie
00:23:58de la question
00:23:59c'était mais alors
00:23:59quand même
00:24:00toutes les critiques sur vous
00:24:01les articles
00:24:01sur les réseaux sociaux
00:24:02les commentaires parfois
00:24:03sous certaines vidéos
00:24:04qu'est-ce qu'on dit vous
00:24:04ils disaient
00:24:04ah non mais moi de toute façon
00:24:05je m'en fie
00:24:06je regarde même pas
00:24:06en revanche c'est vrai
00:24:07qu'en France la réussite
00:24:08est-ce que Bernard Arnault
00:24:09a raison
00:24:10est-ce qu'en France
00:24:11on a un problème
00:24:11avec la réussite
00:24:11je sais pas
00:24:12vous êtes chef d'entreprise
00:24:13vous êtes patron
00:24:13vous avez gagné de l'argent
00:24:14vos enfants
00:24:15vous avez réussi
00:24:15à un moment
00:24:16il y a eu
00:24:17comme une sorte de retour
00:24:18de bâton
00:24:18venez témoigner
00:24:19au 0826 300 300
00:24:20il y a Gilbert Azoulay
00:24:21qui me regarde
00:24:22comme un élève
00:24:22du fond de la classe
00:24:23qui veut prendre la parole
00:24:23je vous en prie
00:24:24le bâton de la parole
00:24:25je suis spécialiste
00:24:26éducation
00:24:26donc je respecte
00:24:27bien sûr
00:24:28la classe
00:24:29je me vois comme professeur
00:24:30ça me fait plaisir
00:24:30vous voyez c'est très frappant
00:24:31et ça résonne un peu
00:24:33avec ce que vous dites
00:24:34moi ce que je retiens
00:24:34de ce qu'a fait Bernard Arnault
00:24:35cette dernière semaine
00:24:36c'est d'avoir donné
00:24:3750 millions
00:24:38pour créer un institut
00:24:39de mathématiques
00:24:39à Polytechnique
00:24:40pour notre souveraineté
00:24:42mais en revanche
00:24:42ce dossier sur
00:24:43la réussite en France
00:24:44Dugarry l'avait ouvert
00:24:45souvenez-vous
00:24:46il disait
00:24:46quand je sortais
00:24:47avec ma Ferrari
00:24:47au Milan AC
00:24:48les gens m'applaudissaient
00:24:49quand à l'OM
00:24:50je suis arrivé
00:24:51que je sortais avec ma Porsche
00:24:52on me rayait ma voiture
00:24:53on a un problème
00:24:54avec la réussite
00:24:55ce que dit Bernard Arnault
00:24:56tout simplement
00:24:56c'est un problème
00:24:57qu'on a évidemment
00:24:58et qui est une question culturelle
00:24:59qu'on retrouve aux Etats-Unis
00:25:00où on dit
00:25:01combien tu comptes
00:25:02on ne dit pas
00:25:02qu'est-ce que tu fais
00:25:03ou quelle est ta réussite
00:25:04ou ton métier
00:25:06on dit combien tu vaux
00:25:07là en France
00:25:08on n'est plus dit
00:25:09qu'on n'ose pas parler d'argent
00:25:10d'ailleurs on ne parle pas de salaire
00:25:11on ne parle pas d'argent
00:25:12et de choses comme ça
00:25:13c'est un vrai problème d'ailleurs
00:25:14parce que
00:25:15par exemple
00:25:15dans le milieu des start-upers
00:25:16on parle volontiers
00:25:17de levée de fonds
00:25:18on parle volontiers
00:25:18de valorisation
00:25:19on parle d'argent
00:25:21plus facilement
00:25:22donc cette nouvelle génération
00:25:23j'espère qu'elle va un peu
00:25:25traverser le rubicon
00:25:26pour aller faire
00:25:26cette reconnaissance de la réussite
00:25:28Est-ce qu'on a un problème
00:25:29avec la réussite en France
00:25:300826
00:25:30300
00:25:32Philippe Coye
00:25:32Je vais dire oui
00:25:33oui avec mon parcours
00:25:35d'entrepreneur
00:25:36C'est bien pour ça
00:25:36que je vous pose la question
00:25:37Merci Maxime
00:25:39Je crois que ce qu'a dit
00:25:40M. Arnaud
00:25:41n'est que
00:25:42la révélation
00:25:43d'un vrai sentiment
00:25:44porté par
00:25:45les chefs d'entreprise
00:25:46aujourd'hui
00:25:48réussir
00:25:48c'est pas bien
00:25:49et je crois que
00:25:50c'est un vrai problème
00:25:51comme le disait Gilbert
00:25:53culturel dans ce pays
00:25:54si vous allez
00:25:55chez les anglo-saxons
00:25:56vous prenez exemple
00:25:57sur celui qui réussit
00:25:58pour faire aussi bien
00:26:00voire mieux
00:26:00en France
00:26:01quand vous réussissez
00:26:02moi je me rappelle
00:26:03j'ai pas fait beaucoup d'études
00:26:04j'ai dessus travaillé
00:26:05j'ai monté des entreprises
00:26:07des magasins
00:26:07et j'avais eu le malheur
00:26:10à 18 ans
00:26:1119 ans
00:26:11quand j'ai commencé
00:26:13gagner un peu d'argent
00:26:14et acheter
00:26:15comme tout
00:26:16jeune
00:26:16une petite voiture
00:26:18rien d'exceptionnel
00:26:19et toute la journée
00:26:20j'en prenais plein la gueule
00:26:22jusqu'à acheter
00:26:23une poubelle
00:26:24pour ne plus avoir
00:26:25à montrer
00:26:26que éventuellement
00:26:27je volais pas mon argent
00:26:28je travaillais
00:26:29et c'est aujourd'hui
00:26:30régulier
00:26:31constant
00:26:32tous les collègues
00:26:33chefs d'entreprise
00:26:34que je côtoie
00:26:35aux entrepreneurs
00:26:36ont aujourd'hui
00:26:37ce ressenti
00:26:38et au lieu de
00:26:39faire éclore nos talents
00:26:40on les enfonce
00:26:42et d'ailleurs
00:26:42il faut pas s'y tromper
00:26:43regardez le nombre de jeunes
00:26:45aujourd'hui
00:26:45s'ils veulent réussir
00:26:46qui s'exportent
00:26:47on a des talents
00:26:48on a du savoir-faire
00:26:49sauf qu'aujourd'hui
00:26:50on est bridé
00:26:51brimé
00:26:52par cet état d'esprit
00:26:54et cet état d'esprit
00:26:55d'ailleurs
00:26:55en tout cas peut-être
00:26:56qu'on n'en a pas suffisamment conscience
00:26:58parce qu'il n'y a qu'une partie
00:26:59de tout ce que vous décrivez
00:27:00qu'on voit en réalité
00:27:01on voit souvent
00:27:01là où sont les personnes
00:27:02on voit jamais tout ce qu'elle a fait
00:27:03pour y arriver
00:27:04vous voyez pas les nuits blanches
00:27:06vous voyez pas les fins de moins difficiles
00:27:07vous voyez pas que j'ai mis
00:27:08comme tous mes collègues entrepreneurs
00:27:10mon patrimoine familial
00:27:12ma famille
00:27:12dans le danger
00:27:14pour réussir
00:27:15aujourd'hui
00:27:16je suis un peu plus confortable
00:27:18qu'à mes débuts de carrière
00:27:19mais à quel prix ?
00:27:21merci
00:27:21ce qui est vrai
00:27:22et d'ailleurs
00:27:23sur ce qu'on ne voit pas forcément
00:27:25nous avons là la vague
00:27:26une vague suivante
00:27:27du fameux baromètre
00:27:28que nous avons avec Fiducial
00:27:30sur justement
00:27:31les TPE
00:27:32les vacances
00:27:32la rentrée des dirigeants
00:27:33il y a ce chiffre quand même
00:27:34qui est intéressant
00:27:353 dirigeants de DPE sur 10
00:27:37seulement
00:27:37ne prendront pas de vacances
00:27:39et quand on s'intéresse
00:27:40à la moyenne de leurs vacances
00:27:41on est à 10 jours par an
00:27:4310 jours par an de vacances
00:27:44c'est une réalité
00:27:45il faut arrêter de penser
00:27:47que le patronat
00:27:47c'est l'opulence
00:27:49c'est la voiture
00:27:50le sport dehors
00:27:51c'est les yachts
00:27:52et les vacances au soleil
00:27:53ce n'est pas ça la réalité
00:27:55moi je ne suis pas d'accord
00:27:56avec ce qui vient d'être dit
00:27:57d'abord
00:27:58merci beaucoup
00:27:59je vais rappeler les bases
00:28:01évidemment Bernard Arnault
00:28:02est une grande fortune française
00:28:04qui participe
00:28:05au rayonnement économique
00:28:06au rayonnement culturel
00:28:07de la France
00:28:08à la souveraineté de la France
00:28:09et ça on ne peut que
00:28:10lui en rendre hommage
00:28:12maintenant
00:28:12cette phrase
00:28:13cette petite phrase
00:28:14comme vous dites Maxime
00:28:15ce n'est pas une petite phrase
00:28:16ça relève quasi du slogan
00:28:17parce que j'ai l'impression
00:28:17de l'entendre
00:28:18depuis 20 ans
00:28:19cette phrase
00:28:20on l'entend tout le temps
00:28:21il y a un côté
00:28:22différence de mentalité
00:28:23avec les Etats-Unis
00:28:25mais je pense
00:28:26qu'il y a une grande différence
00:28:27entre le fait
00:28:27que le paysage économique français
00:28:30ne soit pas propice
00:28:32à l'entrepreneuriat
00:28:33n'aide pas les entreprises
00:28:34et le fait
00:28:34qu'on déteste la réussite
00:28:35en France
00:28:36vous disiez que
00:28:37pardon
00:28:37pardon au micro
00:28:39vous voyez le débat
00:28:40ça va me rester
00:28:41si vous voulez
00:28:43vous disiez
00:28:44que
00:28:45qu'en France
00:28:46voilà
00:28:46dès qu'on a une voiture
00:28:47dès qu'on réussit
00:28:48finalement
00:28:49on est regardé
00:28:49d'un mauvais oeil
00:28:50en réalité
00:28:51on peut réussir
00:28:53on est jaloux
00:28:53et ça c'est une chose
00:28:54mais on peut réussir
00:28:55aussi avec des bonnes manières
00:28:56là je ne parle pas
00:28:57de Bernard Arnault
00:28:57je parle de manière générale
00:28:58mais je veux dire
00:28:59mais quand il y a même
00:29:00des gens ne réussiraient pas
00:29:01avec de bonnes manières
00:29:02c'est pour la manière
00:29:03dont ils réussissent
00:29:04pour les à côté
00:29:05dont ils réussissent
00:29:06je pense à l'écologie
00:29:07je pense aux droits
00:29:09c'est une visiocardie
00:29:09c'est une visiocardie
00:29:11c'est une visiocardie
00:29:12c'est une visiocardie
00:29:12c'est une visiocardie
00:29:13qu'en France
00:29:13on n'aime pas la réussite
00:29:15moi dans ce cas-là
00:29:16j'aimerais poser
00:29:16la question inverse
00:29:17est-ce que vous avez le souvenir
00:29:18de gens qui ont réussi
00:29:19et qui n'ont pas eu
00:29:19à subir un moment ou un autre
00:29:21un retournement
00:29:21de la part de la population
00:29:22dès qu'ils se sont
00:29:23en réalité exposés
00:29:24un tout petit peu
00:29:25j'ai une phrase de Bernard Tapie
00:29:26qui était non pas en désaccord
00:29:28mais qui l'avait éprouvé
00:29:29lui directement
00:29:29qui avait dit
00:29:30peut-être que
00:29:30je ne sais pas
00:29:31si les français détestent
00:29:31la réussite
00:29:32mais en tout cas
00:29:32ce qu'ils n'aiment pas
00:29:33c'est quand on expose
00:29:34la réussite
00:29:34mais donc si on ne peut pas
00:29:35juste en jouir correctement
00:29:37de sa réussite
00:29:37c'était un problème
00:29:38d'abord Frédéric Bougera
00:29:39qui n'a pas encore participé
00:29:40à cette conversation
00:29:41c'est vrai que c'est certainement
00:29:42lié à un problème d'image
00:29:43ce que vous soulevez
00:29:44en fait
00:29:44je me retrouve
00:29:46dans tout ce qui a été dit
00:29:46mais avec nuance
00:29:48assurément un problème d'image
00:29:49afficher sa réussite
00:29:50c'est très mal vu
00:29:51c'est ça qui est un problème
00:29:52à côté de ça
00:29:53on est quand même
00:29:54dans un pays
00:29:54où on laisse beaucoup plus
00:29:55la parole
00:29:56à ceux qui prônent
00:29:57le droit à la paresse
00:29:58que ceux qui prônent
00:30:00l'initiative
00:30:01l'investissement
00:30:02l'engagement
00:30:03le travail
00:30:04donc ça
00:30:04ce n'est pas une question
00:30:05de j'aime ou j'aime pas
00:30:06la réussite
00:30:07c'est une philosophie
00:30:10qu'on nous martèle
00:30:11et pour rejoindre
00:30:13en partie Lucas
00:30:13même si ce n'est pas
00:30:14ce qu'il a dit
00:30:14mais peut-être
00:30:15le pense-t-il
00:30:16ou me rejoindra-t-il
00:30:17moi quelque part
00:30:18j'ai le sentiment
00:30:18par cette prise de parole
00:30:20Bernard Arnaud
00:30:21ce n'est pas une personne
00:30:21qui communique beaucoup
00:30:22c'est une personne
00:30:23qui est très peu présente
00:30:24dans les médias
00:30:24et là il n'est pas allé
00:30:25au journal Le 20h
00:30:26il n'a pas donné
00:30:27une grande interview
00:30:27à un journal
00:30:29il a choisi
00:30:30un média en ligne
00:30:32vous avez évoqué ce média
00:30:33peut-être que tout le monde
00:30:34ne le connaît pas
00:30:34c'est près d'un million
00:30:35et demi
00:30:36d'abonnés
00:30:37sur Instagram
00:30:38c'est près de 4 millions
00:30:39d'abonnés
00:30:40sur Youtube
00:30:41c'est globalement
00:30:427 millions
00:30:42de vues et d'écoutes par mois
00:30:44cette interview
00:30:44en 2h
00:30:45elle a fait plus
00:30:47de scores et d'audience
00:30:47que les 10 précédentes
00:30:49interviews
00:30:49sur ce média
00:30:51donc il a fait le choix
00:30:52d'un média
00:30:53qui touche une cible
00:30:54très particulière
00:30:56où il a le temps
00:30:56de s'exprimer
00:30:57et quelque part
00:30:58c'est là où je faisais
00:30:59qui est sensible à ses questions
00:31:00et là où je voulais
00:31:01faire le lien
00:31:03sans qu'il le sache
00:31:04ou sans qu'il m'y autorise
00:31:04avec Lucas
00:31:05c'est que quelque part
00:31:06pour moi
00:31:07il a fait un premier pas
00:31:10une prise de parole
00:31:10dans la campagne électorale
00:31:12et dans la campagne présidentielle
00:31:13il prend position
00:31:14et quelque part
00:31:15il essaye de mettre
00:31:16d'instaurer un sujet
00:31:17alors c'est rarement
00:31:18les chefs d'entreprise
00:31:18qui décident de l'agenda politique
00:31:20dans une campagne électorale
00:31:22mais on en parle aujourd'hui
00:31:24vu le nombre d'audience
00:31:25et vu le nombre de personnes
00:31:26qui en parlent
00:31:26quelque part
00:31:27c'est un acte de communication
00:31:28fort qu'il a fait
00:31:290826-300-300
00:31:30est-ce que la réussite
00:31:31est un problème en France
00:31:32est-ce que les français
00:31:33ont un problème
00:31:34avec la réussite
00:31:35est-ce qu'ils ont un problème
00:31:35avec le gros compte en banque
00:31:37les vêtements de luxe
00:31:38avec le gros bateau
00:31:39les voyages
00:31:39dans certaines conditions
00:31:42certains vêtements
00:31:42qui sont en effet
00:31:43considérés comme des éléments
00:31:44de luxe
00:31:44des grands voyages
00:31:45ou est-ce que
00:31:46c'est tout simplement
00:31:46les personnes qui en parlent
00:31:47un peu comme le disait Lucas
00:31:48peut-être avec une exposition
00:31:49qui n'est pas toujours correcte
00:31:51venez nous donner
00:31:52votre point de vue
00:31:52au 0826-300-300
00:31:54Philippe
00:31:54vous réagissiez à ce que disait Frédéric
00:31:56ce que je veux amener
00:31:57comme éclairage au débat
00:31:59c'est que Michel Arnaud
00:32:01Bernard
00:32:02Michel Arnaud
00:32:03viendra peut-être
00:32:04dans un second temps
00:32:04c'est peut-être
00:32:05l'ancien président des pluralistes
00:32:06excusez-moi
00:32:06c'est pour ça
00:32:07ma confusion
00:32:08c'est pas le message
00:32:08quelqu'un s'applique
00:32:09comme des pluralistes
00:32:11pas du tout un secteur en crise
00:32:13venez avec moi
00:32:14à la peau
00:32:15vous verrez tout à l'heure
00:32:16pour vous dire
00:32:17que la phrase
00:32:18de M. Arnaud
00:32:18elle est choisie
00:32:19bien évidemment
00:32:20elle est choisie
00:32:21dans un calendrier
00:32:22moi je respecte beaucoup
00:32:24ce monsieur
00:32:24parce qu'il a créé
00:32:26de la richesse
00:32:27pour notre pays
00:32:28il maintient le savoir-faire français
00:32:29notamment de l'artisanat d'art
00:32:32par rapport au luxe
00:32:33mais attention
00:32:34il ne faut pas imaginer
00:32:35que tous les chefs d'entreprise
00:32:37sont M. Arnaud
00:32:38moi je parle
00:32:39pour les 3 millions et demi
00:32:40de chefs d'entreprise
00:32:41d'auto-entrepreneurs
00:32:42de jeunes
00:32:43qui ont aujourd'hui
00:32:44la volonté
00:32:45de se réaliser
00:32:46que ce soit des artisans
00:32:47des commerçants
00:32:48en tous les cas
00:32:48c'est ce que nous défendons
00:32:49à la CPME
00:32:50qui est aujourd'hui
00:32:51les entrepreneurs
00:32:52parce que oui
00:32:53nous voulons gagner notre vie
00:32:54en travaillant
00:32:55mais nous ne voulons pas
00:32:56être montrés du doigt
00:32:57nous voulons aussi
00:32:58nous impliquer
00:32:59et ne pas être mystifiés
00:33:00derrière un patronat
00:33:02qui n'est pas notre image
00:33:03suite de la conversation
00:33:04sur Sud Radio
00:33:050826 300 300
00:33:06on en discute
00:33:07vous venez participer
00:33:08sur le site
00:33:09sudradio.fm
00:33:11non ?
00:33:12.fm c'est nous ici
00:33:13c'est le sudradio.fr
00:33:15oui c'est ça
00:33:15comme dirait l'autre
00:33:16il est temps que ça se termine
00:33:17définitivement
00:33:19le site sudradio.fr
00:33:20les réseaux sociaux
00:33:21ainsi que l'application
00:33:22bien entendu
00:33:23vous nous appelez
00:33:23au 0826 300 300
00:33:25c'est la mime à nuque
00:33:26qui vous attend
00:33:26je le vois avec son casse
00:33:27sur les oreilles
00:33:27ça veut dire que les appels
00:33:28sont nombreux
00:33:29on poursuit la conversation
00:33:30est-ce qu'on a un problème
00:33:31avec la réussite en France
00:33:32c'est Bernard Arnault qui le dit
00:33:33est-ce qu'on déteste l'argent
00:33:35est-ce qu'on déteste
00:33:35ceux qui réussissent
00:33:36d'un point de vue professionnel
00:33:37d'un point de vue statutaire
00:33:38et bien on en parle
00:33:400826 300 300
00:33:41à tout de suite sur Sud Radio
00:33:43Sud Radio
00:33:44les débats de l'été
00:33:4510h-13h
00:33:47Maxime Liedot
00:33:48autour de la table
00:33:49une équipe de chocs
00:33:50Philippe Coye
00:33:50Frédéric Fougera
00:33:51Gilbert Azoulay
00:33:52Lucas Panavère
00:33:52on se pose cette question
00:33:53ce matin qui vous fait
00:33:54énormément réagir
00:33:55oui
00:33:55est-ce qu'on a un problème
00:33:56avec la réussite en France
00:33:58et notamment
00:33:58disons-le un peu franchement
00:34:00avec l'exposition
00:34:00de la réussite
00:34:02en banque
00:34:02les discussions sur l'argent
00:34:03le gros bateau
00:34:04très souvent la caricature
00:34:05c'est la belle bagnonne
00:34:06et c'est vrai que
00:34:06même encore en coulisses
00:34:08on avait des débats
00:34:09où personne ne s'accordait
00:34:11notamment vous Lucas
00:34:11il y a une volonté
00:34:13comme ça
00:34:13de faire ressortir
00:34:14l'homme de gauche en vous
00:34:15qui parfois est enfoui
00:34:16ce n'est pas l'homme de gauche
00:34:17c'est l'homme de classe populaire
00:34:18c'est un prétexte
00:34:21c'est tout le sujet
00:34:23et malheureusement
00:34:25sur ce genre de sujet
00:34:25on manque parfois de nuances
00:34:26et je me mets avec
00:34:27dans le lot
00:34:28c'est-à-dire que d'un côté
00:34:29on aurait
00:34:30on peut pas
00:34:31réussir en France
00:34:32et du coup
00:34:33on ne peut plus critiquer
00:34:35les personnes
00:34:35qui réussissent
00:34:36je suis désolé
00:34:37on peut très bien dire
00:34:37Bernard Arnault
00:34:38est un très grand
00:34:39chef d'entreprise français
00:34:41qui contribue
00:34:42encore une fois
00:34:43au rayonnement français
00:34:45à la souveraineté française
00:34:46et on peut aussi
00:34:47critiquer
00:34:48certaines choses
00:34:49des grandes fortunes françaises
00:34:50on peut parler
00:34:52des impôts
00:34:52des grandes fortunes françaises
00:34:53sans que le débat
00:34:54soit
00:34:54aussi
00:34:55aussi binaire
00:34:56par ailleurs
00:34:56je voulais ajouter un point
00:34:57c'est qu'il me semble
00:34:59que ce débat
00:34:59est légèrement
00:35:00en train de changer
00:35:00c'est-à-dire que
00:35:01j'ai quand même
00:35:02la sensation
00:35:02que dans les nouvelles générations
00:35:03il y a beaucoup plus
00:35:05voilà un côté
00:35:06presque admiratif
00:35:08devant cette réussite
00:35:09et là je sors
00:35:10des chefs d'entreprise
00:35:11mais on peut prendre
00:35:11les acteurs
00:35:12les influenceurs
00:35:13les footballeurs
00:35:15on en parle hors antenne
00:35:16où là la réussite
00:35:17est très souvent bien vue
00:35:18chez les jeunes
00:35:18et évidemment
00:35:19il y a sans doute
00:35:20un clivage générationnel
00:35:21et aussi à qui on parle
00:35:22c'est-à-dire
00:35:23évidemment
00:35:23si vous allez parler
00:35:26à un ouvrier
00:35:27au fin fond de la Moselle
00:35:28qui va peut-être
00:35:30devoir
00:35:30d'ici quelques années
00:35:31prendre sa retraite
00:35:32à 67 ans
00:35:32s'il y arrive
00:35:33s'il n'est pas mort avant
00:35:34et qu'il gagne 2000 euros par mois
00:35:35en se donnant les 3-8
00:35:36et qu'on vous dit
00:35:37en France
00:35:37on déteste la réussite
00:35:38bon ben
00:35:39évidemment ça passera pas
00:35:40donc voilà
00:35:41je pense qu'il faut être
00:35:42un peu plus nuancé
00:35:42sur ce genre de débat
00:35:43il y a un peu plus de nuances
00:35:44on en manque apparemment
00:35:45il faut être nuancé
00:35:45mais il y a quand même
00:35:46une réalité
00:35:47je suis désolé
00:35:48ça fait 35 ans
00:35:49que je suis chef d'entreprise
00:35:50je vois mes collègues
00:35:51je discute
00:35:52je rencontre
00:35:53beaucoup d'acteurs
00:35:54sur le territoire
00:35:55et c'est quand même
00:35:56pénalisant
00:35:57c'est lourd
00:35:58d'avoir cet état d'esprit
00:35:59et c'est dommage
00:36:01parce qu'il vaudrait mieux
00:36:03qu'on puisse
00:36:04à travers des échanges
00:36:05avec des jeunes
00:36:07montrer qu'on peut réussir
00:36:08qu'on gagne son argent
00:36:10en travaillant peut-être
00:36:11lourdement
00:36:12fortement
00:36:12que
00:36:13où on se replie sur soi
00:36:15pour ne pas le dire
00:36:16et alors que vous disiez
00:36:17sur le sport
00:36:18moi je suis désolé
00:36:20quand je vois
00:36:21les mêmes publics
00:36:22qui applaudissent
00:36:23des footballeurs
00:36:24qui gagnent des millions
00:36:25on en fait des idoles
00:36:27si c'est un patron
00:36:28je ne vais pas me comparer
00:36:30à monsieur Arnaud
00:36:30bien évidemment
00:36:31on lui crache presque dessus
00:36:33combien sur le chèque ?
00:36:34quand on voit
00:36:34les influenceurs
00:36:36qui sont des gens éphémères
00:36:38qui sont en plus à Dubaï
00:36:39qui font rêver
00:36:40une certaine catégorie
00:36:42aujourd'hui
00:36:42de nos jeunes
00:36:43qui gagnent beaucoup d'argent
00:36:44si c'est ça le modèle
00:36:45de la réussite
00:36:47ça n'envoie pas
00:36:48un bon signal
00:36:49pour les entrepreneurs
00:36:50Frédéric Fougera
00:36:50et après on ira écouter
00:36:52nos auditeurs
00:36:52justement au Standard
00:36:53qui sont nombreux
00:36:54à nous passer un coup de fil
00:36:54notamment Marie-Alice et Carole
00:36:56Frédéric
00:36:56je ne suis pas certain
00:36:57qu'il y ait beaucoup de cohérence
00:36:57dans les avis
00:36:59des jeunes générations
00:37:00qui peuvent penser
00:37:01tout et son contraire
00:37:02dans la même journée
00:37:02mon sentiment
00:37:03c'est que c'est la popularité
00:37:05ce sont les gens
00:37:05qui font rêver
00:37:07qui sont enviés
00:37:08ce n'est pas la réussite financière
00:37:09et quand on parle des artistes
00:37:12quand on parle des footballeurs
00:37:13ou quand on parle des influenceurs
00:37:15on balance parfois des chiffres
00:37:16mais on n'a pas une compréhension
00:37:18une réalité de ce que sont leurs revenus
00:37:20donc finalement
00:37:21c'est l'image d'eux
00:37:22que l'on voit
00:37:23et c'est ça qui donne envie
00:37:24et c'est ça que peuvent envier
00:37:27les jeunes
00:37:27et pas seulement les jeunes
00:37:28d'ailleurs
00:37:28il n'y a pas besoin
00:37:29de les catégoriser par âge
00:37:30mais la réussite financière
00:37:32quand elle est sur le tapis
00:37:33et c'est souvent
00:37:34quand on vous dit
00:37:34combien vous payez d'impôts
00:37:35que finalement
00:37:36vous commencez à être détesté
00:37:37parce qu'on dit
00:37:38il devrait du coup
00:37:38pouvoir payer plus
00:37:39parce qu'il s'il paye autant
00:37:40c'est qu'il peut payer plus
00:37:41alors que les autres
00:37:42on ne dit jamais
00:37:43combien ils payent d'impôts
00:37:44de quelle note d'impôts
00:37:45Philippe Coye et Frédéric
00:37:46de quel influenceur
00:37:48ou sportif
00:37:48ou comédien de cinéma
00:37:51on connait
00:37:52la feuille d'impôts
00:37:53ou la contribution
00:37:54à l'état français
00:37:55aucun ou quasiment aucun
00:37:56moi ce qui me gêne
00:37:57dans le propos
00:37:59c'est que
00:38:00vous dites
00:38:00une catégorie de jeunes
00:38:02de français
00:38:03les admire
00:38:04pardonne les gains
00:38:05qu'ils ont
00:38:05parce qu'ils font rêver
00:38:06moi je préférerais
00:38:08que ce soit
00:38:08les chefs d'entreprise
00:38:09aujourd'hui
00:38:09qui fassent rêver notre pays
00:38:10on serait moins dans la merde
00:38:12je préférerais
00:38:13que ce soit tout le monde
00:38:13et que
00:38:15que ce soit pas la haine
00:38:16qui s'exprime
00:38:17face à la réussite
00:38:17mais la guerre c'est mal
00:38:19aussi mon cher Frédéric
00:38:20et puis la famine
00:38:21il faut que ça s'arrête
00:38:22et puis l'eau ça mouille
00:38:23et le feu ça brûle
00:38:23ça a l'idée
00:38:24si vous voulez
00:38:25qu'il y ait de différents trucs
00:38:26c'est très compliqué
00:38:27c'est bien critiquer la réussite
00:38:28c'est bien
00:38:29c'est juste ce que je disais
00:38:31c'est juste ce que je disais
00:38:32mais bien sûr
00:38:33quand on dirait
00:38:33on espère
00:38:36que tout un pays
00:38:36se met derrière
00:38:37quand on espère
00:38:38que tout un pays
00:38:38se met derrière
00:38:39on sait que malheureusement
00:38:40pardon qu'il pousait en France
00:38:41on sait que c'est presque
00:38:42un vœu pieux ce que vous dites
00:38:43on adorait
00:38:43mais c'est un vœu pieux
00:38:44parce que les français
00:38:45ont un moment
00:38:46oui adorent détester
00:38:47adorent critiquer
00:38:48ont un problème avec l'argent
00:38:49ça c'est pas nouveau
00:38:50donc c'est presque irréalisable ça
00:38:52ok
00:38:52donc il n'y a même pas la peine
00:38:53même pas besoin de faire ce débat
00:38:54puisque vous venez de donner
00:38:57la conclusion
00:38:57je ne donne pas la conclusion
00:38:58faut-il
00:38:59il y a un pays malade
00:39:00qui aime détester l'autre
00:39:01ce qui n'est pas faux non ?
00:39:02ce qui n'est pas faux
00:39:03le problème c'est qu'en plus
00:39:04on perd la mesure de l'échelle
00:39:06on dit
00:39:07tu l'as dit Lucas
00:39:08tu as une vision un peu
00:39:09passéiste de la réussite
00:39:10tu dis
00:39:10il ne faut pas être trop ostentatoire
00:39:12vous avez une vision passéiste
00:39:13de ce Canada
00:39:13mais si tu as dit
00:39:14celui qui se montre trop
00:39:15avec une grosse bagnole
00:39:16c'est moche de se montrer
00:39:17c'est ça la réussite
00:39:17moi j'en ai dit définitive
00:39:18que vous êtes passéiste
00:39:19mais si
00:39:20en gros il ne faut pas être
00:39:21en trop en rajouté
00:39:23mais moi c'est ça qui m'étonne
00:39:24c'est qu'on perd la mesure
00:39:25et l'échelle
00:39:25quelqu'un comme Bernard Arnault
00:39:27on dit
00:39:27il réussit trop
00:39:28en gros
00:39:28on a pas mal avec la réussite
00:39:30mais le montant des impôts
00:39:32qui sont réglés
00:39:33par lui
00:39:33à titre personnel
00:39:34mais en plus par les sociétés
00:39:35est colossal
00:39:39je vais vous donner un seul chiffre
00:39:41que Bernard Arnault
00:39:42a donné dans cet entretien
00:39:43et qui nous a fait réagir
00:39:44hier en débat
00:39:44c'est très simple
00:39:45il a été aidé
00:39:46au tout début de sa vie
00:39:47Bernard Arnault
00:39:48avec un chèque
00:39:4970 millions d'euros
00:39:50depuis
00:39:50en charge et en impôts
00:39:51il en a rendu
00:39:5240 milliards
00:39:53voilà
00:39:5470 millions
00:39:5540 milliards
00:39:55donc quand vous parlez
00:39:56en effet de débat
00:39:58hier on était avec
00:39:58Paul Séby
00:39:59qui travaille
00:39:59pour le magazine
00:40:01L'Hexagone
00:40:01il expliquait
00:40:02qu'ils avaient
00:40:02ils s'étaient amusés
00:40:03à calculer
00:40:04en fonction des impôts
00:40:05que payaient certains
00:40:06grands chefs d'entreprise
00:40:07à quoi ça correspondait
00:40:08en France
00:40:08donc c'est la scolarité
00:40:10de tant de collégiens
00:40:11c'est aujourd'hui
00:40:12le budget pour des aides
00:40:13à la culture
00:40:14c'est considérable
00:40:14on ferait bien
00:40:15de se soucier
00:40:16moi je trouve ça super
00:40:17et je trouve pas ça
00:40:18anormal non plus
00:40:19je suis d'accord
00:40:20non non mais
00:40:21ce que je veux dire
00:40:22c'est qu'il faut mesurer
00:40:22absolument à la l'aune
00:40:23de la réussite
00:40:24et de ce leur apport
00:40:25à la société
00:40:26à la souveraineté
00:40:27tu as en parlé
00:40:27ce qu'ils ont fait
00:40:29moi je suis désolé
00:40:30ce qu'a apporté
00:40:31le groupe LVMH
00:40:32depuis qu'il a été créé
00:40:33est colossal
00:40:34et puis l'idée
00:40:35de la taxe Zutman
00:40:36et qu'il faudrait prendre
00:40:36une partie du patrimoine
00:40:37puisque c'est ça
00:40:38qui a savonné un peu la planche
00:40:39qui a renforcé cette idée
00:40:40que les riches gagneraient
00:40:41c'est complètement irréalisable
00:40:44et surréaliste
00:40:45avant de poursuivre le débat
00:40:47allons au standard
00:40:48au 0826 300 300
00:40:49bonjour Carole
00:40:51oui bonjour
00:40:52est-ce que vous êtes d'accord
00:40:52avec Bernard Arnault
00:40:53oui on a un problème
00:40:54avec la réussite en France
00:40:56complètement
00:40:56je suis complètement d'accord
00:40:58avec Bernard Arnault
00:40:58je le soutiens à 200%
00:41:00c'est d'ailleurs quelqu'un
00:41:01qui a de l'expérience
00:41:02pour en parler
00:41:03qui a du recul
00:41:04après il faut savoir
00:41:06quelle est la définition
00:41:07de la réussite
00:41:07est-ce que c'est l'argent
00:41:08est-ce que c'est
00:41:11le fait d'être connu
00:41:13voilà il faut aussi
00:41:14se poser cette question
00:41:15mais je pense que l'argent
00:41:16est un tabou en France
00:41:17on n'a pas envie d'en parler
00:41:18on n'aime pas les riches
00:41:19on n'aime pas ceux qui travaillent
00:41:21on ne voit pas d'ailleurs
00:41:22ceux qui travaillent
00:41:23pour réussir
00:41:24parce que c'est facile
00:41:25de pointer du doigt
00:41:26mais je pense qu'il n'a pas réussi
00:41:27en dormant
00:41:28jusqu'à 10h le matin
00:41:29c'est ce que disait tout à l'heure
00:41:30Philippe
00:41:30on ne voit pas les nuits blanches
00:41:31on ne voit pas les angoisses
00:41:32on ne voit pas les sacrifices
00:41:33derrière
00:41:34on ne voit pas énormément de choses
00:41:35voilà on ne voit pas
00:41:36sa vie personnelle
00:41:38qui a été sacrifiée
00:41:39les heures avec sa femme
00:41:40pendant lesquelles
00:41:41il n'est pas allé au restaurant
00:41:43ou voilà
00:41:44je pense qu'il faut
00:41:45il faut vraiment reconnaître
00:41:46sa valeur travail
00:41:47reconnaître aussi
00:41:48l'intelligence
00:41:48parce que c'est quelqu'un
00:41:49qui sait se servir des failles
00:41:51et ça c'est
00:41:52ben voilà
00:41:52il y en a
00:41:53il faut aussi s'en servir
00:41:55et moi je suis partie
00:41:56de ceux justement
00:41:57qui se lèvent très tôt
00:41:58qui se couchent tard
00:41:58qui travaillent 70 heures par semaine
00:41:59parce que vous êtes
00:42:00chef d'entreprise aussi
00:42:00Carole c'est ça ?
00:42:02oui tout à fait
00:42:02en fait moi je suis passée
00:42:03du fonctionnariat
00:42:07au fait d'être chef d'entreprise
00:42:09mais quelle inconscience
00:42:10Carole
00:42:10mais pourquoi vous avez fait ça ?
00:42:12mais Carole
00:42:13qu'est-ce qu'il s'est passé ?
00:42:14vous êtes malade ?
00:42:14vous voulez qu'on appelle quelqu'un ?
00:42:16oui oui
00:42:16c'est un psychologue
00:42:17ça me ferait du bien
00:42:18ah ben oui
00:42:18je pense ça ne va pas du tout
00:42:19qu'est-ce qu'il s'est passé ?
00:42:21vous avez réussi visiblement ?
00:42:23non j'ai vraiment bien réussi
00:42:24au niveau financier
00:42:26j'ai vraiment bien réussi
00:42:27je suis passée de fonctionnaire
00:42:28un millionnaire
00:42:28vous voyez ?
00:42:31félicitations
00:42:31je suis preneur de la recherche
00:42:33Carole
00:42:34je me permets
00:42:47vous êtes où Carole ?
00:42:49Carole
00:42:49est-ce que vous avez simplement
00:42:50un petit stylo avec vous ?
00:42:52c'est très important
00:42:53mon rythme
00:42:53le référent ?
00:42:57mais cette réussite
00:42:58je me la dois
00:42:59je me la dois vraiment
00:43:00je la dois à ma sueur
00:43:02à mon cerveau
00:43:03enfin voilà
00:43:04je suis quelqu'un de travailleur
00:43:06et je pense que tout le monde
00:43:07veut le faire
00:43:07donc à l'univers
00:43:08vous avez fait ça Carole ?
00:43:10si c'est pas indiscreté ?
00:43:10alors je veux rester un petit peu
00:43:12enfin
00:43:12j'ai pas envie
00:43:13vous avez raison
00:43:15vous avez quoi Carole ?
00:43:17on a compris
00:43:18que vous avez réussi
00:43:19c'est l'essentiel
00:43:19et surtout vous semblez aujourd'hui
00:43:21épanouie et heureuse
00:43:22et nous comme on prend soin
00:43:23de nos auditeurs
00:43:23et de nos auditrices
00:43:24c'est plus important
00:43:25merci beaucoup d'avoir parlé vrai
00:43:26au micro de Sud Radio
00:43:27Carole au 0826
00:43:28300 300
00:43:29Frédéric Bougera
00:43:29et Lucas Planeverne
00:43:31juste un mot pour réagir
00:43:32sur les propos de Carole
00:43:32qui a parfaitement raison
00:43:33c'est peut-être pas avec la réussite
00:43:35qu'on a un problème
00:43:36c'est avec la réussite
00:43:37qui se traduit
00:43:38par des gains d'argent
00:43:40en revanche
00:43:42Carole nous a dit
00:43:42en France
00:43:43on n'aime pas les riches
00:43:43oui on n'aime pas les riches en France
00:43:45sauf quand il s'agit de les taxer
00:43:46puisque tous les jours
00:43:49on invente de nouvelles taxes
00:43:50et là
00:43:50il faut bien qu'on est des riches
00:43:52c'est culturel
00:43:53bon excusez-moi Carole
00:43:55d'avance
00:43:55je vous félicite pour votre parcours
00:43:57mais je sens que les auditeurs
00:43:58aujourd'hui
00:43:58clairement vont me détester
00:43:59mais pardon
00:44:00j'ai presque une larme à l'oeil
00:44:01quand j'entends la description
00:44:02de Bernard Arnault
00:44:03par Carole
00:44:04j'ai l'impression qu'on parle
00:44:04du nez d'un domicile
00:44:06non mais excusez-moi
00:44:07bien sûr
00:44:07félicitations à Bernard Arnault
00:44:09mais je pourrais faire
00:44:10la même description
00:44:10sur des millions de personnes
00:44:12qui travaillent en France
00:44:13et qui gagnent
00:44:13on vous entend
00:44:15Lucas Planavère
00:44:15l'homme populaire
00:44:17l'homme de gauche
00:44:17qui s'est pris
00:44:18au micro de Sud Radio ce matin
00:44:19sur ce plateau
00:44:20tout le monde est d'accord
00:44:21pour dire qu'il y a un problème
00:44:23et qu'on déteste les riches en France
00:44:24je suis le seul
00:44:24qui visiblement
00:44:25défend une bonne nouvelle
00:44:27ça s'appelle le débat d'idées
00:44:28mon cher Lumpia
00:44:29j'ajouterais un dernier point
00:44:30qui à mon avis est culturel
00:44:31parce qu'on dit
00:44:31en France on a un problème
00:44:32avec l'argent
00:44:33moi je pense surtout
00:44:33c'est plus large que ça
00:44:34qu'en France
00:44:34on est grincheux
00:44:36on est un pays de rageux
00:44:37il faut le dire comme ça
00:44:38et c'est pas que sur l'argent
00:44:39que sur l'image
00:44:39c'est surtout
00:44:40on critique tout le monde
00:44:41tout le temps
00:44:42c'est culturel
00:44:42voilà
00:44:43il y a Jep Lufoy
00:44:44qui est mon deuxième cerveau
00:44:45ici dans cette radio
00:44:46qui est là depuis tout à l'heure
00:44:47à chaque fois que vous parlez
00:44:48qui fait exactement
00:44:49M.Lucard
00:44:51elle est beaucoup plus brillante
00:44:55je pense que les étudiantes
00:44:55qui ont fait Sciences Po
00:44:56Marie-Alice est avec nous
00:44:58au 0826 300 300
00:44:59elle a fait Sciences Po
00:45:00et elle est plus brillante
00:45:01que ceux qui en sortent aujourd'hui
00:45:02c'est comme ça
00:45:030826 300 300
00:45:04Marie-Alice bonjour
00:45:06oui bonjour
00:45:07alors moi je suis
00:45:09intermère libérale
00:45:10je ne pense pas avoir réussi
00:45:12quoi que ce soit
00:45:13si ce n'est que j'aime mon travail
00:45:16et qu'on a un problème
00:45:17aujourd'hui en France
00:45:18avec le travail
00:45:20j'habite dans un petit village
00:45:22et quand on est venu
00:45:24dans ce petit village
00:45:25on nous a dit
00:45:26qu'il y avait un dicton
00:45:28on voit quand j'ai soif
00:45:30on ne voit pas quand je bois
00:45:33oui c'est ça
00:45:33voilà
00:45:34donc c'est un peu
00:45:36on voit
00:45:38tout l'extérieur
00:45:39on ne voit pas
00:45:40ce que vous faites
00:45:42pour en arriver là
00:45:43moi en tant qu'atelier libérale
00:45:45avec très chaleur
00:45:46là vous voyez
00:45:46je ne suis pas la seule
00:45:47à souffrir de la chaleur
00:45:49il y a tous nos patients
00:45:50mes collègues
00:45:52pour qui c'est difficile
00:45:54oui on a de belles voitures
00:45:55on a des voitures climatisées
00:45:57mais attendez
00:45:58je pense que
00:46:00notre voiture
00:46:00c'est notre lieu de travail
00:46:03moi je fais
00:46:0438 000 kilomètres par an
00:46:06donc je pense que
00:46:07voilà
00:46:08et c'est vrai que
00:46:09moi je pense qu'on a plutôt
00:46:10un problème avec
00:46:13la ténacité
00:46:14l'effort
00:46:16voilà
00:46:16en fait on a un problème
00:46:18parfois avec les sacrifices
00:46:19que telle ou telle profession
00:46:20demande au point d'être étonnée
00:46:22comme vous venez de le dire
00:46:22qu'une infirmière
00:46:23en réalité libérale
00:46:24ait parfois le droit
00:46:25à une voiture climatisée
00:46:26ce qui s'appelle
00:46:26dans certains pays
00:46:27marchait sur la tête
00:46:28merci beaucoup
00:46:29Marie-Alice d'avoir été avec nous
00:46:30au 0826 300 300
00:46:32vous êtes justement
00:46:33dans le domaine du soin
00:46:33ça sera notre prochain
00:46:34sujet de conversation
00:46:35au 0826 300 300
00:46:37une loi qui continue
00:46:38à faire excessivement
00:46:39polémique
00:46:40où le monde médical
00:46:41est toujours un peu
00:46:42à cran sur ce sujet
00:46:43ça s'appelle
00:46:43la loi sur la fin de vie
00:46:44c'est un objectif politique
00:46:46de la part d'Emmanuel Macron
00:46:48le calendrier a été accéléré
00:46:49au micro de Sud Radio ce matin
00:46:50il y avait une certaine
00:46:51madame Agnès Buzyn
00:46:52est-ce que la loi
00:46:53sur la fin de vie
00:46:54est indigne
00:46:54on en parle avec vous
00:46:55et autour de la table
00:46:56au 0826 300 300
00:46:58et comme on est en forme
00:46:59croyez-moi
00:46:59il va falloir rappeler tout de suite
00:47:01parce que ça chauffe déjà
00:47:03Sud Radio
00:47:04les débats de l'été
00:47:0510h-13h
00:47:07Maxime Liedot
00:47:0811h35 sur Sud Radio
00:47:10on poursuit la discussion
00:47:11l'échange avec vous
00:47:12amis auditeurs
00:47:13au 0826 300 300
00:47:14autour de la table ce midi
00:47:16en cette fin de matinée
00:47:17Philippe Coye
00:47:18Frédéric Fougera
00:47:19Gilbert Azoulay
00:47:19Lucas Planaverne
00:47:20respectivement
00:47:21buraliste et vice-président
00:47:22de la CPME
00:47:23pour Philippe
00:47:23Frédéric
00:47:24présent de Tenkan Paris
00:47:25auteur de
00:47:25C'est de la com
00:47:2660 idées reçues
00:47:27c'est aux éditions
00:47:28Bréal et Studi Rama
00:47:29Gilbert Azoulay
00:47:30le directeur général
00:47:30de New Tank Education
00:47:32et journaliste
00:47:33pour l'hémicycle
00:47:33et Lucas Planaverne
00:47:34également journaliste
00:47:35au JDD
00:47:36on a balayé la politique
00:47:37on a balayé un fait de société
00:47:39j'aimerais maintenant
00:47:40qu'on s'intéresse
00:47:41à la fois
00:47:41à ce qui est un sujet
00:47:42extrêmement politique
00:47:43et à la fois
00:47:44sur un sujet
00:47:45qui nous concerne tous
00:47:46parce que c'est la fameuse
00:47:47loi sur la fin de vie
00:47:48vous savez qu'après
00:47:49maintes et maintes décisions
00:47:50le calendrier va être
00:47:51légèrement accéléré
00:47:53et il y a toujours
00:47:54des modalités
00:47:54sur l'idée
00:47:55qu'en réalité
00:47:56nous n'avons pas mis
00:47:57assez de garde-fous
00:47:58dans cette loi
00:47:59au micro de Sud Radio
00:48:00ce matin
00:48:00dans la matinale
00:48:01dans l'interview politique
00:48:01il y avait Agnès Buzyn
00:48:02je vous propose de l'écouter
00:48:04elle aussi n'est pas
00:48:04entièrement
00:48:06entièrement convaincue
00:48:07de tout ce qui a été décidé
00:48:08dernièrement à l'Assemblée Nationale
00:48:09la loi sur la fin de vie
00:48:10pour moi
00:48:11elle m'inquiète
00:48:12en ce sens
00:48:13qu'elle peut faire
00:48:13une forme de pression
00:48:16implicite
00:48:17sur les personnes
00:48:18les plus vulnérables
00:48:19et donc ça va dépendre
00:48:20de comment elle sort
00:48:21du Parlement
00:48:21en tous les cas
00:48:22il faudra vraiment voir
00:48:23dans les détails
00:48:24comment cette loi
00:48:25s'appliquera
00:48:26et il faudra être certain
00:48:28que les personnes
00:48:30les plus vulnérables
00:48:31qui ont l'impression
00:48:32qu'elles sont des poids
00:48:32pour leur famille
00:48:33ne soient pas amenées
00:48:34quelque part
00:48:35à choisir cette option
00:48:36c'est ce qui m'inquiète le plus
00:48:38donc il faut le dire
00:48:39pour la troisième fois
00:48:40le Sénat a rejeté
00:48:41mardi la proposition de loi
00:48:42la droite sénatoriale
00:48:43a réussi à impliquer
00:48:44certaines choses
00:48:45aujourd'hui
00:48:46le calendrier
00:48:46va s'accélérer
00:48:47dans les prochaines semaines
00:48:48à partir de mercredi
00:48:50cela va à nouveau
00:48:51se dérouler
00:48:51devant l'Assemblée Nationale
00:48:52il y a une véritable volonté
00:48:53de la part de la présidente
00:48:54Jaël Braun-Pivet
00:48:55et de la part du président
00:48:56de la République
00:48:57Emmanuel Macron
00:48:57d'en faire un véritable
00:48:59acquis politique
00:49:00avant la fin du deuxième
00:49:01quinquennat
00:49:02la question qu'on vous pose
00:49:02c'est aujourd'hui
00:49:03est-ce que la loi
00:49:04sur la fin de vie
00:49:05est indigne selon vous
00:49:06je vous la pose
00:49:06au 0826 300 300
00:49:08et je vous la pose
00:49:09autour de la table
00:49:09tiens Frédéric Fougera
00:49:10pour commencer
00:49:11parce que chaque mot
00:49:12qu'on prononce
00:49:13sur ce sujet
00:49:14c'est très lié
00:49:14à la communication
00:49:15notamment quand on est
00:49:16un politique
00:49:17dès qu'un sujet
00:49:18est extrêmement sensible
00:49:20et c'est souvent le cas
00:49:20avec tous les sujets
00:49:22de société
00:49:23effectivement
00:49:24chaque mot
00:49:25chaque mot
00:49:26pèse
00:49:27compte
00:49:28et l'opportunité
00:49:29d'une polémique
00:49:30d'une critique
00:49:31ou d'un soutien
00:49:32moi je ne connais pas
00:49:33je ne connais pas
00:49:34les détails
00:49:35de la loi
00:49:36donc je ne m'exprimerai pas
00:49:37sur les détails
00:49:37de la loi
00:49:38mais par contre
00:49:38je peux m'exprimer
00:49:39sur le principe
00:49:39le principe
00:49:40c'est qu'on vit
00:49:41dans une société
00:49:42d'hypocrisie
00:49:42d'hypocrisie
00:49:43parce que la fin de vie
00:49:44de toute façon
00:49:45c'est déjà pratiqué
00:49:46par certains
00:49:47donc de façon
00:49:48tout à fait illégale
00:49:50alors on fait
00:49:50comme si ça n'existait pas
00:49:51quand on a les moyens
00:49:53on va régler
00:49:54ses affaires
00:49:55à l'étranger
00:49:56il suffit de traverser
00:49:56la frontière suisse
00:49:57et on vous donne
00:49:58ce qu'il faut
00:49:58pour arriver
00:49:59à votre fin de vie
00:50:00alors c'est peut-être
00:50:01pas satisfaisant
00:50:01comme explication
00:50:02mais le politique
00:50:03il est là
00:50:03pour avoir une vision
00:50:05pour se projeter
00:50:06dans l'avenir
00:50:06et là on est toujours
00:50:07dans un côté
00:50:10on est en arrière
00:50:11on a un problème
00:50:13on ne comprend presque pas
00:50:14la société
00:50:14mais on est en retard
00:50:16donc il y a beaucoup
00:50:17de précautions
00:50:18moi je comprends aussi
00:50:19par exemple
00:50:20qu'il y ait des retenues
00:50:23philosophiques
00:50:23ou religieuses
00:50:24je n'accepterais pas
00:50:26l'idée qu'un médecin
00:50:26soit obligé
00:50:28de donner la fin de vie
00:50:29à une personne
00:50:29qui lui demande
00:50:30je comprends parfaitement
00:50:31qu'on puisse se retirer
00:50:31mais pas qu'on empêche
00:50:34une personne
00:50:34de pouvoir
00:50:35mettre fin
00:50:36à ses souffrances
00:50:37à son désespoir
00:50:38si c'est son souhait
00:50:39et je vais vous donner
00:50:40un exemple très personnel
00:50:41et familial
00:50:42ma belle-mère
00:50:43en pleine forme
00:50:45après une chute
00:50:45dans un escalier
00:50:46a décidé de faire
00:50:47ce qui s'appelle
00:50:48un glissement
00:50:48je n'avais jamais entendu
00:50:49parler ça de ma vie
00:50:50avant
00:50:51et elle est décédée
00:50:52en trois semaines
00:50:53un glissement
00:50:54c'est je refuse
00:50:54tout d'un coup
00:50:55de m'alimenter
00:50:56de me soigner
00:50:57je ne parle même plus
00:50:58je m'enferme
00:50:59et je me suicide
00:51:01de façon passive
00:51:03quelque part
00:51:03et c'était fait
00:51:04peut-être pour protéger
00:51:05ses proches
00:51:06peut-être par désespoir
00:51:08je ne sais pas
00:51:09il y a plein de façons
00:51:10de mettre fin
00:51:12à ses jours
00:51:12pas seulement
00:51:13de façon brutale
00:51:14et si ça peut être
00:51:15de façon accompagnée
00:51:17encadrée
00:51:17on est bien à dire
00:51:18encadrée
00:51:19mesurée
00:51:19ne pas tomber
00:51:21dans la facilité
00:51:21mais ne pas non plus
00:51:22rester dans une forme
00:51:23d'hypocrisie
00:51:24puisque tout est possible
00:51:25et en France
00:51:26et surtout
00:51:26dès qu'on franchit
00:51:27une frontière
00:51:28Lucas Planaverne
00:51:29évidemment sujet
00:51:30très complexe
00:51:31qui fait que
00:51:33son chemin législatif
00:51:34est lui aussi
00:51:35très complexe
00:51:35parce que
00:51:36pour tout vous dire
00:51:37même moi qui suis
00:51:38journaliste politique
00:51:38je n'y comprends plus
00:51:39grand chose
00:51:39parce que j'ai l'impression
00:51:40que c'est la 15ème fois
00:51:40qu'on vote ce texte
00:51:41dans les
00:51:43donc c'est difficile
00:51:44à suivre
00:51:45à mon sens
00:51:46et je vais répéter
00:51:47toujours la même chose
00:51:47je l'ai déjà répété
00:51:4810 fois cette antenne
00:51:49mais je vais refaire
00:51:50une fois encore
00:51:51parce que
00:51:51la pédagogie
00:51:52c'est l'art de la répétition
00:51:54quand on a un texte
00:51:55qui bloque autant
00:51:56qui divise autant
00:51:57au sein même des partis
00:51:58je pense à la droite
00:51:59notamment qui est très divisée
00:52:00même en son sein
00:52:01autour de cette question
00:52:02qu'est-ce que
00:52:03des politiques
00:52:04sont censés faire
00:52:05c'est demander
00:52:06l'avis de la population
00:52:07comment on fait
00:52:08en France
00:52:09pour demander l'avis de la population
00:52:10on fait un référendum
00:52:11problème
00:52:12comme d'habitude
00:52:13comme souvent
00:52:13comme sur la question
00:52:14des retraites
00:52:15qui est une question
00:52:16qui n'est pas la même
00:52:16mais qui divise autant
00:52:19la société
00:52:19le conseil constitutionnel
00:52:21a empêché
00:52:22la tenue d'un référendum
00:52:23sur cette question
00:52:24donc finalement
00:52:25on se retrouve
00:52:25pardon mais
00:52:27avec des parlementaires
00:52:28qui débattent
00:52:29d'un sujet
00:52:29qui les touche
00:52:30forcément
00:52:31chacun
00:52:32dans leur chair
00:52:33qui ont chacun
00:52:33leur avis
00:52:34qui dépasse complètement
00:52:35les clivages politiques
00:52:36mais on perd totalement
00:52:37contact
00:52:38avec la population
00:52:39moi je vous dis honnêtement
00:52:40j'ai pas d'avis sur la question
00:52:41maintenant j'écoute
00:52:42j'écoute
00:52:43d'un côté
00:52:44on peut avoir
00:52:44des
00:52:46un côté spirituel
00:52:47dans cette question
00:52:48d'un autre moi
00:52:49pour citer
00:52:50parce qu'on citait nos proches
00:52:52moi j'ai ma petite amie
00:52:53qui est infirmière
00:52:54en réanimation
00:52:55qui m'explique
00:52:56qu'ils le font déjà
00:52:57qu'ils le font déjà
00:52:58on disait tout à l'heure
00:52:59qu'ils le font déjà
00:52:59c'est pour ça que Frédéric
00:53:00à l'instant
00:53:00parlait de la société
00:53:01de l'hypocrisie
00:53:02parce qu'en plus
00:53:02dans certains établissements
00:53:03c'est déjà pratiqué
00:53:04de manière plus ou moins
00:53:05légale
00:53:05c'est-à-dire
00:53:07on vous dit
00:53:07on arrête les soins
00:53:09on arrête de prodiguer
00:53:10le nécessaire
00:53:10on apprège les souffrances
00:53:12c'est ça le terme
00:53:13pour pas que la personne souffre
00:53:14donc vraiment ça existe
00:53:15et Lucas a parlé
00:53:16de référendum
00:53:17et c'est là aussi
00:53:18où la société
00:53:18de l'hypocrisie
00:53:19peut être rejoint
00:53:20visiblement
00:53:20d'un point de vue politique
00:53:21parce que
00:53:21dans les dernières enquêtes
00:53:22d'opinion
00:53:23c'est à plus de 80%
00:53:24que les français
00:53:25y sont favorables
00:53:25en plus
00:53:26oui mais de toute façon
00:53:27c'est un débat de société
00:53:27comme ça
00:53:28ça doit prendre
00:53:28le chemin du Parlement
00:53:30du Sénat
00:53:30et ça doit être discuté
00:53:31moi je me souviens
00:53:32il y a 10 ans
00:53:32j'avais un pote
00:53:33qui travaillait à la sanglée
00:53:34il s'était déjà
00:53:34pour parler
00:53:35ils en parlaient déjà
00:53:36donc ça veut dire
00:53:37que s'il y a un sujet
00:53:37comme celui-là
00:53:38il faut l'aborder
00:53:39il faut en discuter
00:53:40il faut partager
00:53:41de manière œcuménique
00:53:42tous les points de vue
00:53:43parce que ça soulève
00:53:44évidemment des questions
00:53:44et puis vous savez
00:53:45quand ça existe ailleurs
00:53:46ça crée évidemment
00:53:47des envies
00:53:48des désirs
00:53:48et puis il y a des marqueurs
00:53:50dans la société
00:53:51Charles Bietry
00:53:52avec son combat
00:53:53contre la maladie de Charcot
00:53:54il s'est exprimé
00:53:55sur ce sujet-là
00:53:56il veut aller vers
00:53:57tranquillement
00:53:58et faire son chemin
00:53:58vers sa disparition
00:54:01douce avec sa femme
00:54:02donc c'est vrai
00:54:02que tout ce qui émerge
00:54:04doit être discuté
00:54:05et je dois dire
00:54:05que si ça crée
00:54:07des tensions
00:54:07et des points inflammables
00:54:09c'est tant mieux
00:54:09c'est ça la démocratie
00:54:11il me semble que
00:54:11sur ce sujet-là
00:54:12il faut faire très attention
00:54:13mais du reste
00:54:14il ne faut pas aussi
00:54:15que s'attacher
00:54:15c'est vrai qu'il faut trancher
00:54:17mais pas toujours aller dire
00:54:18les personnes des plus faibles
00:54:19parce que ça concerne
00:54:20toujours une partie
00:54:22marginale du sujet
00:54:23et du coup
00:54:23ça bloque la vraie discussion
00:54:25Agnès Buzyn
00:54:25ce qu'elle a dit
00:54:26c'est vrai
00:54:26il ne faut pas que ça
00:54:29favorise des choix
00:54:29par défaut
00:54:30pour des personnes
00:54:31qui seront en situation
00:54:32de faiblesse
00:54:32mais il y a un débat
00:54:33plus large
00:54:34qui concerne toute la France
00:54:35et qui concerne
00:54:36tous les Français
00:54:36et on parlait tout à l'heure
00:54:38de personnalités publiques
00:54:39qui prenaient position
00:54:40que ce soit d'un point de vue
00:54:41spirituel, philosophique, politique
00:54:43beaucoup de personnalités
00:54:44bien sûr
00:54:44mais il y a par exemple
00:54:45ce matin
00:54:46Michel Houellebecq
00:54:47dans le Figaro
00:54:47qui explique qu'en réalité
00:54:48s'en s'en rend compte
00:54:49un pays
00:54:49d'une certaine manière
00:54:51est en train
00:54:51de changer de paradigme
00:54:53quand tout d'un coup
00:54:55un pays
00:54:56qui émet à ce point
00:54:57la vie
00:54:57est capable
00:54:57de se donner la mort
00:54:58ça dit quelque chose
00:54:59d'un pays
00:54:59et quelqu'un
00:55:01dont j'estime beaucoup
00:55:02la pensée
00:55:02qui s'appelle
00:55:02François Sureau
00:55:03récemment
00:55:03encore face à
00:55:04quelqu'un
00:55:04qui plaidait
00:55:05justement pour la loi
00:55:06sur la fin de vie
00:55:07expliquait quelque chose
00:55:07peut-être d'assez fondamental
00:55:08aussi
00:55:08lui était bien sûr
00:55:10pour que n'importe quelle personne
00:55:11puisse disposer
00:55:12de ce doigt
00:55:12de se suicider
00:55:13de se mourir
00:55:14rappeler ça comme vous voulez
00:55:14qui pousait dans la dignité
00:55:15il fait
00:55:16mais moi j'ai un problème
00:55:17qui est l'implication
00:55:18de l'état
00:55:18dans tout ça
00:55:18parce que si on commence
00:55:19à écrire une loi
00:55:20pour au début
00:55:21soulager les personnes
00:55:23demain
00:55:23cette loi sera utilisée
00:55:25parce que vous coûtez trop cher
00:55:26et c'est peut-être aussi
00:55:27une dérive
00:55:28sur laquelle il faut
00:55:28s'interroger
00:55:29et Philippe Nicole
00:55:29dans ce débat
00:55:30je vous trouve
00:55:31extrêmement silencieux
00:55:32discret
00:55:32ce qui n'est pas votre nature
00:55:33c'est pour ça
00:55:35que je vous l'ai distribué
00:55:35en dernier
00:55:36parce que je voyais
00:55:36un homme pensé
00:55:37dans une réflexion profonde
00:55:38oui parce que
00:55:39d'abord c'est un sujet
00:55:40pas simple
00:55:41qui nous touche à tous
00:55:42je crois autour de la table
00:55:43et tous les auditeurs
00:55:44peuvent avoir
00:55:45autour de leurs proches
00:55:47une situation
00:55:48il faudrait que
00:55:49il vienne à décrire
00:55:49je l'ai dans ma famille
00:55:52et c'est vrai
00:55:52que ce sentiment
00:55:53d'hypocrisie
00:55:54il peut être
00:55:56partagé par beaucoup
00:55:57parce que je vois
00:55:58pour le proche de ma famille
00:55:59on a déjà été
00:56:00approché par le corps médical
00:56:02en nous disant
00:56:02il n'y a plus
00:56:03beaucoup d'espoir
00:56:04et est-ce que vous acceptez
00:56:06qu'on l'accompagne
00:56:07parce que c'est
00:56:09peut-être la solution
00:56:10et on a pris
00:56:12une décision
00:56:12oui
00:56:13donc ça existe déjà
00:56:14et je pense que
00:56:15c'est culturel
00:56:16c'est très sensible
00:56:17Lucas disait tout à l'heure
00:56:18c'est un débat de société
00:56:19évidemment
00:56:21il est clivant
00:56:22parce qu'il est aussi
00:56:23religieux
00:56:23il peut être politique
00:56:25il peut être très personnel
00:56:26et c'est une confusion
00:56:27de tous ces sentiments
00:56:28il y a quand même eu
00:56:29une consultation
00:56:30certes
00:56:31pas du niveau du référendum
00:56:33Lucas
00:56:33vous avez raison
00:56:34le CESE s'est saisi
00:56:36puisque c'est
00:56:37le conseil économique
00:56:38et social
00:56:39a été
00:56:40aujourd'hui
00:56:42mobilisé
00:56:42enfin a eu été mobilisé
00:56:44à un rapport
00:56:44avec un avis
00:56:46où des français
00:56:47se sont exprimés
00:56:48à travers
00:56:48de nombreuses consultations
00:56:49donc
00:56:49je pense qu'à un moment
00:56:51il faut trancher
00:56:52il faut protéger
00:56:53le corps médical
00:56:54parce que
00:56:54c'est là aussi
00:56:55je pense
00:56:56tout un enjeu
00:56:57je ne connais pas la loi
00:56:58et je n'aurai aucune prétention
00:56:59à la commenter
00:57:00mais en tous les cas
00:57:00c'est un état d'esprit
00:57:01qu'il faut
00:57:03aujourd'hui accepter
00:57:04parce qu'il se fait ailleurs
00:57:06et il ne faut pas
00:57:07qu'il y ait des effets de bord
00:57:07et qu'il faut qu'on donne
00:57:08aux familles
00:57:09et au corps médical
00:57:10la capacité
00:57:10d'accompagner
00:57:12sereinement
00:57:13Juste un mot Maxime
00:57:13on est bien d'accord
00:57:14que ce n'est pas parce que
00:57:15c'est fait ailleurs
00:57:16que c'est bien
00:57:16mais en même temps
00:57:17on ne peut pas ignorer
00:57:18on ne peut pas l'exclure
00:57:20du champ de la pensée
00:57:21ça c'est une évidence
00:57:21Merci beaucoup messieurs
00:57:23de vous être prononcés
00:57:24sur ce débat
00:57:24qui à n'en pas douter
00:57:25une fois de plus
00:57:26continuera d'animer
00:57:27la conversation politique
00:57:28peut-être hélas pour certains
00:57:29durant les prochaines semaines
00:57:31avec on le répète
00:57:31cette information
00:57:32l'accélération du calendrier
00:57:33ça reviendra
00:57:34à partir de mercredi
00:57:35dans l'hémicycle
00:57:36objectif assumé
00:57:37du deuxième quinquennat
00:57:39d'Emmanuel Macron
00:57:39il est 11h45
00:57:40fin des débats dans un instant
00:57:43Sud Radio
00:57:44les débats de l'été
00:57:4610h-13h
00:57:47Maxime Liedot
00:57:4911h48
00:57:50sur l'antenne de Sud Radio
00:57:510826
00:57:51300 300
00:57:52ça ne change pas
00:57:53pour participer à la discussion
00:57:54vous avez été très nombreux
00:57:56à nous passer un petit coup de fil
00:57:57sur la discussion
00:57:58qu'on vient d'avoir
00:57:58autour de la table
00:57:59sur la fameuse réussite
00:58:00est-ce un problème français
00:58:01est-ce qu'en France
00:58:01on déteste la réussite
00:58:03on s'appuyait sur les propos
00:58:04en revanche
00:58:05exactement
00:58:06c'est reparti dans un tour
00:58:07vous êtes dans une boucle
00:58:07temporelle mon cher Gilbert
00:58:08si vous avez une toupie
00:58:09faites la tourner
00:58:10sur la table
00:58:10on s'est gelé
00:58:11un petit clin d'oeil
00:58:12à un joli film
00:58:13dont le réalisateur
00:58:13sort un film
00:58:14tout aussi prodigieux
00:58:15je crois
00:58:15l'Odyssée
00:58:16la semaine prochaine
00:58:17réalisé par Christopher Nolan
00:58:18on a l'explication
00:58:20toute la vanne
00:58:20et elle était beaucoup trop longue
00:58:21cette explication
00:58:23en réalité
00:58:23en tout cas
00:58:24à partir de midi
00:58:25jusqu'à midi 30
00:58:25la France au bout du fil
00:58:270826
00:58:27300 300
00:58:28est-ce que la France
00:58:29a un problème
00:58:29avec la réussite
00:58:30Bernard Arnault le dit
00:58:31est-ce qu'il a raison
00:58:32ou est-ce qu'on a simplement
00:58:32un problème avec l'exposition
00:58:34de la réussite
00:58:34la belle bagnole
00:58:35le bateau
00:58:35les comptes en banque
00:58:36peut-être parfois
00:58:37pour certains
00:58:37la vulgarité
00:58:38mais on en parle
00:58:39tout à l'heure
00:58:40à partir de midi
00:58:400826
00:58:41300 300
00:58:42et ce sera l'occasion
00:58:43de dialoguer avec vous
00:58:44pour le moment
00:58:45coup de gueule
00:58:45coup de gueule
00:58:46coup de coeur
00:58:47autour de la table
00:58:48à commencer
00:58:48peut-être
00:58:49tiens par une bonne nouvelle
00:58:50j'ai envie de vous interroger
00:58:51Lucas
00:58:52c'est quelque chose
00:58:53qui s'installe à Paris
00:58:53un événement
00:58:55absolument
00:58:55c'est
00:58:55alors le WC
00:58:57c'est la coupe du monde
00:58:59d'e-sport
00:58:59qui a lieu
00:59:01jusqu'à fin août
00:59:03au port de Versailles
00:59:04au parc des expositions
00:59:05pourquoi j'en parle ?
00:59:06parce que
00:59:07et là je parle notamment
00:59:08pour mes amis
00:59:09qui sont encore réfractaires
00:59:10à l'e-sport
00:59:11qui sans doute souvent
00:59:13ont du mal
00:59:14à comprendre réellement
00:59:15ce que c'est
00:59:17cette compétition
00:59:18on parle de
00:59:19100 pays
00:59:19plus de 2000 joueurs
00:59:21un cash prize
00:59:22pour les vainqueurs
00:59:23de tenez-vous bien
00:59:24alors un cash prize
00:59:24du cas
00:59:25une récompense
00:59:26une récompense
00:59:26pardon j'ai fait
00:59:27d'anglicisme
00:59:27honte à moi
00:59:28mais tenez-vous bien
00:59:29je le dis
00:59:30je le dis à l'américaine
00:59:32parce que c'est en dollars
00:59:33et que c'est une grosse somme
00:59:34c'est 75 millions
00:59:35de dollars
00:59:36pour l'équipe
00:59:37qui gagne
00:59:38il y a Juliette Ruffoy
00:59:39qui est derrière
00:59:39vous qui dit
00:59:39j'aurais dû jouer
00:59:40aux jeux vidéo
00:59:40beaucoup plus tôt
00:59:41Juliette je te confirme
00:59:43et alors
00:59:44l'événement a été
00:59:46officiellement inauguré
00:59:47mercredi
00:59:48avec une cérémonie
00:59:49d'ouverture
00:59:49avec un concert
00:59:50réunissant
00:59:51DJ Snake
00:59:52les plus grands stars
00:59:53Théodora
00:59:55avec
00:59:56avec
00:59:57voilà
00:59:58des ambassadeurs
01:00:00comme par exemple
01:00:00Cristiano Ronaldo
01:00:01évidemment
01:00:01puisqu'il joue au foot
01:00:03en Arabie Saoudite
01:00:03il est également
01:00:04ambassadeur de cette compétition
01:00:05pourquoi je dis tout ça ?
01:00:06parce qu'en réalité
01:00:06il y a encore beaucoup de gens
01:00:08qui imaginent
01:00:08les joueurs d'e-sport
01:00:10comme
01:00:11des personnes affalées
01:00:12dans des sièges
01:00:13en train de manger des chips
01:00:14avec une main
01:00:14et de pianoter
01:00:16ou de tourner
01:00:17un joystick
01:00:18avec l'autre
01:00:19c'est pas vraiment faux non plus
01:00:20et bien si quand même
01:00:22c'est quand même
01:00:22un petit peu faux
01:00:23parce que
01:00:23ces compétiteurs là
01:00:25passent 10 heures
01:00:26devant un écran
01:00:27ils s'entraînent
01:00:28pour la plupart
01:00:28font également
01:00:29des exercices physiques
01:00:30parce qu'en réalité
01:00:30pour rester compétitifs
01:00:3210 heures devant un écran
01:00:32il faut être préparé
01:00:34et surtout
01:00:35et c'est là où
01:00:36c'est le plus important
01:00:36à mon sens
01:00:37c'est que
01:00:37c'est un instrument
01:00:38de souveraineté
01:00:39pour la France
01:00:40pourquoi ?
01:00:40parce que la France
01:00:41est pionnière
01:00:42dans l'édition
01:00:44de jeux vidéo
01:00:45à de très grandes entreprises
01:00:47par ailleurs
01:00:47la France
01:00:48est très forte
01:00:49dans les équipes
01:00:49on a la Carmine Corp
01:00:51on a Vitality
01:00:52Gentlemates
01:00:52qui sont de très grosses équipes
01:00:54d'e-sport
01:00:54Gentlemates surtout
01:00:55mais on ne va pas se positionner
01:00:56même Maxime
01:00:57je suis un grand consommateur
01:01:00d'e-sport
01:01:00parce qu'il reste jeune
01:01:01on essaye
01:01:03il faut vivre apparemment
01:01:04avec son temps
01:01:05je peux en dire
01:01:05que la première école d'ingénieurs
01:01:07a été reconnue
01:01:08comme école d'ingénieurs
01:01:08officiellement
01:01:09Isard Digital
01:01:10des jeux vidéo
01:01:11on a une grande école
01:01:13des jeux vidéo
01:01:13Coco Rico
01:01:14développons l'e-sport
01:01:15en France
01:01:17voilà
01:01:17il faut faire tout
01:01:18tout en oeuvre
01:01:19pour que des jeunes
01:01:20se révèlent
01:01:21dans cette discipline
01:01:21un joli coup de coeur
01:01:22donc signé
01:01:23Lucas Planaverne
01:01:24une réaction de Philippe
01:01:25merci Lucas
01:01:26d'avoir abordé ce sujet
01:01:28parce qu'hier
01:01:29dans le métro
01:01:29j'ai vu l'affiche
01:01:31annonçant
01:01:31avec Ronaldo
01:01:33et j'ai mis un temps
01:01:36à comprendre
01:01:36ce qu'était
01:01:37la communication
01:01:38de cette affiche
01:01:40et par contre
01:01:41j'ai été surpris
01:01:42sur la période
01:01:42ça dure très longtemps
01:01:44ça dure 7 semaines
01:01:44voilà
01:01:45je me suis dit
01:01:46j'avais bien compris
01:01:47que c'était des jeux
01:01:48il y a 24 jeux en lisse
01:01:49ce qui explique aussi
01:01:50la durée de la
01:01:5175 millions
01:01:52pour 24 jeux
01:01:52ça fait déjà beaucoup
01:01:53on peut aller voir
01:01:54les compétiteurs
01:01:55c'est ouvert au public
01:01:57je vous emmène Philippe
01:01:58je vous emmène
01:01:59on sera une petite bouffe
01:02:00après la prochaine émission
01:02:01moi je suis champion au Pac-Man
01:02:02ah oui
01:02:03je ne sais pas
01:02:04si je vais gagner
01:02:05les 75 millions de dollars
01:02:06je pense que vous serez
01:02:08tranquille
01:02:08face à vos adversaires
01:02:09ça ne prend pas
01:02:09tous les auditeurs
01:02:10je pense bien sûr
01:02:11Philippe vous gardez la parole
01:02:13vous nous donnez un scoop
01:02:14ce matin
01:02:14apparemment les aides
01:02:15sur le carburant
01:02:16commencent tout juste
01:02:17à être versé
01:02:17j'imagine que c'est un coup de gueule
01:02:19c'est un coup de gueule
01:02:20et un rail ball
01:02:21parce qu'on l'a déjà dit
01:02:23ici à l'antenne
01:02:24il y a eu beaucoup
01:02:25d'effets d'annonce
01:02:26du gouvernement
01:02:26de conférences
01:02:28du Premier ministre
01:02:29et de nombreux ministres
01:02:31sur les aides
01:02:31que ce soit pour
01:02:33les citoyens
01:02:33comme pour les gros rouleurs
01:02:35enfin en tous les cas
01:02:35tous les gens
01:02:37qui avaient à subir
01:02:39ce conflit
01:02:40avec le choc pétrolier
01:02:42derrière
01:02:42et avec des plateformes
01:02:44qui ont été faites
01:02:45une annonce quand même
01:02:46de 1,2 milliard
01:02:47d'aides
01:02:48qui seraient réinjectées
01:02:49auprès des concitoyens
01:02:51et des grands rouleurs
01:02:51une plateforme
01:02:52qui devait ouvrir
01:02:53théoriquement le 27 mai
01:02:55un peu de décalage
01:02:55et tout le monde
01:02:57fait ses démarches
01:02:58et l'argent n'arrive pas
01:02:59voilà
01:02:59donc je pense qu'il faut
01:03:00un moment
01:03:01quand on fait des annonces
01:03:02avoir la capacité
01:03:03de tenir les délais
01:03:04parce que nous
01:03:05quand on passe à la pompe
01:03:06que ce soit les chefs
01:03:07d'entreprise
01:03:07je pense au personnel
01:03:08médical qui fait
01:03:10les visites à domicile
01:03:11et ô combien
01:03:12c'est important
01:03:12si on vous dit
01:03:13on vous aide
01:03:14c'est pas demain
01:03:15parce que moi
01:03:16mon banquier
01:03:16il attend pas le demain
01:03:17et on voit aujourd'hui
01:03:18que l'état
01:03:19et je suis inquiet
01:03:20je conclue là-dessus
01:03:22a plus d'argent
01:03:22c'est pas un scoop
01:03:23en l'occurrence Maxime
01:03:24mais quand je vois
01:03:25que dans l'univers hospitalier
01:03:26les échos
01:03:27le titrait encore hier
01:03:29800 millions manquent
01:03:30moi j'ai des copains
01:03:31qui ont des entreprises
01:03:32qui sont pendus
01:03:34par leur banquier
01:03:34parce que ça fait des mois
01:03:36qu'ils ne sont pas payés
01:03:37du travail réalisé
01:03:38ils honorent leur salaire
01:03:39ils honorent leur charge
01:03:40et l'état
01:03:41l'administration hospitalière
01:03:43manque le sous de payer
01:03:43donc stop
01:03:44aux effets d'annonce
01:03:45il faut être pragmatique
01:03:46efficace
01:03:47et tenir les délais
01:03:49s'il vous plaît
01:03:49le message est passé
01:03:50par Philippe Coy
01:03:52qui est buraliste
01:03:52et aussi vice-président
01:03:53de la CPME
01:03:54qui s'appelle
01:03:54les entrepreneurs
01:03:55Maxime
01:03:56depuis le 25 juin dernier
01:03:57je corrige ma fiche
01:03:59en direct
01:03:59les entrepreneurs
01:04:00ça en effet
01:04:02était annoncé
01:04:03Frédéric Fougera
01:04:04alors ni un coup de coeur
01:04:04ni un coup de gueule
01:04:05mon coup de gueule
01:04:06il change
01:04:07et il va être en réaction
01:04:07à ce que vient
01:04:08à ce qui vient d'être
01:04:10non mais parce que moi
01:04:11mon coup de gueule
01:04:11c'est stop
01:04:12au chèque essence
01:04:14stop au chèque rentrée
01:04:15stop au chèque chauffage
01:04:16demain
01:04:16on va inventer le chèque climatisation
01:04:18non mais
01:04:19qu'on ait des politiques
01:04:20qui donnent aux gens
01:04:21les moyens de gagner
01:04:21correctement leur vie
01:04:23qu'on ait des fiscalités
01:04:24qui donnent aux entreprises
01:04:25de pouvoir fonctionner
01:04:25normalement
01:04:26et que l'état
01:04:27n'est pas toutes les 5 minutes
01:04:28à venir faire des chèques
01:04:28de 50, 100 ou 200 euros
01:04:30pour venir soutenir
01:04:31tout ce qui a été piqué
01:04:31par ailleurs
01:04:32vous êtes sûr
01:04:33vous faites des chèques
01:04:33vous êtes sûr
01:04:34on ne fait pas le vôtre
01:04:35quand même
01:04:37je suis d'accord
01:04:38mais je prendrai
01:04:39quand même mon chèque
01:04:40moi je prends le chèque
01:04:42alors moi
01:04:44on a eu
01:04:44une passe D
01:04:45de Frédéric Fougera
01:04:47merci
01:04:48je voulais parler
01:04:49de la tapisserie
01:04:50de Bayeux
01:04:50de la tapisserie
01:04:51de Mathilde
01:04:52qui arrive à Londres
01:04:53alors qu'est-ce que ça racontait
01:04:54alors moi je suis canné
01:04:55donc c'est un sujet
01:04:56qui m'est cher
01:04:58parce que Bayeux
01:04:58est à côté
01:04:59la tapisserie
01:05:00de Mathilde
01:05:01raconte
01:05:01la conquête
01:05:03de Guillaume le Conquérant
01:05:04qui est né à Falaise
01:05:05près de Caen
01:05:05et qui est devenu
01:05:07le premier roi d'Angleterre
01:05:09donc cette tapisserie
01:05:10sera au British Museum
01:05:11et j'y vois
01:05:12un rapprochement
01:05:14de cette Angleterre
01:05:14qui a décidé
01:05:15de se séparer de l'Europe
01:05:16avec le Brexit
01:05:17et peut-être l'occasion
01:05:18de nous rapprocher
01:05:19qui est le regret depuis longtemps
01:05:21et puis cette façon
01:05:22de dire que
01:05:23on rappelle
01:05:23qu'il y a la statue
01:05:25de Guillaume le Conquérant
01:05:26quand même
01:05:26à Londres
01:05:27je crois que ça fait mal
01:05:28aux doigts de pied
01:05:29je crois encore aux Anglais
01:05:30de la voir de temps en temps
01:05:31et c'est vrai
01:05:32que ce prêt
01:05:33est symbolique
01:05:34d'un point de vue technologique
01:05:36parce que
01:05:36la performance est immense
01:05:39parce que trimballer
01:05:39cette tapisserie
01:05:41qui est de l'époque
01:05:42de l'économie
01:05:42du XIe siècle
01:05:4370 mètres
01:05:44il faut la trimballer
01:05:45donc ça a été
01:05:45une prouesse technologique
01:05:47et puis l'avoir exposé
01:05:48au British Museum
01:05:49j'y vois une ironie
01:05:50de l'histoire
01:05:50et j'en suis très heureux
01:05:52Frédéric Fougera
01:05:53en réalité
01:05:53je vous laisse quand même
01:05:54vous exprimer sur le sujet
01:05:55on est en démocratie
01:05:55vous vouliez
01:05:56si ce n'est faire un coup de gueule
01:05:57ou un coup de gueule
01:05:58en tout cas
01:05:59remarquer quelque chose
01:05:59d'assez ironique
01:06:00dans l'histoire politique récente
01:06:02ironique je ne sais pas
01:06:03en fait je revenais
01:06:04effectivement sur un point politique
01:06:05et qui est le pourvoi
01:06:06en cassation
01:06:07de Marine Le Pen
01:06:08et son changement d'avocat
01:06:10alors déjà ça fait
01:06:11ça fait couler
01:06:12ça fait couler
01:06:13pas mal d'encre
01:06:14et sur le fait
01:06:14de changer d'avocat
01:06:15et sur le fait
01:06:17d'en choisir
01:06:18un qui n'est pas n'importe lequel
01:06:19alors le fait
01:06:19de changer d'avocat
01:06:20c'est presque une obligation
01:06:22quand on va en cassation
01:06:23me semble-t-il
01:06:24quand on va en cassation
01:06:25parce qu'il y a une technicité
01:06:26absolue
01:06:26du droit en cassation
01:06:28et tous les avocats
01:06:29ne peuvent pas
01:06:30faire cet exercice
01:06:31ce qui peut paraître ironique
01:06:33c'est le choix
01:06:34de l'ancien avocat
01:06:35de François Fillon
01:06:37mais ce choix
01:06:37il s'explique
01:06:38il s'explique d'abord
01:06:39par la similarité
01:06:40des arguments juridiques
01:06:41le détournement de fonds
01:06:43versus le rôle
01:06:44de parlementaire
01:06:45et aussi
01:06:46par ce qu'a obtenu
01:06:47cet avocat
01:06:48pour François Fillon
01:06:50de casser une décision
01:06:51de cour d'appel
01:06:52de la rendre
01:06:53moins importante
01:06:56et de la reporter
01:06:57dans le temps
01:06:57et c'est quelque part
01:06:58le calcul
01:06:59qui est fait
01:07:00depuis un moment
01:07:01par Marine Le Pen
01:07:04et ses propres conseils
01:07:05pour essayer
01:07:06de gérer
01:07:08cette affaire
01:07:08avec aussi
01:07:09l'agenda politique
01:07:10et celui
01:07:11de l'élection présidentielle
01:07:12mais en effet
01:07:13quand on voit
01:07:14le retour
01:07:14de l'avocat
01:07:15de François Fillon
01:07:15certains y ont vu
01:07:16un clin d'oeil
01:07:17tout au moins grinçant
01:07:18merci beaucoup
01:07:18et certains y verront
01:07:19peut-être un lien
01:07:20avec le RPR
01:07:20des années 80
01:07:22bien joué
01:07:23c'est un métier
01:07:25Trédéric Fougera
01:07:26président de Tenka de Paris
01:07:27auteur de C2
01:07:27de la com
01:07:2860 idées reçues
01:07:29édition Bréal
01:07:30et Studi Ramach
01:07:31Philippe Coy
01:07:31Buralis
01:07:31vice-président
01:07:32donc des entrepreneurs
01:07:33la correction est fait
01:07:35Gilbert Azoulay
01:07:35directeur général
01:07:36de New Tank Education
01:07:37journaliste
01:07:37pour l'hémicycle
01:07:39et Lucas Planaverne
01:07:39journaliste JDD
01:07:40je vous remercie messieurs
01:07:41je vous souhaite
01:07:41une très belle après-midi
01:07:43et surtout un très beau week-end
01:07:44avec pour la plupart
01:07:45j'imagine
01:07:46qu'on se retrouvera
01:07:46la semaine prochaine
01:07:47dans un instant
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