- il y a 5 semaines
Les débats de l'été avec Julia Courvoisier, Noémie Halioua, Julien Aubert et Mathias Leboeuf
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00:00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:00:30Ils voudraient même, ou en tout cas ils réfléchissent, mais ils en parlent dans le rapport, proposer d'accueillir des
00:00:35observateurs extérieurs dans les conseils de discipline qui concernent les forces de l'ordre et même de généraliser l'utilisation
00:00:41des caméras piétons aussi pour les policiers et les gendarmes.
00:00:44Mais attendez, je ne comprends pas. Qu'est-ce que ça veut dire qu'on ne peut plus faire confiance
00:00:46à nos forces de l'ordre ? 0826 300 300.
00:00:49Les réseaux sociaux aussi avec une discussion qui va avoir lieu à l'Assemblée nationale tout à l'heure. Interdiction
00:00:54au moins de 15 ans.
00:00:54Un accord a été trouvé, je vous passe le jargon, mais en CMP, Commission Mixte Paritaire. Ça voudrait dire que
00:00:59le vote devrait se faire sans trop de difficultés dans les prochaines heures.
00:01:02Mais est-ce que c'est vraiment la bonne solution pour protéger nos jeunes ? Est-ce que c'est
00:01:06vraiment les réseaux sociaux le problème ?
00:01:07Est-ce que ce n'est pas plus facile d'interdire que de se poser les vraies questions sur le
00:01:10contrôle de plateformes qui ne sont pas européennes ni françaises d'ailleurs ?
00:01:13Sur le fait que dès qu'on déclenche une interdiction en France, derrière on sait aussi ce que ça peut
00:01:17provoquer comme tentation.
00:01:19Est-ce qu'on ne va pas limite voir maintenant des réseaux sociaux parallèles s'installer ?
00:01:22C'est la question qu'on va se poser au 0826 300 300.
00:01:24Mais alors qu'il est 10h34, notre premier fait du jour concerne ce qui s'est passé hier à l
00:01:29'Assemblée nationale.
00:01:32Et hier à l'Assemblée nationale, on en a parlé tout à l'heure avec le président de la Coordination
00:01:36Rurale, Patrick Legras, qui était avec nous.
00:01:38C'est cette fameuse loi d'urgence agricole qui, après plusieurs allers-retours, après des mois de discussion,
00:01:44notamment parmi les 70 propositions et dispositions très concrètes pour les agriculteurs, la taille des bâtiments, le stockage de l
00:01:50'eau,
00:01:50où il y a la fameuse réintroduction de produits phytosanitaires, de pesticides notamment, la fameuse acétamithride,
00:01:56mais de manière extrêmement cadrée.
00:01:58Ça ne concernera que 300 exploitations, le tout bien sûr dans le respect de toutes les règles sanitaires
00:02:03et de tout ce que les agences qui ont un pouvoir sur ça imposent, bien évidemment.
00:02:08Mais la question qu'on se pose ce matin, c'est que partout en Europe, on les utilise les pesticides.
00:02:12La France essaie juste d'être le plus vertueux, du vertueux des pays.
00:02:15Est-ce que la France doit se réconcilier avec les pesticides ?
00:02:17On en parle avec vous au 0826 300 300 et avec autour de la table Mathias Leboeuf.
00:02:21Bonjour.
00:02:22Bonjour Maxime.
00:02:23Journaliste, philosophe et auteur du Petit Traité de la Lenteur à l'usage des gens pressés.
00:02:26C'est aux éditions Guy Trénadiel.
00:02:28Julien Aubert, président de l'Institut VAMI et vice-président de LR.
00:02:31Bonjour.
00:02:31Bonjour.
00:02:31Noémie Alioua, qui débarque dans ce studio, journaliste et essayiste, auteur de La Terreur jusque sous nos draps.
00:02:37Je vous vois arriver, ma chère Noémie, pile à temps normalement pour que vous puissiez dire bonjour dans le micro.
00:02:42Et Julia Courvoisier, avocate au Manreau Paris.
00:02:44Bonjour.
00:02:45Bonjour Maxime.
00:02:46Merci d'être là et merci de participer à ces discussions qui vont commencer, on va dire, immédiatement avec cette
00:02:52loi.
00:02:52Est-ce que la France doit, oui ou non, se réconcilier avec les pesticides ?
00:02:56Me tourne vers vous, Julien Aubert.
00:02:57Elles doivent tous se réconcilier avec la science.
00:02:59À un moment donné, ce n'est pas une opinion politique, parce qu'il y a un sujet scientifique.
00:03:03La première question qu'on doit se poser, c'est est-ce que c'est dangereux ou pas pour la
00:03:08santé ?
00:03:08Évidemment qu'un pesticide, c'est dangereux pour la santé.
00:03:12Donc la question est, si on doit l'utiliser, dans quelles conditions on fait en sorte que ça ne soit
00:03:16pas dangereux pour la santé ?
00:03:17Je prends un exemple.
00:03:18Dans ma circonscription, j'avais la cerise et on avait un produit qui était le diméthoate, qui a été depuis
00:03:23interdit, malheureusement.
00:03:25Et ce produit, en fait, on interdisait de l'utiliser 21 jours avant la cueillette.
00:03:29Ce qui fait que lorsque l'on cueillait les cerises, il n'y avait plus de diméthoate sur les cerises.
00:03:34Donc c'est la conciliation, je dirais, de la science et puis de...
00:03:38Certaines formes de bon sens aussi.
00:03:39Oui, de l'économie.
00:03:42Après, je dirais, on confie à l'ANSES le soin d'autoriser, donc sur des bases scientifiques.
00:03:47Donc ça veut dire qu'on fait confiance à cette autorité qu'on a créée spécifiquement pour ça.
00:03:51Voilà.
00:03:52Et puis, il ne faut pas prendre également nos voisins pour des gens stupides.
00:03:55C'est que si eux l'autorisent, c'est qu'a priori, ils pensent aussi qu'il n'y a
00:03:59pas de danger pour la santé,
00:04:00à condition, évidemment, de l'encadrer.
00:04:03Et sans tomber dans l'idéologie.
00:04:05Mathias Leboeuf, sans tomber dans l'idéologie, mais est-ce que la France doit se réconcilier ?
00:04:08Comme vient de le dire très bien Julien Obert en expliquant un certain nombre de choses.
00:04:11Factuellement, on essaye d'être plus vertueux que vertueux.
00:04:14Et on mine des exploitations, on mine des agriculteurs et on mine une compétitivité.
00:04:18La preuve, d'ailleurs, la balance commerciale de la France dans l'agriculture est passée, on va dire,
00:04:22sous la barre de la stabilité il y a quelques temps.
00:04:24Et c'est une première depuis, je me demande, depuis que ce calcul existe.
00:04:28Mathias Leboeuf.
00:04:29Je suis assez d'accord avec ce que vient de dire Julien Obert.
00:04:31Effectivement, je pense que déjà, il ne faut pas faire d'idéologie.
00:04:34Ça, c'est la première chose.
00:04:36On n'a vu que ça pendant ces débats, si on est honnête.
00:04:38Oui, mais le débat peut être idéologique, effectivement, parce qu'il implique...
00:04:44En fait, ça dépend de ce qu'on appelle idéologie, mais il implique plusieurs types d'agriculture.
00:04:50Et derrière cette question des pesticides, c'est quelle agriculture on veut ?
00:04:54Est-ce qu'on veut notamment une agriculture intensive, une agriculture à l'espagnol ?
00:05:00Est-ce qu'on cherche à avoir une agriculture la plus bio possible et la plus vertueuse ?
00:05:05Peut-être déjà juste une agriculteur qui fasse vivre nos agriculteurs, précisément.
00:05:09Ce serait pas mal, déjà.
00:05:10Oui, mais c'est bien que l'agriculture fasse vivre les agriculteurs, bien évidemment.
00:05:17Qu'elle fasse manger les Français.
00:05:18Mais il ne faut pas qu'elle fasse vivre les médecins non plus.
00:05:21C'est-à-dire que vous avez un nombre de pathologies qui sont en croissance aussi.
00:05:26qui, depuis 15-20 ans, on fait très attention,
00:05:31mais parce qu'on a utilisé pendant des années, notamment les années 70-80-90,
00:05:35on a utilisé des produits, dont des pesticides, qui étaient nocifs.
00:05:41Nocifs pour l'homme et, au passage, nocifs pour les sols et nocifs pour la biodiversité.
00:05:47Les abeilles, les oiseaux, tout un tas de rongeurs dont on a besoin également,
00:05:55ont, comment dire, pâti d'un certain nombre de produits.
00:05:58Il y a raison de dire qu'il ne faut pas faire d'idéologie,
00:06:01mais il y a malgré tout toujours des lobbies qui s'affrontent dans ce genre d'affaires,
00:06:05à savoir, et vous venez d'en parler brièvement,
00:06:07c'est-à-dire les lobbies écologiques, écologistes,
00:06:11des partis politiques qui font de l'idéologie.
00:06:13Et vous avez en face des agriculteurs qui, eux, rappelons-le,
00:06:16sont des véritables écologistes, parce que ce sont eux, d'abord,
00:06:19qui pratiquent la matière, qui vivent par le sol, pour le sol,
00:06:23qui font fructifier la terre et qui nous permettent aussi de pouvoir fonctionner,
00:06:27de pouvoir vivre.
00:06:28Et je crois, effectivement, que dans ce débat,
00:06:31au fond, nous ne sommes pas scientifiques
00:06:32et il est très difficile de rentrer dans les détails de cette loi.
00:06:35Et je crois que faire preuve, parfois, d'une forme de modestie,
00:06:37c'est aussi essayer d'accéder à une forme de vérité.
00:06:40Donc, il ne s'agit pas d'entrer dans les débats spécifiques,
00:06:43parce qu'il y a, d'ailleurs, des débats entre scientifiques,
00:06:46entre eux, mais je pense, en tout cas, qu'il est important
00:06:48d'appuyer sur l'intérêt des agriculteurs,
00:06:52de dire qu'une écologie sans agriculteurs,
00:06:55exactement, une écologie sans agriculteurs
00:06:57est une écologie qui est déconnectée
00:06:59des réalités matérielles et pratiques de la terre.
00:07:03On ne peut pas faire ces débats sans entendre les agriculteurs.
00:07:06Il y a aussi un objet industriel.
00:07:08Pour ne pas en dire non plus,
00:07:09c'est qu'il y a aussi des intérêts industriels derrière.
00:07:12Maître Julia Courvoisier.
00:07:13Oui, effectivement, moi, j'ai vu un petit peu ces débats-là
00:07:17d'un point de vue extérieur,
00:07:18parce que je ne suis pas du tout spécialiste de la question.
00:07:21Je vois d'un côté l'intérêt des agriculteurs
00:07:22qui doivent pouvoir produire et vivre de leur récolte
00:07:25et puis, effectivement, nourrir les Français.
00:07:27D'un autre côté, les problèmes sanitaires
00:07:28que ça pose depuis des années.
00:07:30Moi, ce qui m'importe en tant qu'avocate,
00:07:33c'est quel est l'encadrement juridique
00:07:34qui va être apporté et potentiellement,
00:07:36quelles seront les sanctions, notamment pénales,
00:07:38qui seront envisagées, qui seront apportées
00:07:41à des agriculteurs qui ne respecteront pas
00:07:43le cadre juridique qui sera notamment posé par l'ANSES.
00:07:47Est-ce que, très clairement,
00:07:49on va pour un jour, pour quelques grammes,
00:07:52quelques milligrammes,
00:07:53attraire des agriculteurs devant les tribunaux correctionnels
00:07:56pour envisager un certain nombre de sanctions ?
00:07:58Vous savez, les agriculteurs,
00:08:00il ne faut pas considérer qu'ils sont des humains différents de nous.
00:08:05Ils n'ont pas envie de s'empoisonner.
00:08:06D'abord, ils sont les premiers à, je dirais,
00:08:09à risquer, entre guillemets,
00:08:10lorsqu'on utilise ces produits.
00:08:11On les respire, on les...
00:08:12Je dirais, ça peut contaminer.
00:08:14Souvent, ils vivent sur place.
00:08:15Donc, évidemment, il y a toujours des contrôles,
00:08:17des sanctions.
00:08:18Moi, j'ai connu des agriculteurs qui s'étaient suicidés
00:08:20suite à des contrôles
00:08:21parce qu'il y a une incompréhension fondamentale.
00:08:25On peut faire des erreurs.
00:08:26Il y a une pression aussi.
00:08:27Il suffit d'être avec des agriculteurs
00:08:29pour dire que si les policiers ont un peu plus de mal
00:08:30à gérer la REF Partie
00:08:31qui peut s'installer sur le champ d'à côté,
00:08:32en revanche, quand il s'agit de mesurer la haie...
00:08:35Après, il y a le fameux office des forêts aussi
00:08:38qui pose un problème qui a toujours été un débat
00:08:40qui contrôle excessivement les agriculteurs.
00:08:42Ça peut entraîner sur ce type de dérive totalement.
00:08:44Voilà.
00:08:44C'est pour ça qu'il faut évidemment un contrôle.
00:08:48Après, un contrôle, ça peut être un contrôle administratif
00:08:49sans aller, je dirais, sur du pénal.
00:08:52C'est-à-dire que c'est d'abord des sanctions, des amendes.
00:08:54Voilà.
00:08:55Mais il faut faire attention
00:08:58parce qu'on est quand même sur une matière sensible
00:08:59avec des gens qui sont fragilisés,
00:09:02qui sont aussi victimes parfois
00:09:04de lobbyistes, militants...
00:09:06Et d'associations parce qu'en réalité,
00:09:08ce débat qu'on a pu avoir là sur les dernières semaines,
00:09:10c'est le débat qu'on a eu l'été dernier
00:09:12avec la fameuse loi Duplomb.
00:09:14Mais là, c'est la loi Duplomb 2.
00:09:15C'est exactement ça.
00:09:16Mais donc, à quel point le débat, en plus,
00:09:18même démocratiquement, ça pose peut-être un problème
00:09:20parce que le débat a été faussé
00:09:21avec justement des associations,
00:09:24avec des militants.
00:09:25Et donc, en plus, on ne délivre pas, si vous voulez,
00:09:28un débat sain démocratiquement.
00:09:29Mathias Lebeu, je voulais réagir.
00:09:30Oui, je voulais réagir en particulier
00:09:32à ce que disait Noémie sur l'espèce d'équation.
00:09:35Les agriculteurs sont naturellement écologistes.
00:09:37Non.
00:09:38Pas si.
00:09:38Ben non.
00:09:39Pas si.
00:09:39Ben non, non, non, non.
00:09:40Si, c'est-à-dire que si on reprend la majorité, Mathias.
00:09:43Si je peux me permettre de dire,
00:09:45la pollution des nappes phréatiques par l'agriculture,
00:09:48ça a été un cas.
00:09:50L'appauvrissement des sols, c'est aussi un cas.
00:09:52Les cultures intensives, et je parle des cultures,
00:09:55mais il y a les élevages intensifs de poulet,
00:09:57ce n'est pas écologique.
00:09:58Donc, il y a aussi une pression économique,
00:10:04parfois très forte,
00:10:06qui peut faire en sorte que l'écologie passe au second plan
00:10:09et qu'on se dit,
00:10:10ben ouais, effectivement,
00:10:11il y a des impératifs de production
00:10:12qui font que l'écologie, ça passera après.
00:10:16L'écologie, c'est chiant.
00:10:17Mais ça concerne combien d'agriculteurs ?
00:10:19Ces discours sont intéressants
00:10:21parce qu'en fait,
00:10:23ça pave le pavé au fond à l'importation,
00:10:26parce que c'est ça qui se passe.
00:10:27C'est-à-dire qu'on tue nos agriculteurs au sens propre,
00:10:29puisque je vous rappelle qu'il y en a un sur deux
00:10:31qui se suicide de ces conditions de travail
00:10:33qui sont insupportables.
00:10:34Un agriculteur sur deux se suicide en France,
00:10:36rappelons ces chiffres.
00:10:37Et donc, on a de toute façon une profession
00:10:39qui est en train de mourir.
00:10:40Et qu'est-ce qu'on a en retour ?
00:10:41Eh ben voilà, nous importons.
00:10:43C'est-à-dire que nous allons importer des tomates d'Espagne,
00:10:47par exemple.
00:10:47Et nous allons importer d'autres pays.
00:10:50Nous allons importer d'autres pays
00:10:51et nous allons remplir les poches d'agriculteurs étrangers.
00:10:55Pardonnez-moi d'être un petit peu souverainé
00:10:56sur cette question de la souveraineté alimentaire.
00:10:59Souvenez-vous, pendant le Covid,
00:11:00nous n'avions pas nos propres dolépranes.
00:11:02Si nous pouvons avoir nos tomates,
00:11:03sauver nos agriculteurs et trouver des...
00:11:04Votre ambition, c'est de faire de l'agriculture française
00:11:06l'équivalent de l'agriculture espagnole
00:11:09C'est le cas de protéger ceux qui sont goûts,
00:11:11ceux qui sont là,
00:11:13ils y ont les protégés,
00:11:14ceux qui existent encore,
00:11:15qui continuent,
00:11:16malgré la difficulté du métier,
00:11:18qui travaillent dur,
00:11:19les protéger, je crois que c'est une priorité.
00:11:21Je voudrais corriger comme ça,
00:11:21il n'y a pas un agriculteur sur deux
00:11:23qui suicide, Dieu merci,
00:11:24c'est un agriculteur tous les deux jours.
00:11:26Oui, tous les deux jours.
00:11:27Ça fait moins d'agriculteurs suicidés.
00:11:28C'est quand même un chiffre.
00:11:30Je trouve que c'est un chiffre qui est très élevé,
00:11:32c'est l'une des professions
00:11:33où il y a le plus de suicides en France.
00:11:34Oui, mais les agriculteurs, après,
00:11:37utilisent les produits qu'on leur a donnés.
00:11:40Il y a la pression économique.
00:11:41À un moment donné,
00:11:42il y a eu une forme de productivisme,
00:11:44d'industrialisation des process,
00:11:46des pollutions qui ont été faites
00:11:47parce qu'on a balancé des choses
00:11:49dont on ne connaissait pas forcément les conséquences.
00:11:52La génération actuelle
00:11:53est beaucoup plus familière avec ça.
00:11:55Ça n'empêche pas qu'il peut y avoir
00:11:56des gens comme partout,
00:11:57dans toutes les professions,
00:11:58qui vont tricher,
00:12:00qui vont s'en foutre.
00:12:02Mais l'immense majorité,
00:12:04aujourd'hui, des agriculteurs,
00:12:05à mon avis,
00:12:06est consciente des enjeux environnementaux.
00:12:08Est-ce que la France doit se réconcilier
00:12:09notamment avec ses pesticides ?
00:12:10C'est une question un peu provocante,
00:12:11mais vous avez bien vu
00:12:12là où ça nous mène.
00:12:13C'est qu'en réalité,
00:12:14si nous, on ne les utilise pas,
00:12:15c'est nos voisins qui les utilisent.
00:12:16Et vous parliez, Mathias,
00:12:17à l'instant de l'élevage intensif.
00:12:19Mais qu'est-ce qu'on préfère ?
00:12:19Est-ce qu'on préfère en faire
00:12:21avec une petite intensité sur nos sols
00:12:23ou est-ce qu'on préfère
00:12:23laisser faire les autres
00:12:24de manière totalement démesurée
00:12:25et ensuite,
00:12:26d'une certaine manière,
00:12:27laisser mourir
00:12:28un petit peu nos agriculteurs
00:12:29parce qu'on importe
00:12:30à droite et à gauche ?
00:12:31Après, si nos voisins
00:12:32autorisaient un produit dangereux
00:12:33pour la santé,
00:12:34je serais contre,
00:12:35si vous voulez,
00:12:35d'utiliser ce territoire national.
00:12:37Bien sûr.
00:12:38On a défi avec le maire Cossure
00:12:39qu'au fond,
00:12:41emporter les viandes bovines
00:12:42du Brésil
00:12:43et qui sont nourries
00:12:44à n'importe quoi
00:12:45sans aucun problème.
00:12:46Oui, ça amène ce type de débat.
00:12:47Doit-on se réconcilier
00:12:48avec les pesticides
00:12:49suite à la loi d'urgence agricole
00:12:50qui a été votée
00:12:51il y a quelques heures
00:12:52à l'Assemblée nationale ?
00:12:530826 300 300.
00:12:54Oula, vous êtes nombreux
00:12:55à réagir.
00:12:56Il y a également
00:12:56le site sudradio.fr,
00:12:58les réseaux sociaux
00:12:58ainsi que l'application.
00:12:59On poursuit ce débat.
00:13:01A tout de suite sur Sud Radio.
00:13:02Sud Radio.
00:13:03Les débats de l'été,
00:13:0410h-13h.
00:13:06Maxime Liedot.
00:13:07Suite des échanges
00:13:07et suite de la conversation
00:13:08qui est toujours plus intéressante
00:13:10quand les micros sont coupés,
00:13:11vient dire à l'instant
00:13:12Julien Aubert
00:13:12qu'est-ce qu'il s'est dit ?
00:13:13Mais tellement de choses
00:13:14amis auditeurs,
00:13:14tellement de choses.
00:13:15Si vous saviez 0826 300 300,
00:13:17on se pose cette question
00:13:18la France doit-elle
00:13:18se réconcilier avec les pesticides ?
00:13:20Parce que non pas,
00:13:21évidemment,
00:13:22personne n'a envie d'en boire
00:13:23en hectolitres tous les matins,
00:13:24ce n'est pas le sujet,
00:13:24mais quand on voit en réalité
00:13:25ce que font nos voisins
00:13:26et tout ce qu'on empêche
00:13:28de faire nos agriculteurs,
00:13:28c'est ça la conversation.
00:13:29Et c'était la discussion
00:13:30qui nous animait
00:13:31parce que quand on voit
00:13:32les produits
00:13:33qu'on est capable d'importer,
00:13:34quand on voit
00:13:35ce qu'on est capable
00:13:35d'interdire à nos agriculteurs,
00:13:37en réalité,
00:13:37c'est ce qu'on retrouve
00:13:38dans nos marchés,
00:13:39dans nos rayons de supermarchés
00:13:40et qui viennent du Maroc,
00:13:42de l'Espagne,
00:13:42de l'Italie.
00:13:42Vous savez,
00:13:43les pesticides,
00:13:43vous n'avez pas besoin
00:13:44d'en boire en hectolitres
00:13:45pour être mal.
00:13:53épandés sur des cultures
00:13:56pour que ça soit nocif
00:13:58si le produit est mauvais.
00:14:01Julia Kovroisier,
00:14:01par rapport à la conversation
00:14:03qu'on avait
00:14:03sur produire chez nous,
00:14:04est-ce qu'il faut assouplir
00:14:05certaines règles, etc.
00:14:06Oui, moi j'ai un petit peu
00:14:07le même avis
00:14:08que celui que j'ai,
00:14:09vous voyez,
00:14:09pour les électeurs
00:14:10qui votent pour des gens
00:14:11qui sont condamnés.
00:14:12Il y a un principe
00:14:13en droit européen,
00:14:14c'est la libre circulation
00:14:15des marchandises.
00:14:17L'important,
00:14:17c'est que pour le consommateur,
00:14:19c'est lui qui a le dernier mot
00:14:20en réalité.
00:14:20S'il ne veut pas acheter
00:14:22des noisettes,
00:14:23ou des cerises,
00:14:24comme vous parliez tout à l'heure,
00:14:26qui sont fabriquées
00:14:27avec des pesticides,
00:14:28libre à lui.
00:14:29Moi, je vois un problème
00:14:30un petit peu plus large,
00:14:31c'est-à-dire qu'au bout d'un moment,
00:14:32peut-être qu'aussi,
00:14:33et ça c'est une réflexion
00:14:35bien loin de mon métier d'avocat,
00:14:36mais je la pousse quand même,
00:14:38qu'est-ce qu'on a à manger
00:14:38des tomates au mois de décembre ?
00:14:39C'est-à-dire qu'elles viennent
00:14:40de France, d'Espagne
00:14:40ou de je ne sais trop où,
00:14:41à un moment donné,
00:14:42on a aujourd'hui une éducation
00:14:43où c'est normal
00:14:44de manger des tomates
00:14:44toute l'année,
00:14:45c'est normal de manger
00:14:46des fraises à Noël,
00:14:47on mange des clémentines,
00:14:48il y en avait encore au carrefour.
00:14:48La fameuse saisonnalité des produits.
00:14:50Voilà.
00:14:50Alors, j'ai envie de vous dire,
00:14:52moi je trouve que ce débat
00:14:53reste un petit peu large.
00:14:54Il y a quand même
00:14:56une contradiction fondamentale
00:14:58entre le fait
00:14:59de vouloir produire
00:15:00dans les conditions sociales
00:15:02et économiques de notre pays,
00:15:03et donc être souverain,
00:15:04vouloir le libre-échange,
00:15:06ce qui suppose
00:15:07de pouvoir importer
00:15:08des produits traités
00:15:10différemment,
00:15:10avec des règles différentes,
00:15:12économiquement ou socialement,
00:15:13et puis ensuite
00:15:14avoir des règles écologiques
00:15:16très protectrices.
00:15:17Et en fait,
00:15:18cette contradiction,
00:15:19à mon avis,
00:15:20il y a un triangle d'impossibilité.
00:15:21C'est-à-dire qu'on peut avoir
00:15:21deux des pointes du triangle,
00:15:24mais les trois,
00:15:24c'est très compliqué,
00:15:26sauf à fadir
00:15:28dangereusement
00:15:28l'un des points.
00:15:30A titre personnel,
00:15:32je considère que la priorité,
00:15:33c'est d'abord de produire,
00:15:34parce qu'on doit d'abord
00:15:35nourrir sa population
00:15:36et de le faire
00:15:37à des bonnes conditions.
00:15:38Et effectivement,
00:15:39sur les questions
00:15:40du libre-échange,
00:15:41mais on a été
00:15:42mal éduqués
00:15:43et comme il y a
00:15:44une paupérisation
00:15:45de notre pays,
00:15:4695% des gens
00:15:47a été,
00:15:48c'est pas tant
00:15:49d'ailleurs la liberté,
00:15:49ça va être le prix.
00:15:51Voilà.
00:15:51Et donc,
00:15:51si les tomates
00:15:52en décembre
00:15:53sont moins chères
00:15:54que les produits de saison
00:15:56produits territorialement,
00:15:57les gens choisiront,
00:15:58arbitreront évidemment.
00:15:59Oui,
00:15:59je vais vous raconter
00:16:00une petite anecdote
00:16:01qui rejoint le...
00:16:01On adore les petites anecdotes
00:16:02de Noémie.
00:16:02C'est vraiment tranquille
00:16:03dans l'émission toujours.
00:16:04C'est l'un de mes nombreux
00:16:05reportages
00:16:06que j'ai accomplis
00:16:07avec les agriculteurs
00:16:09cette dernière année
00:16:10et notamment,
00:16:11je les ai accompagnés
00:16:11à Bruxelles
00:16:12parce qu'ils ont organisé
00:16:13au moment du Mercosur
00:16:14beaucoup de manifestations,
00:16:15vous savez,
00:16:16et notamment devant
00:16:16le Parlement européen
00:16:17et je me souviens
00:16:18de ces agriculteurs
00:16:19qui venaient de toute l'Europe
00:16:20d'ailleurs,
00:16:20c'était incroyable,
00:16:20vous aviez des Polonais,
00:16:22vous aviez vraiment
00:16:23des Espagnols évidemment,
00:16:24des Allemands,
00:16:25chacun qui prenait la parole,
00:16:26en plus chacun disant
00:16:27Ursula von der Leyen
00:16:29avec son propre accent,
00:16:30c'était assez comique
00:16:31et Mercosur,
00:16:32ça faisait extrêmement rire
00:16:34parce qu'ils avaient chacun
00:16:34leur accent
00:16:35pour parler du Mercosur,
00:16:36ils sont tous passés,
00:16:37il y avait une petite estrade
00:16:40et c'était des hommes
00:16:41qui racontaient
00:16:43leur quotidien
00:16:44à quel point
00:16:44ils se battaient
00:16:44pour leur métier,
00:16:45à quel point
00:16:45c'était des idéalistes,
00:16:47à quel point
00:16:48ils avaient conscience
00:16:49de faire fructifier
00:16:51la terre
00:16:51et ils le faisaient
00:16:53de toute leur force
00:16:54et qui trouvaient ça
00:16:55d'une injustice
00:16:56absolument insupportable
00:16:57de voir la possibilité
00:17:00d'importer
00:17:01de la viande bovine
00:17:01des pays d'Amérique du Sud
00:17:04et notamment du Brésil
00:17:05qui, dans des conditions
00:17:07qui auraient été alimentés
00:17:08dans des conditions
00:17:09tout à fait différentes
00:17:10dans des règles
00:17:11beaucoup plus larges
00:17:11que celles qui leur sont
00:17:12appliquées à eux.
00:17:13Et vous évoquez
00:17:13les agriculteurs,
00:17:140,826, 300, 300,
00:17:16ils sont au bout du fil
00:17:17les agriculteurs.
00:17:17Bonjour Jean-Jacques.
00:17:18Oui, bonjour l'équipe
00:17:19sur Radio,
00:17:20j'espère que vous allez bien.
00:17:21Ben oui, et vous Jean-Jacques ?
00:17:22C'est quoi cette formée patente là ?
00:17:24Comment ?
00:17:25C'est quoi cette formée patente
00:17:27vous avez pris
00:17:27de l'acétamie
00:17:28pris de petits déjeuners ?
00:17:29C'est quoi ?
00:17:30Là je vous appelle
00:17:31au bout d'un châne de maïs
00:17:32parce qu'on fait des semaines
00:17:33avec toute une équipe de jeunes
00:17:35et donc du coup
00:17:36il ne faut pas oublier
00:17:37que les agriculteurs
00:17:38partagent dans nos territoires
00:17:39aussi le travail
00:17:40et donc du coup
00:17:41ils permettent
00:17:42à plein de jeunes
00:17:42et des étudiants
00:17:43de se gagner 4 sous
00:17:44pour financer leurs études.
00:17:46Et comment vous regardez
00:17:47le débat autour des pesticides
00:17:48et de la question
00:17:49qu'on se pose ce matin ?
00:17:51Déjà, vous savez
00:17:52il y a des jeux de langage.
00:17:54Quand on commence
00:17:55à dire pesticides
00:17:56c'est pour faire peur aux gens.
00:17:58Moi j'appelle ça
00:17:58des produits phytosanitaires.
00:18:00Ah oui ?
00:18:00Et donc du coup...
00:18:01On peut jouer sur les mots
00:18:02mais c'est la même chose
00:18:02derrière Jean-Jacques contre nous.
00:18:03Voilà.
00:18:04Oui, il y a le problème.
00:18:05Quand par exemple
00:18:05vous prenez un médicament
00:18:06un antibiotique
00:18:07est un pesticide
00:18:08parce qu'il tue la vie.
00:18:09Un antiviral
00:18:10est un pesticide
00:18:10parce qu'il tue la vie.
00:18:12Et n'oubliez pas une chose
00:18:13c'est que dans nos rivières
00:18:14aujourd'hui
00:18:15si on fait des analyses
00:18:16vous allez voir
00:18:17les taux d'hormones sexuelles
00:18:19qu'il y a.
00:18:20D'ailleurs les poissons
00:18:20ils mutent.
00:18:21Et demain il y en a.
00:18:22Parce que les stations d'épuration
00:18:23ne le filtrent pas.
00:18:24Et ça, personne n'en parle
00:18:26parce que vous imaginez
00:18:27si on dit demain
00:18:28ah non, plus de puits
00:18:29le constat-ci
00:18:30qui veut pour nos filles ?
00:18:32Là, vous voyez un peu
00:18:33le côté sociétal
00:18:34ça va exploser.
00:18:35Donc du coup
00:18:36il faut faire attention
00:18:37quand on discute.
00:18:38Alors aujourd'hui
00:18:39je dirais simplement une chose.
00:18:40Vous savez
00:18:41vous avez les anti-tous
00:18:42anti-irrigation
00:18:43anti-produits phytosanitaires
00:18:45mais aussi
00:18:46ils sont anti-génit génétique.
00:18:48Si demain
00:18:49nos chercheurs de l'INRA
00:18:51et le problème
00:18:52c'est que l'INRA
00:18:52est devenu l'INRA
00:18:53et
00:18:55environnemental
00:18:56écologie
00:18:56et tout ce que vous voulez
00:18:57si ces gars-là
00:18:58ils ne se bougent pas
00:18:59avec nos impôts
00:19:00à trouver des solutions
00:19:01avec le génie génétique
00:19:03on ne pourra pas
00:19:04se passer de produits
00:19:05phytosanitaires.
00:19:05Donc vous dites
00:19:06en réalité
00:19:06moi je veux bien
00:19:07à la limite
00:19:07me passer de pesticides
00:19:08mais il faut aussi
00:19:09que les solutions
00:19:09d'avenir
00:19:10c'est-à-dire
00:19:11notamment quand on arrive
00:19:12à faire muter
00:19:12certaines plantes
00:19:13les fameuses OGM
00:19:13etc.
00:19:14soient acceptées aussi
00:19:15par une partie
00:19:16du débat public
00:19:17et politique
00:19:17parce que sinon
00:19:18en effet
00:19:18on trouve des solutions
00:19:19à rien.
00:19:20Merci beaucoup
00:19:20Jean-Jacques
00:19:21d'avoir été avec nous
00:19:21au 0826 300 300
00:19:23je vous laisse
00:19:23dans votre champ de blé
00:19:24avec vos jeunes
00:19:25qui travaillent
00:19:25merci beaucoup
00:19:25de nous avoir
00:19:26Maïs il a dit
00:19:27Maïs évidemment
00:19:33Merci beaucoup
00:19:34d'être avec nous
00:19:34ce matin Max
00:19:35comment vous regardez
00:19:35cette question
00:19:36des produits
00:19:38phytosanitaires
00:19:38des agriculteurs
00:19:39et le débat
00:19:40qu'on a
00:19:40la conversation
00:19:41qu'on a depuis
00:19:41une demi-heure
00:19:42maintenant ?
00:19:43En fait
00:19:43si vous voulez
00:19:44moi je suis juste
00:19:45un consommateur
00:19:46qui a un certain âge
00:19:47qui vote quand même
00:19:49qui vote
00:19:49et le constat
00:19:51que je fais
00:19:52le premier
00:19:52c'est
00:19:53lorsque mon grand-père
00:19:54est né
00:19:54la terre comptait
00:19:561,5 milliard
00:19:57d'habitants
00:19:58aujourd'hui
00:19:58j'ai des petits-enfants
00:19:59la terre compte
00:20:008,5 milliards
00:20:02d'habitants
00:20:03va falloir nourrir
00:20:04tout ce monde
00:20:05c'est mon premier
00:20:05constat
00:20:06le second
00:20:08c'est que
00:20:09tout ça
00:20:10c'est devenu
00:20:12impossible
00:20:13parce que
00:20:14je n'accepte pas
00:20:15que l'on me dise
00:20:16que l'on veut
00:20:17mon bien
00:20:17en interdisant
00:20:19à Pierre ou à Paul
00:20:20de produire
00:20:20de telle manière
00:20:21et que dans le même temps
00:20:23on laisse rentrer
00:20:24dans mon pays
00:20:26des choses
00:20:27qui ne veulent pas
00:20:28mon bien
00:20:29c'est un débat
00:20:30qui est devenu
00:20:31totalement
00:20:32inaudible
00:20:33et l'électeur
00:20:34que je suis
00:20:35quand c'est inaudible
00:20:36il sanctionne
00:20:37voilà pourquoi
00:20:38l'écologie
00:20:39aujourd'hui
00:20:40a beaucoup
00:20:41le droit
00:20:42de citer
00:20:42dans les médias
00:20:43mais ne bénéficie
00:20:45pratiquement plus
00:20:46d'aucun bulletin
00:20:47dans les scrutins
00:20:48ça c'est dit
00:20:49merci beaucoup Max
00:20:50de nous avoir passé
00:20:51un coup de fil
00:20:51au 0826 300 300
00:20:52mais que ce soit
00:20:53Jean-Jacques ou Max
00:20:55ils insistent quand même
00:20:56sur deux points
00:20:56très importants
00:20:57que ce soit sur la recherche
00:20:58qui est aussi refusée
00:20:59par les mêmes
00:21:00qui sont contre
00:21:01n'importe quel produit
00:21:02phytosanitaire
00:21:02et Max qui dit
00:21:03au bout d'un moment
00:21:04on sera face
00:21:05à une réalité
00:21:05qui s'appelle
00:21:06la démographie
00:21:07et si on veut mourir
00:21:07tout le monde
00:21:08et pas dépendre des autres
00:21:08il va falloir
00:21:09commencer à réfléchir
00:21:10déjà nourrissons les français
00:21:11parce que
00:21:12je veux dire
00:21:12on a maintenant
00:21:13un certain nombre
00:21:14de productions
00:21:14qui se sont écroulées
00:21:16je rappelle
00:21:16pour les fraises
00:21:17qu'aujourd'hui
00:21:17les allemands
00:21:18produisent plus de fraises
00:21:19que la France
00:21:20alors que quand même
00:21:22je veux dire
00:21:23je viens de la Provence
00:21:24qui était le verger
00:21:25de ce pays
00:21:26ça fait un peu bizarre
00:21:27et puis ensuite
00:21:28quand je disais
00:21:29se réconcilier avec la science
00:21:30évidemment
00:21:30parce qu'il y a des gens
00:21:32qui sont payés
00:21:33à pointer les problèmes
00:21:34à organiser des impossibilités
00:21:35et qui ne veulent pas
00:21:36des solutions scientifiques
00:21:39parce qu'après
00:21:39ils vont nous dire
00:21:40bah oui mais vous comprenez
00:21:41alors on a eu le débat
00:21:42sur les OGM
00:21:43rappelez-vous
00:21:44qu'on a interdit
00:21:45moralité
00:21:46nous mangeons des OGM
00:21:47mais nous n'en produisons pas
00:21:48de la même manière
00:21:49qu'effectivement
00:21:50nous mangeons des produits importés
00:21:51qui sont traités
00:21:52avec ces mêmes pesticides
00:21:53ou plus exactement
00:21:54les produits antiparasitaires
00:21:56à usage agricole
00:21:56si on veut utiliser l'expression
00:21:57l'expression
00:21:59avant 1959
00:22:01et c'est là
00:22:02où il y a
00:22:02une espèce de schizophrénie française
00:22:04c'est qu'on interdit
00:22:05des produits
00:22:05qu'on va quand même consommer
00:22:06donc la protection
00:22:07du consommateur
00:22:08n'existe pas
00:22:08Mathias Leboeuf
00:22:09et Noémie
00:22:10oui
00:22:10le témoignage de Jean-Jacques
00:22:12était intéressant
00:22:12parce qu'il dénonçait
00:22:13les anti-tous
00:22:15parmi les anti-tous
00:22:17il y a aussi
00:22:17les anti-écologistes
00:22:19donc
00:22:20pardonnez-moi
00:22:21quand on parle d'écologie
00:22:22je pense souvent
00:22:23à cette phrase
00:22:24de Jean-Yann
00:22:25tout le monde veut sauver
00:22:26la planète
00:22:26personne ne veut descendre
00:22:27les poubelles
00:22:28c'est un peu ça
00:22:28l'écologie
00:22:29donc
00:22:31je crois vraiment
00:22:32que
00:22:32l'écologie
00:22:34il faut regarder
00:22:34Noémie a fait
00:22:35un petit lapsus
00:22:37amusant
00:22:37mais pour moi
00:22:38révélateur
00:22:39tout à l'heure
00:22:39quand elle expliquait
00:22:40qu'elle avait accompagné
00:22:41les agriculteurs
00:22:41au Parlement
00:22:42c'était au Parlement
00:22:43c'est ça
00:22:43européen
00:22:44elle a dit
00:22:44il voulait faire
00:22:45fructifier l'affaire
00:22:47au lieu de dire
00:22:48fructifier la terre
00:22:49et c'est intéressant
00:22:51ce lapsus
00:22:53c'est la preuve
00:22:56que j'écoute
00:22:56mais il faut arriver
00:22:58à concilier les deux
00:22:59à faire fructifier
00:23:00l'affaire
00:23:01effectivement
00:23:01parce qu'on a besoin
00:23:02d'une économie
00:23:04agricole forte
00:23:05mais tout en faisant
00:23:07fructifier la terre
00:23:08en appauvrissant
00:23:10pas la terre
00:23:11même s'il y a quand même
00:23:12si vous voulez
00:23:14simplement fructifier
00:23:15l'affaire
00:23:15vous êtes avocat
00:23:16dans un grand cabinet
00:23:17associé parisien
00:23:18et vous n'êtes pas
00:23:19agriculteur
00:23:20parce qu'il y a quelque chose
00:23:21pour en avoir rencontré
00:23:22beaucoup
00:23:2460% des avocats
00:23:25gagnent moins
00:23:26que le SMIC à Paris
00:23:26c'est pour ça
00:23:29j'ai précisé
00:23:30les avocats
00:23:31associés
00:23:32dans les bancaires
00:23:32parisiens
00:23:33qui eux
00:23:34sont quand même
00:23:35bien monsieur du SMIC
00:23:36c'est pas un problème
00:23:37la question des lobbies
00:23:38financiers derrière
00:23:39parce que
00:23:41quand on parlait
00:23:41du Brésil
00:23:42quand on parlait
00:23:43de la manière
00:23:43dont la commission européenne
00:23:44a tordu
00:23:45ses propres règles
00:23:46permettant ainsi
00:23:47aux gens du Mercosur
00:23:48de désigner
00:23:49un grand acteur
00:23:50de la viande brésilien
00:23:51quand on sait
00:23:52qu'elle a tordu
00:23:52ses propres règles
00:23:53pour faire rentrer
00:23:54les poulets ukrainiens
00:23:56il y a derrière
00:23:57ces sujets
00:23:57des sujets économiques
00:23:59majeurs
00:24:00et importants
00:24:00et le problème
00:24:01c'est que nos agriculteurs
00:24:02c'est un peu Astérix
00:24:03ils sont petits
00:24:04ils sont nombreux
00:24:05mais ils sont petits
00:24:05par rapport à ces
00:24:07mais la leçon d'Astérix
00:24:07mon cher Julien
00:24:08c'est qu'à la fin
00:24:08c'est quand même
00:24:09le petit Gaulois
00:24:10qui gagne
00:24:10et on va espérer
00:24:11qu'à un moment
00:24:11pour l'agriculture
00:24:12pour l'agriculture
00:24:13on va miser
00:24:15sur une victoire
00:24:15pour les républicains
00:24:15on essaye
00:24:16de trouver
00:24:16la potion magique
00:24:18mais je suis sûr
00:24:19que Panoramix
00:24:19n'est pas loin
00:24:20de votre siège
00:24:21mon cher Julien
00:24:210826 300 300
00:24:23on poursuit
00:24:24cette conversation
00:24:25on vient de parler
00:24:26de l'Assemblée Nationale
00:24:27c'était hier
00:24:27mais aujourd'hui
00:24:28il y a aussi
00:24:28un texte important
00:24:29sur les réseaux sociaux
00:24:30réseaux sociaux
00:24:31qui seraient interdits
00:24:31au moins de 15 ans
00:24:32c'est en tout cas
00:24:32l'accord qui va passer
00:24:33tout à l'heure
00:24:34devant nos députés
00:24:35est-ce que c'est
00:24:36la bonne solution
00:24:37pour protéger nos jeunes
00:24:37est-ce qu'on n'est pas
00:24:38du tout en train
00:24:38de passer à côté
00:24:39des vrais sujets
00:24:40est-ce que le vrai sujet
00:24:41c'est pas qu'en réalité
00:24:41ce sont des plateformes chinoises
00:24:42des plateformes américaines
00:24:43est-ce que le vrai sujet
00:24:44c'est qu'on n'arrive pas
00:24:45à contrôler
00:24:46à sensibiliser suffisamment
00:24:47les jeunes
00:24:47est-ce que le vrai sujet
00:24:48je sais pas
00:24:49c'est que ça en réalité
00:24:50c'est la facilité
00:24:51parce que qu'est-ce qu'on fait
00:24:51en France à part interdire
00:24:53à une grande question
00:24:54qui devrait intéresser
00:24:54le philosophe Mathias Leboeuf
00:24:55autour de la table
00:24:56qui est aujourd'hui présent
00:24:57en compagnie de Julien Aubert
00:24:58Noémie Alliwa
00:24:59Julia Courvoise
00:25:07on débat
00:25:08on échange
00:25:09amis auditeurs
00:25:100826 300 300
00:25:11on est en train de s'interroger
00:25:12on va s'interroger
00:25:13d'abord d'ici
00:25:14une petite demi-heure
00:25:15s'interroger sur un rapport
00:25:16de la Cour des Comptes
00:25:17qui a été publié
00:25:18il y a quelques heures
00:25:19et qui nous explique
00:25:19qu'en réalité
00:25:20il faut un peu plus
00:25:21de transparence
00:25:22quand les policiers
00:25:23et les gendarmes
00:25:23se font contrôler
00:25:24ils estiment
00:25:25qu'il y a un petit problème
00:25:26de déontologie
00:25:26au point d'ailleurs
00:25:27que certains magistrats
00:25:28de la Cour des Comptes
00:25:29en proposent d'accueillir
00:25:30des je cite
00:25:31observateurs extérieurs
00:25:32dans les conseils de discipline
00:25:33et de généraliser
00:25:34l'utilisation des caméras piétons
00:25:36par les forces de l'ordre
00:25:37mais je ne comprends pas
00:25:37ça veut dire donc
00:25:38qu'on ne peut plus
00:25:38faire confiance à la police
00:25:400826 300 300
00:25:41et même à nos forces de l'ordre
00:25:43puisque là
00:25:43ça concerne les policiers
00:25:44et les gendarmes
00:25:45mais d'abord
00:25:46on va s'interroger
00:25:47avec autour de la table
00:25:48Mathias Leboeuf
00:25:48Julien Aubert
00:25:49Noémie Alliwa
00:25:49et Julia Courvoise
00:25:50sur une première en Europe
00:25:52qui pourrait être signée
00:25:53et qui pourrait être
00:25:54made in France
00:25:55c'est l'interdiction
00:25:56pour les réseaux sociaux
00:25:57par
00:25:57des réseaux sociaux
00:25:59par la France
00:26:00le lieu va avoir
00:26:01le vote va avoir lieu
00:26:02dans quelques heures
00:26:03à l'Assemblée Nationale
00:26:04est-ce la bonne solution
00:26:05pour protéger nos jeunes
00:26:060826 300 300
00:26:08Les débats de l'été
00:26:10Sud Radio
00:26:11La proposition de loi
00:26:12sera donc soumise
00:26:13au vote du Sénat
00:26:14dans l'après-midi
00:26:14puis à l'Assemblée
00:26:15en fin de journée
00:26:16étape donc
00:26:16qui devrait passer
00:26:17sans surprise
00:26:18dans le sens
00:26:19où il y a déjà eu
00:26:19un vote
00:26:20qui a été réalisé
00:26:21hier en CMP
00:26:22CMP
00:26:23commission mixte
00:26:23paritaire pour le jargon
00:26:24on serait le premier pays
00:26:25à le faire
00:26:26et on sait que c'est
00:26:26une volonté en tout cas
00:26:28politique
00:26:28chez Emmanuel Macron
00:26:29mais est-ce la bonne solution
00:26:30pour protéger nos jeunes
00:26:31je vous regarde
00:26:32autour de la table
00:26:32en commençant par Noémie
00:26:33qui a déjà l'air
00:26:34totalement dépassé
00:26:34par ce qui est en train
00:26:35de se passer
00:26:35Je vais vous dire
00:26:37je pense que
00:26:38comme beaucoup de Français
00:26:38je suis partagée
00:26:39sur cette question
00:26:40je pense que c'est une bonne
00:26:42c'est une solution
00:26:43qui est importante
00:26:44pour les parents
00:26:45qui sont démissionnaires
00:26:46mais l'idée de voir
00:26:47l'État s'immiscer
00:26:48dans la vie privée
00:26:49dans la cellule familiale
00:26:50et décider à la place
00:26:51de parents
00:26:51je trouve que c'est problématique
00:26:52en fait ça vient acter
00:26:53la démission des parents
00:26:54le fait que les parents
00:26:55eux-mêmes
00:26:56qui sont quand même
00:26:57responsables en priori
00:26:58de leurs enfants
00:26:58puisqu'en plus
00:26:59ils sont mineurs
00:27:00moins de 15 ans
00:27:01ces parents-là
00:27:02devraient être aussi
00:27:03en mesure de pouvoir
00:27:04faire en sorte
00:27:05de protéger leurs enfants
00:27:06et d'imposer un cadre
00:27:08des limites
00:27:09dans l'utilisation
00:27:10des réseaux sociaux
00:27:11or que vient dire cette loi
00:27:12elle vient dire au fond
00:27:13les parents ne sont pas capables
00:27:14eux-mêmes de protéger
00:27:15leurs enfants
00:27:15donc nous allons
00:27:16nous
00:27:18nous fonctionnaires de l'État
00:27:19nous allons
00:27:20mettre des limites
00:27:21voilà donc
00:27:22effectivement
00:27:22dans un monde idéal
00:27:24ce serait aux parents
00:27:25de prendre ces responsabilités
00:27:26mais comme nous ne sommes pas
00:27:27nous ne sommes pas
00:27:28dans un monde idéal
00:27:28je comprends que l'État
00:27:30soit là pour protéger
00:27:31les enfants
00:27:31Maître
00:27:32Julia Courboisier
00:27:32comment vous regardez
00:27:33cette question ?
00:27:34Alors moi je suis aussi
00:27:35un peu partagée
00:27:36d'abord il y a un constat
00:27:37assez clair sur les réseaux
00:27:38sociaux et les mineurs
00:27:39un les réseaux sociaux
00:27:40aggravent l'état psychiatrique
00:27:42dégradé des mineurs
00:27:43ça les études le disent
00:27:44deux les réseaux sociaux
00:27:46et ça c'est mon point de vue
00:27:47d'avocate
00:27:47sont aussi un vecteur
00:27:48d'infraction
00:27:50trafic de stupéfiants
00:27:51violence
00:27:51harcèlement
00:27:52prostitution des mineurs
00:27:53il y a une explosion
00:27:54de la prostitution des mineurs
00:27:55on le sait
00:27:56les chiffres sont clairs
00:27:57donc il faut légiférer
00:27:58concernant les réseaux sociaux
00:27:59et je partage aussi
00:28:00votre avis Noémie
00:28:01parce qu'il me semble
00:28:03que le premier responsable
00:28:04de ce que fait un mineur
00:28:05c'est le parent
00:28:06et je tiens à dire
00:28:07qu'aujourd'hui
00:28:08les réseaux sociaux
00:28:08sont interdits
00:28:09au moins de 13 ans
00:28:09sur le principe
00:28:10quand vous voulez vous inscrire
00:28:11sur Instagram
00:28:11sur le principe uniquement
00:28:12oui
00:28:13enfin sur le principe
00:28:14et il y a plein de jeunes
00:28:16de moins de 13 ans
00:28:17notamment des jeunes filles
00:28:18qui sont j'ai envie de dire
00:28:19chinées
00:28:19permettez-moi l'expression
00:28:20par des proxénètes
00:28:22pour se prostituer
00:28:23sur les réseaux sociaux
00:28:23qui ont moins de 13 ans
00:28:24et il y a des parents
00:28:25qui le savent
00:28:26qui partagent des vidéos
00:28:27donc moi je suis un petit peu
00:28:29partagé d'un côté
00:28:30en disant
00:28:31ces réseaux sociaux
00:28:31sont dangereux
00:28:32et de l'autre effectivement
00:28:34est-ce que l'Etat
00:28:35doit s'immiscer
00:28:36dans l'intimité
00:28:37de la vie d'une famille
00:28:38entre un parent
00:28:39et des enfants
00:28:40pour interdire
00:28:41et puis encore une fois
00:28:42même réflexion
00:28:42quelles vont être les sanctions
00:28:44quelles vont être les sanctions
00:28:45ça les sanctions
00:28:46on aura certainement
00:28:47une idée
00:28:48quand tout à l'heure
00:28:48ça passera à l'Assemblée Nationale
00:28:49et entre de toute façon
00:28:50les sanctions qu'on proposera
00:28:51et la manière
00:28:52dont on les appliquera
00:28:53il y aura
00:28:53j'imagine un monde
00:28:54je vous voyais
00:28:55dos de l'iné
00:28:55mon cher Julien Aubert
00:28:56je ne déline pas
00:28:58moi je suis pour
00:28:59l'interdiction
00:29:00des mineurs
00:29:03de moins de 15 ans
00:29:04de l'accès aux réseaux sociaux
00:29:06d'abord je vais vous faire
00:29:07une confidence
00:29:08en 1993
00:29:09quand j'avais 15 ans
00:29:10j'étais privé
00:29:11de réseaux sociaux
00:29:12ça n'existait pas
00:29:14et pourtant
00:29:14je me suis développé
00:29:15tout à fait normalement
00:29:16enfin à peu près normalement
00:29:17parce que j'ai fini
00:29:17au républicain
00:29:18donc pour certains gauchistes
00:29:20je ne suis pas développé
00:29:21de manière totalement équilibrée
00:29:23c'est révélateur
00:29:23de certains traumatismes
00:29:24ce que je veux dire
00:29:25c'est qu'on peut
00:29:26comment dire
00:29:28je crois si vous voulez
00:29:29qu'on a fait une expérience
00:29:30grandeur nature
00:29:32là encore
00:29:32comme pour les pesticides
00:29:33dans les années 70
00:29:34sans jamais s'interroger
00:29:36sur ce que ça a changé
00:29:37dans la société
00:29:39or l'impact cognitif
00:29:41l'impact démocratique
00:29:43le fait de ne pas
00:29:44je dirais
00:29:45d'avoir accès
00:29:46à ces réseaux
00:29:47sans avoir été formé
00:29:48préalablement
00:29:49par la famille
00:29:50ou par l'école
00:29:51l'esprit critique
00:29:52la capacité à détecter
00:29:53les prédateurs
00:29:54ce n'est pas forcément
00:29:55des parents démissionnaires
00:29:56il y a des parents
00:29:57qui éduquent très bien
00:29:58leurs enfants
00:29:58sauf qu'on ne peut pas
00:29:59mettre une mouche espion
00:30:01c'est-à-dire que c'est
00:30:01blanc ou noir
00:30:02soit on confie
00:30:03un téléphone portable
00:30:04ou un écran à un enfant
00:30:05et à un moment donné
00:30:07peut-être qu'entre 1h
00:30:08et 2h du matin
00:30:09pendant que vous dormez
00:30:09il allumera
00:30:10il tombera sur un prédateur
00:30:11donc
00:30:12il n'y a pas que la prédation
00:30:13sexuelle
00:30:14parce qu'on met les enfants
00:30:16quelques heures à l'école
00:30:17et ils passent le double
00:30:18du temps devant des écrans
00:30:19donc en réalité
00:30:20il y a deux ministères
00:30:21de l'éducation nationale
00:30:22dans ce pays
00:30:22dont un qui n'est pas régulé
00:30:24et donc
00:30:25comme pour la cigarette
00:30:26comme pour d'autres
00:30:27expériences sociales
00:30:28je pense que
00:30:29voilà
00:30:30c'est pas grave
00:30:30si à 15 ans
00:30:31on découvre les réseaux sociaux
00:30:32on est peut-être plus mature
00:30:33autant l'interdire
00:30:34comme ça on limite
00:30:35en plus les dégâts par derrière
00:30:36c'est un peu ce que vous dites
00:30:36c'est-à-dire que oui
00:30:37ça veut dire que
00:30:38mais dans une perspective
00:30:39où effectivement
00:30:40on forme les gens
00:30:41en disant
00:30:41c'est pas anodin
00:30:42et on va t'apprendre
00:30:43à utiliser cet outil
00:30:44de la même manière
00:30:45qu'on apprend aux gens
00:30:46à utiliser une voiture
00:30:46Mathias Leboeuf
00:30:47alors moi j'ai beau être de gauche
00:30:49vous le savez
00:30:50je suis un libertaire
00:30:50et je suis absolument
00:30:52contre
00:30:54cette proposition de loi
00:30:56pour plusieurs raisons
00:30:57la première
00:30:58c'est que je considère
00:30:58que l'interdiction
00:30:59doit être l'exception
00:31:00et pas la règle
00:31:01en France
00:31:02dès qu'on a un problème
00:31:04on interdit
00:31:05donc on a l'impression
00:31:06qu'interdire
00:31:08supprime le problème
00:31:09ce qui est faux
00:31:09la deuxième chose
00:31:10c'est que
00:31:11cette règle
00:31:12cette loi
00:31:13risque d'être totalement
00:31:14inapplicable
00:31:14et donc inefficace
00:31:18bien évidemment
00:31:19il y aura
00:31:19des contournements
00:31:20on sait que
00:31:21chaque fois
00:31:22qu'il y a de la prohibition
00:31:23que ce soit
00:31:24les cigarettes
00:31:24l'alcool
00:31:25les réseaux sociaux
00:31:26la pornographie
00:31:27vous pouvez interdire
00:31:28tout ce que vous voulez
00:31:29on peut même penser
00:31:30que ça ne fera que
00:31:31renforcer les choses
00:31:32et puis surtout
00:31:34un truc de fond
00:31:35c'est que
00:31:36cette interdiction
00:31:37des réseaux sociaux
00:31:38aux mineurs
00:31:39c'est l'aveu total
00:31:41de la démission
00:31:43de l'Etat
00:31:43face
00:31:44aux réseaux
00:31:45c'est à dire que
00:31:46ce n'est pas les réseaux sociaux
00:31:47qu'il faut interdire
00:31:48c'est certaines publications
00:31:49c'est les publications
00:31:51qui incitent à la haine
00:31:53c'est les publications
00:31:54pornographiques
00:31:55et ça
00:31:55c'est très facile
00:31:56à réguler
00:31:57de façon algorithmique
00:31:58on a cédé
00:31:59on laisse libre champ
00:32:01aux réseaux
00:32:02qu'ils soient chinois
00:32:03qu'ils soient américains
00:32:04et par contre
00:32:05on va aller emmerder
00:32:06les jeunes gamins
00:32:07de 15 ans
00:32:08en leur interdisant
00:32:09les réseaux
00:32:10c'est minable
00:32:10il y a deux pétitions
00:32:11de principe
00:32:12qui sont des axiables
00:32:14en fait
00:32:14de dire
00:32:16il ne faut pas interdire
00:32:17bon
00:32:19c'est un choix
00:32:20il y a des choses
00:32:20qui sont interdites
00:32:22ça doit être l'exception
00:32:23l'interdiction
00:32:23oui
00:32:24d'accord
00:32:25mais une société
00:32:25lorsqu'on détecte quelque chose
00:32:27qui est dangereux
00:32:27on l'interdit
00:32:28et ce n'est pas en soi mal
00:32:29le fait de dire
00:32:31parce qu'on l'interdit
00:32:32ça va être contourné
00:32:33toute interdiction est contournée
00:32:34quand on a interdit
00:32:35la cigarette
00:32:36dans les lieux publics
00:32:37je pensais à titre personnel
00:32:38que c'était
00:32:39pourtant je ne suis pas fumeur
00:32:40je pensais que ce ne serait pas appliqué
00:32:41je pensais que c'était inapplicable
00:32:42je pensais que ça allait provoquer
00:32:44des levées de boucliers
00:32:45c'est rentrer dans les mœurs
00:32:46quand on a obligé
00:32:48la ceinture de sécurité
00:32:50dans les années 80
00:32:51les gens conduisaient n'importe comment
00:32:53et finalement tout le monde s'y est plié
00:32:54je me rappelle le confinement
00:32:55si un jour on m'avait dit
00:32:56qu'on obligerait
00:32:58des millions de français
00:32:59à rester chez eux
00:33:00et à mettre un masque
00:33:02ce que je veux dire
00:33:03c'est que
00:33:03la peur de se dire
00:33:05je ne vais pas légiférer
00:33:06ou je ne vais pas décider ceci
00:33:08parce que les gens ne le respecteront pas
00:33:09si on fait ça
00:33:09mais légiféreront
00:33:11sur les propriétaires des réseaux
00:33:13mais il n'y a pas que des propriétaires de réseaux
00:33:17ce n'est pas que ça
00:33:18je veux dire moi
00:33:19lorsque je vois des enfants
00:33:20qui passent des heures
00:33:22à regarder des contenus débiles
00:33:25enfin voilà
00:33:26ce n'est pas forcément l'éducation
00:33:27que je vous donne à mes gosses
00:33:28et en réalité
00:33:28ce n'est pas forcément des prédateurs
00:33:30ou des réseaux
00:33:31il y a des contenus
00:33:33qui sont stupides
00:33:34les enfants ne lisent pas
00:33:36d'ailleurs la lecture s'effondre
00:33:37dans ce pays
00:33:38les gens ne réfléchissent pas
00:33:39et ils ont un temps d'attention
00:33:40maintenant de 3 secondes
00:33:42ce qu'il faut quand même savoir
00:33:43c'est que dans notre droit français
00:33:45les parents sont responsables
00:33:46des enfants mineurs
00:33:47républicains
00:33:47vous le savez
00:33:48vous le dites régulièrement
00:33:49il faut sanctionner les parents
00:33:50il faut sanctionner les parents
00:33:51donc la question quand même
00:33:52elle est là
00:33:53c'est à dire que
00:33:53la priorité dans l'éducation
00:33:55d'un mineur
00:33:55c'est qu'est-ce qu'en fait un parent
00:33:56et qu'est-ce qu'on impose aux parents
00:33:58concrètement
00:33:58c'est ça la question qu'il faut se poser
00:34:00concrètement
00:34:00ça va se passer comment
00:34:01parce qu'au bout de chaîne
00:34:02il y aura toujours la justice
00:34:03mais je veux dire
00:34:03si on n'a pas une éducation
00:34:05aux réseaux sociaux avant
00:34:05moi je vais vous le dire
00:34:06en tant qu'avocate
00:34:07aujourd'hui vous trouvez
00:34:08des armes browning
00:34:10des pistolets browning
00:34:11sur TikTok
00:34:11pour moins de 1000 euros
00:34:12à payer en espèces
00:34:13que vous allez chercher
00:34:13dans le nord de Paris
00:34:14d'accord
00:34:15quand vous êtes un mineur
00:34:16effectivement le grand danger
00:34:17moi je suis en 1982
00:34:19voyez
00:34:19quand mes parents
00:34:20ils m'enfermaient chez moi
00:34:21le soir j'étais en sécurité
00:34:21aujourd'hui quand vous enfermez
00:34:23votre adolescent
00:34:24pour le sanctionner chez vous
00:34:25s'il a son téléphone portable
00:34:26il n'est plus en sécurité
00:34:27vous recevez sur TikTok
00:34:29et sur Snapchat
00:34:30de comptes qui n'ont pas
00:34:31de numéro de téléphone
00:34:32vous recevez
00:34:33des propositions
00:34:34pour acheter de la drogue
00:34:34notamment du PTC
00:34:35il y a eu un article récemment
00:34:37et un reportage
00:34:38sur le pet ton crâne
00:34:38donc c'est ça le problème
00:34:40on va contrôler comment
00:34:41et on va sanctionner
00:34:42qui et comment
00:34:43et bien ces questions
00:34:45auxquelles on va essayer
00:34:45de répondre
00:34:46dans la suite de la conversation
00:34:47sur Sud Radio
00:34:48réseaux sociaux interdits
00:34:49au moins de 15 ans
00:34:49c'est visiblement
00:34:50ce qui va être voté
00:34:50là dans quelques heures
00:34:51à l'Assemblée Nationale
00:34:52est-ce pour autant
00:34:53la bonne solution
00:34:54pour protéger nos jeunes
00:34:54puisque vous venez de dire
00:34:55les réseaux sociaux
00:34:56mais demain
00:34:56ce sera peut-être
00:34:57uniquement par SMS
00:34:58qu'est-ce qu'un réseau social
00:34:59est-ce qu'aujourd'hui
00:35:00une messagerie
00:35:00est un réseau social
00:35:01est-ce que Whatsapp
00:35:02demain sera considéré
00:35:03comme un réseau social
00:35:03et bien on se pose
00:35:04la question
00:35:05et forcément
00:35:05la bonne solution
00:35:06pour protéger nos jeunes
00:35:070826 300 300
00:35:09à tout de suite
00:35:09sur Sud Radio
00:35:10Sud Radio
00:35:13Sud Radio
00:35:14les débats de l'été
00:35:1510h-13h
00:35:17Maxime Liedot
00:35:190826 300 300
00:35:20la conversation
00:35:20se poursuit
00:35:21sur un sujet
00:35:22qui visiblement
00:35:22nous anime tous
00:35:23autour de la table
00:35:24ce sont les réseaux sociaux
00:35:25qui devraient être interdits
00:35:27avant l'âge de 15 ans
00:35:28on l'a dans les prochaines heures
00:35:29à l'Assemblée Nationale
00:35:30mais est-ce que c'est vraiment
00:35:31la bonne solution
00:35:32pour protéger nos jeunes
00:35:33quand on voit en réalité
00:35:34le reste du danger
00:35:35qu'on peut avoir
00:35:35simplement sur un téléphone
00:35:36Mathias Leboeuf
00:35:37juste avant qu'on parte
00:35:38en pub
00:35:38vous évoquiez le fait
00:35:40que dans ce cas-là
00:35:40il faut interdire le téléphone
00:35:41mais c'est un peu
00:35:42ce qu'on fait déjà
00:35:43on est déjà rentré
00:35:43dans cette dynamique là
00:35:44parce qu'on va l'interdire
00:35:45au collège
00:35:46on s'apprête à l'interdire au lycée
00:35:47je veux dire
00:35:48c'est déjà entré dans les mœurs
00:35:49cette interdiction
00:35:49quasiment du téléphone portable
00:35:51il y a une différence
00:35:52entre réguler
00:35:53et interdire
00:35:54que le téléphone soit interdit
00:35:57en salle de classe
00:35:58et qu'on régule
00:35:59et qu'on protège
00:36:02certains espaces
00:36:03ça me paraît
00:36:04tout à fait normal
00:36:05bon
00:36:06après interdire
00:36:07encore une fois
00:36:08je pense que c'est vraiment
00:36:10un syndrome vraiment français
00:36:11chaque fois qu'on a un problème
00:36:13on interdit
00:36:13et je crois que ça ne résout rien
00:36:16et puis j'ajoute une chose
00:36:18c'est que
00:36:18d'une certaine façon
00:36:20c'est aussi discriminatoire
00:36:22pour un certain nombre de jeunes
00:36:23qui utilisent les réseaux sociaux
00:36:24de façon tout à fait modérée
00:36:26tout à fait intelligente
00:36:27il y en a aussi
00:36:28il y a des tas de jeunes
00:36:30qui ne vont pas chercher
00:36:32de la drogue
00:36:32qui ne vont pas chercher
00:36:33de la pornographie
00:36:34qui ne vont pas chercher
00:36:35un certain nombre de choses
00:36:36et qui utilisent
00:36:38les réseaux sociaux
00:36:39de façon tout à fait normale
00:36:41alors je me permets
00:36:42on n'a pas besoin
00:36:43de chercher de la pornographie
00:36:44sur les réseaux sociaux
00:36:45la pornographie
00:36:46avec l'algorithme
00:36:46arrive très rapidement
00:36:47chez les jeunes
00:36:48la vente d'armes aussi
00:36:49la vente de stupéfiants aussi
00:36:50et notamment
00:36:50les images violentes
00:36:52moi je me pose
00:36:54il y avait les catalogues
00:36:55à l'époque
00:36:56la pornographie
00:36:57c'est aussi vieux
00:36:58que le monde
00:36:59aujourd'hui
00:37:00il n'y a pas
00:37:00des études
00:37:01sur l'impact
00:37:02de la pornographie
00:37:02et la vision
00:37:03de la pornographie
00:37:04chez les mineurs
00:37:04ultra violente
00:37:05sur Facebook
00:37:06il n'y a pas de pornographie
00:37:07Facebook
00:37:08la pornographie
00:37:09est algorithmiquement
00:37:10vous cherchez mal
00:37:12non mais c'est pas
00:37:13Facebook n'est pas
00:37:14le même réseau social
00:37:15mais Facebook n'est pas
00:37:18le même réseau social
00:37:19que Instagram
00:37:20ou TikTok
00:37:21qui est très vidéo
00:37:22par exemple Facebook
00:37:22excusez-moi
00:37:23c'est un peu un truc
00:37:24de vieux
00:37:24j'entends bien
00:37:26c'est un truc de boomer
00:37:27vous êtes en train
00:37:29de traiter de vieux
00:37:30je me suis traité
00:37:31j'ai un poids brissel
00:37:32qui porte beau
00:37:33je me suis
00:37:33pas de géophobie
00:37:35mais ce que je veux dire
00:37:38c'est que c'est possible
00:37:39c'est possible
00:37:40on pourrait imaginer
00:37:41sur Instagram
00:37:42ou sur TikTok
00:37:43de bloquer
00:37:45ces contenus là
00:37:46pour que
00:37:47vous êtes optimiste
00:37:48vous avez raison
00:37:51la politique
00:37:52doit essayer
00:37:53d'être moins
00:37:54impuissante
00:37:55qu'elle ne l'est
00:37:55aujourd'hui
00:37:56absolument
00:37:56vous avez raison
00:37:57mais juste un mot
00:37:57s'il vous plaît
00:37:58juste un mot
00:37:58je crois qu'il y a
00:37:59globalement un consensus
00:38:00sur l'idée
00:38:01que le téléphone portable
00:38:03est en train de ravager
00:38:04la santé mentale
00:38:05de nos enfants
00:38:06notamment TikTok
00:38:06même qui abrutit
00:38:07disons-le
00:38:08les gosses
00:38:08qui sont en train
00:38:09de détruire
00:38:10leur capacité
00:38:11de concentration
00:38:11etc
00:38:12il y a un consensus
00:38:13sur l'idée
00:38:14qu'il faut faire quelque chose
00:38:15la question
00:38:15c'est de savoir
00:38:16est-ce que cette mesure là
00:38:17elle est applicable
00:38:18c'est-à-dire qu'avec une justice
00:38:20qui est déjà
00:38:21complètement débordée
00:38:22avec une police
00:38:23qui est déjà
00:38:24complètement débordée
00:38:25comment est-ce que
00:38:26vous allez pouvoir ensuite
00:38:27faire en sorte que
00:38:28des policiers vont quoi
00:38:29vont toquer à la porte
00:38:29dans les familles
00:38:30en disant
00:38:31vous les parents
00:38:32monsieur et madame
00:38:33vous avez laissé votre enfant
00:38:34aller sur les réseaux
00:38:35sociaux
00:38:35et c'est la question
00:38:36de l'applicabilité
00:38:37et sur la justice
00:38:38justement
00:38:39ce serait possible
00:38:40de mettre en place
00:38:40cette mesure
00:38:41est-ce que ça va être
00:38:42encore une mesure
00:38:43une loi
00:38:43qui va finir par être
00:38:45s'auto-détruire
00:38:46parce qu'elle ne va pas
00:38:47la parole à la défense
00:38:47comme dirait l'autre maître
00:38:48oui parce qu'en bout de chaîne
00:38:50il y a toujours la justice
00:38:50de toute façon
00:38:51la justice elle intervient
00:38:52parfois trop longtemps
00:38:53après les faits
00:38:53mais la justice intervient
00:38:54toujours
00:38:54on va faire quoi
00:38:55on va sanctionner les parents
00:38:56on va prévoir quoi
00:38:57des amendes
00:38:57des contraventions
00:38:58pourquoi pas
00:38:58une infraction
00:39:00un délit
00:39:00des CRPC
00:39:01donc on va venir
00:39:02en alourdir
00:39:03les audiences
00:39:03les CRPC
00:39:04c'est le reconnaissance
00:39:05de culpabilité
00:39:06vous négociez votre peine
00:39:08je veux dire
00:39:08je suis désolée
00:39:09de le dire comme ça
00:39:10mais est-ce que la justice
00:39:10aujourd'hui
00:39:11elle a que ça à faire
00:39:11je veux dire
00:39:11on est en plein
00:39:14une interdiction
00:39:15c'est pas forcément
00:39:16mais une interdiction
00:39:17sans fonction
00:39:18ça ne sert strictement
00:39:19à rien
00:39:20quand vous avez
00:39:21d'abord
00:39:21tout ce qui est contravention
00:39:23mais de manière générale
00:39:24une interdiction
00:39:25c'est au plan très symbolique
00:39:27une forme d'intériorisation
00:39:28psychologique
00:39:29on est dans un pays
00:39:30où le principe
00:39:31est la liberté
00:39:31donc on ne fait pas
00:39:33des interdictions
00:39:34psychologiques
00:39:35c'est pas l'idée
00:39:37un citoyen
00:39:37il respecte la loi
00:39:38il n'a pas forcément
00:39:39besoin du gendarme
00:39:40il y a plein de choses
00:39:41que je fais
00:39:41je veux dire
00:39:42je vis dans des coins
00:39:43où je ne vois
00:39:4499% du temps
00:39:45pas de policiers
00:39:47et pour autant
00:39:47je respecte la loi
00:39:48oui mais vous respectez
00:39:49la loi
00:39:49parce qu'il y a des sanctions
00:39:51non
00:39:52parce que je pense
00:39:52que la loi est bonne
00:39:53ah oui
00:39:54non
00:39:56on respecte la loi
00:39:57parce qu'il y a
00:39:58des sanctions
00:39:58et la loi interdit
00:40:00parce qu'elle sanctionne
00:40:01c'est parce que
00:40:01vous violez une interdiction
00:40:03je passe au passage piéton
00:40:05et pas en traversant la rue
00:40:06parce que je pense
00:40:07que c'est intelligent
00:40:08et c'est plus
00:40:09mais ça ne vous emmène pas
00:40:10au tribunal correctionnel
00:40:11de passer au jour
00:40:11ce que je veux dire
00:40:12c'est que tout
00:40:13ne procède pas
00:40:13de la peur du gendarme
00:40:14je vais dire un peu
00:40:17le contraire
00:40:17de ce que j'ai dit tout à l'heure
00:40:18c'est à dire que
00:40:18cette loi
00:40:19aura une utilité
00:40:21quand même
00:40:21c'est que
00:40:21en cas de délit
00:40:23voire de crime
00:40:25impliquant
00:40:25des mineurs
00:40:26et des réseaux sociaux
00:40:28ça sera une circonstance
00:40:29aggravante
00:40:29et effectivement
00:40:30on pourra dire
00:40:31bah oui mais là
00:40:31vous avez utilisé
00:40:32les réseaux sociaux
00:40:33et c'était interdit
00:40:35et donc on pourra
00:40:37rendre délictuel
00:40:39l'usage
00:40:40des réseaux
00:40:41dans ce cadre-là
00:40:42mais
00:40:43très concrètement
00:40:45il n'y aura pas
00:40:46une police
00:40:46des réseaux sociaux
00:40:47qui va venir taper
00:40:48à votre porte
00:40:48en disant
00:40:49excusez-moi
00:40:49je rentre dans la chambre
00:40:50du petit
00:40:50pour savoir
00:40:52et je l'ai pris en flag
00:40:53avec les réseaux sociaux
00:40:54pour y donner
00:40:54de bonnes idées
00:40:55moi je repense
00:40:57à cette interdiction
00:40:57sans sanction
00:40:58je pense qu'aujourd'hui
00:40:59il y a quand même
00:40:59un certain nombre de parents
00:41:00c'est un débat d'actualité
00:41:01sur l'usage des réseaux sociaux
00:41:02on en parle dans les écoles
00:41:03on en parle dans les collèges
00:41:05je fais partie
00:41:05d'une association
00:41:06qui s'appelle
00:41:06InitiaDroit
00:41:07et plusieurs fois par an
00:41:08j'interviens dans des écoles primaires
00:41:10pour faire
00:41:10un petit peu
00:41:11de l'apprentissage
00:41:14sur tout ce qui se passe
00:41:15sur les réseaux sociaux
00:41:15je vais vous dire quelque chose
00:41:17j'interviens
00:41:17la plupart du temps
00:41:18dans des classes de CM2
00:41:19ils ont quasi tous
00:41:22un téléphone portable
00:41:23et quasi tous
00:41:24les réseaux sociaux
00:41:25tous
00:41:26en CM2
00:41:27les parents le savent
00:41:29vous voyez
00:41:30l'interdiction
00:41:31l'interdiction
00:41:32sans sanction
00:41:33elle fera rien
00:41:34pourquoi ?
00:41:35parce que les parents
00:41:35ils sont au courant de tout ça
00:41:37et ils pensent qu'ils gèrent
00:41:38ils ne comprennent pas
00:41:39effectivement
00:41:40la notion derrière
00:41:41de danger
00:41:42qu'il y a
00:41:43parce que c'est
00:41:44le fait de dire
00:41:45c'est interdit
00:41:45va peut-être
00:41:47d'abord
00:41:47il y aura eu plus de transgressions
00:41:49en fait
00:41:49d'acheter
00:41:50un téléphone portable
00:41:51à un enfant
00:41:51on peut empêcher
00:41:53l'ouverture des lignes
00:41:54pour un adolescent
00:41:56enfin quelqu'un
00:41:56de moins de 15 ans
00:41:58enfin à 14 ans
00:41:59on peut avoir ce qu'on appelle
00:41:59un téléphone de guerre
00:42:01si on ne s'attaque pas
00:42:02frontalement au sujet
00:42:03la situation
00:42:04va continuer
00:42:05à péricliter
00:42:06je ne dis pas
00:42:07que ça va forcément fonctionner
00:42:09mais pour l'instant
00:42:10tous les mythes
00:42:11disant
00:42:11on va interdire
00:42:12les plateformes
00:42:13etc
00:42:13moi je suis pour la carte numérique
00:42:14je pense que c'est une carte
00:42:15d'identité numérique
00:42:16je pense qu'il faudrait finir
00:42:18avec l'anonymat
00:42:18sur internet
00:42:19je pense que
00:42:21on devrait tous avoir
00:42:22de la même manière
00:42:22qu'on a une carte d'identité
00:42:23on a une carte d'identité numérique
00:42:25et on est capable d'authentifier
00:42:26des propos que vous pouvez tenir
00:42:27on n'est pas anonyme
00:42:28sur les réseaux sociaux
00:42:29la justice quand elle veut vous retrouver
00:42:30elle vous retrouve
00:42:31sur les réseaux sociaux
00:42:32elle vous retrouve
00:42:32mais aujourd'hui
00:42:33vous avez plein de gens
00:42:33qui profitent de cet anonymat
00:42:35pour faire des choses dégueulasses
00:42:380826 300 300
00:42:39réseaux sociaux
00:42:40interdits au moins de 15 ans
00:42:41c'est ce qui devrait être voté
00:42:42là tout à l'heure
00:42:42à l'Assemblée Nationale
00:42:43est-ce que c'est la bonne solution
00:42:44pour protéger nos jeunes ?
00:42:45je vais vous demander
00:42:46à vous Louis
00:42:47qui nous avez passé un coup de fil
00:42:48bonjour Louis
00:42:49oui bonjour
00:42:50merci beaucoup d'être avec nous
00:42:51ce matin Louis
00:42:52est-ce que vous
00:42:52vous avez des enfants
00:42:54est-ce que vous
00:42:54vos enfants
00:42:55ont les réseaux sociaux ?
00:42:57alors écoutez
00:42:58moi mes deux derniers
00:42:59ont 16 et 17 ans et demi
00:43:01les enfants de ma compagne
00:43:03ont 15 et 11
00:43:05il faut être très clair
00:43:06celui de 11 aujourd'hui
00:43:07n'a pas de téléphone
00:43:09donc déjà ça c'est le premier point
00:43:11deuxième point
00:43:12l'interdiction
00:43:12je pense que c'est une bonne idée
00:43:14même si je vais être très franc avec vous
00:43:17étant juriste de formation
00:43:18et de métier
00:43:20je suis d'accord
00:43:21avec votre intervenante
00:43:22une interdiction sans fonction
00:43:23ça ne sert à rien
00:43:26et pour autant
00:43:27il faut aussi faire gaffe
00:43:29au fait
00:43:29on commence à interdire
00:43:30au moins de 15 ans
00:43:31puis ça sera au moins de 18
00:43:32et puis on interdira
00:43:34en fonction de ceci
00:43:35en fonction de cela
00:43:36et toujours le débat
00:43:38quand on commence
00:43:39à interdire quelque chose
00:43:40où est-ce qu'on commence
00:43:41et surtout
00:43:42où est-ce qu'on s'arrête
00:43:42mais Louis
00:43:43ça veut dire aussi
00:43:43que pour le reste
00:43:44de la petite rébu
00:43:45que vous avez décrite
00:43:46par exemple
00:43:46ceux qui ont 15, 16, 17
00:43:47comment ça s'est passé
00:43:48le rapport aux réseaux sociaux
00:43:49avec eux
00:43:50vous leur avez interdit
00:43:50ils ont eu ça très tard
00:43:52vous avez un oeil dessus
00:43:53il y a un contrôle parental
00:43:54il y a un contrôle parental
00:43:56et je vais être très franc
00:43:58autant
00:43:58moi je suis séparé
00:44:00donc
00:44:00il y a un des deux téléphones
00:44:01sur celui de 17
00:44:02c'est la mère qui gère
00:44:03moi j'ai géré pour mon petit dernier
00:44:05entre guillemets
00:44:07je n'ai commencé à déverrouiller
00:44:09un certain nombre de choses
00:44:10qu'aujourd'hui
00:44:11vous avez attendu la majorité
00:44:13ils pouvaient envoyer des SMS
00:44:15ils pouvaient jouer
00:44:17avec les jeux
00:44:18qu'on trouve
00:44:18sur les téléphones portables
00:44:19ils pouvaient appeler
00:44:21mais je n'ai que libéré
00:44:24les accès
00:44:24à Instagram
00:44:25à TikTok
00:44:26à ce genre de choses là
00:44:28que très très récemment
00:44:29bon bah écoutez
00:44:30merci de votre témoignage
00:44:31merci beaucoup
00:44:33de votre témoignage
00:44:33de Wic
00:44:34au 0826 300 300
00:44:35on verra le vote
00:44:36tout à l'heure
00:44:37et on aura certainement
00:44:37l'occasion ça
00:44:38d'en reparler
00:44:39puis on a lancé
00:44:40presque un débat philosophique
00:44:41est-ce que la sanction
00:44:42enfin est-ce que l'interdiction
00:44:43peut fonctionner sans sanction
00:44:44ce sera peut-être
00:44:45le prochain bac de philo
00:44:46en tout cas il est permis
00:44:47d'interdire
00:44:47en tout cas il est permis
00:44:48d'interdire
00:44:48c'est sûr
00:44:490826 300 300
00:44:50notre dernier débat
00:44:51dans une poignée de secondes
00:44:52sur Sud Radio
00:44:52un rapport de la Cour des Comptes
00:44:53qui s'interroge
00:44:55en tout cas sur la déontologie
00:44:56dont feraient preuve
00:44:57les policiers
00:44:58et les gendarmes
00:44:58notamment quand eux
00:44:59sont contrôlés
00:45:00ils proposent
00:45:01de mettre
00:45:01dans les conseils
00:45:04qui jugent
00:45:04les policiers
00:45:05et les gendarmes
00:45:05des observateurs extérieurs
00:45:07et de généraliser
00:45:08l'utilisation
00:45:09des caméras piétons
00:45:10par les forces de l'ordre
00:45:11est-ce que ça veut dire
00:45:11qu'on ne peut plus faire confiance
00:45:12à nos policiers
00:45:13et nos gendarmes
00:45:140826 300 300
00:45:15à tout de suite
00:45:16Sud Radio
00:45:20Sud Radio
00:45:21les débats de l'été
00:45:2310h-13h
00:45:24Maxime Léod
00:45:25dernière demi-heure
00:45:26de débat
00:45:27avec une équipe d'élite
00:45:28aujourd'hui
00:45:29Mathias Leboeuf
00:45:29Julien Aubert
00:45:30Noémie Alioua
00:45:31Julia Courvoisier
00:45:31on a causé politique
00:45:33avec la réintroduction
00:45:34des pesticides
00:45:35est-ce qu'il fallait
00:45:35se reconcilier
00:45:36avec ces pesticides
00:45:37on a causé
00:45:37de l'interdiction
00:45:38des réseaux sociaux
00:45:38bon je constate
00:45:39qu'on avait dit
00:45:40que l'Assemblée Nationale
00:45:40il s'y passait pour rien
00:45:41il faut croire quand même
00:45:42qu'on a un peu de matière
00:45:43pour débattre
00:45:43ce qui est toujours
00:45:44quelque chose de rassurant
00:45:45mais cette fois-ci
00:45:46quand en France
00:45:46on n'a pas des débats
00:45:47à l'Assemblée Nationale
00:45:48on discute de rapports
00:45:49là c'est un rapport
00:45:50qui a été publié
00:45:51par la Cour des Comptes
00:45:52et c'est un rapport
00:45:53qui a mis du temps
00:45:54à sortir et à être publié
00:45:55et qui s'interroge
00:45:56sur la déontologie
00:45:57en réalité des policiers
00:45:59et des gendarmes
00:45:59quand c'est eux
00:46:00qui se font contrôler
00:46:01par leurs institutions
00:46:02ils trouvent
00:46:02pour aller très vite
00:46:03que ça manque de transparence
00:46:05je cite
00:46:05alors que le contrôle
00:46:06externe des polices
00:46:07est devenu la norme
00:46:08dans de nombreux pays
00:46:09comparables à la France
00:46:09une telle évolution
00:46:11est aujourd'hui
00:46:12incontournable
00:46:13avec une volonté
00:46:14donc d'apporter
00:46:15un tout petit peu
00:46:16de transparence
00:46:17avec des observateurs extérieurs
00:46:18qui pourraient assister
00:46:19au conseil de discipline
00:46:20et une volonté
00:46:21donc poursuivre absolument
00:46:22tout ce que font
00:46:23les policiers
00:46:23et les gendarmes
00:46:24de généraliser
00:46:25l'utilisation
00:46:26des caméras piétons
00:46:27est-ce que cela veut dire
00:46:28qu'on ne peut plus
00:46:28faire confiance
00:46:29à nos forces de l'ordre
00:46:300826 300 300 mètres
00:46:32tiens
00:46:32peut-on encore faire confiance
00:46:34à nos forces de l'ordre ?
00:46:35alors il me semble
00:46:35que 74 ou 76%
00:46:37des français
00:46:38font confiance
00:46:38en leur police
00:46:39moi je suis avocate
00:46:41j'ai au quotidien
00:46:42des contacts professionnels
00:46:44avec des policiers
00:46:45avec des gendarmes
00:46:46sur le principe
00:46:47moi je fais confiance
00:46:48à ma police
00:46:49je suis professionnelle
00:46:51j'ai des dossiers
00:46:51qui sont très bien montés
00:46:52le problème il n'est pas
00:46:53vraiment là
00:46:53c'est les petites choses
00:46:54du quotidien
00:46:55les insultes
00:46:58les dégradations
00:46:58parfois les faux procès
00:47:00verbaux
00:47:00etc
00:47:01et effectivement
00:47:03la police
00:47:04c'est déjà autre chose
00:47:06ah oui mais
00:47:07je suis désolée
00:47:08de vous le dire
00:47:08mais c'est très courant
00:47:10c'est très courant
00:47:11un procès verbal
00:47:12vous gardez confiance
00:47:12en la police
00:47:13avec tout ce que vous venez
00:47:14de dire
00:47:14moi je garde confiance
00:47:17en la police
00:47:17parce que j'interviens
00:47:18dans des dossiers
00:47:18qui sont extrêmement
00:47:19bien montés
00:47:19professionnellement
00:47:20on a une police
00:47:21en France
00:47:21qui est bien formée
00:47:22et qui monte
00:47:23des beaux dossiers
00:47:23après
00:47:24cette question là
00:47:25elle est plutôt
00:47:26sur
00:47:29la petite sanction
00:47:30du quotidien
00:47:30effectivement
00:47:31on a des policiers
00:47:31qui dépassent les bornes
00:47:32et il n'y a pas
00:47:33que dans la police
00:47:33il y a eu
00:47:34avant-hier
00:47:34un arrêt du conseil d'état
00:47:35si je ne m'abuse
00:47:36sur les conditions
00:47:37de détention
00:47:37à Condé-sur-Sarthe
00:47:39je pense que
00:47:40la police
00:47:41est quand même
00:47:42une profession
00:47:42qui est très particulière
00:47:43je l'ai déjà dit
00:47:44notamment sur mes réseaux sociaux
00:47:45puisqu'on parle
00:47:46des réseaux sociaux
00:47:46la police
00:47:47elle a l'usage
00:47:48des victimes de l'arme
00:47:49elle constate
00:47:50des infractions
00:47:50elle peut restreindre
00:47:51votre liberté
00:47:52elle peut vous menotter
00:47:53donc elle doit être
00:47:55extrêmement contrôlée
00:47:57et je pense
00:47:58qu'effectivement
00:47:59alors un manque
00:48:00de transparence
00:48:00je ne sais pas
00:48:01parce que quand on est
00:48:01dans les dossiers
00:48:02nous et qu'on saisit
00:48:04l'IGPN par exemple
00:48:06c'est pas tant
00:48:06la transparence
00:48:07moi je trouve
00:48:07qui nous pose problème
00:48:08c'est la rapidité
00:48:09c'est à dire que
00:48:11ça traîne
00:48:11ça traîne
00:48:12ça traîne
00:48:12pour avoir des informations
00:48:13pour être auditionné
00:48:14pour que ça donne lieu
00:48:15à quelque chose
00:48:16c'est un petit peu long
00:48:17voilà
00:48:18mais je pense qu'effectivement
00:48:20il faut en tout cas
00:48:21maintenir un contrôle accru
00:48:23sur cette profession
00:48:24qui est une noble profession
00:48:25en laquelle les français
00:48:26ont confiance
00:48:28mais qui effectivement
00:48:29est une procession
00:48:29qui sort un petit peu
00:48:30de l'ordinaire
00:48:31parce qu'elle a
00:48:31des pouvoirs extraordinaires
00:48:32Mathias Leboeuf
00:48:33vous voyez tout d'un coup
00:48:34beaucoup plus sceptique
00:48:35dès l'introduction
00:48:36de l'avocat
00:48:36dès le début
00:48:37de la plaidoirie
00:48:37finalement
00:48:38il dodelinez c'est ça ?
00:48:39oui il dodelinez
00:48:40exactement
00:48:40mais Mathias dodeline
00:48:41énormément
00:48:42c'est ça
00:48:43je suis un dodelineur
00:48:45professionnel
00:48:48non non moi je trouve
00:48:51ce rapport
00:48:52de la cour des comptes
00:48:53très intéressant
00:48:55parce que
00:48:56il est
00:48:57il pointe
00:48:58un certain nombre
00:48:58de choses
00:48:59et je l'ai trouvé
00:48:59pour le compte-rendu
00:49:01que j'en ai lu
00:49:01assez mesuré
00:49:04le rapport
00:49:05rappelle une chose
00:49:06c'est que la police
00:49:07est le corps d'état
00:49:08le plus contrôlé
00:49:09et ça c'est extrêmement
00:49:11important
00:49:11et que globalement
00:49:13un nombre d'enquêtes
00:49:14très important
00:49:15est ouvert
00:49:16je crois qu'il y a
00:49:1712 000 enquêtes
00:49:18par an
00:49:19qui sont ouvertes
00:49:20et que sur ces 12 000
00:49:21enquêtes
00:49:2210%
00:49:23arrivent à des sanctions
00:49:25donc effectivement
00:49:26parce qu'il faut le dire
00:49:27aussi
00:49:28les saisines
00:49:28sont de plus en plus
00:49:29nombreuses
00:49:33donc c'est bien
00:49:34que la police
00:49:34soit contrôlée
00:49:37la police
00:49:37et la gendarmerie
00:49:38sont un pilier républicain
00:49:40et il faut que la police
00:49:40reste républicaine
00:49:42après
00:49:43il y a des tas
00:49:44de petites choses
00:49:45qui passent
00:49:46sous les mailles
00:49:47du contrôle
00:49:48et c'est ce qu'on pourrait
00:49:49appeler justement
00:49:50c'est pour ça que c'était
00:49:50intéressant ce que vous
00:49:51étiez en train de dire
00:49:52c'est les abus de pouvoir
00:49:54au quotidien
00:49:54les insultes
00:49:55les petits gifs
00:49:56les coups
00:49:57les faux PV
00:49:58et ça
00:49:59pardonnez-moi
00:50:00mais il suffit
00:50:01d'avoir été serré
00:50:03par des flics
00:50:04dans la rue
00:50:06une ou deux fois
00:50:07pour savoir
00:50:08le tutoiement
00:50:09un tempestif
00:50:10le
00:50:10mets-toi contre un mur
00:50:12et je te pousse
00:50:13et voilà
00:50:13ça
00:50:14c'est tous les jours
00:50:15tous les jours
00:50:16donc
00:50:17il y a
00:50:18ce problème là
00:50:19et
00:50:20en plus
00:50:21on pourrait ajouter
00:50:22que suivant
00:50:23le profil
00:50:24que vous avez
00:50:25vous n'êtes pas traité
00:50:27pareil
00:50:27mais bon
00:50:27je ne reviendrai pas
00:50:28sur ce
00:50:29chose là
00:50:30après
00:50:30ce qui me paraît
00:50:31intéressant dans ce rapport
00:50:32c'est les préconisations
00:50:34et notamment
00:50:35la caméra embarquée
00:50:36d'ailleurs je crois
00:50:37qu'il y a un certain
00:50:38nombre de syndicats
00:50:38sont là
00:50:39mais ils sont totalement
00:50:40d'accord
00:50:40il faut systématiser
00:50:41parce que ça
00:50:42lèvera un certain
00:50:43nombre de choses
00:50:44et puis le temps
00:50:44de procédure aussi
00:50:45parce que quand une enquête
00:50:47est lancée
00:50:47elle met trois ans
00:50:49à arriver
00:50:50au bout
00:50:51on l'a vu
00:50:52notamment dans l'affaire
00:50:53Traoré
00:50:54c'est très très long
00:50:55qui impliquait la gendarmerie
00:50:56et voilà
00:50:58c'est insupportable
00:50:59et votre temps de parole
00:51:00cher Mathieu
00:51:01c'est l'arrivée
00:51:02à expiration
00:51:03selon le présentateur
00:51:04de cette émission
00:51:05l'arbitre a levé le drapeau
00:51:08peut-être pour apporter
00:51:09des contre-arguments
00:51:10à ce que vous venez de dire
00:51:12les policiers eux-mêmes
00:51:13vous racontent
00:51:14la difficulté
00:51:14de leur travail au quotidien
00:51:15parce que eux-mêmes
00:51:16ne se sentent pas du tout
00:51:17respectés
00:51:17et au contraire
00:51:19ils ont de plus en plus
00:51:20de mal à faire respecter
00:51:21la loi
00:51:21ils ont de plus en plus peur
00:51:23eux-mêmes
00:51:24de se retrouver devant la justice
00:51:26de se retrouver devant l'IGPN
00:51:28de se retrouver
00:51:28en fait
00:51:30eux-mêmes jugés
00:51:30pour leur propre travail
00:51:31ce qui fait qu'en fait
00:51:32ils sont entravés
00:51:33dans leurs actions
00:51:35au quotidien
00:51:36et que par exemple
00:51:37on peut comparer
00:51:38avec d'autres pays
00:51:38aux Etats-Unis
00:51:39pardonnez-moi
00:51:39mais un policier
00:51:40il vous dit
00:51:41tenez-vous debout monsieur
00:51:42mettez les mains
00:51:43derrière le dos
00:51:45vous rigolez pas en fait
00:51:47en France
00:51:47je suis désolé
00:51:48mais vous avez tous les jours
00:51:49des affaires
00:51:50qui vous montrent
00:51:50que les policiers
00:51:51ne sont pas respectés
00:51:52moi j'ai pas envie
00:51:52d'avoir la police
00:51:53des Etats-Unis
00:51:54ce qui est très étonnant
00:51:55peut-être que ça raconterait
00:51:56un petit peu plus d'or
00:51:57dans le pays
00:51:58vous savez
00:51:58nous avons un grand
00:51:59problème d'autorité
00:52:01et d'ailleurs
00:52:01ceux qui souffrent
00:52:03des problèmes d'autorité
00:52:03sont souvent ceux
00:52:04qui vivent dans les quartiers
00:52:05sensibles
00:52:05parce que croyez-moi
00:52:06que vous habitez
00:52:07dans une tour HLM
00:52:08d'un quartier nord de Marseille
00:52:09et que tous les jours
00:52:10vous avez des fusillades
00:52:11et avec des policiers
00:52:12au milieu ou là-bas
00:52:13qui n'ont pas les moyens
00:52:14de faire respecter la loi
00:52:15qui n'ont pas les moyens
00:52:16de faire respecter l'ordre
00:52:17et bien vous en souffrez
00:52:19vous en particulier
00:52:20en priorité
00:52:21non mais juste un mot
00:52:22peut-être pour terminer
00:52:22sur ce que j'étais
00:52:24en train de dire
00:52:27je suis toujours
00:52:28à l'écoute
00:52:29de ceux qui
00:52:30ont des discours
00:52:31disons
00:52:31je ne parle pas de vous
00:52:32parce que vous êtes toujours
00:52:33très nuancé
00:52:34et mesuré dans vos propos
00:52:35mais les discours anti-police
00:52:36et je pense notamment
00:52:37au député Louis Boyard
00:52:38qui à l'Assemblée nationale
00:52:40insistait pour dire
00:52:41la police tue
00:52:42et dès qu'il a été menacé
00:52:44il était bien content
00:52:44d'avoir ensuite
00:52:45des policiers
00:52:46qui le protégeaient
00:52:46parce qu'il était
00:52:47sous protection policière
00:52:48et ça c'est intéressant
00:52:49de voir que
00:52:50dès qu'on a besoin
00:52:50de la police
00:52:51on est bien content
00:52:51qu'elle soit là
00:52:52je soutiens la police
00:52:53point
00:52:54c'est un jour
00:52:55une réplique
00:52:56que j'avais faite
00:52:57à un acteur célèbre
00:52:58qui disait
00:52:59je soutiens la police
00:53:00mais
00:53:00je lui ai dit non
00:53:01c'est je soutiens la police
00:53:02point
00:53:03moi je ne me suis pas
00:53:04fait serrer
00:53:04par la police française
00:53:06pour reprendre l'expression
00:53:07mais un jour
00:53:07je me suis fait arrêter
00:53:08par la police américaine
00:53:09et je peux effectivement
00:53:10vous assurer
00:53:11que ce n'est pas très drôle
00:53:13et que la nôtre
00:53:14en réalité
00:53:15est beaucoup plus
00:53:16élégante
00:53:17souple
00:53:18que la police américaine
00:53:19après je crois quand même
00:53:20qu'il y a un sujet
00:53:21sur lequel on doit
00:53:22collectivement s'interroger
00:53:23c'est à dire que
00:53:23le travail de la police
00:53:24est effectivement
00:53:25plus compliqué
00:53:26c'est la société
00:53:27qui est devenue
00:53:27beaucoup plus agressive
00:53:29et donc on leur demande
00:53:29de faire un métier
00:53:30plus compliqué
00:53:31qu'il y a 20 ou 30 ans
00:53:32donc les contrôler
00:53:33oui
00:53:35mais faisons attention
00:53:36de ne pas reproduire
00:53:37ce qui se passe
00:53:37dans le reste de l'état
00:53:38c'est à dire
00:53:39qu'on contrôle extrêmement bien
00:53:40des gens qui n'arrivent plus
00:53:41à faire leur travail
00:53:42parce que d'abord
00:53:43ils détournent une partie
00:53:44de leur temps de travail utile
00:53:45pour devoir se justifier
00:53:46en permanence
00:53:47donc je serais partant
00:53:48moi plutôt pour
00:53:49une présomption
00:53:51de confiance
00:53:52c'est pour ça d'ailleurs
00:53:52j'étais favorable
00:53:53à l'entroyer
00:53:55l'équipe défense
00:53:56sur l'usage de l'arme
00:53:57moi je pars du principe
00:53:58qu'un policier
00:53:58qui utilise l'arme
00:53:59c'est pas quelque chose
00:54:00d'anodin
00:54:00et c'est qu'il le fait
00:54:01il le fait
00:54:02en toute responsabilité
00:54:04mais après effectivement
00:54:05l'arbitrage vidéo
00:54:06comme au football
00:54:08comme ça
00:54:09je dirais
00:54:10on s'économise aussi
00:54:11peut-être des procès
00:54:12ou de la bureaucratie
00:54:14parce qu'on les allège
00:54:15peut-être instantanément
00:54:16moi j'aimerais
00:54:17qu'on les allège
00:54:190826 300 300
00:54:20est-ce qu'on peut encore
00:54:21faire confiance
00:54:22à nos forces de l'ordre
00:54:23c'est en tout cas
00:54:23non pas ce que sous-entend
00:54:24mais il y aurait
00:54:25quelques problèmes
00:54:26déontologiques
00:54:26dans la police
00:54:27et dans la gendarmerie
00:54:28si on lit ce rapport
00:54:28de la Cour des comptes
00:54:29est-ce que pour autant
00:54:30nous ça doit nous faire
00:54:31changer d'avis
00:54:32sur la police
00:54:33et la gendarmerie
00:54:33c'est la question
00:54:34qu'on se pose
00:54:34au 0826 300 300
00:54:36bonjour Véronique
00:54:37bonjour à tout le monde
00:54:39merci beaucoup
00:54:39d'être avec nous Véronique
00:54:41merci à vous surtout
00:54:42alors moi
00:54:43j'ai été épouse
00:54:44d'un policier
00:54:45pendant plus de 30 ans
00:54:46donc j'ai vu
00:54:47un petit peu
00:54:48d'évolution
00:54:49ils ont un métier
00:54:50qui est vraiment pas facile
00:54:51comme le disent
00:54:53les personnes
00:54:55alors Véronique
00:54:56ce que je vous propose
00:54:57c'est qu'on va essayer
00:54:57de vous rappeler
00:54:58et vous allez surtout
00:54:58essayer d'enlever
00:54:59le haut-parleur
00:54:59pour qu'on puisse
00:55:00un tout petit peu communiquer
00:55:01parce que vous
00:55:01en gros ce que vous allez
00:55:02de ce que je suis en train
00:55:03de comprendre
00:55:03c'est que vous avez été
00:55:04marié à un policier
00:55:05vous avez dû voir
00:55:06j'imagine
00:55:07ce que c'est le quotidien
00:55:07de policier
00:55:08avec forcément
00:55:10les mauvaises journées
00:55:10avec forcément
00:55:11aussi des conclusions
00:55:13et des dossiers
00:55:14qui tournent mal
00:55:14avec une certaine lassitude
00:55:16mais je vous voyais
00:55:16en attendant
00:55:17qu'on récupère Véronique
00:55:18comme il se doit
00:55:18réagir à ce que disait
00:55:20Julien Aubert
00:55:22Maître Courvoisier
00:55:22sur la présomption
00:55:23de confiance
00:55:24oui
00:55:25je suis désolée
00:55:26de vous le dire
00:55:26vous allez me dire
00:55:26vous parlez encore de droit
00:55:27mais la présomption
00:55:28de confiance
00:55:28en droit dans le quotidien
00:55:30ça veut strictement rien dire
00:55:31moi si vous voulez
00:55:33je suis toujours
00:55:33un petit peu
00:55:35un petit peu agacé
00:55:36des débats politiques
00:55:37qui nous sont proposés
00:55:38entre d'un côté
00:55:39je soutiens la police
00:55:40point
00:55:40je vous comprends
00:55:41et la police tue
00:55:42je veux dire
00:55:42c'est pas le sujet
00:55:44le sujet c'est
00:55:44est-ce que quand nous avons
00:55:45des policiers
00:55:46qui sont contrôlés
00:55:47et qu'ils sont sanctionnés
00:55:49parce que je le rappelle
00:55:50ils ont violé
00:55:52des règles disciplinaires
00:55:53et des règles déontologiques
00:55:54est-ce que c'est normal
00:55:55est-ce qu'il faut
00:55:55renforcer ces contrôles
00:55:57je crois que oui
00:55:57je ne pense pas
00:55:58qu'un policier
00:55:59soit entravé
00:56:00dans l'exercice
00:56:00de son activité
00:56:01lorsqu'on l'empêche
00:56:02d'appeler un gardé à vue
00:56:03salle noire
00:56:04ou de lui foutre une baffe
00:56:05je ne pense pas
00:56:06que les policiers
00:56:06et moi je parle
00:56:07beaucoup à des policiers
00:56:08et d'une manière générale
00:56:09les policiers que je croise
00:56:10ils me disent
00:56:11ces gens-là
00:56:11dans notre profession
00:56:12ils doivent être sanctionnés
00:56:14mais c'est pour ça que j'ai fait
00:56:14une distinction entre la police
00:56:16je soutiens la police
00:56:18les policiers
00:56:18c'est différent
00:56:19qu'il y ait des policiers
00:56:20comme on a parlé
00:56:21tout à l'heure
00:56:21oui mais ça c'est de la politique
00:56:22que vous faites
00:56:23c'est de la com'
00:56:26dans le débat
00:56:26non non
00:56:27c'est qu'il ne faut pas
00:56:28il y a des gens
00:56:29qui essayent d'atteindre
00:56:30le concept de police
00:56:31c'est-à-dire que fondamentalement
00:56:33à travers les critiques
00:56:35qu'ils peuvent faire
00:56:35sur certains actes de policiers
00:56:36ils sont contre l'idée
00:56:38premièrement
00:56:38qu'on applique une répression
00:56:40deuxièmement
00:56:40qu'il y ait un monopole
00:56:41de la violence légitime
00:56:42troisièmement
00:56:43qu'il puisse y avoir
00:56:43des armes à feu
00:56:45quatrièmement
00:56:45que l'état
00:56:47enfin l'idée même
00:56:48qu'il puisse y avoir
00:56:49derrière un état
00:56:50qui manifeste une forme
00:56:51d'oppression
00:56:53sur une société
00:56:53et donc c'est pour ça
00:56:55que je soutiens la police
00:56:56point
00:56:56parce que la police
00:56:57est nécessaire
00:56:58pour la démocratie
00:56:59après
00:56:59sur les cas de policiers
00:57:01c'est ce que je disais
00:57:02tout à l'heure
00:57:03l'arbitrage idéaux
00:57:04c'est la meilleure manière
00:57:05je dirais
00:57:05de discipliner
00:57:07preuve
00:57:07qu'on peut discipliner
00:57:08sans sanctions
00:57:09Mathias
00:57:10je voyais là aussi réagir
00:57:11et non pas d'eau de l'inné
00:57:11mais vraiment réagir
00:57:13parce que
00:57:13l'argument
00:57:14je suis toujours surpris
00:57:15dans ce débat là
00:57:16sur l'argument de dire
00:57:17les policiers
00:57:18ils n'ont pas un métier facile
00:57:21oui ils n'ont pas
00:57:21un métier facile
00:57:23effectivement
00:57:23et effectivement
00:57:24la situation s'est durcie
00:57:25depuis 20 ans
00:57:27ou 30 ans
00:57:28mais c'est pas
00:57:29pour ça
00:57:29que ça doit les dédouaner
00:57:31d'agissements
00:57:31qui ne sont pas républicains
00:57:33ou qui ne sont pas
00:57:34dans les codes de déontologie
00:57:35ça c'est la première chose
00:57:36ça me fait penser
00:57:38à cette
00:57:38au technicien informaticien
00:57:40qui râle
00:57:41parce qu'on l'appelle toujours
00:57:42qu'il y a un problème
00:57:43bah oui
00:57:43t'es technicien en informatique
00:57:45forcément
00:57:46quand on t'appelle
00:57:47c'est que
00:57:47l'ordinateur répond
00:57:48non mais je ne sais pas
00:57:50ce que je veux dire
00:57:51c'est pas exactement la même chose
00:57:52non mais je force le très
00:57:54ce qu'il faut comprendre
00:57:54c'est qu'il y a des éléments nouveaux
00:57:55et là monsieur Aubert
00:57:56vous le disiez
00:57:57c'est à dire que nous avons
00:57:58changé de société
00:57:58ce n'est pas les mêmes
00:58:00on ne leur demande pas
00:58:01exactement la même chose
00:58:03qu'il y a 20 ans
00:58:04ou qu'il y a 30 ans
00:58:04nous sommes dans une société
00:58:05qui est beaucoup plus violente
00:58:06il faut le dire
00:58:07nous avons une jeunesse
00:58:08qui est aussi beaucoup plus violente
00:58:09c'est pour ça qu'il y a la police
00:58:10qui était menée par la police
00:58:12il y a 20 ans
00:58:12n'est pas le même
00:58:13qu'il doit mener aujourd'hui
00:58:15ils sont en prise
00:58:16avec beaucoup plus
00:58:17de violences au quotidien
00:58:18ils sont confondés
00:58:19à des situations
00:58:20qui sont beaucoup plus violentes
00:58:20et donc la réponse
00:58:21serait laquelle
00:58:22de moins les contrôler
00:58:23ou de plus les contrôler
00:58:24et ensuite
00:58:25je suis désolée
00:58:26quand vous parlez tout à l'heure
00:58:27de conditions de travail
00:58:28ça c'est ce que les avocats
00:58:29plaident devant l'IGPN
00:58:30pour les policiers
00:58:31parce qu'on les connait
00:58:32les conditions de travail
00:58:33mais il n'en demeure pas moins
00:58:34comme toute personne
00:58:36qui viole la loi
00:58:37vous avez des explications
00:58:38vous avez un contexte
00:58:39il n'en demeure pas moins
00:58:40que derrière
00:58:40il y a des sanctions
00:58:41parce qu'un policier
00:58:42qui fait un faux procès verbal
00:58:43je rappelle que c'est criminel
00:58:44mais un policier
00:58:45qui fout une baffe
00:58:46un gardé à vue
00:58:47un policier qui tient
00:58:48des propos racistes
00:58:48parce que globalement
00:58:49dans ce rapport
00:58:50on parle principalement
00:58:51de ce genre
00:58:51je ne vais pas dire
00:58:52de petites choses
00:58:52mais de petits manquements
00:58:55entre guillemets
00:58:55parce que ce ne sont pas
00:58:56des crimes
00:58:56ça c'est intolérable
00:58:57ça peut s'expliquer
00:58:58quand vous avez un policier
00:58:59à bout
00:58:59il n'en demeure pas moins
00:59:00que ça doit donner lieu
00:59:01à l'émission
00:59:02c'est attention
00:59:03de ne pas stigmatiser
00:59:04parce qu'on utilise ce terme
00:59:05à toutes les sauces
00:59:05je me permettrais
00:59:06de l'utiliser
00:59:07aussi pour les professionnels
00:59:09et les policiers
00:59:09il ne faut pas non plus
00:59:10stigmatiser tous les policiers
00:59:12mais je suis d'accord avec vous
00:59:13c'est très important
00:59:13de faire la distinction
00:59:14entre les bret-dialeuses
00:59:16entre ceux qui se permettent
00:59:17des propos racistes
00:59:18des actes de violence
00:59:18qui sont intolérables
00:59:19et qui doivent être condamnés
00:59:21à juste titre
00:59:21et l'ensemble de la profession
00:59:23qui sont des hommes
00:59:24qui travaillent dur
00:59:25qui travaillent pour l'Etat
00:59:26qui travaillent pour l'ordre
00:59:27qui travaillent pour l'ensemble
00:59:28de la société
00:59:30bien sûr
00:59:31je pense que c'est très important
00:59:32de ne pas condamner
00:59:34des innocents
00:59:35de ne pas mettre
00:59:35une cible
00:59:37sur des innocents
00:59:38et de faire la distinction
00:59:39il faut faire très attention à ça
00:59:40très rapidement
00:59:41vous avez raison
00:59:42il ne s'agit pas
00:59:43de jeter l'opprobre
00:59:44sur une profession
00:59:45qui en plus
00:59:45est une profession essentielle
00:59:46mais justement
00:59:48sur la difficulté
00:59:50aujourd'hui
00:59:50que rencontrent les policiers
00:59:51qui est une difficulté particulière
00:59:52montons au créneau
00:59:53et quand je dis montons
00:59:54je m'implique
00:59:55sur la formation
00:59:56qu'ils aient
00:59:57des nouveaux types
00:59:58de formation
00:59:59sur les moyens
01:00:00mais ne demandons pas
01:00:01une forme d'impunité
01:00:03face à
01:00:04des situations
01:00:05qui sont
01:00:05aujourd'hui
01:00:06l'impunité
01:00:06elle est plutôt
01:00:07dans ce qu'ils combattent
01:00:08plutôt dans le camp d'en face
01:00:09quand je vois
01:00:10des gens qui foncent
01:00:11il y a encore un policier
01:00:12qui s'est fait traîner
01:00:13sur 20 mètres
01:00:14par quelqu'un
01:00:14qui lui a foncé dessus
01:00:15ils se font tirer
01:00:17c'est pas tous les métiers
01:00:18vous compariez
01:00:18avec l'informaticien
01:00:19c'est pas tous les métiers
01:00:20où on est confronté
01:00:21à des individus
01:00:23qui en fait
01:00:24n'ont aucun respect
01:00:25parfois pour la vie
01:00:26ou pour des concepts
01:00:28basiques
01:00:28de la civilisation
01:00:29c'est à dire qu'on leur demande
01:00:30par rapport à ce que
01:00:32la police des années 70
01:00:33je dirais
01:00:34des degrés de sophistication
01:00:36dans l'application du droit
01:00:37dans les grands principes
01:00:38qu'on applique au jour le jour
01:00:39face à une société
01:00:40qui ne connait même pas
01:00:42parfois
01:00:42les bases même
01:00:44de respect
01:00:44de l'être humain
01:00:45c'est ça
01:00:46et donc ce décalage
01:00:48fait qu'on risque
01:00:48d'avoir des gens
01:00:49qui disent
01:00:49vous savez quoi
01:00:50votre police fantasmée
01:00:51c'est parfait
01:00:51mais moi je ne vais plus le faire
01:00:52parce que je ne vais plus risquer ma vie
01:00:540826 300 300
01:00:55c'est la fin des débats
01:00:56on se retrouve dans une poignée de secondes
01:00:58sur Sud Radio
01:00:58pour les coups de coeur
01:00:59et les coups de gueule
01:01:00des uns et des autres
01:01:01et vous restez bien entendu
01:01:02avec moi tout de suite
01:01:040826 300 300
01:01:06on termine ces débats
01:01:07avec les coups de coeur
01:01:08et les coups de gueule
01:01:08des uns et des autres
01:01:10en commençant
01:01:10alors qu'est-ce qu'on va avoir
01:01:11on va avoir un peu d'international
01:01:13on va avoir un peu de droit
01:01:14je n'ai pas celui de Noémie
01:01:16donc on aura même
01:01:17on va même avoir le droit
01:01:18à une petite surprise
01:01:19c'est ça qui est beau
01:01:20mais je vais me tourner d'abord
01:01:21vers vous Julien Aubert
01:01:22où vous voulez faire
01:01:23une forme de coup de coeur
01:01:24à quelqu'un qui vit
01:01:25on va dire
01:01:26des heures compliquées
01:01:27oui
01:01:28Christophe Rivain
01:01:29qui est le maire d'Alès
01:01:30maire des républicains d'Alès
01:01:31et qui courageusement
01:01:32s'est attaqué
01:01:34à la désade mafia
01:01:34dans sa ville
01:01:35qui a débarqué
01:01:36et lui s'y est opposé
01:01:37moralité
01:01:38il a été menacé de mort
01:01:40et il a été exfiltré
01:01:41cette nuit
01:01:42par le RAID
01:01:43suite à une suspicion
01:01:44de voiture piégée
01:01:45il faut soutenir
01:01:46parce que le courage physique
01:01:48quand on est maire
01:01:49on n'est pas maire
01:01:50pour se faire tirer dessus
01:01:51ou avoir ses enfants
01:01:52qui sont victimes
01:01:54de l'engagement politique
01:01:54qu'on fait
01:01:55ça vaut d'ailleurs
01:01:55pour les maires
01:01:56comme pour tous les élus
01:01:56de ce pays
01:01:57et il faut absolument
01:01:58qu'il y ait une mobilisation
01:02:00derrière
01:02:02ces magistrats
01:02:03ces premiers magistrats
01:02:04de commune
01:02:04qui sont au premier rang
01:02:06qui n'ont pas forcément
01:02:07de protection
01:02:07qui sont au milieu
01:02:08de la population
01:02:09et qui courageusement
01:02:10prennent la parole
01:02:12parce que
01:02:13sinon c'est le régime
01:02:14de la terreur
01:02:14qui va s'installer
01:02:15moi j'ai pas du tout envie
01:02:16on parlait tout à l'heure
01:02:16des Etats-Unis
01:02:17j'ai encore moins envie
01:02:18de vivre en Colombie
01:02:18donc je le soutiens
01:02:20pleinement
01:02:21j'espère que des mesures
01:02:23policières seront prises
01:02:24pour le protéger
01:02:25mais surtout
01:02:26pour que la terreur
01:02:27change de camp
01:02:27qu'on retrouve ceux
01:02:28qui ont fait ça
01:02:29qu'on les arrête
01:02:30et qu'on les juge
01:02:32c'est vrai que ce maire
01:02:33d'Alès
01:02:33commence à faire
01:02:34la haine de l'actualité
01:02:35parce que je rappelle
01:02:36qu'il y a quelques jours
01:02:36on apprenait
01:02:37qu'il avait reçu
01:02:37des menaces
01:02:39et deux balles
01:02:39à son domicile
01:02:40ça prouve encore une fois
01:02:41l'infiltration à Alès
01:02:43quand on pense à Alès
01:02:44on pense pas immédiatement
01:02:45trafic de drogue
01:02:45et mafia
01:02:46si vous voulez
01:02:47il a fait une déclaration
01:02:48publique
01:02:48pour dire qu'il tiendrait bon
01:02:50et que les maires
01:02:51étaient les derniers remparts
01:02:53de la république
01:02:55c'est non seulement
01:02:56espérons que le rempart
01:02:57reste métaphorique
01:02:58oui oui bien sûr
01:02:58mais c'est non seulement
01:03:00les derniers
01:03:01mais c'est même
01:03:01les premiers remparts
01:03:03parce qu'ils sont
01:03:03sur le terrain
01:03:05quotidien
01:03:06de ces trafics de drogue
01:03:08qui s'étendent
01:03:08et qui s'étendent
01:03:09dans des villes
01:03:10de plus en plus
01:03:11petites
01:03:12enfin moyennes et petites
01:03:13et effectivement
01:03:14il faut lui témoigner
01:03:15un soutien indéfectible
01:03:16et j'espère que la république
01:03:17à travers
01:03:18notamment
01:03:19le ministre
01:03:21de
01:03:22enfin les différents ministres
01:03:24mais en particulier
01:03:24le ministre de l'intérieur
01:03:25lui apportera
01:03:27un soutien indéfectible
01:03:28Oui j'ai rejoint ce qui vient
01:03:29d'être dit
01:03:30c'est un homme courageux
01:03:31c'est vrai que les maires
01:03:32sont à l'avant-poste
01:03:32de la défense
01:03:33comme on dit
01:03:33des valeurs de la république
01:03:35c'est un homme courageux
01:03:36c'est un homme qui a décidé
01:03:37de ne pas courber les chines
01:03:38il n'y en a pas tant que ça
01:03:39et je crois que
01:03:40c'est un homme qui doit être soutenu
01:03:42nous savons que la campagne
01:03:43présidentielle est en train
01:03:44de commencer doucement
01:03:45et il serait tout à fait
01:03:47opportun
01:03:47pour ceux qui veulent
01:03:49qui comprennent le symbole
01:03:50qu'incarne ce maire
01:03:51de lui apporter leur soutien
01:03:52peut-être sur le terrain
01:03:53ce serait plutôt
01:03:54pas mal
01:03:55Maître ?
01:03:56Oui je pense que ce maire
01:03:57est évidemment victime
01:03:59d'une organisation
01:03:59qui est criminelle
01:04:00il n'y a pas de sujet là-dessus
01:04:01la justice je pense passera
01:04:03nous avons des enquêteurs
01:04:05et des policiers
01:04:06de très grande qualité
01:04:07en France
01:04:07qui je n'en ai aucun doute
01:04:08retrouveront
01:04:09les auteurs de ces menaces
01:04:10ils seront traduits en justice
01:04:11et ils auront le droit
01:04:13à la défense
01:04:14à laquelle
01:04:14ils pourront prétendre
01:04:16et je pense qu'ils seront
01:04:17effectivement condamnés
01:04:18parce que la justice
01:04:19dans notre pays
01:04:19même si elle est trop lente
01:04:21sanctionne les responsables
01:04:22d'actes
01:04:23de ce type
01:04:25On parlait de la justice
01:04:26vous gardez la parole
01:04:27parce que vous allez faire
01:04:27une plidoirie
01:04:28c'est contre l'instrumentalisation
01:04:30des affaires pénales
01:04:31par nos politiques
01:04:31Oui Maxime
01:04:32alors vous le savez
01:04:34mes clients m'appellent
01:04:34la râleuse
01:04:35alors forcément
01:04:36j'allais venir ici
01:04:37pour ma première matinée
01:04:39pousser un gros coup de gueule
01:04:40alors voilà
01:04:41j'en ai marre
01:04:41et je pèse mes mots
01:04:42parce que je suis quand même
01:04:43soumise à ma déontologie
01:04:44j'en ai marre Maxime
01:04:45de nos politiques
01:04:46qui viennent à longueur de journée
01:04:47s'épancher
01:04:48sur telle ou telle affaire judiciaire
01:04:50pour racoler des électeurs
01:04:51et imposer
01:04:52je me permets de le dire
01:04:53leur médiocrité
01:04:53je crois que les plateaux télé
01:04:55se sont transformés
01:04:56en boîte boulonne
01:04:57des politiciens
01:04:57vous voyez
01:04:58ils font la queue le le
01:04:59pour faire le buzz
01:04:59sur tel drame
01:05:00précisément choisi
01:05:01par leur parti
01:05:02en usant d'éléments de langage
01:05:04très souvent bidon
01:05:05définis par leurs agences
01:05:06de com grassement payées
01:05:07et on racole
01:05:08on racole
01:05:08on racole de l'électeur
01:05:10alors moi je vous vois
01:05:11à droite
01:05:11à gauche
01:05:12soutenir telle ou telle victime
01:05:13appeler à la sévérité
01:05:14mettre en cause les juges
01:05:15un coup trop sévère avec eux
01:05:17un coup évidemment
01:05:18trop laxiste avec les autres
01:05:19et on racole facile Maxime
01:05:21parce que l'électeur en colère
01:05:22n'est capable que de choisir
01:05:23entre deux camps
01:05:24Louis contre Naël
01:05:25la police tue
01:05:26versus les immigrés violents
01:05:27le permis de tuer
01:05:29versus la présomption
01:05:30de légitime défense
01:05:31et vous vous rendez compte Maxime
01:05:32qu'il y a quelques jours
01:05:33on m'a proposé
01:05:33de venir débattre
01:05:35de la peine de mort
01:05:35parce que
01:05:36Karine de l'amour est dans le pré
01:05:37est devenue la haine
01:05:39dans une mini-coupère
01:05:40alors moi je m'interroge
01:05:41aussi avec d'autres confrères
01:05:42mais qu'avons-nous fait
01:05:43au bon Dieu
01:05:43pour mériter
01:05:44cette classe politique
01:05:46souvent ridicule
01:05:47qui nous prend
01:05:47pour des simples d'esprit
01:05:48qu'avons-nous fait
01:05:49au bon Dieu
01:05:49pour mériter
01:05:50cette foire à la saucisse
01:05:52médiatico-judiciaire permanente
01:05:53et puis c'est pas comme si
01:05:54la justice
01:05:54elle était dans un bon état
01:05:56en plus
01:05:56parce que nos prisons
01:05:57sont pleines à craquer
01:05:58j'ai noté 88 654 détenus
01:06:01en plus
01:06:02ce mois-ci
01:06:03par rapport
01:06:045000 de plus
01:06:05par rapport à l'année dernière
01:06:06nos palais de justice
01:06:07condamnent jusqu'en milieu
01:06:08de la nuit
01:06:08j'étais la semaine dernière
01:06:09à Nanterre
01:06:10j'ai terminé très tard
01:06:10nos magistrats sont tabous
01:06:12nos greffiers aussi
01:06:13et que dire de notre
01:06:14police judiciaire
01:06:15il y a quelques années
01:06:16Christophe Correl
01:06:17écrivait
01:06:17un ancien de la BRP
01:06:18la PJ est-elle morte ?
01:06:20alors je suis peut-être
01:06:20en train de devenir
01:06:21une vieille râleuse
01:06:23sur votre plateau
01:06:24mais moi je rêve
01:06:24d'un retour
01:06:25à une politique
01:06:25de la décence
01:06:26sur les affaires judiciaires
01:06:27une politique classe
01:06:28qui élève le débat
01:06:29loin des tiktok
01:06:30de Louis Boyard
01:06:31et des stories
01:06:32de Mathieu Vallée
01:06:32loin de l'instrumentalisation
01:06:34des victimes
01:06:35et des bonnes victimes
01:06:36on s'entend bien
01:06:38et du renoncement
01:06:39à tous nos principes
01:06:39démocratiques
01:06:40comme la présomption
01:06:41d'innocence
01:06:41vous avez fait tiquer
01:06:42notamment le politique
01:06:43Julien Robert
01:06:44est-ce que vous partagez ça
01:06:45est-ce que vous êtes
01:06:45senti visé déjà ?
01:06:46en partie je suis contre
01:06:49enfin j'évite
01:06:50sur les affaires judiciaires
01:06:51et les victimes
01:06:51il faut faire attention
01:06:53au côté cher Rognard
01:06:54et notamment
01:06:55de respecter quand même
01:06:56un délai de décence
01:06:59notamment suite
01:06:59à des événements
01:07:00un peu tragiques
01:07:01après
01:07:03lorsque vous avez dit
01:07:04il faut choisir
01:07:04à un moment donné
01:07:05oui il y a parfois
01:07:06la victime
01:07:06et l'innocent
01:07:08et donc la justice tranche
01:07:10donc lorsque
01:07:13enfin moi je ne mets pas
01:07:14sur un plan d'égalité
01:07:15le voyou
01:07:16et le policier
01:07:17etc etc
01:07:18dans une affaire
01:07:19il y a quelqu'un
01:07:21à qui on rend justice
01:07:23et donc là
01:07:24il faut effectivement
01:07:24être à ses côtés
01:07:26mais après
01:07:27effectivement
01:07:27il y a une tentative
01:07:29mais je crois
01:07:29qu'on est dans des sociétés
01:07:31où la parole
01:07:32est devenue performative
01:07:33c'est qu'on pense
01:07:34que quand on a parlé
01:07:35on a agi
01:07:36Noémie Alioua
01:07:37oui alors je comprends
01:07:39moi il y a toujours
01:07:39ce débat là
01:07:40avec la justice
01:07:41c'est de se défendre
01:07:42de l'instrumentalisation
01:07:43qui est faite
01:07:44par les politiques
01:07:45la justice
01:07:46est dans son bon rôle
01:07:47et elle a raison
01:07:48de défendre
01:07:49son indépendance
01:07:51et en même temps
01:07:52je comprends
01:07:52la volonté
01:07:54et la façon
01:07:54dont les politiques
01:07:55aussi se servent
01:07:56souvent des décisions judiciaires
01:07:58pour parler
01:07:58pour extrapoler
01:07:59pour symboliser
01:08:01et pour en faire
01:08:02des grands débats
01:08:03de société
01:08:03et ça se justifie aussi
01:08:04parce que c'est toujours
01:08:05à partir de certaines affaires
01:08:07qu'on peut ensuite
01:08:07débattre des grands sujets
01:08:08de société
01:08:09et c'est vrai que
01:08:10vous parlez de la question
01:08:11par exemple
01:08:11de la peine de mort
01:08:12alors je comprends
01:08:14ceux qui considèrent
01:08:14que c'est un débat
01:08:15qui est clos
01:08:16et qui ne doit pas
01:08:16du tout être ouvert
01:08:17mais il y a un français
01:08:18sur deux
01:08:18qui se pose encore
01:08:19la question
01:08:20et en fait
01:08:21on peut refuser
01:08:23complètement ce débat
01:08:24en considérant
01:08:24qu'il est insensé
01:08:25et inqualifiable
01:08:26mais c'est un débat
01:08:27qui existe
01:08:28au sein de la société française
01:08:29parce qu'il y a
01:08:30une partie de la population
01:08:31qui considère
01:08:33que peut-être
01:08:33que c'est une loi
01:08:34qui devrait être revue
01:08:35je ne vous dis pas
01:08:35que je suis pour ou contre
01:08:36je dis qu'en tout cas
01:08:37c'est un premier coup de gueule
01:08:39qui fait réagir
01:08:40oui absolument
01:08:41c'est pas sur l'amour
01:08:42et dans le pré
01:08:42qu'il faut peut-être
01:08:43entamer le sujet
01:08:44de la peine de mort
01:08:45mais c'est là-dessus
01:08:46que les débats
01:08:46sur la peine de mort
01:08:47sont revenus
01:08:48après les propos
01:08:49tenus par Karine Lemarchand
01:08:50parce que c'est un sujet
01:08:52très populaire
01:08:53enfin je veux dire
01:08:54il y a beaucoup de gens
01:08:55qui ne comprennent pas
01:08:55pourquoi les attentats
01:08:57du Bataclan
01:08:57les terroristes du Bataclan
01:08:58etc
01:08:59il faut le poser
01:09:00sur la table
01:09:01Noémie vous aviez la parole
01:09:02et vous aviez l'air engagée
01:09:03donc allez-y
01:09:04coup de coeur
01:09:04ou coup de gueule
01:09:04d'ailleurs
01:09:05écoutez un peu des deux
01:09:06j'aimerais qu'on parle
01:09:07de la neutralité
01:09:08du présentateur
01:09:09à la radio
01:09:10non c'est une petite
01:09:11cagognette
01:09:11bien sûr
01:09:12le sujet
01:09:12c'est un sujet
01:09:13qui est assez
01:09:14je commence par
01:09:15étendre un peu la notion
01:09:16parce que le sujet
01:09:18est assez grave
01:09:19voilà
01:09:20j'aimerais vous parler
01:09:21d'une histoire
01:09:22dont on a assez peu parlé
01:09:23mais qui je crois
01:09:23est importante
01:09:24sur l'image de la France
01:09:25dans le monde
01:09:26c'est une histoire
01:09:26qui est assez inquiétante
01:09:27qui est rapportée
01:09:28par le Quai d'Orsay
01:09:29est-ce que vous êtes au courant
01:09:30qu'il y a deux diplomates français
01:09:32en poste à Téhéran
01:09:33qui ont été arrêtés
01:09:34par les autorités iraniennes
01:09:36alors qu'elles exerçaient
01:09:37leur fonction
01:09:38ils ont été retenus
01:09:39plusieurs heures
01:09:40soumis à un interrogatoire
01:09:41l'un d'eux a été molesté
01:09:43selon le Quai d'Orsay
01:09:44et il n'y a eu
01:09:45aucune explication
01:09:46de la part
01:09:47des autorités iraniennes
01:09:48alors pour Paris
01:09:49le problème est d'autant plus grave
01:09:51que ces agents
01:09:52bénéficiaient de la protection
01:09:53liée à leur statut
01:09:54diplomatique
01:09:54autrement dit
01:09:55un état
01:09:56la république islamique d'Iran
01:09:57a décidé de s'en prendre
01:09:58à ceux qui incarnent
01:09:59officiellement la France
01:10:00sur son territoire
01:10:01le Quai d'Orsay
01:10:02de son côté
01:10:03a dénoncé je cite
01:10:04un acte gravissime
01:10:05et depuis
01:10:06plusieurs années
01:10:07il faut savoir
01:10:07que l'Iran
01:10:08utilise la pression
01:10:09les arrestations
01:10:11les rapports de force
01:10:12comme outil politique
01:10:13que ce soit
01:10:14les ressortissants étrangers
01:10:15qui sont détenus
01:10:16comme là
01:10:16donc des agents diplomatiques
01:10:18que ce soit des menaces
01:10:19contre des intérêts européens
01:10:20c'est le régime
01:10:21de la république islamique
01:10:22qui teste
01:10:22les limites
01:10:23des états
01:10:24et ici
01:10:24si on peut se permettre
01:10:26de donner un avis
01:10:27mesuré
01:10:27la France
01:10:28doit répondre
01:10:29avec sang froid
01:10:30et fermeté
01:10:31mais ça c'était le
01:10:32allez
01:10:32on va dire quand même
01:10:33un petit coup de gueule
01:10:34contre la république islamique d'Iran
01:10:35vous parliez de l'Iran
01:10:36dernier coup de coeur
01:10:37ou coup de gueule
01:10:38Mathias
01:10:39c'est plutôt là un coup de coeur
01:10:40en lien aussi avec l'actualité internationale
01:10:41et l'Iran
01:10:42oui c'est plutôt
01:10:43un coup de coeur
01:10:45parce que le Royaume-Uni
01:10:46et l'Allemagne
01:10:47ont refusé
01:10:49l'appel de Trump
01:10:50pour impliquer
01:10:51l'OTAN
01:10:52dans la guerre
01:10:52contre l'Iran
01:10:53et ça me paraît
01:10:54être une sage décision
01:10:55vous savez
01:10:55Trump a demandé
01:10:56à plusieurs alliés
01:10:57de l'OTAN
01:10:58d'engager des moyens militaires
01:11:00notamment des navires
01:11:01de guerre
01:11:02pour sécuriser
01:11:03le détroit d'Hormuz
01:11:05mais aussi
01:11:05l'utilisation
01:11:06de bases
01:11:07à un moment
01:11:09où justement
01:11:09on est dans une escalade
01:11:11et où Trump
01:11:11menace
01:11:12l'Iran
01:11:13de bombardement
01:11:14après la mort
01:11:16de certains soldats américains
01:11:17ils bombardent même
01:11:17tout ça
01:11:17pour cette soirée
01:11:18qu'il est bombardé
01:11:19comment ?
01:11:19ils continuent à bombarder
01:11:20ils ont encore bombardé
01:11:21l'année dernière
01:11:21oui oui
01:11:21ils continuent à bombarder
01:11:23et donc
01:11:23Trump cherche à impliquer
01:11:25à monter une coalition
01:11:27et lundi
01:11:28le porte-parole
01:11:30du chansonnier allemand
01:11:31Merz
01:11:32a déclaré
01:11:32que le conflit
01:11:33en Asie de l'Ouest
01:11:34n'avait rien à voir
01:11:35avec l'OTAN
01:11:35et que ce n'était pas
01:11:37une guerre de l'OTAN
01:11:38on a le même son de cloche
01:11:39du côté de la Grande-Bretagne
01:11:41qui a indiqué
01:11:42qu'elle travaille
01:11:42avec ses alliés
01:11:44pour rouvrir le détroit
01:11:45mais qu'elle ne sera pas
01:11:46entraînée
01:11:47dans une guerre
01:11:49plus large
01:11:49et on a là
01:11:50un vrai problème
01:11:52de fond
01:11:53puisque Trump
01:11:54considère que l'OTAN
01:11:55devrait devenir
01:11:56un instrument
01:11:58soutenant
01:11:58les intérêts stratégiques
01:12:00des américains
01:12:00au-delà
01:12:01de l'espace
01:12:02euro-atlantique
01:12:03et puis
01:12:04un certain nombre
01:12:04de pays européens
01:12:05comme l'Allemagne
01:12:06et l'Angleterre
01:12:07qui veulent conserver
01:12:08à l'Alliance
01:12:09sa fonction première
01:12:10qui est une fonction défensive
01:12:11et bien voilà
01:12:12les coups de coeur
01:12:13et les coups de gueule
01:12:13de chacun
01:12:14merci à tous
01:12:14d'avoir participé
01:12:15à cette émission
01:12:15Mathias Leboeuf
01:12:16journaliste, philosophe
01:12:17et auteur du petit traité
01:12:18de la lenteur
01:12:18Julien Aubert
01:12:19le président de l'Institut Valmy
01:12:20et vice-président
01:12:21des républicains
01:12:22Noémie Alioua
01:12:23journaliste et essayiste
01:12:24et Julia Courvoisier
01:12:25avocate au barreau de Paris
01:12:26merci d'avoir fait cette première
01:12:27sur Sud Radio
01:12:28et avec
01:12:28à très bientôt
01:12:29à très bientôt
01:12:30donc avec grand plaisir
01:12:31il est 11h59
01:12:32dans un instant
01:12:33notre fait du jour
01:12:34notre grand entretien
01:12:35est 0826 300 300
01:12:36pour la France au bout du fil
01:12:37entre midi 30 et 13h
01:12:38à tout de suite
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