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  • il y a 3 semaines
Mettez vous d'accord avec Frédéric Dabi,
Michaël Darmon, Rachida Kaaout et Jérôme Dubus

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-03-05##

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Transcription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:04Et on est ensemble avec vous pour ces deux heures d'info.
00:00:07Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Ganzman.
00:00:10Bonjour Valérie.
00:00:11Bonjour Félix Mathieu.
00:00:12Bonjour.
00:00:13On va parler grossophobie, l'obésité n'est pas une question de volonté.
00:00:19Hier c'était la journée mondiale de l'obésité, de lutte contre l'obésité.
00:00:24Et aujourd'hui on va parler de discrimination avec vous dans un instant.
00:00:28Nous on va revenir sur notre sondage, IFOP fiducial pour Sud Radio.
00:00:32Un sondage qui montre que si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain,
00:00:37le RN serait largement, très largement en tête au premier tour.
00:00:42Et vous, 0826 300 300, dites-nous si vous savez déjà pour qui vous voteriez à une élection présidentielle.
00:00:50On vous attend au standard.
00:00:52Et puis on reviendra également sur ce qui se passe en Iran, sur les conséquences pour la France.
00:00:58Et puis également la décision de la cour d'appel de requalifier l'accusation contre le policier qui a tué
00:01:06Naël.
00:01:07Il passerait devant une cour criminelle et non devant une cour d'assises.
00:01:12Décision importante, on en reparle dans un instant.
00:01:14Et moi je vous parlerai du préfet de Grasse, ça va vous étonner,
00:01:17qui a décidé d'arrêter les gardes à vue pour les délits routiers.
00:01:21C'est assez incroyable qu'on arrête alors qu'on fait tout pour la sécurité routière.
00:01:26Mais il dit que la police a d'autres choses à faire.
00:01:28Vous entendrez un son là-dessus.
00:01:30Et vous pouvez réagir au 0826 300 300 sur les délits routiers.
00:01:35Évidemment.
00:01:35On va parler donc cette semaine, c'est journée mondiale de l'obésité,
00:01:40après l'aspect médical qu'on a évoqué hier avec le docteur Cohen,
00:01:44qui nous a bien rappelé que c'était une maladie.
00:01:46Ce n'est pas une question de volonté.
00:01:49On va en reparler ce matin et on va parler des discriminations
00:01:53dont sont victimes les personnes en surpoids.
00:01:56On va parler de grossophobie avec vous, Félix Mathieu,
00:01:59et avec Jean-François Amadieu.
00:02:02Vous êtes avec nous, Jean-François Amadieu ?
00:02:05Bonjour.
00:02:06Bonjour, sociologue.
00:02:07Vous vous intéressez à ces questions de discrimination depuis très longtemps.
00:02:12Le poids des apparences en particulier, qui est un livre qui a fait date.
00:02:16Félix Mathieu, la grossophobie, les discriminations vis-à-vis des personnes en surpoids.
00:02:24On a même eu une tribune l'année dernière de la revue prestigieuse,
00:02:28vous savez, The Lancet, qui fait assez référence dans le milieu scientifique,
00:02:32et qui estime que le regard médical lui-même serait biaisé par une approche grossophobe.
00:02:38C'est le terme qu'ils utilisent, c'est 56 chercheurs qui remettent en cause notamment le fameux IMC,
00:02:44vous savez, l'indice de masse corporelle.
00:02:47En gros, pour eux, il faudrait peut-être un nouvel indicateur
00:02:50que ce simple rapport entre la taille et le nombre de kilos,
00:02:54parce que pour eux, c'est un peu réducteur.
00:02:56Ils estiment qu'on en vient à considérer à tort, par exemple,
00:02:59que des personnes en léger surpoids seraient malades.
00:03:02L'IMC sur lequel on se base pour déterminer donc qui est en surpoids,
00:03:06qui est légèrement obèse, qui l'est plus sévèrement.
00:03:09Un Français sur six obèse, près d'un sur deux en surpoids,
00:03:12selon les statistiques basées sur cet indicateur,
00:03:14qui date de 1830,
00:03:16et qui mériterait, selon eux, si ce n'est d'être affiné,
00:03:20peut-être d'être actualisé, en tout cas dans son approche,
00:03:23avec cette idée que, grosso modo, c'est ce qu'ils expliquent,
00:03:25en faisant juste un rapport bête et méchant entre la taille et le poids,
00:03:29la masse, on en vient à considérer, par exemple,
00:03:31prenons un cas extrême, un peu caricatural,
00:03:33on en vient à considérer un rugbyman ou un judoka de haut niveau,
00:03:37comme étant en surpoids,
00:03:38comme s'il était quelque part en mauvaise santé,
00:03:40alors qu'il est juste massif et très musclé.
00:03:43Ils en appellent donc à prendre aussi,
00:03:45eh bien déjà, la part de masse musculaire.
00:03:47On a maintenant d'ailleurs des balances qui savent mesurer ça.
00:03:50Et puis, prendre en compte aussi, plus généralement,
00:03:52l'état des organes, des os,
00:03:53pour distinguer l'obésité pathologique,
00:03:56et puis ceux qui sont juste plus corpulents que la moyenne,
00:03:59mais en bonne santé.
00:04:00Oui.
00:04:01Et Jean-François Amadieu, bonjour.
00:04:03Vous vous intéressez donc au poids des apparences.
00:04:06Vous battez en brèche un certain nombre d'idées reçues
00:04:09sur les principaux, les principales causes de discrimination.
00:04:13Et la grossophobie fait partie,
00:04:15en particulier quand vous avez, vous, testé,
00:04:18vous allez nous raconter avec différents CV, avec des photos,
00:04:21fait partie des principales causes de refus d'emploi.
00:04:25Oui, bien sûr.
00:04:26Alors, dans le domaine de l'emploi, ce n'est pas le seul.
00:04:28Il y a effectivement des réactions qu'on appelle grossophobes,
00:04:31disons, pour être clair, de la discrimination.
00:04:33C'est-à-dire qu'un CV équivalent,
00:04:35quand vous mettez une photo d'une personne qui est obèse,
00:04:38j'espère que vous m'entendez bien.
00:04:39Oui, on vous entend.
00:04:41Oui, eh bien, le pourcentage, si vous voulez,
00:04:46de réponses positives qui est reçue va être au moins entre 30 et au moins 50 %.
00:04:51Ça dépend des types d'emplois par rapport à un candidat
00:04:54qui, sur sa photo, n'est pas en ce choix ou au point.
00:04:57On sait que c'est une perte, évidemment, très importante.
00:05:01Alors, on le savait aussi, par une enquête du défenseur des droits,
00:05:04d'ailleurs, il y en a plusieurs qui ont même porté une porte sur les personnes
00:05:10qui sont demandeurs d'emploi et qui, à l'embauche, expliquent qu'ils ont été mis.
00:05:16On va essayer de vous rappeler, Jean-François Madieu,
00:05:18parce que la liaison n'est pas très bonne.
00:05:22Et c'est vrai qu'il y a différents exemples.
00:05:27Je voyais également un article qui disait « Grossophobie en entreprise ».
00:05:31Est-ce que vous voyez souvent des postes de direction
00:05:33occupées par des personnes grosses ?
00:05:35Moi, je trouve que ça dépend si vous êtes un homme ou une femme.
00:05:38Ce n'est pas la même perception.
00:05:40Un homme, on va dire qu'il a des rondeurs,
00:05:43qu'il est confortable, que c'est un gros nounours.
00:05:46Moi, je connais certaines de vos copines qui aiment bien les gros nounours.
00:05:50Une femme, ça va être plus compliqué.
00:05:53Je ne sais pas qui, je ne vois pas de qui vous parlez, mais ce n'est pas grave.
00:05:57Je ne vais pas trahir nos discussions secrètes.
00:06:01Mais pour une femme, c'est plus compliqué parce qu'il y a l'élégance, etc.
00:06:07C'est perçu différemment, je trouve, dans la société.
00:06:11C'était une question que je voulais poser.
00:06:13Est-ce que c'est la même chose pour les hommes que pour les femmes ?
00:06:16C'est intéressant ce qu'il explique, Jean-François Madieu.
00:06:19Malheureusement, on ne l'entendait pas très bien.
00:06:21Mais c'est vrai qu'il nous explique quand même que ça peut faire une différence.
00:06:2330% de chances de moins de trouver un travail à cause de cette question de la discrimination à l
00:06:29'apparence.
00:06:29Et sur là, en l'occurrence, les personnes obèses.
00:06:32Peut-être qu'on aura l'occasion d'évoquer avec lui.
00:06:34Il estime que même, par exemple, une insulte grossophobe va être moins punie par la loi
00:06:40que, par exemple, d'autres types de discriminations.
00:06:43Comme si c'était plus admis, quelque part.
00:06:45Ou moins choqués que pour d'autres catégories, effectivement.
00:06:50Que pour d'autres catégories.
00:06:52Et je trouve que ce slogan de cette campagne qui est de dire
00:06:55« L'obosité n'est pas une question de volonté ».
00:06:58Enfin, si, celle de toute la société.
00:07:00Parle bien de ce regard de la société.
00:07:02Jean-François Madieu, on vous a retrouvé.
00:07:05Est-ce qu'il y a une différence entre les hommes et les femmes dans la discrimination,
00:07:10dans les discriminations sur les personnes en surpoids ?
00:07:13Oui, alors, en France, ou aussi dans les autres pays,
00:07:17les femmes sont surtout victimes de cette vision très négative des obèses.
00:07:22C'est les femmes qui sont les premières concernées, effectivement.
00:07:26Et puis, il faut dire qu'elles occupent aussi des emplois en contact avec la clientèle.
00:07:30Alors, il est évident, quand vous êtes hôtesse d'accueil
00:07:32ou dans beaucoup de métiers de la vente,
00:07:34évidemment, votre obésité va être très, très pénalisante professionnellement.
00:07:39Alors, il faudrait revenir sur ce que vous disiez à l'instant.
00:07:42Et effectivement, sur un changement de notre droit qu'il faut faire d'urgence,
00:07:47on se demande pourquoi ça n'a pas été fait avant.
00:07:50C'est qu'en matière d'injure,
00:07:52c'est-à-dire si vous injuriez, insultez une personne en surpoids ou obèse,
00:07:57publiquement ou pas publiquement,
00:07:59mais surtout publiquement,
00:08:00effectivement, on ne comprend pas pourquoi le code pénal
00:08:03et puis la loi sur la presse n'inclut pas la question de l'apparence physique,
00:08:09la question de l'obésité, par exemple.
00:08:11C'est complètement incompréhensible,
00:08:12d'autant que les peines aggravées,
00:08:14c'est ça qu'il faut bien comprendre,
00:08:16elles le sont.
00:08:17Donc, jusqu'à un an de prison, 45 000 euros d'amende,
00:08:21donc c'est beaucoup, beaucoup plus sanctionné,
00:08:23si vous voulez, que le reste.
00:08:25Quand il s'agit, en revanche, de questions religieuses, raciales,
00:08:29de l'orientation sexuelle, du sexe, etc.,
00:08:32là, c'est considéré comme plus grave.
00:08:34Donc, on ne sait pas.
00:08:36Mais vous savez pourquoi ?
00:08:37C'est parce que, tout simplement,
00:08:41c'est une chose où, quand les gens voient quelqu'un de gros,
00:08:43ils pensent que c'est de sa faute qu'il peut changer.
00:08:46Il suffit d'être à midi et de manger un sandwich,
00:08:50alors que n'importe qui qui mangerait un sandwich,
00:08:52on ne lui dirait pas,
00:08:54ben oui, l'autre gros, il est en train de bouffer son sandwich,
00:08:56alors qu'à côté, il y a un mec mince qui mange un sandwich.
00:09:00C'est la seule chose.
00:09:01On ne peut pas changer son orientation sexuelle,
00:09:03on ne peut pas changer sa couleur, sa religion.
00:09:06Oui, alors, c'est là qu'il faut quand même introduire une nuance de taille.
00:09:10C'est que, d'abord, justement, comme vous l'avez rappelé,
00:09:13vous savez que l'obésité, c'est une maladie.
00:09:19Il y a un facteur génétique important.
00:09:22Par ailleurs, c'est une maladie.
00:09:23Et d'autre part, l'Union européenne a reconnu que l'obésité,
00:09:27en matière de discrimination, est considérée comme un handicap.
00:09:31Bon, ça, c'est le premier point.
00:09:32D'autre part, pour d'autres thèmes de discrimination,
00:09:35il y a des cas où les individus font des choix.
00:09:40Certes, vos parents avaient une religion et vous avez une tradition, etc.
00:09:44Mais en matière de convictions religieuses, vous admettrez avec moi
00:09:47qu'il y a une part de choix, également, des individus.
00:09:52Ensuite, sur les questions d'orientation sexuelle et d'identité de genre,
00:09:58tout n'est pas absolument gravé dans le marbre.
00:10:01Et là aussi, il y a une place pour des choix qu'à un certain moment,
00:10:05des individus vont faire.
00:10:06Donc, on ne peut pas considérer...
00:10:08Effectivement, les gens ont tendance à considérer
00:10:10que comme l'obésité, c'est réversible,
00:10:12on peut toujours faire une chirurgie bariatrique
00:10:14ou alors on peut faire du sport, etc.
00:10:17Les gens sont convaincus que c'est de la faute d'individus
00:10:20et que ce n'est pas la même chose que le reste.
00:10:22Donc ça, ce n'est quand même pas tout à fait justifié.
00:10:25Ce n'est pas exactement la même chose, effectivement.
00:10:280826 300 300.
00:10:29Appelez-nous pour nous dire si vous avez été victime de discrimination
00:10:33à cause de votre poids, même d'un léger surpoids.
00:10:37Mais c'est vrai que quand on regarde,
00:10:39il y a aussi un problème d'image.
00:10:40Et ça, on va reparler avec vous, Jean-François Amadieu.
00:10:43Quand on regarde les gens dans la rue,
00:10:45personne ne ressemble aux mannequins
00:10:47qui sont en train de défiler en ce moment
00:10:49et personne ne ressemble à la représentation
00:10:53qu'il y a dans la presse en général.
00:10:56On y revient dans un instant avec vous.
00:10:590826 300 300.
00:11:00Est-ce que vous avez été victime de discrimination
00:11:02à cause de votre poids ?
00:11:04A tout de suite.
00:11:07Et nous sommes ensemble avec vous sur Sud Radio.
00:11:10Et on attend vos réactions, vos témoignages.
00:11:12Peut-être pas toujours faciles.
00:11:13Si vous avez, vous, été discriminé
00:11:16dans différents emplois
00:11:19ou dans d'autres situations
00:11:21à cause de votre poids,
00:11:23appelez-nous pour témoigner.
00:11:250826 300 300.
00:11:27On est en compagnie de Jean-François Amadieu, sociologue.
00:11:30Vous avez publié le poids des apparences
00:11:32qui décryptait un petit peu la difficulté aujourd'hui
00:11:37dès qu'on a une particularité,
00:11:40que ce soit religieuse, physique ou autre,
00:11:44qui sont discriminants à l'emploi.
00:11:46Je rappelle que trois jours sont consacrés cette semaine
00:11:49à la prévention, à la lutte contre l'obésité,
00:11:52à la lutte contre les préjugés.
00:11:54Parce que lutter, parler de santé,
00:11:56de ce que nous disait le docteur Cohen hier
00:11:58qui disait que la prévention était essentielle,
00:12:01en particulier chez les enfants.
00:12:03La nécessité de parler de ces plats ultra transformés,
00:12:07de revenir à une alimentation plus naturelle
00:12:10comptait énormément, évidemment.
00:12:11Et puis, il y a aujourd'hui cette population
00:12:14qui est, vous nous l'avez dit, Félix Mathieu,
00:12:19souvent en surpoids
00:12:20et qui ne correspond pas au canon forcément de la beauté.
00:12:25Jean-François Mathieu, je vous posais la question
00:12:26de la représentation, c'est-à-dire que les images
00:12:29qu'on a dans la publicité, dans la mode,
00:12:31sont des images de gens avec un physique
00:12:34qui finalement concerne assez peu de gens.
00:12:38Exactement.
00:12:39Et malheureusement, ça n'évolue pas dans la bonne direction.
00:12:42Donc, vous venez de mentionner la publicité,
00:12:44les magazines, la télévision,
00:12:46où quand vous regardez les images, les photos
00:12:49dans, je ne sais pas, un magazine de la presse papier,
00:12:52par exemple, des magazines féminins, comme on dit,
00:12:55sur 200 visuels, vous allez avoir
00:12:59quasiment exclusivement des femmes minces
00:13:02et plutôt jeunes.
00:13:05Donc, c'est ça la réalité.
00:13:07Dans le côté des défilés des Grand Fashion Week,
00:13:11on sait que la part de femmes seigneures
00:13:15en situation de handicap ou obèses
00:13:17est absolument, ou même, ne serait-ce qu'en surpoids,
00:13:19je ne parle même pas de l'obésité,
00:13:20même le surpoids ou un poids normal
00:13:22est extrêmement limité.
00:13:24Donc, ça, c'est...
00:13:25Et puis, il faut ajouter les réseaux sociaux,
00:13:28les influenceuses.
00:13:29Les influenceuses, évidemment,
00:13:31proposent toujours les mêmes types d'images.
00:13:33Donc, il y a un gros décalage,
00:13:34ce qui fait que dans les enquêtes en France,
00:13:35par exemple, on constate que
00:13:37les femmes recherchent,
00:13:39voudraient avoir un indice de masse corporelle
00:13:42entre 16 et 20.
00:13:44C'est-à-dire qu'elles se voudraient...
00:13:45Elles pensent que l'idéal de beauté
00:13:46est beaucoup plus mince
00:13:47et que c'est ce qu'elles veulent.
00:13:49Et c'est très, très décalé
00:13:51par rapport à, je dirais,
00:13:53la taille et le poids moyen français.
00:13:56Donc, il y a un décalage très important,
00:13:58évidemment, très, très important.
00:14:01Donc, l'idéal à atteindre,
00:14:02ce n'est pas ce à quoi ressemble,
00:14:04évidemment, la moyenne des femmes.
00:14:06Alors, il y a des initiatives
00:14:09qui ont été lancées.
00:14:11Moi, je me souviens d'avoir participé
00:14:12à l'époque où Xavier Bertrand
00:14:14était ministre de la Santé
00:14:15à une table ronde,
00:14:16à une sorte de colloque
00:14:18avec les gens de la mode
00:14:19en disant qu'il ne faut plus
00:14:20de mannequins anorexiques.
00:14:22Il y avait des représentants
00:14:24également d'associations
00:14:27de femmes,
00:14:27principalement de femmes obèses,
00:14:29en disant qu'il faut que ça change,
00:14:30il faut que la représentation change.
00:14:32Et moi, je trouve qu'il n'y a pas eu
00:14:32beaucoup de progrès là-dessus.
00:14:34C'est-à-dire que dans la mode,
00:14:35on voit encore toujours
00:14:36des femmes ultra minces.
00:14:37Alors, il y a quelques exceptions.
00:14:38Mais je trouve que dans ce secteur-là,
00:14:41sur l'image,
00:14:42on n'en a pas eu...
00:14:42On va dire qu'ils font du marketing.
00:14:44Je pense à une publicité,
00:14:46vous savez,
00:14:47d'une femme assez ronde
00:14:48qui fait du patin à glace
00:14:49pour un produit...
00:14:52Je crois que c'est pour
00:14:53des serviettes hygiéniques.
00:14:57Je ne sais pas si c'est efficace
00:14:59et je ne sais pas si derrière son écran,
00:15:01on ne se moque pas d'elle.
00:15:01où, à un moment,
00:15:02il y avait aussi une danseuse
00:15:04un peu ronde.
00:15:06Il y a aussi ce côté
00:15:07de se moquer en France.
00:15:09Moi, je pense aussi
00:15:10au sketch de Sandy
00:15:13de...
00:15:14Jean-François Madieu,
00:15:16oui, sur ce sujet.
00:15:17Ah oui, vous avez raison
00:15:18sur cette vision française.
00:15:20Les gens vont se moquer
00:15:21très rapidement.
00:15:22Vous venez tout à fait de le dire
00:15:23par rapport à ce type de spot.
00:15:25Pour une raison
00:15:25qui est peu connue,
00:15:27mais qui est assez incroyable,
00:15:28c'est que quand on fait
00:15:29les comparaisons internationales
00:15:31depuis 20 ans,
00:15:32il y a eu plusieurs comparaisons
00:15:33entre les pays,
00:15:35eh bien, sur 71 pays,
00:15:37par exemple,
00:15:38la France arrive au sixième rang
00:15:40des pires pays
00:15:41s'agissant de la vision négative
00:15:44des personnes en surpoids.
00:15:47Je ne parle même pas de l'obésité.
00:15:48Donc, c'est-à-dire qu'on est,
00:15:50en France,
00:15:51particulièrement dur.
00:15:52C'est à des niveaux
00:15:53qui sont assez incroyables.
00:15:55dans la réalité
00:15:56de ce que les gens pensent.
00:15:57C'est-à-dire qu'ils ont une vision
00:15:58vraiment négative,
00:15:59très négative
00:16:00des personnes
00:16:01en surpoids.
00:16:03Et c'est tellement partagé
00:16:05que là,
00:16:06c'est extraordinaire.
00:16:08Donc, ça explique
00:16:10ce que vous venez de dire,
00:16:10les réactions,
00:16:11les moqueries aussi fréquentes.
00:16:13Je voudrais dire quand même
00:16:13que ce qui manque
00:16:14dans la mode
00:16:16à la télévision aussi,
00:16:17mais surtout,
00:16:19par exemple,
00:16:20dans les visuels publicitaires aussi,
00:16:23ce qui manque beaucoup,
00:16:25c'est ce qu'on appelle
00:16:26la voisine de palier,
00:16:29la girl next door.
00:16:30C'est-à-dire d'avoir
00:16:33simplement une femme
00:16:38qui a quelques légères rondeurs,
00:16:42un petit peu de cellulite,
00:16:44etc.,
00:16:45qui n'a pas une taille 34
00:16:49automatiquement,
00:16:51mais qui, au fond,
00:16:53plus qui se rapproche
00:16:54de la moyenne
00:16:56dans un pays.
00:16:57Mais là,
00:16:59dans ce cas,
00:16:59ça pourra entraîner
00:17:01malgré tout,
00:17:02bien sûr,
00:17:02des moqueries,
00:17:03des critiques,
00:17:04etc.
00:17:05Ce sera inévitable,
00:17:07mais si vous voulez,
00:17:08ça va dans la bonne direction.
00:17:10Et c'est ça,
00:17:10le point important.
00:17:11Par exemple,
00:17:11quand vous prenez
00:17:12les concours de...
00:17:13Vous avez remarqué,
00:17:14par exemple,
00:17:15dans les concours de Miss,
00:17:16les concours de beauté,
00:17:17la France adore
00:17:18le concours de Miss France,
00:17:20téléspectateurs,
00:17:21du point de vue
00:17:22du surpoids,
00:17:25on est loin,
00:17:26même d'une allure
00:17:27à peu près normale.
00:17:29Oui,
00:17:29on a eu une Miss France
00:17:31plus âgée,
00:17:33un peu plus enrobée,
00:17:34qui a reçu un nombre
00:17:35de messages
00:17:37absolument ahurissants.
00:17:38Oui,
00:17:39évidemment.
00:17:41Évidemment,
00:17:42mais là,
00:17:43en plus,
00:17:44ça s'explique aussi
00:17:45parce qu'on a cherché
00:17:45à faire coup de double,
00:17:47coup de triple,
00:17:47etc.
00:17:48Mais si vous voulez,
00:17:49oui,
00:17:49on voit bien les réactions,
00:17:52donc ça n'est pas
00:17:53si facile à faire
00:17:53pour les publicitaires
00:17:54non plus,
00:17:55mais on voit,
00:17:57c'est dans cette direction
00:17:58qu'il faut aller.
00:17:58Il y a déjà une...
00:17:59Je me souviens,
00:18:00c'était il y a longtemps,
00:18:01il y a au moins 25-30 ans,
00:18:02l'une des premières campagnes
00:18:04de Dove
00:18:04était de ce type.
00:18:05Oui, c'est vrai.
00:18:05Il y avait des jeunes filles
00:18:07en souverainement blanc
00:18:09qui, simplement,
00:18:10c'est assez frais,
00:18:11simple,
00:18:11c'est pas du tout sexualisé.
00:18:13Et elles sont...
00:18:14Au fond,
00:18:15vraiment,
00:18:16c'est les voisines de palier,
00:18:17tout simplement.
00:18:18Et ça,
00:18:18ça va dans la bonne direction.
00:18:20Et c'est ça qui n'est pas fait,
00:18:21les publicitaires
00:18:22ou la mode,
00:18:23etc.
00:18:24Ou même la télévision.
00:18:25Enfin, vous avez...
00:18:26Je rejoins ce que disait Gilles
00:18:28tout à l'heure,
00:18:29c'est-à-dire que
00:18:29vous avez des hommes gros.
00:18:31J'avais une amie qui disait
00:18:32qu'on arrivera à l'égalité
00:18:33quand on aura,
00:18:34en termes de journaliste,
00:18:36par exemple,
00:18:37une femme grosse et chauve,
00:18:38alors que des hommes gros
00:18:40et chauves et vieux,
00:18:41on en a pléthore.
00:18:44C'est vrai que les femmes,
00:18:45les présentatrices télé,
00:18:48à part Laurence Boccolini,
00:18:50il n'y a pas eu beaucoup de femmes,
00:18:52Marianne James,
00:18:53mais il n'y a pas beaucoup
00:18:54de femmes qui assument un surpoids.
00:18:56Avec des conséquences
00:18:58dans la vie réelle,
00:19:00forcément,
00:19:00de ces représentations.
00:19:01C'est par exemple
00:19:02des personnes obèses
00:19:03ou en surpoids
00:19:03qui ne vont plus oser
00:19:04aller à la piscine,
00:19:06par exemple.
00:19:07Vous nous parliez
00:19:07des injures,
00:19:08des insultes
00:19:09contre les personnes obèses
00:19:10qui seraient davantage tolérées.
00:19:12Comment c'est possible ?
00:19:13Juridiquement,
00:19:14toute insulte
00:19:15est quand même
00:19:16répréhensible, non ?
00:19:18Si vous voulez,
00:19:20quand vous prenez
00:19:23les amendes
00:19:25ou les peines
00:19:26en cas d'injure publique,
00:19:27je rappelle ce qui est
00:19:29dans notre code pénal,
00:19:31vous le faites
00:19:32sur l'obésité
00:19:33ou sur d'autres sujets,
00:19:35pas particulièrement
00:19:37l'obésité, etc.,
00:19:38c'est 12 000 euros
00:19:40sur les sujets
00:19:41ordinaires.
00:19:42Si, en revanche,
00:19:44c'est des propos homophobes,
00:19:47racistes,
00:19:49antisémites
00:19:49ou sexistes,
00:19:50etc.,
00:19:51c'est un an de prison
00:19:5245 000 euros.
00:19:53C'est une circonstance
00:19:54aggravante, en fait.
00:19:55Ce n'est pas une circonstance
00:19:56aggravante, quoi.
00:19:57Oui, pardon,
00:19:57j'aurais dû le dire comme ça.
00:19:58Vous avez des circonstances
00:19:59aggravantes.
00:20:00La notion
00:20:01de circonstance aggravante,
00:20:02elle a été introduite
00:20:03plus récemment
00:20:04parce que dans le passé,
00:20:05il n'y avait pas
00:20:07certains de ces motifs
00:20:08n'apparaissaient pas.
00:20:09On a ajouté
00:20:10l'orientation
00:20:11ou l'identité sexuelle
00:20:12plus récemment,
00:20:13par exemple.
00:20:13Donc, si vous voulez,
00:20:14qu'est-ce que c'est
00:20:15que la notion
00:20:15de circonstance aggravante ?
00:20:16Alors, c'est un point
00:20:17très important
00:20:17parce que là,
00:20:18on parle du droit
00:20:19de la discrimination,
00:20:21par exemple,
00:20:21en France,
00:20:22ou des injures
00:20:22parce que la France
00:20:24a une législation
00:20:26qui, par exemple,
00:20:27sur la discrimination,
00:20:28intègre la notion
00:20:29d'apparence physique
00:20:30dont l'obésité.
00:20:31Mais dans d'autres pays,
00:20:32ça n'existe absolument pas.
00:20:33Et par exemple,
00:20:34aux Etats-Unis,
00:20:35c'est très rare.
00:20:36Quelques rares Etats,
00:20:37la taille et le poids
00:20:38sont inclus.
00:20:38Mais le reste du temps,
00:20:39vous pouvez moquer,
00:20:40vous pouvez discriminer
00:20:42tant que vous voulez
00:20:42une personne obèse.
00:20:45Donc, si vous voulez,
00:20:47on voit que,
00:20:49comme on le remarque
00:20:51aux Etats-Unis,
00:20:51c'est frappant finalement.
00:20:53L'obésité,
00:20:54c'est vraiment
00:20:55le dernier sujet
00:20:56ou le dernier même sujet
00:20:58sur lequel
00:20:59on peut,
00:21:00sans aucune conséquence,
00:21:01se moquer
00:21:02tant qu'on veut,
00:21:04discriminer
00:21:04tant qu'on veut.
00:21:05ça ne pose pas de problème.
00:21:07Sachant que,
00:21:07pourtant,
00:21:08dans tous les pays,
00:21:09c'est bien le sujet
00:21:09d'actualité de ces jours-ci
00:21:11et des temps qui viennent,
00:21:12il y a de plus en plus
00:21:13de personnes
00:21:14en surpoids
00:21:15ou en situation d'obésité.
00:21:17Sachant que cette obésité,
00:21:18il faut bien se mettre d'accord,
00:21:19même s'il y a une discussion
00:21:20sur l'indice de masse corporelle,
00:21:22vous aviez raison
00:21:23de le rappeler
00:21:23au début de votre émission,
00:21:25mais malgré tout,
00:21:26il y a l'obésité morbide
00:21:28et passé
00:21:28à un certain stade,
00:21:29il est certain
00:21:30que votre surpoids,
00:21:34votre obésité
00:21:34devient telle
00:21:35qu'elle pose
00:21:35des problèmes de santé
00:21:37qui sont importants.
00:21:39Donc,
00:21:39il y a un enjeu
00:21:40pour la nation,
00:21:40c'est un enjeu de santé,
00:21:41un enjeu économique aussi
00:21:42que l'OCDE a évalué.
00:21:44Tout ça va nous coûter
00:21:45très cher
00:21:46d'ici 25 ans.
00:21:48Donc,
00:21:49il faut faire quelque chose.
00:21:50Il faut faire quelque chose,
00:21:51effectivement.
00:21:52Il y a l'aspect médical
00:21:53et puis,
00:21:54il y a l'aspect,
00:21:54aujourd'hui,
00:21:56on l'a dit encore une fois,
00:21:57le poids des apparences
00:21:58et le jugement,
00:22:00le regard de la société
00:22:02sur l'obésité.
00:22:03L'obésité n'est pas
00:22:04une question de volonté,
00:22:06c'est celle
00:22:07de toute la société.
00:22:09C'est important
00:22:09d'en prendre conscience.
00:22:13Merci,
00:22:13Jean-François Amadieu,
00:22:14d'avoir été avec nous
00:22:15ce matin.
00:22:17Je rappelle votre livre
00:22:18qui est toujours d'actualité,
00:22:20même s'il date
00:22:21d'un seul.
00:22:22Vous en avez écrit
00:22:22d'autres depuis,
00:22:23mais c'est vrai
00:22:23que le poids des apparences
00:22:25avait été un livre
00:22:26très important
00:22:28qui vous confirmez.
00:22:29C'est toujours d'actualité.
00:22:31Le dernier sur le sujet,
00:22:33justement pour actualiser,
00:22:34c'est la société
00:22:35du paraître
00:22:36chez Odile Jacob.
00:22:37Il est sorti en format
00:22:38en livre de poche
00:22:39aussi,
00:22:40il y a deux ans.
00:22:41Donc,
00:22:42effectivement,
00:22:43plusieurs ouvrages
00:22:44chez Odile Jacob
00:22:45sur ce sujet.
00:22:46La société du paraître
00:22:48chez Odile Jacob
00:22:49en collection de poche.
00:22:50Merci,
00:22:50Jean-François Amadieu.
00:22:51Nous,
00:22:51on se retrouve
00:22:52dans un instant
00:22:53avec vous
00:22:53sur Sud Radio
00:22:54pour commenter l'actualité,
00:22:56l'élection présidentielle,
00:22:57si elle avait lieu
00:22:58dimanche prochain.
00:22:59Pour qui voteriez-vous ?
00:23:00Pour quelle partie précisément ?
00:23:020826 300 300.
00:23:04A tout de suite.
00:23:05Sud Radio.
00:23:06Mettez-vous d'accord
00:23:07Valérie Expert.
00:23:08Mettez-vous d'accord
00:23:10Valérie Expert.
00:23:11Mettons-nous d'accord
00:23:12avec vous
00:23:13sur Sud Radio
00:23:14pour commenter
00:23:15l'actualité
00:23:16pendant ces deux heures,
00:23:18pendant cette heure et demie
00:23:19plus précisément.
00:23:20et on va parler
00:23:21de ce sondage
00:23:22de ce sondage
00:23:23IFOP fiducial
00:23:25pour Sud Radio
00:23:25avec vous,
00:23:26Frédéric Dhabi,
00:23:27puisque vous avez réalisé
00:23:29pour Sud Radio
00:23:31un sondage
00:23:32qui nous parle
00:23:33du premier tour
00:23:35de l'élection présidentielle
00:23:37avec une avance
00:23:40très nette
00:23:41du candidat RN,
00:23:44quel qu'il soit.
00:23:45Donc,
00:23:45on va en parler
00:23:46dans un instant.
00:23:47Bonjour Frédéric.
00:23:47Bonjour à vous.
00:23:48Mickaël Darmon
00:23:49est avec nous.
00:23:50Bonjour Mickaël.
00:23:52On est...
00:23:53Je n'ai pas mon papier.
00:23:54Je ne sais pas
00:23:55je sais qui vous êtes.
00:23:56Je ne sais pas ce qu'il fait.
00:23:58Je n'ai pas.
00:23:58Alors,
00:23:59Mickaël Darmon
00:24:00qui est à vous.
00:24:01Jean-Denis,
00:24:02qui est en train d'y
00:24:03vous travaillez
00:24:03chez Antoine Difford.
00:24:05Public Sénat.
00:24:06Et Public Sénat.
00:24:08Public Sénat
00:24:09et votre dernier livre.
00:24:10Les Derniers Jours
00:24:11d'Isra Krabine.
00:24:12C'est le dernier livre aussi.
00:24:13Bon, je vais faire
00:24:14la présentation.
00:24:16Jérôme Dubu
00:24:17qui est porte-parole.
00:24:19Les Derniers Jours
00:24:20d'Isa Krabine
00:24:21au passé composé.
00:24:23Rachida Kahoud,
00:24:25présidente du Haut,
00:24:26commissariat
00:24:27des diasporas africaines
00:24:28de France.
00:24:29Bonjour.
00:24:30Et Jérôme Dubu,
00:24:30vous êtes vice-président
00:24:31de France Israël.
00:24:32Bonjour.
00:24:33Bonjour à vous.
00:24:34Donc, le RN,
00:24:35pour qui voteriez-vous
00:24:36si l'élection présidentielle
00:24:37avait lieu dimanche prochain ?
00:24:390826 300 300.
00:24:41On va revenir sur la guerre
00:24:42en Iran également.
00:24:43la France entraînée
00:24:44dans cette guerre.
00:24:45Qu'en pensez-vous ?
00:24:46Là aussi,
00:24:46on attend vos réactions
00:24:48et on va commencer
00:24:49avec Gilles.
00:24:50La petite demi-heure
00:24:51de zapping.
00:24:52Je vous demandais
00:24:53si le plus dangereux,
00:24:54est-ce les bombes
00:24:55pour le Qatar
00:24:56ou Abu Dhabi
00:24:57ou même pour Israël
00:24:58ou est-ce que finalement,
00:25:00c'est le coup d'arrêt
00:25:01à l'essor du tourisme ?
00:25:04Évidemment,
00:25:05au départ,
00:25:06c'était une destination courue,
00:25:07mais est-ce que cela va-t-il
00:25:08devenir une destination
00:25:10dangereuse ?
00:25:11Beaucoup de gens avaient prévu
00:25:12des voyages au mois de mai
00:25:13sur les ponts du mois de mai
00:25:15pour aller au Qatar
00:25:17ou dans d'autres villes.
00:25:19Au Qatar,
00:25:19surtout à Dubaï
00:25:21et à Abu Dhabi.
00:25:22Y compris avec les vacances d'été,
00:25:24ils sont en train
00:25:25tous d'annuler.
00:25:27Évidemment,
00:25:27là, pour le coup,
00:25:28ça peut être très dangereux
00:25:30pour le Qatar
00:25:31et Abu Dhabi.
00:25:32Reportage dans
00:25:32le 13h de TF1.
00:25:34La guerre
00:25:35n'empêche pas Dubaï
00:25:36de s'illuminer chaque nuit.
00:25:37Hier soir encore,
00:25:38comme si de rien n'était,
00:25:41le célèbre spectacle
00:25:43des fontaines
00:25:43du Burj Khalifa
00:25:44en plein centre-ville
00:25:45s'est déroulé
00:25:46sous les yeux ébahis
00:25:47des nombreux touristes
00:25:48et résidents de la ville.
00:25:50À Dubaï,
00:25:50difficile d'imaginer
00:25:51qu'une heure à peine
00:25:52juste avant
00:25:53que nous filmions ces images,
00:25:54deux missiles ont été
00:25:55interceptés dans le ciel.
00:25:57Mais ici,
00:25:58personne ne semble
00:25:59vraiment s'en soucier.
00:26:00Honnêtement,
00:26:01j'ai totalement oublié
00:26:02qu'on avait des problèmes ici,
00:26:03tellement je passe du bon temps.
00:26:04J'ai l'impression
00:26:05d'être à Disneyland.
00:26:06C'est même encore mieux.
00:26:07Quelques minutes seulement
00:26:08après cette interview
00:26:09et sans aucune alerte
00:26:10pour la population.
00:26:15Un drone iranien
00:26:16s'écrasait
00:26:18dans le quartier
00:26:18des ambassades,
00:26:19juste à côté
00:26:20du consulat américain.
00:26:21Impossible pour nous
00:26:22d'approcher.
00:26:23Le gouvernement émirien
00:26:25ne veut pas
00:26:25que l'on montre
00:26:25ses destructions.
00:26:27Car depuis le début
00:26:28du conflit,
00:26:29Dubaï protège
00:26:30son image
00:26:31de ville
00:26:31la plus sûre du monde.
00:26:34Le président
00:26:34des Émirats
00:26:35arabes unis
00:26:36et le prince
00:26:36se mettent
00:26:37eux-mêmes en scène.
00:26:38Les voici
00:26:39en train de parader,
00:26:41déjeuner tranquillement
00:26:41dans un centre commercial
00:26:42de Dubaï.
00:26:43Le message
00:26:44à la population
00:26:45est clair.
00:26:46Vous n'avez rien à craindre.
00:26:47Si les rues
00:26:47sont moins animées,
00:26:49c'est en raison du ramadan,
00:26:50des écoles fermées
00:26:51et du télétravail
00:26:52encouragé.
00:26:53Voilà,
00:26:53donc c'est vrai
00:26:54que l'image
00:26:55des Émirats
00:26:56en prend un coup
00:26:57et que
00:26:57beaucoup de nombres
00:26:58de touristes
00:26:59veulent annuler
00:27:01les voyages
00:27:01qui étaient prévus
00:27:02dans les semaines à venir.
00:27:03Ce que montrait le reportage,
00:27:04c'est que pour l'instant,
00:27:05le Qatar veut montrer
00:27:06que tout va bien,
00:27:07que la vie continue,
00:27:09même si évidemment,
00:27:11ils ont très peur
00:27:12que financièrement
00:27:12ce soit compliqué.
00:27:15Il y a Maëva Gadam
00:27:17qui a été convoquée
00:27:18parce qu'elle avait diffusé...
00:27:20Une mauvaise image
00:27:21de Qatar.
00:27:22Elle a été convoquée par la police
00:27:22parce qu'elle avait diffusé
00:27:23une mauvaise image
00:27:24de Dubaï.
00:27:25Et donc,
00:27:26voilà,
00:27:27il y a des influences.
00:27:28Oui,
00:27:28Mickaël ?
00:27:29Oui,
00:27:29il y a encore un petit travail
00:27:30à faire en ce qui concerne
00:27:31la démocratie
00:27:32et la liberté d'expression
00:27:33dans cette région
00:27:36et en particulier
00:27:36dans cet Émirat.
00:27:37Mais moi,
00:27:38je trouve que justement,
00:27:40ceux qui aiment ces pays
00:27:42devraient continuer
00:27:43à y aller.
00:27:43Au contraire,
00:27:44ce que l'on a vu
00:27:45à travers toutes les années
00:27:46où Israël a traversé
00:27:48des périodes de guerre
00:27:50quand elles étaient localisées
00:27:51dans le nord ou dans le sud,
00:27:53c'est que les touristes
00:27:53continuent à affluer.
00:27:55Donc,
00:27:56c'est vrai que ces pays
00:27:58sont moins organisés
00:27:59parce qu'ils ont moins l'habitude
00:28:00effectivement d'avoir été bombardés
00:28:03régulièrement.
00:28:04Donc,
00:28:04ils ne sont pas organisés
00:28:04sur le plan des bâtiments,
00:28:06des abris.
00:28:07Ça,
00:28:07on voit bien.
00:28:08C'est d'ailleurs une des raisons
00:28:09pour lesquelles légitimement,
00:28:10d'ailleurs,
00:28:11ils craignent
00:28:12pour leur vie
00:28:14et pour l'intégrité physique.
00:28:15Mais si on aime ces pays,
00:28:17il faut qu'au contraire,
00:28:18c'est quand c'est dans la difficulté
00:28:20qu'il faut continuer à y aller.
00:28:21Non,
00:28:21mais le tourisme,
00:28:22ce n'est pas le sujet principal.
00:28:24Le sujet principal,
00:28:25c'est évidemment
00:28:26les approvisionnements
00:28:27en pétrole et en gaz.
00:28:28C'est ça qui fait
00:28:29la richesse de ces pays.
00:28:30Alors,
00:28:30le tourisme...
00:28:31Là, c'est un des angles
00:28:33de côté.
00:28:33Bien sûr,
00:28:34mais le tourisme
00:28:34est encore accessoire
00:28:36dans le développement économique
00:28:37de ces pays.
00:28:38Donc,
00:28:38l'essentiel,
00:28:39c'est de pouvoir dégager,
00:28:41de pouvoir vendre
00:28:42le gaz
00:28:43et le pétrole
00:28:44qui augmente d'ailleurs
00:28:44terriblement.
00:28:45Vous avez vu
00:28:45l'augmentation du gaz
00:28:46sur les cours mondiaux.
00:28:48Donc,
00:28:48ça,
00:28:49c'est plutôt favorable
00:28:50à ces pays-là.
00:28:50le tourisme
00:28:51fait partie
00:28:51de l'économie
00:28:52du Qatar.
00:28:52Bien sûr,
00:28:53mais c'est encore
00:28:54accessoire
00:28:54dans les recettes
00:28:55économiques
00:28:56de ces pays.
00:28:57Non,
00:28:57c'est encore
00:28:57accessoire.
00:28:59J'en parlais
00:28:59à quelqu'un
00:29:00qui vit
00:29:01entre Dubaï
00:29:02et Paris
00:29:02et qui me disait
00:29:03que l'immobilier
00:29:03risque de s'effondrer
00:29:04totalement.
00:29:05Je ne crois pas.
00:29:07S'effondrer,
00:29:07non,
00:29:07parce qu'il y a
00:29:08quand même
00:29:08le parapluie américain
00:29:09qui est là.
00:29:11Vous avez vu
00:29:11le nombre de...
00:29:12Vous iriez en vacances
00:29:13à Dubaï ?
00:29:14Oui,
00:29:15je rejoins
00:29:15ce que disait
00:29:16Mickaël Dermont.
00:29:17Quand vous voyez
00:29:18les vidéos
00:29:21de nos compatriotes
00:29:22qui sont là-bas
00:29:23et qui sont en train
00:29:24d'appeler la France
00:29:25pour qu'on aille
00:29:25les chercher,
00:29:26je vais vous dire,
00:29:27ce n'est pas
00:29:27que l'immobilier
00:29:28va s'effondrer,
00:29:29c'est qu'il s'est déjà
00:29:31effondré.
00:29:32Je me rappelle encore
00:29:34d'il y a quelques années,
00:29:35Dubaï,
00:29:35la destination,
00:29:37le pays de rêve,
00:29:38le pays le plus sûr au monde.
00:29:40Le pays le plus sûr au monde,
00:29:41bien sûr,
00:29:41mais en plus,
00:29:42on gagne sa vie,
00:29:43on ne paye pas d'impôts.
00:29:45Il y en a combien
00:29:45qui nous ont dit ça ?
00:29:47Rien qu'autour de moi,
00:29:48j'en ai qui sont partis,
00:29:50dont un joueur de foot
00:29:51très connu
00:29:51qui était à l'équipe de France
00:29:53qui est parti
00:29:54et qui a créé
00:29:54une société
00:29:55dans le real estate,
00:29:57comme on dit.
00:29:58Il a tout investi
00:29:59dans l'immobilier,
00:30:00exactement,
00:30:01mais il faut dire les choses.
00:30:02Pour lui,
00:30:02c'était l'Eldorado
00:30:04là-bas à Dubaï,
00:30:04donc il a quitté la France
00:30:06et aujourd'hui,
00:30:06qu'est-ce qu'on fait ?
00:30:07Ah ben non,
00:30:07il faut nous ramener.
00:30:08Ah ben oui,
00:30:08parce qu'aujourd'hui,
00:30:09on est français,
00:30:09donc on demande en fait
00:30:10à Emmanuel Macron,
00:30:12au ministre des Affaires étrangères,
00:30:13envoyez-nous des avions,
00:30:15les avions militaires,
00:30:16il faut venir nous chercher.
00:30:17Non mais attendez,
00:30:17il y a deux choses différentes,
00:30:18ce n'est pas parce qu'il y a
00:30:20un certain nombre de gens
00:30:20et de nos compatriotes
00:30:21qui veulent revenir
00:30:22à juste titre
00:30:23que le pays est en train
00:30:23de s'effondrer.
00:30:24C'est totalement différent.
00:30:26Le pays ne s'effondre pas.
00:30:27On a une auditrice
00:30:28qui voulait réagir.
00:30:30Bonjour Jade.
00:30:31Bonjour.
00:30:32Vous nous appelez de Lyon,
00:30:33alors vous deviez partir,
00:30:35vous, à Dubaï,
00:30:36c'est ça ?
00:30:37Oui, c'est ça.
00:30:38On avait prévu
00:30:38de partir cet été.
00:30:40Et puis,
00:30:42étant donné ce qui se passe,
00:30:43on a préféré annuler le voyage
00:30:45tant qu'on pouvait
00:30:46se faire rembourser
00:30:49et partir ailleurs.
00:30:51Et ça a été possible
00:30:52de le rembourser ?
00:30:53En fait,
00:30:54c'est parce que vous étiez
00:30:54dans les temps ?
00:30:55Parce que Gilles évoquait
00:30:56des gens qui devaient partir
00:30:58aux prochaines vacances
00:30:58à Pâques.
00:31:00L'agence a refusé.
00:31:01L'agence et les compagnies aériennes
00:31:03refusent d'annuler.
00:31:04Oui, j'ai une amie,
00:31:05c'est ce qui m'est arrivé.
00:31:05Elle devait partir là
00:31:06pour les prochaines vacances.
00:31:08Et pour le coup,
00:31:08elle n'a pas pu être remboursée.
00:31:10Parce que les compagnies
00:31:11disent que pour le moment
00:31:12on ne sait pas
00:31:13ce que ça va devenir.
00:31:14Il y avait un reportage
00:31:14dans Bonjour
00:31:15sur des fins corrections
00:31:16que j'aurais dû passer
00:31:19qui raconte ça,
00:31:22qui raconte que les agences
00:31:23disent qu'on va attendre
00:31:24quand même.
00:31:25Eux partaient pour le week-end
00:31:27des week-ends de mai.
00:31:28Ils avaient calé leurs vacances
00:31:29et ils ont tout payé.
00:31:32Perdue,
00:31:32elle est reportée.
00:31:33Il faut voir dans les détails
00:31:34ce que ça donne
00:31:35parce qu'entre annulée,
00:31:36non remboursée...
00:31:37Non, mais ils n'ont plus du tout envie
00:31:38de retourner là-bas.
00:31:39Ah oui, ça, ils n'ont plus envie.
00:31:40Oui, c'est ça.
00:31:40Et vous, même si ça se calme,
00:31:43vous ne changerez pas d'opinion ?
00:31:46Non, non, je n'ai pas...
00:31:47Vous n'avez plus confiance.
00:31:48Autant ça me faisait rêver,
00:31:49mais voilà, là,
00:31:50je n'ai plus envie.
00:31:50Ça fait peur.
00:31:51Frédéric,
00:31:52vous avez un avis ?
00:31:54Un avis citoyen
00:31:55entre partir
00:31:56cinq jours en Italie
00:31:57et cinq jours à Dubaï,
00:31:58mon choix est fait.
00:31:59et je pense que,
00:32:00si je puis me permettre,
00:32:01la plupart des auditeurs
00:32:02de Sud Radio,
00:32:03comme moi-même,
00:32:04ne sont pas particulièrement
00:32:05attirés pour aller
00:32:06dans quelque chose
00:32:07aussi artificiel
00:32:08et moche.
00:32:09Ah oui, ça, c'est autre chose.
00:32:10Oui, ça, c'est encore autre chose.
00:32:11Je n'ai pas d'avis
00:32:13sondagé.
00:32:13Oui, ça, c'est autre chose.
00:32:14Mais en tout cas,
00:32:15non, mais c'est vrai aussi,
00:32:17et là, je deviens
00:32:18plus sérieux,
00:32:19si je puis dire,
00:32:20qu'on est dans un moment aussi
00:32:21où les Français
00:32:22sont tellement intéressés,
00:32:23captivés par des questions
00:32:24internationales
00:32:25qu'ils sont beaucoup plus
00:32:26sensibles,
00:32:26déguisés,
00:32:27sensibles à des conséquences
00:32:31économiques,
00:32:32à des conséquences...
00:32:32Mais qu'on peut comprendre.
00:32:33Mais bien sûr,
00:32:33mais tout à fait.
00:32:34C'est vrai que,
00:32:35j'entends votre auditrice,
00:32:36c'est une sorte de principe,
00:32:38de précaution
00:32:38que je comprends très très bien
00:32:39parce que les vacances,
00:32:40j'imagine, à Dubaï,
00:32:41ça a un coût,
00:32:42rien que le billet d'avion,
00:32:43c'est en avion,
00:32:44ça a de la coûté relativement cher.
00:32:46Et emmener son enfant ?
00:32:46Bon, au-delà de ça,
00:32:48c'est vrai que,
00:32:50ce que l'on vit là en ce moment,
00:32:51c'est qu'on a eu
00:32:52des convulsions géopolitiques majeures
00:32:53et Dubaï,
00:32:54on est au centre.
00:32:55C'est-à-dire qu'indépendamment
00:32:57du sort des tourismes
00:32:59et des vacances
00:33:00de certains
00:33:01et qu'on peut comprendre
00:33:02comme étant importantes,
00:33:03mais enfin, globalement,
00:33:05sur le plan collectif,
00:33:06il se passe quelque chose
00:33:07de majeur dans cette région.
00:33:09Dubaï fait partie,
00:33:10chaque génération
00:33:12a son centre du monde.
00:33:13New York l'a été pendant un temps,
00:33:14aujourd'hui c'est Dubaï.
00:33:16Donc, la convulsion
00:33:17qu'on est en train de vivre,
00:33:18à mon sens,
00:33:19elle est temporaire
00:33:21et elle est au cœur
00:33:22d'une mutation
00:33:23de cette région
00:33:25qui va faire
00:33:26du Moyen-Orient
00:33:28un lieu d'attractivité économique
00:33:30hors du commun.
00:33:31Ça va prendre du temps,
00:33:32ça va prendre à peu près
00:33:33le temps pour que
00:33:35également le régime iranien
00:33:36s'effondre,
00:33:36ça sera à peu près
00:33:37aussi important
00:33:38et lent
00:33:39et lourd
00:33:39que ce qu'il y a eu
00:33:41avec le système communiste,
00:33:42ça a pris du temps,
00:33:43mais ça a été l'événement
00:33:44du XXe siècle,
00:33:45là ce sera l'événement
00:33:46du XXIe siècle
00:33:46et qui va créer
00:33:48une nouvelle région.
00:33:49Donc, bien sûr,
00:33:50ça mérite parfois
00:33:52quelques vacances.
00:33:52On va marquer une pause
00:33:54et on continue,
00:33:55de toute façon,
00:33:56on va reparler évidemment
00:33:58plus sérieusement,
00:33:59c'est sérieux aussi
00:34:00pour les gens
00:34:00qui sont en vacances,
00:34:01qui sont coincés,
00:34:02mais plus sérieusement
00:34:02de ce qui se passe
00:34:05en Iran.
00:34:06A tout de suite.
00:34:10Et on continue, Gilles,
00:34:11donc,
00:34:12deuxième son
00:34:13de votre zapping.
00:34:15Alors, on retourne en France.
00:34:17Alors, écoutez bien
00:34:18le son qui va suivre.
00:34:19Le préfet de région
00:34:21de Grasse
00:34:22a décidé d'arrêter
00:34:23les gardes à vue
00:34:24pour les délits routiers.
00:34:26Une décision,
00:34:28évidemment,
00:34:29qui révolte la région,
00:34:30mais aussi ceux,
00:34:31évidemment,
00:34:32qui ont perdu
00:34:33un membre
00:34:33dans leur famille
00:34:34à cause d'un chauffard.
00:34:35La décision a choqué
00:34:37cette famille meurtrie.
00:34:38Je trouve que c'est
00:34:39pas normal,
00:34:40pas normal.
00:34:41Il y a trop
00:34:41de laxisme.
00:34:43Jérémy Boulon
00:34:44a été tué
00:34:45par un conducteur
00:34:46drogué
00:34:46il y a deux ans.
00:34:47Pour son frère,
00:34:48la fin systématique
00:34:50des gardes à vue
00:34:50pour les délinquants
00:34:51routiers
00:34:51dans la région
00:34:52de Grasse
00:34:52est inacceptable.
00:34:54Mais des gens,
00:34:55ils conduisent
00:34:55sans permis.
00:34:56Ils conduisent
00:34:56sous le superfiant.
00:34:57S'il n'y a pas
00:34:58à un moment donné
00:34:59quelque chose
00:35:00de marquant
00:35:01pour éviter
00:35:02qu'il réussisse
00:35:03d'une fois attendre
00:35:03qu'il y ait un homicide
00:35:04routier
00:35:04pour qu'on fasse
00:35:05quelque chose.
00:35:06Pourquoi le procureur
00:35:07de Grasse
00:35:07a-t-il mis fin
00:35:08aux gardes à vue
00:35:09pour certains délits routiers ?
00:35:13Cette décision
00:35:14permet selon lui
00:35:14de mieux utiliser
00:35:16les forces de l'ordre.
00:35:18Le fait de ne pas
00:35:18placer des personnes
00:35:20en garde à vue
00:35:20permet de redéployer
00:35:22les dispositifs
00:35:22de police
00:35:23et de gendarmerie
00:35:24de les rendre
00:35:25plus présents,
00:35:26plus efficaces.
00:35:27Ce n'est pas parce
00:35:28que la justice
00:35:29manque de moyens
00:35:30que cette décision
00:35:31a été prise.
00:35:32C'est quand même
00:35:33incroyable
00:35:33quand on sait
00:35:35le drame
00:35:36que ça peut être
00:35:36dans une famille.
00:35:37Mais là,
00:35:38c'est les gardes à vue
00:35:39qui sont...
00:35:40D'après ce que j'ai compris,
00:35:41ce sont les gardes à vue
00:35:42qui sont...
00:35:42Enfin,
00:35:43les gens qui étaient
00:35:43en garde à vue
00:35:44sont relâchés,
00:35:44c'est ça ?
00:35:44Oui.
00:35:46Mais c'est incompréhensible.
00:35:49Oui,
00:35:49c'est quoi l'explication
00:35:51du préfet ?
00:35:52On la connaît, non ?
00:35:52Oui,
00:35:53pour redéployer
00:35:56les gendarmes
00:35:57et qui ne passent pas
00:35:58du temps
00:35:58à savoir
00:36:00les permis,
00:36:01chercher,
00:36:02faire des recherches
00:36:04sur l'alcoolémie,
00:36:05etc.
00:36:06Oui,
00:36:07Rachida Kahour,
00:36:07vous avez entendu
00:36:08parler de cela.
00:36:09Je trouve qu'il y a
00:36:10un mauvais vent
00:36:11qui souffle
00:36:12sur la sécurité routière.
00:36:13On l'a évoqué
00:36:13avec le permis
00:36:16de conduire
00:36:17et les fautes
00:36:18autorisées
00:36:19dans l'examen
00:36:19du permis de conduire
00:36:20comme passer
00:36:21à un feu,
00:36:22à un stop,
00:36:23ne pas vérifier
00:36:24quand on double
00:36:26et qu'on croise
00:36:27une ligne blanche.
00:36:28Ah oui,
00:36:28je veux Mickaël
00:36:28qui fait des grands yeux.
00:36:30On est en décalage
00:36:32total avec l'opinion publique.
00:36:34S'il y a une politique
00:36:34publique qui a réussi
00:36:35ces 20 dernières années
00:36:36que les Français
00:36:37ont bien remarquées
00:36:38depuis la grande cause
00:36:39qui avait été décrétée
00:36:40par Jacques Chirac
00:36:41en 2002,
00:36:42on était à l'époque
00:36:43à 10 000 morts,
00:36:44on est maintenant
00:36:44à 6 000 ou à 5 000 ?
00:36:463 000,
00:36:473 500.
00:36:48C'est absolument,
00:36:49merci,
00:36:49j'ai compté les blessés.
00:36:50On oublie trop souvent
00:36:52les blessés.
00:36:53C'est absolument effondré
00:36:54et les Français,
00:36:55contrairement à ce que
00:36:56donnent à voir
00:36:57des réseaux sociaux,
00:36:58donner la parole
00:36:59à des associations
00:37:00plutôt sur une forme
00:37:01de laxie
00:37:02sont absolument intraitables.
00:37:03Ils ont soutenu
00:37:04le permis à point,
00:37:05contrairement à ce qu'on dit,
00:37:06ils ont soutenu
00:37:06la cinture de sécurité
00:37:08à l'arrière
00:37:09et ils sont plutôt
00:37:09sur une tolérance zéro.
00:37:11Et effectivement,
00:37:11là on va complètement
00:37:12à rebours.
00:37:13Les 80 l'or,
00:37:14c'était un petit peu différent.
00:37:15Ça aurait pu être vu
00:37:16comme une mesure
00:37:17pour faire baisser
00:37:18le nombre de l'or,
00:37:18ça a été tout de suite décodé
00:37:20comme Paris nous impose
00:37:21à nos régions,
00:37:22nos départements.
00:37:24C'est l'origine
00:37:24des gilets jaunes.
00:37:25C'est vraiment,
00:37:26c'est l'origine,
00:37:26ça a été le premier fagot
00:37:28si je puis dire
00:37:28dans cette crise sociale
00:37:31sans précédent
00:37:32que, contrairement à ce qu'on dit,
00:37:33personne n'avait vu venir.
00:37:34C'est d'autant plus étonnant
00:37:36que les chiffres,
00:37:36les derniers chiffres,
00:37:37Frédéric rappelait
00:37:38les chiffres d'il y a 20 ans.
00:37:40Effectivement,
00:37:40on était à 10 000,
00:37:41on est tombé à 3 000.
00:37:42Donc, c'est quand même
00:37:44une réussite
00:37:45de la politique
00:37:46effectivement publique
00:37:47dans ce domaine-là.
00:37:48C'est peut-être
00:37:49un des seuls d'ailleurs,
00:37:50une des seules réussites.
00:37:51Mais en tout cas,
00:37:54les derniers chiffres
00:37:55du 2025
00:37:56et du premier,
00:37:58les deux premiers mois
00:37:59de 2026
00:38:00sont mauvais.
00:38:00Bien sûr.
00:38:01C'est-à-dire que le nombre
00:38:02d'accidents mortels
00:38:02est en train de remonter.
00:38:04Et c'est souvent dû
00:38:05à la vitesse,
00:38:06évidemment.
00:38:07Donc,
00:38:07les 80 km heure
00:38:09partaient d'un bon constat,
00:38:10en tout cas,
00:38:11d'un bon sentiment.
00:38:12Ça n'a pas été accepté.
00:38:13Mais on voit
00:38:14que la cause principale,
00:38:16pour le moment,
00:38:16c'est la vitesse.
00:38:17Alors après,
00:38:17vitesse provoquée
00:38:18par peut-être
00:38:19des stupéfiants,
00:38:20etc.,
00:38:21des doses d'alcoolimite
00:38:22supérieures
00:38:22à ce qu'il faudrait,
00:38:23etc.
00:38:24Moi, je ne vais pas les détails,
00:38:25mais en tout cas,
00:38:25les derniers chiffres
00:38:26sont mauvais.
00:38:27Donc,
00:38:27c'est d'autant plus
00:38:28incompréhensible.
00:38:28Donc,
00:38:29ils expliquent que le placement
00:38:30en garde à vue
00:38:30n'a plus lieu d'être.
00:38:32Donc,
00:38:32évidemment,
00:38:33ça fait polémique.
00:38:34policier dit
00:38:35ça n'envoie pas
00:38:36pas un bon message,
00:38:37surtout pour ceux
00:38:37que l'on revoit régulièrement.
00:38:39La garde à vue
00:38:40donne souvent lieu
00:38:40à des comparutions immédiates
00:38:41et à des incarcérations.
00:38:43Et si les chauffeurs
00:38:44n'ont plus peur
00:38:44d'aller en prison,
00:38:45ce sera pire.
00:38:46Donc,
00:38:46c'est vrai que c'est une décision
00:38:49absolument incompréhensible.
00:38:50En même temps,
00:38:51des gendarmes disent
00:38:53on était dans quelque chose
00:38:55d'excessif.
00:38:56Il y avait des gardes à vue
00:38:57et des comparutions
00:38:57à tout bout de champ,
00:38:58ce qui mettait une grosse pression
00:39:00à tout le monde
00:39:00et donnait une justice
00:39:01à bâtage au rabais.
00:39:03où se situe la...
00:39:04Enfin,
00:39:05en tout cas,
00:39:05le message qui est envoyé
00:39:06n'est pas terrible.
00:39:07Ça,
00:39:08c'est le moins que je peux dire.
00:39:08Et une fois de plus,
00:39:09c'est un message
00:39:09qui accentue le décalage
00:39:11entre la perception,
00:39:14les sentiments
00:39:14d'un accord social
00:39:15des habitants
00:39:17et des structures institutionnelles,
00:39:19des décideurs,
00:39:21des pouvoirs publics.
00:39:22Et je crois que ça sera
00:39:23au cœur
00:39:24de ce qui va nous arriver,
00:39:26en tout cas,
00:39:27l'année prochaine
00:39:28à l'élection présidentielle.
00:39:29Une volonté,
00:39:29d'une manière ou d'une autre,
00:39:31de justement,
00:39:32de recadrer cela
00:39:33ou de remettre ça en face.
00:39:34Le retour de l'autorité.
00:39:35Ou c'est le retour de l'autorité
00:39:36ou ça va être au contraire
00:39:37en disant
00:39:38allez,
00:39:38on lâche le bas
00:39:39et allons-y.
00:39:40Ça,
00:39:40on ne sait pas.
00:39:41Les Français vont décider.
00:39:42Mais enfin,
00:39:42globalement,
00:39:43on s'en vient.
00:39:43Il faut bien plus,
00:39:44on montre que l'État
00:39:45est déficient.
00:39:46Parce que les gendarmes,
00:39:48je pense que disent les gendarmes,
00:39:49moi,
00:39:49je veux bien comprendre
00:39:50qu'ils sont débordés,
00:39:51que ça,
00:39:52ce n'est pas l'essentiel,
00:39:53qu'il y a d'autres choses
00:39:54qui sont prioritaires,
00:39:54mais c'est l'État
00:40:02parce qu'il y a trop de gens
00:40:03qui veulent passer
00:40:04le permis de conduire,
00:40:05qu'il n'y a pas assez
00:40:05d'examinateurs
00:40:06et que les délais
00:40:07sont beaucoup trop longs.
00:40:08Donc,
00:40:08en gros,
00:40:09on est en train de...
00:40:10C'est des conséquences
00:40:11de la gestion de la pénurie.
00:40:13Absolument.
00:40:13Ça ne peut pas avoir lieu.
00:40:15Et c'est vrai que,
00:40:16par rapport à ce que dit Mickaël,
00:40:17il y a,
00:40:18je fais un petit pas de côté,
00:40:19mais dans ce marasme actuel,
00:40:21dans cette crise du politique
00:40:22qu'il n'y a jamais vu,
00:40:23dans cette eclipse du politique,
00:40:24il y a un espoir chez les Français.
00:40:25C'est une belle campagne présidentielle.
00:40:27Alors,
00:40:27est-ce que ça sera un espoir déçu ?
00:40:29Je crains que oui,
00:40:29mais soyons quand même optimistes
00:40:31pour remettre le pays,
00:40:32je dirais,
00:40:33à l'endroit,
00:40:34pour faire une sorte de risette.
00:40:35Gilles,
00:40:36de risette,
00:40:37pas de risette.
00:40:37Risette, risette.
00:40:38On peut faire aussi des risettes.
00:40:39On peut faire des risettes,
00:40:40mais je suis passionné
00:40:41pour faire beaucoup de risettes.
00:40:42Mais si,
00:40:42il faut espérer.
00:40:44Les fois,
00:40:44puis ils font beaucoup de risettes.
00:40:45Oh, ça dépend quand.
00:40:47Du talibation.
00:40:48Gilles,
00:40:50troisième...
00:40:50Alors,
00:40:51c'est pour vous en partie,
00:40:52Frédéric.
00:40:53Est-ce que vous connaissez Gaëtana ?
00:40:55Non.
00:40:55Non,
00:40:56vous avez jamais sondé Gaëtana ?
00:40:57Gaëtana.
00:40:58C'est dommage
00:40:58parce qu'elle fait des pourcentages.
00:41:00Je vous emmène la semaine prochaine.
00:41:02Vous ne le savez peut-être pas,
00:41:03mais ce sont les élections législatives
00:41:05en Colombie.
00:41:06Et elle va peut-être être députée
00:41:08du Parlement colombien.
00:41:10Seulement,
00:41:10voilà,
00:41:11elle a plus de 25%,
00:41:12mais c'est une IA.
00:41:13Une IA annonce être candidate
00:41:15aux élections législatives en Colombie.
00:41:17Somos el primer movimiento político
00:41:19liderado por una IA.
00:41:20Cette femme à la peau bleue
00:41:21s'appelle Gaëtana.
00:41:22Elle se définit comme
00:41:24environnementaliste
00:41:24et défenseur des animaux.
00:41:25Son nom n'est pas choisi au hasard.
00:41:27Gaëtana,
00:41:28c'est le nom d'une autochtone légendaire,
00:41:30symbole de résistance en Colombie.
00:41:32Générée par l'IA,
00:41:32elle est donc candidate
00:41:33aux élections législatives
00:41:35qui auront lieu
00:41:35le 8 mars prochain.
00:41:37Elle apparaît sur le bulletin
00:41:38pour l'élection
00:41:38des circonscriptions autochtones.
00:41:40Ce sont des sièges
00:41:41à réserver au peuple autochtone
00:41:42pour garantir
00:41:43la représentation politique
00:41:44de cette minorité.
00:41:45Toutefois,
00:41:46juridiquement,
00:41:47un candidat humain
00:41:48est bien inscrit
00:41:48sur liste électorale
00:41:49et Gaëtana en est
00:41:50sa représentation numérique.
00:41:52auprès d'une radio colombienne,
00:41:53Gaëtana explique
00:41:54que sa campagne repose
00:41:55sur la démocratie numérique
00:41:57pour écouter
00:41:58et organiser
00:41:58la prise de parole collective.
00:42:00Tous ses projets de réforme
00:42:01seront donc soumis
00:42:02à des votes virtuels
00:42:03avant d'être présentés
00:42:04au Parlement.
00:42:05Et oui,
00:42:06c'est son programme.
00:42:07Ah, ça vous tente ?
00:42:09Valérie,
00:42:09vous avez voté
00:42:10pour Gaëtana ?
00:42:10Non, mais il y avait eu
00:42:11effectivement une reine,
00:42:12je crois.
00:42:13Et à Londres,
00:42:13à un moment,
00:42:14il y avait eu.
00:42:15C'est à Londres.
00:42:15Non, une IA,
00:42:16Non, mais c'est très intéressant,
00:42:18c'est un cas limite,
00:42:19mais voilà,
00:42:20si on revient
00:42:21sur l'hexagone,
00:42:23oui,
00:42:23l'IA va jouer un rôle
00:42:24dans la campagne présidentielle,
00:42:26dans les éléments
00:42:27d'information
00:42:28sur les candidats.
00:42:29On va rajouter
00:42:30dans les vecteurs
00:42:31d'information
00:42:32recours à l'intelligence
00:42:33artificielle
00:42:33par les citoyens.
00:42:35Moi, je suis un peu
00:42:37inquiet
00:42:37vis-à-vis des futures
00:42:38fausses vidéos
00:42:39générées par l'IA.
00:42:41Il y en a,
00:42:42déjà,
00:42:43elles sont,
00:42:43ça se voit
00:42:44qu'elles ne sont pas
00:42:45des vraies vidéos,
00:42:45mais dans un an,
00:42:46les progrès,
00:42:47si je puis dire,
00:42:48avec des gros guillemets
00:42:49à l'égard de ce mot,
00:42:49auront, à mon avis,
00:42:51feront qu'on ne verra
00:42:52peut-être pas la différence
00:42:53et il y aura sans doute
00:42:54dans les staves de campagne,
00:42:56dans les écrits présidentiels,
00:42:58une cellule de riposte
00:42:59anti-IA,
00:43:00anti-dipfec.
00:43:01Oui,
00:43:01Rachida Kaho.
00:43:02Je voulais dire que
00:43:03Bardella,
00:43:04c'est déjà de l'IA.
00:43:07Non, mais en Colombie,
00:43:08attendez,
00:43:09moi, je comprends
00:43:10que les candidats
00:43:11soient virtuels en Colombie
00:43:12parce qu'en Colombie,
00:43:14c'est quand même dangereux
00:43:14d'être candidat.
00:43:16Ce n'est moins en France.
00:43:17Mais est-ce que vous avez
00:43:18déjà tenté
00:43:19de taper sur nos IA ?
00:43:21Donne-moi le meilleur
00:43:22programme pour...
00:43:23Oui, c'est ce que j'ai déjà fait.
00:43:24Moi, j'ai déjà fait ça.
00:43:25Dans les éléments d'information.
00:43:25Dans les éléments, oui,
00:43:27et comment réduire
00:43:27le déficit en France.
00:43:29Il y a des programmes
00:43:29qui sont déjà,
00:43:30des programmes municipaux
00:43:31qui ont déjà été faits par l'IA.
00:43:32C'est vrai ?
00:43:33Bien sûr.
00:43:34Regardez à Paris.
00:43:37On se retrouve dans un instant
00:43:39avec vous.
00:43:40Après les informations,
00:43:41on va parler
00:43:41de ce sondage
00:43:43IFOP fiducial
00:43:44pour Sud Radio.
00:43:46L'ERN
00:43:47arrive très, très largement
00:43:49en tête des intentions
00:43:50de vote
00:43:50au premier tour
00:43:52d'une hypothétique
00:43:54présidentielle
00:43:54qui aurait lieu
00:43:55dimanche prochain.
00:43:56Et vous,
00:43:57pour qui voteriez-vous ?
00:43:580826
00:43:58300
00:43:59300
00:44:00si l'élection présidentielle
00:44:01avait lieu
00:44:01dimanche prochain.
00:44:03A tout de suite.
00:44:0510h midi,
00:44:06mettez-vous d'accord,
00:44:07Valérie Expert.
00:44:08Et nous sommes ensemble
00:44:09pour commenter l'actualité
00:44:11avec Frédéric Dhabi,
00:44:12directeur général
00:44:12de l'IFOP,
00:44:13co-auteur avec Brice Socol
00:44:14de l'Écharpe
00:44:15et les Tempêtes
00:44:16paru aux éditions
00:44:17de l'Aube.
00:44:17Mickaël Darmon,
00:44:18journaliste politique
00:44:19chez I-24 News.
00:44:20Et vous avez publié
00:44:21Les Derniers Jours
00:44:22d'Itzak Rabin
00:44:23aux éditions Passées Composées.
00:44:25Rachida Kahoud,
00:44:26présidente du Haut,
00:44:26commissariat des diasporas
00:44:28africaines en France.
00:44:29Et Jérôme Dubu,
00:44:30vous êtes vice-présidente
00:44:31de France,
00:44:32c'est Israël.
00:44:33On va revenir sur,
00:44:34évidemment,
00:44:35ce qui se passe en Iran,
00:44:37sur la guerre en Iran.
00:44:38La France,
00:44:39d'une certaine manière,
00:44:40entraînée dans la guerre.
00:44:40On vient d'apprendre
00:44:41que des avions américains
00:44:42étaient autorisés
00:44:43à se poser
00:44:44sur des bases françaises.
00:44:45Mais d'abord,
00:44:46je voudrais qu'on parle
00:44:47de notre sondage.
00:44:49C'est un sondage
00:44:49au IFOP fiducial
00:44:50pour Sud Radio
00:44:51et le Figaro,
00:44:54publié hier soir.
00:44:56Sondage qui a interrogé
00:44:58des Français
00:44:58sur leurs intentions de vote
00:45:00au premier tour
00:45:01de l'élection présidentielle
00:45:02si elle avait lieu
00:45:03dimanche prochain.
00:45:04Vous avez raison
00:45:04et merci de le dire.
00:45:05Ce n'est pas un sondage
00:45:06qui est une prophétie,
00:45:09un pronostic
00:45:10sur ce qui se passera
00:45:11en avril 2027.
00:45:12Ça n'aurait bien sûr
00:45:12aucun sens.
00:45:14Je rappellerai
00:45:14qu'il y a eu
00:45:14des élections présidentielles
00:45:17qui étaient déjà connues
00:45:19en termes de résultats
00:45:19un an,
00:45:20un an et demi avant,
00:45:2188 ou 2007.
00:45:23Là, bien sûr,
00:45:23on est dans une vraie incertitude
00:45:25et donc ce n'est pas
00:45:27un pronostic,
00:45:28c'est un rapport
00:45:28de force électorale
00:45:29tel qu'il est aujourd'hui.
00:45:30Ce qui frappe
00:45:31de manière très spectaculaire,
00:45:32c'est le score
00:45:32du Rassemblement national,
00:45:34voire du score
00:45:35du bloc RN reconquête
00:45:37du Pont-Aignan
00:45:38qui dépasse les 40%.
00:45:39Ce qui frappe également,
00:45:40quand on voit
00:45:41le score de Jordan Bardella,
00:45:42qu'il faut remonter
00:45:43à François Mitterrand
00:45:44en 1988
00:45:44pour avoir
00:45:46un saut d'attention de vote
00:45:47entre 35 et 37%
00:45:48aussi important.
00:45:49François Mitterrand
00:45:50avait fini à 34,5%.
00:45:51Et ce qui frappe enfin,
00:45:52c'est l'écart.
00:45:53Et là,
00:45:54l'écart,
00:45:54il faut remonter
00:45:54au tout début
00:45:56de la campagne
00:45:57de 1965
00:45:58d'avoir un écart
00:45:59aussi fort
00:45:59entre le premier
00:46:00et le deuxième
00:46:01entre Jordan Bardella
00:46:03et Édouard Philippe
00:46:03qui s'en tirent le mieux,
00:46:05qui est systématiquement
00:46:05au second tour.
00:46:07Lorsqu'il est en concurrence
00:46:07avec Bruno Rotaio,
00:46:08il est à 16.
00:46:09Lorsqu'il est candidat unique
00:46:10du socle commun,
00:46:11il est à 23.
00:46:13moins 15 à 20 points d'écart.
00:46:15Et là,
00:46:15c'est absolument du jamais vu.
00:46:16On sait très bien
00:46:17que le second tour
00:46:18est compliqué
00:46:19pour le Rassemblement National.
00:46:20Ça peut créer
00:46:20un vote d'élimination,
00:46:22un tout sauf Bardella,
00:46:23un front républicain,
00:46:24appelez-le comme vous voulez.
00:46:26C'est la phrase
00:46:26de Charles Pasqua
00:46:28dans une élection.
00:46:28Premier tour,
00:46:29on choisit,
00:46:29le second tour,
00:46:30on élimine.
00:46:30Mais ce qui me frappe,
00:46:31c'est cet écart,
00:46:32c'est ce niveau
00:46:33et c'est le côté
00:46:34attrape-tout
00:46:35du vote RN
00:46:36puisqu'en dehors
00:46:36des cadres supérieurs
00:46:37où Jordan Bardella
00:46:39est autour de 17-20%,
00:46:40il est premier
00:46:41dans toutes les catégories,
00:46:42notamment les retraités
00:46:44qui étaient
00:46:44le magot électoral
00:46:45de la droite,
00:46:46du macronisme,
00:46:47qui étaient très rétifs
00:46:48au vote RN.
00:46:49Et pour finir,
00:46:50il y a deux grands freins
00:46:51au vote RN
00:46:53chez les retraités
00:46:53qui s'est absolument effondré.
00:46:55Le côté,
00:46:56avec eux,
00:46:56ça sera la ruine du pays,
00:46:57notamment quand Marine Le Pen
00:46:58parlait du retour au franc.
00:46:59Les gens nous disent
00:47:00dans nos enquêtes qualitatives
00:47:01que la ruine est déjà là.
00:47:02Et avec eux,
00:47:03ça sera des troubles,
00:47:04des émeutes,
00:47:05de la violence
00:47:05quand on est
00:47:06dans ces élections municipales
00:47:07dont on parlera peut-être
00:47:08où le premier déterminant du vote
00:47:10et c'est la première fois
00:47:11depuis le 21 avril 2002
00:47:12que c'est la sécurité
00:47:14des personnes.
00:47:15Et bien,
00:47:15on se dit
00:47:15que la violence
00:47:17est déjà là.
00:47:17Donc effectivement,
00:47:19je dirais
00:47:20que Jean-Alain Bardet
00:47:21est aujourd'hui
00:47:22le favori
00:47:23de la présidentielle
00:47:24au premier tour.
00:47:25Au premier tour.
00:47:26C'est pour ça
00:47:26qu'à Dessin,
00:47:27nous n'avons pas fait
00:47:28de second tour
00:47:30pour ne pas polariser
00:47:31l'attention là-dessus.
00:47:32Je rajouterais
00:47:33un dernier point.
00:47:34Avec Sud Radio,
00:47:34avec le Figaro,
00:47:35on a échafaudé
00:47:36dix scénarios
00:47:37de premier tour,
00:47:37ce qui est énorme,
00:47:38voire trop.
00:47:38Malgré ça,
00:47:40il y a toute une série
00:47:41de configurations
00:47:42primaires de Bagneux,
00:47:43François Ruffin
00:47:43ou d'autres
00:47:44qu'on n'a pas testées
00:47:45parce qu'en faisant
00:47:46toutes les offres possibles,
00:47:47on arriverait à 50,
00:47:4860, 70 configurations,
00:47:50ce qui serait intenable.
00:47:51Est-ce que votre sondage
00:47:51donne une couleur
00:47:53des municipales
00:47:54qui vont arriver
00:47:55ou c'est une élection
00:47:56tellement à part
00:47:56qu'on ne peut pas dire
00:47:58que ça donne une tendance
00:48:00pour les municipales ?
00:48:01Non,
00:48:01il y a des zones
00:48:02où le Front National,
00:48:03le RN,
00:48:03obtient des scores
00:48:04équivalents
00:48:05à ce qu'on a
00:48:05à la présidentielle.
00:48:06Je pense à Toulon,
00:48:08je pense à des villes
00:48:08du sud de la France,
00:48:10je pense à Nice
00:48:10avec Éric Ciotti
00:48:11et l'alliance UDR-RN.
00:48:13Mais on a vraiment,
00:48:14on est sur une projection
00:48:15présidentielle d'à côté,
00:48:16on est sur un scrutin,
00:48:17des scrutins très très locaux
00:48:19qui arrivent en fin de course
00:48:21avant le 15 mars.
00:48:22Alors on a Frédéric en ligne
00:48:23avec nous.
00:48:24Bonjour Frédéric.
00:48:26Bonjour à vous.
00:48:27Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:48:28Est-ce que vous êtes étonné
00:48:28par ce sondage ?
00:48:31Non,
00:48:32pas du tout,
00:48:33même si je reste très prudent
00:48:34sur les sondages,
00:48:36en gros un an et demi
00:48:37avant l'élection présidentielle,
00:48:39sachant qu'un jour
00:48:40on a quand même
00:48:41les municipales
00:48:41qui vont focaliser
00:48:42l'attention des Français.
00:48:45Je ne suis pas étonné
00:48:46parce que les Français
00:48:49ils jouent un peu
00:48:51la provocation,
00:48:53ils jouent un peu
00:48:53la colère
00:48:54en mettant le RN
00:48:57très en avant
00:48:58parce qu'ils ne croient
00:49:00plus aux autres,
00:49:01ils sont trop déçus,
00:49:02ils sont énormément déçus
00:49:03par les élus
00:49:06que nous avons en lice,
00:49:08qu'on nous présente.
00:49:10Ils sont déçus bien sûr
00:49:11par Emmanuel Macron,
00:49:12ils ont cru en lui.
00:49:13Il y a beaucoup de Français
00:49:14qui ont cru en lui
00:49:15il y a presque 10 ans,
00:49:16ce jeune gars de 40 ans,
00:49:18plein d'énergie
00:49:19qui arrive, etc.
00:49:20Et les Français
00:49:21se sont dit
00:49:22tiens, on a quelqu'un
00:49:23qui va peut-être
00:49:24remettre un peu
00:49:25l'église au milieu
00:49:26du vélage, etc.
00:49:27Bon, ça ne s'est pas passé
00:49:28comme ça.
00:49:29Après, il y a
00:49:29Édouard Philippe
00:49:30mais les Français
00:49:30n'oublient pas
00:49:31qu'Édouard Philippe
00:49:31c'est le gars
00:49:32qui a mis les 80 km heure
00:49:35et la taxe carbone
00:49:36sur l'essence
00:49:36et qui a mis
00:49:38des gilets jaunes
00:49:38dans la rue
00:49:39et ça,
00:49:40ce n'est pas bien fini
00:49:41quand même
00:49:41l'affaire des gilets jaunes
00:49:42où l'État
00:49:43n'a pas hésité
00:49:44à quand même
00:49:45à lancer
00:49:46une certaine répression
00:49:47contre ces pauvres
00:49:48gilets jaunes.
00:49:49Donc, il y a Mélenchon
00:49:50mais Mélenchon
00:49:52il veut se prendre
00:49:53pour Lénine
00:49:54mais en fait
00:49:54il est Staline.
00:49:55Mélenchon
00:49:56son nom de Strotskis
00:49:57il ne faut pas l'oublier
00:49:58c'est Santerre.
00:49:59Santerre
00:50:00c'est le type
00:50:00quand même
00:50:01qui a ordonné
00:50:02pendant la terreur
00:50:05qui a envoyé
00:50:06des troupes
00:50:06pour raser
00:50:06la Vendée
00:50:07en gros
00:50:07en tuant
00:50:08homme, femme,
00:50:09enfant, vache,
00:50:10chien, brebis.
00:50:10Donc, voilà
00:50:11les Français
00:50:13même si depuis Paris
00:50:14les bobos parisiens
00:50:15considèrent les Français
00:50:16un peu comme des ploucs
00:50:17avec leur diesel
00:50:18et leur cigarette
00:50:19ils ne sont pas
00:50:20si idiots que ça.
00:50:21Encore moi
00:50:21hier soir
00:50:22à la maison
00:50:22j'avais plein
00:50:23d'amis
00:50:24qui viennent
00:50:25d'un peu partout
00:50:25en France
00:50:26on a un peu parlé
00:50:28de ça
00:50:28pas trop
00:50:28parce qu'on ne veut pas
00:50:29s'énerver non plus
00:50:30donc on a un peu parlé
00:50:32de ça
00:50:32ils sont très clairs
00:50:34les Français
00:50:35ils savent
00:50:37sur qui
00:50:37ils peuvent compter
00:50:38comme hommes politiques
00:50:39sur qui ils ne peuvent pas compter
00:50:40alors après
00:50:41Jordan Bardella
00:50:43il n'a que 30 ans
00:50:44est-ce que les Français
00:50:45vous avez dit
00:50:46les retraités
00:50:47sont très
00:50:48ont un peu basculé
00:50:49sur le RN
00:50:50est-ce que des retraités
00:50:51de 60, 70, 80 ans
00:50:54sont prêts
00:50:55à voter
00:50:55pour un titre
00:50:56qui a 50 ans
00:50:5660 ans de moins
00:50:57que eux ?
00:50:58c'est ce que disent
00:51:00les sondages
00:51:01Frédéric
00:51:02c'est parce que
00:51:04c'est représentatif
00:51:05encore une fois
00:51:06je pense
00:51:07ce qui a été dit
00:51:08dans la famille
00:51:09retraitée
00:51:10c'est extrêmement
00:51:11hétérogène
00:51:11il y a
00:51:12les 60, 75 ans
00:51:14qui sont fortement
00:51:15imprégnés
00:51:16par le vote RN
00:51:17tout simplement
00:51:17par un effet
00:51:18d'âge
00:51:19mais un effet
00:51:20de génération
00:51:21ça fait 10 ans
00:51:22que le RN
00:51:22est très fort
00:51:23chez les 50, 64 ans
00:51:24il y a un effet d'âge
00:51:26j'ai 50, 64 ans
00:51:26il y a 10 ans
00:51:27ils ont maintenant
00:51:2760, 75 ans
00:51:28par contre
00:51:29dans le très grand âge
00:51:30effectivement
00:51:31il y a toujours
00:51:31un frein
00:51:31à voter RN
00:51:32et ça reste
00:51:33une clientèle
00:51:33idéale pour la droite
00:51:34est-ce qu'on peut
00:51:36parler aussi
00:51:37du sondage
00:51:38alors monsieur Dabi
00:51:39vous l'avez dit
00:51:39tout à l'heure
00:51:40à juste titre
00:51:41un sondage
00:51:42c'est une photographie
00:51:44en fait
00:51:44de l'opinion
00:51:45à un instant T
00:51:46le sondage
00:51:47a été réalisé
00:51:49apparemment
00:51:49juste après
00:51:50l'événement
00:51:51de Quentin
00:51:52donc automatiquement
00:51:55ça reflète
00:51:56un petit peu
00:51:56l'opinion
00:51:57avec toutes les émotions
00:51:58qui vont donc
00:51:59automatiquement
00:52:00avec
00:52:01oui et non
00:52:02il y a toujours
00:52:04un temps de digestion
00:52:05de l'opinion publique
00:52:07et pour avoir fait
00:52:08avec Sud Radio
00:52:08le Figaro
00:52:10LCI
00:52:10ou Paris Match
00:52:10des rolling
00:52:11des enquêtes quotidiennes
00:52:12pendant la présidentielle
00:52:13on voit qu'il y a des événements
00:52:14qui sont
00:52:15très forts
00:52:16qui sont très relayés
00:52:18médiatiquement
00:52:18qui n'ont pas le moindre impact
00:52:20les crimes
00:52:20de Montauban
00:52:21et Toulouse
00:52:22en 2012
00:52:22on avait dit
00:52:23ça va bouleverser
00:52:24tout le rapport de force
00:52:25ça n'avait pas beaucoup changé
00:52:26le rapport de force
00:52:27Hollande
00:52:27Le Pen
00:52:28Sarkozy
00:52:29au contraire
00:52:29il y a des événements
00:52:30une taxe sur le gaz
00:52:32une augmentation
00:52:33de tel ou tel produit
00:52:34les 80 à l'heure
00:52:35qui peuvent tout changer
00:52:36et puis c'est dans la continuité
00:52:37des sondages
00:52:38que vous avez pu faire
00:52:39c'est-à-dire qu'il y a une dynamique
00:52:40très claire pour le RN
00:52:41depuis plusieurs sondages
00:52:43Mickaël
00:52:44Frédéric a prononcé le mot
00:52:45au fond
00:52:46qui moi me fait réagir
00:52:47parce que là
00:52:48le politologue
00:52:49le sondeur
00:52:49a parlé
00:52:50mais en tant que journaliste
00:52:52j'attends l'événement
00:52:53l'événement
00:52:53il aura lieu
00:52:54le 7 juillet
00:52:55au tribunal
00:52:56c'est-à-dire qu'en fonction
00:52:57de la décision
00:52:58de la cour d'appel
00:53:00où c'est
00:53:00Marine Le Pen
00:53:01qui redevient candidate
00:53:03parce que si jamais
00:53:04il y a cette décision
00:53:05qui reste encore possible
00:53:07parce que les juges
00:53:08suivent à 50%
00:53:09les réquisitoires
00:53:10donc il y a
00:53:10une chance sur deux
00:53:12pour que Marine Le Pen
00:53:13voit sa peine
00:53:14donc
00:53:15d'inligibilité
00:53:17ramenée
00:53:17à deux ans
00:53:18auquel cas
00:53:19comme sa cour
00:53:20depuis la première instance
00:53:21elle serait candidate
00:53:21à partir du mars 2027
00:53:23donc de ce point de vue-là
00:53:24ça changerait
00:53:25toute la donne
00:53:25et il y aurait
00:53:26un nouveau sondage
00:53:27fait par notre
00:53:28excellent ami
00:53:29donc Frédéric Delifo
00:53:31donc ça veut dire
00:53:31qu'on ne sait pas encore
00:53:34quelle est l'offre
00:53:36LR se bat encore
00:53:37sur la méthode
00:53:38pour désigner
00:53:39à gauche
00:53:40c'est la même pagaille
00:53:41bien sûr
00:53:43et dans le courant central
00:53:44dit ex-bloc
00:53:45macroniste
00:53:46ils se battent encore
00:53:47ils se regardent
00:53:48en chaîne failleur
00:53:48donc personne ne sait rien
00:53:50en réalité
00:53:51sur l'offre générale
00:53:53qui va se cristalliser
00:53:54et qui sera
00:53:54sur la ligne de départ
00:53:55on sait quand même
00:53:56attendez
00:53:57c'est juste photographier
00:53:58à l'instant T
00:53:59mais à l'instant T
00:54:00on décide
00:54:00que ce soit
00:54:01que c'est Mardella
00:54:02alors qu'en réalité
00:54:02personne ne dit
00:54:03il a testé aussi
00:54:04Marine Le Pen
00:54:04je voulais faire
00:54:06deux petites réponses
00:54:07parce que
00:54:08ce qu'il y a
00:54:08est comme toujours
00:54:10très juste
00:54:10dans une élection
00:54:11présidentielle
00:54:12de renouvellement
00:54:13on va prendre le passé
00:54:1595-2007
00:54:16l'offre électorale
00:54:16est connue tardivement
00:54:17rappelez-vous
00:54:18une elle-jospin
00:54:19est testée par les instituts
00:54:21que fin janvier
00:54:2195
00:54:22moins de 3 mois
00:54:23avant le vote
00:54:24en 2007
00:54:25avant la primaire
00:54:26socialiste
00:54:26qui voit triompher
00:54:27Ségolène Royal
00:54:28nous testons à l'IFOP
00:54:29notamment dans une enquête
00:54:30pour Paris Match
00:54:307 prétendants socialistes
00:54:32là avec l'éclatement
00:54:33du jeu politique
00:54:34on est sur
00:54:35pourquoi pas moi
00:54:36on est à 40, 50, 60
00:54:37candidats
00:54:38plus ou moins forts
00:54:39maintenant sur Marine Le Pen
00:54:40c'est vrai
00:54:40le 7 juillet
00:54:41va être un point de bascule
00:54:42là dans cette enquête
00:54:43on a testé
00:54:44dans deux hypothèses
00:54:45sur 10
00:54:45Marine Le Pen
00:54:47homothétiques
00:54:47de celle de Bardella
00:54:48face à Philippe
00:54:49et face à Attal
00:54:50et pour la première fois
00:54:52on a un Bardella
00:54:53un peu plus haut
00:54:54entre 1 et 2 points de vent
00:54:55est-ce que c'est significatif ?
00:54:57personne ne peut le dire
00:54:58mais ça montre peut-être que
00:55:00et on le voit dans notre enquête
00:55:01avec le Figaro
00:55:01issue de radio
00:55:02qui s'appelle
00:55:02le baromètre
00:55:03de l'ambition présidentielle
00:55:04où en souhait de candidature
00:55:05chez les sympathisants
00:55:07RN et des électeurs
00:55:08le pénistes
00:55:08acquis ou potentiels
00:55:09Marine Le Pen
00:55:10et Jean-Denis Bardella
00:55:11sont au même niveau
00:55:12mais en pronostic
00:55:13il y a maintenant
00:55:14plus de 20 points d'écart
00:55:15oui alors
00:55:15moi l'analyse que j'en fais
00:55:17mais c'est une analyse
00:55:18de citoyen
00:55:19c'est d'abord
00:55:20qu'il faut prendre tout ça
00:55:21avec d'extrêmes pincettes
00:55:23on a eu des exemples
00:55:25Baladur
00:55:26en janvier 95
00:55:27il était élu
00:55:28même au premier tour
00:55:29dit Jérôme Jaffray
00:55:30vous vous souvenez dans le monde ?
00:55:30non il n'a pas dit ça
00:55:31c'est que c'est que
00:55:32il le voyait élu largement
00:55:34bon ça n'a pas été le cas
00:55:36il était éliminé
00:55:36au premier tour
00:55:37même chose pour Raymond Barr
00:55:38qui a été éliminé
00:55:39au premier tour également
00:55:40en 88
00:55:40donc il faut prendre tout ça
00:55:41avec d'extrêmes pincettes
00:55:43évidemment
00:55:43mais moi il me semble
00:55:45qu'il y a une analyse
00:55:47qu'il faut faire
00:55:47c'est qu'on connaît
00:55:49d'ores et déjà
00:55:49que ce soit un homme
00:55:51ou une femme
00:55:51un déqualifié
00:55:53au deuxième tour
00:55:54ça a été confirmé
00:55:55par les élections européennes
00:55:57où Jordan Bardella
00:55:58fait plus de 30%
00:56:00donc là on est à 36-38
00:56:02donc c'est encore plus
00:56:03mais en tout cas
00:56:04on sait qu'il a un socle
00:56:05qui est au moins
00:56:06de 25-27% minimum
00:56:08qui lui permet
00:56:09d'être au deuxième tour
00:56:10c'est certain
00:56:11le deuxième candidat
00:56:13c'est un peu la foire
00:56:14c'est ce que disait
00:56:15Mickaël tout à l'heure
00:56:15c'est la foire à droite
00:56:17la droite est au centre
00:56:18et c'est la foire à gauche
00:56:19on a une multiplicité
00:56:21de candidatures
00:56:22aujourd'hui
00:56:22qui ne sont pas décantées
00:56:24on ne sait pas du tout
00:56:25qui sera le deuxième
00:56:26face à Marine Le Pen
00:56:28ou à Jordan Bardella
00:56:29on sera 7 juillet
00:56:30effectivement
00:56:30moi j'ai plutôt tendance
00:56:32à penser que ce sera
00:56:32Jordan Bardella
00:56:33mais bon
00:56:33donc on ne sait pas du tout
00:56:35ce que cette candidature
00:56:36va donner
00:56:36mais il me semble
00:56:37que le socle aujourd'hui
00:56:38du Rassemblement National
00:56:40est suffisant
00:56:41pour qu'il soit d'ores et déjà
00:56:42quel que soit le candidat
00:56:44au deuxième tour
00:56:45l'écart veut dire quelque chose
00:56:47l'écart était très important
00:56:48il est supérieur à celui
00:56:49qu'on avait aux élections européennes
00:56:51qui était un test grandeur nature
00:56:52puisqu'on avait quand même
00:56:53une bonne participation
00:56:55on avait une quinzaine de points
00:56:56et donc là on retrouve ça
00:56:58un peu amplifié
00:56:59mais on le retrouve
00:57:00dans ce sondage
00:57:01on se retrouve dans un instant
00:57:03un auditeur me dit
00:57:03retraité
00:57:04et oui je suis prêt
00:57:05à voter Bardella
00:57:06on ne risque plus rien
00:57:07avec tous les clownesques
00:57:08que nous avons eu
00:57:10ça c'est une dimension
00:57:11très importante
00:57:13ils ne feront pas pire
00:57:15que les autres
00:57:16ils ne feront pas pire
00:57:17et tout ce qui est disqualifiant
00:57:19pour nous
00:57:19est qualifiant
00:57:20pour d'autres électeurs
00:57:22ça on l'entend partout
00:57:24on se retrouve dans un instant
00:57:26avec vous
00:57:260826 300 300
00:57:28si vous voulez réagir
00:57:29à ce sondage
00:57:30et puis on parlera
00:57:31de la guerre en Iran
00:57:32la France est-elle entraînée
00:57:34dans cette guerre
00:57:36on en parle
00:57:37à tout de suite
00:57:38Sud Radio
00:57:40Sud Radio
00:57:41le 10h midi
00:57:42mettez-vous d'accord
00:57:43Valérie Exper
00:57:44on va parler de la situation
00:57:46en Iran
00:57:47est-ce que vous êtes inquiet
00:57:480826 300 300
00:57:50est-ce que vous comprenez
00:57:51la position de la France
00:57:53je disais hors antenne
00:57:54que j'étais un peu triste
00:57:55pour Emmanuel Macron
00:57:57triste
00:57:57c'est ironique ce que je dis
00:57:59parce que
00:58:00quand il appelle
00:58:01quand il réaffirme
00:58:02la nécessité
00:58:03que le Hezbollah
00:58:04cesse immédiatement
00:58:04ses attaques
00:58:05qu'il demande
00:58:06à Benjamin Netanyahou
00:58:08de cesser l'escalade
00:58:10c'est quelque chose
00:58:12un peu pathétique
00:58:13même s'il est obligé
00:58:14peut-être de le faire
00:58:15mais la France
00:58:16ne compte pas tellement
00:58:17pour l'instant
00:58:18en tout cas
00:58:19dans ce conflit
00:58:20même si
00:58:20je le disais
00:58:21des avions américains
00:58:23ont été autorisés
00:58:24à se poser
00:58:24sur les bases françaises
00:58:25mais diplomatiquement
00:58:27la diplomatie
00:58:28alors on a appris
00:58:29que Jean-Noël Barraud
00:58:29avait échangé
00:58:31avec le ministre
00:58:31des affaires étrangères
00:58:32iranien
00:58:33quel rôle de la France
00:58:35et Mickaël Darmon ?
00:58:36La France n'est pas
00:58:36dans l'équation
00:58:37ça c'est certain
00:58:38tous les diplomates
00:58:39le disent
00:58:39les faits le montrent
00:58:40et la réalité
00:58:42le confirme
00:58:42c'est un processus
00:58:44assez long
00:58:44qui remonte déjà
00:58:46assez à
00:58:48quelques temps
00:58:49et en particulier
00:58:50à partir de
00:58:51l'après 7 octobre 2023
00:58:53on a bien vu
00:58:53à quel point
00:58:54et l'Europe
00:58:54et la France
00:58:55n'arrivaient pas
00:58:55à avoir
00:58:56quelconque influence
00:58:57sur ce qui se passe
00:58:58dans la région
00:58:59et là c'est encore plus
00:59:00encore plus probant
00:59:01ce qui est intéressant
00:59:03effectivement
00:59:03c'est qu'on voit bien
00:59:04que non seulement
00:59:05la France n'a pas
00:59:06d'implication
00:59:08et d'influence
00:59:09mais que même
00:59:10la zone d'influence
00:59:11on va dire
00:59:11traditionnelle
00:59:12encore qu'il faudrait
00:59:13arrêter de dire
00:59:14que le Liban
00:59:15est la zone
00:59:16d'influence française
00:59:17ou il y a une influence
00:59:18française au Liban
00:59:18il n'y en a pas
00:59:19en réalité
00:59:20ce qui se passe
00:59:21en ce moment
00:59:22avec le Hezbollah
00:59:22est aussi
00:59:23dans la droite ligne
00:59:25de la décision
00:59:26extrêmement courageuse
00:59:28du nouveau président
00:59:29le président Aoun
00:59:30qui dès qu'il est installé
00:59:32annonce
00:59:32un principe
00:59:33un état
00:59:34une armée
00:59:35et le Hezbollah
00:59:36doit rendre les armes
00:59:36c'est la démarche
00:59:38la plus courageuse
00:59:39à laquelle on a pu assister
00:59:40je suis toujours
00:59:42désolé de voir
00:59:43à quel point
00:59:43la France n'aide pas
00:59:44ne formule pas
00:59:45ne dénonce pas
00:59:47assez fortement
00:59:48autrement que dans les éléments
00:59:49de langage habituels
00:59:50l'hégémonie du Hezbollah
00:59:52et qu'en fait
00:59:54le président français
00:59:55devrait plutôt appeler
00:59:56les gens du Hezbollah
00:59:57plutôt que le pré-ministre israélien
00:59:58qui lui quelque part
00:59:59aide en fait Aoun
01:00:02on n'entend pas du tout
01:00:04Aoun critiquer
01:00:04l'attitude israélienne
01:00:07depuis quelque temps
01:00:07on a même entendu Aoun dire
01:00:09je interdis au Hezbollah
01:00:10d'avoir des activités armées
01:00:12depuis 2-3 jours
01:00:12donc il y a un contresens
01:00:14il y a une lecture erronée
01:00:16de l'évolution
01:00:17de la situation
01:00:17et ce qui explique pourquoi
01:00:19la diplomatie française
01:00:20est décalée
01:00:20oui
01:00:21non mais je partage
01:00:22ce qui vient d'être dit
01:00:23par Mickaël
01:00:26en réalité
01:00:27c'est la faiblesse
01:00:28et la limite
01:00:29du en même temps
01:00:29je ne sais pas
01:00:30si vous avez analysé
01:00:32avec attention
01:00:33sa déclaration
01:00:34de lundi soir
01:00:35bon
01:00:35il commence par nous dire
01:00:37que cette guerre
01:00:38entre guillemets
01:00:39est illégale
01:00:41non
01:00:41elle n'est pas illégale
01:00:43Israël
01:00:44et l'Iran
01:00:45sont en guerre
01:00:45depuis 1979
01:00:46la guerre est déclarée
01:00:48il n'y a pas besoin
01:00:48d'une autorisation de l'ONU
01:00:49pour faire la guerre
01:00:50non
01:00:51la guerre a lieu
01:00:52depuis 47 ans
01:00:53bon donc
01:00:54première erreur
01:00:55mais tout ça pour dire
01:00:56qu'en réalité
01:00:57il commence par dire ça
01:00:59puis après il nous dit
01:00:59bien sûr
01:01:00je serai en appui
01:01:02des Etats-Unis
01:01:03et d'Israël
01:01:03sur la lutte
01:01:05contre les Mollahs
01:01:06bon très bien
01:01:06mais il commence par dire
01:01:07cette guerre est illégale
01:01:08non
01:01:09cette guerre n'est pas illégale
01:01:11il y a un moment
01:01:11où il faut choisir
01:01:12en relation internationale
01:01:14comme dans les affaires intérieures
01:01:16le en même temps
01:01:16ne marche pas
01:01:17moi
01:01:17j'ai été soutien de Macron
01:01:18tout le monde le sait
01:01:19en 2017 et en 2022
01:01:21maintenant
01:01:22non
01:01:22il y a un certain nombre
01:01:23de choses
01:01:24il aurait dû comprendre
01:01:26que le en même temps
01:01:27ne marche pas
01:01:27ça ne marche pas
01:01:29voilà
01:01:30Rachid Acahout
01:01:32là c'est pas du
01:01:32en même temps
01:01:33Emmanuel Macron
01:01:34a toujours
01:01:35donc été ce président
01:01:37il est toujours
01:01:37qui est en faveur
01:01:38de la paix
01:01:39pour la paix
01:01:40donc je vois pas
01:01:41en fait si vous voulez
01:01:41pourquoi en fait soutenir
01:01:42une guerre
01:01:43pourquoi soutenir la guerre
01:01:44la position de la France
01:01:45a toujours été
01:01:46comme je l'ai dit
01:01:47tout à l'heure
01:01:48en faveur d'une diplomatie
01:01:50forte et assumée
01:01:51et humanitaire aussi
01:01:53or aujourd'hui
01:01:54enfin je suis désolée
01:01:55je pense que tous
01:01:55autour de cette table
01:01:57on n'est pas en faveur
01:01:58de la guerre
01:01:59donc je sais pas
01:02:00non il s'agit pas
01:02:00d'être en faveur de la guerre
01:02:01il s'agit de mettre fin
01:02:03à un régime tyrannique
01:02:05dictatorial
01:02:06qui a fait 50 000 morts
01:02:07il y a pas près
01:02:09un mois
01:02:09on peut mettre fin
01:02:10à des régimes dictatoriaux
01:02:12en passant par des voies
01:02:14diplomatiques fortes
01:02:15et je pense que
01:02:16nous sommes
01:02:17nous sommes en position
01:02:18et nous sommes capables
01:02:20de le faire
01:02:20non
01:02:21surtout pas
01:02:21non pas en Iran
01:02:22il y a une faiblesse
01:02:23il y a une faiblesse
01:02:25un signe
01:02:26de la diplomatie française
01:02:27depuis déjà
01:02:28il suffit d'en parler
01:02:30avec les diplomates
01:02:31une fois que les caméras
01:02:32s'éteignent
01:02:33et que les portes se ferment
01:02:33ils sont absolument
01:02:35effondrés
01:02:35de l'évolution
01:02:36de la diplomatie française
01:02:38depuis maintenant
01:02:39une dizaine d'années
01:02:39où ils considèrent
01:02:40que la France est déclassée
01:02:41dans tous les théâtres
01:02:43là on parle de celui
01:02:44qui nous intéresse
01:02:44la France a connu la guerre
01:02:45la France a connu la guerre
01:02:47on sait ce que c'est que la guerre
01:02:48on sait ce que ça met
01:02:49lorsqu'il s'est agi
01:02:50d'éliminer Daesh
01:02:52personne n'a parlé de diplomatie
01:02:54tout le monde a bombardé
01:02:55la France en première
01:02:56avec la coalition interne
01:02:58et occidentale
01:02:58a bombardé
01:02:59sans aucune distinction
01:03:00d'ailleurs
01:03:01entre civils et militaires
01:03:02pendant des mois
01:03:03et des mois
01:03:04et des mois
01:03:04notamment sur Raqqa
01:03:06et Mossoul
01:03:06parce qu'il fallait dé-éliminer
01:03:08un régime considéré
01:03:09comme ennemi de la démocratie
01:03:10je ne vois pas en quoi
01:03:10le régime d'Emola
01:03:12échapperait
01:03:12à cette forme
01:03:14de fermeté
01:03:15de Bonalois
01:03:16l'enjeu est terrible
01:03:16dans cette zone du monde
01:03:17je ne vais pas vous l'apprendre
01:03:18c'est-à-dire qu'il y a des enjeux
01:03:20qui sont géopolitiques
01:03:21certes
01:03:21mais il y a aussi
01:03:22des enjeux économiques
01:03:23les conséquences sont dramatiques
01:03:25pour nos sociétés
01:03:25vous savez
01:03:26c'est comme l'effet papillon
01:03:28donc ce qui se passe là-bas
01:03:29en fait
01:03:29aura forcément
01:03:30et d'ailleurs ça commence
01:03:31c'est d'ailleurs mon coup
01:03:33du jour
01:03:34des conséquences
01:03:35sur notre quotidien
01:03:37donc évidemment
01:03:38qu'il faut en fait
01:03:39parler de paix
01:03:39évidemment qu'il faut parler
01:03:40de diplomatie
01:03:41évidemment qu'il faut renforcer
01:03:42il faut parler de paix
01:03:43pour les Iraniens
01:03:43d'abord excusez-moi
01:03:4430 000 morts en 48 heures
01:03:47et on fait attention
01:03:48à ce qui se passe à la pompe
01:03:49non mais on ne peut plus
01:03:50on ne peut plus avoir
01:03:52le champ diplomatique
01:03:53le champ diplomatique
01:03:54avec l'Iran
01:03:55est bloqué depuis 47 ans
01:03:57on le sait
01:03:57tout le monde a essayé
01:03:58à plusieurs reprises
01:03:59il y a même un accord
01:04:01qui avait été signé
01:04:01sur le nucléaire
01:04:03avec Obama
01:04:04et les Mollars
01:04:05avec Kamenei
01:04:06qui étaient plutôt
01:04:08d'après ce que l'on dit
01:04:09favorables
01:04:10Trump est revenu dessus
01:04:11bon
01:04:12mais on sait que la diplomatie
01:04:13est totalement bouchée
01:04:14donc pourquoi continuer
01:04:16dans cette voie-là
01:04:16alors on va faire la guerre
01:04:17on fait tout exploser
01:04:18mais il ne s'agit pas
01:04:19de faire tout exploser
01:04:20il s'agit de faire tomber
01:04:21un régime
01:04:22qui a massacré sa population
01:04:23depuis des années
01:04:24c'est quand même assez simple
01:04:25à comprendre
01:04:26la question
01:04:27on y est
01:04:28on y est
01:04:29on a les deux pieds
01:04:31au-delà de la France
01:04:33c'est l'Union Européenne
01:04:34qui est d'une faiblesse
01:04:35ainsi
01:04:35absolument
01:04:35aussi
01:04:36Frédéric
01:04:36non
01:04:37déjà
01:04:38ce que vous dites
01:04:40comme constat
01:04:40je suis tout à fait
01:04:41d'accord
01:04:42le cœur de l'intérêt
01:04:44des Français
01:04:45pour les questions
01:04:46internationales
01:04:47c'est cet effet
01:04:47papillon
01:04:48c'est l'idée que les Français
01:04:49ont compris
01:04:49et ils ont payé pour voir
01:04:51qu'on fère 2015
01:04:52le 13 novembre
01:04:53que ce qui se passe
01:04:54dans le bureau de Donald Trump
01:04:55ce qui se passe en Iran
01:04:56ce qui se passe en Ukraine
01:04:58peut avoir un impasse
01:04:59sur leur vie quotidienne
01:05:00donc là l'intérêt est très fort
01:05:01maintenant
01:05:01et il y a toute une série
01:05:03d'enquêtes depuis des années
01:05:04quand on interroge
01:05:05les Français
01:05:05sur les régimes
01:05:06les pays jugés
01:05:07les plus dangereux
01:05:08pour notre pays
01:05:09et pour son avenir
01:05:10l'Iran
01:05:11et maintenant la Russie
01:05:12arrivent systématiquement
01:05:13en tête
01:05:14et écrase
01:05:15les autres
01:05:16les autres
01:05:17les autres pays
01:05:18maintenant on n'a pas posé
01:05:19récemment de questions
01:05:20sur est-ce qu'on souhaite
01:05:21la chute du régime iranien
01:05:23mais c'est clair
01:05:24que la sympathie
01:05:25pour ce régime
01:05:26est absolument
01:05:28ultra marginal
01:05:28il y a eu un sondage
01:05:29qui est sorti
01:05:31sur CNews
01:05:32il n'y a pas très longtemps
01:05:32le soutien est très très marginal
01:05:3586% des Français
01:05:37considèrent que le régime
01:05:38doit tomber
01:05:38oui
01:05:39tout à fait
01:05:41le soutien au régime islamique
01:05:43est très marginal
01:05:44c'est 10%
01:05:45voilà c'est ça
01:05:46et 50%
01:05:47ne veulent pas justement
01:05:49qu'on rentre en guerre
01:05:50mais on est déjà en guerre
01:05:51ça y est
01:05:52on a été agressé
01:05:54une de nos bases
01:05:56à Abu Dhabi
01:05:57a été touchée
01:05:58c'est pas un acte de guerre
01:05:59de la part de l'Iran
01:06:00d'attaquer une base française
01:06:02à Abu Dhabi
01:06:02et puis on a un devoir
01:06:03de soutien
01:06:04au pays
01:06:05sur les accords de défense
01:06:08que le président a rappelé
01:06:08signé à l'époque
01:06:09de Nicolas Sarkozy
01:06:10à l'époque
01:06:11et qui est avec l'ensemble
01:06:12des pays arabes
01:06:13de la région
01:06:13et dont le but
01:06:15était justement
01:06:15de se défendre
01:06:16contre l'Iran
01:06:18ils ont été opportunément
01:06:20ressortis
01:06:20après que le président
01:06:21ait déclaré
01:06:22que les frappes
01:06:22étaient injustifiables
01:06:23donc après on lui a ouvert
01:06:25les livres
01:06:25et on lui a dit
01:06:26c'est plus compliqué que ça
01:06:27et il a à ce moment-là
01:06:28recadré sa position
01:06:29moi je crois que
01:06:30Israël évidemment
01:06:31et les Etats-Unis
01:06:32ont parfaitement raison
01:06:33de vouloir crever l'abcès
01:06:34jusqu'au bout
01:06:35ça fait des années
01:06:36et des années
01:06:37que le Hezbollah
01:06:37que le Hamas
01:06:38que les proxys
01:06:40proches de l'Iran
01:06:41mènent la vie dure
01:06:42et mènent une vie impossible
01:06:43à un certain nombre
01:06:44d'Israéliens
01:06:44notamment ceux
01:06:45qui étaient au nord
01:06:46contre la frontière israélienne
01:06:49je rappelle quand même
01:06:49qu'il y a 100 000 habitants
01:06:51qui pendant plusieurs années
01:06:53n'ont pas pu rejoindre
01:06:54leur village
01:06:56ou leur ville
01:06:56ou leur habitation
01:06:58sur le nord d'Israël
01:07:00parce que
01:07:00le Hezbollah
01:07:02bombardait systématiquement
01:07:03envoyait des missiles
01:07:04systématiquement
01:07:05tous les jours
01:07:06il faut en finir
01:07:07on ne peut pas continuer
01:07:08à vivre comme ça
01:07:08on se retrouve dans un instant
01:07:10on va parler d'une
01:07:11des conséquences
01:07:12pénurie d'essence
01:07:13et puis d'autres
01:07:15avec vous Frédéric
01:07:16peut-être aussi un focus
01:07:17sur les municipales
01:07:19à tout de suite
01:07:19Sud Radio
01:07:20mettez-vous d'accord
01:07:22mettez-vous d'accord
01:07:23Valérie Expert
01:07:24allez petit tour de table
01:07:25de ce qui a retenu
01:07:26votre attention
01:07:27alors Rachida
01:07:27on en a parlé
01:07:28beaucoup déjà
01:07:30mais néanmoins
01:07:31c'est du vécu
01:07:32vous voulez revenir
01:07:33sur une des conséquences
01:07:35de la guerre
01:07:35c'est cet affolement
01:07:36des français
01:07:37qui se précipite
01:07:38sur les pompes
01:07:39à essence
01:07:40oui c'est une réalité
01:07:42moi ce qui m'intéresse
01:07:43c'est ce qui se passe
01:07:44chez nous
01:07:45et des difficultés
01:07:46aussi que rencontrent
01:07:47nos concitoyens
01:07:48moi je vais vous dire
01:07:49depuis le début
01:07:50de ce conflit
01:07:51et surtout depuis
01:07:51l'augmentation
01:07:52donc du prix
01:07:54à la pompe
01:07:57donc on vient me voir
01:07:58et on me dit
01:07:59mais regardez
01:07:59madame Kaout
01:08:00est-ce que
01:08:00donc le président
01:08:01il va continuer
01:08:02à aller en guerre
01:08:03est-ce qu'on va rentrer
01:08:04en guerre
01:08:04donc comment on fait
01:08:05est-ce qu'on doit faire
01:08:06des stocks de nourriture
01:08:07est-ce que si
01:08:08est-ce que ça
01:08:08il y a une véritable psychose
01:08:09qui commence à s'installer
01:08:11il y a une peur
01:08:12qui est sévère quand même
01:08:15parce que la situation
01:08:16est dramatique
01:08:17donc effectivement
01:08:18oui moi je ne peux que
01:08:19rappeler que
01:08:20ce qui se passe là-bas
01:08:21a des conséquences
01:08:22aussi sur notre territoire
01:08:24oui mais là aujourd'hui
01:08:25c'est absurde
01:08:26il n'y a pas de conséquences
01:08:27si les français
01:08:28étaient un petit peu raisonnables
01:08:29et qu'ils ne se précipitaient pas
01:08:30sur les pompes
01:08:31il n'y aurait pas
01:08:32il n'y aurait pas
01:08:32quand on a le baril
01:08:33aujourd'hui
01:08:34qui est à 82 dollars
01:08:35il me semble
01:08:36ce matin
01:08:37le VTC qui m'a ramené
01:08:38justement
01:08:39on discutait du prix
01:08:40et il m'a dit
01:08:41qu'à la pompe
01:08:42justement
01:08:42il a mis du gasoil
01:08:44et ça coûtait
01:08:45plus de 2 euros
01:08:45donc ça c'est factuel
01:08:47ça c'est pas normal
01:08:47ça c'est pas normal
01:08:49mais que fait le gouvernement
01:08:50on a
01:08:50ces stocks ont été achetés
01:08:52c'est des stocks
01:08:53qui étaient achetés
01:08:53c'est ce que rappelait
01:08:56Eric Revelle
01:08:56ce sont des stocks
01:08:57qui ont été achetés
01:08:58à un prix normal
01:08:59donc le lendemain de la guerre
01:09:01ça a été déclaré
01:09:02vendredi lundi
01:09:03les prix avaient déjà augmenté
01:09:05donc que fait le gouvernement
01:09:06alors c'est là
01:09:07déjà il réunit les distributeurs
01:09:08c'est ce qu'il fait aujourd'hui
01:09:09donc là très clairement
01:09:10effectivement
01:09:11autour du ministre
01:09:12et du ministre Lescure
01:09:14il y a
01:09:14voilà
01:09:15il y a effectivement
01:09:17les distributeurs
01:09:17qui sont réunis
01:09:18de manière à ce qu'il
01:09:19il s'engage
01:09:20à ne pas donc
01:09:21faire d'augmentation abusive
01:09:22il y a des contrôles
01:09:24aléatoires
01:09:25qui sont mis en place
01:09:26également par
01:09:28Bercy
01:09:29et puis aussi
01:09:29il faut savoir
01:09:30que c'est intéressant
01:09:31parce qu'elle n'est pas
01:09:32assez donnée
01:09:33cette explication
01:09:33par le gouvernement
01:09:37il n'y a que 13%
01:09:38de l'approvisionnement
01:09:39en pétrole
01:09:40qui provient
01:09:41de la région
01:09:41pour la France
01:09:42d'une part
01:09:43et deuxièmement
01:09:43l'offre pétrolière
01:09:44est considérable
01:09:46dans le monde
01:09:46il y a beaucoup
01:09:48de pétrole
01:09:49il y a une offre
01:09:50très importante
01:09:51donc il y a
01:09:52toutes ces raisons
01:09:53pour lesquelles
01:09:54effectivement
01:09:54il n'y aura pas
01:09:55de flambée
01:09:55parce qu'il peut y avoir
01:09:57un approvisionnement
01:09:57ailleurs
01:09:58alors Benjamin Couchy
01:09:59qui nous écoute
01:10:00me dit
01:10:00les gens ne font pas
01:10:01le plein par peur
01:10:01de pénurie
01:10:02mais pour faire
01:10:02le plein le moins cher
01:10:03qui crée la pénurie
01:10:04pouvoir d'achat
01:10:05au coeur du réservoir
01:10:06il faut quand même
01:10:07rassurer tout le monde
01:10:08parce que
01:10:09un ça a été rappelé
01:10:10on est sur des stocks
01:10:11qui ont été achetés
01:10:12à des prix
01:10:13qui étaient plus bas
01:10:14pourquoi ça a augmenté
01:10:15lundi
01:10:15parce qu'il y a
01:10:17un certain nombre
01:10:17de gens
01:10:17qui veulent s'en mettre
01:10:18plein les poches
01:10:21c'est pas nouveau
01:10:21en matière de pénurie
01:10:23c'est pas l'épicier du coin
01:10:24c'est pas l'épicier du coin
01:10:25on connait très bien
01:10:27c'est pour ça
01:10:27qu'ils sont convoqués
01:10:28aujourd'hui à Bercy
01:10:29si mes souvenirs sont bons
01:10:30je crois que c'est ce matin
01:10:30ce matin oui
01:10:32troisièmement
01:10:32il y a des stocks
01:10:33que l'Etat
01:10:34peut mettre à disposition
01:10:35en cas justement
01:10:37de pénurie
01:10:37ça s'appelle des stocks
01:10:38particuliers
01:10:39ou des stocks réservés
01:10:41qui sont réservés à l'armée
01:10:42non pas seulement
01:10:43qui peuvent être mis
01:10:44sur le marché
01:10:45et qui peuvent être achetés
01:10:46il n'y a aucun problème
01:10:47là-dessus
01:10:48et puis quatrièmement
01:10:50effectivement
01:10:51la principale
01:10:53le pays principal
01:10:54le fournisseur principal
01:10:55maintenant de la France
01:10:56ce sont les Etats-Unis
01:10:57et aux Etats-Unis
01:10:59il n'y a aucune panique
01:11:00pour le moment
01:11:01puisque effectivement
01:11:02ils sont loin de la guerre
01:11:04Frédéric
01:11:04non mais
01:11:05c'est des phénomènes
01:11:06très classiques
01:11:08de panique
01:11:09d'opportunité
01:11:12d'aubaine
01:11:12on se revient
01:11:13la veille du confinement
01:11:15la ruée
01:11:15vers quelques produits
01:11:17que je ne vais pas citer
01:11:19vous avez bien ça en tête
01:11:20on va fêter
01:11:21au commémoré
01:11:21les 6 ans
01:11:22c'est vrai que la question
01:11:23du pouvoir d'achat
01:11:24reste le sujet central
01:11:25et pour faire le lien
01:11:26avec ce qu'on s'est dit
01:11:27sur l'enquête
01:11:27IFOF fiducial
01:11:28n'oubliez jamais
01:11:30que depuis 2022
01:11:31la première motivation
01:11:32des électeurs du RN
01:11:33ce n'est plus
01:11:33l'immigration et l'insécurité
01:11:35c'est d'abord
01:11:35le pouvoir d'achat
01:11:36c'est très juste
01:11:37pardon
01:11:38mais c'est vrai
01:11:38c'est important
01:11:39parce que c'est la raison
01:11:39pour laquelle
01:11:40ça a été la première réaction
01:11:41de Marine Le Pré
01:11:43qui lorsqu'elle a commenté
01:11:44la déclaration présidentielle
01:11:45elle a dit
01:11:46il n'a pas parlé
01:11:47des conséquences
01:11:48pour les français
01:11:49et du pouvoir d'achat
01:11:50parce que c'est ainsi
01:11:51en 2022
01:11:52immédiatement
01:11:53au moment de la déclaration
01:11:53de l'invasion
01:11:55de l'Ukraine par la Russie
01:11:56qu'elle avait posé
01:11:57la première
01:11:58ce principe
01:11:59et ce sujet
01:12:00dans la campagne
01:12:01en disant
01:12:01attention
01:12:02il y aura un problème
01:12:03de pouvoir d'achat
01:12:04lié à ce conflit
01:12:05qui vient de s'ouvrir
01:12:06et c'est ce qui lui avait permis
01:12:07d'ailleurs
01:12:08de faire cette fameuse
01:12:09remontada
01:12:10entre guillemets
01:12:10vis-à-vis d'Éric Zemmour
01:12:12donc oui
01:12:14bien sûr
01:12:14et ça devient
01:12:15un objet politique
01:12:16et en particulier
01:12:17comme disait Frédéric
01:12:18parce que c'est extrêmement porté
01:12:20par l'électorat RN
01:12:22on continue
01:12:24donc vos coups de coeur
01:12:26et vos coups de gueule
01:12:27Mickaël
01:12:28vous vouliez vous faire
01:12:29un coup de coeur
01:12:30ou un coup de focus
01:12:32un coup de focus
01:12:33et un coup de question
01:12:34surtout
01:12:35parce qu'on parle
01:12:36de l'élection municipale
01:12:37avec toujours
01:12:38l'attention
01:12:39de savoir si
01:12:40au fond
01:12:41le communautarisme
01:12:42va continuer
01:12:43à progresser
01:12:44ou va tenter
01:12:44de s'implanter
01:12:45encore plus
01:12:46donc moi je me pose
01:12:47une question
01:12:47sur un site
01:12:48qui évolue
01:12:48depuis quelques temps
01:12:49et qui était relayé
01:12:50par l'agence IP
01:12:52qui est un site
01:12:53qui s'appelle
01:12:53Alternative 2026
01:12:55et qui lui
01:12:56fait la promotion
01:12:57tout simplement
01:12:58de l'électorat musulman
01:13:01qu'il faut organiser
01:13:02qu'il faut trouver
01:13:03qu'il faut faire monter
01:13:05je trouve que
01:13:06à chaque élection municipale
01:13:07c'est pas nouveau
01:13:08il y a ces tentatives là
01:13:10mais là je me pose
01:13:11la question
01:13:11pourquoi ce site existe
01:13:12et comment est-il
01:13:14donc mis en avant
01:13:16il y a des relativismes
01:13:18également dans cette campagne
01:13:19on a beaucoup focalisé
01:13:20également sur
01:13:21les déclarations
01:13:23de Jean-Luc Mélenchon
01:13:24mais on voit bien
01:13:25que dans les lieux
01:13:25où LFI
01:13:26est organisé
01:13:27très précisément
01:13:28il y a pas mal
01:13:30il y a beaucoup de tensions
01:13:31donc dans cette campagne
01:13:32c'est ce qui me
01:13:33également retient
01:13:34mon attention
01:13:35il y a des coulisses
01:13:37extrêmement violentes
01:13:37dans beaucoup d'endroits
01:13:38avec des menaces
01:13:40avec des pressions
01:13:42avec des gardes à vue
01:13:44c'est très compliqué
01:13:46quand même
01:13:46cette campagne
01:13:48c'est autorisé
01:13:48parce que normalement
01:13:49pourquoi pas
01:13:49je ne sais pas
01:13:50si c'est autorisé
01:13:51en tout cas
01:13:52c'est pas illégal
01:13:54c'est pas illégal
01:13:55c'est pas illégal
01:13:57et pourquoi pas
01:13:59quand on a le CRIF
01:14:00en fait c'est aussi pareil
01:14:01c'est communautariste
01:14:02mais en même temps
01:14:02c'est pas la promotion
01:14:03de l'étoile
01:14:04ce que je veux dire
01:14:06c'est que
01:14:06ce sont les composantes
01:14:08pour le coup
01:14:08c'est vraiment mon sujet
01:14:09je peux vous dire
01:14:10avec une confusion de départ
01:14:12excusez-moi
01:14:13le CRIF n'était pas
01:14:13la promotion
01:14:14de l'électorat juif
01:14:15là ce site
01:14:16je dis que ce site
01:14:17a l'air de le faire
01:14:18c'est un électorat
01:14:18que nous politiciens
01:14:19évidemment
01:14:20nous allons chercher
01:14:21pour répondre en fait
01:14:22à leurs problématiques
01:14:23puisqu'ils font partie
01:14:24en fait de la composante
01:14:25de toutes les françaises
01:14:26et les français
01:14:26donc je parle de ça
01:14:27et effectivement
01:14:28les musulmans
01:14:29c'est quand même
01:14:301 sur 10
01:14:30donc c'est à peu près
01:14:3110% de la population française
01:14:32même s'il n'y a pas réellement
01:14:34et je parle sous votre contrôle
01:14:36donc effectivement
01:14:37parce que
01:14:37les statistiques religieuses
01:14:38sont interdites
01:14:39je peux vous dire que
01:14:41ça fait partie
01:14:43en fait
01:14:43de la composante
01:14:44de la société française
01:14:46ils ne sont pas français
01:14:47pourquoi pas ?
01:14:48si justement
01:14:48mais pourquoi pas ?
01:14:49pourquoi avoir cette distinction ?
01:14:51c'est pas une distinction
01:14:52c'est répondre en fait
01:14:53à des besoins
01:14:54vous avez des agriculteurs
01:14:55comme vous avez en fait
01:14:56finalement des jeunes
01:14:57comme vous avez
01:14:57l'agriculteur chrétien
01:14:59parce qu'il y a des problématiques
01:15:00ça ne vous a pas échappé
01:15:01qu'en fait aujourd'hui
01:15:02il y a justement
01:15:03par exemple
01:15:03la pratique religieuse
01:15:05et puis jusqu'où ça s'arrête
01:15:06d'où le fameux
01:15:07consistoire musulman
01:15:08que je défends
01:15:09bec et ongle
01:15:09vous avez aussi
01:15:10toutes les problématiques
01:15:12liées à l'intégration
01:15:13comment on fait ?
01:15:14vous avez la problématique
01:15:15liée en fait
01:15:16à cette jeunesse
01:15:16qui aujourd'hui
01:15:17est en recherche
01:15:18pas une question
01:15:19de lien à la religion
01:15:20quand vous êtes politicien
01:15:21quand vous êtes en fait
01:15:22le garant
01:15:22de la république
01:15:24quand vous êtes en fait
01:15:25celui qui demain
01:15:26vous allez être le président
01:15:27ou la présidente de la république
01:15:29excusez-moi
01:15:29si vous ne savez pas
01:15:30comment est composé
01:15:31en fait justement
01:15:32votre société
01:15:34vous ne pouvez pas
01:15:35mener des politiques
01:15:36en faveur justement
01:15:37de l'unification
01:15:38en fait
01:15:39d'une identité française
01:15:40pour en revenir
01:15:41à la question
01:15:41je peux terminer
01:15:44je pense que c'était terminé
01:15:46oui non
01:15:46ce que je suis en train de dire
01:15:47c'est que
01:15:48je suis évidemment
01:15:49contre tout communautarisme
01:15:50en revanche
01:15:51je suis pour tout ce qui est
01:15:53justement
01:15:53qui nous rassemble
01:15:55et pour pouvoir être
01:15:56justement
01:15:57et bien
01:15:58entendu
01:15:58il faut être identifié
01:16:00sur nos différentes problématiques
01:16:02et je pense que
01:16:03c'est plutôt une bonne chose
01:16:05que d'avoir en fait
01:16:06des acteurs
01:16:06qui sont identifiés
01:16:08avec qui on peut
01:16:09justement communiquer
01:16:10plutôt que d'avoir en fait
01:16:11une société éclatée
01:16:13où nous avons des foyers
01:16:14qui finalement en fait
01:16:15et bien
01:16:15sont manipulés
01:16:16que ça soit par
01:16:18donc des partis politiques
01:16:19comme d'extrême gauche
01:16:20LFI
01:16:21j'en passe
01:16:22ou alors des partis
01:16:23d'extrême droite
01:16:24qui bien sûr
01:16:25en fait
01:16:25continuent à faire
01:16:26leur petit chemin
01:16:27en divisant la société
01:16:28voilà pourquoi en fait
01:16:29je suis en train de savoir
01:16:30pourquoi il y a des problématiques
01:16:35musulmanes
01:16:35c'est-à-dire qu'il y a
01:16:36une problématique
01:16:37liée à une religion
01:16:39disons qu'en fait
01:16:39quand on voit
01:16:40que l'islam aujourd'hui
01:16:41n'est pas compris
01:16:42par les musulmans eux-mêmes
01:16:43oui il y a un vrai problème
01:16:45mais c'est ce qu'il cause
01:16:46à faire à l'intérieur
01:16:47pas de façon nationale
01:16:50c'est pas
01:16:51ça concerne aussi
01:16:53la sécurité nationale
01:16:54dans le sens où
01:16:55des influences étrangères
01:16:56viennent
01:16:57mettre leur grain de sel
01:16:58justement
01:16:59dans la pratique religieuse
01:17:01des musulmans de France
01:17:02et c'est problématique
01:17:03parce qu'aujourd'hui
01:17:04l'appel vient
01:17:04des musulmans de France
01:17:05eux-mêmes
01:17:06qui demandent en fait
01:17:07à la République
01:17:07de les protéger
01:17:09en mettant en place
01:17:10une organisation
01:17:11qui sera justement
01:17:13on va dire
01:17:14la garant
01:17:15le garant
01:17:16pardon
01:17:16le garant si vous voulez
01:17:18et bien de
01:17:19ce qui est réellement
01:17:20l'islam
01:17:21des françaises
01:17:22et des français
01:17:22qui vivent sur le territoire
01:17:23parce que pour en revenir
01:17:25au sujet
01:17:25parce qu'on a beaucoup
01:17:26dérivé là
01:17:27sur d'autres problématiques
01:17:28mais pour en revenir
01:17:29au sujet du site
01:17:29qui était la question initiale
01:17:32rien n'interdit
01:17:33effectivement
01:17:33d'avoir ce site
01:17:34ce qui était dangereux
01:17:36et ce qui était inquiétant
01:17:37c'était
01:17:37qu'on nous avait annoncé
01:17:38beaucoup de listes
01:17:39communautaristes
01:17:40ou communautaires
01:17:42notamment des listes
01:17:43effectivement
01:17:44100% musulmanes
01:17:45ça a été le cas
01:17:46en 2020 déjà
01:17:47je vous rappelle
01:17:48Garge-les-Gonesse
01:17:49où il y avait des listes
01:17:50qui étaient au deuxième tour
01:17:52ça s'est joué à 51-49
01:17:53avec une liste
01:17:54affichée
01:17:55communautariste
01:17:55là les préfets
01:17:57ont reçu des instructions
01:17:59et il y a un certain nombre
01:18:00de listes
01:18:00qui ont été déposées
01:18:01qui n'ont pas été
01:18:02officialisées
01:18:03qui ont été refusées
01:18:04par les préfets
01:18:04donc on a échappé à ça
01:18:05mais en tout cas
01:18:06la tentation était là
01:18:08donc on aura
01:18:09effectivement
01:18:10un certain nombre
01:18:11de listes
01:18:12qui sont des listes
01:18:13pas communautaristes
01:18:15affichées
01:18:15mais en tout cas
01:18:15qui sont des listes
01:18:16qui défendent
01:18:18une communauté
01:18:19indénéablement
01:18:20je termine
01:18:20je termine
01:18:21je n'ai pas terminé
01:18:21et donc
01:18:23ça
01:18:23ça a été évité
01:18:24parce qu'il y a
01:18:25des instructions
01:18:25qui ont été données
01:18:26au préfet
01:18:27premier point
01:18:28deuxième point
01:18:29LFI
01:18:30a ramassé la mise
01:18:31on peut le dire
01:18:33sur ce vote là
01:18:34à la présidentielle
01:18:35à la présidentielle
01:18:36mais aux municipales aussi
01:18:37puisqu'en fait
01:18:38ils n'ont pas lieu
01:18:39mon cher Jérôme
01:18:39je dis sur
01:18:40l'organisation des listes
01:18:41puisqu'ils ont ratissé
01:18:43un certain nombre
01:18:44de gens
01:18:44qui sont des gens
01:18:46qui sont engagés
01:18:47très sérieusement
01:18:48dans la défense
01:18:50du communautarisme
01:18:51quel qu'il soit
01:18:52et on a regardé
01:18:54un certain nombre
01:18:55d'observateurs
01:18:55ont regardé
01:18:56les listes RN
01:18:57ils auraient mieux fait
01:18:58aussi de regarder
01:18:59les listes
01:19:00et les filles
01:19:00ils auraient eu
01:19:01quelques surprises
01:19:01on se retrouve
01:19:03dans un instant
01:19:03on va en parler
01:19:04des municipales
01:19:05avec vous Frédéric Dhabi
01:19:06dans un instant
01:19:06à tout de suite
01:19:07Sud Radio
01:19:08le 10h midi
01:19:11mettez-vous d'accord
01:19:12Valérie Expert
01:19:14Frédéric Dhabi
01:19:15un coup de focus
01:19:16avec vous
01:19:16sur les élections
01:19:18municipales
01:19:20est-ce qu'on peut
01:19:20en parler globalement ?
01:19:22si on a le droit
01:19:23de citer
01:19:24je ne vais pas
01:19:24donner quelques exemples
01:19:25mais l'idée
01:19:26c'est attirer
01:19:27l'attention
01:19:27de nos auditeurs
01:19:28sur quelque chose
01:19:29qui va être
01:19:30très fort
01:19:31et peut-être plus fort
01:19:32que d'habitude
01:19:32c'est une possible
01:19:33discontinuité
01:19:34entre le premier tour
01:19:35et le second tour
01:19:36traditionnellement
01:19:36on dit
01:19:37un second tour
01:19:37est contenu
01:19:38dans le premier tour
01:19:39surtout comme par le passé
01:19:40je parle des plus grandes villes
01:19:42la configuration de second tour
01:19:43était le duel
01:19:44le duel
01:19:45quand vous avez fait
01:19:45un très bon score
01:19:46au premier tour
01:19:46c'était plutôt bien parti
01:19:48pour le duel
01:19:48là maintenant
01:19:49et on peut donner
01:19:50globalement
01:19:50les exemples de Paris
01:19:51Bordeaux
01:19:52Lille
01:19:53Marseille
01:19:54la question de
01:19:55qui se qualifiera
01:19:56au second tour
01:19:57quelle sera la configuration
01:19:58du second tour
01:19:59va avoir un impact
01:20:00fondamental
01:20:02sur
01:20:03le produit
01:20:04de ce qu'on obtiendra
01:20:06le résultat
01:20:06du deuxième tour
01:20:07du 22 mars prochain
01:20:08vous avez reçu
01:20:09ce matin
01:20:10un candidat
01:20:11à la ville de Paris
01:20:12Périf Vonazette
01:20:13pour ne pas le citer
01:20:14s'il se maintient
01:20:15au second tour
01:20:16ça change la donne
01:20:17pour Emmanuel Grégoire
01:20:18pour Rachida Dati
01:20:19et on a
01:20:21toute une série
01:20:22de cas
01:20:22possibles
01:20:23où un bon score
01:20:24de premier tour
01:20:25ne voudra pas dire
01:20:25victoire assurée
01:20:26au second tour
01:20:27et dans des villes
01:20:28on parlait de la France
01:20:29insoumise tout à l'heure
01:20:30Paris, Bordeaux, Lille, Marseille
01:20:32le maintien de la liste
01:20:33insoumise au second tour
01:20:34elle a tout à fait le droit
01:20:35de se maintenir
01:20:35et je ne remets pas ça en cause
01:20:37surtout si elle obtient
01:20:38les 10% de suffrage exprimé
01:20:39ce qui est probable
01:20:40dans la plupart de ces villes
01:20:42ça aura un impact
01:20:43sur le maintien ou pas
01:20:45de ces villes
01:20:46à gauche
01:20:46pour Paris, Lille ou Marseille
01:20:48ou du côté des écologistes
01:20:50pour Bordeaux
01:20:51c'est cette idée
01:20:53qu'un bon total des voix
01:20:56au premier tour
01:20:56ne garantit pas
01:20:57une victoire certaine
01:20:59je donne toujours
01:20:59cet exemple historique
01:21:00pour être en plus déconnecté
01:21:01des règles actuelles
01:21:02à Nîmes en 1995
01:21:04la droite fait plus de 60%
01:21:06au premier tour
01:21:07au second tour
01:21:08parce que deux listes se maintiennent
01:21:09le parti communiste
01:21:10prend la ville
01:21:10c'est d'ailleurs
01:21:11ce qui pourrait se passer
01:21:11à Nîmes
01:21:12dans les prochaines semaines
01:21:13oui
01:21:13mais pour ce que j'ajoute
01:21:16sur ce que vient de dire Frédéric
01:21:19c'est que le troisième tour
01:21:20sera aussi important
01:21:21oui exactement
01:21:22c'est-à-dire que le deuxième tour
01:21:23ne garantit pas
01:21:24le vainqueur définitif
01:21:25contrairement à ce qu'on croyait
01:21:27avec la réforme
01:21:28de la loi Paris-Lyon-Marseille
01:21:29en réalité
01:21:30on n'est pas certain
01:21:31que le vainqueur
01:21:32enfin le vainqueur
01:21:34en tout cas celui
01:21:34qui est en celle
01:21:35ou celui qui est en tête
01:21:36au deuxième tour
01:21:36soit le maire définitif
01:21:38au troisième tour
01:21:39il peut y avoir
01:21:40des combinaisons
01:21:42puisque bêtement
01:21:44monsieur Maillard
01:21:45qui est l'auteur
01:21:46député de Paris
01:21:47qui est l'auteur
01:21:48de la loi PLM
01:21:49la nouvelle loi PLM
01:21:50a baissé
01:21:52la prime majoritaire
01:21:53de 50 à 25%
01:21:55ce qui veut dire
01:21:56qu'en réalité
01:21:56on peut avoir
01:21:57un certain nombre
01:21:58de combinaisons
01:21:58entre le deuxième
01:22:00et le troisième tour
01:22:01ce que j'appelle
01:22:01le troisième tour
01:22:02c'est-à-dire l'élection du maire
01:22:03qui fait que le résultat
01:22:04du deuxième tour
01:22:05ne sera pas
01:22:05le troisième tour
01:22:07ce qui est quand même
01:22:08absolument invraisemblable
01:22:09et avec effectivement
01:22:11la possibilité
01:22:11que beaucoup d'électeurs
01:22:12considèrent
01:22:13qu'ils ne trouvent pas
01:22:14au final
01:22:15les dits
01:22:16le premier magistrat
01:22:17ou le premier magistrat
01:22:19pour lequel
01:22:19ils ont voté
01:22:19on n'a pas parlé
01:22:20de la baisse
01:22:21de la prime majoritaire
01:22:22mais c'est une connerie majeure
01:22:23et il peut y avoir
01:22:25des grosses surprises
01:22:26ce que dit
01:22:28ce que dit Jérôme
01:22:29ça s'est vu en 2020
01:22:30alors je ne vais pas citer
01:22:31la ville
01:22:31parce qu'on a une campagne électorale
01:22:32mais dans une ville
01:22:33du Val-de-Marne
01:22:34à Vitry
01:22:35la tête de l'île
01:22:3621h du second tour
01:22:37n'a pas été élue
01:22:38maire de Vitry
01:22:39dans le cadre
01:22:40d'une combinaison
01:22:41que je n'ai pas à juger
01:22:42mais ce n'était pas
01:22:43le choix des électeurs
01:22:44c'est intéressant de voir
01:22:45si six ans après
01:22:46les électeurs de Vitry
01:22:48se vengent
01:22:48ou valident
01:22:50la liste
01:22:50de la majorité
01:22:53municipale
01:22:53Rachida
01:22:53oui c'est une ville voisine
01:22:55en fait
01:22:55on était en campagne
01:22:56au même moment
01:22:56donc moi je suis élue
01:22:58à Ivry-sur-Seine
01:22:59et effectivement
01:22:59ça a été la douche froide
01:23:01c'était même un cataclysme
01:23:03donc tout est incertain
01:23:04mais je m'inquiète quand même
01:23:06puisque à 15 jours
01:23:07donc des élections
01:23:09enfin en l'occurrence
01:23:10pour Paris
01:23:10on est incapable
01:23:11de dire en fait
01:23:12finalement
01:23:13qui va gagner
01:23:14ces décès municipales
01:23:15il y a beaucoup
01:23:16d'incertitude
01:23:16pour les raisons
01:23:17alors que sincèrement
01:23:18dès octobre 2019
01:23:20ça sentait bon
01:23:21si je puis dire
01:23:22pour Anidal Gouallet
01:23:23la majorité
01:23:24c'est sortante
01:23:24en 2014
01:23:25il n'y a pas eu
01:23:26un sondage
01:23:26qui a donné
01:23:27à NKM gagnant
01:23:28qui a eu une surprise
01:23:29elle arrivait en tête
01:23:29d'un point
01:23:30au premier tour
01:23:31mais elle n'avait pas
01:23:31de réserve de voix
01:23:32là on est dans une incertitude
01:23:33parce qu'en 2014
01:23:34comme en 2020
01:23:35excepté Paris 20ème
01:23:37en 2020
01:23:37la configuration unique
01:23:39dans tous les arrondissements
01:23:39c'était le duel
01:23:40de second tour
01:23:41oui bien sûr
01:23:42alors il y a aussi
01:23:43une nouvelle configuration
01:23:43maintenant
01:23:44c'est effectivement
01:23:45on en a parlé
01:23:45et Frédéric a évoqué
01:23:47des villes importantes
01:23:49dont Paris
01:23:50Marseille
01:23:50Toulouse
01:23:51c'est le comportement politique
01:23:54de la France Insoumise
01:23:56est-ce que ces listes-là
01:23:57qui vont être présentes
01:23:58et pour celles
01:23:59qui manifestement
01:24:00on pense à Paris
01:24:01on pense bien sûr
01:24:02à Marseille
01:24:02qui vont pouvoir
01:24:03se maintenir
01:24:04vont-elles être
01:24:05dans un comportement politique
01:24:07qui consiste à faire perdre
01:24:08en fait
01:24:09les socialistes
01:24:11en tout cas
01:24:11à les mettre en difficulté
01:24:12ou au contraire
01:24:13vont-ils
01:24:14passer des accords
01:24:15pour arriver
01:24:16finalement
01:24:16à diriger
01:24:19les exécutifs
01:24:20moi je m'intéresse
01:24:21aussi beaucoup
01:24:23hormis les sondages
01:24:24bien sûr
01:24:24à tout ce qu'on appelle
01:24:26les signaux sous les radars
01:24:27qu'est-ce qui fait
01:24:28qu'il y a un vote
01:24:29qu'est-ce qui crée
01:24:29une ambiance
01:24:30autour d'un vote
01:24:31on voit bien
01:24:32qu'à Marseille par exemple
01:24:33il y a une tension
01:24:34très très forte
01:24:35notamment autour
01:24:36des candidats
01:24:38donc Martine Vassal
01:24:39on a entendu
01:24:40mais également
01:24:41autour de Sébastien Noglu
01:24:42il y a beaucoup
01:24:43de tensions
01:24:44il y a des
01:24:46par exemple
01:24:47depuis quelque temps
01:24:48une prolifération
01:24:48d'affichettes
01:24:50sur ces affiches
01:24:51à lui
01:24:51qui font état
01:24:52d'un certain blog
01:24:53d'une certaine Sophie
01:24:54qu'il accuserait
01:24:55de l'avoir agressée
01:24:58alors apparemment
01:24:59il dément maintenant
01:25:00aussi en petit comité
01:25:01le candidat
01:25:02mais en tout cas
01:25:02il se passe des choses
01:25:04qui font qu'il y a
01:25:06une tension politique
01:25:07très forte
01:25:07et dans quelle mesure
01:25:10à la fois
01:25:11ce que Frédéric
01:25:12a beaucoup mis en avant
01:25:13dans ses études
01:25:14depuis quelques semaines
01:25:15c'est-à-dire
01:25:15la volonté de créer
01:25:16un front républicain
01:25:18anti-LFI
01:25:18va se matérialiser
01:25:20ou pas
01:25:21ça les électeurs
01:25:21le montreront
01:25:22et le diront
01:25:23et dans quelle mesure
01:25:25ce parti
01:25:26va donner comme consigne
01:25:27de se maintenir
01:25:28or on sait également
01:25:29que
01:25:29et j'en termine par là
01:25:31entre les deux tours
01:25:32effectivement
01:25:33la discontinuité
01:25:34elle vient aussi du fait
01:25:34que très souvent
01:25:35sur le terrain
01:25:36on bazarde
01:25:36et on met à distance
01:25:39les consignes
01:25:40des états-majors parisiens
01:25:41parce qu'il y a aussi
01:25:42des considérations locales
01:25:43qu'il faut mettre en avant
01:25:44et puis il y a une autre
01:25:45incertitude
01:25:46de l'autre côté
01:25:47de l'échiquier politique
01:25:48c'est le niveau
01:25:48de la droite nationale
01:25:50RN plus reconquête
01:25:52je vois Paris
01:25:53les deux sont donnés
01:25:55à autour de 15%
01:25:56c'est du jamais vu
01:25:56c'est du jamais vu
01:25:57au Havre
01:25:58le RN est en passe
01:26:01peut faire battre
01:26:02je ne sais pas si ça ira
01:26:04jusqu'à là
01:26:04mais peut faire battre
01:26:05Edouard Philippe
01:26:06en se maintenant
01:26:07au deuxième tour
01:26:07donc là aussi
01:26:09du côté gauche
01:26:11et du côté droite
01:26:12il y aura sûrement
01:26:13des surprises
01:26:14je crois que
01:26:15le RN va jouer
01:26:17un rôle non négligeable
01:26:18au deuxième tour
01:26:19ce qui n'était pas le cas
01:26:20dans les municipales
01:26:21précédentes
01:26:22à suivre
01:26:23votre coup de gueule
01:26:24on aurait pu consacrer
01:26:25une émission entière
01:26:26au sujet
01:26:27oui
01:26:27on le fera peut-être
01:26:28un jour
01:26:28ça sera intéressant
01:26:29oui parce que c'est passé
01:26:30sous les radars
01:26:31évidemment
01:26:31compte tenu de l'actualité
01:26:32internationale
01:26:33et électorale
01:26:35c'est l'étude
01:26:36que vient de publier
01:26:37l'APEC
01:26:38sur l'inégalité salariale
01:26:40hommes-femmes
01:26:41chez les cadres
01:26:42c'est quand même
01:26:43assez stupéfiant
01:26:44parce que
01:26:44l'écart est aujourd'hui
01:26:46de 16-17%
01:26:48l'écart salarial
01:26:49entre les hommes
01:26:50et les femmes
01:26:50et on regarde
01:26:52si on regarde
01:26:53les chiffres précédents
01:26:53on constate que
01:26:55depuis 2018
01:26:56ça n'a quasiment pas bougé
01:26:57c'est à dire que
01:26:59malgré tout ce qui a été fait
01:27:00malgré la prise de conscience
01:27:02malgré les efforts
01:27:03dans les entreprises
01:27:04on en est toujours
01:27:05à cet écart
01:27:06qui est énorme
01:27:07et on ne le voit pas
01:27:08se réduire
01:27:10donc
01:27:11c'est un peu étonnant
01:27:12alors il y a plusieurs
01:27:13on est toujours
01:27:13à 18%
01:27:14d'écart salarial
01:27:16chez les cadres
01:27:17entre les hommes
01:27:18et les femmes
01:27:18c'est quand même considérable
01:27:19on parlait toujours
01:27:20de 20%
01:27:21vous voyez qu'on est toujours
01:27:22à peu près au même niveau
01:27:24donc
01:27:25c'est quand même inquiétant
01:27:26et quand on regarde
01:27:27un peu ces chiffres
01:27:28il y a trois explications
01:27:29la première explication
01:27:30c'est que
01:27:31les hommes sont plutôt
01:27:32dans les
01:27:33dans les métiers
01:27:34les mieux rémunérés
01:27:35les métiers d'industrie
01:27:36etc
01:27:37alors que les femmes
01:27:38sont plutôt
01:27:39dans les
01:27:39majoritaires
01:27:40dans les métiers
01:27:40moins rémunérés
01:27:41la communication
01:27:42etc
01:27:42c'est une des explications
01:27:44la deuxième explication
01:27:46c'est que
01:27:47les femmes acceptent
01:27:49malheureusement
01:27:49à des postes
01:27:50de moindre responsabilité
01:27:52que les hommes
01:27:52c'est toujours vrai
01:27:53bon voilà
01:27:54et si on enlève ça
01:27:55là où les femmes
01:27:56et les hommes
01:27:57sont équivalents
01:27:58dans les recrutements
01:27:58on a quand même
01:28:00encore 7% d'écart
01:28:01dans les métiers
01:28:02qui sont à peu près
01:28:03équivalents hommes-femmes
01:28:03on a encore 7% d'écart
01:28:05donc c'est un vrai sujet
01:28:07encore des progrès
01:28:08beaucoup de travail à faire
01:28:11et quand Perico
01:28:12vient de nous rejoindre
01:28:13Perico rapidement
01:28:14alors juste
01:28:15nous allons voir
01:28:16en exclusivité
01:28:16aux dévottés
01:28:17maître Liénard
01:28:18qui va nous décrypter
01:28:19la requalification
01:28:21du meurtre
01:28:22de l'assassinat
01:28:23ou de la mort
01:28:24de Naël
01:28:24justement
01:28:25assassinat-meurtre
01:28:26justement délibérément
01:28:28nous nous interrogerons
01:28:29savoir si Emmanuel Macron
01:28:30est un patriote
01:28:30ou un va-t'en-guerre
01:28:31avec Florian Philippot
01:28:32président des Patriotes
01:28:33et puis la baguette
01:28:34en chantant
01:28:35il y a un DJ
01:28:35qui parcourt la France
01:28:37en chantant dans les boulangeries
01:28:38pour qu'on mange du bon pain
01:28:39et puis quelle place
01:28:40la France peut-elle
01:28:40encore récupérer
01:28:41sur la scène internationale
01:28:42on verra ça
01:28:43avec le célèbre
01:28:44Alexandre Delvalet
01:28:45et ben à suivre
01:28:46donc Perico
01:28:48merci à tous les quatre
01:28:49très bonne journée
01:28:50dès votre réveil
01:28:52écoutez le Grand Matin Sud Radio
01:28:54et à 8h15
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