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  • il y a 5 semaines
Les débats de l'été avec Giulia Acha, Philippe Coy, Véronique Chabourine, Serge Guérin

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-07-28##

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Transcription
00:00:0013h, Maxime Liedot.
00:00:02Soyez les bienvenus pour vos grands débats de l'été sur Sud Radio avec le numéro que vous connaissez désormais
00:00:060826 300 300.
00:00:08On va essayer de discuter, de lancer quelques conversations, quelques sujets de débat à commencer,
00:00:14notamment par ce sujet, le déficit des hôpitaux publics qui atteint des niveaux absolument stratosphériques.
00:00:19Faut-il être vraiment étonné ? 2,3 milliards d'euros en 2025, c'est le troisième niveau le plus
00:00:24élevé.
00:00:25Qu'est-ce qu'on apprend ? Evidemment que nos hôpitaux ne gagnent pas une thune,
00:00:27évidemment qu'il y a des plans de retard, évidemment qu'il y a des investissements bien sûr qui n
00:00:31'ont jamais eu lieu
00:00:31et je crois qu'il suffit d'être allé dans un hôpital récemment pour découvrir qu'en réalité les hôpitaux,
00:00:38bon, la tiers mondialisation ça commence peut-être par là mais je ne comprends pas parce qu'on nous avait
00:00:42vanté la France
00:00:43comme étant le meilleur système de santé au monde.
00:00:45Mais où est passé ce fameux meilleur système de santé au monde ?
00:00:48Je suis sûr, amis auditeurs, que vous avez des éléments de réponse, ils seront donc les bienvenus.
00:00:51Au 0826 300 300, on va également parler féminité avec l'allaitement.
00:00:56Alors figurez-vous que la plupart des femmes sont agressées, enfin la plupart je ne sais pas,
00:01:00mais beaucoup ont l'impression que leurs seins sont sexualisés.
00:01:02L'allaitement en public, il y a une pétition qui cartonne en ligne depuis des heures et des heures
00:01:06en demandant à créer un délit d'entrave à l'allaitement afin de sanctionner le fait d'empêcher,
00:01:11d'intimider, de discriminer ou d'humilier une personne qui nourrit son enfant au sein.
00:01:16Mais où est passée la fameuse phrase « Cacher ce sein que je ne saurais voir ? »
00:01:19En France, sommes-nous devenus des vierges effarouchées ?
00:01:21Une femme qui allaite son fils est devenue un scandale ?
00:01:24Ah bon ? Est-ce qu'on doit vraiment suivre cette pétition ?
00:01:27Mais le vrai sujet, c'est que c'est arrivé absolument partout, je regardais un peu,
00:01:31c'est arrivé en Gironde, c'est arrivé à Paris, c'est arrivé au Louvre, tiens même,
00:01:34c'est arrivé à Nice, c'est arrivé à Lille, c'est arrivé à Toulon.
00:01:37À chaque fois, des femmes se font agresser parce qu'elles sont dans la file d'un musée,
00:01:40à la piscine, en train d'allaiter leur enfant.
00:01:42« Sommes-nous devenus des vierges effarouchées ? »
00:01:44Est-ce que c'est ça la France aujourd'hui ?
00:01:460826 300 300, mais tout de suite à 10h34, le premier sujet du jour.
00:01:51Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:01:56Et le premier sujet du jour concerne les incendies, mais avec un point de vue politique.
00:02:00Hier, les réunions de crise se sont succédées, dont la plus importante était à 10h,
00:02:03avec le président de la République qui l'a présidé,
00:02:05et qui a décidé d'aller prendre un petit moyen de locomotion
00:02:08pour se rendre sur place, en Gironde, et dire des mots comme
00:02:12« On ne lâche rien, on doit tenir, on sera là, cette bataille, on va la gagner ensemble. »
00:02:17On ne fait pas le retour d'expérience, d'ailleurs, a-t-il assuré au milieu de la conversation,
00:02:21comme pour répondre aux critiques.
00:02:23On ne fait pas le retour d'expérience au milieu de la bataille.
00:02:25Restons unis.
00:02:26Rien que ça, est-ce que par ce déplacement, Emmanuel Macron a fait de la politique spectacle ?
00:02:310826 300 300.
00:02:32Pour en débattre autour de la table, Véronique Chabourine, bonjour.
00:02:37Analyste stratégique, Serge Guérin, sociologue, auteur de
00:02:40« Quand l'amour n'a pas d'âge, je ne sais même plus. »
00:02:43« Quand le sexe n'a pas d'âge et l'amour non plus. »
00:02:46« Quand le sexe n'a pas d'âge et l'amour non plus. »
00:02:49Merveilleux.
00:02:49Philippe Coy, buraliste et vice-président des entrepreneurs,
00:02:53et Julia Hachat, conseillère municipale à Kingersheim, dans le Haut-Rhin.
00:02:56Alors, déplacement d'Emmanuel Macron hier soir,
00:02:58est-ce qu'on était dans la politique spectacle, Philippe Coy ?
00:03:01Écoutez, je trouve qu'on n'est pas dans la période de faire de la polémique.
00:03:06Le président de la République s'est déplacé.
00:03:08On sait que c'est toujours une contrainte pour les forces de sécurité,
00:03:10parce que, bien évidemment, il faut assurer ce déplacement.
00:03:14Mais en voyant le déplacement hier, je me disais,
00:03:17s'il n'y avait pas été, on lui aurait dit,
00:03:19vous restez à Paris, alors que la France brûle.
00:03:21Donc, je ne sais pas si c'est un bon déplacement,
00:03:24mais en tous les cas, c'est un message fort que le chef de l'État a voulu passer hier,
00:03:29après de nombreuses polémiques.
00:03:31Et d'ailleurs, je trouve ça un peu dérangeant, ces polémiques,
00:03:35parce que, d'abord, ayons une pensée pour ceux qui ont tout perdu,
00:03:39ces habitants, dont la maison est partie et les souvenirs en fumée,
00:03:43ces pompiers, ces volontaires,
00:03:45et que les politiques, aujourd'hui, commencent à gesticuler,
00:03:49à se placer, avec un objectif qu'on connaît les uns et les autres de 2027,
00:03:54pour dire, ça n'a pas été suffisant, on n'a pas tiré les enseignements,
00:03:58éteignons cet incendie, oui, peut-être,
00:04:00mais d'abord, aujourd'hui, il y a des gens qui sont dans des hébergements provisoires,
00:04:04il y a des gens qui sont isolés, il y a des gens qui ont tout perdu,
00:04:06il y a des entrepreneurs, et vous venez de le dire,
00:04:09avec Patrick Seguen, HTCI de Bordeaux,
00:04:11qui ont leur entreprise, peut-être en grande difficulté,
00:04:15alors, stop, je dirais, aux polémiques stériles politiques,
00:04:19le président de la République et le président du pays,
00:04:21il s'est déplacé, avec le ministre intérieur,
00:04:24pour saluer l'action coordonnée des forces de sécurité,
00:04:28des frontiers et des volontaires,
00:04:29et d'ailleurs, depuis, le feu s'est arrêté,
00:04:30je ne sais pas si, le feu s'est arrêté,
00:04:32mais concentrons-nous, aujourd'hui, sur ce danger,
00:04:37pas de polémique inutile, donc,
00:04:38Véronique Chaboury, je vous vois,
00:04:39qui est c'est, c'est, vous pensez,
00:04:40oui, oui, moi, je partage complètement ces propos,
00:04:44je crois qu'il ne faut pas polémiquer,
00:04:46évidemment, si le chef de l'État ne s'était pas déplacé,
00:04:48il était parfaitement dans son rôle,
00:04:51et, évidemment, on ne peut pas lui demander
00:04:53d'avoir un effet d'annonce extraordinaire,
00:04:57on est dans une gestion de crise,
00:04:58je pense que le gouvernement a surtout défendu
00:05:02un bilan et des investissements qui sont là,
00:05:06en fait, parce qu'effectivement,
00:05:08depuis 2022, il y a eu un plan d'adaptation
00:05:11qui a été mis en place par le gouvernement,
00:05:13alors, si on regarde, évidemment,
00:05:14dans les moyens, on va dire,
00:05:16les équipements, les canadaires, etc.,
00:05:18on est légèrement en dessous de la moyenne européenne,
00:05:21il y a des pays qui ont évidemment plus d'équipements,
00:05:24et c'est pareil sur le nombre de pompiers, etc.,
00:05:27mais, en fait, je crois aujourd'hui
00:05:28que ce qui pose un débat, ou un enjeu, en tout cas,
00:05:32c'est de voir, en fait, sur l'avenir,
00:05:35comment on va considérer, en fait, ce type de crise,
00:05:37parce qu'aujourd'hui, on y répond un peu encore
00:05:40dans l'urgence et la gestion de crise,
00:05:43on le voit, cellule interministérielle, etc.,
00:05:45et évidemment, c'est nécessaire,
00:05:47mais demain, comment, en fait,
00:05:49comment on s'adapte pour,
00:05:51en fait, face à un enjeu qui devient structurel,
00:05:54et des pays l'ont fait,
00:05:56le Portugal l'a fait,
00:05:57avec vraiment beaucoup plus de prévention, etc.
00:06:00Julia Achard, est-ce que le président de la République
00:06:02devait se déplacer,
00:06:03ou est-ce que c'était de la politique spectaculaire ?
00:06:05Il devait se déplacer,
00:06:06je n'ose imaginer les critiques
00:06:07s'il était resté dans sa tour d'ivoire à Paris,
00:06:10donc c'était une évidence qu'il aille aux côtés
00:06:12des personnes qui sont en train de risquer leur vie
00:06:14pour justement lutter contre le feu.
00:06:16Je rejoins mille fois Véronique
00:06:17qui parle, en fait, d'une forme de planification,
00:06:20alors pas la version soviétique du Cosplan,
00:06:22mais d'une forme d'anticipation des crises,
00:06:25avec une chaîne de décision.
00:06:25Quelques auditeurs communistes ont bruisé, pourtant.
00:06:28Je suis sûre, je ne suis pas communiste,
00:06:30mais l'idée de prévoir et d'anticiper,
00:06:32d'imaginer des scénarios de crise,
00:06:33c'est vraiment quelque chose
00:06:34qu'on ne sait pas faire en France,
00:06:35et on ne sait pas avoir de chaîne de décision.
00:06:37Est-ce que les critiques sont illégitimes,
00:06:38comme plus ou moins l'ont dit Philippe et Véronique ?
00:06:41Est-ce que, parce qu'il y a une grosse crise,
00:06:43on ne peut pas critiquer le président de la République ?
00:06:46Si, on peut critiquer les actes,
00:06:48et d'ailleurs, sa position impose que,
00:06:50quoi qu'il en soit,
00:06:51il est la cible de critique,
00:06:53voire de caresse par certaines personnes.
00:06:55Maintenant, je pense qu'on peut saluer sa présence,
00:06:58et peut-être que certains ne l'auraient pas fait,
00:06:59peut-être que certains seraient restés
00:07:00dans leur petite maison,
00:07:03en manquant de courage,
00:07:04et finalement, faire face aussi à des pompiers
00:07:06qui sont en colère,
00:07:06parce que, certes,
00:07:08il y a eu une progression des moyens,
00:07:09mais qui reste très minime.
00:07:13Il faut savoir que les S10,
00:07:14qui sont financés par les départements,
00:07:16souffrent aujourd'hui, clairement,
00:07:17de moyens financiers.
00:07:19Donc, il y a une vraie question de gouvernance
00:07:20et de décentralisation,
00:07:22voire de centralisation aussi,
00:07:23de ces budgets-là.
00:07:24Donc, la critique sur le fond
00:07:26et sur notre gestion de crise,
00:07:28elle est légitime.
00:07:28Et d'ailleurs, je pense qu'on apprend en critiquant,
00:07:31mais en ayant une critique,
00:07:32évidemment, constructive.
00:07:33et sa présence était inévitablement nécessaire.
00:07:36Serge Guérin.
00:07:40Alors, en vous écoutant,
00:07:42ce petit ton d'humour en disant
00:07:44qu'il n'a pas bloqué le feu,
00:07:46ça me faisait penser au bouquin de Marc Bloch,
00:07:48Les Rois Thomaturges.
00:07:49Parce que, justement, toute l'idée était là.
00:07:51C'est qu'il y a un pouvoir divin,
00:07:52et c'est pour ça que je suis là.
00:07:53Il semblerait que Emmanuel Macron
00:07:55ne descende pas d'un pouvoir divin.
00:07:57Et on a eu, malheureusement,
00:07:58une confirmation à ce moment-là,
00:07:59puisque ça aurait été en effet extraordinaire
00:08:00s'il avait pu bloquer le feu.
00:08:02Ça, c'est la première chose.
00:08:03C'est le président de la République qui est mis France.
00:08:04C'est un peu ça.
00:08:05Et en effet, il n'avait le choix
00:08:06qu'entre une mauvaise solution.
00:08:08Ou il ne bougeait pas,
00:08:09et tout le monde aurait dit,
00:08:10il ne bouge pas.
00:08:10Ou il bougeait,
00:08:11et tout le monde dit,
00:08:11ou un certain nombre de gens disent,
00:08:12qu'est-ce qu'il fait là ?
00:08:13Après, il faut voir,
00:08:14est-ce que le temps que ça a pris,
00:08:15le coût que ça a pris,
00:08:16le nombre de personnes de sécurité en plus.
00:08:18Mais dans les deux cas,
00:08:20il aurait été de façon critiquée.
00:08:21Et après tout,
00:08:22c'est aussi génie de la démocratie,
00:08:23et un peu de la spécificité française,
00:08:26de critiquer quoi qu'on fasse.
00:08:28Donc il y a ça.
00:08:28On parlait de plan,
00:08:29alors c'est vrai qu'on peut avoir
00:08:30la référence du gosse plan,
00:08:31on peut avoir aussi celle du général de Gaulle.
00:08:33Évidemment,
00:08:33qui me va parfaitement.
00:08:34Le plan, c'est l'ardente obligation.
00:08:36Et c'est vrai que planifier les choses,
00:08:38alors c'est pas évident.
00:08:39Alors vous vous souvenez,
00:08:40il y a deux ans, je crois...
00:08:40Non mais planifier,
00:08:41peut-être que le mot adéquat,
00:08:42parce que planifier a un sens très communiste,
00:08:43pour dire cynique,
00:08:45mais il y a le côté en fait anticipé.
00:08:47C'est ça le mot.
00:08:47La planification,
00:08:48c'est aussi une pensée stratégique du pays.
00:08:51Et c'est vrai que de ce point de vue-là,
00:08:52on peut peut-être en discuter.
00:08:54Après, c'est pas à ce moment-là certainement
00:08:55qu'on pouvait trouver toutes les solutions.
00:08:57Donc en tout cas,
00:08:58sans doute qu'il devait y passer,
00:09:00mais il n'a pas été un roi tumaturge.
00:09:01Pardon, moi je pense qu'il faut sortir
00:09:03de la logique des équipements en fait,
00:09:05trop souvent,
00:09:06et le gouvernement l'a fait,
00:09:07et je trouve que c'est un peu un piège
00:09:08de répondre à cette crise
00:09:09en disant juste,
00:09:10voilà, on a tant de canadaires,
00:09:12on a tant d'avions,
00:09:13on a ça, on a fait ça.
00:09:14Ok, c'est très bien.
00:09:15Aujourd'hui, il faut passer
00:09:16dans la logique qui est capacitaire,
00:09:17c'est-à-dire réfléchir en fait
00:09:18en mode de résilience de système.
00:09:20C'est-à-dire,
00:09:21c'est pas que, évidemment,
00:09:22les équipements ou que les pompiers,
00:09:24c'est comment on va planifier
00:09:26pour justement anticiper les risques.
00:09:30Certains pays le font déjà très bien en Europe,
00:09:32et ils peuvent très bien aussi
00:09:33avoir des échanges avec eux et voir.
00:09:34Mais sur le côté capacitaire,
00:09:36vous le savez mieux que moi,
00:09:37autour de la table,
00:09:38en réalité, la politique est aussi faite de symboles.
00:09:40Les Canadaires représentent quand même
00:09:41le symbole de lutte
00:09:42que la France peut avoir les incendies.
00:09:44Quand on nous explique par A plus B
00:09:45qu'on a coupé des budgets,
00:09:47qu'on ne les avait pas anticipés,
00:09:48qu'on doit en avoir 12,
00:09:49mais qu'il y en a 7 qui volent
00:09:50et qu'il y en a 4 en exercice.
00:09:51Le tout avec un ministre de l'Intérieur
00:09:53qui vous dit, en somme,
00:09:53il y a pile une semaine,
00:09:54et encore dimanche soir,
00:09:55sur le plateau du 20h de France 2.
00:09:57Ah non, non, mais ne vous inquiétez pas,
00:09:58on a une flotte de 12.
00:09:59Une flotte de 12 avec 7
00:10:00qui volent seulement
00:10:01ou qui sont en capacité,
00:10:02ce n'est plus une flotte de 12,
00:10:02c'est une flotte de 7.
00:10:03Peut-être que c'est là aussi
00:10:04où les critiques envers le gouvernement
00:10:06d'Emmanuel Macron
00:10:07allaient 10 ans au pouvoir,
00:10:08on devait avoir des Canadaires
00:10:09plus beaux que les autres,
00:10:10meilleurs que n'importe qui en Europe,
00:10:13peuvent blesser.
00:10:14Un déplacement d'Emmanuel Macron
00:10:16hier en Giron
00:10:16dans le cas des incendies,
00:10:17est-ce la politique spectacle ?
00:10:19Apparemment, autour de la table,
00:10:20ils sont sages.
00:10:20Je compte sur vous, amis auditeurs,
00:10:22il va falloir remettre de l'ordre
00:10:22dans tout ça.
00:10:230826 300 300,
00:10:25j'ai poussé mon petit coup de gueule après
00:10:26parce que je trouve que sous ça
00:10:28il est une mollesse.
00:10:28S'en on va tout de suite sur Sud Radio.
00:10:31Les débats de l'été,
00:10:3310h-13h, Maxime Liedot.
00:10:3610h45 sur l'antenne de Sud Radio,
00:10:37le déplacement d'Emmanuel Macron
00:10:39hier en Gironde
00:10:40qui continue à faire du bruit.
00:10:41Le président de la République
00:10:43devait-il vraiment se déplacer ?
00:10:44Était-il à sa place ?
00:10:45Ou n'était-ce qu'un déplacement
00:10:46digne de la politique spectacle ?
00:10:480826 300 300,
00:10:49vous avez également le site
00:10:51sudradio.fr,
00:10:52l'application,
00:10:53ainsi que les réseaux sociaux
00:10:54autour de la table,
00:10:55Julia, Philippe, Véronique
00:10:56et Serge Guérin.
00:10:57Et je vous propose,
00:10:57tiens,
00:10:58parce que tout le monde est très calme,
00:10:59d'accueillir Jean-Paul
00:11:00au standard,
00:11:01au 0826 300 300.
00:11:02Bonjour Jean-Paul.
00:11:03Oui, bonjour Maxime
00:11:05et bonjour
00:11:06à tous les présents
00:11:08au niveau du studio.
00:11:11Oui, c'est de la politique spectacle
00:11:13et c'est même du foutage de gueule
00:11:15en parlant poliment.
00:11:16Je pense que même
00:11:17vis-à-vis des pompiers,
00:11:18des soldats du feu,
00:11:19c'est une insulte.
00:11:20Parce que le mec,
00:11:21il arrive de son avion climatisé,
00:11:23dans des locaux climatisés,
00:11:24il est tout propre,
00:11:25il n'a pas une goutte de sueur
00:11:26sur le front.
00:11:27Putain,
00:11:28Obama,
00:11:29quand il y a eu des inondations,
00:11:30qu'est-ce qu'il a fait ?
00:11:31Il a pris un parquet de pompiers,
00:11:33il a pris des bottes,
00:11:34il était sur le terrain.
00:11:35Macron aurait dû être sur le terrain,
00:11:37donc au niveau du feu.
00:11:38Par contre,
00:11:39oh pauvre chou,
00:11:40il aurait peut-être toussé
00:11:41avec la fumée.
00:11:43Oh, ça lui aurait fait mal au poumon.
00:11:44Non, mais on se fout de la gueule du monde.
00:11:46Ce mec,
00:11:47c'est quand même lui,
00:11:48ça fait 15 ans qu'il est au pouvoir.
00:11:50En 15 ans...
00:11:5010, alors ça fait seulement 10, Jean-Paul.
00:11:52Je sais que pour beaucoup,
00:11:53ça paraît beaucoup plus long.
00:11:559, vous avez raison.
00:11:56Mais ça ne fait que 9, Jean-Paul.
00:11:58Attendez,
00:11:58ne parlez pas de malheur.
00:11:59Non, il était...
00:12:01Il était...
00:12:02Il est au pouvoir,
00:12:03oui, vous avez raison.
00:12:04Il était au pouvoir sous Hollande.
00:12:05Vous avez raison, vous avez raison.
00:12:06Sous Hollande,
00:12:07donc ça fait 15 ans qu'on l'a...
00:12:09En 15 ans,
00:12:10qu'est-ce qu'il a fait ?
00:12:11Bon, pour les avions,
00:12:12c'est un symbole.
00:12:14Les avions,
00:12:15il n'y en a que 7 qui volent,
00:12:16les 50 sont clés au sol.
00:12:17Pourquoi ?
00:12:17Parce qu'il n'y a pas de pièce de rechange,
00:12:19parce qu'on n'a jamais acheté
00:12:20de l'ordre de rechange.
00:12:23Problème de maintenance.
00:12:24Ensuite,
00:12:25moi, j'ai un ami
00:12:26qui a eu l'occasion
00:12:27d'aller dans un Canadair.
00:12:29Il me dit,
00:12:30mais c'est vétuste,
00:12:31c'est vétuste.
00:12:32Donc, il y a quelques années,
00:12:34il n'avait...
00:12:34Je ne sais même pas
00:12:35s'ils ont la clim
00:12:35à l'intérieur de la cabine.
00:12:38Ces avions devaient être modernisés,
00:12:40la sous-aviation,
00:12:41la base d'Istre,
00:12:43devaient effectivement
00:12:44être sollicités
00:12:45pour faire les...
00:12:46Comment dire ?
00:12:48Modifier,
00:12:49moderniser ces avions
00:12:50avec une avionique moderne,
00:12:53avec la clim,
00:12:54etc.
00:12:54Donc,
00:12:55ça n'a pas été fait.
00:12:56Mais il vaut mieux
00:12:57filer des milliards
00:12:58à l'Ukraine.
00:12:59Je ne sais pas
00:13:00si les 18 milliards
00:13:01qu'on avait promis
00:13:01à l'Ukraine,
00:13:02on les a filés ou pas.
00:13:03Mais c'est une honte.
00:13:05On file du fric
00:13:06à l'Ukraine
00:13:07et on laisse les Français crever.
00:13:08Donc,
00:13:09c'est à peu près ça,
00:13:09quand même.
00:13:11On entend le coup de gueule
00:13:12et peut-être aussi,
00:13:13mon cher Jean-Paul,
00:13:14une certaine forme
00:13:14de lassitude
00:13:15vis-à-vis du pouvoir
00:13:16d'Emmanuel Macron,
00:13:17des crises
00:13:18qui devaient être anticipées.
00:13:19Mais en vous entendant,
00:13:20j'ai eu un mauvais flashback.
00:13:21Alors déjà,
00:13:21le flashback
00:13:22n'est jamais quelque chose
00:13:23d'agréable,
00:13:23en tout cas pour moi.
00:13:24Et ensuite,
00:13:25le mauvais flashback,
00:13:26c'est que j'ai l'impression
00:13:26qu'on est à nouveau
00:13:27pendant le Covid.
00:13:28C'est-à-dire que pendant le Covid,
00:13:29on avait les hôpitaux
00:13:30qui étaient en train
00:13:30de s'effondrer
00:13:30et ceux qui disaient
00:13:31peut-être qu'on n'est plus tellement
00:13:32le meilleur système
00:13:33de santé au monde
00:13:34et tout le monde disait
00:13:34on ne peut pas critiquer.
00:13:36On ne peut pas critiquer
00:13:37parce que vous comprenez,
00:13:37c'est le moment
00:13:38de l'Union Nationale.
00:13:39On doit être tous ensemble.
00:13:41Moi, je n'en peux plus
00:13:42de ces trucs.
00:13:43C'est un peu comme
00:13:43à chaque fois qu'il y a un drame,
00:13:44on fait des marches blanches,
00:13:45on fait des bougies,
00:13:46on fait des postes
00:13:46et on invente des slogans.
00:13:47À chaque fois qu'on a un problème,
00:13:48j'ai l'impression qu'on dit
00:13:49on ne peut pas critiquer les politiques.
00:13:50Mais si on ne peut pas critiquer
00:13:51les politiques quand ça va mal,
00:13:52quand est-ce qu'on les critique ?
00:13:55Serge Guérin,
00:13:55tout à l'heure,
00:13:56on peut critiquer,
00:13:57c'est même le sens
00:13:57même de la démocratie.
00:13:58Oui, on peut critiquer
00:14:00mais dans un timing précis.
00:14:01Il ne faut surtout pas
00:14:02critiquer le déplacement
00:14:02au Président de la République
00:14:03parce que sinon,
00:14:04ce n'est pas bien.
00:14:06Évidemment qu'on peut critiquer.
00:14:08Là-dessus,
00:14:08il n'y a aucun sujet.
00:14:09Il y a deux choses.
00:14:10Je n'irai pas sur la comparaison
00:14:11avec l'Ukraine,
00:14:12je pense que ça n'a vraiment
00:14:12strictement rien à voir.
00:14:14Il y en avait une qui m'avait amusé,
00:14:15c'était avec l'histoire de la Seine.
00:14:17Un conducteur,
00:14:17un conducteur,
00:14:18non, un pilote.
00:14:19Un pilote de Canadien.
00:14:19Il y a un niveau de compétence
00:14:20sur l'aviation.
00:14:21On est tous là.
00:14:23Vraiment,
00:14:23je n'y connais rien.
00:14:25Et donc,
00:14:25il y avait comparé
00:14:262 milliards d'euros
00:14:27pour qu'il y ait
00:14:28des petites piscines
00:14:28dans la Seine
00:14:29par rapport au coût
00:14:30de Canadair.
00:14:30C'est vrai qu'on peut
00:14:31hiérarchiser les choses.
00:14:32Gouverner, c'est choisir.
00:14:33Il y a des priorités
00:14:33dans le budget.
00:14:34Exactement.
00:14:34Gouverner, c'est choisir.
00:14:35Mais choisir,
00:14:36ça veut dire que
00:14:36le corporatisme
00:14:38et qu'il y a des gens
00:14:38qui ne sont pas contents.
00:14:39Gouverner,
00:14:40c'est aussi faire des mécontents.
00:14:41Sur le déplacement
00:14:41du Président de la République
00:14:42l'a été fait.
00:14:43On peut regretter
00:14:44qu'il n'y ait pas d'annonce.
00:14:45Mais est-ce qu'on aurait
00:14:45aussi apprécié
00:14:46qu'il fasse des annonces
00:14:47en pleine situation
00:14:50catastrophique ?
00:14:50On n'a pas d'argent.
00:14:52C'est avant
00:14:53qu'il fallait peut-être
00:14:54agir plus.
00:14:55En tous les cas,
00:14:56j'espère qu'ils en tireront.
00:14:57Et quand je dis
00:14:58ils, c'est le gouvernement.
00:14:59Un enseignement
00:15:00pour l'avenir.
00:15:01On parle des Canadair.
00:15:03Mais les Canadair,
00:15:03ce n'est pas la solution miracle.
00:15:05Le Canadair,
00:15:06il a 25 ans aujourd'hui.
00:15:09Le fabricant
00:15:10avait cessé
00:15:11la fabrication.
00:15:12Des nouveaux appareils
00:15:13sont en commande.
00:15:14Il ne porte que
00:15:153000 litres d'eau.
00:15:17Il ne peut pas porter
00:15:18de retardant.
00:15:19Donc, c'est pas non plus.
00:15:20Il y a le DASH
00:15:20qui lui porte
00:15:216000 litres d'eau
00:15:22qui a plus d'efficacité.
00:15:23Il y a des bombardiers d'eau
00:15:25en hélicoptère.
00:15:26Donc, il y a des moyens aériens.
00:15:28N'oublions pas quand même
00:15:29que le feu
00:15:30de la Gironde
00:15:31et des Landes,
00:15:32il faut aussi penser
00:15:33à nos amis du Var
00:15:34et de Corse
00:15:34qui sont victimes.
00:15:37Malheureusement,
00:15:37tous les médias
00:15:38ont des yeux
00:15:38sur celui de la Gironde.
00:15:40Mais il y a des sinistrés
00:15:42aussi dans ces départements-là
00:15:43que la prévention
00:15:45a été mise en place.
00:15:46Alors, je vais le dire,
00:15:47Maxime,
00:15:48pour alimenter le débat,
00:15:49c'est que je connais
00:15:50parfaitement
00:15:51les sapeurs-pompiers
00:15:52parce qu'en tant que
00:15:53président des buralistes,
00:15:54nous avions,
00:15:55depuis 4 ans,
00:15:56fait un partenariat
00:15:57justement
00:15:57dans la prévention.
00:15:59Dans la prévention
00:16:00du jet de mégot,
00:16:00notamment dans les voitures
00:16:02puisque vous savez
00:16:03que par magie,
00:16:04l'Europe a fait supprimer
00:16:05les cendriers
00:16:06des véhicules automobiles.
00:16:07Alors, fumer dans votre véhicule
00:16:09est encore un droit
00:16:10mais vous n'avez plus rien
00:16:11pour jeter votre mégot.
00:16:12Beaucoup d'incendies
00:16:13sont souvent dus
00:16:15à un jet de mégot,
00:16:16notamment sur la route.
00:16:18Les deux incendies,
00:16:19Gironde et Lande,
00:16:20ne sont pas
00:16:21de cette nature-là
00:16:22mais en tous les cas,
00:16:23nous avons travaillé
00:16:24avec les pompiers.
00:16:25Nous distribuons
00:16:26des milliers
00:16:27de cendriers
00:16:27chaque année.
00:16:28Nous faisons,
00:16:28là aussi,
00:16:29des messages de prévention.
00:16:30Il y a des choses
00:16:32qui se passent quand même
00:16:33et les sapeurs-pompiers
00:16:34pour avoir vu
00:16:37leur démarche
00:16:37ont un centre d'entraînement
00:16:39qui est à Valabre
00:16:40dans les Boutes-du-Rhône.
00:16:41A l'époque,
00:16:42c'était réservé
00:16:43aux pompiers
00:16:43de l'arc méditerranéen.
00:16:45Aujourd'hui,
00:16:46tous les centres de pompiers,
00:16:47les SDIS,
00:16:48vont se former
00:16:48parce qu'il n'y a plus
00:16:49de territoire protégé.
00:16:50Véronique.
00:16:51Pour en revenir
00:16:52au sujet du budget,
00:16:53effectivement,
00:16:54oui, c'est vrai
00:16:54que c'est assez scandaleux
00:16:55d'entendre qu'en pleine crise,
00:16:56il y a des Canadaires
00:16:57qui ne fonctionnent pas
00:16:58qu'il y en a d'autres
00:16:59qui vont être livrés en 2028
00:17:00et c'est révoltant
00:17:01et ça, je le comprends parfaitement.
00:17:03Les budgets, pour autant,
00:17:04n'ont pas été coupés
00:17:06de la sécurité civile.
00:17:07Donc, en fait,
00:17:08ils n'ont pas été coupés.
00:17:08En revanche, je crois
00:17:09qu'aujourd'hui,
00:17:10on est face à un problème aussi,
00:17:11c'est qu'il y a de plus en plus
00:17:12de besoins,
00:17:12il y a de plus en plus de crises
00:17:14et donc, dans le budget,
00:17:15de manière générale,
00:17:16il faut arbitrer
00:17:17de plus en plus difficilement
00:17:19avec toutes les priorités
00:17:20et toutes les urgences.
00:17:21Donc, je crois,
00:17:22et ce n'est pas une défense,
00:17:24on ne gère que des urgences.
00:17:25Et on a besoin de résilience.
00:17:27On aurait dû anticiper
00:17:27il y a cinq ans.
00:17:28Voilà.
00:17:29Donc, c'est vrai que l'enjeu
00:17:30est quand même plus compliqué.
00:17:33Je vais embêter Maxime
00:17:34parce que je vais être positif.
00:17:35Ah oui, c'est vrai.
00:17:36Je sais, c'est pas bien.
00:17:37Mais parce qu'il y a un élément
00:17:38que je trouve très positif
00:17:40dans cette histoire.
00:17:40La seule fois que j'étais positif,
00:17:41c'est en 2004, je crois.
00:17:42Et tout le monde s'en souvient.
00:17:43En 20 février.
00:17:43Mais oui, je l'ai vu.
00:17:44Mais oui, c'est dans les livres d'histoire.
00:17:45Absolument.
00:17:46Oui, tout à fait, c'est vrai.
00:17:48Il y aura un spectacle
00:17:52formidable.
00:17:53Je m'en souviens très bien.
00:17:53Oui, bien sûr.
00:17:54Ça m'émeut un peu.
00:17:55Mais je comprends.
00:17:55Vos yeux brillent.
00:17:56Nous sommes tous émus.
00:17:58Non, j'avais déjà plus de cheveux,
00:17:59moi, à l'époque.
00:18:00Mais juste, je voudrais quand même dire
00:18:02qu'il y a un élément
00:18:03qui me semble très positif
00:18:03qui est très intéressant aussi
00:18:04parce qu'on dit
00:18:05l'État n'est pas au job et tout ça.
00:18:07Oui, mais ce qui est très intéressant
00:18:08c'est qu'il y a une solidarité
00:18:09qui se construit sur le terrain
00:18:11assez forte.
00:18:12Mais sans l'État.
00:18:13Pardonnez-moi,
00:18:13mais j'en reviens.
00:18:15Je veux dire que dès que je n'ai pas l'État,
00:18:16je reviens à ce que vient de dire Maxime
00:18:18dans le parallèle de situations,
00:18:20de crises,
00:18:21c'est exactement ce qu'on a vécu
00:18:22pendant la Covid.
00:18:24Situation exceptionnelle,
00:18:24les Français sont magiques.
00:18:26Les Français sont magiques.
00:18:28Restons plus.
00:18:29Parce qu'au Covid,
00:18:30autant il y a eu beaucoup de Français magiques
00:18:31et il y a aussi eu
00:18:32qu'on fait de la dénonciation par téléphone
00:18:33et ceux-là, nous ne l'oublions pas.
00:18:35Voilà, exactement.
00:18:36Il y en a toujours.
00:18:37Je vais reprendre juste en disant.
00:18:38Mais en tous les cas,
00:18:38cette solidarité,
00:18:39elle existe.
00:18:41Mais en effet, moins.
00:18:42Alors c'est peut-être d'ailleurs,
00:18:43c'est la grande limite
00:18:44de l'État-providence.
00:18:44C'est à force de faire état nounou
00:18:48pour tout le monde,
00:18:48les gens ne prennent pas
00:18:49leurs responsabilités.
00:18:50Et donc,
00:18:50on est à un moment donné,
00:18:51on peut l'annoncer très simplement.
00:18:52Il n'y a pas d'argent.
00:18:54La France est quand même
00:18:54en train de connaître
00:18:55des grandes difficultés.
00:18:56Et si on ne se retrousse pas les manches,
00:18:59c'est perdu.
00:18:59Et ce qui est intéressant,
00:19:00c'est que pas du tout
00:19:01toute la population,
00:19:02ce n'est pas vrai,
00:19:03une partie importante de la population
00:19:05se retrousse les manches
00:19:06et là,
00:19:06à créer de la solidarité.
00:19:07Aussi parce que c'est leur territoire,
00:19:08aussi parce que c'est du local,
00:19:10aussi parce qu'ils s'avouissent.
00:19:10Non, mais c'est bon comme message.
00:19:11En fait,
00:19:12quand j'entends dans tous les reportages
00:19:13des jeunes,
00:19:14des entrepreneurs,
00:19:16des commerçants
00:19:16qui, de toute façon,
00:19:18sont confinés,
00:19:19en fait,
00:19:19ne peuvent plus exercer...
00:19:20Je vous propose,
00:19:22tout à l'heure,
00:19:22on était avec le porte-parole
00:19:24de l'intersyndical des pompiers.
00:19:25Moi, j'adore l'idée
00:19:26de la solidarité,
00:19:27mais il ne faut pas non plus
00:19:28que la solidarité en permanence
00:19:29des gens
00:19:30pallie en réalité
00:19:31le rôle de l'État.
00:19:31Je vous propose d'écouter
00:19:32Rémi Chabot,
00:19:32il était l'invité de Sud Radio
00:19:33il y a une grosse demi-heure maintenant.
00:19:35Et voici comment il décrivait
00:19:36sa situation ?
00:19:37Nos collègues,
00:19:38s'il n'y avait pas le soutien
00:19:39de la population
00:19:41pour les alimenter,
00:19:42je vous parle en eau,
00:19:43en nourriture,
00:19:45on serait alimenté
00:19:46avec des barres de céréales
00:19:46et des paquets de chips.
00:19:48Donc voilà,
00:19:49je suis désolé
00:19:49d'entrer dans ces détails-là,
00:19:50c'est un peu grotesque,
00:19:52mais c'est la réalité.
00:19:53S'il n'y avait pas la population,
00:19:55même des artisans
00:19:56qui amènent du pain,
00:19:57des pizzas,
00:19:59voilà,
00:19:59c'est ce qui se passe,
00:19:59la réalité, c'est ça.
00:20:01C'est-à-dire,
00:20:01aujourd'hui,
00:20:02si vous tenez sur le terrain,
00:20:03pardonnez-moi Rémi Chabot,
00:20:04mais si je vous entends bien,
00:20:05en tant que porte-parole
00:20:06de l'intersédicale des pompiers,
00:20:07vous nous dites,
00:20:07en réalité,
00:20:08s'il n'y avait pas
00:20:09la spontanéité,
00:20:10la générosité
00:20:10de la plupart des habitants du coin,
00:20:12les pompiers,
00:20:12nous,
00:20:13on ne tiendrait pas ?
00:20:15C'est une réalité,
00:20:16oui, c'est ça.
00:20:16Et puis,
00:20:16alors,
00:20:17ajouter à ça
00:20:17l'aide des agriculteurs,
00:20:19de la population,
00:20:21attention,
00:20:21il faut que ça soit
00:20:22une mise en garde
00:20:22de ce qui est en train
00:20:23de se passer.
00:20:24Lorsque la population
00:20:25et les gens s'organisent
00:20:27seuls,
00:20:27sans l'État,
00:20:28c'est qu'ils n'y croient plus.
00:20:34vous avez parlé
00:20:35d'État nounou,
00:20:35je pense que l'État
00:20:36doit plutôt devenir
00:20:37un État stratège,
00:20:38justement,
00:20:39pour ne pas enfreindre
00:20:40cette solidarité
00:20:41qui émerge
00:20:41dans des moments de crise,
00:20:42mais ce serait bien
00:20:43qu'elle émerge aussi
00:20:43en dehors des temps de crise,
00:20:45qu'on retrouve cette valeur
00:20:46de fraternité
00:20:47qui est en train
00:20:47de mourir
00:20:48dans notre société.
00:20:49Mais je pense
00:20:50qu'effectivement,
00:20:52l'État ne peut pas
00:20:53se substituer
00:20:54à des mouvements
00:20:55de solidarité.
00:20:56Il y a eu
00:20:57un petit scandale
00:20:58entre la préfète
00:20:59et les agriculteurs
00:21:00qui sont venus
00:21:01aider
00:21:02pour justement
00:21:03atténuer les feux
00:21:04et en soutien
00:21:04aux pompiers
00:21:05et on a fait
00:21:06toute une critique
00:21:06à la préfète
00:21:07qui disait
00:21:07mais le problème
00:21:08c'est que si vous venez
00:21:09indépendamment
00:21:09des décisions
00:21:11et de la chaîne
00:21:12de décisions
00:21:12qui a été prévue
00:21:13par la préfecture
00:21:14et par les responsables
00:21:16politiques,
00:21:16c'est même pas
00:21:17des responsables politiques,
00:21:18la préfète
00:21:18c'est une responsable,
00:21:19c'est une administrative,
00:21:21mais si vous venez
00:21:21et qu'en fait
00:21:22il y a double action
00:21:23qui finalement
00:21:24sont contraires
00:21:25et qui n'aident pas
00:21:26à atténuer la situation
00:21:27mais finalement
00:21:28la complexifient,
00:21:30ça ne sert personne,
00:21:31ça ne sert pas
00:21:31les pompiers,
00:21:32ça ne sert pas
00:21:32les victimes
00:21:33et ça ne sert
00:21:34absolument personne.
00:21:34Je pense que
00:21:35je serais d'accord
00:21:36pour une fois
00:21:37avec Maxime
00:21:38en disant que
00:21:39l'État doit devenir
00:21:40un État stratège
00:21:41et ne peut pas
00:21:43toujours compter
00:21:44sur la solidarité
00:21:45des Français
00:21:45qui est magnifique
00:21:45à voir par ailleurs.
00:21:46Mais pour tirer le fil aussi,
00:21:48hier par exemple
00:21:48à cette heure-ci
00:21:49on était avec le maire
00:21:50de Sestas
00:21:50il nous disait
00:21:51qu'il aurait adoré
00:21:52faire des pare-feux
00:21:53un tout petit peu
00:21:54avant le week-end.
00:21:55La seule raison
00:21:55pour laquelle
00:21:56il n'a pas pu faire
00:21:57de pare-feux
00:21:57qu'il a dû évacuer
00:21:58sa commune
00:21:58et qu'une partie a cramé
00:21:59c'est que je cite
00:22:00les papiers
00:22:01n'ont pas été signés à temps.
00:22:02C'est-à-dire que
00:22:02quand on a
00:22:03c'est ça qui est révoltant
00:22:05c'est-à-dire que
00:22:05non seulement
00:22:05on paye des impôts
00:22:06parce qu'en fait
00:22:07c'est toujours ça
00:22:07pourquoi il y a
00:22:08une telle colère des gens
00:22:09c'est qu'ils payent
00:22:09des impôts H24
00:22:10et que dans les situations
00:22:11de crise
00:22:12ils ont toujours l'impression
00:22:13qu'on mise sur
00:22:14de l'exceptionnel
00:22:15qu'on revient à l'administratif
00:22:17et là
00:22:18pardonnez-moi
00:22:18mais entendre que
00:22:19dans une telle crise
00:22:19l'État fournit des chips
00:22:20et des barres de céréales
00:22:22ça peut être cliché
00:22:23ou grotesque
00:22:24comme le disait Rémi Chabou
00:22:24mais au fond
00:22:25il y a quand même
00:22:26quelque chose de révoltant
00:22:27Philippe
00:22:27Non mais ce que vous mettez
00:22:28en avant là
00:22:28en tous les cas
00:22:29c'est une chaîne
00:22:31de solidarité nécessaire
00:22:33qui doit être coordonnée
00:22:34comme vous venez de le dire
00:22:35parce que bien évidemment
00:22:36tous ces bénévoles
00:22:37tous ces gestes spontanés
00:22:38qui avaient été les mêmes
00:22:39en 2022 je rappelle
00:22:40moi j'ai des amis
00:22:41dans le feu de l'Andyras
00:22:42qui avaient été déjà
00:22:46bénévolement alimentés
00:22:46les sapeurs-pompiers
00:22:47Oui
00:22:48c'est un jour sans faire
00:22:49c'est ça
00:22:49et moi je veux qu'il se termine
00:22:51et moi je voudrais qu'il se termine
00:22:52comme ce débat
00:22:53transition
00:22:54c'est un métier
00:22:55trop fort
00:22:5610h57 sur Sud Radio
00:22:57dans un instant
00:22:58le rappel des titres
00:22:58et vos courses bien sûr
00:22:59et à partir de 11h
00:23:00on se pose à cette question
00:23:01là on va bien changer de sujet
00:23:02sujet tout aussi grave
00:23:04pour certaines personnes
00:23:05notamment les femmes
00:23:05qui allaitent
00:23:06qui se font régulièrement
00:23:08agresser
00:23:08pour la simple et bonne raison
00:23:09que beaucoup visiblement
00:23:10ne supportent pas
00:23:11la vue d'un sein
00:23:11cacher ce sein
00:23:12que je ne saurais voir
00:23:13ben dis donc
00:23:13la France a bien changé
00:23:15sur l'allaitement
00:23:16il y a une pétition en ligne
00:23:17qui demande en réalité
00:23:18la création d'un délit d'entrave
00:23:19à l'allaitement
00:23:20afin de sanctionner
00:23:20le fait d'empêcher
00:23:22d'intimider
00:23:22de discriminer
00:23:23ou d'humilier
00:23:23une personne
00:23:24qui nourrit son enfant
00:23:25au sein
00:23:25est-ce qu'on en est vraiment là
00:23:27en France
00:23:27sommes-nous devenus
00:23:28des vierges effarouchées
00:23:28dans ce pays
00:23:300826 300 300
00:23:31à tout de suite
00:23:31sur Sud Radio
00:23:32Sud Radio
00:23:35Sud Radio
00:23:36les débats de l'été
00:23:3710h-13h
00:23:39Maxime Liedot
00:23:40soyez les bienvenus
00:23:41sur l'antenne de Sud Radio
00:23:420826 300 300
00:23:43c'est la ligne directe
00:23:44pour venir participer
00:23:45à la discussion
00:23:46autour de la table
00:23:46Julien Achat
00:23:47Philippe Coye
00:23:47Véronique Chabourine
00:23:48Serge Guérin
00:23:49on va se pencher
00:23:50désormais sur
00:23:50allez disons-le
00:23:51un phénomène de société
00:23:53est-ce que récemment
00:23:54vous avez vu une femme
00:23:54allaitée en public
00:23:55est-ce que ça vous a interpellé
00:23:56est-ce que ça vous a choqué
00:23:58est-ce que vous lui avez fait
00:23:59une remarque
00:23:59il y a toute une partie
00:24:00il y a toute une génération
00:24:02en tout cas encore
00:24:02qui estime notamment
00:24:04que d'allaiter
00:24:04dans un train
00:24:05dans les transports
00:24:05dans une fuite d'attente
00:24:06c'est presque contre nature
00:24:08en tout cas que ça manque
00:24:09de pudeur
00:24:10il y a même une pétition
00:24:10actuellement en ligne
00:24:11qui atteint
00:24:12un nombre de signatures records
00:24:13qui réclame
00:24:14la création d'un délit
00:24:15d'entrave à l'allaitement
00:24:16afin de sanctionner
00:24:17le fait d'empêcher
00:24:18d'intimider
00:24:19de discriminer
00:24:21ou d'humilier
00:24:21une personne
00:24:22qui nourrit son enfant
00:24:23au sein
00:24:24et je me suis quand même
00:24:25penché un peu sur la situation
00:24:27ce n'est pas du tout
00:24:28un cas à part
00:24:29non ça
00:24:29non généralement
00:24:30non cacher ce sein
00:24:31que je ne saurais voir
00:24:32généralement on fait ça
00:24:33quand les portes sont fermées
00:24:34c'est toujours mieux
00:24:35et rarement dans les médias
00:24:37comme vous le savez
00:24:37en chant Philippe
00:24:39il y en a donc des cas
00:24:40en Gironde
00:24:41par exemple
00:24:42au musée du Louvre
00:24:43à Paris
00:24:43en Gironde
00:24:44c'est une mère
00:24:44qui a été giflée
00:24:45directement à Bordeaux
00:24:46des agents de sécurité
00:24:47ont même arrêté
00:24:48une mère australienne
00:24:49qui allaitait son bébé
00:24:50au musée du Louvre
00:24:51il y a même
00:24:52une touriste franco-américaine
00:24:53qui a été invitée
00:24:54à cesser d'allaiter son enfant
00:24:55et qui a donc été obligée
00:24:56de quitter les lieux
00:24:57à Nice
00:24:57une mère s'est vue interdire
00:24:58l'allaitement
00:24:59dans une bibliothèque municipale
00:25:00à Lille par exemple
00:25:01un agent municipal
00:25:02a demandé à une maman
00:25:03de ne pas allaiter son bébé
00:25:04de 6 mois
00:25:05ou encore très récemment
00:25:06là en juillet
00:25:07à Toulon
00:25:08une maman
00:25:09n'a pas été autorisée
00:25:10à nourrir son enfant
00:25:11alors qu'elle était
00:25:11dans une piscine publique
00:25:15vierge effarouchée
00:25:16est-ce qu'un saint désormais
00:25:17caché ce saint
00:25:18que je ne saurais voir
00:25:18et ça prend tout son sens
00:25:200826 300 300
00:25:21je souris
00:25:22parce que je vois déjà
00:25:23Julia Achat
00:25:24qui est en train de
00:25:25de perdre ses nerfs
00:25:26allez-y
00:25:27plaider maître
00:25:28plaider
00:25:28dans la mesure où je pense
00:25:29que ces mêmes personnes
00:25:30qui agressent
00:25:30sont des gros consommateurs
00:25:31de contenu pornographique
00:25:34jouer la vierge effarouchée
00:25:36effarouchée
00:25:36quand on voit un saint
00:25:37je trouve ça
00:25:38plus qu'hypocrite
00:25:39je trouve ça absolument
00:25:41minable
00:25:42moi je trouve ça beau
00:25:43une femme qui allait
00:25:43on est aussi
00:25:44il faut rappeler
00:25:45quand même
00:25:45dans une crise démographique
00:25:47extrêmement importante
00:25:48partout en Europe
00:25:49on nous demande
00:25:50à nous en tant que femmes
00:25:50et je parle en tant que femmes
00:25:51parce que vous êtes
00:25:52des hommes
00:25:53majoritairement des hommes
00:25:54autour de la table
00:25:54vous ne pouvez pas
00:25:55comprendre la pression
00:25:56qu'on peut vivre
00:25:57mais en tout cas
00:25:58on nous demande
00:25:58de faire des enfants
00:25:59de réarmer démographiquement
00:26:02notre pays
00:26:02si en plus
00:26:03on nous empêche
00:26:03de nourrir notre enfant
00:26:04qui est un acte
00:26:05naturel
00:26:06évident
00:26:07dans une société
00:26:08en plus de ça
00:26:08où la consommation
00:26:09est quand même à risque
00:26:10sur pas mal de produits
00:26:11où on peut mettre
00:26:13en péril sa santé
00:26:13là on est sur une façon
00:26:15de nourrir son enfant
00:26:16de façon très naturelle
00:26:17et saine pour l'enfant
00:26:19je pense que
00:26:20je suis plutôt d'accord
00:26:21avec la perspective
00:26:21de créer un délit
00:26:24c'est ça ?
00:26:24de créer un délit
00:26:25pour empêcher justement
00:26:26qu'on puisse interrompre
00:26:26un allaitement en public
00:26:28pour aller
00:26:28oui et qu'on arrête
00:26:29d'embêter les femmes
00:26:30pour à peu près
00:26:31tous les sujets
00:26:31on se fait agresser
00:26:32parce qu'on allait
00:26:33on se fait agresser
00:26:33parce qu'on porte un vieux
00:26:36excuse-moi Julia
00:26:37ce qui m'inquiète
00:26:37dans ce sujet
00:26:38est-ce qu'on n'est pas là
00:26:39aujourd'hui ?
00:26:40oui bien évidemment
00:26:40c'est un geste ancestral
00:26:42toutes les mamans
00:26:43ont nourri
00:26:44avant que le biberon
00:26:45existe
00:26:46la nature elle est comme ça
00:26:47c'est vrai pour les animaux
00:26:48c'est vrai pour les êtres humains
00:26:49on a alimenté
00:26:51nos enfants
00:26:52par ce sein
00:26:53nourrisseur
00:26:54mais je me demande
00:26:55en écoutant le débat
00:26:56et en suivant
00:26:56ce que Maxime vient de présenter
00:26:58est-ce que c'est pas
00:26:59un phénomène religieux
00:27:01qui est en train
00:27:02de pousser
00:27:03ce genre de comportement
00:27:05parce que
00:27:06enfin voilà
00:27:06il y a quand même
00:27:07une certaine religion
00:27:08je vais être peut-être
00:27:09un peu provocateur
00:27:10qui fait qu'aujourd'hui
00:27:11la femme
00:27:12ne doit pas être visible
00:27:13ne doit pas s'exposer
00:27:14et donc
00:27:15d'alimenter
00:27:17d'allaiter son enfant
00:27:18en public
00:27:19c'est-à-dire
00:27:19se dénuder partiellement
00:27:22il n'y a rien de choquant
00:27:23c'est un geste naturel
00:27:25et qui
00:27:26aujourd'hui
00:27:27peut déranger
00:27:27certains états
00:27:28d'esprit
00:27:29et peut-être aussi
00:27:30qu'on fasse
00:27:31un premier tour de table
00:27:32avant qu'on se lance
00:27:32concrètement dans le débat
00:27:33mais il y a aussi
00:27:33peut-être un retour
00:27:34à une certaine forme
00:27:35de puritanisme
00:27:36et ça on le voit
00:27:36sur absolument
00:27:37tous les sujets
00:27:37peut-être que ça y participe
00:27:39avec le retour du religieux
00:27:40que vous décrivez
00:27:40ça je dirais
00:27:41Véronique là aussi
00:27:41je voyais y bouillir
00:27:42là sur votre chaise
00:27:43alors quand vous parliez
00:27:45de religion etc
00:27:46ça peut être vrai
00:27:47mais je crois
00:27:48que c'est pas les règles
00:27:49c'est pas la logique principale
00:27:51je crois qu'aujourd'hui
00:27:51on a un vrai sujet
00:27:52en fait de civilité
00:27:53et s'il faut créer
00:27:55effectivement
00:27:55une loi
00:27:56pour protéger
00:27:57ou en tout cas
00:27:58pour encadrer
00:27:58pour que les femmes
00:27:59puissent allaiter
00:27:59évidemment il faut le faire
00:28:01je crois en fait
00:28:02qu'aujourd'hui
00:28:03on est vraiment
00:28:04dans une société
00:28:05du paradoxe
00:28:06et on a
00:28:06je crois qu'on préfère voir
00:28:08enfin quand je dis on
00:28:09c'est certaines personnes
00:28:10préfèrent voir des seins
00:28:12sur les réseaux sociaux
00:28:13ou la pédopornographie
00:28:17pardon
00:28:17la pédopornographie
00:28:19aussi malheureusement
00:28:19et aussi malheureusement
00:28:21mais en tout cas
00:28:22je pensais surtout
00:28:23à la pornographie
00:28:24on préfère voir des seins
00:28:25de cette manière
00:28:26plutôt que des femmes
00:28:26qui allaitent
00:28:27donc je crois que ça pose
00:28:28un sujet
00:28:28et aussi au regard
00:28:30des enjeux évidemment
00:28:31démographiques
00:28:31dont on parlait
00:28:33et on est quand même
00:28:34à 1,59 enfants par femme
00:28:36ce qui a jamais été aussi bas
00:28:38donc je crois qu'il faut
00:28:38absolument protéger
00:28:39les femmes
00:28:40et leur assurer
00:28:42un environnement
00:28:42surtout pour quelque chose
00:28:43d'aussi basique
00:28:44qu'un allaitement
00:28:450,826, 300, 300
00:28:46allaitement
00:28:47des femmes qui se font
00:28:48agresser uniquement
00:28:49parce qu'elles allaitent
00:28:49mais aussi dans des espaces
00:28:50publics visiblement
00:28:51qui ne tolèrent plus ça
00:28:52est-ce que nous sommes devenus
00:28:53des vieillards
00:28:53qui farrochés en France ?
00:28:56On vient d'avoir un sujet
00:28:57très important
00:28:57sur les incendies
00:28:58où on a dit
00:28:59que la norme
00:29:00il y a besoin
00:29:01de simplification
00:29:02les démarches administratives
00:29:02vous venez de le dire
00:29:03avec le maire de Sestas
00:29:04et aujourd'hui
00:29:05on est en train
00:29:05peut-être
00:29:06de s'acheminer
00:29:07vers une nouvelle loi
00:29:08pour ne pas
00:29:10peut-être
00:29:11une loi
00:29:11pour ne pas
00:29:12insupportable
00:29:13ce pays
00:29:13est-ce qu'on ne peut pas
00:29:14vivre en bonne société ?
00:29:15C'est une loi pour les femmes
00:29:16il ne faut pas dire que ça
00:29:17mais attendez
00:29:17quand on pense
00:29:18le sociologue
00:29:19le sociologue
00:29:19c'est une loi
00:29:22mon conseil
00:29:23est de prendre une loi
00:29:24pour régler
00:29:26un problème de société
00:29:27mais ce qui est dramatique
00:29:28c'est que cette loi
00:29:29n'était pas en place avant
00:29:30c'est qu'on doit attendre
00:29:312026
00:29:32qu'on se pose la question
00:29:33est-ce qu'on a besoin
00:29:33d'une loi
00:29:38le problème c'est
00:29:39qu'on n'a pas besoin
00:29:41d'une loi
00:29:42pour le permettre
00:29:42on a besoin d'une loi
00:29:43pour que celles
00:29:44qui puissent le faire
00:29:45puissent leur assurer
00:29:46la paix
00:29:47quand elles le fassent
00:29:47qu'en pense le sociologue
00:29:49affûté autour de la table ?
00:29:50C'est assez fascinant
00:29:51à la fois le débat
00:29:52et à la fois le sujet
00:29:54ça montre aussi
00:29:55quand même
00:29:55l'évolution bizarre
00:29:57de ce pays
00:29:57on a quand même
00:29:58un élément
00:29:59là-dessus
00:30:00la deuxième chose
00:30:01c'est
00:30:01on l'a rappelé
00:30:03c'est quand même
00:30:03assez naturel
00:30:04comme histoire
00:30:05et ça date
00:30:06d'il y a un bon moment
00:30:07on a connu plus choquant
00:30:08comme j'espère
00:30:08c'est ça
00:30:08donc il y a même
00:30:10quelque chose
00:30:10d'insensé
00:30:11c'est que normalement
00:30:12ça n'a strictement
00:30:13rien à voir
00:30:14avec quoi que ce soit
00:30:16de la sexualité
00:30:17donner le sein
00:30:18à un enfant
00:30:18ça n'a rien à voir
00:30:19avec la sexualité
00:30:20c'est complètement
00:30:21c'est un acte
00:30:21mais c'est ce que disent
00:30:21beaucoup de femmes
00:30:22agressées
00:30:22en réalité les seins
00:30:23sont désormais sexualisés
00:30:24même quand on a l'aide
00:30:25même quand on a l'aide
00:30:26mais ce qui me fascine
00:30:27c'est que c'est interdit
00:30:28dans des lieux publics
00:30:29vous avez parlé
00:30:30du lourd
00:30:31du piscine municipal
00:30:31d'un musée
00:30:33on a parlé de l'état
00:30:34tout à l'heure
00:30:34normalement l'état est là
00:30:36les musées
00:30:36c'est un musée public
00:30:37ainsi de suite
00:30:38ce qui me fascine
00:30:38c'est que ce serait
00:30:39donc des gens
00:30:39qui sont fonctionnaires
00:30:40ou contractuels
00:30:41que sais-je
00:30:42mais qui travaillent
00:30:42dans le cadre de l'état
00:30:44et qui eux-mêmes
00:30:45intègrent
00:30:45enfin interdisent aux personnes
00:30:47c'est comme si l'état
00:30:48interdisait d'aller
00:30:49c'est vrai que c'est un peu
00:30:50contradictoire
00:30:50avec un président de la république
00:30:52qui dit
00:30:53réarmement démographique
00:30:53dont le terme d'ailleurs
00:30:54est absolument
00:30:55d'une étude
00:30:55c'est immonde
00:30:58mais en tout cas
00:30:59et je rappelle aussi
00:31:00que c'est une question
00:31:01pour les femmes
00:31:02mais aussi pour les hommes
00:31:03donc il faut aussi
00:31:04mais il y a donc vraiment
00:31:06globalement
00:31:06à part une affaire de génération
00:31:07c'est ce qu'on peut lire
00:31:08parfois dans les témoignages
00:31:09c'est en effet
00:31:09des femmes d'un certain âge
00:31:10qui ne supportent pas
00:31:10qu'une jeune maman allaitre
00:31:12parce que
00:31:12non mais les femmes d'un certain âge
00:31:13ne supportent pas
00:31:13les jeunes femmes
00:31:14de façon très courante
00:31:15qu'elles soient habillées
00:31:16si si si
00:31:17ah bah si si
00:31:18bah vous n'êtes pas victime de ça
00:31:19si si
00:31:19non je ne suis pas victime de ça
00:31:20bah non non
00:31:21vous n'êtes pas victime de ça
00:31:22mais enfin il y a un décalage générationnel
00:31:23Michel dans les EHPAD
00:31:24c'est à l'arrêt
00:31:25oui ça
00:31:25non non
00:31:26j'ai besoin d'attendre les EHPAD
00:31:28est-ce qu'on a
00:31:30en termes de génération
00:31:31ça se passe comment
00:31:32c'est quoi
00:31:33c'est quoi vos chiffres
00:31:34c'est quoi la donnée
00:31:34on n'a pas de chiffres sur ça
00:31:35ah bah voilà
00:31:36donc là vous intégrer
00:31:37vous partez sur une histoire de génération
00:31:38comme ça
00:31:39non non non
00:31:39sur ça on disait dans des témoignages
00:31:41par exemple
00:31:41une femme âgée
00:31:42une jeune grand-mère
00:31:43c'était comme ça dans les témoignages
00:31:44qui agressait une femme
00:31:45qui venait d'accoucher
00:31:47qui n'est pas du tout
00:31:49ou alors on sort l'étude
00:31:51mais c'est pas du tout
00:31:52l'histoire générationnelle
00:31:52surtout que les dames en question
00:31:53les grands-mères
00:31:54elles ont toutes allaité
00:31:55mais peut-être que c'était pas en public
00:31:57peut-être que c'était l'époque
00:31:58où les femmes restaient plus à la maison
00:31:59il y avait plus en pudeur peut-être
00:32:00mais bon
00:32:01c'est quoi la pudeur
00:32:02moi j'ai jamais vu une femme
00:32:03à moitié à poil
00:32:04juste pour allaiter aussi
00:32:05mais non mais pas du tout
00:32:06en 1950
00:32:07les femmes allaitées
00:32:08elles se cachaient pas
00:32:08et puis généralement
00:32:10en public
00:32:10la femme porte quand même
00:32:11un chiffon
00:32:12qu'elle met sur la tête de l'enfant
00:32:13pour chercher le sein
00:32:14déjà pour l'essence pour l'enfant
00:32:16je vous propose
00:32:17je vous propose
00:32:18d'entendre ceux qui nous écoutent
00:32:20et qui veulent participer
00:32:20à la conversation
00:32:21ce sujet fait réagir
00:32:23figurez-vous
00:32:240826 300 300
00:32:25bonjour Vanessa
00:32:26bonjour à tous
00:32:27merci beaucoup d'être avec nous
00:32:29ce matin Vanessa
00:32:29vous allez bien ?
00:32:30oui oui oui
00:32:31je sens un peu de sourire
00:32:33dans votre voix
00:32:34c'est-à-dire que vous regardez
00:32:36alors Vanessa
00:32:38on va faire un petit truc
00:32:39je crois que vous êtes en haut-parleur
00:32:40ce qui fait qu'on entend
00:32:40un certain écho
00:32:41si vous pouvez juste
00:32:42enlever le haut-parleur
00:32:43ce serait merveilleux
00:32:44non je suis pas en haut-parleur
00:32:45je ne sais pas ce qui s'est passé
00:32:47mais ça vient d'être réglé
00:32:48donc c'est merveilleux Vanessa
00:32:49j'étais dehors
00:32:50je suis rentrée
00:32:51ça c'est
00:32:52Philippe on ne donne pas
00:32:52les secrets de fabrication
00:32:54Vanessa j'ai l'impression
00:32:55d'entendre un petit sourire
00:32:56dans la voix
00:32:56vous regardez comment ce sujet
00:32:58vous des femmes
00:32:59qui peuvent parfois
00:33:00allaiter en public
00:33:01et qui subissent
00:33:02agression
00:33:02réflexion
00:33:03désagrément
00:33:04alors là moi
00:33:05je suis sur le cul
00:33:07excusez-moi de l'expression
00:33:08on passe du sein au cul Vanessa
00:33:09il y a un champ lexical
00:33:13voilà mais bon
00:33:14voilà en fait
00:33:15moi j'ai allaité ma fille
00:33:16pendant un an
00:33:18et il m'est arrivé
00:33:20de faire mes courses
00:33:22et qu'elle est fin
00:33:23mais moi je l'avais
00:33:24dans un porte-câlin
00:33:26ce qu'on appelle
00:33:27un porte-câlin
00:33:27ce qui fait que
00:33:28quand je l'allaitais
00:33:30et bien
00:33:30elle était cachée
00:33:31en fait
00:33:32on ne la voyait pas
00:33:34alors expliquez
00:33:34expliquez moi
00:33:35qui ne suis pas du tout
00:33:36aficionnado
00:33:36ce genre de choses
00:33:37Vanessa
00:33:38qu'est-ce qu'un porte-câlin
00:33:39c'est quelque chose
00:33:39qui vous permet
00:33:40d'avoir l'enfant
00:33:40au creux de vos bras
00:33:42c'est ça ?
00:33:43alors voilà
00:33:43c'est un tissu
00:33:44qui l'enveloppe
00:33:45et qu'on porte
00:33:47comme en bandoulière
00:33:48et du coup
00:33:49elle est levée
00:33:51dans le tissu
00:33:52et limite
00:33:53on ne la voit pas
00:33:54de l'extérieur
00:33:54et du coup
00:33:56on ne voit pas
00:33:56non plus la poitrine
00:33:57mais donc
00:33:59du coup
00:34:00c'est vrai
00:34:01que moi j'avais
00:34:02ce système-là
00:34:03pour
00:34:05pour
00:34:05ne pas heurter
00:34:07les gens
00:34:07qui seraient sensibles
00:34:08effectivement
00:34:09et par exemple
00:34:10vous Vanessa
00:34:10vous n'avez jamais eu
00:34:11je ne sais pas moi
00:34:12d'interpellation
00:34:13de réflexion
00:34:14de remarques
00:34:14sur le fait que
00:34:15vous allaitiez
00:34:16parfois en public
00:34:18non
00:34:19franchement
00:34:19on est devenu
00:34:21un pays très public
00:34:22je pense
00:34:22ou alors
00:34:24je ne sais pas
00:34:25la société
00:34:25elle évolue mal
00:34:26parce que
00:34:27c'est naturel
00:34:29ça fait partie
00:34:30de la nature
00:34:30et je ne vois pas
00:34:32où est le problème
00:34:34en fait
00:34:34je ne sais pas
00:34:35moi ça me choque
00:34:36personne à l'homme
00:34:37ça me choque énormément
00:34:38peut-être
00:34:39peut-être
00:34:40peut-être
00:34:40qu'on est devenu
00:34:40un pays puritain
00:34:42Vanessa
00:34:42ouais
00:34:43mais j'ai l'impression
00:34:44et de plus en plus
00:34:45c'est pour la moindre
00:34:46petite situation
00:34:48et alors
00:34:48bon
00:34:49moi en plus
00:34:49qui suis
00:34:50de base
00:34:51naturiste
00:34:52forcément
00:34:53je suis encore plus
00:34:54choquée
00:34:55de ce genre
00:34:56de situation
00:34:57parce que
00:34:58c'est la nature
00:34:59je suis désolée
00:35:00c'est la nature
00:35:01on n'embête pas
00:35:02une chienne
00:35:03qui allaite
00:35:04ses chiots
00:35:04c'est la nature
00:35:06quoi
00:35:06et c'est vrai
00:35:07qu'on a trop sexualisé
00:35:08je pense
00:35:08à la poitrine aussi
00:35:09voilà
00:35:11en tout cas ça c'est bien dit
00:35:12merci beaucoup
00:35:12Vanessa d'avoir été
00:35:14avec nous ce matin
00:35:15concernant ce sujet
00:35:15de l'allaitement en public
00:35:16des femmes qui se font
00:35:17agresser parfois
00:35:18avec des réflexions
00:35:19une pétition qui demande
00:35:20un délit justement
00:35:21pour qu'on empêche
00:35:22ce type de comportement
00:35:23il y a déjà
00:35:25quelques mots clés
00:35:25la création d'un délit
00:35:26d'entrave à l'allaitement
00:35:27afin de sanctionner
00:35:28le fait d'empêcher
00:35:29d'intimider
00:35:29de discriminer
00:35:30ou d'humilier une personne
00:35:31qui nourrit son enfant au sein
00:35:32est-ce que quand on voit tout ça
00:35:33on ne peut pas dire
00:35:34que la France est désormais
00:35:35un pays de vierges et fargouchés
00:35:370826 300 300
00:35:38à tout de suite sur Sud Radio
00:35:41Débat de l'été
00:35:4210h-13h
00:35:44Maxime Liedot
00:35:44Alors là je peux vous dire
00:35:46qu'il y a débat
00:35:46et il y a débat autour de la table
00:35:48parce que c'est bien sympathique
00:35:49le politique
00:35:49c'est bien sympathique l'économie
00:35:51c'est bien sympathique
00:35:52les incendies tout ça
00:35:53mais là on cause de vrais sujets
00:35:54on cause d'allaitement
00:35:55mesdames, messieurs
00:35:56et oui vous êtes bien sur Sud Radio
00:35:57On cause de démographie de naissance
00:35:58mais c'est exactement ça
00:36:00Et de vivre en société
00:36:00Et de vivre en société quand même
00:36:02Et de bouleverser
00:36:03de l'être humain
00:36:04Et d'allaitement
00:36:05Vous bouleverser
00:36:06D'ailleurs je vais poser une question
00:36:07parce que je vous ai posé la question
00:36:08Maxime vous avez su me répondre
00:36:10Non
00:36:11Mais peut-être que les auditeurs
00:36:12ont vu comme moi
00:36:13récemment
00:36:14des spots publicitaires
00:36:16avec une dame
00:36:17en terrasse
00:36:17qui allait
00:36:18C'est pas une autre question
00:36:20mais je n'ai pas compris
00:36:21Vous allez dans une direction
00:36:22il y a un mur
00:36:23dans cette direction
00:36:23Je n'ai pas compris le sens
00:36:25de cette publicité
00:36:25et quel était son slogan
00:36:27et ce qu'elle représentait
00:36:28comme vous avez le sujet aujourd'hui
00:36:29je m'interroge
00:36:30en public
00:36:31Et bien écoutez
00:36:32si jamais des auditeurs
00:36:33ont mieux compris que moi
00:36:34les mêmes programmes que Philippe
00:36:36avec un moment une pub
00:36:37visiblement
00:36:37avec décrivez la pub
00:36:39parce que c'est ça
00:36:39qu'on doit
00:36:39qu'une dame en terrasse
00:36:40et j'ai été surpris
00:36:42je n'ai pas compris la pub
00:36:43et comme vous avez ce débat
00:36:45aujourd'hui
00:36:46vous me faites répéter
00:36:47pour ma dernière
00:36:49c'est gentil Maxime
00:36:50mais cette dame est en terrasse
00:36:51à l'aide naturellement
00:36:53son enfant
00:36:54et je suis surpris
00:36:56du débat aujourd'hui
00:36:57y a-t-il un lien
00:36:59avec cette campagne
00:37:00de communication
00:37:01et de publicité
00:37:01et si à un moment ou un autre
00:37:02peut-être que le lien
00:37:03c'est pour un autre produit
00:37:04ou quelque chose
00:37:04qu'on n'a pas saisi
00:37:05amis auditeurs
00:37:05si vous avez aperçu
00:37:06ce spot
00:37:07en fait c'est un appel à l'aide
00:37:08je l'ai aperçu
00:37:09et c'est sans doute
00:37:09de la prévention
00:37:11c'est pour prévenir
00:37:12et dire aux gens
00:37:13il y a des femmes
00:37:13qui allaitent
00:37:14laissez-les tranquilles
00:37:15donc on en fait
00:37:16des spots de pub maintenant
00:37:16si c'est vraiment ça
00:37:17c'est vraiment désespérant
00:37:18mais je pense
00:37:19j'ai pas compris
00:37:210826 300 300
00:37:22on parle de l'allaitement
00:37:25en France
00:37:25qui on le disait
00:37:26quand même quelque chose
00:37:26qui est réputé
00:37:27c'est un geste ancestral
00:37:28et pourtant
00:37:29des femmes se plaignent
00:37:30que les seins sont sexualisés
00:37:32les seins sont sexualisés
00:37:33disent-elles
00:37:34il y a des insultes
00:37:35parfois même des gifs
00:37:36d'exclusion d'établissement
00:37:37même public
00:37:37uniquement parce qu'elles allaitent
00:37:38en public
00:37:39est-ce que nous sommes devenus
00:37:40des vierges effarouchées
00:37:410826 300 300
00:37:42venaient participer à la discussion
00:37:44c'est vrai qu'on en discutait aussi
00:37:45c'est peut-être
00:37:46peut-être une part
00:37:47de retour de religieux
00:37:48mais il y a peut-être aussi
00:37:49quelque chose
00:37:49qui touche au puritanisme
00:37:51on voit bien
00:37:51à quel point
00:37:52le moindre phénomène
00:37:54maintenant
00:37:55sexuel
00:37:55intime
00:37:56il y a tout de suite
00:37:57quand même un geste
00:37:57de pudeur
00:37:58mais le puritanisme
00:37:59c'est quand ça nous arrange
00:38:00en fait
00:38:00oui
00:38:00c'est tout à fait ça
00:38:01c'est un vieux métri variable
00:38:02je le redis de la pornographie
00:38:04de façon hyper massive
00:38:06aujourd'hui
00:38:06en plus de ça
00:38:07avec les réseaux sociaux
00:38:07le digital etc
00:38:09et on vient nous dire
00:38:10que c'est choquant
00:38:10de voir une femme
00:38:11elle était son enfant
00:38:12alors que c'est un acte
00:38:13hyper naturel
00:38:13que la plupart du temps
00:38:14le sein est caché
00:38:15l'enfant est caché
00:38:16sous un ange
00:38:19il faut arrêter
00:38:20on peut passer sa vie
00:38:21devant les films porno
00:38:22et être totalement puritain
00:38:24et faire la leçon aux autres
00:38:25ça ne pose pas
00:38:25ça c'est sûr
00:38:26qu'on n'est pas
00:38:26une contradiction
00:38:27et une recrudescence
00:38:30dans les mouvements masculinistes
00:38:31assez fort aux Etats-Unis
00:38:33etc
00:38:33donc après je ne sais pas
00:38:35quelle est leur position
00:38:36sur l'allaitement
00:38:37etc
00:38:37je ne suis pas en train de dire
00:38:38que c'est un lien direct
00:38:39mais en tout cas
00:38:39il y a quand même un retour
00:38:42en termes de droit
00:38:43pour les femmes
00:38:44on est toujours en train
00:38:45de remettre en cause
00:38:46les acquis
00:38:47et Philippe Coyle
00:38:48sur le puritanisme
00:38:49vous vous ramenez ça
00:38:50plutôt au retour en masse
00:38:51d'une certaine forme
00:38:52de religieux en France
00:38:54je ne sais pas
00:38:54je m'interroge
00:38:55parce que la femme
00:38:57aujourd'hui est souvent
00:38:58montrée du doigt
00:39:00par des convictions religieuses
00:39:02est-ce que c'est une conséquence
00:39:05aussi
00:39:05de cette présence religieuse
00:39:08et qui du coup
00:39:09vient blasphamer
00:39:10la femme
00:39:11qui nourrit son enfant
00:39:12et je pense qu'aujourd'hui
00:39:13en plus
00:39:14c'est des situations
00:39:15qui sont souvent répétées
00:39:17pour des raisons
00:39:18en plus économiques
00:39:19parce que l'allaitement
00:39:21c'est naturel
00:39:22par rapport à un biberon
00:39:24il peut y avoir
00:39:24des raisons aussi économiques
00:39:25donc je suis assez interrogatif
00:39:27quand même
00:39:28de voir cette dérive
00:39:29et puis surtout
00:39:29il y a des bienfaits
00:39:30pour le nourrisson
00:39:30qui sont extrêmement importants
00:39:32et qu'il faut prendre en considération
00:39:33cette dérive de mentalité
00:39:34on passe de cacher ce sein
00:39:36je ne saurais voir
00:39:37à cacher cette femme
00:39:38que je ne veux pas voir
00:39:39c'est presque ça
00:39:40c'est un titre autour de ça
00:39:42c'est là
00:39:42on sent le sociologue
00:39:43et puis on n'a pas besoin
00:39:44d'avoir le sein à l'air
00:39:45en train d'allaiter son enfant
00:39:46pour qu'une femme
00:39:46soit sexualisée
00:39:47j'ai l'impression qu'une femme
00:39:48marche dans la rue
00:39:49elle est sexualisée
00:39:50elle porte un short
00:39:51elle est sexualisée
00:39:52elle porte un décolleté
00:39:53elle est sexualisée
00:39:54elle est sexualisée
00:39:55par à peu près tout
00:39:56tout le temps
00:39:57donc il y a aussi
00:39:58un sujet de société
00:39:59sur la façon dont on aborde
00:40:00et on considère la femme
00:40:01mais peut-être que c'est ça aussi
00:40:02c'est-à-dire que par principe
00:40:03le plus en plus
00:40:04et là je ne sais pas
00:40:05de quelle génération
00:40:06on va parler
00:40:07mais de plus en plus
00:40:07une partie de la jeune génération
00:40:09qui considère
00:40:10et qui observe
00:40:10qu'un sein
00:40:11c'est avant tout
00:40:11quelque chose de sexuel
00:40:12plutôt que
00:40:14en effet
00:40:14quelque chose de...
00:40:15Oui, un retour en arrière
00:40:16je suis d'accord
00:40:17et en même temps
00:40:18il y a un contre-effet aussi
00:40:19où du coup
00:40:20il y a une forme de...
00:40:22on exprime un peu plus
00:40:23parfois sa féminité
00:40:24du coup j'ai l'impression
00:40:25que la société
00:40:26se divise en deux
00:40:27une forme de pudeur
00:40:28chez certaines femmes
00:40:29qui est compréhensible
00:40:30d'ailleurs
00:40:31et puis une forme aussi
00:40:31d'expression
00:40:32d'un extrémisme
00:40:34mais est-ce que c'est les femmes
00:40:35qui sont venues
00:40:35à l'encontre
00:40:36de ces femmes
00:40:37qu'elle était
00:40:37vous avez fait état
00:40:39dans un musée
00:40:40d'un vigile
00:40:40d'un vigile
00:40:41il a agi
00:40:42avec des consignes
00:40:43en amont
00:40:44ça lui a pas...
00:40:45ou alors il a fait
00:40:46ou alors c'est un problème générationnel
00:40:50il n'y a que dans le code du travail
00:40:53le droit à l'allaitement
00:40:54en réalité
00:40:55est stipulé
00:40:56c'est-à-dire qu'on reconnaît
00:40:57à une femme
00:40:57pendant une certaine période
00:40:58d'avoir tant de durée
00:40:59par jour
00:41:00pour allaiter son enfant
00:41:01ça c'est dans le code du travail
00:41:01autrement
00:41:02il n'existe pas
00:41:03concernant l'allaitement
00:41:04un encadrement
00:41:05ou quelque chose
00:41:06qui l'autorise
00:41:07ne l'autorise pas
00:41:07à l'encadre
00:41:08donc en effet
00:41:09vous posiez tout à l'heure
00:41:09Philippe la question de la loi
00:41:10peut-être que la loi
00:41:11aujourd'hui
00:41:12n'est pas tellement faite
00:41:13pour autoriser les femmes
00:41:14à allaiter
00:41:14mais surtout pour ne pas que
00:41:16celles qui veulent le faire
00:41:17ne soient pas emmerdées
00:41:18oui c'est une règle de vie commune
00:41:20c'est accepté
00:41:21parce que c'est naturel
00:41:22et voilà
00:41:22et qu'il n'y a rien de sexuel
00:41:24de pornographique
00:41:25ou quoi que ce soit
00:41:26donc c'est naturel
00:41:27et donc c'est accepté
00:41:27par une société
00:41:28qui dans un système
00:41:29de civilisation
00:41:31accepte les choses
00:41:32sans même
00:41:32ce qui est intéressant
00:41:34c'est qu'on ne les accepte plus
00:41:35donc c'est-à-dire qu'il y a
00:41:36une évolution
00:41:37alors c'est
00:41:38comme dirait l'autre
00:41:39la décivilisation
00:41:39et donc c'est un des éléments
00:41:41de cette décivilisation
00:41:42c'est comme la loi
00:41:43sur le harcèlement de rue
00:41:44on ne devrait pas avoir besoin
00:41:46de créer une loi
00:41:46pour que les gens
00:41:47se tiennent correctement
00:41:48dans la rue
00:41:48sauf qu'on l'a créé
00:41:50et s'il faut passer par là
00:41:51pour l'allaitement
00:41:51il faut le faire
00:41:52la belle formule
00:41:53d'Albert Camus
00:41:54un homme ça s'empêche
00:41:56on y revient
00:41:57Albert Camus
00:41:59et ça
00:41:59ça je peux vous dire
00:42:00que
00:42:01schlack
00:42:01comme ça
00:42:02tout à fait
00:42:02merci Serge
00:42:05sans voix
00:42:07immédiatement
00:42:07le vrai sujet aussi
00:42:08de cette loi
00:42:10c'est peut-être
00:42:10qu'on s'aperçoit
00:42:11qu'aujourd'hui
00:42:11le législateur
00:42:12ne peut pas s'empêcher
00:42:13d'en créer
00:42:13qui plus est
00:42:14dans ce type de demande
00:42:15parce qu'il y a
00:42:16toute une vie
00:42:17en société
00:42:18qui ne peut plus
00:42:18être possible
00:42:19c'est-à-dire le nombre
00:42:20de lois
00:42:20qu'on a fabriquées
00:42:21uniquement pour empêcher
00:42:23les incivilités
00:42:24ou quelque chose
00:42:24qui était naturel
00:42:25vous plongez aujourd'hui
00:42:26dans le nombre de lois
00:42:27qu'on est en train de faire
00:42:27on a l'impression
00:42:28de rappeler la base
00:42:30je ne sais plus qui
00:42:30autour de la table
00:42:31tout à l'heure
00:42:31rappelait l'idée
00:42:32de faire société
00:42:33mais je crois que c'est vous
00:42:34Philippe
00:42:34est-ce qu'on est obligé
00:42:35d'aller jusqu'à faire
00:42:36une loi pour ça
00:42:38visiblement
00:42:38oui et peut-être
00:42:39que la France
00:42:39est devenue ce pays-là
00:42:40et surtout qu'on est
00:42:41incapable ensuite
00:42:43de les faire tenir
00:42:44ces lois
00:42:44en plus
00:42:47imaginez ce qui va se passer
00:42:49demain
00:42:50on va avoir des policiers
00:42:51dans un parc
00:42:52qui vont être quoi
00:42:53qui vont être
00:42:54policiers responsables
00:42:55allaitement
00:42:55on va créer des espaces
00:42:56des parcs
00:42:57parce qu'en fait
00:42:57c'est sans fin
00:42:58il y a un effet dissuasif
00:42:59quand même
00:42:59et qui est le porteur
00:43:01de ce projet de loi
00:43:01non là c'est pour l'instant
00:43:02c'est une pétition en ligne
00:43:03c'est un collectif
00:43:05qui s'appelle
00:43:06qui se bat
00:43:07depuis 2021
00:43:08pour normaliser
00:43:09l'allaitement
00:43:09dans tous les lieux
00:43:10de la vie courante
00:43:11depuis 2021
00:43:12on en parle en 2026
00:43:13donc c'est quand même
00:43:14un sujet
00:43:15qui est récurrent
00:43:16et qui a une place
00:43:17dans le débat
00:43:18de la société
00:43:19aujourd'hui
00:43:200826
00:43:20300
00:43:21300
00:43:21on parle de ce sujet
00:43:22d'allaitement
00:43:22qui vous fait
00:43:23beaucoup réagir
00:43:24amis auditeurs
00:43:24à commencer par vous
00:43:25Fouet vous nous passez
00:43:26un coup de fil
00:43:26depuis Bordeaux
00:43:27bonjour
00:43:27oui bonjour
00:43:28je vous appelle
00:43:29de Bordeaux
00:43:30je vous appelle
00:43:31parce que le sujet
00:43:32m'a surpris en fait
00:43:33dites nous tout
00:43:34on vous écoute
00:43:35je suis restaurateur
00:43:36sur Bordeaux
00:43:36depuis 16 ans
00:43:37bientôt
00:43:38et on a deux genres
00:43:40de personnes
00:43:40qui allaitent leurs enfants
00:43:41vous avez celles
00:43:42qui se cachent
00:43:43en mettant
00:43:44une petite couverture
00:43:45un petit voile
00:43:45et vous avez celles
00:43:46qui font ça naturellement
00:43:48et moi personnellement
00:43:49ça fait 16 ans
00:43:50et j'ai jamais eu de problème
00:43:51ni avec les clientes
00:43:52ni avec les clients
00:43:53et donc je ne comprends pas
00:43:54pourquoi c'est un sujet
00:43:55de débat aujourd'hui
00:43:56mais c'est à dire
00:43:57simplement quand vous faites
00:43:58la distinction
00:43:59Fouet
00:43:59entre celles qui se cachent
00:44:00je le mets entre guillemets
00:44:01et celles qui le font
00:44:03naturellement
00:44:03normalement
00:44:04là aussi les deux termes
00:44:05je les mets entre guillemets
00:44:05c'est quoi la différence ?
00:44:07non la différence
00:44:08c'est que je pense
00:44:10je pense que c'est du respect
00:44:11quand la personne
00:44:12veut cacher son sein
00:44:13quand son bébé allait
00:44:14je pense que c'est du respect
00:44:16envers l'autre
00:44:16mais ça n'a aucune
00:44:19connotation sexuelle
00:44:20en tout cas
00:44:20s'il y a connotation sexuelle
00:44:21le problème vient d'en face
00:44:22mais non pas
00:44:23la personne qui allait
00:44:24c'est souvent le cas
00:44:25c'est souvent le cas
00:44:26Fouet
00:44:26vous avez raison
00:44:27mais vous par exemple
00:44:27en tant que restaurateur
00:44:28dans votre restaurant
00:44:31Fouet
00:44:32à aucun moment
00:44:33il y a eu
00:44:33je ne sais pas
00:44:34vous avez aperçu
00:44:35des réflexions clients
00:44:36vis-à-vis d'une femme
00:44:37qu'elle était
00:44:37vous n'avez jamais été
00:44:38spectateur de ça ?
00:44:40jamais
00:44:40jamais
00:44:41j'ai le petit bignot
00:44:43en Bordeaux
00:44:43comme ça j'en profite
00:44:44c'est 26 places assises
00:44:45et on voit tout
00:44:46on entend tout
00:44:47mais jamais
00:44:48il n'y a eu aucune
00:44:49non non
00:44:49franchement
00:44:51je vous le dis
00:44:52sincèrement
00:44:52ça me touche
00:44:53parce que moi
00:44:54j'ai été élevé par ma maman
00:44:55et j'ai une soeur
00:44:56j'étais proche
00:44:58non jamais
00:44:59jamais
00:45:00vous avez raison
00:45:00de vous appeler
00:45:01pour témoigner
00:45:01au 0826 300 300
00:45:03Fouet
00:45:03simplement
00:45:03vous êtes restaurateur
00:45:04qu'est-ce que vous faites
00:45:05comme nourriture ?
00:45:06si par exemple
00:45:06je viens chez vous
00:45:07tout à l'heure
00:45:07qu'est-ce qu'on mange
00:45:07parce qu'il est 11h27
00:45:08ouvrez-nous l'appétit
00:45:10alors j'ai deux restaurants
00:45:11je suis à Bordeaux-Centre
00:45:12excusez-nous
00:45:13monsieur a deux restaurants
00:45:14excusez-nous Fouet
00:45:15excusez-nous
00:45:16je ne voulais pas vous déranger
00:45:17monsieur Ducasse
00:45:17vous savez
00:45:19je me suis garé
00:45:20exclu pour vous parler
00:45:21parce que
00:45:23je suis en retard
00:45:23pour aller au travail
00:45:24non non
00:45:24on est spécialisé
00:45:26grand fou
00:45:27grand fou
00:45:27Bolor Fouet
00:45:28sérieusement
00:45:28les deux restaurants
00:45:29c'est quoi ?
00:45:30alors j'ai le petit mignon
00:45:32spécialisé tartare
00:45:33burger et magret
00:45:33à Bordeaux
00:45:34j'ai une excellente réputation
00:45:35et là j'ai ouvert
00:45:36il y a un an
00:45:36à Borech
00:45:37c'est un petit village
00:45:38à 20 minutes
00:45:39qui est spécialisé
00:45:40tradis français
00:45:41j'ai ouvert
00:45:42parce qu'on a perdu
00:45:42beaucoup de clients
00:45:43à Bordeaux
00:45:43mais c'est un autre sujet
00:45:44du coup
00:45:45tous les gens
00:45:45qui ne veulent plus
00:45:45aller sur Bordeaux
00:45:46j'ai réussi à le récupérer
00:45:47à la campagne
00:45:48formidable
00:45:48et là par exemple
00:45:49qu'est-ce qu'on mange
00:45:50dans cette petite cantine
00:45:52qui ne m'a pas l'air mal
00:45:53du tout
00:45:53qu'est-ce qu'on mange
00:45:54ce qu'on dit là ?
00:45:54vous savez
00:45:55comme on est dans un restaurant
00:45:56de campagne
00:45:56et qu'il y a beaucoup
00:45:57de grandes maisons
00:45:58autour de moi
00:45:58j'ai fait un menu
00:45:59à 18 euros
00:46:00en triple à dessert
00:46:01avec du 100% maison
00:46:02je veux être
00:46:03un restaurant populaire
00:46:03et on fait du 100% maison
00:46:05avec des oeufs fermiers
00:46:07des tomates du jardin
00:46:08que je prends
00:46:09chez la voisine
00:46:10qui est bio
00:46:11des pavés de saumon frais
00:46:12avec des frites maison
00:46:13tout ce qui est simple
00:46:14et efficace
00:46:16il faut être simple
00:46:17et efficace
00:46:18on finit l'émission
00:46:19à 13h
00:46:20on a un train
00:46:20à 13h30
00:46:2115h30
00:46:22on fait une sorte
00:46:22de late
00:46:23on vient dîner
00:46:25le vin sera pour moi
00:46:26mais si vous venez
00:46:27le vin est pour moi
00:46:31vous aventurez
00:46:31parce que vous ne connaissez pas Maxime
00:46:33ça c'est sûr
00:46:34pour moi je n'ai plus de 100
00:46:36depuis des années
00:46:37ce n'est que du vin
00:46:38je me tiens
00:46:38je me tiens
00:46:39à ce que je dis
00:46:39ne vous inquiétez pas
00:46:41visiblement il n'est pas touché
00:46:42par les histoires d'incendie
00:46:43non et ça c'est rassuré
00:46:46c'est très triste
00:46:47par contre
00:46:47moi j'habite à Bordeaux-Centre
00:46:49pendant 3 jours
00:46:50on n'arrivait pas à dormir
00:46:50avec les fumées
00:46:51qui étaient suffocantes
00:46:52à la campagne aussi
00:46:53il y a eu quelques incendies
00:46:54mais je remercie
00:46:55on n'a rien eu
00:46:56bon courage à tout le monde
00:46:57franchement les pompiers
00:46:59bravo
00:47:00je ne sais pas quoi dire
00:47:00mais ça nous touche profondément
00:47:02et la France
00:47:03est touchée
00:47:04on est tous ensemble
00:47:04et j'espère que ça va vite
00:47:06s'en sortir
00:47:07merci beaucoup
00:47:08Fouette d'avoir été avec nous
00:47:09vive vos deux établissements
00:47:10et faites moi confiance
00:47:11je dois avoir un déplacement
00:47:12sur Bordeaux
00:47:12avant la fin août
00:47:14il y aura critique culinaire
00:47:16mon cher Fouette
00:47:16merci beaucoup
00:47:17d'avoir été avec nous
00:47:18sur Sud Radio 0826
00:47:19300 300
00:47:20on clôt cette discussion
00:47:21sur l'allaitement en public
00:47:23qui a provoqué
00:47:23beaucoup d'appels
00:47:24à conclure
00:47:25en concluant
00:47:26avec vous
00:47:27Eliane
00:47:27bonjour
00:47:28oui bonjour
00:47:29merci beaucoup
00:47:30d'être avec nous
00:47:31Eliane
00:47:31comment vous regardez
00:47:32ce sujet d'allaitement
00:47:34eh bien
00:47:35j'étais un petit peu
00:47:37concernée aussi
00:47:38et je voulais apporter
00:47:39mon témoignage
00:47:40voilà
00:47:41donc j'ai 70 ans
00:47:43et il y a 50 ans
00:47:4545 ans de ça
00:47:46c'était très très rare
00:47:48une femme
00:47:48qui a allaité
00:47:49on était pratiquement
00:47:52mal considéré
00:47:53donc on en voyait
00:47:55très peu
00:47:55donc je ne sais pas
00:47:57je me dis que
00:47:57les nouvelles générations
00:47:59qui aujourd'hui
00:47:59allaitent
00:48:00il y a beaucoup
00:48:01de personnes
00:48:02qui n'ont jamais vu
00:48:03une femme allaitée
00:48:05en fait
00:48:06donc d'une certaine manière
00:48:07Eliane
00:48:08ce que vous nous dites
00:48:08ce matin
00:48:09c'est qu'il y a une forme
00:48:10peut-être pas de
00:48:11si de compréhension
00:48:13vis-à-vis des gens
00:48:13qui se disent
00:48:14surpris de choquer
00:48:14de voir ça en public
00:48:15ils n'ont pas l'habitude
00:48:16en fait
00:48:17parce que
00:48:18voilà
00:48:18pendant des générations
00:48:20on a nourri des bébés
00:48:21avec des biberons
00:48:22et moi
00:48:24j'étais
00:48:24à la maternité
00:48:25il y avait peut-être
00:48:28une quinzaine de bébés
00:48:29il y avait un petit relais
00:48:30et c'était le mien
00:48:32toutes les femmes
00:48:33n'allaient pas
00:48:34particulièrement personne
00:48:35donc différence d'époque
00:48:36et aussi de génération
00:48:37c'est ce qu'on disait
00:48:38tout à l'heure
00:48:38Eliane
00:48:38et vous avez eu raison
00:48:39de nous appeler aussi
00:48:40pour le dire de cette manière
00:48:41merci beaucoup
00:48:41de nous avoir passé
00:48:42un coup de fil
00:48:42au 0826 300 300
00:48:44le sujet est donc
00:48:45clos sur l'allaitement
00:48:46on va désormais
00:48:47alors qu'il est 11h31
00:48:48sur Sud Radio
00:48:49passer à notre dernier sujet
00:48:50de conversation
00:48:50le déficit des hôpitaux publics
00:48:52et oui ça faisait longtemps
00:48:52qu'on n'avait pas parlé
00:48:53des hôpitaux
00:48:54surtout quand on réalise
00:48:55qu'ils ont 2,3 milliards
00:48:57d'euros de déficit
00:48:58mais où
00:48:58je vous demande
00:48:59où est Charlie
00:49:00vous connaissez la blague
00:49:01bon ben là c'est pareil
00:49:01où est passé le meilleur
00:49:02système de santé
00:49:03de soins au monde
00:49:04qui était censé être
00:49:05le système de soins français
00:49:07je vous pose la question
00:49:08et surtout si vous avez
00:49:09un début de réponse
00:49:10n'hésitez pas
00:49:10à nous passer un coup de fil
00:49:11au 0826 300 300
00:49:13à tout de suite
00:49:13sur Sud Radio
00:49:15Sud Radio
00:49:17Sud Radio
00:49:18les débats de l'été
00:49:1910h-13h
00:49:21Maxime Liedot
00:49:2311h33 sur Sud Radio
00:49:240826 300 300
00:49:25autour de la table
00:49:27Julia Achat
00:49:27conseillère municipale
00:49:28à la Kingersheim
00:49:29Philippe Coy
00:49:30buraliste
00:49:30et vice-président
00:49:31des entrepreneurs
00:49:31Véronique Chabourine
00:49:32analyste stratégique
00:49:33et Serge Guérin
00:49:34sociologue
00:49:34auteur de
00:49:35Quand le sexe n'a pas d'âge
00:49:36et l'amour non plus
00:49:37bravo
00:49:37ben voilà autre chose
00:49:38ben oui je sais
00:49:39c'est une fois sur deux
00:49:40c'est une fois sur deux
00:49:41il va falloir s'y habituer
00:49:42dernier sujet de conversation
00:49:43ça nous préoccupe
00:49:44surtout que là
00:49:45ils vont être davantage débordés
00:49:47avec ce qui se passe
00:49:47dans le cadre des incendies
00:49:49en Gironde
00:49:49dans le Var
00:49:50on sait que l'été
00:49:50c'est toujours en plus un pic
00:49:52on sait qu'on a des maternités
00:49:53qui ferment
00:49:54et on découvre ce matin
00:49:55le déficit des hôpités publics
00:49:57estimé à 2,3 milliards d'euros
00:50:00en 2025
00:50:00pourtant je ne comprends pas
00:50:01on a fait des plans
00:50:02on a eu des plans blancs
00:50:04on a fait des plans sauvetage
00:50:06on a fait des plans d'investissement
00:50:07on a promis
00:50:08c'était 19 milliards d'euros
00:50:10sur 10 ans
00:50:10donc 9 milliards
00:50:11destinés à financer directement
00:50:13les nouveaux investissements
00:50:14et pourtant
00:50:14toujours des hôpités publics
00:50:16en déficit
00:50:17donc on apprend que
00:50:18quand il fait froid
00:50:19il faut des couvertures de survie
00:50:20quand il fait chaud
00:50:21il faut aussi des couvertures de survie
00:50:22parce qu'il faut cacher les fenêtres
00:50:24bref
00:50:24nos hôpitaux ressemblent quand même
00:50:26de plus en plus
00:50:26à ce pays qui se tiers mondialise
00:50:28où est passé le meilleur système
00:50:29de santé
00:50:30de soins au monde
00:50:31c'est comme ça
00:50:32pendant très longtemps
00:50:33qu'on a qualifié la France
00:50:34où est passé le meilleur système
00:50:35de santé au monde
00:50:36je vous pose la question
00:50:36à vous amis auditeurs
00:50:380826 300 300
00:50:39et autour de la table
00:50:40surtout si vous avez la réponse
00:50:41où est passé
00:50:42le meilleur système
00:50:43de santé au monde
00:50:44Philippe Coye
00:50:45sinon j'avais trouvé Charlie
00:50:46je prends aussi Charlie moi
00:50:48non c'est un vrai sujet
00:50:50le milieu hospitalier
00:50:51c'est la médecine en général
00:50:52peut-être qu'il faut aborder
00:50:53parce que l'hôpital
00:50:55est en souffrance aujourd'hui
00:50:56je ne suis pas un expert du sujet
00:50:57mais la médecine de ville
00:50:59elle-même
00:50:59aujourd'hui souffre
00:51:01ce qui fait qu'il y a un report aussi
00:51:02des patients
00:51:03vers la médecine hospitalière
00:51:06un manque de moyens
00:51:07il y a eu le numerus clausus
00:51:08qui fait qu'on n'a pas eu
00:51:09assez de médecins
00:51:10on n'a pas de matériel
00:51:11je pense qu'on a un système
00:51:14qui s'est dégradé
00:51:15on a là aussi
00:51:16on le disait tout à l'heure
00:51:17pour les pompiers
00:51:18un personnel soignant
00:51:19et je le dis
00:51:20parce que je suis confronté
00:51:21dans ma famille
00:51:22à fréquenter l'hôpital
00:51:24beaucoup en ce moment
00:51:25on a des gens
00:51:26qui travaillent
00:51:27dans des conditions extrêmes
00:51:28je l'ai vu encore récemment
00:51:30avec la canicule
00:51:31je suis à Pau
00:51:32à l'hôpital de Pau
00:51:33les infirmières
00:51:34les aides-soignantes
00:51:34avec des ventilateurs
00:51:35prennent soin des patients
00:51:37il n'y a pas de moyens
00:51:39c'est vrai
00:51:39mais il y a un coeur humain
00:51:41aujourd'hui
00:51:41et c'est encore une résilience
00:51:43la solidarité
00:51:45c'est l'humain
00:51:46aujourd'hui
00:51:47qui dépasse
00:51:47les règles
00:51:48de l'état
00:51:49et du fonctionnement
00:51:50en tous les cas
00:51:51vous dire aussi
00:51:52que l'état
00:51:53et les hôpitaux
00:51:54sont dans une situation
00:51:55alarmante financièrement
00:51:57je disais ici
00:51:58à l'antenne
00:51:58il y a encore quelques jours
00:51:59au titre des entrepreneurs
00:52:00nous avons saisi
00:52:01le gouvernement
00:52:02800 millions
00:52:04de factures
00:52:05non réglées
00:52:06auprès des entreprises
00:52:07qui travaillent
00:52:08dans le domaine
00:52:09l'hospitalier
00:52:09c'est là aussi
00:52:10des promesses
00:52:12d'engagement
00:52:12de paiement
00:52:13qui n'avaient pas été
00:52:16conformément
00:52:16mis en oeuvre
00:52:17et il y a
00:52:18un vrai sujet
00:52:19demain
00:52:20sur les entreprises
00:52:20même qui travaillent
00:52:21dans le milieu hospitalier
00:52:21Véronique Chabourine
00:52:22moi je pense qu'il y a deux choses
00:52:23il y a évidemment
00:52:24d'un point de vue du vécu
00:52:26on peut pas nier
00:52:26qu'il y a un énorme problème
00:52:28dans les hôpitaux
00:52:28ne serait-ce que
00:52:29de repenser
00:52:31pendant la canicule
00:52:32et l'épisode
00:52:33où on devait mettre
00:52:35des couvertures
00:52:38de survie
00:52:39sur les fenêtres
00:52:40donc évidemment
00:52:41de ce point de vue là
00:52:41on peut pas nier le problème
00:52:42ensuite
00:52:43quand on regarde
00:52:44en termes de chiffres
00:52:45on se rend compte quand même
00:52:46qu'on investit
00:52:4711% du PIB
00:52:48dans la santé
00:52:48ce qui est globalement
00:52:51identique
00:52:51à nos voisins européens
00:52:52même un peu au-dessus
00:52:53donc en fait
00:52:54je crois qu'il y a
00:52:54un sujet
00:52:55aujourd'hui
00:52:56de soutenabilité
00:52:57du système
00:52:59et peut-être
00:53:00que c'est ça
00:53:00qu'il faut revoir
00:53:01c'est vraiment
00:53:02peut-être
00:53:02une forme
00:53:03d'effet de ciseau
00:53:04c'est-à-dire
00:53:05en gros
00:53:05on a des besoins
00:53:06qui augmentent
00:53:07vieillissement de la population
00:53:08maladies chroniques
00:53:10problèmes de recrutement
00:53:12etc
00:53:12et peut-être
00:53:13de l'autre
00:53:14un budget
00:53:14qui est quand même
00:53:15assez flat
00:53:15si on peut dire
00:53:16Serge Guerin
00:53:17alors déjà
00:53:18en effet
00:53:19dans les années 2000
00:53:20c'était le classement
00:53:21de l'OMS
00:53:22nous étions premiers
00:53:23dans les années 2000
00:53:23dans les années 2020
00:53:25nous étions 16ème
00:53:26mais c'est marrant
00:53:26on a communiqué
00:53:27beaucoup sur premier
00:53:28jamais sur la suite
00:53:29en effet
00:53:29il y a eu un déclin
00:53:30alors déclin
00:53:31il y a plein de raisons
00:53:32la première
00:53:32elle est toute bête
00:53:33c'est les 35 heures
00:53:35quand les 35 heures
00:53:36ont été mis en place
00:53:36un des éléments
00:53:37où ça posait le plus
00:53:38de problèmes
00:53:38c'est dans le monde
00:53:39de l'hôpital
00:53:39tout le monde le savait
00:53:40et tout le monde a dit
00:53:41on se débrouillera
00:53:41et je discute avec des gens
00:53:43qui avaient vraiment participé
00:53:43à ça
00:53:44ils me disaient
00:53:44ouais on avait bien compris
00:53:45que ça allait être compliqué
00:53:46mais il fallait faire 35 heures
00:53:47on paye encore cette histoire
00:53:48des 35 heures
00:53:49mais plein tube
00:53:50deuxième élément
00:53:51c'est le coût administratif
00:53:52on a à peu près 10 points de plus
00:53:53d'administration
00:53:54par rapport à l'Allemagne
00:53:55donc simplement
00:53:56on a un milliard de contrôleurs
00:53:58de gestion
00:53:58pour un médecin
00:53:59et donc à un moment donné
00:54:00il faut payer le contrôleur de gestion
00:54:01et donc on a plus de mal
00:54:02avec les médecins
00:54:04les infirmières
00:54:04les aides-soignantes
00:54:05et tout ce qu'on voudra
00:54:06donc on a vraiment un sujet là-dessus
00:54:07et aussi d'organisation
00:54:08parce que s'il y a beaucoup
00:54:10d'administratifs
00:54:10il faut justifier les administratifs
00:54:12donc plus de réunions
00:54:12plus de contrôles
00:54:13donc ça c'est vraiment
00:54:14le deuxième élément
00:54:15et troisième élément
00:54:16c'est aussi
00:54:18il y a quelqu'un
00:54:18qui avait dit
00:54:20quoi qu'il en coûte
00:54:20qui était une des bêtises
00:54:22les plus fortes
00:54:23qui a été dite
00:54:24par un président de la République
00:54:24ça n'existe pas
00:54:25le quoi qu'il en coûte
00:54:26ça coûte toujours
00:54:27et donc quand il y a eu
00:54:28le moment de la Covid
00:54:28on dit quoi qu'il en coûte
00:54:29et donc les gens
00:54:30ils ont encore pu s'intégrer
00:54:31que tout était gratuit
00:54:32alors la santé
00:54:33elle est tout sauf gratuite
00:54:34Julia Achat et Philippe Coye
00:54:36moi je me souviens
00:54:36de mes étés passés
00:54:39en Italie et en Espagne
00:54:40où on priait
00:54:40de ne pas tomber malade
00:54:41pour ne pas aller à l'hôpital
00:54:43en Italie et en Espagne
00:54:44en pensant que
00:54:45j'attendais
00:54:46le système
00:54:46oui mais c'est la vérité
00:54:47c'est ce qu'on a vécu
00:54:48mais oui par contre
00:54:49je suis prévisible
00:54:49mais non mais c'est vrai
00:54:50mais si c'est pas une question
00:54:51de prévisible
00:54:52finissez
00:54:52et puis aujourd'hui
00:54:53on se rend compte
00:54:54que finalement
00:54:55se faire soigner
00:54:56en Italie et en Espagne
00:54:57c'est plus si différenciant
00:54:58qu'en France
00:54:59donc effectivement
00:55:00il y a un sujet
00:55:01tout de même
00:55:01de soit
00:55:02eux ont monté leur niveau
00:55:04hospitalier
00:55:04soit nous
00:55:05ils l'ont baissé
00:55:06donc je vous rejoins
00:55:07je pense qu'il y a un sujet
00:55:08aussi doctrinal
00:55:08vous l'avez évoqué parfaitement
00:55:09c'est 11% du PIB
00:55:10c'est à dire qu'en termes
00:55:11de moyens
00:55:11on en a
00:55:12la question c'est
00:55:13comment on alloue
00:55:14ces moyens là
00:55:15il y a un élément
00:55:16qui est très parlant
00:55:17c'est la journée de solidarité
00:55:18qui a été mise en place
00:55:19post-2023 à la canicule
00:55:222023 à peu près
00:55:2360 milliards
00:55:24pardon
00:55:252023
00:55:252023
00:55:26à peu près
00:55:2760 milliards
00:55:28de recettes
00:55:30ce qui équivaut
00:55:31à peu près
00:55:32à 3 milliards par an
00:55:33et ce qui permettrait
00:55:34justement de combler
00:55:35ce déficit
00:55:35on ne sait pas aujourd'hui
00:55:36où est passé cet argent
00:55:37à l'époque
00:55:38on l'avait argumenté
00:55:40en disant que
00:55:40c'était de l'argent
00:55:41qui permettrait de financer
00:55:42l'installation
00:55:43de climatisation
00:55:44par exemple
00:55:45aujourd'hui on constate
00:55:45que dans l'hôpital
00:55:46c'est surtout pour la dépendance
00:55:47et pour le handicap
00:55:48il y avait plusieurs raisons
00:55:50il y avait aussi une grosse partie
00:55:52du budget allouée aux hôpitaux
00:55:54on a même créé une administration
00:55:56supplémentaire
00:55:56sauf qu'aujourd'hui
00:55:57on se rend compte
00:55:57qu'on ne sait pas trop
00:55:58comment on a utilisé ces moyens
00:55:59puisqu'on n'a pas de résultats
00:56:00comme à peu près
00:56:01la moitié des impôts
00:56:02dans ce pays
00:56:02j'adorerais avoir
00:56:04un petit tableau Excel
00:56:05si un jour c'est possible
00:56:05en m'expliquant concrètement
00:56:06où vont les impôts que je paye
00:56:08c'est l'homme politique
00:56:09qui le propose
00:56:09ça existe
00:56:10ça existe
00:56:11oui
00:56:12c'est si on le trouve
00:56:12mais c'est en grosse masse
00:56:14après il faudrait
00:56:14c'est exactement ça
00:56:15en grosse masse
00:56:17sur cet exemple là
00:56:22ce que dit Julia
00:56:22sur les dispositifs
00:56:25exceptionnels
00:56:26je le mets entre guillemets
00:56:26qui ont été créés
00:56:27qui ont récolté des fonds
00:56:28qui ne devaient pas lier
00:56:29à une situation
00:56:29dont on s'aperçoit
00:56:3020 ans après
00:56:31qu'est-ce que je dis
00:56:3223 ans après
00:56:33qu'en réalité
00:56:33ça n'a pas été tellement efficace
00:56:35alors qu'on a ramassé
00:56:36plus de 60 milliards d'euros
00:56:37c'est en effet
00:56:38ce qu'en a le Philippe Coye
00:56:39non juste ce que je peux dire
00:56:40de façon générale
00:56:42pas forcément sur l'hôpital
00:56:43et la situation
00:56:44c'est que j'ai l'impression
00:56:45en écoutant tous ces débats
00:56:47depuis ce matin
00:56:47que notre système
00:56:48est à bout de souffle
00:56:49on a une France
00:56:50qui marche mal
00:56:52il a un point de côté
00:56:52le système
00:56:53comment ?
00:56:54il a même un point de côté
00:56:55le système
00:56:55il a un point de côté
00:56:56il commence à boiter
00:56:57mais tout cela
00:56:59aujourd'hui
00:57:00c'est le résultat
00:57:01d'années de politique
00:57:02de superposition
00:57:04de textes
00:57:05de décisions politiques
00:57:06à la hâte
00:57:07sans analyse
00:57:08avec une réglementation
00:57:10pesante
00:57:11pour ne pas dire
00:57:12étouffante
00:57:12tout à l'heure
00:57:13le premier débat
00:57:14c'était avec les pompiers
00:57:15on demandait
00:57:15et le porte-parole
00:57:16des pompiers
00:57:17demande plus de légèreté
00:57:18de simplification
00:57:19pour que les hommes
00:57:20s'engagent
00:57:20le maire de Sestas
00:57:21vous le disiez
00:57:22il a besoin de simplification
00:57:24pour pouvoir prendre
00:57:25des décisions
00:57:25à l'hôpital
00:57:26Serge vous venez de le dire
00:57:27ce qui pèse le plus
00:57:29aujourd'hui dans les budgets
00:57:29ce ne sont pas
00:57:30les personnels soignants
00:57:31ce n'est pas le matériel
00:57:33c'est le personnel
00:57:34administratif
00:57:35donc aujourd'hui
00:57:36ça pose un vrai sujet
00:57:37sur la réglementation
00:57:38les normes
00:57:39l'application
00:57:40on ne va pas au fond
00:57:41parce qu'on a trop
00:57:42de contraintes en amont
00:57:43c'est vrai pour les agriculteurs
00:57:45c'est vrai pour les commerçants
00:57:46que je représente
00:57:47c'est vrai pour l'ensemble
00:57:48du système
00:57:49il est urgent
00:57:50aujourd'hui
00:57:50de repenser
00:57:51que la norme
00:57:52et la pression administrative
00:57:53doivent être allégées
00:57:54pour libérer les énergies
00:57:56mais ça pose aussi
00:57:56une question
00:57:57c'est oui
00:57:58la simplification administrative
00:57:59c'est un enjeu
00:58:01mais il y a aussi
00:58:01la culture du compromis
00:58:02quand on voit encore
00:58:03qu'à l'Assemblée
00:58:04on a du mal
00:58:05à se mettre d'accord
00:58:06sur voter des budgets
00:58:07etc
00:58:07je pense qu'il faut
00:58:08qu'on apprenne
00:58:09la culture du compromis
00:58:10assez rapidement
00:58:10si on veut être plus efficace
00:58:12et c'est pas gagné
00:58:13mais c'est un vrai sujet
00:58:14je voudrais faire un lien
00:58:16avec notre premier débat
00:58:18la solidarité
00:58:19faites ce que vous voulez
00:58:19les pompiers
00:58:20tout ça
00:58:21le système de santé
00:58:22aujourd'hui tient
00:58:23uniquement
00:58:24parce qu'il y a 11 millions
00:58:25d'aidants
00:58:25qui sont des gens
00:58:26bénévolement
00:58:2720 heures par semaine
00:58:28c'est comme les pompiers
00:58:3080% des études
00:58:31sont des pompiers volontaires
00:58:32c'est que le système tient
00:58:33alors on avait fait un calcul
00:58:35avec un groupe d'aidants
00:58:36ça représente 164 milliards d'euros
00:58:39si on payait les aidants
00:58:40en question
00:58:40donc on ne veut pas
00:58:41mais c'est juste pour montrer
00:58:42que en fin de compte
00:58:43le système qui brinque balle
00:58:45il tient
00:58:45parce qu'il y a encore des gens
00:58:46pas tous
00:58:46il y a encore des gens
00:58:47qui se bougent
00:58:48le bénévolat
00:58:48la solidarité
00:58:49et là
00:58:49l'aidant c'est plus que du bénévolat
00:58:51parce que c'est aussi
00:58:52parfois 20 heures par jour
00:58:53à accompagner un parent
00:58:54qui a Alzheimer
00:58:55ou un enfant
00:58:56qui a un handicap
00:58:56et ainsi de suite
00:58:570826 300 300
00:58:58quand on voit le déficit
00:58:59des hôpitaux publics
00:59:00le chiffre est tombé
00:59:012,3 milliards d'euros
00:59:02où est passé le meilleur système
00:59:04de santé au monde
00:59:04on vous pose la question
00:59:05qui est avec nous Gérald
00:59:06bonjour
00:59:08bonjour à toutes et tous
00:59:09bonjour Maxime
00:59:10merci beaucoup
00:59:11d'être avec nous ce matin Gérald
00:59:12qu'est-ce qu'on en pense
00:59:12il est passé où là
00:59:13on le cherche
00:59:14le meilleur système de santé
00:59:15de soins au monde
00:59:15il est où ?
00:59:16vous avez raison
00:59:17mais je vais vous donner
00:59:17un exemple très concret
00:59:19moi j'ai commencé
00:59:21dans les années 80
00:59:21à travailler
00:59:22en hôpital psychiatrique
00:59:24et après j'ai bossé
00:59:25dans un hôpital général
00:59:26pour ne pas le citer
00:59:27Auxerre
00:59:27à une époque
00:59:28on vous donnait
00:59:29ce qu'on appelait
00:59:29une enveloppe globale
00:59:30pour gérer l'établissement
00:59:32donc c'était des enveloppes
00:59:33par rapport au personnel
00:59:35par rapport au matériel
00:59:36par rapport à l'entretien
00:59:38par rapport à plein de choses
00:59:39l'état tout doucement
00:59:41a supprimé cette enveloppe
00:59:43et on est passé
00:59:43à la tarification d'activité
00:59:45je ne sais pas si vous connaissez ça
00:59:46c'est à dire que
00:59:47la tarification d'activité
00:59:48l'hôpital est devenu
00:59:50non plus un hôpital public
00:59:51mais une entreprise
00:59:52où il fallait gagner
00:59:53beaucoup d'argent
00:59:54pour pouvoir effectivement
00:59:56permettre de fonctionner
00:59:58maintenant
00:59:59j'entendais tout à l'heure
01:00:00il n'y a pas que les administratifs
01:00:01si on parle des administratifs
01:00:03quand on voit ce qui se passe
01:00:03au gouvernement
01:00:04et tous les administratifs
01:00:05qu'ils ont
01:00:06je crois qu'il y a du ménage
01:00:06à faire
01:00:07ça c'est le point
01:00:08d'autre part
01:00:09cette tarification d'activité
01:00:10a fait mourir
01:00:11les établissements
01:00:12puisque vous aviez
01:00:13des hôpitaux
01:00:14qui étaient dotés
01:00:15à une époque
01:00:15d'une très grosse enveloppe
01:00:17qui est vrai
01:00:17alors après
01:00:18les directions
01:00:20faisaient ce qu'elles voulaient
01:00:20avec
01:00:21donc elles répartissaient
01:00:22elles compartimentaient
01:00:24on va dire
01:00:25cet argent
01:00:26mais il n'y en a plus
01:00:27donc maintenant
01:00:28les hôpitaux
01:00:28sont exsangues
01:00:29il y a moins de personnel
01:00:30parce qu'on n'embauche plus
01:00:32il y a moins de personnel
01:00:33mais il y a plus d'administratifs
01:00:34il y a plus de patrons
01:00:35il y a moins de personnel
01:00:36et en plus
01:00:36quand vous parlez
01:00:37des sommes d'argent
01:00:38ceux qui viennent travailler
01:00:39pour les hôpitaux
01:00:39sont en réalité
01:00:40ceux qui galèrent
01:00:41parce que l'hôpital
01:00:41et l'état français
01:00:42d'ailleurs en général
01:00:43est un très mauvais payeur
01:00:44merci beaucoup
01:00:44de votre coup de fil
01:00:45Gérald Ovis
01:00:450 826 300 300
01:00:47vous restez un peu avec nous
01:00:48en fil rouge de la discussion
01:00:49il y a également
01:00:50Marie-Alice
01:00:50qui est infirmière libérale
01:00:51je crois qu'il y a
01:00:52deux trois trucs à dire
01:00:53je crois que vous évoquiez
01:00:54mon cher Philippe
01:00:55un système en bout de souffle
01:00:56je crois qu'on est monté
01:00:57en cran
01:00:59en termes de description
01:00:59de la part de Marie-Alice
01:01:00on la retrouve juste après
01:01:01une très courte page
01:01:02de publicité
01:01:03à tout de suite
01:01:04sur Sud Radio
01:01:06Sud Radio
01:01:0610h13
01:01:07Maxime Liedot
01:01:10vous êtes bien sur Sud Radio
01:01:1111h47
01:01:12fin du dernier débat
01:01:13on s'interroge
01:01:14et on s'intéresse
01:01:15à la situation
01:01:16des hôpitaux
01:01:16avec un petit déficit
01:01:17tout le monde a ça
01:01:18sur son compte en manque
01:01:192,3 milliards d'euros
01:01:20de déficit
01:01:21de la part des hôpitaux publics
01:01:24il faut que cette émission
01:01:24se termine
01:01:25où est passé
01:01:26le meilleur système
01:01:26de santé au monde
01:01:28on se pose la question
01:01:29parce que je ne comprends pas
01:01:29pendant le Covid
01:01:30c'était déjà
01:01:31en train de s'effondrer
01:01:32on nous disait
01:01:32ah non mais c'est formidable
01:01:34on ne paye rien
01:01:34système de santé extraordinaire
01:01:36les médecins
01:01:37on a promis des budgets
01:01:38on a promis des plans blancs
01:01:39bon ils se caillent
01:01:40quand c'est l'hiver
01:01:41ils crèvent de chaud
01:01:41quand c'est la canicule
01:01:42globalement
01:01:43où est passé
01:01:44notre meilleur système
01:01:44de santé au monde
01:01:45je vous pose la question
01:01:46au 0826
01:01:47300 300
01:01:48bonjour Marie-Alice
01:01:50oui bonjour
01:01:51alors moi je suis
01:01:52infirmière libérale
01:01:53j'ai déjà travaillé
01:01:55en structure
01:01:55pendant plus de 10 ans
01:01:57oui
01:01:57et effectivement
01:01:59ce qui me surprend
01:02:00aujourd'hui
01:02:01c'est qu'on a des systèmes
01:02:02de communication
01:02:05tellement perfectionnés
01:02:06qu'on n'arrive même
01:02:06plus à communiquer
01:02:08la liaison
01:02:09ville-hôpital
01:02:10et hôpital-ville
01:02:11ne se fait pas
01:02:13on a sans arrêt
01:02:14souvent les gens
01:02:16nous disent
01:02:16bah en fait
01:02:17vous appelez
01:02:17pour prendre un rendez-vous
01:02:18bah non
01:02:19il faut se déplacer
01:02:20pour avoir le rendez-vous
01:02:22ça
01:02:22deuxièmement
01:02:23moi je parle aussi
01:02:24de la vocation
01:02:26parce qu'on
01:02:28on a tout fait
01:02:29pour en fait
01:02:31détourner
01:02:32les vocations
01:02:34d'un jeune
01:02:35à l'heure actuelle
01:02:36moi je connais
01:02:36une jeune fille
01:02:37ça fait deux ans
01:02:38qu'elle postule
01:02:39à part sup
01:02:41elle travaille
01:02:42en maison de retraite
01:02:43elle a 20 ans
01:02:47pour vous dire
01:02:48quand même
01:02:48qu'il faut aimer
01:02:50la personne
01:02:51voilà
01:02:52et parcours sup
01:02:54la mise
01:02:55sur liste d'attente
01:02:56elle n'est pas prise
01:02:57en école d'infirmière
01:02:58et pour ça
01:02:59je trouve ça
01:03:00scandaleux
01:03:01on a plus de remplaçants
01:03:03à domicile
01:03:04c'est compliqué
01:03:05en fait
01:03:06aujourd'hui
01:03:06tout est un parcours
01:03:08du combattant
01:03:09tout
01:03:10c'est très très juste
01:03:11Marie-Alice
01:03:11que vous dites
01:03:12que ce soit
01:03:12pour des initiatives
01:03:14que ce soit
01:03:15parfois pour se battre
01:03:16on parlait hier
01:03:16ici de l'entrepreneuriat
01:03:18aujourd'hui
01:03:18pour être entrepreneur
01:03:19je me tourne
01:03:20et j'adresse
01:03:21un regard amusé
01:03:22vers Philippe Coy
01:03:23qui en plus d'être
01:03:24buraliste
01:03:25est aussi vice-président
01:03:26du mouvement
01:03:27des entrepreneurs
01:03:27c'est vrai
01:03:27c'est-à-dire que
01:03:28tout est une machine
01:03:29à démoraliser en France
01:03:30même sur des secteurs
01:03:31très importants
01:03:32comme le soin
01:03:33une jeune de 20 ans
01:03:34pour qu'elle travaille
01:03:34en maison de retraite
01:03:35je veux dire
01:03:36il faut autre chose
01:03:37que de la passion
01:03:37c'est de l'ordre
01:03:38véritablement de la vocation
01:03:39ça vous a interpellé
01:03:40Serge Ririn
01:03:40sur cette idée
01:03:42comme ça
01:03:42de machine à démoraliser
01:03:43un peu
01:03:43plusieurs choses
01:03:44d'abord
01:03:45l'école d'infirmières
01:03:46les IFSI
01:03:47maintenant c'est par
01:03:48parcours sup
01:03:48c'est la première demande
01:03:49des étudiants
01:03:50des lycéens
01:03:52comme débouchés
01:03:54résultat
01:03:55avant il y avait
01:03:56un concours
01:03:57on devait même payer
01:03:58pour passer le concours
01:03:58donc il y avait
01:03:59une certaine sélection
01:03:59là il n'y a plus tout ça
01:04:00ce qui fait que la première année
01:04:01il y a 30% des étudiants
01:04:03qui abandonnent
01:04:03donc on est aussi
01:04:04et donc tout ça
01:04:05est hyper coûteux
01:04:06c'est coûteux humainement
01:04:07pour les gens qui disent
01:04:07finalement c'est pas ça
01:04:08je voulais
01:04:08parce que souvent
01:04:09ils ont vu grise anatomie
01:04:10ils pensent après
01:04:10que ça va être pareil à l'école
01:04:12et du coup
01:04:13c'est aussi générationnel
01:04:14sans doute
01:04:14et donc tout ça
01:04:17tout ça crée
01:04:19mais c'est dramatique
01:04:21c'est-à-dire que
01:04:21tous ces gens
01:04:22ces filles en particulier
01:04:23parce que c'est très majoritairement
01:04:24des filles
01:04:24qui pour une partie
01:04:26sont complètement
01:04:26partent complètement
01:04:27donc on a vraiment ça
01:04:28en plus on a voulu faire
01:04:29une formation
01:04:30on va recommencer
01:04:31le plan de formation
01:04:31il est nouveau encore
01:04:32il est hyper compliqué
01:04:33il ne correspond pas du tout
01:04:34nécessairement aux besoins
01:04:35en plus des gens sur le terrain
01:04:37Véronique Sabourine
01:04:38oui il faut recruter davantage
01:04:39il faut aussi revaloriser
01:04:41les salaires
01:04:41je crois que c'est un métier
01:04:42qui est quand même
01:04:43assez difficile
01:04:43et en termes de salaire
01:04:46si je ne me trompe pas
01:04:47ce n'est pas forcément
01:04:48équivalent
01:04:49à la pénibilité
01:04:50on va dire
01:04:51du métier
01:04:51et à la difficulté
01:04:52et aux horaires aussi
01:04:53qui sont assez
01:04:54qui demandent en fait
01:04:55d'avoir une grande amplitude
01:04:57donc je crois
01:04:58qu'il y a tout ça
01:04:58il y a aussi
01:04:59peut-être un plan
01:05:01en fait
01:05:03via l'éducation
01:05:04à revoir
01:05:04pour valoriser
01:05:05ces filières aussi
01:05:06j'ai l'impression
01:05:07qu'on a aussi
01:05:07ce même type de débat
01:05:08sur les parcours courts
01:05:09quand on parle
01:05:10des métiers manuels
01:05:11etc
01:05:11c'est le deuxième secteur
01:05:12sur lequel les jeunes
01:05:13veulent aller
01:05:13le premier c'est le luxe
01:05:15le deuxième c'est la santé
01:05:16en France
01:05:16est-ce que je trouvais normal
01:05:18Serge aujourd'hui
01:05:18que je vois dans mon environnement
01:05:21des jeunes
01:05:22qui veulent faire
01:05:22des parcours en santé
01:05:23infirmiers, kinés
01:05:24quittent la France
01:05:25et je le dis
01:05:26en étant un pot
01:05:27vont en Espagne
01:05:29parce que l'accès
01:05:30aux formations
01:05:30est beaucoup plus ouvert
01:05:33certes ils galèrent après
01:05:34pour recalibrer
01:05:35leur diplôme espagnol
01:05:36sur le marché français
01:05:39mais est-ce que vous trouvez
01:05:40ça normal aujourd'hui
01:05:40je vois moi
01:05:41en frontière espagnole
01:05:42que nos jeunes
01:05:43qui ont envie
01:05:44d'aller dans cet univers là
01:05:45sont obligés
01:05:45de quitter notre pays
01:05:46parce qu'il y a des clauses
01:05:47il y a des contraintes
01:05:49il y a des contingents
01:05:49et ils vont en Espagne
01:05:50ailleurs en Europe
01:05:51pour arriver à avoir
01:05:52leur diplôme
01:05:53en fait là aussi
01:05:54il y a quelque chose
01:05:54qui ne fonctionne pas
01:05:55comme disent nos amis
01:05:56agriculteurs
01:05:57on marche sur la tête
01:05:58on a ça beaucoup
01:05:59en Belgique par exemple
01:06:00ou même le gouvernement
01:06:01a mis un système
01:06:02pour qu'il y en ait moins
01:06:02parce qu'ils disent
01:06:03tous ces gens là
01:06:03viennent se former
01:06:04et ensuite ils repartent
01:06:05et donc évidemment
01:06:05c'est aussi un coup
01:06:06pour l'Etat
01:06:07donc on a aussi
01:06:07tous ces aimants là
01:06:08qui jouent
01:06:08mais il y a un aimant
01:06:10dont on a beaucoup parlé
01:06:11c'est la notion de vocation
01:06:12c'est un terme
01:06:12qu'ils n'utilisent plus
01:06:13du tout les jeunes
01:06:13ils n'ont pas du tout envie
01:06:14ils disent
01:06:14c'est un engagement
01:06:15mais donc il y a aussi
01:06:16qu'est-ce que c'est aujourd'hui
01:06:18d'être dans le soin
01:06:18et on manque par exemple
01:06:20100 000 personnes
01:06:20sur les auxiliaires de vie
01:06:21par exemple
01:06:22on manque de plein de gens
01:06:23parce que bon
01:06:23il y a un rapport au travail
01:06:24qui est compliqué
01:06:25aujourd'hui en France
01:06:25mais par rapport
01:06:26à ces métiers de santé
01:06:27qui sont plus compliqués
01:06:28qui sont plus difficiles
01:06:29il y a aussi cet aimant là
01:06:30et ce qui marche le mieux
01:06:30c'est quand quelqu'un
01:06:32connaît dans sa famille
01:06:33quelqu'un a un proche
01:06:34ou les enseignants
01:06:35ont fait le travail
01:06:35pour montrer comment ça se passait
01:06:37c'est ce qui marche le mieux
01:06:390826 300 300
01:06:40on poursuit la conversation
01:06:41avec vous
01:06:41auditeurs de Sud Radio
01:06:43et notamment vous
01:06:43Christiane
01:06:44bonjour
01:06:45oui bonjour
01:06:46vous êtes le rayon de soleil
01:06:48de la conversation
01:06:48Christiane
01:06:49parce que vous allez essayer
01:06:50de nous redonner
01:06:51de nous redonner
01:06:52un peu de positif
01:06:53dans la conversation
01:06:54voilà absolument
01:06:55et là je parle
01:06:56d'un point de vue
01:06:57de patient
01:06:58c'est à dire
01:06:58j'ai eu trois expériences
01:07:00récentes
01:07:00qui montrent
01:07:01qu'il y a aussi
01:07:02des choses qui fonctionnent
01:07:03et qui fonctionnent très bien
01:07:05première expérience
01:07:05l'année dernière
01:07:06mon mari a eu
01:07:07de gros problèmes
01:07:08pulmonaires
01:07:08il a été pris
01:07:09à l'hôpital de Valence
01:07:10rapidement
01:07:11par les urgences
01:07:12il a été remarquablement
01:07:14soigné
01:07:14pendant 18 jours
01:07:15avec un personnel
01:07:17de tous les niveaux
01:07:18absolument parfait
01:07:20cette année
01:07:21le 6 juin
01:07:22j'ai un frère
01:07:23qui a pris
01:07:24des malèves
01:07:25dans la région
01:07:26de Montélimar
01:07:27il est allé
01:07:28aux urgences
01:07:28à Montélimar
01:07:29il a été pris
01:07:30immédiatement
01:07:31bon c'est vrai
01:07:32que ça s'est mal terminé
01:07:33puisque c'était
01:07:33un cancer
01:07:34du pancréas
01:07:35fulgurant
01:07:36il a été envoyé
01:07:37à Marseille
01:07:37pour qu'on essaye
01:07:38de le tirer d'affaire
01:07:39et de A jusqu'à Z
01:07:40tout le personnel
01:07:42a été absolument parfait
01:07:44donc
01:07:44et alors
01:07:45les hôpitaux
01:07:46à chaque fois
01:07:46que ce soit
01:07:47Valence
01:07:47Montélimar
01:07:48Marseille
01:07:49des hôpitaux
01:07:50clean
01:07:50climatisés
01:07:52avec un personnel
01:07:53c'est vrai
01:07:53qui travaillait beaucoup
01:07:54et j'ai beaucoup
01:07:55beaucoup
01:07:55à leur donner
01:07:56de mes remerciements
01:07:58je suis encore émue
01:07:59et une dernière expérience
01:08:01mon mari était en vacances
01:08:03chez une de nos filles
01:08:04ces jours-ci
01:08:05avant-hier
01:08:06il est tombé
01:08:07dans la région
01:08:08de Salon de Provence
01:08:09les pompiers
01:08:10sont venus l'aider
01:08:10il a été pris aux urgences
01:08:12à Salon de Provence
01:08:14immédiatement
01:08:14et il en est sorti
01:08:15une heure un quart
01:08:16après tout ce qu'il fallait
01:08:17pour qu'il puisse
01:08:18continuer de se soigner
01:08:19donc vous vantez
01:08:20on va dire
01:08:20la performance
01:08:21et l'efficacité
01:08:22quand notamment
01:08:23c'est grave
01:08:24en effet
01:08:24du système
01:08:25de soins français
01:08:26Christiane
01:08:27absolument
01:08:27et le dévouement
01:08:28du personnel
01:08:29et aussi
01:08:30le bon état
01:08:31des hôpitaux
01:08:32dans lesquels
01:08:32on est passé
01:08:33moi finalement
01:08:33au bilan
01:08:34ça fait quand même
01:08:354 hôpitaux
01:08:35pour lesquels
01:08:36il y avait
01:08:37donc c'est bien
01:08:37que c'est dans le sud
01:08:38il y avait la climatisation
01:08:39tout était nickel
01:08:41le personnel
01:08:42que ce soit
01:08:43le personnel d'entretien
01:08:44jusqu'au médecin
01:08:44vraiment
01:08:45je n'ai que
01:08:47des choses
01:08:47positives
01:08:47vous avez raison
01:08:49d'avoir appelé
01:08:49Sud Radio
01:08:50ma chère Christiane
01:08:51pour avoir
01:08:51ce témoignage
01:08:52positif
01:08:52et heureux
01:08:53on pourrait quand même
01:08:54éventuellement nuancer
01:08:55en disant que
01:08:56c'est vrai que
01:08:56quand c'est grave
01:08:57les hôpitaux français
01:08:58sont quand même
01:08:58très souvent au niveau
01:08:59on est tout à l'heure
01:09:00dans sa jeunesse
01:09:01qui doit pas être
01:09:02il y a très longtemps
01:09:02quand on était en Italie
01:09:04ou en Espagne
01:09:04on préférait revenir
01:09:06en France
01:09:06on le voit
01:09:07il y a peut-être
01:09:08beaucoup à dire
01:09:09sur notre système hospitalier
01:09:10mais c'est surtout
01:09:11il y a aussi
01:09:11beaucoup à saluer
01:09:12pour l'engagement
01:09:13des personnels de santé
01:09:15la qualité quand même
01:09:16des établissements
01:09:17il y a des améliorations
01:09:18certainement
01:09:19mais si on sait aussi
01:09:20élever les bas
01:09:21et regarder un peu ailleurs
01:09:24vous payez rien
01:09:25quand vous allez
01:09:25à l'hôpital
01:09:25je vous signale
01:09:26c'est un des rares pays
01:09:27non mais c'est pas
01:09:28les impôts
01:09:28non mais les gens pensent
01:09:29justement
01:09:30c'est le problème
01:09:31c'est que les gens pensent
01:09:32que c'est gratuit
01:09:32à mon avis
01:09:32un vrai sujet
01:09:34mais on pourra y revenir
01:09:35si vous m'invitez à nouveau
01:09:37c'est que
01:09:37ces systèmes de santé
01:09:39qui sont magnifiques
01:09:40en France
01:09:41vous n'avez pas l'impression
01:09:42que ça vous coûte de l'argent
01:09:43et que ça vaut de l'argent
01:09:45et je crois que
01:09:46je le dis souvent
01:09:47morceau avalé
01:09:48n'a pas de saveur
01:09:49mais si je vais aux urgences
01:09:51et que
01:09:52je suis soigné
01:09:53comme l'auditrice
01:09:54vient de le dire
01:09:55que tu repars
01:09:56les pompiers
01:09:57t'ont évacué en VSAB
01:09:58t'as été soigné
01:09:58par des urgentistes
01:09:59tu repars
01:10:00t'as pas déboussé un euro
01:10:01je trouve que là
01:10:02il y a un défaut d'éducation
01:10:03et de sensibilisation
01:10:04aussi au coût
01:10:06c'est pour ça que
01:10:08le corps nu
01:10:09a mis en place
01:10:10l'idée
01:10:11qu'il va falloir
01:10:12démontrer aux français
01:10:13à combien il coûte
01:10:14par rapport au service
01:10:15qui a été
01:10:17mais qui avance pas beaucoup
01:10:18non ça n'avance pas beaucoup
01:10:19comme beaucoup de choses
01:10:20mais en tout cas
01:10:20la volonté est là
01:10:21moi ce que j'aimerais
01:10:22juste rappeler
01:10:22peut-être pour une note
01:10:24un peu moins positive
01:10:25par rapport au témoignage
01:10:25qu'on a eu
01:10:26c'est qu'il y a une inégalité
01:10:27de territorial
01:10:28sur la question de la santé
01:10:30moi je sais que
01:10:31sur mon territoire
01:10:33ma grand-mère
01:10:34qui a été hospitalisée
01:10:34n'avait pas de clim
01:10:35enfin c'était
01:10:36non mais là on peut dire
01:10:37on peut dire que
01:10:38Christiane factuellement
01:10:38a quand même eu de la chance
01:10:39parce que passé par différents
01:10:40hôpitaux
01:10:41après une fois plus
01:10:41quand c'est grave en France
01:10:42je pense qu'on connaît tous
01:10:44malheureusement dans notre entourage
01:10:45des gens qui ont traversé
01:10:46des périodes difficiles
01:10:47des maladies difficiles
01:10:48la prise en charge
01:10:49même s'il y a parfois
01:10:50un dialogue compliqué
01:10:51avec certains professeurs
01:10:52la prise en charge
01:10:53est exemplaire
01:10:53c'est presque sur la médecine
01:10:55que j'appellerais du quotidien
01:10:56c'est la maternité
01:10:57qui est fermée
01:10:57durant tout le mois
01:10:58de l'été à droite
01:10:58c'est le service d'urgence
01:11:00dans lequel on n'a plus le droit
01:11:01d'aller à gauche
01:11:02c'est pour ça que je laisse
01:11:06toujours un peu les yeux
01:11:06quand on parle des hôpitaux
01:11:08italiens ou espagnols
01:11:10non pas que j'aime pas
01:11:10l'Espagne ou l'Italie
01:11:11mais enfin
01:11:12les Italiens et les Espagnols
01:11:13ne payent pas
01:11:14ce qu'on paye
01:11:14pour assurer la santé
01:11:15c'est-à-dire que nous
01:11:16quand on voit ce qu'on paye
01:11:17pour la santé
01:11:18on paye de façon générale
01:11:21on a soulevé
01:11:22notre dîme à l'Etat
01:11:26c'est pas que
01:11:27pour le système de santé
01:11:28c'est l'armée
01:11:29c'est un débat
01:11:29voilà donc
01:11:30il faudrait faire les 3 heures
01:11:32d'émission là-dessus
01:11:33je pense que 365 jours
01:11:35seraient utiles
01:11:35notamment jusqu'au mois
01:11:36de mai prochain
01:11:37une émission spéciale
01:11:38combien ça nous coûte ?
01:11:39ça c'est sûr
01:11:42oui non je crois vraiment
01:11:43et je crois qu'il y a
01:11:44de grosses inégalités
01:11:45comme Julia le disait
01:11:47territoriales
01:11:48il y a vraiment des
01:11:48moi j'ai des gens
01:11:49je connais des gens
01:11:50qui habitent en province
01:11:51et donc c'est très compliqué
01:11:52pour avoir un accès aux soins
01:11:54et trouver un médecin
01:11:55ou aller à l'hôpital
01:11:56donc oui on peut pas parler
01:11:57d'uniformité
01:11:59ça c'est certain
01:12:00on a eu un échange vif
01:12:01l'autre jour
01:12:01avec une auditrice
01:12:02où on s'interrogeait
01:12:03sur un cabinet à Paris
01:12:05qui voulait mettre
01:12:06un pass à 30 euros
01:12:06pour être soigné plus vite
01:12:07et de façon beaucoup plus complète
01:12:08et donc on l'a dit
01:12:10un peu comme à Disney
01:12:11exactement
01:12:11le dernier coup de fil
01:12:12mais le côté
01:12:14le grand 8 en moins
01:12:15c'est ça qui a réjoui ça
01:12:16dans ce cas là
01:12:16il faut aller à l'hôpital américain
01:12:17à un hôpital privé
01:12:18on est traité
01:12:19on a eu un échange
01:12:21plus que vif
01:12:21avec une auditrice
01:12:22parce que j'avais dit
01:12:22que Paris était
01:12:23un désert médical
01:12:24et c'est vrai que
01:12:24quand on regarde le chiffre
01:12:25Paris est en effet
01:12:26un désert médical
01:12:27tous les spécialistes le disent
01:12:29et donc quelqu'un a appelé
01:12:30en disant justement
01:12:31mais moi je n'habite pas à Paris
01:12:32vous êtes très très bien servi à Paris
01:12:33c'est honteux ce que vous dites
01:12:34etc
01:12:34mais sur en effet
01:12:35l'inégalité territoriale
01:12:37et sur l'accès à la médecine
01:12:38dans certains territoires
01:12:39c'est en effet
01:12:39la France devient un désert médical
01:12:41aujourd'hui
01:12:41en fait la France devient
01:12:43un désert médical
01:12:43il n'y a pratiquement plus
01:12:45aucun endroit
01:12:45où vraiment
01:12:46il n'y a pas de problème
01:12:47il n'y a pas d'attente
01:12:47et ainsi de suite
01:12:48en tout cas
01:12:49c'était une bonne émission
01:12:50merci à tous d'y avoir participé
01:12:52je trouve qu'on a donné
01:12:53on est plein de perspectives réjouissantes
01:12:54on n'a pas de Canadair
01:12:55on n'a pas de système de soins
01:12:56et il n'est pas dans ce programme
01:12:57et en plus on n'a plus de soignons
01:13:00c'est tout un programme
01:13:00pour mai 2025
01:13:02on a plus de ça
01:13:03amie au candidat
01:13:05celui qui va tout changer
01:13:07merci à tous
01:13:07Julia Achat
01:13:08conseillère municipale
01:13:09à Kingersheim
01:13:10Philippe Coy
01:13:10buraliste
01:13:11et vice-président
01:13:11du mouvement des entrepreneurs
01:13:12Véronique Chabourine
01:13:13analyse stratégique
01:13:14Serge Guérin
01:13:15sociologue de
01:13:15et auteur de ce petit livre
01:13:17absolument formidable
01:13:18quand le sexe n'a pas d'âge
01:13:19et l'amour non plus
01:13:20c'est deux éditions
01:13:21Michelon
01:13:22merci beaucoup à tous
01:13:22d'avoir participé
01:13:23à la discussion
01:13:24au plaisir de vous recroiser
01:13:25d'ici la fin de la semaine
01:13:26et pour ceux qui ont
01:13:27le luxe
01:13:28de partir en vacances
01:13:30reposez-vous bien
01:13:31en espérant
01:13:31vous reviendrez au micro
01:13:32de Sud Radio
01:13:33en forme
01:13:33dans quelques semaines
01:13:3411h59
01:13:35dans un instant
01:13:35vous en avez l'habitude
01:13:36midi, midi 30
01:13:37vos témoignages
01:13:38pompiers, maires, habitants
01:13:39vacanciers
01:13:40vous êtes au coeur des incendies
01:13:41vous y êtes confrontés
01:13:42restaurateurs
01:13:42vous participez à tout ça
01:13:44c'est votre antenne
01:13:45midi, midi 30
01:13:460826 300 300
01:13:47à tout de suite sur Sud Radio
01:13:49Sud Radio
01:13:50Sous-titrage Société Radio
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