- il y a 6 semaines
Mettez vous d'accord avec Ariane Ahmadi, Andrea Kotarac, Frédéric Fougerat, Jérôme Dubus.
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00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Et nous continuons nos débats et nos commentaires de l'actualité avec Jérôme Dubu, vice-président de France-Israël,
00:00:12Frédéric Fougera, président de Tenkan Paris, vous êtes spécialiste en communication politique et vous avez publié
00:00:18C'est de la com, 60 idées reçues aux éditions Bréal, Studi Rama.
00:00:22Bonjour Valérie.
00:00:23André Akotarak, porte-parole du Rassemblement National et Ariane Amadi, présidente de Kerman Consulting.
00:00:28Vous êtes également conseillère en communication, en communication politique.
00:00:33Alors on va parler rupture conventionnelle, je ne sais pas si ça vous est arrivé aux uns et aux autres.
00:00:39Oui ?
00:00:40Non ?
00:00:41Non ?
00:00:41Non ?
00:00:42Non ?
00:00:42Ça s'est bien passé ?
00:00:44Ça s'est plutôt bien passé, c'est un moment assez particulier, on n'a pas l'impression qu'on
00:00:50est dans une situation d'égal à égal,
00:00:51je ne sais pas s'il faut en parler tout de suite.
00:00:53Non, non, on va en parler, c'est pour savoir si vous avez vu ça.
00:00:55C'est forcé, donc ce n'est pas tellement quelque chose comme un accord comme ça de vrai ?
00:01:01Absolument, mais il y a eu visiblement des abus, pardon, donc on va en parler, 0826 300 300.
00:01:08Il devrait y avoir un durcissement de ces ruptures conventionnelles.
00:01:13On vous attend et témoignez pour nous dire comment ça s'est passé pour vous.
00:01:17On va parler de ces groupes violents, les dissoudres, oui, ils se reconstituent.
00:01:22Alors on peut encore une fois réagir pour reconstitution de lits dissoutes, néanmoins, est-ce qu'on semble un peu
00:01:28impuissants face à ces groupes-là ?
00:01:30Et puis les maires écolo sortant à la peine, c'est vous Ariane qui vouliez évoquer ce sujet.
00:01:35L'écologie, on l'a vu dans les différents sondages, en particulier celui de l'IFOPS fiduciale pour Sud Radio
00:01:41à Bordeaux où le maire écologiste est à la peine.
00:01:46On en parle donc avec vous et puis Gilles Gansman est resté dans le studio comme tous les jours pour
00:01:51évoquer les autres sujets de l'actualité.
00:01:55Tiens, je vais vous poser une petite question à tous nos amis autour de la table.
00:01:58Qui est nommé au César ce soir ?
00:02:01Bonne question.
00:02:04Isabelle Huppert, pour la femme la plus riche du monde.
00:02:07Mais pour le film et autres ?
00:02:09Ah non mais si, quand on a une bonne réponse, on cherche à le piéger.
00:02:13Non mais je suis d'accord.
00:02:14Il y a Hélène Vincent, non ?
00:02:16Hélène Vincent.
00:02:17Vous regarderez.
00:02:18Ce soir, c'est donc...
00:02:19Est-ce que vous allez regarder ?
00:02:20Les Césars, est-ce que vous regardez ?
00:02:23On peut jeter un oeil, oui.
00:02:24Oui, c'est un minute.
00:02:25Oui, jeter un oeil, oui.
00:02:26C'est un scandale.
00:02:28Andrea, pas du tout.
00:02:29J'ai regardé la Ligue des Champions hier.
00:02:30Ah, la Ligue des Champions, qui a gagné alors ?
00:02:32Paris.
00:02:33Paris, voilà.
00:02:34Ce soir, c'est donc la grande cérémonie des Césars.
00:02:37Gageons qu'elle sera encore une tribune politique, puisque chaque année, il y a des discours politiques.
00:02:43Et c'est fini, la soirée qui était avant, paillettes et champagne.
00:02:47Alors sans doute sera abordé un thème important, puisqu'il y a eu une tribune sur l'IA.
00:02:52Je ne sais pas si vous avez vu cette image de combat filmé entre Tom Cruise et Brad Pitt, plus
00:02:59vrai que nature, alors qu'ils n'ont jamais tourné ensemble.
00:03:02Mais ça a été fait par l'IA.
00:03:04Résultat, il y a eu donc une tribune avec Franck Dubosch, Mathieu Gérard-Junior et Karine Viard qui se sont
00:03:11exprimées.
00:03:12Et Karine Viard était invitée dans le 20h de France 2.
00:03:15Et ça commence à l'inquiéter.
00:03:17Et d'ailleurs, France 2 s'est amusée à la faire tourner dans Titanic grâce à l'IA.
00:03:23J'ai toujours le doute, moi, de me dire, mais est-ce que l'IA sera capable de rendre l
00:03:27'émotion ?
00:03:28Parce que l'émotion, c'est très impalpable, en fait.
00:03:30Tu peux mimer l'émotion, mais cette chose qui passe entre un spectateur et un acteur qui joue quelque chose,
00:03:35qui ressent vraiment quelque chose,
00:03:37est-ce que l'IA y arrivera ? Je ne sais pas.
00:03:39Mais c'est vrai que c'est un peu angoissant.
00:03:41En tout cas, il l'a fait en quelques heures, comme on peut faire des faux films avec Karine Viard.
00:03:45Il se présente comme un explorateur de l'intelligence artificielle et a accepté le défi.
00:03:50Créer des scènes de films fictives avec le visage de l'actrice Karine Viard.
00:03:55Un ordinateur et quelques clics suffisent.
00:03:58Démonstration.
00:03:59Il suffit de quelques mots pour avoir une image assez simple.
00:04:02Et effectivement, si on tape Karine Viard en Normandie, on aura une image de Karine Viard.
00:04:07Il y a à chercher dans tout ce qu'elle a récupéré sur Internet.
00:04:10Le but, c'est de montrer aujourd'hui quelles sont les limites, jusqu'où on peut aller,
00:04:14pour montrer, voilà, on en est là, qu'est-ce qu'on fait de ça ?
00:04:17Une révolution qui, pour certains, menace déjà.
00:04:20De faire chavirer le cinéma.
00:04:23Donc là, c'est pas vraiment vous, c'est...
00:04:25Non, mais quand je suis jeune, j'ai vraiment cette tête-là, là, dans Titanic.
00:04:29Je me suis reconnue jeune, en fait.
00:04:31Non, voilà.
00:04:32Non, non, c'est très flippant.
00:04:33Est-ce que vous irriez voir un film fait totalement par l'IA ou pas ?
00:04:38Par moi ?
00:04:40Par curiosité ?
00:04:42Non, mais la vraie nouvelle, c'est que les premiers Césars sont ministres de la culture.
00:04:45Oui, c'est vrai.
00:04:46Ben, on sait pas.
00:04:48Peut-être qu'il y aura une nomination dans la journée.
00:04:49Ça va paraître difficile, quand même.
00:04:51Mais peut-être qu'il y aura une nomination dans la journée.
00:04:52La question a été posée à Rachida Dati ce matin, alors elle a un peu botté en touche,
00:04:55en disant que...
00:04:57Non, moi, ça n'est pas...
00:04:58Ah, ils n'auront personne à insulter.
00:05:00Ben non, ça va être difficile, en revêtant.
00:05:03Oui.
00:05:04Frédéric Fougera.
00:05:05Juste en réaction, j'ai lu ce matin une info sur l'IA, justement, que j'ai trouvée intéressante.
00:05:10C'est que le Danemark est en passe de devenir le premier pays européen à reconnaître le droit de type
00:05:14copyright
00:05:15sur sa propre image et sa propre voix, y compris transformé par l'intelligence artificielle.
00:05:20C'est vrai qu'il y a tellement de vide juridique autour de ces sujets.
00:05:22Bien sûr.
00:05:22Et de pouvoir défendre son image et sa voix, ça peut être intéressant, même si je ne suis pas pour
00:05:27tout interdire et tout légiférer,
00:05:28ce qui est d'une facilité terrible, il y a quand même des vides juridiques qu'il faut savoir combler.
00:05:32Mais sur l'IA, il y a deux sujets, à mon avis.
00:05:34Le premier sujet, c'est...
00:05:36Est-ce que, quand il y a un film ou, par exemple, un contenu produit par l'IA, est-ce
00:05:41que c'est marqué produit par l'IA, déjà ?
00:05:43Ça, c'est la première chose, parce que le gros problème, c'est que si ce n'est pas le
00:05:46cas,
00:05:46vous avez des gens qui vont prendre ça pour argent comptant, et donc sans le savoir.
00:05:50Ensuite, il y a un deuxième sujet.
00:05:51Il y a une notification sur Facebook et sur Instagram.
00:05:55Quand il y a l'utilisation de l'IA, c'est indiqué.
00:05:58Voilà.
00:05:58Normalement.
00:06:00Normalement, normalement.
00:06:01Et après, il y a un deuxième sujet, et je suis assez d'accord avec Karine Viard,
00:06:05c'est que l'art, c'est quand même impalpable.
00:06:06L'émotion artistique, elle est impalpable.
00:06:08Donc moi, je me dis que c'est peut-être un domaine où l'IA ne gagnera pas.
00:06:11Parce que, mine de rien, pour ceux qui aiment le cinéma, la musique,
00:06:16il n'y a pas besoin d'être un grand mélomane ou un grand spécialiste du cinéma.
00:06:20Il y a quelque chose d'immédiat, de brut, rien que dans la voix,
00:06:24rien qu'à l'idée de reconnaître votre acteur favori,
00:06:26qu'à mon avis, l'IA ne pourra pas recréer.
00:06:28Oui, mais quand vous voyez les hommes politiques modifiés avec l'IA,
00:06:32vous avez sans doute vu ça sur Instagram ou autre,
00:06:35l'émotion, elle passe, le rire, la peur...
00:06:37Oui et non, parce que le politique, c'est un peu différent.
00:06:40Parce qu'en fait, avec les réseaux sociaux,
00:06:42on est dans un flou entre le vrai et le faux.
00:06:45On aime le vrai et on s'en fiche qu'à la limite, ce soit du faux.
00:06:49Et sur les politiques, mais vous êtes mieux placé pour le savoir,
00:06:52il y a tout un registre du cool sur les réseaux sociaux
00:06:54qui est de mettre en ironie ou en décalé des hommes politiques.
00:06:58Et ça, en fait, c'est juste une nouvelle culture.
00:07:00Le fait qu'on fasse des TikTok avec des musiques
00:07:04et qu'on se dandine dessus, finalement, ça, maintenant,
00:07:07c'est complètement accepté.
00:07:08Donc, pour les politiques, ça ne me choque pas
00:07:09que ce soit plus accepté et plus toléré.
00:07:12Oui, je ne sais pas, Andréa...
00:07:14Pardon, Jérôme Dubu.
00:07:16Moi, c'est surtout sur la musique que je suis inquiet.
00:07:19Parce qu'en réalité, il y a moins cette émotion,
00:07:24il y a la création, mais au fond, on se dit
00:07:27qu'on peut faire parfaitement de faux tubes,
00:07:30des Rolling Stones ou autre chose, avec l'IA.
00:07:33Et on a des résultats phénoménaux.
00:07:35Oui, très bluffants.
00:07:36Impossible à détecter.
00:07:37Et je ne vous parle pas de la littérature.
00:07:40Oui, bien sûr.
00:07:41Mais c'est l'impossible à détecter qui pose problème.
00:07:43Impossible.
00:07:43Oui, mais c'est ça qui pose problème.
00:07:45Au-delà des émotions des comédiens,
00:07:47je sors et je me reconnecte à l'actualité,
00:07:50quel talent, avec le licenciement annoncé par Seb hier.
00:07:54Et ce qu'annonce Seb hier, il dit
00:07:57« On va licencier des gens parce que l'IA va faire leur travail ».
00:08:02Alors, ce n'est pas un licenciement brut, pour être clair,
00:08:05mais ces gens-là ne vont pas être remplacés.
00:08:07Ils vont être remplacés par l'IA.
00:08:09Et là, ça devient de plus en plus grave aussi.
00:08:12Oui, alors ça, c'est un autre sujet.
00:08:14C'est-à-dire qu'il y a à la fois l'impact de l'IA,
00:08:17il y a la désindustrialisation,
00:08:20il y a la concurrence chinoise.
00:08:23Enfin, il n'y a pas que l'IA.
00:08:24Il y a tout un faisceau de phénomènes qui se créent,
00:08:27qui se conjuguent, qui se coagulent
00:08:29pour faire en sorte qu'un certain nombre de nos industries,
00:08:32on le sait depuis des années et des années,
00:08:34sont soit fragilisées, soit en voie de disparition.
00:08:36En tout cas, ce sera certainement d'actualité au César.
00:08:43En hologramme ?
00:08:45Ça vous fait rire qu'on est en robe de chambre
00:08:46avec ces petits chats sur Internet ?
00:08:48Non, ça ne fait pas rien.
00:08:49Mais en fait, si vous voulez,
00:08:52la créativité par l'homme pour l'homme,
00:08:54ça reste l'art tel qu'on le connaît.
00:08:55Et c'est ça le plus palpable.
00:08:59C'est un critère parmi lesquels
00:09:02nous ne sommes pas des animaux,
00:09:03parce qu'avec la créativité,
00:09:05avec un tableau, avec un film, avec une musique,
00:09:07on rit, on pleure, on a des émotions,
00:09:08on se rappelle à des moments, etc.
00:09:11L'IA, c'est quand même autre chose.
00:09:14Ça va venir, c'est déjà là.
00:09:17Ça nous fait rire, une vidéo avec François Bayeroux
00:09:19en train de jouer de la guitare, certes,
00:09:20mais on ne sait que ce n'est pas l'homme qui a créé ça.
00:09:23C'est juste pour ironiser ou rendre les choses marrantes.
00:09:26Mais ce n'est pas l'art tel que je l'entends.
00:09:28Ce n'est pas l'art des Césars.
00:09:29Ce n'est pas du théâtre.
00:09:30Ce n'est pas l'opéra.
00:09:32Ce n'est pas l'homme pour l'homme.
00:09:34Ça s'appelle intelligence artificielle.
00:09:37C'est intelligence.
00:09:37Oui, mais c'est surtout artificielle, parce qu'on peut dire
00:09:41que c'est extraordinaire l'intelligence artificielle.
00:09:43On a encore énormément de défauts sur l'intelligence artificielle.
00:09:47C'est-à-dire que l'homme reste meilleur sur un certain nombre de domaines.
00:09:49Et dernier point, par contre, le fait qu'on remplace des salariés
00:09:55par l'intelligence artificielle, ça ne doit pas dire non plus,
00:09:57puisqu'à partir du moment où on a eu une mécanisation,
00:09:59dans les années 60, je pense à l'agriculture par exemple,
00:10:02on a tout un tas d'ouvriers agricoles qui ont disparu.
00:10:04Est-ce que c'est bien ou pas bien ?
00:10:06A mon avis, ça porte quand même énormément d'inconvénients,
00:10:09y compris sur la qualité, puisqu'on a fait chimie et mécanisation.
00:10:11Ça, c'était pour l'agriculture.
00:10:13Dans l'industrie, pareil, on a eu déjà des robots.
00:10:15Et vous suis allé dans une entreprise de voiture dans notre pays ou en Europe,
00:10:19vous verrez déjà que d'innombrables salariés ont été remplacés.
00:10:22La question, c'est, est-ce qu'on le fait pour le bien de l'homme
00:10:26ou est-ce qu'on le fait pour le bien d'une minorité de profiteurs
00:10:29qui, du coup, ne distribueront pas de salaire ?
00:10:32C'est ça la vraie question.
00:10:33L'intelligence artificielle est là, comme Internet était là.
00:10:36On ne peut pas revenir en arrière.
00:10:37Maintenant, c'est comment est-ce que nous, en tant qu'hommes,
00:10:38on envisage, est-ce que ça va pour le bien de l'homme
00:10:42ou est-ce que ça va pour le bien d'une petite minorité d'hommes ?
00:10:44On se retrouve dans un instant.
00:10:47On se retrouve dans un instant.
00:10:49On va évoquer la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
00:10:54dans un instant.
00:10:55A tout de suite.
00:10:56Sud Radio.
00:10:57Parlons vrai.
00:10:58Parlons vrai.
00:10:59Sud Radio.
00:11:00Parlons vrai.
00:11:00Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:11:02Et nous continuons avec Gilles et son zapping.
00:11:05Je vais vous faire un peu de philosophie.
00:11:08À quoi ça sert de cotiser à la CQ si elle rembourse moins
00:11:11et que nos cotisations restent les mêmes ?
00:11:13À quoi ça sert d'avoir une assurance et une mutuelle si elles augmentent ?
00:11:18C'est ce qui est en train d'arriver du fait de, on va passer à la caisse,
00:11:22puisqu'a été décidée l'augmentation du forfait hospitalier.
00:11:27Évidemment, la CQ ne baisse pas puisque, évidemment, le forfait augmente.
00:11:34Vous allez voir que ça ne satisfait ni les salariés ni les assurances.
00:11:38C'était dans le 20h de...
00:11:39Dans, c'était sur M6.
00:11:41À chaque fois que vous allez à l'hôpital, un forfait vous est facturé.
00:11:46Mais il passe souvent inaperçu, pris en charge par votre complémentaire santé.
00:11:50À partir du 1er mars, ces frais vont augmenter.
00:11:54Le but, faire économiser plus de 400 millions d'euros par an à la Sécurité sociale.
00:11:58Par exemple, si vous êtes hospitalisé, le forfait journalier hospitalier passera de 20 à 23 euros.
00:12:05En cas de passage aux urgences sans hospitalisation, vous payerez 23 euros.
00:12:10Au lieu de 19 jusqu'à présent, une hausse de 20%.
00:12:14L'impact de cette augmentation pourrait finalement se faire ressentir pour tout le monde, avec un effet différé.
00:12:19Toute décision de hausse de forfait, mécaniquement, augmente les cotisations.
00:12:25Or, les cotisations, c'est quoi ?
00:12:27Ce sont les cotisations des adhérents, des ménages, des plus malades.
00:12:32Les mutuelles ne sont pas à l'origine de ces décisions-là.
00:12:35Elles les subissent.
00:12:36Le gouvernement a pourtant affirmé que la hausse des forfaits serait indolore pour la plupart des assurés.
00:12:42Si le prix des complémentaires santé avait déjà augmenté l'an dernier,
00:12:45vous payerez encore plus cher votre mutuelle en 2027.
00:12:49La Sécur rembourse moins et on paye le même prix.
00:12:52Et nos complémentaires vont augmenter.
00:12:55Dans tous les cas, on est perdant.
00:12:57Oui, mais ça, c'est parce qu'on part de très loin en France.
00:13:00Moi, je suis toujours frappé quand je vais acheter des médicaments.
00:13:02On n'a quasiment rien à payer.
00:13:04Dans quel pays ? Dans quel autre pays ça se passe comme ça ?
00:13:07Au cas ?
00:13:08Mais on cotise.
00:13:09On cotise, d'accord, mais c'est pas gratuit.
00:13:12On cotise, mais à ce moment-là, il faut revoir le mode de financement de la protection sociale en France.
00:13:16En disant, on porte moins de charges sur les entreprises et sur les salariés.
00:13:19Et en contrepartie, vous prenez des assurances privées.
00:13:22Bon, ben voilà, il faut savoir ce qu'on veut.
00:13:24On ne pourra pas continuer à avoir ce système aussi généreux et aussi déficitaire.
00:13:30Ce n'est pas possible.
00:13:31On n'y arrivera pas.
00:13:32Moi, je tire la solette d'alarme chaque fois que je peux sur cette solution.
00:13:35On y va progressivement.
00:13:37Vous avez, Gilles, donné des exemples d'augmentation du forfait hospitalier.
00:13:42Mais on y va, j'allais dire, petit pas par petit pas.
00:13:46Or, les déficits sont gigantesques.
00:13:49Gigantesques.
00:13:49Donc, il y a un moment où il faut parler vrai.
00:13:51Il faut dire aux gens, voilà, non, l'avenir, ce n'est pas d'être remboursé comme on le sera
00:13:55aujourd'hui.
00:13:56Mais alors, est-ce que notre système, il ne doit pas être revu, finalement ?
00:13:58Si, il doit être revu de A à Z.
00:14:01De A à Z, mais personne aujourd'hui n'a envie de le faire.
00:14:04C'est casse-gueule.
00:14:05Moi, je pense que la question de la dépense sociale en France, c'est un marronnier.
00:14:09C'est-à-dire, ça fait 40 ans, 50 ans, non, peut-être un peu moins, on va dire 15,
00:14:1420 ans.
00:14:14Un marronnier ou serpent de mer.
00:14:15Ou serpent de mer, oui, voilà.
00:14:16Il apparaît, il disparaît.
00:14:18En fait, moi, ce que je trouve frappant, c'est que les gens doivent avoir l'impression,
00:14:22quand ils nous écoutent, depuis 10, 15 ans, que les gens disent tout le temps la même chose.
00:14:27Ah, il y a trop de dépenses, il y a trop de dépenses.
00:14:28Un, qu'il ne se passe rien.
00:14:30Et deux, pire, qu'on ne sait pas où taper.
00:14:32C'est-à-dire que, moi, sur la question des forfaits hospitaliers,
00:14:36je ne suis pas forcément favorable à l'augmentation des forfaits hospitaliers.
00:14:39Parce que l'hôpital, c'est vraiment le moment...
00:14:41Tout le monde peut aller à l'hôpital à un moment, aux urgences, etc.
00:14:44Le vrai sujet, en revanche, et là, il y a des politiques sur le plateau,
00:14:46donc je vais plutôt leur renvoyer la balle là-dessus,
00:14:48c'est quelles alternatives on a, en termes de dépenses sociales,
00:14:52pour dire aux gens qui ont conscience que le budget explose.
00:14:55Tout le monde en a conscience.
00:14:56Qu'est-ce qu'on leur propose ?
00:14:57Et moi, je n'ai pas entendu de très bonne...
00:14:58Franchement, si je ne sais pas, nos auditeurs,
00:15:01je leur demande, quelle est, dans les 15 dernières années,
00:15:04la bonne idée qui vous a rendu d'accord avec le fait de réduire le trou de la Sécu ?
00:15:09C'est en 826, 300, 300.
00:15:11Oui, vous pouvez appeler, effectivement, pour Andréa.
00:15:14Moi, je pense qu'on a un système généreux et qu'il faut le préserver.
00:15:18Ça s'appelle la solidarité nationale.
00:15:21C'était issu du Conseil National de la Résistance.
00:15:23C'est-à-dire qu'on repense les choses en se disant,
00:15:26le citoyen français va être maintenant au centre de nos préoccupations.
00:15:29Attendez, oui, on a les moyens.
00:15:32Parce que vous avez posé la question qui est juste,
00:15:34où est-ce qu'on tape ?
00:15:35Nous, on sait où on va taper.
00:15:37Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est les chiffres de la Cour des comptes.
00:15:40Un, on a des fraudes sociales dans notre pays.
00:15:43Entre 15 et 30 milliards d'euros d'argent cotisé par vous, par moi, par les travailleurs,
00:15:47qui sont jetés par les fenêtres.
00:15:4930 milliards d'euros fourchette haute.
00:15:51Fraude à la TVA, fraude aux cartes vitales, fraude aux marchandises, fraude, fraude, fraude.
00:15:55Qu'est-ce qu'on fait par rapport à ça ?
00:15:56À rien.
00:15:57On augmente les impôts.
00:15:59Deux, on peut faire comme les Danois, qui sont de gauche.
00:16:01Qu'on ne me dise pas, je suis d'extrême droite.
00:16:02Eux, ils sont de gauche.
00:16:03Ils ont un système solidaire.
00:16:05Mais ils ont dit, voilà, on ne peut pas distribuer aux primo-arrivants qui n'ont pas encore cotisé.
00:16:10C'est-à-dire qu'en France, pour les aides sociales non contributives,
00:16:16c'est-à-dire qu'on ne peut pas les distribuer à quelqu'un qui vient d'arriver pas avant
00:16:205 ans.
00:16:21Il faut qu'ils cotisent 5 ans avant d'avoir les mêmes droits que les autres.
00:16:2318 milliards d'économies.
00:16:26Donc, si vous voulez, si on arrive à remettre les choses dans le bon sens,
00:16:30s'attaquer aux fraudes, ne pas distribuer comme ça aux primo-arrivants,
00:16:34eh bien, on pourra peut-être avoir de meilleurs résultats qu'aujourd'hui.
00:16:37Parce qu'aujourd'hui, on cotise comme des fous,
00:16:38mais on a quand même un Français sur trois
00:16:40qui refuse de se faire soigner pour des raisons financières.
00:16:43Un sur trois qui refuse de se faire soigner.
00:16:44Donc, quand on dit qu'il est généreux, le système, il est généreux,
00:16:47pour 30% des Français, il n'est pas généreux parce qu'ils ne vont pas chez les dentistes.
00:16:50Tout ça, c'est totalement conjoncturel.
00:16:52Ce n'est pas avec ces deux mesures, excusez-moi.
00:16:5450 milliards d'euros ?
00:16:54Non, mais non, mais c'est de la théorie.
00:16:56Non, mais c'est rien.
00:16:57Mais non, ce n'est pas de la théorie.
00:16:58Mais si, c'est de la théorie.
00:16:59Marine Le Pen souhaite un ministère de lutte contre les fraudes.
00:17:01Il est où ?
00:17:02Non, mais attendez, attendez, laissez-moi m'exprimer.
00:17:04Non, je n'attends pas, ça fait 10 ans que j'attends.
00:17:06Est-ce qu'on peut s'exprimer sans être interrompu ?
00:17:08Alors, allez-y, allez-y, allez-y.
00:17:09Je ne vous ai pas interrompu.
00:17:10Oui, je vous en prie.
00:17:11Alors, merci.
00:17:12Bon, je vois que ce sont deux mesures conjoncturelles.
00:17:15Ça ne règle pas le problème structurel du déficit
00:17:17qui, année après année, pèse sur la caisse d'amortissement de la dette sociale,
00:17:23la CADES, que vous connaissez sûrement,
00:17:25qui, année après année, se porte sur les marchés
00:17:29pour financer notre système de protection sociale.
00:17:32Je considère, moi, qu'aujourd'hui, ça n'est plus possible.
00:17:35Et ce ne sont pas ces deux mesures qui vont régler le sujet.
00:17:37Il y a un besoin d'interrogation sur le fond, sur la structure,
00:17:43sur notre mode de protection sociale
00:17:45et de financement de notre protection sociale.
00:17:47On ne peut plus peser sur les entreprises comme on paye.
00:17:50C'est la compétitivité de la France qui est en cours.
00:17:52Que faites-vous là-dessus ?
00:17:53Rien. Je n'ai rien entendu.
00:17:55Moi, j'ai des solutions.
00:17:56Qu'est-ce que vous vous faites, s'il vous plaît ?
00:17:57Oui, j'ai des solutions très claires.
00:18:00sur la protection sociale
00:18:01et sur, par exemple, la TVA sociale.
00:18:04Il va falloir réintégrer.
00:18:05Non, ce n'est pas la chose.
00:18:06Ça, ça fait une mesure.
00:18:07La deuxième.
00:18:08La TVA sociale.
00:18:09Vous sauvez comme ça avec une mesure.
00:18:11Je ne me sauve pas avec une mesure.
00:18:12Oui, j'en ai deux.
00:18:13Elles sont conjoncturelles.
00:18:14Moi, je remets à plat tout le système.
00:18:16Voilà.
00:18:18Je ne sais pas.
00:18:18Mais je pense que...
00:18:19Je suis une chose à l'église.
00:18:21Ne faites pas un malaise, Andréa.
00:18:24Tout ce que je vous ai expliqué ne s'applique pas.
00:18:26Alors ça, ça fait scandale aussi.
00:18:27ne s'applique pas aux possesseurs de la CMU.
00:18:31La CMU n'aura pas...
00:18:32Les gens qui ont la CMU n'auront pas cette augmentation.
00:18:34Alors là aussi, ça pose question.
00:18:36Mais attendez, il y a une chose qu'on n'a pas non plus évoquée,
00:18:38qui est quand même importante.
00:18:39C'est que la raison pour laquelle les gens peuvent,
00:18:43en termes de système de santé, en avoir ras-le-bol.
00:18:46On a parlé effectivement du montant des prestations.
00:18:49Et moi, je suis assez attachée à ce système de protection sociale.
00:18:52Et je pense que beaucoup de Français le sont.
00:18:54Mais il y a un gros ras-le-bol qui est que la qualité du service a diminué.
00:18:59Et justement, aussi faute de moyens.
00:19:01Et donc nous, on s'est attaqués dans notre conversation
00:19:04seulement sur la question des prix.
00:19:06Mais il y a un ras-le-bol vachement plus profond
00:19:09qui est que les gens vous disent...
00:19:11Moi, j'ai des gens qui m'ont dit,
00:19:13quand je vais aux urgences,
00:19:15mais j'attends 6 heures, 7 heures...
00:19:18Et ce n'est pas la faute des médecins.
00:19:19Encore une fois, je ne veux absolument pas accuser les médecins.
00:19:21Et je suis reçue à la va-vite.
00:19:24C'est le bazar.
00:19:25Il y a plein de gens.
00:19:26Donc moi, je pense que pour réparer aussi
00:19:28la confiance des citoyens
00:19:30avec le système de protection sociale,
00:19:32avec l'hôpital public,
00:19:34il faut aussi s'interroger sur la qualité du service public.
00:19:37Parce que ce sentiment-là
00:19:38de, en gros, ne pas en avoir pour son argent,
00:19:41c'est un sentiment extrêmement fort dans l'opinion publique
00:19:44qui, à mon avis, est presque plus fort
00:19:45que la question strictement
00:19:48du modèle de protection sociale.
00:19:50Vous avez parfaitement raison.
00:19:51C'est un système qui coûte cher
00:19:52et qui fonctionne de moins en moins bien.
00:19:54Donc il y a un besoin...
00:19:55Mais ce n'est pas la faute des médecins, je précise.
00:19:57Ce n'est vraiment pas la faute des médecins.
00:19:58C'est souvent de dire qu'aux urgences,
00:19:59ils se retrouvent quand même avec beaucoup de gens
00:20:01qui viennent pour pas grand-chose
00:20:02parce qu'ils n'arrivent pas à joindre leurs médecins.
00:20:04Oui, mais ça, c'est un truc
00:20:08que refusent d'entendre les urgentistes
00:20:10parce que tu ne sais pas,
00:20:11quand tu vas aux urgences,
00:20:12si tu as quelque chose de grave ou pas.
00:20:14Oui, mais ça commence par une appendicite.
00:20:16Tu t'es congnais le bras.
00:20:17C'est la raison pour laquelle
00:20:18il faut repenser le système de A à Z
00:20:20et ne pas faire croire
00:20:21qu'on va régler ça avec deux mesures.
00:20:23Mais il y a un manque de moyens quand même.
00:20:23La conjointeurelle, c'est pas sérieux.
00:20:25Alors, Frédéric Fougera.
00:20:27Personne ne peut le croire.
00:20:28Moi, je vois le sujet sous un angle
00:20:30peut-être de communicant,
00:20:31mais je vois qu'il y a plusieurs angles
00:20:32d'aborder le sujet.
00:20:34Et peut-être que l'erreur,
00:20:35c'est de l'aborder toujours au cas par cas
00:20:37une mesure par rapport à une mesure
00:20:39et jamais avec une vision d'ensemble.
00:20:40Dans ce sens-là,
00:20:42je rejoindrai plutôt Jérôme.
00:20:44C'est une vision d'ensemble des sujets
00:20:46qu'il faut traiter
00:20:46et pas est-ce que 23 euros par rapport à 19,
00:20:49c'est bien, c'est mal.
00:20:50Mais oui, mais par rapport à tout le reste,
00:20:51qu'est-ce que ça représente ?
00:20:52L'autre angle,
00:20:54c'est qu'on n'aborde jamais ces questions-là
00:20:57avec la prise de conscience réelle des prestations.
00:21:00C'est passé de 23 euros par rapport à 19.
00:21:03OK, mais quel est le coût réel
00:21:04de la prestation que j'ai en face ?
00:21:06Alors, je ne dis pas que ça n'a pas un impact
00:21:07et que ça peut mettre en difficulté
00:21:09des personnes qui n'ont pas ce différentiel.
00:21:11Mais quel est le coût réel ?
00:21:12On n'a souvent pas cette vision du coût réel.
00:21:14Et puis, autre chose,
00:21:15et là qu'il y a une attaque directe des politiques,
00:21:17pas ceux qui sont autour de la table,
00:21:19je nomme,
00:21:20mais de façon générale de la classe politique,
00:21:22c'est qu'en période électorale,
00:21:23on vient nous promettre le tout gratuit,
00:21:24les transports gratuits,
00:21:26la santé gratuite,
00:21:26l'hôpital gratuite.
00:21:27Et puis, une fois en fonction,
00:21:28on crée des impôts,
00:21:29on les augmente,
00:21:30on crée une nouvelle taxe,
00:21:31on les augmente.
00:21:32Donc, il y a une question
00:21:33de cohérence et d'honnêteté politique
00:21:34et il y a une question de vision globale.
00:21:37Mais c'est la raison pour laquelle
00:21:38il faut dire la vérité aux Français.
00:21:40Oui.
00:21:40Un médecin me dit
00:21:42« Intéressez-vous aux cliniques privées,
00:21:44les plus grosses fraudes sociales
00:21:45proviennent des spécialistes libéraux
00:21:48qui multiplient des actes inutiles,
00:21:50vous ne mesurez pas l'ampleur du problème. »
00:21:55Les dépassements d'honoraires,
00:21:56ils sont dans l'hôpital public aussi.
00:21:58Je n'ai pas de place pour me faire opérer,
00:22:00sauf si je paye un déplacement d'honoraires
00:22:01dans l'hôpital public.
00:22:03Chez les spécialistes,
00:22:04il y a des dépassements d'honoraires colossaux.
00:22:06Et vous parliez du dentiste.
00:22:08Vous savez, le dentiste, les dents,
00:22:10c'est un vrai marqueur social.
00:22:11Quand vous avez des mauvaises dents,
00:22:12c'est souvent très très marqué socialement.
00:22:15Et donc moi, par exemple, là-dessus,
00:22:17sur le dépassement d'honoraires,
00:22:18vous en parliez,
00:22:19je trouve que c'est un vrai problème.
00:22:20Bien sûr.
00:22:20Parce que l'optique et le dentaire,
00:22:23c'est vraiment ce qui fait
00:22:25que vous avez de l'argent ou pas.
00:22:26Et ça, encore une fois,
00:22:28je ne suis pas politique,
00:22:28mais je pense que c'est vraiment...
00:22:30Ça, c'est des choses que les gens sentent.
00:22:32Ils ont trois gamins,
00:22:33et à un moment,
00:22:34il y en a deux sur trois
00:22:35qui doivent aller porter des lunettes.
00:22:37Et bien, je peux vous dire
00:22:37que sur le porte-monnaie,
00:22:38ils le sentent.
00:22:39Bien sûr.
00:22:39Allez, ce médecin me dit
00:22:40qu'il y a plein d'actes injustifiés,
00:22:42remboursés par la Sécu,
00:22:43des coronographies inutiles,
00:22:44des stents inutiles,
00:22:45des dialyses inutiles.
00:22:46Aussi, aussi.
00:22:47Donc, il y a aussi cet aspect-là
00:22:49et on a l'impression
00:22:50qu'en France, effectivement,
00:22:52tout va un peu à volo.
00:22:53On se retrouve dans un instant.
00:22:55On va parler des ruptures conventionnelles.
00:22:57A tout de suite.
00:22:59Tous les jours,
00:23:00réveillez-vous avec Patrick Roger
00:23:02dans le Grand Matin Sud Radio.
00:23:04Et à 8h15.
00:23:07Sud Radio, le 10h midi.
00:23:10Mettez-vous d'accord.
00:23:11Valérie Expert.
00:23:12Et nous sommes avec vous
00:23:13jusqu'à midi
00:23:14pour commenter l'actualité
00:23:15avec Ariane Amadi,
00:23:16présidente de Kerman Consulting.
00:23:18Vous êtes spécialiste
00:23:19en communication politique.
00:23:21Andréa Cotarac,
00:23:22porte-parole du Rassemblement National.
00:23:24Frédéric Fougera,
00:23:25président de Tenkan Paris.
00:23:27Je rappelle votre dernier livre,
00:23:28c'est de la com.
00:23:2960 idées reçues
00:23:30aux éditions Bréal Sudirama.
00:23:32Et Jérôme Dubu,
00:23:33vice-président de France Israël.
00:23:35On va parler des maires écolos
00:23:37sortants qui ont bien du mal,
00:23:39si l'on en croit les sondages.
00:23:41Et puis, on va parler
00:23:41des ruptures conventionnelles.
00:23:43Alors, pour en parler,
00:23:44les ruptures conventionnelles,
00:23:45visiblement,
00:23:46il y a eu des abus,
00:23:47des dévoiements
00:23:48de cet accord
00:23:49qui est censé intervenir
00:23:50entre employeurs et salariés.
00:23:52Et peut-être pour illustrer
00:23:54ce propos,
00:23:55on peut commencer,
00:23:55c'était un son
00:23:57que vous aviez retenu
00:23:58de la commission
00:23:58d'enquête parlementaire
00:23:59qui auditionnait
00:24:01Samuel Etienne,
00:24:03le présentateur
00:24:04des chiffres et des lettres.
00:24:06Non, non,
00:24:06de question pour un champion.
00:24:07Question pour un champion, pardon.
00:24:09Et qui présentait également
00:24:10la matinale
00:24:10sur France Info TV.
00:24:12Absolument.
00:24:13La commission sur la neutralité
00:24:14et le financement
00:24:15de l'audiovisuel public
00:24:16poursuit donc ses auditions.
00:24:18Donc, ils ont reçu,
00:24:19comme vous l'avez dit,
00:24:19l'animateur Samuel Etienne.
00:24:21Alors, pour poser la situation,
00:24:23au départ,
00:24:23l'animateur et journaliste
00:24:24Samuel Etienne
00:24:25est salarié de France Télévisions
00:24:27depuis 13 ans.
00:24:28Il présente les journaux
00:24:30et il est sur France Info.
00:24:32On lui propose
00:24:32de présenter
00:24:33Question pour un champion.
00:24:35Il est en CDI
00:24:35depuis 13 ans.
00:24:37Et il n'a plus que
00:24:38Question pour un champion
00:24:39puisqu'il arrête l'info.
00:24:41et Question pour un champion
00:24:43est réduite.
00:24:44À ce moment-là,
00:24:44ils vont lui demander
00:24:45de partir.
00:24:46Il va négocier son départ,
00:24:48toucher des indemnités.
00:24:50Mais il va avoir une astuce
00:24:53puisque la société
00:24:54de production Freemantle
00:24:55va payer son salaire
00:24:57et donc il va continuer
00:24:58à être sur France Télévisions
00:24:59en ayant touché
00:25:00des indemnités.
00:25:01Une situation
00:25:02qui a interrogé
00:25:03la commission.
00:25:04Je voulais poser des choses
00:25:05pour que vous compreniez
00:25:06le problème.
00:25:08Quand France Info
00:25:09on licencie des salariés
00:25:10on leur dit
00:25:11dans le corbeil du divorce
00:25:12si vous me permettez
00:25:13cette expression
00:25:13on va vous maintenir
00:25:162-3 émissions
00:25:17donc soit vous créez
00:25:18votre société de production
00:25:19soit vous allez travailler
00:25:20dans une société de production
00:25:21et on vous licencie
00:25:22mais vous aurez
00:25:242-3 émissions.
00:25:25Est-ce que ça s'est passé
00:25:25comme ça pour vous
00:25:26avec Question pour un champion
00:25:27dans votre discussion ?
00:25:28Est-ce que dans votre discussion
00:25:29on vous a licencié
00:25:31mais on vous a dit
00:25:32en revanche
00:25:32vous pourrez garder
00:25:33quelques émissions
00:25:34de Question pour un champion
00:25:35et vous serez donc salarié
00:25:36du producteur
00:25:37qui produit Question pour un champion ?
00:25:38Non, non, je réponds
00:25:39à votre question
00:25:39Monsieur le Président
00:25:40moi j'étais opposé
00:25:42à cette décision
00:25:42de quitter le groupe
00:25:43une discussion
00:25:44on dirait 2 ans
00:25:45parce que je n'étais pas d'accord
00:25:46avec cette proposition
00:25:47de France Télévisions
00:25:47de quitter le groupe
00:25:49il se trouve qu'après
00:25:50cette rupture conventionnelle
00:25:51le producteur Freemantel
00:25:53qui lui avait toujours
00:25:54un contrat avec France Télévisions
00:25:55pour produire cette émission
00:25:56m'a proposé de poursuivre
00:25:57quelques semaines après
00:25:58mon départ
00:25:59j'ai appris que Question pour un champion
00:26:01disparaissait de la semaine
00:26:02et ne passait qu'en week-end
00:26:03donc le nombre d'enregistrements
00:26:04s'est réduit fortement
00:26:05et donc Freemantel
00:26:06me propose
00:26:07pour être encore plus précis
00:26:09à chaque session d'enregistrement
00:26:10donc à chaque semaine de travail
00:26:12un contrat
00:26:12d'une semaine
00:26:13que j'accepte ou je n'accepte pas
00:26:15jusqu'à ce jour
00:26:15je l'ai accepté
00:26:16pour continuer
00:26:17à porter ce jeu
00:26:18que j'adore
00:26:19mais indirectement
00:26:20c'est le service public
00:26:21qui le repaie
00:26:22à travers la société Freemantel
00:26:26je voudrais juste
00:26:27une première réaction
00:26:28sur le fait
00:26:28qu'il se contredit
00:26:30dans ses propos
00:26:31c'est qu'il parle
00:26:33d'une rupture conventionnelle
00:26:34et il dit
00:26:34qu'il y était opposé
00:26:35donc ça veut dire
00:26:36que ce n'était pas
00:26:37une rupture conventionnelle
00:26:37ou ça veut dire
00:26:39qu'il a joué
00:26:39et qu'il a accepté
00:26:40donc c'est un débat
00:26:42par rapport
00:26:42à l'autre débat
00:26:44donc c'est un licenciement
00:26:45qui a été déguisé
00:26:46en rupture conventionnelle
00:26:46ce qui est souvent le cas
00:26:48c'est déjà une première partie
00:26:50du problème
00:26:51mais ce qui peut être choquant
00:26:51dans ce cas-là
00:26:53c'est qu'il a touché
00:26:54un certain nombre
00:26:55d'indemnés
00:26:56un certain montant
00:26:59dans le cadre
00:26:59d'une rupture conventionnelle
00:27:00et qu'il est réembauché
00:27:02par la suite
00:27:03c'est-à-dire qu'on le vire
00:27:04parce que
00:27:04pour X raisons
00:27:06mais on le garde
00:27:07mais on le garde
00:27:08on a vu ce type d'arrangement
00:27:09déjà depuis le début
00:27:10de la commission
00:27:10avec plein de cadres
00:27:12de l'audiovisuel public
00:27:13notamment dans les
00:27:15fonctions de production
00:27:16où ils ont quitté
00:27:19entre guillemets
00:27:19leur maison mère
00:27:20pour se retrouver
00:27:21salarié
00:27:21de société de production
00:27:23donc quelque part
00:27:23assumer les mêmes fonctions
00:27:24mais sous un
00:27:26avec un employeur différent
00:27:28mais entre-temps
00:27:28en ayant touché
00:27:29ça vous choque
00:27:30par rapport à l'argent
00:27:30des français ?
00:27:31ça me choque tout court
00:27:32d'ailleurs
00:27:32je trouve ça malhonnête
00:27:33oui
00:27:34c'est Andréa
00:27:35oui et j'ai envie de dire
00:27:36ça ne touche pas
00:27:37que France Télévisions
00:27:38puisque vous allez
00:27:38dans n'importe quelle
00:27:39fonction publique
00:27:41aujourd'hui
00:27:41on préfère
00:27:42ne pas embaucher
00:27:44évidemment
00:27:45pleinement
00:27:46quelqu'un
00:27:46mais le soumettre
00:27:48soit à un contrat
00:27:49de prestation
00:27:50soit à une délégation
00:27:51de service public
00:27:51soit à des contrats
00:27:53de mission
00:27:53plus ou moins précaires
00:27:55donc je pense que
00:27:56oui moi je regrette
00:27:58ce type de management
00:27:59pour le service public
00:28:01d'autant plus que c'est
00:28:01notre argent
00:28:02mais surtout
00:28:03parce que c'est notre argent
00:28:04surtout parce que c'est notre argent
00:28:05donc on a tous
00:28:05un droit de regard
00:28:06donc cette commission
00:28:07d'enquête
00:28:07de l'UDR
00:28:08alliée du RN
00:28:09est je crois très importante
00:28:10pour tous les français
00:28:11quelle que soit
00:28:11leur position politique
00:28:13et d'autre part
00:28:14je dis simplement
00:28:15que ce n'est pas une pratique
00:28:16qui est unique
00:28:17à France Télévisions
00:28:18mais à l'ensemble
00:28:19du service public
00:28:19dans notre pays
00:28:20dans notre pays
00:28:21on aurait besoin
00:28:22dans l'audiovisuel
00:28:23de faire le ménage
00:28:24mais personne ne veut le faire
00:28:25c'est comme le régime
00:28:26des intermittents du spectacle
00:28:27ça nous coûte une blinde
00:28:28ça nous coûte
00:28:29un pognon de dingue
00:28:31comme dirait Macron
00:28:32pour un résultat
00:28:33excusez-moi
00:28:34qui est minable
00:28:35qui est minable
00:28:36ça nous coûte
00:28:373 milliards d'euros par an
00:28:38qui qui a aujourd'hui
00:28:40dit qu'il allait remettre
00:28:41en cause
00:28:42le système des intermittents
00:28:43du spectacle
00:28:43personne
00:28:44et c'est nous qui payons
00:28:45avec l'argent des français
00:28:46pourquoi ?
00:28:48pour contourner
00:28:48ce genre de choses
00:28:50pour contourner la loi
00:28:51et pour faire en sorte
00:28:52qu'au bout de 6 mois
00:28:54vous puissiez bénéficier
00:28:56des indemnités
00:28:57de France Travail
00:28:58on va en parler
00:28:59de France Travail
00:29:00moi je considère ça
00:29:01comme inadmissible
00:29:02le statut des intermittents
00:29:04c'est très particulier
00:29:05encore une fois
00:29:07mais intéressons-nous
00:29:08et je pense que
00:29:09la commission d'enquête
00:29:09le fera peut-être aussi
00:29:10sur les contrats
00:29:11du service public
00:29:12qui sont uniques
00:29:13en France
00:29:14c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:29:15une entreprise privée
00:29:16qui est aujourd'hui
00:29:17peut accumuler
00:29:1840 ans de CDD
00:29:19ce qui était le cas
00:29:20des présentateurs
00:29:21des chiffres et des lettres
00:29:21ce qui était le cas
00:29:22de Noël Bréham
00:29:23sur France Inter
00:29:24qui a bossé
00:29:25pendant 40 ans
00:29:26à France Inter
00:29:26avec des contrats
00:29:27au moins
00:29:28et qui au moment
00:29:29où il part
00:29:29prennent plusieurs centaines
00:29:31de milliers d'euros
00:29:31donc là effectivement
00:29:32vous avez eu raison
00:29:33de le souligner
00:29:34il y a eu une rupture
00:29:34conventionnelle
00:29:35on dit à Samuel Etienne
00:29:37ça ne va pas
00:29:38on ne veut plus
00:29:39de cette émission
00:29:40et plutôt que de lui dire
00:29:41soit tu acceptes
00:29:43de baisser ton salaire
00:29:44et auquel cas
00:29:45tu feras l'émission
00:29:46une fois par semaine
00:29:47c'est deux fois par semaine
00:29:48mais là ce montage
00:29:50soit on te licencie
00:29:51mais tu pourras attaquer
00:29:55après je suis plutôt d'accord
00:29:56avec ce qui a été dit
00:29:57moi ce qui m'interroge
00:29:59c'est la question
00:29:59du droit du travail
00:30:00dans l'audiovisuel
00:30:01c'est-à-dire que
00:30:03derrière ce sujet-là
00:30:04propre à Samuel Etienne
00:30:06et dont tout le monde
00:30:07a déjà discuté
00:30:08il faut savoir
00:30:09que l'audiovisuel
00:30:10c'est des contrats courts
00:30:11c'est des contrats précaires
00:30:12il y a toute une
00:30:13il y a une inventivité
00:30:15en termes
00:30:17des CDDU
00:30:18je ne sais pas
00:30:18si les gens savent
00:30:19ce que c'est
00:30:19mais c'est vraiment
00:30:19un CDD
00:30:20qu'on peut rompre
00:30:21du jour au lendemain
00:30:21donc moi ce que je pense
00:30:23c'est qu'il faut en réalité
00:30:24sur la question
00:30:25du secteur audiovisuel
00:30:26à mon avis
00:30:27et il y a sûrement
00:30:28des syndicats
00:30:29qui peuvent le porter
00:30:30c'est plus de transparence
00:30:32et plus de renforcement
00:30:35des droits
00:30:36en matière
00:30:36de législation du travail
00:30:38parce que sinon
00:30:39ce genre de montage
00:30:40il existe aussi
00:30:41parce qu'on a
00:30:42un petit bout
00:30:42de contrat par-ci
00:30:43un petit bout
00:30:44de contrat par-là
00:30:45et donc après on dit
00:30:46on va joindre les deux bourgs
00:30:47pour que ça fasse
00:30:48un vrai contrat
00:30:48donc moi je suis favorable
00:30:51à une vraie mise à plat
00:30:53pas tant juste
00:30:54du service public
00:30:54mais du droit du travail
00:30:56dans l'audiovisuel
00:30:57en général
00:30:58oui mais il y a aussi besoin
00:30:59d'une remise à plat
00:31:00de ce système
00:31:01des intermittents
00:31:02du spectacle
00:31:03parce que
00:31:04je le redis encore une fois
00:31:05la culture n'a pas
00:31:07si tant est que
00:31:08ça profite à la culture
00:31:10et ça moi j'en suis assez convaincu
00:31:11la culture n'a pas
00:31:13à être payée
00:31:13par France Travail
00:31:14enfin qu'est-ce que c'est
00:31:15que cette histoire
00:31:15qu'est-ce que c'est
00:31:16que ce régime absurde
00:31:17et il y a un moment
00:31:18où il faut dire
00:31:19ça coûte tant
00:31:19et bien oui ok
00:31:21le service public
00:31:22va mettre tant en face
00:31:22je vais remettre
00:31:23un anarchiste
00:31:24à Sébacounine
00:31:25alors il veut remettre
00:31:26à plat la sécurité sociale
00:31:27remettre à plat la culture
00:31:28ne mettre trop pas
00:31:29personne
00:31:31je veux qu'on ait
00:31:32des vrais comptes
00:31:33c'est tout
00:31:33je voudrais qu'on parle
00:31:34des ruptures conventionnelles
00:31:35et là j'attends
00:31:35les auditeurs de Sud Radio
00:31:37si vous avez
00:31:38vous été
00:31:39enfin conclu
00:31:40un accord
00:31:41puisque c'est
00:31:41souvent des licenciements
00:31:43déguisés
00:31:44et donc hier
00:31:45il y avait
00:31:46le gouvernement
00:31:47rencontré
00:31:48les partenaires sociaux
00:31:49l'accord qui a été trouvé
00:31:51est de réduire
00:31:52la durée maximale
00:31:53d'indemnisation
00:31:53de 18 à 15 mois
00:31:55s'ils ont moins
00:31:56de 55 ans
00:31:57et à 20 mois et demi
00:31:58à partir de 55 ans
00:32:00donc contre 22 mois
00:32:02auparavant
00:32:03donc c'est un accord
00:32:04qui doit encore
00:32:06être avalisé
00:32:07mais il est question
00:32:08d'être un petit peu
00:32:09plus sévère
00:32:10parce qu'il y a eu
00:32:11visiblement
00:32:11beaucoup de dérives
00:32:13on a Nathalie
00:32:14qui nous appelle
00:32:14de Perpignan
00:32:15bonjour Nathalie
00:32:17et bonjour
00:32:18bonjour
00:32:18alors vous
00:32:18vous êtes employeur
00:32:20et c'est
00:32:21vous dites que c'est
00:32:22une vaste arnaque
00:32:23la rupture conventionnelle
00:32:24oui
00:32:24alors nous
00:32:25avec mon époux
00:32:26nous dirigeons
00:32:27une petite menuiserie
00:32:28artisanale
00:32:29on était une dizaine
00:32:31et avant de commencer
00:32:33avant de vous raconter
00:32:33notre histoire
00:32:34je voudrais
00:32:35vous reprendre
00:32:35sur ce que vous venez
00:32:36de dire
00:32:37l'État pense
00:32:39que ce sont
00:32:39des licenciements
00:32:40déguisés
00:32:41mais moi
00:32:41de mon côté
00:32:42je ne suis pas d'accord
00:32:43ce sont des démissions
00:32:44déguisées
00:32:44aussi
00:32:45les deux
00:32:46il y a les deux côtés
00:32:48vous avez raison
00:32:48de le dire
00:32:48alors je m'explique
00:32:50donc nous
00:32:51nous avions des salariés
00:32:52puis un jour
00:32:53il y a deux garçons
00:32:55qui viennent nous voir
00:32:56en même temps
00:32:56en nous disant
00:32:57voilà
00:32:58on voudrait s'installer
00:32:59à notre compte
00:32:59tous les deux
00:33:00et nous souhaiterions
00:33:01une rupture conventionnelle
00:33:04donc je leur dis
00:33:05ben écoutez
00:33:05non je ne comprends pas
00:33:06on n'avait aucun souci
00:33:08avec ces garçons là
00:33:09parce qu'on a dit
00:33:09qu'au départ
00:33:10la rupture conventionnelle
00:33:11c'est pour éviter
00:33:11les prud'hommes
00:33:12mais nous
00:33:13nous n'avions aucun souci
00:33:14avec ces garçons
00:33:15ils avaient juste envie
00:33:16de s'installer à leur compte
00:33:17de voler de leurs propres ailes
00:33:18ce qui est normal
00:33:20ils ont le droit
00:33:21en revanche
00:33:22ce qui n'est pas normal
00:33:23c'est que l'employeur
00:33:25soit obligé
00:33:26d'accepter une rupture conventionnelle
00:33:28et de leur payer
00:33:28en plus
00:33:29une prime
00:33:30comme si c'était une prime
00:33:31de licenciement
00:33:32alors qu'à aucun moment
00:33:33l'employeur
00:33:34ne leur a demandé
00:33:34de partir
00:33:35l'employeur
00:33:36n'est pas obligé
00:33:37c'est un contrat
00:33:39entre les deux parties
00:33:40l'employeur et les salariés
00:33:41si l'employeur
00:33:41ne veut pas payer
00:33:42il ne paye pas
00:33:42enfin ce qui se passe
00:33:43c'est qu'ils se mettent
00:33:44en arrêt maladie
00:33:46attendez la suite monsieur
00:33:47vous comprendrez mieux
00:33:48donc je dis à ces garçons
00:33:49ben écoutez
00:33:49non moi je ne suis pas d'accord
00:33:51si vous voulez
00:33:51vous installer à votre compte
00:33:52vous démissionnez
00:33:53et vous partez
00:33:55et là il y en a un des deux
00:33:56qui me dit
00:33:56ben non ça ne va pas
00:33:57se passer comme ça
00:33:58parce qu'en fait
00:33:58si tu refuses
00:33:59la rupture conventionnelle
00:34:00on va te coller
00:34:01un abandon de poste
00:34:02tu seras obligé
00:34:03de nous licencier
00:34:04pour faute
00:34:05et de nous payer
00:34:06quand même
00:34:06une prime
00:34:07mais je lui dis
00:34:08mais d'où tu sors
00:34:09ces infos
00:34:09tu en sais plus que moi
00:34:10d'où tu sors ça
00:34:11et là
00:34:12heureusement que j'étais assise
00:34:13le garçon me dit
00:34:14ah mais c'est à Pôle emploi
00:34:15qu'ils m'ont dit
00:34:16qu'il fallait faire comme ça
00:34:18oui mais si vous voulez
00:34:19licencier
00:34:19ils ne touchent plus le chômage
00:34:21donc ça veut dire
00:34:21qu'ils n'ont pas le temps
00:34:23de toucher le chômage
00:34:24pour monter leur boîte
00:34:25c'était ça l'idée
00:34:26je pense qu'ils ont mis
00:34:27un an
00:34:27à monter leur boîte
00:34:29je pousse le bouchon
00:34:30encore plus loin
00:34:30c'est à dire que
00:34:31moi je leur dis
00:34:32ben écoute
00:34:32je ne suis pas d'accord
00:34:33donc repartez
00:34:34à votre poste de travail
00:34:35je vais réfléchir
00:34:37et là je m'empresse
00:34:38d'appeler la directe
00:34:39qui avait remplacé
00:34:40la direction du travail
00:34:41je demande quelqu'un
00:34:43et j'explique mon cas
00:34:45et là encore une fois
00:34:46heureusement
00:34:47que j'étais toujours assise
00:34:48on me dit
00:34:49ah là là madame
00:34:49non non non
00:34:50vous embarquez pas là dedans
00:34:51il faut absolument accepter
00:34:53parce que oui oui
00:34:53ils ont raison
00:34:54si vous n'acceptez pas
00:34:55ils vont vous coller
00:34:56à l'abandon de poste
00:34:57et ils peuvent même
00:34:58vous mettre au prud'homme
00:34:58si vous exagérez
00:34:59sur le motif du départ
00:35:02voilà
00:35:02voilà
00:35:02comment ça se passe
00:35:04les ruptures
00:35:05c'est pour ça que je vous dis
00:35:05que c'est une arnaque
00:35:06et cette arnaque
00:35:07elle a été mise en place
00:35:08par l'état lui-même
00:35:09qui maintenant
00:35:10s'émeut
00:35:10de l'argent que ça coûte
00:35:13ça n'a pas été mis en place
00:35:14par l'état
00:35:15si
00:35:15non ça a été mis en place
00:35:16par les partenaires sociaux
00:35:17par les partenaires sociaux
00:35:18mais avec l'accord de l'état
00:35:20je veux dire
00:35:21ça a été une négociation
00:35:22qui a été faite
00:35:23entre les syndicats de salariés
00:35:24et les organisations patronales
00:35:26qui a abouti
00:35:27et l'ensemble des 5 syndicats de salariés
00:35:30ont signé
00:35:31et l'ensemble des organisations patronales
00:35:33ont signé
00:35:33c'est quand même assez rare
00:35:34pour le souligner
00:35:34on va y revenir
00:35:360826 300 300
00:35:37pour connaître la fin de l'histoire
00:35:38vous avez cédé madame ?
00:35:40ben obligé
00:35:41ça vous a coûté combien ?
00:35:43alors restez en ligne avec nous
00:35:44parce que c'est la pub
00:35:45et on se retrouve
00:35:46restez Nathalie avec nous
00:35:48à tout de suite
00:35:49Sud Radio
00:35:50Sud Radio
00:35:50parlons vrai
00:35:51parlons vrai
00:35:52Sud Radio
00:35:52parlons
00:35:53t'es-vous d'accord
00:35:54Valérie Expert
00:35:55et nous évoquons
00:35:56les ruptures conventionnelles
00:35:57et les possibles
00:35:59et le possible
00:35:59les vraisemblables durcissements
00:36:01des conditions
00:36:02on était avec Nathalie en ligne
00:36:04alors peut-être pour conclure
00:36:05Nathalie avec vous
00:36:05donc vous avez cédé
00:36:06vous avez accepté
00:36:08la rupture conventionnelle
00:36:10oui parce qu'on s'est dit
00:36:11si on commence à rentrer
00:36:12dans une procédure
00:36:13d'abandon de poste
00:36:14ils vont nous mettre prud'hommes
00:36:15ça va nous prendre des mois
00:36:16et des mois
00:36:17on va devoir prendre un avocat
00:36:18donc en plus de la prime
00:36:19qu'on leur a payé
00:36:20on aurait dû payer
00:36:21des frais d'avocat
00:36:22donc à un moment donné
00:36:23vous abandonnez
00:36:24mais on s'est quand même
00:36:25renseigné auprès de la CAPEB
00:36:27qui était le syndicat
00:36:28de mon époux
00:36:29et auprès de la
00:36:31chambre de métier locale
00:36:33et ils nous ont dit
00:36:34qu'ils étaient alertés
00:36:35tous les jours
00:36:36pour des cas similaires
00:36:37donc combien ça représente
00:36:39au plan national
00:36:39depuis le nombre d'années
00:36:40que ce dispositif existe
00:36:42mais c'est pareil
00:36:44c'est du gaspillage
00:36:44d'argent public
00:36:45c'est un invité de chômage
00:36:47qui n'en sont pas en fait
00:36:49oui alors c'est le cas
00:36:51ils sont devenus
00:36:51son concurrent
00:36:52avec son argent
00:36:53oui c'est le cas
00:36:54dans la restauration
00:36:55c'est exactement ça
00:36:56j'ai l'histoire
00:36:57d'une amie restauratrice
00:36:59un serveur vient la voir
00:37:00en lui disant
00:37:01voilà
00:37:02je viens d'avoir un enfant
00:37:04j'ai décidé de me consacrer
00:37:06à mon enfant
00:37:07donc je voudrais
00:37:08une rupture conventionnelle
00:37:09puis il lui dit
00:37:09ben non
00:37:10moi je ne vous reproche rien
00:37:12je ne veux pas
00:37:13et ben le lendemain
00:37:14arrêt maladie
00:37:15ça a duré 8 mois
00:37:16l'inspection du travail
00:37:18est venue chez elle
00:37:19pour voir pourquoi
00:37:20les conditions de travail
00:37:21du salarié
00:37:22c'est elle qui s'est retrouvée
00:37:23en accusation
00:37:24enfin cette histoire
00:37:24est devenue complètement dingue
00:37:26et les abandons de postes
00:37:27c'est une chose
00:37:28dont on parle assez peu
00:37:28mais qui est tout à fait réelle
00:37:31donc Ariane
00:37:32merci en tout cas Nathalie
00:37:33de votre témoignage
00:37:34Ariane
00:37:35alors moi je ne suis pas aussi opposée
00:37:37aux ruptures conventionnelles
00:37:38non mais n'y est pas opposée
00:37:39mais je veux dire
00:37:40qu'il y a un dévoiement
00:37:42parfois
00:37:43et des employeurs
00:37:44et des employés
00:37:45non non mais ça
00:37:46ça bien sûr
00:37:46et de toute façon
00:37:47je ne vais pas contredire
00:37:48la dame qui vient de parler
00:37:49puisque c'est son expérience
00:37:50et que son expérience
00:37:51vaut vérité
00:37:52d'une certaine mesure
00:37:52mais
00:37:54quelques petites choses
00:37:55déjà
00:37:57le monde du travail
00:37:58surtout en France
00:37:59est un monde du travail
00:38:00traversé par de la conflictualité
00:38:02c'est souvent du rapport
00:38:03de force
00:38:04et moi je trouvais
00:38:05que la rupture conventionnelle
00:38:06c'était pas mal
00:38:06pour une chose
00:38:07c'était de changer
00:38:08cette culture
00:38:09du rapport de force
00:38:10et de pouvoir
00:38:10trouver à l'amiable
00:38:12en fait
00:38:13dans le meilleur des cas
00:38:14un employeur
00:38:15qui dit
00:38:15je paye aussi
00:38:17ces indemnités
00:38:17et j'ouvre les droits
00:38:18au chômage
00:38:19comme un service rendu
00:38:20et je trouve
00:38:20que c'est quand même
00:38:21plutôt bien
00:38:22qu'on ait des employeurs
00:38:23et des salariés en France
00:38:24qui puissent se serrer la main
00:38:25en partant
00:38:25donc ça c'est la première chose
00:38:27la seconde chose
00:38:28mais quelle est la proportion
00:38:29de réelles
00:38:32ruptures conventionnelles
00:38:33c'est-à-dire
00:38:33voulues des deux côtés
00:38:34c'est quand même
00:38:35une grande proportion
00:38:36qui est voulue des deux côtés
00:38:38il ne faut quand même pas exagérer
00:38:39alors il y a des cas
00:38:40excusez-moi
00:38:41il y a des cas spécifiques
00:38:42comme celui qu'on vient d'entendre
00:38:43et qui est scandaleux
00:38:45c'est pour ça qu'il faut réduire
00:38:46la durée d'indemnisation du chômage
00:38:48après la rupture conventionnelle
00:38:49et puis en plus
00:38:50s'il n'y avait pas
00:38:51cette rupture conventionnelle
00:38:53il y aurait beaucoup plus
00:38:54de dossiers au prud'homme
00:38:55et les prud'hommes
00:38:56on sait que c'est deux ans
00:38:57trois ans
00:38:58mais parfois
00:38:59on accepte une rupture
00:39:01en se disant
00:39:01je ne vais pas attendre trois ans
00:39:04quand on est salarié
00:39:05oui mais si vous l'acceptez
00:39:07en disant
00:39:07je ne veux pas attendre trois ans
00:39:09de toute façon
00:39:09si elle n'existait pas
00:39:10vous auriez un procès au prud'homme
00:39:11pendant trois ans
00:39:13oui
00:39:13non non
00:39:13je ne dis pas que c'est une mauvaise chose
00:39:15mais
00:39:15je ne vois pas vraiment
00:39:17ce que ça change
00:39:18non mais pour aller dans le sens d'Ariane
00:39:20c'est un bon système
00:39:21quand la séparation
00:39:22n'est pas conflictuelle
00:39:23et c'est apparemment
00:39:25d'après ce que dit Jérôme
00:39:26et de son expérience
00:39:27c'est la majorité des cas
00:39:28mais effectivement
00:39:28c'est les cas
00:39:30qui ne sont pas majoritaires
00:39:31qui sont les plus scandaleux
00:39:32et dont on parle le plus
00:39:33donc c'est ceux-là
00:39:33qui sont mis en avant
00:39:34quand la décision de création
00:39:36par les partenaires sociaux
00:39:37je l'ai rappelé tout à l'heure
00:39:38tout le monde a signé
00:39:39c'est quand même relativement rare
00:39:40un accord social
00:39:41où tout le monde signe
00:39:42et les employeurs
00:39:44et les représentants des salariés
00:39:46les cinq
00:39:46y compris la CGT
00:39:48c'est rare
00:39:48bon
00:39:49c'était effectivement
00:39:50pour désengorger
00:39:51les prud'hommes
00:39:52le contentieux prud'hommes
00:39:53vous aviez à l'époque
00:39:55trois ans
00:39:56quatre ans
00:39:56de contentieux prud'hommes
00:39:57à régler
00:39:58c'était inadmissible
00:39:59et pour le salarié
00:40:00et pour l'entreprise
00:40:01ça met les deux
00:40:02dans une insécurité juridique
00:40:04totale
00:40:04c'était un peu pour ça
00:40:06après
00:40:06ce qui se passe actuellement
00:40:08c'est qu'il faut réduire
00:40:09effectivement
00:40:10la durée d'indemnisation
00:40:12quand vous avez
00:40:13une rupture conventionnelle
00:40:13réduire la durée
00:40:15d'indemnisation
00:40:15à France Travail
00:40:16ça je crois que c'est
00:40:17une bonne chose
00:40:18d'ailleurs même la CFDT
00:40:19l'a accepté hier
00:40:20puisque je crois
00:40:21qu'ils sont d'accord
00:40:22pour signer
00:40:22avec les employeurs
00:40:24pas les autres syndicats
00:40:25uniquement la CFDT
00:40:27mais le fait que la CFDT
00:40:28l'ait accepté
00:40:29c'est quand même significatif
00:40:30c'est la première centrale
00:40:31syndicale française
00:40:32aujourd'hui
00:40:33donc il peut y avoir
00:40:34quelque chose
00:40:35de ce côté-là
00:40:36en disant
00:40:36on maintient les ruptures
00:40:37conventionnelles
00:40:38mais en contrepartie
00:40:40on réduit
00:40:41la durée d'indemnisation
00:40:42chez France Travail
00:40:43parce que ça coûte
00:40:44quand même 4 milliards d'euros
00:40:45à France Travail
00:40:46aujourd'hui
00:40:47c'est quand même considérable
00:40:49j'ai pas envie de faire le Jérôme
00:40:50en disant
00:40:51qu'il fallait tout remettre à plat
00:40:53mais pourquoi
00:40:53pour les employeurs
00:40:54et pour les autres
00:40:54quand on entend Nathalie
00:40:56qu'est-ce qu'elle dit ?
00:40:57elle dit
00:40:57mais attendez
00:40:57vous en savez plus que moi
00:40:58bah oui il y a une sur
00:41:01normalisation
00:41:02une surnormalisation
00:41:05et création de normes
00:41:07pour les chefs d'entreprise
00:41:08donc eux-mêmes s'ils perdent
00:41:09eux ils veulent juste travailler
00:41:12se payer
00:41:12payer leurs salariés
00:41:13créer de la richesse
00:41:14et de l'autre côté
00:41:15chez les employeurs
00:41:15vous parlez de la restauration
00:41:17il y a un turnover énorme
00:41:19parce que les chefs de restaurant
00:41:20veulent aller chercher
00:41:21des cuisiniers
00:41:22il y a une concurrence
00:41:23on va piquer le cuisinier de l'autre
00:41:24etc
00:41:25les serveurs etc
00:41:25là il y a aussi
00:41:27du côté du salarié
00:41:28pourquoi est-ce qu'il y a
00:41:28des ruptures conventionnelles
00:41:29parce que généralement
00:41:30ils ont une proposition
00:41:31juste à côté
00:41:32pour un peu mieux payer
00:41:34etc
00:41:34donc la question
00:41:35elle est là aussi
00:41:36vous prenez une femme
00:41:37monoparentale
00:41:39une famille monoparentale
00:41:40une femme avec des enfants
00:41:42ou un homme avec des enfants
00:41:43elle est serveuse dans le marais
00:41:46vous avez fait la comparaison
00:41:47entre le salaire
00:41:48d'une serveuse dans le marais
00:41:49et le loyer
00:41:51d'un appartement
00:41:51dans le marais
00:41:52mais c'est intenable
00:41:53c'est juste intenable
00:41:54donc quand Marine Le Pen
00:41:56propose par exemple
00:41:57une augmentation
00:41:58de 10% du salaire
00:42:00sans augmenter les charges
00:42:01sur ces 10%
00:42:02l'Assemblée nationale refuse
00:42:05c'est pas une perte pour l'Etat
00:42:06c'est au pire un manque à gagner
00:42:07mais ça peut donner
00:42:09de l'oxygène
00:42:09voilà
00:42:10vous voulez pas
00:42:11virer votre cuisinier
00:42:13pour que les employeurs soient d'accord
00:42:14pour consentir
00:42:15on a énormément
00:42:16bien sûr
00:42:17c'est pas le chef de l'Etat
00:42:19quel qu'il soit
00:42:19qui va décider
00:42:20dans les entreprises
00:42:21on va augmenter
00:42:22on est bien d'accord avec vous
00:42:23c'est une possibilité
00:42:24c'est une possibilité
00:42:25mais vous l'avez refusé
00:42:26mais sur la
00:42:27je ne suis pas refusé
00:42:28sur votre famille politique
00:42:29sur la rupture conventionnelle
00:42:31vous parlez d'une femme seule
00:42:32il y a quand même un truc
00:42:33c'est que
00:42:34pour les travailleurs
00:42:35très précaires
00:42:36ne pas avoir de chômage
00:42:37c'est mourir
00:42:38bien sûr
00:42:38donc je viens
00:42:39je vais parler
00:42:40c'est ton entrepreneur
00:42:41dans ce cas là
00:42:42parler du statut
00:42:43des auto-entrepreneurs
00:42:44qui sont dans une précarité
00:42:46la plus totale
00:42:47c'est pareil
00:42:48mais je veux dire là
00:42:48pour la question
00:42:49de la rupture conventionnelle
00:42:50si par exemple
00:42:50je suis caissière
00:42:51j'ai deux enfants à charge
00:42:53je veux faire autre chose
00:42:56peut-être faire une formation
00:42:57pour être soignante
00:42:58je dis n'importe quoi
00:42:59et bien à un moment donné
00:43:01si je n'ai pas ma rupture conventionnelle
00:43:02je suis à la rue
00:43:03donc nous là
00:43:04on parle des ruptures conventionnelles
00:43:05de luxe
00:43:06en fait
00:43:06quand on en parle
00:43:08quand on dit
00:43:08ça peut être dévoyé
00:43:09ouvrir une boîte
00:43:10etc
00:43:11mais déjà
00:43:11la proposition
00:43:12qui veut dire
00:43:13je pars pour ouvrir une boîte
00:43:14c'est déjà le méga luxe
00:43:16donc moi je trouve
00:43:17que c'est aussi important
00:43:18ces ruptures conventionnelles
00:43:18on n'en a pas parlé
00:43:19pour tous les travailleurs précaires
00:43:21on ne remet pas en cause cela
00:43:23mais le travailleur précaire
00:43:24c'est le serveur
00:43:25qui dit
00:43:26je veux une rupture conventionnelle
00:43:27parce que je veux m'occuper
00:43:28de mon enfant
00:43:28je veux dire ça
00:43:29après chaque cas
00:43:30est un cas particulier
00:43:31mais on a des témoignages
00:43:32on a Mireille qui nous dit
00:43:34c'est le cas
00:43:34de mes beaux-parents
00:43:3690 ans
00:43:37leur jardinier
00:43:38en Césu
00:43:38il a décidé de ne plus venir travailler
00:43:40pour aller ailleurs
00:43:41la FEPEM
00:43:43donc c'est la fédération
00:43:44pour l'employeur
00:43:45voilà
00:43:46nous dit d'accepter
00:43:47la rupture conventionnelle
00:43:48et vous savez ce qui s'est passé
00:43:49un an après
00:43:49il a eu le culot
00:43:50de venir
00:43:51de demander
00:43:51à être réembauché
00:43:55Sylvie nous dit
00:43:55c'est pour ça
00:43:56que les employeurs
00:43:56sont prudents
00:43:57pour embaucher
00:43:57et proposent
00:43:58de plus en plus
00:43:59de contrats
00:44:00d'auto-entrepreneurs
00:44:01et Thomas dit
00:44:02qu'est-ce qui empêche
00:44:02les employeurs
00:44:03d'accorder des ruptures conventionnelles
00:44:04ça leur coûte de l'argent
00:44:05c'est ça
00:44:07c'est qu'ils sont obligés
00:44:08de payer des indemnités
00:44:09la rupture conventionnelle
00:44:10c'est un peu comme
00:44:11les trains qui arrivent à l'heure
00:44:12c'est-à-dire qu'on ne parle
00:44:13que des trains
00:44:14les trains qui arrivent à l'heure
00:44:15on n'en parle jamais
00:44:16ceux qui sont en retard
00:44:17on en parle
00:44:17c'est un peu comme ça
00:44:18moi je vois
00:44:19mais quelle est la proportion
00:44:20c'est à peu près 80-20
00:44:2180 ça se passe très bien
00:44:23et ça arrange tout le monde
00:44:24et l'employeur
00:44:25et le salarié
00:44:26et dans 20% des cas
00:44:27c'est effectivement
00:44:28des licenciements déguisés
00:44:29ou des gens
00:44:31qui veulent en profiter
00:44:32donc c'est pour ça
00:44:33que réduire
00:44:34l'indemnisation
00:44:35sans toucher
00:44:37à ceux qui sont
00:44:37qui pourraient être
00:44:38dans des difficultés
00:44:3920 mois d'indemnisation
00:44:41moi ça me paraît
00:44:41assez correct
00:44:42on se retrouve
00:44:43dans un instant
00:44:44on va parler du Louvre
00:44:46on va parler
00:44:47des écolos aussi
00:44:48les écolos
00:44:49qui peinent à mobiliser
00:44:51pour les municipales
00:44:52à tout de suite
00:44:55Sud Radio
00:44:57Sud Radio
00:44:58le 10h midi
00:45:00mettez-vous d'accord
00:45:01Valérie Expert
00:45:02on va parler des municipales
00:45:03avec vous
00:45:04Ariane
00:45:04vous vouliez faire
00:45:06un coup de projecteur
00:45:07sur le vote
00:45:08sur le vote écolo
00:45:10oui
00:45:10alors en 2020
00:45:12il y avait eu
00:45:12des villes prises de guerre
00:45:14donc des grandes villes
00:45:15comme par exemple
00:45:16Bordeaux et Lyon
00:45:17qui avaient été gagnées
00:45:18par les écolos
00:45:18et là il y a un article
00:45:20dans le monde
00:45:21par un politologue
00:45:22qui explique que
00:45:23ce sera beaucoup
00:45:24beaucoup plus difficile
00:45:25pour eux en 2026
00:45:26et moi ce que j'aimerais
00:45:28mettre en avant
00:45:29c'est pourquoi
00:45:30l'écologie
00:45:31est autant
00:45:31un sujet de clivage
00:45:32alors qu'il devrait
00:45:33rassembler
00:45:34quand je parle
00:45:34d'objet de clivage
00:45:35c'est-à-dire que
00:45:36l'écologie
00:45:36pour encore
00:45:37beaucoup de citoyens
00:45:38est perçue
00:45:39sous le prisme
00:45:39de la contrainte
00:45:40de l'écologie punitive
00:45:41et donc en fait
00:45:43ça ça veut dire quoi
00:45:44ça veut dire
00:45:45que les écolos
00:45:46qui sont
00:45:46je le répète
00:45:47au départ en France
00:45:48les écolos
00:45:49c'est une structure
00:45:50activiste
00:45:50alors après
00:45:51c'est pour ça
00:45:51qu'il y a
00:45:52énormément de difficultés
00:45:53sur l'accession
00:45:54au pouvoir
00:45:54donc le sujet
00:45:55est de savoir
00:45:56comment c'est possible
00:45:57que la communication
00:45:58des écolos
00:46:00amène en réalité
00:46:02à une
00:46:03on va dire
00:46:04un ressentiment
00:46:04dans la part
00:46:05de l'opinion publique
00:46:06plutôt que quelque chose
00:46:07qui fédère
00:46:07et je crois qu'aujourd'hui
00:46:08on est arrivé
00:46:09à des points de crispation
00:46:10je vais prendre
00:46:10le plus connu
00:46:11d'entre tous
00:46:12c'est la voiture
00:46:13aujourd'hui
00:46:14il y a énormément
00:46:15de gens qui pensent
00:46:16que le fait
00:46:17de passer à vélo
00:46:18c'est de leur dire
00:46:19en gros
00:46:19t'es un nas
00:46:20parce que t'as une voiture
00:46:21et c'est ça qui va pas
00:46:22et il faut qu'on arrive
00:46:23et ça je pense
00:46:24que les écolos
00:46:25ont tout un travail
00:46:25de communication
00:46:26là-dessus
00:46:27a montré
00:46:28que l'écologie
00:46:28c'est aussi
00:46:29pourvoyeuse
00:46:29et pourvoyeuse
00:46:30de liberté
00:46:31si avec ça
00:46:33il y a aussi
00:46:33leur positionnement
00:46:35politique
00:46:37très équivant
00:46:38oui mais par exemple
00:46:39la question de
00:46:40par exemple Grégory Doucet
00:46:42va peut-être s'allier
00:46:43avec Alafi
00:46:43en fait le sujet
00:46:44c'est que
00:46:46structurellement
00:46:46les écolos
00:46:47en France
00:46:48ont une base militante
00:46:49plus activiste
00:46:50et militante
00:46:52gauche radicale
00:46:53que la tête du parti
00:46:53donc ça c'est un vrai problème
00:46:55et donc
00:46:56effectivement
00:46:56c'était aussi
00:46:57le fameux sapin de Noël
00:46:58vous savez
00:46:59qui avait dû être
00:47:00mis en glace
00:47:01ou en bois
00:47:02et moi je trouve ça
00:47:03dommage
00:47:04que par une communication
00:47:05politique
00:47:06vraiment
00:47:07vraiment questionnable
00:47:08l'écologie
00:47:09en devienne
00:47:09un sujet d'opposition
00:47:10entre en gros
00:47:11les vrais gens
00:47:12et des espèces
00:47:14de soi-disant bobos
00:47:15qui en feraient
00:47:16leur beurre
00:47:17Et puis il y a un bilan
00:47:19qui n'est pas formidable
00:47:19dans les villes
00:47:20qui ont été dirigées
00:47:21par les écologistes
00:47:22en matière de circulation
00:47:23de propreté
00:47:26Je pense qu'il y avait
00:47:27un chiffre
00:47:28je pense qu'il y avait
00:47:29un chiffre
00:47:29c'était 41%
00:47:30des tenaces
00:47:32promises
00:47:32qui ont été réalisées
00:47:35mais en fait
00:47:36le sujet c'est que
00:47:37si vous voulez transformer
00:47:38une ville écologiquement
00:47:39il y a un truc
00:47:40qui se passe concrètement
00:47:41pour les gens
00:47:42c'est qu'il va y avoir
00:47:42des travaux par exemple
00:47:43donc c'est très difficile
00:47:45aujourd'hui
00:47:45de faire de l'écologie
00:47:46sans amener
00:47:47des résistances individuelles
00:47:49Tout le sujet
00:47:49c'est comment vous dites
00:47:51voilà où on va aller
00:47:52voilà à quoi ça va vous servir
00:47:54Sauf qu'il y a des travaux
00:47:55qui ont été effectués
00:47:55et qu'on ne voit pas
00:47:56l'amélioration
00:47:57pour l'écologie
00:47:58l'amélioration écologique
00:48:00après les travaux
00:48:01vous avez l'impression
00:48:02que c'est parfois
00:48:02pire si je prends Paris
00:48:04la place de la Contrescarpe
00:48:05il y avait des arbres
00:48:06il n'y a plus un arbre
00:48:06La rue de Rivoli
00:48:07La rue de Rivoli
00:48:10c'est encore autre chose
00:48:11mais il n'y a pas
00:48:13de bienfait
00:48:14enfin moi je ne vois pas
00:48:15de bienfait
00:48:15avec des prises d'opposition
00:48:17je ne sais pas ce qu'on pense
00:48:18Et juste une question
00:48:19qui paye ?
00:48:20Qui paye ?
00:48:20Parce que c'est bien beau
00:48:21de dire je vais mettre
00:48:22ce trottoir
00:48:23je vais faire des pistes cyclales
00:48:25Sur la voie
00:48:26oui etc
00:48:27c'est la mairie
00:48:27C'est la mairie
00:48:28C'est la mairie
00:48:29Donc c'est nous
00:48:30c'est-à-dire qu'ils font
00:48:30des projets écologistes
00:48:32ils font un tas de projets
00:48:33mais c'est nous qui payons
00:48:34Bah oui
00:48:35Alors donc on a
00:48:36à la fois on peut plus circuler
00:48:37et en plus on paye
00:48:39Oui mais quand il y a une équipe
00:48:42Je partage le point de vue d'Ariane
00:48:45mais ça ne me paraît pas être
00:48:46qu'une question de communication
00:48:48qui est certes très négative
00:48:50et notamment par le fait d'aborder
00:48:52l'écologie que sous un angle punitif
00:48:55mais je pense que c'est aussi
00:48:55une question de positionnement politique
00:48:57et je ne suis pas certain
00:48:58que les écologistes soient
00:48:59très écologistes en réalité
00:49:00D'abord l'écologie
00:49:01ça n'appartient pas à un camp
00:49:02on ne pourrait pas avoir
00:49:03un parti sécuritaire
00:49:05un parti économiste
00:49:06donc l'écologie
00:49:07elle appartient à tout le monde
00:49:08et heureusement que tout le monde
00:49:09s'en préoccupe
00:49:10de façon nuancée
00:49:12mais heureusement
00:49:13et moi j'ai le sentiment
00:49:14que derrière les écologistes
00:49:15enfin je vois derrière
00:49:16les écologistes
00:49:17derrière certaines figures
00:49:18et derrière certains positionnements
00:49:20plutôt des anticapitalistes
00:49:22et donc pas nécessairement
00:49:23des écologistes
00:49:23et des gens qui
00:49:24dans leur communication
00:49:25et dans leur action
00:49:26se comportent exactement
00:49:27comme Donald Trump
00:49:28ils ne parlent
00:49:29qu'à leur électorat
00:49:30ils ne parlent
00:49:31qu'à leur camp
00:49:32et donc ils ne cherchent jamais
00:49:34à
00:49:34c'est ma perception
00:49:36c'est mon sentiment
00:49:37ils ne cherchent jamais
00:49:38ni à convaincre
00:49:39ni à servir
00:49:39l'ensemble de la collectivité
00:49:40mais seulement servir
00:49:42leur cible électorale
00:49:43oui
00:49:43non je partage
00:49:45ce qui vient d'être dit
00:49:46d'abord
00:49:47les écologistes
00:49:48en France
00:49:49ils sont à gauche
00:49:50voire à l'extrême gauche
00:49:52voire pas écologistes
00:49:53donc il n'y a pas
00:49:55d'écologistes
00:49:56entre guillemets
00:49:56de droite
00:49:57j'en avais un à votre droite
00:49:58ah bon
00:49:59alors tant mieux
00:49:59ça me rassure
00:50:01il n'y a pas de parti
00:50:02écologiste de droite
00:50:03il n'y a pas d'alliance
00:50:04avec les écologistes de droite
00:50:06c'est compliqué
00:50:06en tout cas
00:50:07pas identifié
00:50:08c'est bien identifié
00:50:09avec des alliances
00:50:10écolo
00:50:11PS
00:50:12parti communiste
00:50:13et les filles
00:50:14donc ils sont à gauche
00:50:14premier point
00:50:15il y a eu Brice Lalonde
00:50:16qui a été complètement
00:50:18complètement tué
00:50:18parce qu'il était de droite
00:50:19oui mais ça n'a pas marché
00:50:21enfin il n'a pas
00:50:22il n'a pas eu des filles
00:50:23qu'ils ont prise etc
00:50:25oui mais parce qu'il était
00:50:26de droite
00:50:26ce qui s'est passé en 2020
00:50:27c'est qu'effectivement
00:50:28il y a eu une vague
00:50:29où ils ont pris
00:50:30un certain nombre de villes
00:50:31et il y a des personnalités
00:50:32différentes
00:50:33il y a ceux qui sont
00:50:35qui peut-être
00:50:36vont s'en tirer
00:50:37qui ont su s'adapter
00:50:38moi je pense au maire de Bordeaux
00:50:40il était contre
00:50:41la police municipale
00:50:42maintenant il est pour
00:50:42la police municipale armée
00:50:44donc il a fait
00:50:45un énorme pas
00:50:45donc il y a les pragmatiques
00:50:47et puis il y a les idéologues
00:50:48d'où c'est
00:50:50Piole
00:50:51la maire de Strasbourg
00:50:52tout ça ce sont des idéologues
00:50:54qui n'ont pas évolué
00:50:55donc ils vont être balayés
00:50:56ça c'est assez clair
00:50:57ça va être la sanction
00:50:58de leur idéologie
00:50:59de leur extrémisme
00:51:00et puis il y a des personnalités
00:51:02comme le maire de Bordeaux
00:51:03dont je viens de citer
00:51:04qui sont assez malins
00:51:05qui sont pragmatiques
00:51:06qui savent évoluer
00:51:07donc peut-être que lui
00:51:08il va s'en tirer
00:51:08il est en tête
00:51:10dans notre sondage
00:51:10il fait plus du ciel
00:51:11pour Sud Radio
00:51:12il s'en tirera à peu près
00:51:13pas mal au deuxième tour
00:51:14donc il y a les pragmatiques
00:51:16qui ont su évoluer
00:51:17en regardant
00:51:18comment évoluait la ville
00:51:19en s'adaptant
00:51:20et puis il y a les idéologues
00:51:21qui n'évolueront jamais
00:51:22et qui seront battus
00:51:23comme à Lyon
00:51:24comme à Lyon
00:51:25ou Grégory Dusset
00:51:26en Grenoble
00:51:27Strasbourg
00:51:28effectivement
00:51:29en deux mots
00:51:30parce que
00:51:31effectivement
00:51:31je crois que
00:51:33les écologistes
00:51:34en fait
00:51:34ce sont les écologistes
00:51:35d'extrême gauche
00:51:36dont on parle
00:51:37Europe Ecologie Les Verts
00:51:38ce n'est pas les écologistes
00:51:39ça fait gentil écologistes
00:51:40non c'est des écologistes
00:51:41d'extrême gauche
00:51:42parce qu'ils ne parlent pas
00:51:43que d'écologie
00:51:43ils parlent du reste
00:51:44nous au Rassemblement National
00:51:46on souhaite l'environnement
00:51:47donc je vais le dire
00:51:48à vos auditeurs
00:51:48si vous voulez
00:51:49défendre l'environnement
00:51:50si vous voulez
00:51:52transmettre
00:51:52à vos enfants
00:51:54un territoire
00:51:55plus beau
00:51:55plus grand
00:51:56plus puissant
00:51:57il ne faut surtout pas
00:51:58voter pour Europe Ecologie Les Verts
00:52:00c'est l'exact inverse
00:52:01et c'est ça
00:52:01le plus grand danger
00:52:02Europe Ecologie Les Verts
00:52:04fait détester
00:52:05l'écologie aux français
00:52:05et c'est ça
00:52:06qui est le plus triste
00:52:06parce que pour nous
00:52:08au RN
00:52:08vous ne pouvez pas être
00:52:10pour la justice environnementale
00:52:11mais pas pour la justice sociale
00:52:13à côté
00:52:13ce sont les deux faces
00:52:14d'une même pièce
00:52:15quand vous faites la ZFE
00:52:16zone à faible émission
00:52:17et bien ça se traduit
00:52:18en pratique
00:52:19par une zone
00:52:19à forte exclusion
00:52:20les banlieusards
00:52:21ne peuvent pas venir
00:52:22les travailleurs
00:52:22ne peuvent plus
00:52:23rentrer dans les villes
00:52:24vous avez un véhicule
00:52:24un peu trop polluant
00:52:25parce que vous êtes
00:52:25un peu trop pauvre
00:52:26vous ne rentrez plus
00:52:27dans la ville des bobos
00:52:28donc tout ça
00:52:29ce n'est pas possible
00:52:29et je finis juste
00:52:30sur un point
00:52:31ils ont évolué
00:52:32vous avez parlé de Bordeaux
00:52:34ils étaient contre
00:52:34l'armement de la police municipale
00:52:36maintenant ils ont
00:52:3650 types
00:52:37avec des armes
00:52:38semi-automatiques
00:52:39bon voilà
00:52:40Doucet
00:52:40je suis contre
00:52:41la vidéoprotection
00:52:42d'accord
00:52:43mais il a tout renouvelé
00:52:44le parc
00:52:44il en a même rajouté
00:52:45mais c'est trop tard
00:52:46c'est-à-dire que
00:52:47moi j'ai vu un article
00:52:48à Villeurbanne
00:52:49une candidate
00:52:49Europe Écologie-Les Verts
00:52:51d'extrême gauche
00:52:52contre la sécurité
00:52:53disait-elle
00:52:53on va planter
00:52:55des champignonières
00:52:56sur les points de deal
00:52:57article du progrès
00:52:58décembre 2019
00:52:59il y a trois jours
00:53:00à Villeurbanne
00:53:01on a eu un règlement
00:53:02de contre
00:53:02à la Kalachnikov
00:53:03est-ce que vous croyez
00:53:04que l'agriculture urbaine
00:53:05ou les champignonières
00:53:06dans des parkings
00:53:07ou sur les points de deal
00:53:07ça va régler les choses
00:53:08c'est pas des champignons
00:53:09déni
00:53:09et sur Grenoble
00:53:10c'est pareil
00:53:11il n'y a pas que l'environnement
00:53:12M. Piolle
00:53:12a fait des subventions
00:53:14au CCIF
00:53:14un organe islamiste
00:53:16dissous par le ministre
00:53:17de l'Intérieur
00:53:17donc chassons-les
00:53:19non mais attendez
00:53:20quand le maire de Bordeaux
00:53:23arme sa police municipale
00:53:25on peut s'en féliciter
00:53:26quand même
00:53:26oui mais c'est trop tard
00:53:27mais on n'est pas des brutes
00:53:29pendant deux ans
00:53:31il a dit qu'on est
00:53:31à l'extrême droite
00:53:32et aujourd'hui
00:53:33il arme ses policiers
00:53:33est-ce que c'est un problème
00:53:35de com' ?
00:53:35est-ce que c'est vraiment
00:53:36un problème de com' ?
00:53:37je sais c'est un peu
00:53:38c'est un peu plus important
00:53:39leur discours représente
00:53:40ce qu'ils sont
00:53:40enfin c'est une base
00:53:42de la com' non ?
00:53:43oui mais en fait
00:53:46le problème
00:53:46je répète
00:53:47en fait
00:53:47il y a tout un sujet
00:53:49de l'accession au pouvoir
00:53:50par les écolos
00:53:51la question c'est de savoir
00:53:52si c'est un parti
00:53:53qui veut le pouvoir ou pas
00:53:54et comme je le répète
00:53:56ils ont une base militante
00:53:57très activiste
00:53:58qui est plutôt défavorable
00:53:59au fait de
00:54:00en gros
00:54:01rentrer dans les rangs
00:54:02et d'avoir un discours
00:54:03plus raisonnable
00:54:04sur l'écologie
00:54:04donc ça c'est un vrai problème
00:54:05c'est un problème de fond
00:54:06interne au parti
00:54:07la deuxième chose
00:54:09vous dites
00:54:09chassez-les
00:54:10moi je serais pas forcément
00:54:11pour les chasser
00:54:12démocratiquement
00:54:13attention
00:54:14on parle des élections municipales
00:54:16moi je suis lyonnais
00:54:17je veux me débarrasser
00:54:18de monsieur Doucet
00:54:18voilà
00:54:19oui oui
00:54:19mais moi je pense quand même
00:54:22que vous parlez du fait
00:54:23oui il y a quand même
00:54:24un sujet de communication
00:54:25mais aussi de positionnement
00:54:27c'est à dire que moi
00:54:28ce qui m'intéresse
00:54:30en termes de communicante politique
00:54:31quand je parle du récit
00:54:32parce que c'est quand même ça
00:54:33que je fais
00:54:34je me dis
00:54:35qu'est-ce qu'il fait
00:54:36qu'est-ce que je vais pouvoir
00:54:37raconter aux gens
00:54:37de la ruralité
00:54:38de la France périphérique
00:54:40qui ont l'impression
00:54:40qu'on les prend pour des nases
00:54:42parce qu'ils ont une voiture
00:54:43et donc moi
00:54:44à partir de ce moment-là
00:54:45mon travail
00:54:45c'est justement de me dire
00:54:47ok
00:54:47l'écologie c'est quoi
00:54:49comment on peut faire en sorte
00:54:51que les gens
00:54:52passent d'une obligation
00:54:53d'écologie
00:54:54au désir d'écologie
00:54:55et ça
00:54:55je suis désolée
00:54:56c'est un travail
00:54:57que le parti écologiste
00:54:58ne fait pas
00:54:59et vous avez beau dire
00:55:00c'est que de la com'
00:55:01c'est pas que de la com'
00:55:02parce que c'est une question
00:55:03de récit politique
00:55:04et de comment
00:55:05à un moment donné
00:55:06on lève la chape de plomb
00:55:08qui fait qu'aujourd'hui
00:55:10l'écologie
00:55:10qui est quand même
00:55:11une donnée
00:55:11je pense que sur laquelle
00:55:12tout le monde peut se dire
00:55:13qu'on est un peu dans la mouise
00:55:15devient un objet
00:55:16de clivage
00:55:17mais regardez Marine Dondelier
00:55:18elle était sur
00:55:19France Inter
00:55:20quand vous tapez
00:55:22Marine Dondelier
00:55:22elle appelle
00:55:24à éliminer
00:55:25les tontons flingueurs
00:55:26c'est-à-dire
00:55:27les vieux politiques
00:55:28en quoi
00:55:29c'est un discours
00:55:30d'une femme
00:55:31écologiste
00:55:31qui veut
00:55:32faire campagne
00:55:33pour les municipales
00:55:35franchement
00:55:35c'est de la politique
00:55:36c'est des arguments
00:55:37politiques
00:55:37c'est en quoi
00:55:38ça concerne
00:55:39c'est un parti
00:55:41Europe Écologie
00:55:42Les Verts
00:55:43c'est un parti
00:55:43d'extrême gauche
00:55:44c'est une petite secte
00:55:45il n'y a presque pas
00:55:46de militants
00:55:47dans cette affaire
00:55:47moi je les connais bien
00:55:49je les ai vus
00:55:49fonctionner au conseil
00:55:50de Paris
00:55:51avec messieurs
00:55:52Beaupin
00:55:52quand ils sont arrivés
00:55:53en 2001
00:55:54alors c'était pas
00:55:54Europe Écologie
00:55:55Les Verts
00:55:56c'était exactement
00:55:57la même chose
00:55:58c'était le même type
00:55:59de fonctionnement
00:55:59ce sont des gens
00:56:00sectaires
00:56:01ils fonctionnent
00:56:01entre eux
00:56:02c'est de l'entre-soi
00:56:03quand vous n'êtes pas
00:56:04d'accord
00:56:04vous êtes exclu
00:56:06il y a des scandales
00:56:08j'en passe
00:56:08et des meilleurs
00:56:09aussi dans ces parties-là
00:56:11qui nous donnent
00:56:11des leçons de morale
00:56:12matin, midi et soir
00:56:13donc non
00:56:14c'est pas du tout
00:56:15des gens
00:56:15qui représentent
00:56:16l'écologie
00:56:16un mot Frédéric
00:56:17juste un mot
00:56:18vous parliez de Marine
00:56:20Tondelier
00:56:20elle est régulièrement
00:56:21invitée dans cette radio
00:56:22comme plein d'autres
00:56:23responsables politiques
00:56:24quand elle vient
00:56:25dans ce studio
00:56:25est-ce qu'elle vient
00:56:26comme moi en métro
00:56:27ou est-ce qu'elle se fait
00:56:27commander un taxi ?
00:56:29oui vraisemblablement
00:56:30j'ai pas la réponse
00:56:30et Juliette n'est pas là
00:56:31donc je peux pas vous répondre
00:56:33mais
00:56:33je pense que vous connaissez
00:56:34la réponse
00:56:34je ne sais pas
00:56:36on a Catherine
00:56:37qui voulait réagir
00:56:38Catherine
00:56:39mais elle donne des leçons
00:56:40oui absolument
00:56:41Catherine
00:56:42vous vouliez parler
00:56:43de Bordeaux
00:56:45oui
00:56:45alors Bordeaux
00:56:46c'est une ville
00:56:47fantastique
00:56:49qui est très très belle
00:56:50etc
00:56:51seulement
00:56:53le point noir
00:56:54sous prétexte
00:56:56d'écologie
00:56:57on laisse pousser
00:56:59les plantes
00:56:59sur les trottoirs
00:57:01donc quand on est
00:57:02à mobilité réduite
00:57:03c'est un peu compliqué
00:57:04de se déplacer
00:57:05à avoir des mamans
00:57:06avec des poussettes
00:57:07ou des personnes âgées
00:57:08on est comme obligé
00:57:10dans certains quartiers
00:57:11de marcher au milieu
00:57:11de la rue
00:57:12personne en fauteuil roulant
00:57:14oui c'est ce qu'elle vient de dire
00:57:15à mobilité réduite
00:57:16absolument
00:57:17donc
00:57:19ça c'est un problème
00:57:20et alors
00:57:21la chose
00:57:22qui mérisse le poil
00:57:24ce sont
00:57:25les vélos électriques
00:57:26alors
00:57:27on fait un centre-ville
00:57:28qui est destiné
00:57:30bien sûr
00:57:30aux piétons
00:57:31et aux vélos
00:57:32mais enfin
00:57:33un vélo électrique
00:57:34ça n'est pas un vélo normal
00:57:35moi pour faire du vélo
00:57:37dans ma commune
00:57:38puisque je suis dans
00:57:39l'agglomération
00:57:39je ne suis pas
00:57:40à bord au centre
00:57:41je peux vous dire
00:57:42qu'à Bordeaux
00:57:42les vélos électriques
00:57:43ils ont tout pouvoir
00:57:44ça ne respecte pas
00:57:45le code de la route
00:57:47ce sont des vélos
00:57:48qui sont énormes
00:57:49avec des gosses
00:57:50assis derrière
00:57:51c'est des vélos
00:57:52qui font 2m50
00:57:53presque 3m de long
00:57:54ou alors vous avez
00:57:55les vélos cargo
00:57:56alors ça il y en a plein
00:57:57à la ville
00:57:58il n'y a aucun souci
00:57:59et quand vous avez
00:58:01un parent
00:58:01qui a un rendez-vous
00:58:02chez un médecin
00:58:03à Bordeaux
00:58:04surtout le matin
00:58:05et que c'est un médecin
00:58:07on appelle ça
00:58:08un spécialiste
00:58:09et qu'on commande
00:58:10un VSL
00:58:11pour l'amener
00:58:13il n'y a pas de VSL
00:58:14parce que le matin
00:58:16ils sont exclusivement
00:58:17réservés
00:58:18aux cliniques
00:58:19et aux hôpitaux
00:58:20et donc si vous
00:58:21vous souhaitez
00:58:21amener votre parent
00:58:23à Bordeaux
00:58:23et le déposer
00:58:24devant le pied de porte
00:58:25parce qu'il est une canne
00:58:27où il ne peut pas
00:58:27se déplacer
00:58:28vous le lâchez
00:58:29sur le trottoir
00:58:31vous faites le tour
00:58:32du pâté de maison
00:58:33vous allez vous garer
00:58:33à 2, 3, 4 kilomètres
00:58:35vous payez un bras
00:58:36un bras
00:58:37on paye
00:58:38donc on entend
00:58:39que vous n'allez pas
00:58:40je suis obligée
00:58:41de vous interrompre
00:58:41Catherine
00:58:42on entend que vous ne voterez pas
00:58:43pour le maire
00:58:45en place
00:58:47non
00:58:47parce que je suis écologique
00:58:48dans l'âme
00:58:50il y a un moment
00:58:51où il faut arrêter
00:58:51l'entre-soi
00:58:53on se regarde le nombril
00:58:54on trouve ça génial
00:58:55parce que Bordeaux
00:58:56de toute façon
00:58:56ça n'appartient
00:58:57qu'au Bordelais
00:58:58qui habite le centre-ville
00:58:59c'est comme ton sapin en verre
00:59:01qui nous met
00:59:02là depuis quelques années
00:59:03la première année
00:59:04on nous a mis
00:59:05ce grand sapin en verre
00:59:06qui est minable
00:59:07parce qu'en plus
00:59:07c'est très très moche
00:59:08il y avait à 10 mètres
00:59:10un marché de sapins
00:59:12de sapins naturels
00:59:14naturels
00:59:15merci beaucoup Catherine
00:59:16on doit faire une petite pause
00:59:18on va parler
00:59:18du Louvre
00:59:20dans un instant
00:59:21et puis
00:59:22et puis d'alerte enlèvement
00:59:24tout de suite
00:59:25Sud Radio
00:59:26parlons vrai
00:59:27parlons vrai
00:59:27Sud Radio
00:59:27parlons vrai
00:59:29Sud Radio
00:59:30le 10h midi
00:59:31mettez-vous d'accord
00:59:32Valérie Expert
00:59:35alors Jérôme
00:59:36un coup de gueule
00:59:37oui alors on en a déjà parlé
00:59:38donc je vais aller assez vite
00:59:40parce que c'est la démission
00:59:42de Laurence Descartes
00:59:43alors moi je suis content
00:59:43qu'elle ait démissionné
00:59:44donc ça pourrait être un coup de coeur
00:59:46elle a démissionné
00:59:46ou elle a été démissionnée
00:59:47à votre avis ?
00:59:48rupture conventionnelle
00:59:49on va en parler
00:59:50encore des deux parties
00:59:52voilà
00:59:52en réalité
00:59:54elle aurait pu s'abstenir
00:59:56de faire un grand entretien
00:59:57dans le Figaro d'hier
00:59:58et au journal de 20h de France 2
01:00:00et au journal de 20h
01:00:01puisque effectivement
01:00:01elle a fait pas mal de médias
01:00:03en disant qu'effectivement
01:00:05elle était à moitié responsable
01:00:07mais pas coupable
01:00:09de ce qui s'était passé
01:00:11au moment de l'effraction
01:00:12et du vol des bijoux
01:00:14elle est arrivée en 2021
01:00:17elle nous dit dans son entretien
01:00:19qu'effectivement
01:00:20elle a fait tout un tas de choses
01:00:21qu'elle a le sentiment
01:00:23d'avoir bien réalisé sa fonction
01:00:26que quand elle a voulu démissionner
01:00:27à la suite de l'effraction
01:00:29sa ministre de tutelle
01:00:31lui a dit de rester
01:00:32ce qui est peut-être vrai
01:00:33moi je ne suis pas dans le secret des dieux
01:00:34et donc elle est restée jusqu'à maintenant
01:00:37mais je trouve que dans cet entretien
01:00:40c'est le paroxysme
01:00:41de l'irresponsabilité
01:00:42tel que les français ne veulent plus le voir
01:00:46irresponsabilité
01:00:46parce qu'on vous dit
01:00:47j'ai fait mon boulot pendant 4 ans
01:00:49je l'ai bien fait
01:00:50manque de pot
01:00:50tout va mal au Louvre
01:00:51donc si j'avais bien fait mon boulot
01:00:53peut-être que
01:00:54ça ne serait pas comme ça
01:00:56que ça serait passé
01:00:58deuxièmement
01:00:58elle a l'impression de dire
01:01:00qu'on lui a imposé
01:01:01un certain nombre de choses
01:01:02et qu'elle n'avait pas les moyens
01:01:04de sa politique
01:01:05donc dans ce cas-là
01:01:05quand vous n'avez pas les moyens
01:01:06de votre politique
01:01:07vous partez
01:01:08vous demandez une réputure
01:01:09oui
01:01:09quand un ministre
01:01:12ou un gros fonctionnaire
01:01:13n'a pas les moyens
01:01:14de sa politique
01:01:14il doit partir
01:01:15donc je trouve que
01:01:16soit il se bat
01:01:17il le fait savoir
01:01:18soit il part
01:01:18cette affaire
01:01:19et tous les propos
01:01:21qu'elle a tenus hier
01:01:22dans le Figaro
01:01:23et dans les médias
01:01:24va amplifier
01:01:26va vraisemblablement
01:01:28amplifier
01:01:29le sentiment
01:01:30que les français ont
01:01:31de cette irresponsabilité
01:01:32de cette haute classe
01:01:35institutionnelle
01:01:35et politique
01:01:36qui finalement
01:01:37quand il est mis devant
01:01:38un certain nombre de choix
01:01:40prend les mauvais
01:01:41oui
01:01:41mais ce n'est pas le pire
01:01:42dans l'histoire
01:01:43j'ai envie de dire
01:01:44c'est-à-dire qu'elle a été
01:01:44recasée
01:01:46automatiquement
01:01:46tout de suite
01:01:47à un poste très prestigieux
01:01:49qui est la coopération
01:01:51des grands musées
01:01:52dans le monde
01:01:52dans le cadre
01:01:53de la présidence du G7
01:01:54et là
01:01:55on peut s'interroger
01:01:56ce mouvement
01:01:58qui consiste à dire
01:01:59finalement
01:02:01recasez-moi
01:02:01j'ai bien fait mon boulot
01:02:03je suis à moitié responsable
01:02:05mais surtout pas coupable
01:02:06voilà
01:02:07c'est un vrai problème
01:02:08d'ordre général
01:02:09parce que
01:02:10c'est un poste prestigieux
01:02:13elle a une mission
01:02:14elle est bien payée
01:02:14et ensuite
01:02:15on doit faire les comptes
01:02:16est-ce qu'on a rempli
01:02:17les objectifs
01:02:18est-ce qu'on ne les a pas remplis
01:02:19si on ne les a pas remplis
01:02:20et que c'est catastrophique
01:02:21ce qui est un peu
01:02:22le cas de madame
01:02:26on ne peut pas être recasé
01:02:27comme ça
01:02:28immédiatement
01:02:28dans un autre poste prestigieux
01:02:30à un moment donné
01:02:30la responsabilité
01:02:31ce n'est pas simplement
01:02:32pénale
01:02:33ou budgétaire
01:02:34etc
01:02:34c'est aussi la responsabilité politique
01:02:35on ne peut pas recaser quelqu'un
01:02:37parce que c'est un copain
01:02:38qui a eu des résultats catastrophiques
01:02:39ce n'est pas possible
01:02:40alors elle n'est pas recasée
01:02:42parce que c'est un copain
01:02:42elle est recasée
01:02:43parce que c'est le fonctionnement
01:02:44le fonctionnement
01:02:46si elle n'était pas recasée
01:02:48de toute façon
01:02:48elle serait payée
01:02:49et on pourrait trouver ça
01:02:50tout aussi dans un placard
01:02:51on pourrait trouver ça
01:02:52tout aussi scandaleux
01:02:53c'est le fonctionnement
01:02:54il faut donner de telles responsabilités
01:02:56alors que ces résultats
01:02:57sont catastrophiques
01:02:58pardon
01:02:58mais c'est du bon sens
01:03:00je suis 100% d'accord
01:03:01on ne peut juste pas dire
01:03:02que c'est parce qu'il serait
01:03:03copain copine
01:03:04avec qui que ce soit
01:03:04c'est le fonctionnement
01:03:05aujourd'hui
01:03:06ça ne marche pas comme ça
01:03:10donc si vous
01:03:11l'état
01:03:12fait preuve
01:03:13d'irresponsabilité
01:03:14et d'impuissance
01:03:15Ariane
01:03:16non mais écoutez
01:03:17dans ces cas là
01:03:19il faut faire tomber
01:03:20des têtes
01:03:21c'est impossible
01:03:22il n'y a aucun monde
01:03:23où il y a un cambriolage
01:03:24au musée du Louvre
01:03:25et où il n'y a pas de conséquences
01:03:26mais je ne dis pas ça
01:03:27d'un point de vue populiste
01:03:29je dis ça vraiment
01:03:29d'un point de vue pragmatique
01:03:30c'est-à-dire
01:03:31c'est comme ça que ça se passe
01:03:32si demain
01:03:32l'Opéra de Paris
01:03:34il y avait
01:03:34je ne sais pas
01:03:35un spectacle
01:03:36où tout partait en live
01:03:37le directeur de l'Opéra de Paris
01:03:39serait mis sur la sellette
01:03:40donc moi je trouve
01:03:40que d'une certaine manière
01:03:41c'est un peu plus le cas
01:03:42aujourd'hui qu'hier
01:03:44parce que
01:03:44la question
01:03:45de la pression médiatique
01:03:47etc
01:03:47fait que c'est impossible
01:03:49après sur le fait
01:03:50d'être recasée
01:03:50je suis assez d'accord
01:03:51c'est un mode de fonctionnement
01:03:53elle n'a pas été recasée
01:03:54par les copains
01:03:54par rapport à d'autres
01:03:55en revanche
01:03:56ce qui est intéressant
01:03:56c'est que ce qui se dit
01:03:57sur ce plateau même
01:03:58ce qui se dit sur ce plateau même
01:04:00c'est
01:04:00ah bah c'est de l'entre-soi
01:04:01et c'est vraiment pas bien
01:04:04donc moi ce que je retiens
01:04:05d'un point de vue
01:04:05de l'opinion publique
01:04:06c'est que l'opinion publique
01:04:07pense à mon avis
01:04:08davantage
01:04:09comme ce qui se dit
01:04:10sur le plateau
01:04:11qu'en disant
01:04:12elle a échoué
01:04:12et elle retrouve un boulot
01:04:13précisé
01:04:14et ça on a un vrai sujet
01:04:15parce que ça c'est un sujet
01:04:16de fond
01:04:17qui est que pour une partie
01:04:18de la population française
01:04:20le fait d'être
01:04:21en tout cas
01:04:22dans la fonction publique
01:04:23ou à des postes
01:04:24nommés
01:04:24par les responsables politiques
01:04:26de haut rang
01:04:27permet une impunité
01:04:29et là-dessus
01:04:30là on a un sujet démocratique
01:04:32et c'est là-dessus
01:04:33qu'il faut
01:04:33à mon avis
01:04:34un, expliquer
01:04:35parce que
01:04:36c'est pas la même chose
01:04:37comme on dit
01:04:37que ce soit le fonctionnement
01:04:39plutôt que de dire
01:04:39c'est ses potes
01:04:40qui l'ont foutu là
01:04:41c'est quand même pas la même chose
01:04:42et deux
01:04:43d'effectivement
01:04:43peut-être poser une question
01:04:45sur la question de
01:04:46quand il y a eu une faute commise
01:04:48comment on réorganise
01:04:50les choses ensuite
01:04:50absolument
01:04:51alors Frédéric
01:04:52vous vouliez revenir
01:04:53sur une information
01:04:55qui est peut-être passée
01:04:56un peu sous les radars
01:04:58mais qui va
01:04:58qui concerne
01:04:59beaucoup d'entreprises
01:05:01exactement
01:05:02j'aime bien
01:05:03revenir sur les questions
01:05:04de complexité administrative
01:05:06et en voilà une
01:05:07qui va tomber
01:05:08sur beaucoup de gens
01:05:09alors dans notre pays
01:05:10le plus taxophile au monde
01:05:11où le seul vrai projet politique
01:05:13semble être
01:05:13d'augmenter les impôts
01:05:14et de créer de nouvelles taxes
01:05:15et nous en sommes responsables
01:05:17d'ailleurs
01:05:17puisque c'est nous
01:05:17qui votons pour ces élus
01:05:18qui asphyxient le pays
01:05:19l'autre fléau
01:05:20est celui de l'ultra-administration
01:05:22chacun promet la simplification
01:05:24mais chaque jour
01:05:25des complexités administratives
01:05:27nouvelles sont inventées
01:05:28exemple que je trouve
01:05:29personnellement terrible
01:05:30et qui a échappé
01:05:31certainement à beaucoup de gens
01:05:34et qui va concerner
01:05:35les petites entreprises
01:05:36les artisans
01:05:36les agriculteurs
01:05:37qui va concerner tout le monde
01:05:38mais qui va affecter
01:05:39les petites entreprises
01:05:40les artisans
01:05:40les agriculteurs
01:05:41c'est la facture numérique
01:05:43obligatoire
01:05:44donc si vous n'en avez pas
01:05:45entendu parler
01:05:46cette facture numérique
01:05:47obligatoire
01:05:47à partir de septembre prochain
01:05:49elle va imposer
01:05:50toute facture
01:05:51de transité
01:05:52par des plateformes privées
01:05:53la facture numérique
01:05:54ça va être quoi ?
01:05:56ça va être plus de complexité
01:05:57plus de temps
01:05:58à consacrer
01:05:58à l'administration
01:05:59à l'administratif
01:06:00au lieu de le consacrer
01:06:03à son activité
01:06:03c'est plus de manipulation
01:06:05de données numériques
01:06:06avec toutes les questions
01:06:07d'ailleurs d'insécurité
01:06:08qui vont derrière
01:06:08c'est plus de dépenses
01:06:09parce que c'est du temps
01:06:10à y consacrer
01:06:11ces plateformes
01:06:12vont être gratuites
01:06:13au début
01:06:13mais évidemment
01:06:14elles vont très rapidement
01:06:15devenir payantes
01:06:16c'est plus de contrôle
01:06:17a priori
01:06:18de ce qui crée
01:06:18de la valeur
01:06:19chaque entrepreneur
01:06:20étant donc considéré
01:06:21a priori
01:06:22comme un fraudeur
01:06:23le motif c'est quoi ?
01:06:25le motif derrière
01:06:25cette nouvelle
01:06:27norme administrative
01:06:28c'est lutter
01:06:29contre la fraude
01:06:30à la TVA
01:06:31alors si c'était vrai
01:06:32cela ne concernerait pas
01:06:33par exemple
01:06:34les auto-entrepreneurs
01:06:35qui ne collectent pas
01:06:37de TVA
01:06:37et bien non
01:06:38cela concerne aussi
01:06:41les auto-entrepreneurs
01:06:43qui pensaient
01:06:43ou qui imaginent
01:06:44ne pas être concernés
01:06:45parce qu'à partir du moment
01:06:46où vous produisez
01:06:47des factures
01:06:47vous allez avoir
01:06:49obligation
01:06:49d'avoir recours
01:06:50à cette facture numérique
01:06:52et l'auto-entrepreneur
01:06:53va-t-il pouvoir
01:06:54se rattacher tout seul
01:06:55à une plateforme
01:06:56de facturation numérique ?
01:06:57Pas simple
01:06:57est-ce qu'il va devoir
01:06:58dépenser 200 euros
01:06:59par mois
01:07:00donc 1200 euros par an
01:07:01celui qui fait 6000 euros
01:07:03de chiffre
01:07:04ça va faire 20%
01:07:05de son chiffre d'affaires
01:07:06juste pour cette démarche
01:07:07administrative
01:07:07la facture numérique
01:07:09moi je trouve que c'est
01:07:09le symbole de la France
01:07:10qui est dirigée par ceux
01:07:11qui ne créent pas d'emplois
01:07:12ni de valeurs
01:07:12mais qui passent leur temps
01:07:13à étouffer
01:07:14à asphyxier
01:07:15avec des nouvelles règles
01:07:16et des nouvelles normes
01:07:18et cette norme
01:07:19elle n'a jamais été débattue
01:07:21publiquement
01:07:22et l'objet de mon coup de gueule
01:07:24c'est une vendeuse
01:07:25de cartes postales
01:07:26qui a réussi
01:07:27à obtenir
01:07:28de l'Assemblée nationale
01:07:29qu'une pétition
01:07:30qui s'appelle
01:07:31non à la facturation électronique
01:07:33soit retenue
01:07:34sur le site
01:07:34de l'Assemblée nationale
01:07:35pour essayer d'obliger
01:07:37les parlementaires
01:07:38et le gouvernement
01:07:38à débattre du sujet
01:07:39et quelque part
01:07:39à le rendre public
01:07:41alors pour ça
01:07:41il faut 100 000 signatures
01:07:43c'est pas grand chose
01:07:44mais il faut quand même
01:07:45le faire
01:07:45il faut s'identifier
01:07:47sur le site
01:07:47de l'Assemblée nationale
01:07:48mais moi j'invite
01:07:49toutes celles et tous ceux
01:07:50qui n'ont pas envie
01:07:51de cette norme supplémentaire
01:07:53et de ces emmerdements
01:07:54supplémentaires
01:07:55d'aller signer
01:07:56la pétition
01:07:57facturation électronique
01:07:58c'est non
01:07:59et on le trouve
01:08:00sur le site
01:08:00de l'Assemblée nationale
01:08:01facturation électronique
01:08:04pétition
01:08:04avec un S
01:08:05pétition
01:08:06.assemblée-national
01:08:07.fr
01:08:08au moins
01:08:08pour qu'il y ait
01:08:09un débat public
01:08:10oui
01:08:10je sens que Perico
01:08:11va s'emparer du sujet
01:08:12vous vouliez juste
01:08:12dire un mot
01:08:13Andréa Cotarac
01:08:14sur cette
01:08:14sur ça
01:08:15je suis d'accord
01:08:15à 100%
01:08:16je ne veux pas
01:08:16perdre plus de temps
01:08:17je suis d'accord
01:08:18avec ce qu'il y a
01:08:18d'être dit
01:08:19et je voulais faire
01:08:20un gros coup de coeur
01:08:22oui c'est un coup de coeur
01:08:23parce que c'est pour
01:08:24apaiser les choses
01:08:25je pense qu'on sera
01:08:25tous d'accord
01:08:25c'est sur le modèle
01:08:27de alerte enlèvement
01:08:28vous savez
01:08:29parfois qu'on vit
01:08:30malheureusement
01:08:31qui est déclenché
01:08:32par le parquet
01:08:33vous savez
01:08:33il faut 4 conditions
01:08:34il faut qu'il y ait
01:08:35un enlèvement
01:08:36qui soit avéré
01:08:37il faut que la victime
01:08:38soit mineure
01:08:38il faut que sa vie
01:08:40soit en danger
01:08:41ou que son intégrité physique
01:08:42soit en danger
01:08:43et qu'on ait des infos
01:08:44susceptibles
01:08:45d'identifier
01:08:46soit la personne enlevée
01:08:47soit le ravisseur
01:08:49moi je voulais rendre hommage
01:08:51à ceux qui ont lancé
01:08:51ce truc là
01:08:52alors ça nous vient
01:08:52des Etats-Unis
01:08:53comme quoi
01:08:54ils ne nous envoient pas
01:08:55que des chewing-gums
01:08:56et des sitcoms
01:08:57et autres séries
01:08:58ça fait 20 ans
01:08:58en fait que ça existe
01:08:59et on a réussi
01:09:01dans notre pays
01:09:02à sauver 38 enfants
01:09:0438 enfants
01:09:05il n'y a pas de S
01:09:07je le répète
01:09:08on a réussi
01:09:08dans notre pays
01:09:09à sauver 38 enfants
01:09:11ce qui est quand même
01:09:12un succès grandissant
01:09:14donc je voulais juste
01:09:14rendre hommage
01:09:15à toutes les personnes
01:09:16qui avaient lancé ça
01:09:17la secrétaire d'Etat
01:09:19aux victimes
01:09:19la direction
01:09:20des affaires criminelles
01:09:21et des grâces
01:09:22c'est un succès
01:09:23et ça implique
01:09:24le citoyen
01:09:25finalement ça porte
01:09:26un peu espoir
01:09:26puisque c'est le citoyen
01:09:28qui permet à des enquêtes
01:09:29d'être résolus
01:09:29et de sauver de la vie
01:09:30des enfants
01:09:30donc je pense que
01:09:31c'est un vrai espoir
01:09:32pour notre société
01:09:32bon cher Perico
01:09:33on a largement débordé
01:09:35rapidement un mot
01:09:36les structures de la transmission
01:09:38il a dû savoir
01:09:38que sur les diversités
01:09:39ne sont pas des forums politiques
01:09:40on va voir avec Fabrice Ballanche
01:09:42s'il y a une mesure
01:09:43pour éviter ça
01:09:44malgré l'absence de bovins
01:09:45il faut quand même
01:09:46aller au salon de l'agriculture
01:09:46je reçois la directrice
01:09:47du salon
01:09:48voilà on va encourager
01:09:49parce que le salon
01:09:49a enregistré une baisse
01:09:50l'agriculture est à la peine
01:09:51on va les encourager
01:09:52et puis l'islam
01:09:53est-il compatible
01:09:53avec la république
01:09:54on verra ça
01:09:55avec Fergan Asiari
01:09:56vaste programme
01:09:57je dirais
01:09:57un certain général
01:09:58voilà
01:09:59merci à tous les quatre
01:10:00et bonne journée
01:10:01et suivez Perico
01:10:02dans un instant
01:10:04Sud Radio
01:10:05Parlons Vrai
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