00:00Moi je suis une fan du service public, j'ai toujours défendu ça, j'ai été élevée dans le public, mes enfants ont été élevés dans le public,
00:05donc évidemment que la défense de la langue française est absolument essentielle.
00:16Très inspirant, contenant jamais parce que ça m'intéresse toujours d'avoir des retours de ce que je propose,
00:23mais inspirant parce que d'abord je suis médecin moi, donc j'ai une vision qui est quand même médicale malgré tout,
00:28même si ça fait longtemps que je travaille dans la communication au monde public,
00:32mais ça me permet d'avoir le retour de possibles patients ou de proches de patients,
00:37donc c'est quand même ça qui est intéressant parce que moi ce que je veux c'est pouvoir apporter quelque chose à ceux qui écoutent,
00:42donc c'est pas moi qui vais décider de ce qui peut les intéresser, c'est eux, donc évidemment que c'est toujours très inspirant.
00:51C'est essentiel, vous savez moi je suis une fille démigrée, ma mère ne parlait pas français quand elle était petite,
00:56elle a appris le français, elle avait 6 ans, même si elle vit en France, mais en l'occurrence c'était pas sa langue maternelle du tout,
01:02c'était le russe et elle m'a toujours élevée dans l'idée qu'être français et maîtriser parfaitement la langue française était absolument essentiel
01:09et qu'il fallait la défendre toujours encore plus sur une antenne du service public.
01:13Moi je suis une fan du service public, j'ai toujours défendu ça, j'ai été élevée dans le public, mes enfants étaient élevés dans le public,
01:19donc évidemment que la défense de la langue française est absolument essentielle.
01:25Je crois pas qu'il y ait des mots que je m'interdise, s'ils viennent c'est comme ça, parfois je me reprends et je corrige quand je suis pas contente d'un mot,
01:33mais non en revanche j'ai plus des tics de langage, ça c'est clair, qui sont du coup ou alors,
01:40mais en fait c'est parce que j'ai une pensée qui est logique et donc après une question, c'est une transition que je n'arrive pas à enlever,
01:52qui est très vilaine, je le sais, mais que j'écrive ou que je parle quand je fais des interviews,
01:57effectivement ça apparaît régulièrement parce que c'est des transitions logiques dans ma tête qui me permettent de passer à la suite, mais c'est pas bien.
02:02J'en ai plusieurs des mots préférés dans la française, j'ai le mot solidarité, le mot liberté, le mot bienveillance,
02:11et c'est peut-être celui-là que je préfère parce que derrière ce mot de bienveillance, il y a avant tout l'absence de jugement des autres,
02:18et je pense que c'est ça que je préfère.
02:23Ils ne sont pas indispensables, mais c'est vrai qu'autant ma mère, elle a gagné française, défendait le français quoi qu'il arrive,
02:30c'est-à-dire que le mail, le week-end, tout ça devait être remplacé par des mots français, c'est un peu compliqué.
02:35Et puis en médecine, c'est vrai, il y a quand même pas mal d'anglicismes, donc je traduis à chaque fois,
02:40mais c'est un peu inévitable et moi, ça ne me paraît pas dramatique.
02:47Ça évoque le poste qu'il y avait quand j'étais petite, chez moi, on n'avait pas droit à la télévision,
02:52donc il y avait un gros poste de radio dans la salle à manger, et ça me fascinait,
02:58qui était, alors pas du tout branché musique, parce que mes parents n'étaient pas du tout musiques,
03:01mais vraiment informations, émissions de société, etc.
03:05Et c'est vraiment, c'était les anciens très gros postes, et moi, quand je pense radio, c'est vraiment ça.
03:11J'essayais de me souvenir de ce qu'on écoutait quand on était petit,
03:16et je pense qu'on était sur Radio France à l'époque.
03:19Mais alors, vous dire plus, moi je rêvais de la télévision, vous savez,
03:22donc je voulais juste, quand j'étais une petite fille, je voulais avoir une télévision,
03:25donc ça ne m'évoque pas plus que ça, mais c'était Radio France, encore une fois, pour le principe du public.
03:32J'en ai pas une, moi, en fait.
03:34En fait, j'aime les voix de radio, les voix féminines, les voix masculines,
03:38parce qu'elles ont chacune leur tonalité, et c'est ça que j'aime.
03:41Donc je ne suis pas fascinée par une voix, je suis fascinée par la voix de la radio,
03:45et comme j'ai commencé à faire de la radio, j'ai été très étonnée de ma voix, en fait,
03:48parce que ce n'est pas celle que j'entends quand je parle, si tant est qu'on puisse entendre quand on parle,
03:54ce n'est pas ma voix à la télévision, c'est une voix très particulière,
03:56et c'est ça que j'aime à la radio.
03:58Je pense que c'est des voix qui se posent, qui s'écoutent,
04:01et donc ça donne une tonalité qui est très particulière.
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